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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
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Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 19:32
Photo-Esterel-Provence.jpg« … La catastrophe du Lyonnais a coûté une centaine de milliards de francs au contribuable, à laquelle il faut ajouter la gestion de la faillite de la banque par l’Etat, qui a elle aussi coûté une centaine de milliards de francs.

Dans le palmarès des inspecteurs des finances qui ont coûté le plus cher à l’Etat, Jean-Yves Haberer arrive largement premier avec un score de plus de 200 milliards de francs en incluant le coût de l’emprunt Giscard où, pour 6,5 milliards de francs levés en 1973, l’Etat a dû rembourser quelque 92 milliards de francs en 1988. Il est suivi par François Heilbronner, l’ex-président du GAN, qui revendique plus de 20 milliards de francs de pertes, par François Bloc-Lainé, l’ex-patron de la Banque Worms (15 milliards de francs)… sans parler de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre ont dilapidé le patrimoine public ou se sont tristement signalés à la tête des entreprises privées.

Au total, l’élite de la nation a coûté près de 500 milliards de francs à la collectivité, sans compter le prix de leurs études, assumés par les mêmes contribuables.

Une performance ! D’autant que ces sommes faramineuses ont été, pour l’essentiel, jetées par la fenêtre. Du côté des profiteurs, Bernard Tapie a payé.

De l’autre côté, Jean-Yves Haberer fait figure de bouc émissaire. Tous les serviteurs de l’Etat-actionnaire, si déplorable gestionnaire, continuent de vaquer à leurs occupations, en toutes tranquillité et en toute impunité. 

La République est décidemment bonne fille !
». 

Extrait de la dernière page du livre de Nazanine Ravaï : La République des Vanités – Petits et grands secrets du capitalisme français, (p. 345 - Grasset). 

Bien que relativement ancien (1997), cet excellent (et trop rare, en France) essai d’investigation donne un aperçu des rouages du capitalisme sauvage à la française. Il donne un éclairage, bien que forcément limité, sur l’incompétence et l’esprit mafieux constituant les trais dominants de la caste au pouvoir. 

Caste composée d’affairistes, de hauts fonctionnaires et de politiciens (souvent les deux à la fois) tondant la laine sur le dos de leurs concitoyens. Prenant soin de détourner leur attention, grâce aux médias dont cette même caste détient le monopole…

C’était, souvenons-nous, il y a une bonne décennie.

Le temps passe vite. Rien n’a changé. La gabegie continue… La corruption et ses mécanismes de protection aussi. Jusqu’à la récente affaire Airbus, ses délits d’initiés et ses licenciements sauvages… Ses enrichissements faramineux et ses impunités…

Et, ce n’est pas fini…
 
Regardez : Juppé, un des barons de la Chiraquie. Il vient de tomber. Du moins, dans un sursaut citoyen, les électeurs ne l’ont pas élu député. Trop de casseroles. Je me souviens, il y a une dizaine d’années, alors qu’il était premier ministre, il voulait vendre le groupe Thomson pour un franc symbolique à un groupe coréen. Lequel groupe tombait en faillite, quelques années après. Heureusement, il n’a pas été entendu. C’était moins deux… D’ailleurs, on s’est aperçu, plus tard, que Thomson valait en fait une fortune… 

Nul, incompétent, mais excellent aparatchick. Au point d'avoir des comptes à rendre à la Justice. Aparatchicks : ces féodaux, spécialistes du fonctionnement des appareils politiques, des entreprises et des marchés publics. De la haute fonction publique, des nominations et des réseaux. Catapulté maire, dans une ville qu’il ne connaissait pas… Ministre d’Etat, dans le dernier gouvernement. Parfait représentant d’un système qui ronge nos "démocraties". 

Et, ce n’est pas fini…

Pour être compétitifs, face à la "mondialisation", il faut "faire des économies", disent les politiciens la bouche en cœur. Sabrer dans les dépenses de santé et les retraites… Diminuer les salaires et licencier …

Cynisme et gabegie. Les tares de notre caste politique.
 

  

 

 
 
(*)   Photo Esterel-Provence
 
 
 

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Published by Georges Stanechy - dans Economie et Ploutocratie
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commentaires

Chahid 22/06/2007 21:19

En parlant de concurrence, souvent on entend dire que l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF), constituée le 28 avril 1994 pour représenter les intérêts de tous les professionnels du crédit , est un « organe de contrôle » du travail de ces derniers. Alors que le but essentiel de cette association est la défense des intérêts de ses adhérents, et être un intermédiaire entre eux et les autorités financières. Il est donc très exagéré de dire qu’une telle association qui regroupe à elle seule, huit métiers représentés dans 70 sociétés, a un pouvoir quelconque de contrôle sur cet immense marché de crédit. L’Etat lui-même se plaint des limites du contrôle d’un tel marché. Ces mêmes sociétés de crédit n’hésitent pas à coordonner entre elles et trouver des terrains d’ententes sur les formules de crédit, et même sur le taux d’intérêt pratiqué. Ce qui constitue une atteinte grave au principe de concurrence. A bon entendeur !

Georges Stanechy 21/06/2007 20:15

@  ChahidLà, tu donnes un bon coup de projecteur sur la face cachée du "Libéralisme Economique", tel qu’il est actuellement appliqué : la totale hypocrisie quant à la "Libre Concurrence". C’est un mythe qui est très bien entretenu par la propagande. En fait, la "Libre Concurrence" s’applique aux entrepreneurs "d’en bas" : PME-PMI, professions libérales, petits commerces, petits producteurs agricoles, etc. Là, oui, elle existe. Féroce. Surtout, quand ces entrepreneurs "d’en bas" ont à faire au Big Business, tel que la Grande Distribution (qui tient les médias par ses budgets publicitaires…).Mais, pour le Big Business ce n’est qu’entente sur les marchés, les marges, les prix, etc. Ce qu’on appelle le "zoning" ou le "pricing", décidés une ou deux fois par an entre professionnels du même secteur, et dont j’ai été témoin pour plusieurs secteurs d'activité… Pour le secteur financier, que tu cites, ce sont aussi les ententes, notamment, sur les frais d’impayés et pénalités de retard, permettant à ces organismes de financement d’appliquer des "taux usuraires" en toute légalité !... Taux usuraires, qui enfoncent davantage ceux "d'en bas"...Mais, le Big Business est si imbu de son impunité,  qu’il ne s’en cache même pas. Il n’y a qu’à regarder, en France, les campagnes de pub sur l’Internet Haut Débit (ADSL). Tous les opérateurs, affichent le même prix : 29,90 € par mois !...  Même pas un centime de différence entre eux !    Alors qu’une entente sur les prix est illégale. Tant qu’on n’aura pas mis les instruments de  "régulation" adéquats, les requins vont proliférer. Mais, comme ils ont les politiciens dans leurs poches, ou sur les tablettes de leurs paradis fiscaux…

Chahid 20/06/2007 23:40

J’ajouterai aussi l’exemple des sociétés de crédit à la consommation puisque j’ai travaillé des années durant sur ce dossier. Etant semblable au marché français, le marché marocain est lui aussi affecté des mêmes défauts. A savoir, une concentration excessive, puisque deux ou trois établissements spécialisés assurent presque la totalité du crédit à la consommation (trois sociétés seulement détiennent environ 63% du total-actif de l’ensemble du secteur. Une part qui augmente à 79% et 94%, respectivement, pour les 5 et les 10 premiers établissements). S’ajoute à cela une absence de toute concurrence. Ces établissements font en sorte d’éviter toute concurrence qui peut nuire à leurs intérêts. Le travail des professionnels de la finance est marqué par le manque de souplesse et de flexibilité et d’un effet de sclérose des structures. Un système de distribution de crédit qui se présente finalement comme comprenant de nombreux archaïsmes. Les pratiques outrancières du marché ne sont pas corrigées spontanément, c’est l’Etat qui s’en charge par voie législative et bureaucratique avec les désordres supplémentaires et les effets incontrôlés qui en résultent. C’est l’un des résultats d’un héritage ancien, puisque le marché marocain, a été orienté après l’indépendance vers le prolongement des structures féodales et clientélistes. Une situation caractérisée par une offre très concentrée dans les mains d’un petit nombre d’entreprises dont la position monopolistique  était le plus souvent assurée par des droits exclusifs, des licences ou d’autres privilèges étatiques…J’ai donc pu conclure dans mon « rapport » de la nécessité d’élaborer une nouvelle philosophie de la réglementation fondée sur trois idées : 1- que seule la simplicité des règles permet de répondre à la complexité des problèmes ; 2- qu’une politique de concurrence est de plus en plus nécessaire pour remédier aux pratiques anticoncurrentielles des entreprises financières ; 3- que seule la collaboration active des citoyens et des professionnels peut permettre à l’Etat d’accomplir sa tâche dans le domaine de l’économie. Et dire enfin que tout ceci se fait sous le toit ou la tutelle d’un gouvernement dit « socialiste », avec en plus un ministre des finances et de l’économie socialiste dont la rhétorique anti-libérale d’autrefois n’est qu’un lointain souvenir désormais !

Georges Stanechy 19/06/2007 21:49

@ Chahid Effectivement. Il y a eu le Crédit Agricole, aussi, et tant d’autres affaires, SODEA, les subventions du sucre et de l’huile, etc. C’est pire ailleurs. Ce qui n’est pas une consolation.Que ce soit en France ou au Maroc, c’est l’application du "Libéralisme" sous sa forme pervertie qu’est "le capitalisme sauvage". C’est le modèle actuel dominant dans la plupart des pays développés ou en développement. Je crois au "Libéralisme économique" à condition qu’il soit "régulé". C’est ce niveau qui manque dans les institutions politiques. Des organes indépendants (incorruptibles), capables par grands secteurs de suivre, en dehors des partis politiques, les nominations, l’usage des deniers publics, etc. Il est anormal que des fortunes colossales s’édifient dans le pillage des économies nationales du fait d’une nomenklatura échappant à tout contrôle.Il y a, heureusement, des exceptions. Au Maroc, par exemple, j’ai assisté (backstage) aux luttes d’influence de la privatisation du téléphone, lors de l’octroi de la première licence GSM. Deux hommes se sont opposés, avec courage, aux requins qui voulaient "brader" et s’emparer, via un certain nombre d’écrans, ou de relais, de cette richesse nationale qu’est « un bassin de consommateurs » : Saïdi (le ministre de la privatisation d’alors) et Mustapha Terrab. Ce fut épique (ils se sont créés des ennemis féroces), mais réussi. Si mes souvenirs sont bons, ils ont réussi à faire tripler le prix. Ils avaient le soutien, il est vrai, de H2, dans ses dernières années. Dommage que cela n’ait pas pu continuer sur cette voie, pour d’autres opérations.D’une façon générale, je ne comprends pas qu’un pays abandonne sa souveraineté et laisse piller son aptrimoine collectif et national. Restons au Maroc, avec quelques exemples. Le Maroc possède une des meilleures écoles d’ingénieurs de niveau international : Mohammedia. A partir de là, comment a-t-on pu confier la gestion et la distribution de l’eau à un groupe non marocain (français, en l’occurrence) ? Les compétences sont là. Et, les arabes sont des maîtres dans cette gestion, depuis des siècles, qui est  étudiée par les historiens et les économistes dans la Huerta de Valencia (avec son célèbre Tribunal des Eaux remontant à l’occupation arabe). C'est n’importe quoi…Voir la ville de Fès, faire venir des ingénieurs de la municipalité de Bordeaux pour conseiller les marocains dans les problèmes de collecte des eaux usées m’a estomaqué… Sur des crédits de la coopération française, en plus. Autrement dit : les marocains s’endettent pour payer des fonctionnaires français, afin qu’ils les conseillent dans la gestion des eaux usées ou pas !... Alors qu’ils ont des ingénieurs de grand talent. N’importe quoi…Autre exemple : Les marocains s’endettent (crédits de coopération encore…) pour payer des fonctionnaires français pour qu’ils viennent les conseiller dans la réforme administrative de la Justice et la gestion des prisons. Or, la France a un des systèmes les plus archaïques du monde dans la gestion de ses prisons, dénoncé par tous les professionnels du secteur. Quant à la Justice, après l’affaire d’Outreau, sa cascade d’erreurs judicaires et ses retards permanents… La Norvège, je comprendrais, mais la France !.. C’est vouloir acheter un bikini à un esquimau !   N’importe quoi…Que dire, quand on apprend que le Maroc autorise un chaîne de distribution française à ouvrir 5 hypermarchés par an  ?!...  Quand on sait les dégâts que la grande distribution a occasionné en France, et dans d’autres pays, au niveau du tissu urbain, social, etc. Des milliers d’emplois, de commerces rayés de la carte pour des emplois sous-qualifiés de caissières et de stockistes… Au grand bénéfice de quelques actionnaires français et marocains.Je pourrais citer d’autres exemples (une bonne trentaine, rien que pour le Maroc) de ce pillage homéopathique, qui ne figure pas dans des statistiques du commerce extérieur (chères à notre ami Phiconvers), avec d’autres "coopérations" aussi farfelues (Japon pour la pêche, etc.). La collusion entre une « élite » marocaine et des affairistes français (et d’autres pays) épuise le pays, octroie des rentes de situation sans contrepartie, entrave son développement et la création de sa richesse nationale.  Je le dis avec toute l'affection et le respect que je porte à ce magnifique pays. Mais, on aura l’occasion d’en reparler…

Chahid 19/06/2007 08:11

Vous avez certainement pu remarquer que nous vivons pratiquement le prolongement du même système affairiste et « mafieux » au Maroc. Notre pays a pris l’habitude de copier le tout français, bon ou mauvais. Nous avons les mêmes « têtes » avec les mêmes méthodes et donc les mêmes scandales (le scandale du CIH, Crédit Immobilier et Hôtelier, des milliards de dirhams distribués sous forme de largesses et de crédits jamais remboursés, le montant s’élève à 14 milliards de Dhs), et tout le monde (français et marocains) se retrouve à Marrakech pour célébrer le butin !