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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:57

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« Il vaut mieux être aimé par les gens bien et haï par les mauvais. »
Confucius (1)

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Pop !... Pop !... Pop !...

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Surgissant, bondissant, se densifiant, tels des popcorns dans une casserole…

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D’un journal, d’une TV, d’une radio, à l’autre, proliféraient articles et chroniques sur le même thème, avec expressions et arguments identiques. Jusqu’à des "livres"... Dans tous les pays de l’OTAN et leurs larbins…

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Du copié-collé, à peine maquillé.

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S’acharnant, fait curieux, sur une seule et même personne : l’épouse du président Syrien, Asma al-Assad (2).

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De février à mars 2012, ce fut la crue, un torrent de boues.

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Cuistots et marmitons de la propagande s’activant autour de leurs chaudrons. Depuis les grandes chaînes du fast-food de la désinformation et de l’intox. Grands quotidiens, du soir et du matin, se copiant les uns les autres. Chaînes TV et radios, publiques et privées, dont les plus excitées dans cette furie : FoxNews, ABC, CNN, BBC, France Télévisions, et autres réseaux à la Murdoch. Jusqu’aux plus minables gargotes, bouis-bouis du fanatisme imbécile. Touillant leurs infâmes bouillies…

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La diabolisation dans toute sa frénésie…

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Pourquoi revenir sur ce pitoyable spectacle de la servilité la plus cynique ?...

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Pour mesurer à la veille du prochain, "éventuel" devrait-on préciser, sommet de Genève sur la Syrie [reporté une fois de plus, du 12 décembre prochain au 22 janvier 2014...], le délirant niveau de désinformation formatant nos opinions publiques.
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Intoxication méthodique, depuis des mois au service de l’aventure néocoloniale dans la région. Dont l’oligarchie de la France, ignorant les priorités de ses propres concitoyens, a été un des principaux meneurs. Voulant sans doute ressusciter son "empire" disparu, source d’enrichissement facile pour la caste au pouvoir. Ou, appliquer à la lettre les instructions reçues de ses maîtres ?...

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Et, jauger l’ampleur de l’échec. Double échec, à vrai dire.

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La Syrie ne sera pas conquise, et d’un.

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Et, de deux : malgré ses énormes moyens, la propagande, circonscrite à un Occident analphabète de l’Histoire de la région, n’aura eu aucune incidence. Au contraire : nos médias, confits dans leur viscérale malhonnêteté, en sortent encore plus stupides qu’avant, aux yeux du reste du monde. Mais, n’est-ce pas leur "raison d’être" ?...

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Le message du “Parrain”

Syrie : Un Homme d'Etat...

Le lancement d’une campagne diffamatoire à l’encontre de l’épouse du président Syrien est un phénomène intéressant à examiner, tant il est révélateur des dysfonctionnements d’une stratégie coloniale, enivrée de "haute technologie" mais fondée sur un cadre mental, historique et géopolitique du XIX° siècle.

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Il témoigne, tout d’abord, de "l’énervement" du club ou du "gang" de l’OTAN selon l'angle d'analyse, s’autoproclamant à son habitude "communauté internationale", face à la surprenante capacité de résistance de la Syrie plongée dans une "guerre civile" artificiellement entretenue depuis de nombreux mois. Les hordes de mercenaires malgré leur colossale capacité de destruction et de terreur n’arrivent pas à faire plier le pays.

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De plus, l’insondable trésor de guerre "saoudo-qatari" se révèle, quelle qu'en soit la spirale inflationniste, incapable d’accroître le nombre des défections au plus haut niveau de l’Etat Syrien, de son administration et de ses forces armées. Mis à part le pourcentage incompressible de "collabos" corrompus, lot habituel de tout projet d’invasion ou d’occupation dans n’importe quel pays à toute époque, entretenus à grands frais dans les palaces londoniens, parisiens ou genevois. (3) L’essentiel de l’appareil d’Etat se montre particulièrement solide compte tenu de l’hyper-violence qu’il subit quotidiennement

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Cette campagne illustre, ensuite, la volonté de l’OTAN d’élargir, d’intensifier, les moyens d’intimidation et de terreur pour déstabiliser l’Etat Syrien. Diaboliser le président Bachar al-Assad se révélait sans effet.

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Même déclarer, répéter, marteler, qu’il n’avait "pas le droit de vivre sur Terre", sous-entendu "mais en Enfer". Menace de mort, d’exécution, expressément formulée par des membres de gouvernement occidentaux. Sans pitié, et encore moins sans jugement. Avec la probabilité d'une fin soigneusement mise en scène par son humiliation et son atrocité.

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A la Kadhafi. Le faire trembler.

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Mais, comme on découvrait au fil des mois qu’il ne tremblait pas, passer à un niveau supérieur de menaces devenait urgent et nécessaire pour les "stratèges" occidentaux. Le message prit la forme de celui du Parrain dans les confréries de gangsters, d’ordinaire efficace pour faire craquer les plus résistants à son emprise (4) :
« Si tu ne cèdes pas immédiatement, ton conjoint et tes enfants seront considérés comme nos ennemis. Au même titre que toi. En conséquence… ».

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La diabolisation de l’épouse du président de la Syrie, transformée en « femme de tyran sanguinaire » et donc « complice », trainée dans la fange de tous les médias de l’OTAN, devenait le vecteur de cette intimidation. Avec en visées collatérales, une menace directe aux plus proches du chef de l’Etat, pour susciter la peur et encourager les défections…

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Le président Bachar al-Assad portraituré en Néron assoiffé de sang, il convenait que la mère de ses enfants, étiquetée à présent "épouse d'un monstre", soit peinturlurée par la propagande en Agrippine, Messaline, ou Poppée. Sadiques assoiffées de violences et de richesses. Vautrées, à longueur de journée, dans le luxe et le stupre. Ou encore en simili Cléopâtre, aussi inconsciente que stupide, fofolle au train de vie fastueux, obsédée de dépenses somptuaires, et autres comportements déjantés ou pervers… (5)

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Contraire aux faits, aux évidences ?... Aucun problème !

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L’important, au royaume des cyniques et des vendus, n’est-il pas d’intoxiquer l’opinion avec le plus primaire des slogans de la désinformation : « plus c’est fort, plus c’est vrai » ?... Pas de demi-mesure. Quand on a eu l’impudence criminelle de présenter à la tribune de l’ONU un mini flacon de talc pour une "arme de destruction massive", afin de raser un pays avec plus d’un million de morts sous ce prétexte… A quoi bon se gêner dans une campagne de diffamation ?...

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Car nous sommes, effectivement, à "l’extrême opposé" de la réalité.

Syrie : Un Homme d'Etat...

Asma al-Assad est née en août 1975, à Londres, de parents Syriens originaires de Homs. Son père honorablement connu, Fawaz Akhras, y exerce la profession de cardiologue. Sa mère, Sahar Otri, étant une ancienne diplomate. Rappelons, au passage, que la Syrie est un des pays dans le monde qui a le plus de femmes diplomates, nombreuses avec rang d’ambassadeur.

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Elle y a effectué toutes ses études jusqu’en 1996, diplômée du King’s College en sciences informatiques et littérature française.

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Possédant la nationalité britannique, maîtrisant plusieurs langues, dès la fin de son cursus universitaire elle a travaillé à la City. Successivement dans deux banques d’investissements : Deutsche Bank Group et J.P. Morgan. Chez cette dernière, elle s’était spécialisée dans les entreprises du secteur de la pharmacie et des biotechnologies.

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Bachar al-Assad effectuait alors, à Londres, ses études de docteur en ophtalmologie. L’un comme l’autre loin de la jungle politique, encore moins courtisane, à laquelle ils étaient réfractaires. Mais, Le Destin joue des tours… Ils vécurent ce que les jeunes gens vivent : se rencontrèrent, s’aimèrent, et se marièrent. Fondant leur foyer en 2000, animé à présent de trois enfants.

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Innovant : le “blasphème rétroactif”

Syrie : Un Homme d'Etat...

Quittant un brillant avenir professionnel, Asma al-Assad s’installa donc en Syrie, où leur couple est devenu très populaire. Pour deux raisons essentielles.

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La première : de confession Sunnite, elle épousait un Alawite (ou Nusayrî), mouvement religieux rattaché au chiisme. Prouvant que les différences confessionnelles ne génèrent pas l’exclusion.

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Cette image de tolérance, du "vivre ensemble" sereins et heureux, livrait une preuve dévastatrice à l’encontre des campagnes de désinformation sur la soi-disant haine actuelle entre chiites et sunnites, mise en scène avec la faribole de "l’arc chiite contre l’arc sunnite".

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Mensonges forgés dans les services d’action psychologique financés par l’OTAN et les saoudiens, appliquant le principe inusable : « diviser pour régner ». La Syrie étant connue, jusqu’à la "guerre civile" importée par les occidentaux, pour la parfaite cohabitation entre religions ou croyances diverses.

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La deuxième : un couple au style de vie simple, aucun faste, fondé sur le travail, le sens des responsabilités, l’empathie à l’égard de leurs proches, de leurs concitoyens et des plus humbles. Issue d’une éducation de parents aimants, porteurs des valeurs cardinales que sont "discrétion" et "probité", Asma al-Assad immunisée contre les paillettes du « paraître » s’est dépensée sans compter pour des œuvres caritatives, notamment les orphelinats de toutes les confessions.

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Son dynamisme et son sens de l’organisation, joints à une culture de niveau exceptionnel, l’ont amenée à vouloir structurer les actions de mise en valeur du patrimoine archéologique et historique de la Syrie. Carrefour de civilisations depuis des siècles : un des plus riches du monde. Initiant un immense travail de fond pour développer les musées du pays. Interrompu par les actions armées et les pillages des mercenaires de l’OTAN.

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Donnant la priorité, ces derniers mois, aux actions de soutien aux souffrances de la population, plongée dans des conditions sanitaires et alimentaires d’une extrême dureté.

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Tous ceux qui l’ont approchée, travaillé à ses côtés, à Londres ou en Syrie, partagent le même sentiment, la même admiration : sa gentillesse, sa courtoisie, sa capacité de travail, son dévouement, sa sobre élégance, en font une personne rayonnante de "noblesse". Celle de l’âme. Qui ne relève en rien des hasards ou des privilèges de la naissance, comme le rappelait Talleyrand :

« L’élégance et la simplicité réunies sont pour toute chose et toute personne le caractère distinctif de la noblesse. » (6)

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La célèbre journaliste américaine Joan Juliet Buck partagea cette profonde estime pour une personnalité d’une aussi rare qualité. Elle demanda à rencontrer Asma al-Assad et fut reçue dans la famille présidentielle, avec le sens de l’hospitalité que l’Orient réserve à ses hôtes.

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Accueillie comme une sœur, partageant les occupations quotidiennes de l’épouse du président, entre ses occupations familiales et ses engagements professionnels très prenants. Publiant, admirative, un article dans le magasine Vogue en mars 2011, intitulé :

« Une Rose dans le Désert ». (7)

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Mais, un an plus tard, cet article devenait gênant, incompatible, au moment du lancement de la campagne internationale de diffamation contre Asma al-Assad. La Sainte Inquisition lança immédiatement ses bourreaux pour « brûler » l’article, jugé "blasphématoire" et "hérétique". Et, terroriser son auteur afin de bien faire comprendre aux milieux médiatiques quelle était la ligne éditoriale, "la vérité révélée" à respecter scrupuleusement.

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Ce fut un déchainement, alimenté par les journaux de l’extrême-droite américaine. Les adeptes forcenés de la destruction de la Somalie, du Soudan, de l’Irak, de l'Afghanistan, du Pakistan, de la Libye, de Gaza, de la Syrie, de l'Iran, de la Corée du nord, de Cuba, du Venezuela... Interminable liste. Bref, des bombardements sauvages, tous azimuts, pour "la défense des droits de l’homme" évidemment. En tête de meute, toujours les mêmes : New York Times, Washington Post, The Atlantic, etc.

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Sous cette pression, d’une hystérie dans la chasse aux sorcières rappelant les plus sombres années du Maccarthysme, Vogue vira du jour au lendemain Joan Juliet Buck. Après plus de 30 ans de collaboration (dont 7 ans à la tête de l’édition française), allant jusqu’à faire disparaître l’article de son site Web !

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Il a été "restauré" par un autre site, Gawker.com, qui l’a remis en ligne en septembre 2013. Précipitez-vous pour le lire, avant sa prochaine censure ou disparition. Et, faites-en copie : il devient un objet de collection ! (8)

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La journaliste « excommuniée » du jour au lendemain vit toutes les portes de son imposant carnet d’adresse se fermer précipitamment, perdit tous ses contrats, même en "free lance", y compris ceux qu’elle avait dans le monde du cinéma et du théâtre où il lui arrivait de participer à des rôles. Devenue pire qu’une pestiférée…

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Venait d’être ainsi inventé le « blasphème à postériori » !

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Les omnipotents cercles bellicistes américains lui reprochaient d’avoir écrit, un an auparavant, un article trop élogieux, ou trop proche de la réalité, sur la Syrie et le couple présidentiel… Avec, dans cet article, des mots ou qualificatifs considérés comme inacceptables, insoutenables, impardonnables :

« La Syrie est connue pour être le pays le plus sûr du Moyen-Orient […] C’est un pays laïc où les femmes ont la même rémunération que les hommes […], un endroit sans bombes, sans désordre, sans kidnappings… »

Syria is known as the safest country in the Middle East […] It’s a secular country where women earn as much as men […], a place without bombings, unrest, or kidnappings…”

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Joan Juliet Buck, rejetée de tous, tournée en dérision par tous, accepta de demander pardon, de faire pénitence, de se rétracter. Tel Galilée, pieds nus, la corde au coup, face au Tribunal de l’Inquisition. Elle dut réécrire le contraire de ce qu’elle avait écrit un an plus tôt, faire le tour des plateaux radios et TV.

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Jusqu’à déclarer combien pour elle il avait « horrible » de côtoyer les Assad, que son plus grand regret était d’avoir laissé Vogue intituler le portrait d’Asma al-Assad "Une Rose dans le Désert", etc. (9) :

Buck said it was “horrifying” to have been near the Assads. Her biggest regret : that Vogue chose to call her profile “A Rose in the Desert.”

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Jusqu’à conclure dans un article pour l’hebdomadaire Newsweek, qu’en fait Asma al-Assad était (10) :
« The "First Lady of Hell" » : « La Première Dame de l’Enfer »…

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Sidérant, n’est-ce pas ?...

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Il ne s’agit que d’un exemple, car en Europe, et tout particulièrement en France, nous soutenons la comparaison quant à la veulerie.

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Entre deux prosternations devant les lobbies, nos ronds-de-cuir de la bureaucratique Union Européenne ont trouvé le temps d’édicter des « sanctions » à titre personnel à l’encontre de madame Asma al-Assad. Avec gel de ses avoirs, même si elle n’en a aucun (ce qui est le cas). Et surtout : interdite de séjour en Europe, malgré sa nationalité britannique. Même une simple escale. La Grande-Bretagne, où résident encore ses parents, lui laissant toutefois sa porte ouverte...

Et ce terrorisme bien pensant se poursuit, de plus belle en Occident.

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Ces jours-ci, les Belles Consciences s’en prennent à Mère Agnès-Marie de La Croix, cette religieuse chrétienne internationalement connue pour sa lutte infatigable en faveur des Syriens dans leur malheur. Fustigeant sans peur le mensonge des médias occidentaux qui occultent cette guerre coloniale, d’une atrocité sans pareille.

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Ce qui ne lui est pas pardonné, se retrouvant taxée d’être « pro Assad » dans une massive campagne de diffamation sur tous les réseaux sociaux et internet. Elle est donc interdite de participation à la réunion pour la paix prévue prochainement à Londres, Stop The War, par les milieux dits de « gauche » (Liberal, en anglais). Hypocrisie dénoncée avec une saine virulence par le chroniqueur Niel Clark, les traitant de "Faucons gauchistes", ou en traduction moins littérale de "Gauche va-t-en-guerre" [Liberal Hawks]… (11)

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Démocratie ?... Liberté d’expression ?...

"Condamnation de la complicité criminelle des dirigeants occidentaux contre son pays par l'archevèque de la ville de Hassaké-Nisibi, délivrée par l'armée nationale du siège des bandes de mercenaires, tortionnaires, violeurs et pillards, armées par l'OTAN."

 

L’émergence d’un Homme d’Etat

 

L’écrasante censure que nous subissons en Occident, dans un contexte de terrorisme intellectuel, n’arrive pas à tout endiguer. Les informations par recoupement et diffusion arrivent à circuler. Dans tous les cas, en dehors de l’Occident, elles restent facilement accessibles. Ce qui représente la majorité de notre planète, en âge de se documenter et d’exercer son esprit critique.

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Ce qui explique que le Président Bachar al-Assad, aux côtés de sa courageuse épouse, sorte grandi sous les menaces, les diffamations et les agressions permanentes d’un Occident délirant d’arrogance et de violence. Contre sa personne et sa Nation.

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Son prestige, sa stature, sous l’épreuve, n’ont jamais été aussi élevés. Il est comparé aux plus illustres de ces hommes qui se révèlent dans l’adversité la plus noire. Tant dans son pays que dans la région, et sur d’autres continents. Les "pétromonarques" moyenâgeux et corrompus qui l’encerclent et financent les horreurs que subit son peuple, s’en trouvent du coup démasqués : un ramassis de voyous.

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Je vous invite à lire attentivement, chaque mot est porteur de sens profond, le portrait du président Bachar al-Assad, d’une remarquable finesse et pertinence d’observation dressé par un des rares analystes fiables de la géopolitique de la région, Hédi Dhoukar, le 2 octobre dernier (12) :

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« … La tragédie syrienne a d'abord révélé un héros arabe comme les Occidentaux les redoutent.

Bachar el-Assad est en effet de la trempe d'un Mossadegh ou d'un Bourguiba : acquis aux valeurs du monde moderne, il est ferme dans la défense des intérêts et des valeurs de sa patrie et de sa culture.

Rationnel, et ne s'emportant jamais, on ne lui connaît pas de faux pas tout au long de cette épreuve, ni le moindre geste ou mot déplacés.

Sa fidélité aux alliances et à la Cause Palestinienne ainsi que sa patience sont venues prouver que les victoires sont longues à mûrir, se cultivent comme les plantes et sont le fruit d'une vision globale.

Différent des potentats arabes, il se détourne de la rhétorique et de ses discours verbeux, méprise les richesses, révère le destin historique de son pays et ne craint pas la mort. »

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Ecoutons l’extrait d’une de ses récentes conférences de presse évoquant les pressions que la Syrie endure depuis des décennies. Notamment, celles de la France :

Contraste impressionnant…

 

Entre ces politiciens, sous nos latitudes, ânonnant discours, singeant postures, imposés par leurs maîtres étrangers, dans l’humiliation de leur Nation et le piétinement de son Histoire…

 

Et, ceux qui se dressent, calmes mais inflexibles, face aux sanglantes tragédies infligées à leur peuple par des ennemis multipliant massacres et destructions, pour défendre sa souveraineté, sa dignité et son avenir.

 

Entre un pitre et un "Homme d’Etat".

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1. " Moi, Confucius ", José Frèches, XO Editions, 2013, p. 288.

2. J’adopte ici la transcription anglophone.

3. Les "primes de défection" (de trahison ou de désertion, suivant les points de vue) proposées actuellement sur le "marché syrien" sont en moyenne (exprimées en US $ Millions), pour un gouverneur de province ou un ambassadeur : 30, un général : 50, un ministre : 100.

4. Rappelons que les premiers bombardements de l’OTAN en Libye ont visé la résidence de Kadhafi, dont tout le monde savait qu’il l’avait quittée depuis longtemps pour rejoindre une base militaire. Tuant ses deux plus jeunes enfants : 2 et 8 ans…

5. Cf. dans ce genre, les livres de Diane Ducret "Femmes de dictateur", Editions Perrin (2 volumes)…

6. " Talleyrand ", Jean Orieux, Flammarion, 1970, p. 786.

7. Joan Juliet Buck, A Rose in the Desert, Vogue, Mars 2011, mis en ligne en septembre 2013 par Gawker.com avec le lien http://gawker.com/asma-al-assad-a-rose-in-the-desert-1265002284

8. http://gawker.com/asma-al-assad-a-rose-in-the-desert-1265002284

9. Paul Farhi, Vogue’s flattering article on Syria’s first Lady is scrubbed from Web, 25 avril 2012, http://articles.washingtonpost.com/2012-04-25/lifestyle/35454509_1_asma-al-assad-bashar-al-assad-syrian-opposition-groups

10. Newsweek-The Daily Beast, “Syria’s Fake First Family” [La Fausse Famille Présidentielle de Syrie], 30 juillet 2012.

11. Neil Clark, Mother Agnes and the "Liberal" hawks out to silence her, RT, 20 novembre 2013, http://rt.com/op-edge/mother-agnes-liberal-interventionists-026/

12. Hédi Dhoukar, 2 octobre 2013, http://hedidh.blogspot.fr/2013/10/arret-du-blog.html

 

 

 

Dessin : "Perception de la diplomatie française dans le monde", par le talentueux caricaturiste Iranien Peyman Alishahi

 

Lien de la vidéo de l'extrait de la conférence de presse du Président Syrien sur Youtube (A voir avant éventuelle ou probable censure ...) :
http://www.youtube.com/watch?v=ECeD_IY5nwE&hd=1

 

 

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commentaires

Georges Stanechy 27/11/2013 13:28

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Chère Aline, Bonsoir

Merci de nous remettre en mémoire, nous donner envie de lire ou relire, le superbe "Quatuor d’Alexandrie" de Lawrence Durrell !

C’est, effectivement, une excellente et magistrale réflexion sur les « éléments de langage » évoluant avec le temps, les personnes, les contextes. Réfractions de passions, d’ambigüités ou d’aveuglements. De drames aussi.

Les « Eléments de langage » actuels, surtout ceux infiltrant les enjeux politiques, sont extrêmement réducteurs dès lors qu’ils ne véhiculent qu’une idéologie au service d’intérêts personnels ou de castes. Nous mesurons tous les jours l’impact de ce "bourrage de crânes" accompagnant l’abandon progressif de notre souveraineté par notre nomenklatura, en faveur d’un « atlantisme irréversible ». Méticuleusement formatés par les puissants services d’action psychologique des services spéciaux intégrés depuis de nombreuses années.

Cette intégration remontant aux années de la "Guerre Froide". Depuis la chute du Mur de Berlin réorientée dans la promotion de l’hégémonie des pays de l’OTAN sous la cravache de notre suzerain, les USA. Prioritairement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Lui-même se réservant la zone Amérique latine depuis la "Doctrine Monroe" (sauf que le président James Monroe, en 1823, avait déclaré qu’en contrepartie de la "non ingérence" des européens sur le continent américain, les USA ne se mêleraient pas des affaires européennes…).

Le plus surprenant est de voir combien ces « éléments de langage », du fait de leur perte de « sens », nous rendent non seulement analphabètes face à l’évolution géopolitique de notre planète, mais "suicidaires" à l’égard de nos propres intérêts. A commencer par nos intérêts économiques et sociaux.

Exemple : acheter notre gaz au micro Etat du Qatar, confetti de pacotille, qui réinvestit en France l’argent de nos achats dans des hôtels ou propriétés de luxe et autres dépenses somptuaires ou faisandées (équipes de foot "professionnelles", etc.), placements boursiers spéculatifs, n’apporte rien à notre pays. En termes de valeur ajoutée. Ce ne sont qu’ "investissements toxiques".

Par contre refuser de vendre des automobiles, des TGV et autres biens industriels ou usines à l’Iran, interdire à nos PME-PMI d’y tisser des relations commerciales, à nos sociétés de services d’y travailler (informatique, banques et assurances, santé, éducation, etc.) pour complaire à la paranoïa d’un Congrès US décidant unilatéralement de sanctions qui ne reposent sur aucun élément probant, est devenu une aberration sciemment assumée par nos "élites"…

C’est pourtant se satisfaire d’un cumul de pertes, pour notre balance commerciale déficitaire, se chiffrant à plusieurs milliards d’euros (au minimum 50 milliards d’euros sur 10 ans), et la suppression ou la "non création" de milliers d’emplois. Non compris les sanctions qui nous sont imposées à intervalles réguliers pour les avoir enfreints, tels des "pénitences pour avoir péché". Ainsi : 400 Millions de dollars versés par Total, société connue pour ses colossaux bénéfices et, grâce à l’ingénierie fiscale, ne payer en France qu’un impôt symbolique !... L’art de se faire racketter ou de se tirer une balle dans le pied.

De même en Syrie, où nous préférons participer à une œuvre de destruction et de chaos qu’à investir, développer des relations industrielles, commerciales et culturelles, dans une perspective de développement à long terme et d’apaisement dans la région.

L’hystérie médiatique envers Poutine est du même ordre.

Aberrante, et contraire à nos intérêts fondamentaux. Il est vrai qu’il a bloqué les va-t-en guerre de l’OTAN, la France aboyant le plus fort, à l’encontre de la Syrie et de l’Iran. Et, l’UE vient de prendre une claque en Ukraine… Alors, notre appareil de propagande se déchaîne. Préférant l’insulte à la raison.

Qu’importe la rage des imbéciles et fanatiques, imperturbable Poutine continue l’édification d’une Russie prospère et solide. Ce qui explique, comme le rappelle Alexandre Latsa (http://fr.ria.ru/blogs/20131127/199881303.html), qu’après 13 ans de pouvoir à la tête de son pays son niveau de popularité y dépasse les 60%, !...

Je partage vos prémonitions, d’autres surprises nous attendent. La roue tourne…

Amitiés
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Aline 27/11/2013 13:18

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Cher Georges, bonsoir,

Je me demande s’il existe quelque part une officine particulièrement puissante et active qui distribue des « éléments de langage », comme on dit, à la presse internationale. La rayonnante Asma a été la victime pendant une période, comme vous le montrez à propos de l’indigne retournement de veste de la journaliste américaine, d’une vague de propos venimeux. Cela s’est calmé, mais pendant un temps, toute la presse française bruissait de ses « folles dépenses » et autres « achats luxueux » sur internet, pendant que « le peuple syrien souffrait de la famine ».

En ce moment, la mode est au « Poutine bashing » (prononcer pppooutine) afin de signifier son dégoût de manière sonore. Ce monstre, n’est-ce pas, instaure à lui tout seul une dictature en Russie et ce tyran persécute ces immenses artistes que sont les Pussy Riot dont les Russes ont à peine entendu parler. Plus il redressera son pays, plus la presse occidentale l’attaquera avec un ensemble touchant. Y a-t-il quelque part un chef d’orchestre ?

Je suis de plus en plus admirative de la vaste fresque du romancier anglais Lawrence Durrell - le Quatuor d’Alexandrie. C’est une entreprise géniale dans laquelle l’auteur présente quatre interprétations de la même situation politique qui correspondent chacune au niveau d’information et d’intelligence du regardant.
Or, plus le temps passe et plus longtemps dure la guerre de Syrie, plus on découvre que telles les enveloppes concentriques d’un oignon, la guerre de Syrie, partie d’un mécontentement social légitime que le Président Assad reconnaît lui-même, révèle une incroyable richesse et un empilement de multiples strates d’interprétation, si bien qu’elle est aujourd’hui devenue une sorte de tourbillon de Scylla qui aimante toute la géopolitique internationale. Nous sommes passés de la banale et candide interprétation de la Cléa de Durrell à son Mount Olive.
L’ancien ministre des affaires étrangères de Mitterrand, Roland Dumas a avoué – mais très récemment seulement - que la guerre de Syrie se préparait depuis des années et que le fameux «printemps arabe » avec son cortège de bons sentiments n’étaient que des « éléments de langage» destinés au bon peuple.

On a présenté le « régime de Bachar », comme l’appelle élégamment notre inénarrable ministre des affaires étrangères actuel, comme un Etat policier. Qui peut m’expliquer comment une police et des mouchards quasiment partout, ne se sont pas aperçus que le pays était devenu un gruyère, avec de gigantesques tunnels striant tout le territoire ? Une vraie termitière. On vient de découvrir un tunnel de 4 m de large et de 3m de hauteur reliant directement Alep à la Turquie, soit d’une quarantaine de km, équipé de manière moderne , parfaitement éclairé et qui permet une circulation commode de 4x4 et autres vans lourdement armés. Des flots de djihadistes égorgeurs et cannibales ont pu déferler sans laisser de traces visibles en surface. Il a fallu pour mener à bien cet exploit des ingénieurs compétents, des électriciens, une cohorte d’ouvriers, tout ce monde équipé de lourds matériels de chantier, travaillant durant des mois et des mois . Et puis, où est passée la montagne de terre ? Volatilisée.

Quel est le cerveau qui a conçu et dirigé cette entreprise? Et comment imaginer que personne dans la Syrie officielle n’a rien vu, rien entendu ? C’est à croire que la police du « régime de Bachar » était sourde, bigleuse et d'une incompétence crasse.

J’ai l’impression que la situation en Syrie nous réserve encore bien des surprises.

Amitiés