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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 19:45

 

 

 

« Que faire devant une telle situation qui caractérise un Occident désemparé ayant égaré la clé de fonctionnement d’un système économique où c’est l’offre qui crée la demande et où le renouvellement de l’offre est la raison d’être de l’acte d’entreprendre ? »

Francis Mer   (1)

 

 

.

Code du Travail : Cauchemar des Esclavagistes...

« Austérité … Sacrifices …. Austérité … Sacrifices … »

Nos oligarques en hoquettent du matin au soir. Leur domesticité, castes politiciennes professionnelles et médias, tambours et trompettes au vent, relayant sans relâche l’incantation du dogme.

.

Non pas pour l’appliquer à eux-mêmes, mais pour exiger du peuple « d’en bas » son asservissement dans l'acceptation de son statut légitime de servage.

Car eux, membres de la caste supérieure imbibés du "génie d'entreprendre" et de "comprendre", peuvent tout se permettre. A commencer par la jouissance du privilège de ne pas appliquer ce qu’ils dictent à leurs concitoyens.

 

Comme vient de le démontrer, dans une extraordinaire arrogance et violence symbolique, le "premier ministre socialiste" de la France mobilisant un avion de l’Etat pour assister à un match de foot à Berlin, escorté de ses deux fistons. Invité par on ne sait plus quel marmiton d’une fédération européenne de ce "sport-business", copie conforme en dépit des siècles du système de gouvernement anesthésiant que les "élites" Romaines dénommaient cyniquement "Du Pain et des Jeux", croulant sous les scandales des superprofits, de la corruption et de la gabegie…

 

Premier ministre "socialiste" ?... Il est vrai que ce triste sire nous a habitués à tellement de retournements de veste et autres pantalonnades…

 

En fait, parfaite illustration, aboutissement, des dérives du capitalisme sauvage, de plus d’un siècle, dans une évolution irréversible vers son implosion.

 

Evolution aveuglément imposée à nos sociétés par un personnel politique, seconds couteaux grassement rémunérés par l’oligarchie, chargé de l’habillage rhétorique et législatif de la spoliation de la majorité de leurs citoyens, dans un simulacre démocratique. Système de gestion de l’Etat au service de ce que les peuples, dans nos sociétés dites "occidentales", dénoncent sous l’appellation des "1 %".

 

Les "99 %" restant devant se satisfaire de la précarité, de la paupérisation continue, de la disparition inéluctable du droit à la santé et à une éducation de qualité. De l’érosion permanente de leurs droits, normalement et moralement, imprescriptibles à une retraite décente, juste répartition de la richesse nationale accumulée grâce au travail de toute une vie.

 

Le coup de force le plus redoutable, implacable, mis en œuvre actuellement par nos oligarques, a pour cible la législation assurant la protection des salariés et employés. Notamment à l’égard des grands groupes, face à l’arbitraire des employeurs qui licencient à tour de bras après avoir engrangé de plantureux profits sur le dos à la fois des consommateurs (depuis la suppression du contrôle des prix – à titre d’exemple : agios et frais bancaires…) et, surtout, de leurs ressources humaines

 

Code du Travail : Cauchemar des Esclavagistes...

Les politiciens se bousculent donc, dans le zèle, pour dénoncer cette législation : Code du Travail, Droit du Travail, Tribunaux ou, plus précisément, Conseils des Prud’hommes, et autres protection de La Dignité Humaine.

 

Bête noire, obsession, cauchemar, des oligarques, qui ne souhaitent, dans leur modèle social, que réduire  leurs concitoyens vivant de leur travail et de leur compétence, en "matière première" (des théoriciens anglo-saxons qualifient Le Travail de "commodity" - "matière première" ou "marchandise", en français), taillables et corvéables à merci. Masse assimilable aux serfs d'antan qui n’avaient que le droit de se taire et de se contenter de ce que leurs employeurs, féodaux ou mafieux, voulaient bien leur accorder…

 

Obtenir, enfin, d'une façon claire, inopposable, la légitimité de licencier sans préavis, sur un simple SMS. Voilà la clé du progrès dont rêvent nos oligarques, esclavagistes "new look" drapés dans leur logorrhée des contraintes de productivité ou des nouvelles technologies de l'information et des télécommunications  !...

 

Le prétexte étant, évidemment, que "la protection sociale tuerait l’emploi"… Sans rire…

 

Toutefois, même chez les oligarques les plus représentatifs, certains réalisent que "trop c’est trop". Et, qu’exagérer dans la sauvagerie de la spoliation de la majorité d’une population pourrait à terme provoquer de sérieux retours de bâton. L’aveuglement, face à cette course effrénée "droit dans le mur", n’est pas partagé par tous ces "grands patrons".

 

Citons un des plus prestigieux d’entre eux, qui s’était illustré dans le difficile et tragique démantèlement de notre industrie de l’acier, prélude à la désindustrialisation accélérée de notre pays : Francis Mer.
 

Dans un court rapport (21 pages), intitulé "Nouvelle Entreprise et Valeur Humaine", il s’interroge sur cette dérive du Libéralisme Economique évoluant de plus en plus en Capitalisme Sauvage, doublé d’une régression atterrante de nos Libertés Publiques. Il pose des questions simples, mais fondamentales, sur le projet de société auquel nous souhaitons adhérer collectivement.

 

Comme celle-ci  (2)

« Faut-il rappeler qu’une entreprise « n’appartient pas » à ses actionnaires, qui sont seulement propriétaires d’un capital social qu’ils ont décidé de mettre à la disposition de l’entreprise en lui faisant confiance pour, si possible, faire prospérer cet argent par un retour de dividendes et une valorisation croissante ?

Faut-il rappeler que, sans son capital humain, une entreprise n’est rien, même si elle est « équipée » avec des fournisseurs et des clients ? »

 

Ou, sans renier le credo de La Mondialisation et les grands dogmes actuels, trouve le courage intellectuel d’évoquer  (3) :

« La mise en chantier d’une nouvelle gouvernance de l’entreprise pour mieux équilibrer les rôles que doivent y jouer les deux principales parties prenantes que sont la communauté de ses collaborateurs et les institutions financières lui faisant confiance pour accroître la valeur de leur mise paraît donc la voie raisonnable à suivre, en évitant les excès qui caractérisent actuellement un fonctionnement prédateur du système capitaliste et en créant les conditions permettant à ses outils que sont l’entreprise et le marché de fonctionner utilement au service de la communauté humaine. »

Code du Travail : Cauchemar des Esclavagistes...

"Timide" rappel à la raison, dira-t-on. Peut-être. Mais signe révélateur d’une prise de conscience salutaire. Parmi quelques membres éminents de notre nomenklatura, moins stupidement voraces que les autres. Comprenant que scier la branche sur laquelle elle est assise n’est pas un projet viable, même pour les privilégiés du système.

 

Plus pertinent, combatif et crédible, nous trouvons, en France, Gérard Filoche. Ancien inspecteur du travail, il est un des meilleurs spécialistes de la question pour avoir été un homme de terrain. L'exact opposé d'un cadre dirigeant confiné dans les bureaux de sièges sociaux, à la trajectoire ascensionnelle induite plus par les connivences de réseaux que par d’authentiques compétences…  

 

Il sait, le dit, le démontre, l’écrit, le rappelle, sans cesse, l’entreprise est :

« … un lieu d’exploitation où s’achète et se vend la force de travail. Sans salariés, une entreprise n’existe pas. C’est le salariat qui produit les richesses et n’en reçoit pas la part qu’il mérite. »

 

Evidemment, son travail, ponctué d’une remarquable action militante et de nombreux ouvrages, est systématiquement occulté, voire déformé, par les médias de la propagande aux mains des grands groupes financiers et industriels.

 

Je recommande, tout particulièrement, son dernier livre, paru en mars 2015, dans lequel il déconstruit méthodiquement les mécanismes de la désinformation ambiante sur le Code du Travail et la législation s’appliquant à la protection des salariés ou collaborateurs d’une entreprise (4) :

« Vive l’entreprise ?  - Le Code du Travail en danger »

 

Sa démonstration, remarquablement efficace, nous fait prendre conscience et nous incite, en tant que citoyen, à lutter contre les volontés, injonctions et mécanismes, de prédation que nos oligarques veulent nous faire admettre et imposer.

Nous ne pouvons pas accepter, en Hommes Libres, de vivre dans une société esclavagiste.

 

Au contraire, nous nous devons de leur faire comprendre que, loin d’être dupes, nous avons la lucidité d’un Thierry Pelletier, que je me plais toujours à citer :

 

"De toute façon, seuls les imbéciles et les porcs peuvent encore croire à la pérennité d’un tel monde".

 

 

 

 

 

 

 

 

1.   In "Nouvelle Entreprise et Valeur Humaine", p. 12, Avril 2015, téléchargeable : fondapol.org

Du 7 mai 2002 au 30 mars 2004, Francis Mer est membre du premier et du deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en tant que ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
Président d’honneur du groupe Safran, membre du Conseil de surveillance de la Fondation pour l’Innovation Politique.

2.   Op. Cit., P. 15.

3.   Op. Cit., P. 19.

4.   Gérard Filoche, « Vive l’entreprise ? – Le Code du Travail en danger », éditions Hugo & Cie., 192 pages, mars 2015.

 

 

 

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