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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
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Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
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et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 11:18

Sous la brise océane, le hamac se balance. Entre deux cocotiers. Les palmes amplifiant légèrement le mouvement. Doucement. Tout doucement. Moi, dedans…
 
L’ataraxie…

evening-velhaboipeba.jpg
 
Ces sièges en plastic, chaises longues en bois « exotique », matelas en mousse : ridicules. Sous les tropiques, avec des engins pareils, on a l’impression de cuire au bain-marie. La chaleur venant autant du sol que du soleil. Avec le hamac, rien de tel, son maillage assure une parfaite ventilation. En plus, les brésiliens en confectionnent de très beaux.
 
Beach-Hamac.jpgLe problème du hamac, c’est qu’il n’y a pas de mobilier adapté, me direz-vous. Poser un livre, un verre… Il suffit d’un tronc de cocotier, coupé à la bonne hauteur. L’idéal est d’être à plus d’un mètre du sol. Fraîcheur et douceur. Mon mélange de jus de fruits à portée de mains. Ou, ma noix de coco avec sa paille.
 
Je suis en bord d’Océan, au nord de Salvador da Bahia. D’immenses plages, sur des dizaines de kilomètres. Certaines avec des foules, d’autres pas. Il suffit de les découvrir. Des coins de paradis.
 
Nous sommes à la même latitude que le Guatemala, mais côté hémisphère sud. Alors, de juin à fin août, les pluies tropicales sont là. Brèves, avec de belles éclaircies. L’Hiver tropical. Merveilleuse douceur.
 
Nécessité faisant loi, de temps en temps, plonger dans la ville. Salvador da Bahia, ancienne capitale du Brésil. Pendant deux cent ans (1). Quelques bijoux de cette époque : la vieille ville avec ses bâtisses polychromes et ses églises baroques. Trois millions d’habitants, à présent, avec ses banlieues. Usines, chaînes de montage d’automobiles et autres monstres industriels. Embouteillages. Bien sûr, le stade de foot, ces cathédrales modernes de l’opium du peuple contemporain : 100.000 places. 

Rua-do-Carrmo.JPG
 
Mais, ville qui a su garder son âme : chanson, danse et carnaval, plus beau et authentique que celui de Rio (2). Une ferveur religieuse omniprésente avec le Candomblé (3). Ce syncrétisme fusionnant catholicisme et animisme africain Yoruba. Là, aussi, dans les danses et les chants. Impressionnant. Un des grands centres de métissage de notre planète. Creuset, où se fondent toutes les races, les religions, les couleurs de peau. Le monde de demain. Un cauchemar pour « souchien » franchouillard. A son contact, on perçoit encore mieux combien l’Europe, la France, s’enfoncent dans leur sclérose d’identité nationale. La peur de « l’Autre ». Derrière les remparts de l’exclusion. Du moins, la caste au pouvoir. La France oligarchique : Has beenOut
 
Il est vrai que pendant des siècles, Salvador a été un centre d’importation et de transit d’esclaves. Hybridation et interpénétration des civilisations. Un livre fondamental, un classique, pour comprendre le Brésil, écrit en 1933 : Maîtres et Esclaves – La formation de la société brésilienne (4). Il n’a cessé d’être traduit et réédité dans le monde tirer. On n’a pas fait mieux depuis : sur la colonisation portugaise au Brésil, colonisation fondée sur le métissage entre européens, indiens et esclaves noirs amenés d’Afrique (5). La formation d’une société agraire, esclavagiste et métisse. Les trois racines du pays : l’indigène, le colonisateur, l’esclave. L’esclavage ne fut aboli qu’en 1888… 

oxum.jpg
 
La musique, à Salvador (6), illustre ce métissage entre les différents rythmes, mélodies issus des trois continents : Europe, Amérique et Afrique. Je vous conseille un des plus célèbres chanteurs de samba, un sambista comme on dit : Batatinha (7). Avec une de ses non moins célèbres chansons : Toalha de Saudade. Toute de nostalgie et de douceur, dans un rythme à vous faire fondre.
 
Comment traduire saudade ? Personne n’est d’accord. Le terme est emprunté aux chanteurs de Fado, ces chansons nostalgiques, ces complaintes, portugaises. Pour faire simple, je traduis par « blues ». Mais, le titre de la chanson est, en lui-même, intraduisible en français. Toalha veut dire : serviette… C’est un accessoire essentiel des écoles de samba qui défilent lors du carnaval et autres fêtes.
 
En fait, la chanson raconte une rencontre du sambista avec une jeune femme splendide, surgissant de la foule lui demandant sa serviette, pendant un carnaval, pour essuyer son visage. Aussitôt fait, elle le remercia et se fondit dans la foule. Lui restât, alors, le parfum de cette magnifique apparition sur la serviette, le souvenir de ce sourire, de ce regard, de ce qui aurait pu être…
 
Traduire Toalha de Saudade, par « Le Blues du Parfum » ?...  Je ne sais pas. Le mieux c’est de l’écouter…
 
 
  

 

 

 
(1)  De 1549 à 1763.
(2)  Au fait, pensez-y : venez au carnaval de Salvador da Bahia. Le prochain commence le jeudi 31 janvier 2008, et va durer cinq jours !
(3)  Les lieux de cérémonies du Cadomblé, très nombreux, s’appellent « terreiros ». Libres d’accès, on peut y voir des danses et entendre des chants extraordinaires.
(4)  Gilberto Freyre, Maîtres et Esclaves – La formation de la société brésilienne, Gallimard.
(5)  Amenés, dans des conditions de transport et d’hygiène épouvantables, des colonies portugaise d’Afrique : Angola, Cabinda, Guinée Bissau, Mozambique. L’esclavage restera comme le plus grand crime contre l’humanité que l’homme ait conçu et appliqué.
(6)  Deux excellents sites sur Salvador da Bahia :
http://www.bahia-online.net et http://www.bresil-guide.com/dossiers/salvador-de-bahia.html
(7)  De son vrai nom : Oscar da Penha. Décédé en 1997, à l’âge de 72 ans.
 


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Published by Georges Stanechy - dans Amérique Latine
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commentaires

Killcow 10/07/2007 20:25

Ca me donne des envies de voyage.....En tout cas tu as bien de la chance d'être là où tu es! Je partage ton avis sur les transats à touristes. Je déteste me fondre dans la foule..... enfin pas n'importe quelle foule, celle qui est répugnante de bêtise, d'irresponsabilité et de naïveté.

Chahid 08/07/2007 19:58

«Il n'y a d'homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.» Lamartine«Les voyages donnent une très grande étendue à l'esprit: on sort du cercle des préjugés de son pays, et l'on n'est guère propre à se charger de ceux des étrangers.» MontesquieuLa dernière citation est pour Phiconvers qui prétend voyager beaucoup !

phiconvers 07/07/2007 12:52

Cela me fait furieusement penser à un article que j'avais écrit il y a quelques mois http://francelatine.over-blog.com/article-5691861.html.Georges, attention, il y a une sensation de d'apologie de l'esclavage, dans ton article, malgré les professions de foi...