Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 22:30

 

 

 « L’esclavage n’a pas été aboli, mais plutôt étendu aux neuf dixièmes de la population.

Partout. »
Charles Bukowski (1)

 

 

 

Plus courte que celle du yaourt !…

 

Oui. Par les temps qui courent. La durée de péremption d’une information est brève, dès lors qu’elle remet en cause le fonctionnement économique ou social de nos sociétés. Brièveté d’autant plus exponentielle qu’elle sera fondée sur des faits irréfutables ; encore plus accélérateur, sur des témoignages incontestables par leur pertinence et leur qualité.

 

Bientôt, une information « fiable » sera considérée comme un OVNI hypersonique ou, par les poètes, une étoile filante… S’effaçant de l’horizon de La Connaissance aussi vite qu’apparue.

 

Seule surnage, survit, s’incruste ou prospère, noyée dans l’abrutissement du divertissement, "l’information tolérée", contrôlée, par l’autorité politique ; Le "politiquement correct", pour reprendre l’expression de nos amis anglophones.

 

"Information" qui, à force d’être manipulée, déformée, répandue, répétée, matraquée, est de ce fait érigée en "dogme" ; ou, en "acte d'allégeance" tel le port du masque dans nos rues. Toute information non compatible sera, en conséquence, systématiquement dissimulée, étouffée, ou brutalement éradiquée.

 

Anastasie démasquée

 

De l’information, nous basculons ainsi dans "la croyance" ; qui est, actuellement, moins l’expression d’une idéologie que l’instrument d’asservissement des peuples par les castes au pouvoir, en interaction avec l’instauration de La Peur.

 

Pourtant, depuis des années, des milliers d’ouvrages, de conférences, d’articles, de slogans et de gourous, nous persuadaient de l’immense avantage, privilège, quasi paradisiaque, de vivre à « L’Ere de l’Information ». Nous propulsant dans le progrès infini et la béatitude démocratique.

 

Mais, plus ou moins, nous savons tous, ou nous prenons progressivement conscience, qu’il s’agit d’un formatage de l’opinion publique au service des ploutocraties régnantes.

Le plus révélateur de cette "industrie de la désinformation" étant les entreprises de prédations coloniales ravageant depuis des décennies, dans des conditions atroces, les pays du Moyen-Orient tout particulièrement. Dans le mensonge, la dissimulation, la manipulation, la propagande. Et, bien sûr, La Bonne Conscience

 

Dans nos pays dits développées, parmi les plus riches du monde, l’implacable et méthodique progression de l’injustice économique et sociale accablant nos concitoyens, sous le rouleau compresseur de la précarité et de la violence, dissipe le rideau de la cynique fumisterie du "Libéralisme Economique"…

 

Sous nos yeux, l’évidente et grotesque manipulation de l’information structurant ce théâtre d’ombres qu’est la « gesticulation sanitaire » actuelle de nos gouvernants, sur pratiquement tous les continents, met en relief un des mécanismes préférés de tout totalitarisme : "La Censure".

 

Rien de nouveau. L’Histoire ne cesse de nous le répéter.

 

Les moyens techniques changent, mais réflexes et pratiques oligarchiques restent identiques.

 

Dans la seconde moitié du XIX° siècle, "la censure politique", pour la différencier de celle des "bonnes mœurs" d’alors, exerçait ses activités quotidiennes dans l’édition et la presse ; avec pour cibles privilégiées : les caricaturistes. Tournée en dérision sous forme d’un personnage armé d’une énorme paire de ciseaux : Madame Anastasie. (2)

Anastasie Dans Sa Splendeur…

De nos jours, et dans nos Etats dits "démocratiques" moulinant quotidiennement des leçons de Droits de l’Homme à l’égard du reste de la planète, la censure est censée ne pas exister. Nous sommes dans le négationnisme absolu…

 

En fait, Anastasie n’a jamais été aussi débordante de dynamisme, et ses ciseaux frénétiquement actifs. Habilement, elle a changé de "look", devenue entièrement privatisée sous le couvert de "groupes médias" aux noms différents ; exerçant ses forfaits à l’abri d’une protection juridique lui servant de paravent légal.

 

Evoluant ainsi avec ses nouveaux terrains de chasse, créés par les nouvelles technologies : les "réseaux sociaux".

 

Journaux, sociétés d’édition, médias audiovisuels, étant dans leur quasi-totalité aux mains des nomenklaturas, milliardaires en cheville avec les castes au pouvoir, Anastasie commençait à se complaire dans l’inactivité. Les médias traditionnels se transformant au fil du temps de joujoux pour ventiler l’ego des ploutocrates qui nous gouvernent,  en autant de ciseaux à censurer, dans l’orgie des subventions "nationales" ...

 

Notre gouvernement, ces jours-ci, ne vient-il pas d’accorder généreusement près de 500 millions d’euros à cette presse déjà, et en permanence, gavée de subventions étatiques : 840 millions d’euros par an, non compris les aides annexes ?... (3) Alors que "les caisses sont vides" pour améliorer les conditions de vie dans les maisons de retraite et de soins de nos Anciens, à qui nous devons beaucoup…

 

En cette période de « délire hygiéniste » mis en scène par nos princes de l'ombre, Anastasie s’est donc déchaînée sur les nouveaux médias que sont "les réseaux sociaux". Du moins sur ceux qui, via leur support, passionnés de fiabilité et de recherches "sourcées", proposent une information alternative, indépendante, de qualité.

 

Ses proies favorites : les émissions sur des chaînes Web.

 

Pas uniquement en France. Dans tous les pays, ce sont des vidéos qui sont supprimées, ou des chaînes, dès que "le politiquement correct" n’est pas respecté, quelle que soit la fiabilité de l’information véhiculée. A tour de bras, à toute vitesse, à coups de ciseaux…

 

Exemples : Kim Iversen, chroniqueuse Californienne, dont la qualité des analyses et du traitement de l’information est irréprochable, est la victime de cette police "occulte" de la pensée aux USA. Ou encore, en Australie, Caitlin Johnstone qui rappelle dans un article une évidence : quand les groupes internationaux constituent votre gouvernement réel, leurs médias incarnent la presse officielle ; autrement dit "le dogme". Et l’enfreindre, c’est blasphémer et devenir hérétique !... (4)

 

Clauses abusives et pillage du domaine public

 

Le zèle avec lequel Anastasie s’emploie à extirper, entraver, les informations non conformes au "dogme", se pare évidemment de toutes les vertus.

 

Les plateformes internet servant de support aux chaînes vidéos amateurs étant des entreprises privées, travesties en "communautés" : une vidéo, une chaîne avec tout son contenu, seront éliminées, sans discussion, sans recours, sans débat, au prétexte de "ne pas avoir respecté les règlements" de la dite "communauté". Comme on le dirait de l’application du règlement d’un club. Dans l’arbitraire.

Cette hypocrisie, ou cette nouvelle casuistique diront certains, au-delà de l’atteinte flagrante aux Libertés Publiques fondamentales que sont les Libertés d’Opinion et d’Expression, représentent un détournement du droit public et privé dissimulant un authentique pillage du domaine public.

 

Rappelons brièvement quelques principes fondamentaux dans le fonctionnement de nos sociétés ou du Contrat Social qui en est le socle, cyniquement détournés notamment par les multinationales "propriétaires" des supports des publications vidéos.

 

i)  L’impunité des "clauses abusives"

 

Ces groupes mondialisés ne produisent aucun contenu. Leurs sources de profit provenant de la publicité et de la vente des "informations marketing" sur les visiteurs des vidéos, ou des chaines, dont les créateurs sont des internautes eux-aussi. Collatéralement, et de manière occulte, de la colossale évasion fiscale dont ils bénéficient via les niches fiscales, avec cascades de sociétés-écran, et paradis fiscaux organisés à cet effet.

Les créateurs, pour être en mesure de publier leurs contenus vidéos, se voient obligés de signer, sans possibilité de négociation, les fameux contrats ou règlements digitalisés, dont les articles sont astucieusement travaillés pour, sur un claquement de doigt, être unilatéralement interprétés en faveur des "propriétaires" des plateformes internet.

 

C’est se trouver face à un déséquilibre flagrant de la relation contractuelle, fondée sur l’emploi systématique de la clause léonine ayant pour finalité d’attribuer des droits "absolument disproportionnés", en faveur, du détenteur de la plateforme, "par rapport à ses obligations".

 

Ce qui est sanctionné dans toute législation digne de ce nom. Pratique reconnue comme abusive en Droit, la "clause léonine" sera "réputée non écrite". Pouvant entraîner l’annulation de la totalité du contrat dans laquelle elle est insérée. (5)

 

Le droit québécois est plus avancé que le droit français sur ce plan, trop limité aux relations entre associés dans des sociétés, car il régule mieux les « clauses abusives » dans les "contrats de consommation" et les "contrats d’adhésion".

 

Figure ainsi dans le Code Civil Québécois un article, 1437, dont devraient s’inspirer nos législateurs, notamment son alinéa 2 qui stigmatise avec clarté la « clause abusive » :
« … toute clause qui désavantage le consommateur ou l’adhérent d’une manière excessive et déraisonnable, allant ainsi à l’encontre de ce qu’exige la bonne foi; est abusive, notamment, la clause si éloignée des obligations essentielles qui découlent des règles gouvernant habituellement le contrat qu’elle dénature celui-ci. »

 

De quoi faire rendre gorge, par nos juges et procureurs, à ces groupes mondialisés qui par leur racket démolissent, pierre par pierre, nos Libertés.

Anastasie Dans Sa Splendeur…

ii)  Domaine Public et pillage privé

 

Ce phénomène de racket est puissamment renforcé par le pillage du « Domaine Public » par ces groupes. La diffusion des vidéos, pour rester sur cet exemple, s’opère en effet dans un espace couvert par un "territoire national et souverain", que nos gouvernements successifs ont laissé en déshérence ; ou, fermant complaisamment les yeux, abandonné au pillage des groupes mondialisés.

 

En conséquence, ces multinationales se considèrent "propriétaires" non seulement de la diffusion des différents contenus et donc de tout ce qui relève de "l’information citoyenne", mais encore propriétaires de la "pertinence" de l’information…

 

Pourquoi se gêner ?...

 

Alors qu’en Droit, le Domaine Public englobe tout ce qui ne peut faire l’objet d’un droit de propriété individuel ; se trouvant, de fait, au service de la collectivité : les "choses communes", appellation venant du droit latin "res communis".

 

Sont souvent cités en exemple, parmi ces "choses communes", l’air ou l’eau de mer. De nos jours, il convient de mentionner en priorité : "L’Information"…

 

L’article 714 du Code civil français le rappelle :

« Il est des choses qui n’appartiennent à personne et dont l’usage est commun à tous. »

Evidemment, comme dans tout Etat de Droit, il précise :
« Des lois de police règlent la manière d’en jouir . »

 

Sans entrer dans le détail, un arsenal juridique est à la disposition de la Justice pour mettre un terme au pillage du Domaine Public par les multinationales, sévissant sur le réseau Internet pour éradiquer nos libertés citoyennes…

 

A défaut, c’est reconnaître, accepter, valider, le "modèle de propagande" imposé par l’oligarchie mondialisée, tel qu’il est analysé par Noam Chomsky et Edward Herman dans leur étude : La Fabrication du Consentement. (6)

 

N'oublions pas l'avertissement d'Albert Einstein :
"Le monde est dangereux à vivre.
Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire."

 

Anastasie Dans Sa Splendeur…

 

 

 

1.  In Le Ragoût du Septuagénaire. Poète de la Dignité Humaine dont cette citation figure dans la préface de l’ouvrage de mon écrivain cubain préféré Pedro Juan Gutiérrez, Le nid du serpent, Albin Michel, juin 2007.
Voir aussi : Georges Stanechy, Pedro Juan Gutiérrez : Bon Anniversaire !, 30 janvier 2007,
http://stanechy.over-blog.com/article-5460619.html

2.  Christian Delporte. « Anastasie » : L'imaginaire de la censure dans le dessin satirique (XIXe – XXe siècles). in : Pascal Ory. La censure en France à l'ère démocratique (1848-…). Bruxelles : Éditions Complexe, 1997.
3.
  La presse recevra des aides supplémentaires de 483 millions sur 2 ans – Une dizaine de dirigeants des quotidiens nationaux et régionaux étaient reçus ce jeudi soir à l’Elysée par Emmanuel Macron, Le Figaro, 28 août 2020, https://www.lefigaro.fr/medias/la-presse-recevra-des-aides-supplementaires-de-483-millions-sur-2-ans-20200827
4.  Caitlin Johnstone, When corporate power is your real government, corporate media is state media, RT, 3 août 2020, https://www.rt.com/op-ed/496962-caitlin-johnstone-corporate-media/

5.  https://www.legalplace.fr/guides/clause-leonine/
6.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_de_propagande

 

Partager cet article
Repost0
Published by Georges Stanechy - dans La Dignité Humaine Politique et Destin Collectif