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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
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Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 23:10


Agent secret…
 
C’est un travail. Parfois utile.

Souvent stupide.

De plus en plus horrible.

Dans cette sphère, le pire côtoie le meilleur. Entre ces deux pôles : la médiocrité. Comme beaucoup d’organisations officiant dans l’ombre, sans contrôle d’institutions “véritablement” démocratiques.

Médiocrité, accentuée par la couverture du “Secret Défense”. Alors, les pires atrocités rivalisent souvent avec les délires paranoïaques les plus idiots. C’est la “loi” du milieu, dit-on, fataliste.
 
Un exemple, pour comprendre ce contexte. En niveau de stupidité, les propos d’Alexandre de Marenches (qui aimait se faire appeler "Comte"...), ancien patron des services secrets français (1), dans un livre d’entretiens intitulé “Ockrent Marenches – Dans le Secret des Princes (2), atteignent des sommets.

Représentatifs de cette vision binaire et paranoïaque entre Le Bien et le Mal. Du temps de la Guerre froide. Cette tare est indécrottable de la vision géopolitique des castes au pouvoir (et de leurs “experts”…) en Occident. Elle perdure depuis le Moyen Age !...
 
Et, dire qu’aucun de ses successeurs ne lui arrivait à la cheville (3) … A désespérer de l’intelligence.
 
Philip-Agee.jpgM’écartant du pire, je voudrais rendre hommage au meilleur.

A un homme. Plus particulièrement, à l’un de ceux qui ont su ne pas franchir les limites de la Dignité Humaine, préservant
leur conscience et les valeurs en lesquelles ils croyaient : Philip Agee. Américain né en Floride, diplômé de la prestigieuse Université de Notre Dame (4).
 
La presse officielle n’en a pas parlé, évidemment. Heureusement, la presse “alternative”  l’a osé. Philip Agee, vient de mourir à l’âge de 72 ans, dans la nuit du 7 janvier à Cuba.

Il avait travaillé à la CIA du temps où Georges Bush senior, le père de l’actuel président des USA, en était le patron. Douze ans à la CIA, en tant qu’un des meilleurs “spécialistes” de l’Amérique latine, qu’il a quittée en 1969.
Il était chargé d’infiltrer, de repérer, les “progressistes”, “communistes” et autres “activistes”.  D’organiser leur “neutralisation”, des sabotages, des campagnes d’intimidation, de harcèlement.

C’était la lutte entre le Bien et le Mal, la Guerre Froide. Il y croyait, “à la vie, à la mort”. La défense de la Civilisation et de la Liberté, contre la Tyrannie et la Barbarie.
Jusqu’au jour, où il a pris conscience que le "barbare" : c’était lui.

Découvrant, que les militants dont il communiquait les coordonnées aux polices locales étaient enlevés, torturés, et exécutés. Tous ceux qui refusaient l’injustice économique, sociale, la misère des uns au profit des privilèges des autres, étaient impitoyablement éliminés.

“Argentine, Brésil, Chili Paraguay, Guatemala, El Salvador, toutes ces dictatures avaient des escadrons de la mort” avec le support de la CIA et du gouvernement US”,
n’hésitait-il pas à écrire
(5).
Comprenant que ce n’était pas une guerre entre des pays, mais "une guerre de classes" qui se déroulait. Il s’est retrouvé, manipulé comme un marionnette, devenant un vulgaire milicien au service des ploutocraties locales qui, pour préserver leurs privilèges, contribuaient au pillage de leurs propres nations.

Il a dit non.
Le déclic ? Le 2 octobre 1968 à Mexico, le Massacre de Tlatelolco.

Des milliers de manifestants, étudiants et ouvriers, hommes, femmes et enfants, rassemblées dans une manifestation pacifique pour demander la justice sociale. Cinq mille personnes environ, au minimum.

A la tombée de la nuit, des chars et des mitrailleuses approchent et tirent sur la foule. Officiellement à ce jour, on ne connaît pas le nombre des victimes, dont de nombreux enfants : des centaines ou des milliers.

Qu’importe. L’acte barbare a eu lieu. La CIA était impliquée. Il en a été révolté.
 
Il avait été ébranlé, trois ans plus tôt, par le coup d’Etat organisé en République Dominicaine. Il a donc décidé de quitter son service. Torture, assassinat, massacre de civils ou de militants, coups d’Etat antidémocratiques, n’étaient pas à ses yeux la vocation d’un service de renseignement.
 
Il met ses connaissances au service de la justice. Ecrivant un livre en 1975, qui fait grand bruit (6) : Inside The company : CIA Diary. Traduit dans une trentaine de langues, il y dénonce toutes les pratiques de déstabilisation et de lutte contre les libertés.

Il y dénonce, entre autres, 250 agents locaux, rien qu’en Amérique latine. Et, cite des présidents de pays latino-américains comme étant des agents de la CIA, notamment ceux de Colombie (Alfonso López Michelsen), du Costa Rica (José Figueres Ferrer), et du Mexique (Luis Echeverria Álvarez).
 
Bien sûr, s’abattent sur lui : calomnies, menaces, tentatives d’enlèvements et d’assassinats, persécutions en tous genres. Il essaye, au début de se réfugier dans la "démocratique" Europe.

Mais, la traque ne cesse pas. Expulsé de Grande-Bretagne, d’Hollande, de France, d’Allemagne, d’Italie. Se réfugiant à l’Île de Grenade, puis au Nicaragua. Il faudra attendre une vingtaine d’année, avant qu’elle ne se calme.
 
Il écrit d’autres livres, sans se décourager (7) :
Il y a eu un prix à payer. Cela a perturbé les études de mes enfants (Phil et Chris, alors adolescents) et je ne pense pas que ce fut une période heureuse pour eux. Cela m’a ruiné…
Mais, cela m’a rendu encore plus déterminé à beaucoup d’égards, au point de renforcer mon intérêt et mes choix politiques.
Plus “ils” multipliaient leurs coups tordus, plus ils renforçaient mes convictions dans l’importance de mon action
.”
(8)
 
Finalement, il a pu s’installer en Allemagne, son épouse est allemande, et à Cuba. Partageant son temps entre ces deux pays.

Cuba, ce pays ami, à qui il a demandé pardon pour le mal qu’il lui avait fait. Et, qui lui avait pardonné. Il y a été soigné, entouré d’amitiés. Il y vécut ses derniers instants.
 
Je salue Le Départ d’un Juste.
 
Chapeau bas…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(1)   Alexandre de Marenches décédé en 1995, à l’âge de 74 ans, a dirigé les services secrets français pendant 11 ans. Il avait démissionné à l’arrivée de Mitterrand (1981), ne supportant pas de servir un gouvernement comportant des ministres “communistes”…
(2)   Stock - 1986
(3)   Fiascos (le désastre d’Auckland…), ouvrages de mémoires et autres considérations stratégiques, encore plus imbéciles, écrits par les patrons suivants, se sont succédés sans discontinuer…
(4)  University of Notre Dame, célèbre université catholique fondée en 1842, dans l’Etat de l’Indiana. Elle avait recruté Tariq Ramadan. Les autorités d’immigration américaines lui ayant refusé le visa, il a été contraint de décliner l’invitation. A présent, il enseigne, publie, participe à des émissions de radio ou de TV, en Grande Bretagne.
(5)   “Argentina, Brazil, Chile, Uruguay, Paraguay, Guatemala, El Salvador - they were military dictatorships with death squads, all with the backing of the CIA and the US government.”… Cité par Fred Attewill, Renegade CIA agent Agee dies, The Guardian, mercredi 9 janvier 2008.
(6)   Agee, Philip, Secret agent - Inside the Company : CIA Diary, Penguin, 640 pages, 11 janvier 1975.
(7)   Autres textes : Dirty Work : The CIA in Western Europe (1978), Dirty Work : The CIA in Africa (1979), On The Run (1987).
(8) "There was a price to pay. It disrupted the education of my children [Phil and Chris, then teenagers] and I don't think it was a happy period for them. It also cost me all my money… But it made me a stronger person in many ways and it ensured I would never lose interest or go back in the other direction politically. The more they did these dirty things, the more they made me realise what I was doing was important." Cité par Fred Attewill (Op.Cit.).
 
 

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Published by Georges Stanechy - dans Amérique Latine
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commentaires

Georges Stanechy 21/02/2008 20:25

  @    Drew   Merci de votre information et de son lien. L’action des services secrets US, contre Cuba, illustre cette dérive contre la quelle s’est révolté Agee : la déstabilisation de pays, à l’encontre de leurs droits légitimes à l’autodétermination, qui ne sont pas pour autant des ennemis. Cuba n’a jamais eu l’intention d’envahir les USA, ni même de se livrer à des actes hostiles sur son territoire !... Quelle est la finalité de ces actions, illégitimes tant sur le plan du droit que de l’éthique ?... Un livre récent, extrêmement bien documenté, pose bien ce problème : Dances in Deep Shadows – Britain’s clandestine war in Russia 1917-1920 (Michael Occleshaw - Constable & Robinson Ltd - London - 2006, 360 p.)   Il traite des actions clandestines des services secrets “occidentaux” dans la Russie d’après la révolution d’octobre 1917. Notamment britanniques et français : guerre psychologique sur fond de propagande et de désinformation, assassinats de leaders, sabotages, corruptions de responsables civils et militaires, perturbations des approvisionnements alimentaires, etc. Tout était fait pour attiser et prolonger une longue guerre civile. S’ils avaient pu établir un embargo comme les USA à l’encontre de Cuba, ils l’auraient fait… Les Russes n’ont pas oublié cette période. La préoccupation majeure, en tant que citoyens, est de voir nos gouvernements élus complètement manipulés par de soi-disant  “experts” ou “spécialistes”, qui n’ont pour credo, quand ce n’est pas des motifs liés à la simple vénalité, une idéologie fondée sur la peur et les frustrations issues de leurs névroses personnelles … Je vous livre une citation éclairant cette problématique qui ne cesse de prendre une ampleur considérable dans nos “démocraties” sous l’emprise des “complexes militaro-pétroliers”, pour reprendre le concept de Galbraith : => p. 310 : … “What is also apparent is the paradox of deeply Imperialist states turning to the spread of revolution and subversion to achieve their aims. It became the task of the Intelligence Services to foment and nourish this in hostile states. Since the end of the First World War this has been the common practice of every great power and both Super powers. The British Intelligence Services can be seen to have influenced and sometimes even led the government. That reflects a dubious development in the modern state : the influence of the expert and specialist on leaders who are often well out of their depth when facing foreign policy and military problems. Intelligence was the spearhead of the Allied attempt to restore the situation in Russia in their favour. Ultimately it failed. The cost in human terms was born by the peoples of what had been the Russian Empire. Millions perished by war, starvation and disease brought about by the machinations of these services. … The Allies were frightened to the point of desperation through viewing the situation in narrowly military terms ; that made the difference in what was to be a shabby and inglorious venture that was paid for in the lives of millions of Russians”.   C’était, il y a presque un siècle. Déjà…

Drew 21/02/2008 17:02

L’ex-agent Philip Agee l’a affirmé dans son dernier discours : la CIA n’a jamais cessé de contrôler les groupes terroristes cubano-américains et, dans le sud de la Floride, elle a la capacité d’imposer sa volonté dans ce secteur, tant au FBI qu’à la police de Miami.Cette affirmation catégorique, c’est l’ex-agent de la CIA Philip Agee qui l’a prononcée, le 20 novembre dernier, dans ce qui a été son dernier discours. Agee devait faire une allocution devant un groupe, au Liberty Hall de Dublin, en Irlande, mais son état de santé critique ne le lui a pas permis. Ce fut le comédien irlandais Donal O'Kelly qui a lu à sa place un texte (www.freethefive.org) qui constitue le véritable testament de celui qui a travaillé durant 12 ans dans les rangs de l’Agence centrale de renseignement.«Les organisations terroristes de Miami ont intensifié leurs opérations contre Cuba dans les années 90 avec des attaques depuis la mer et des attentats à l’explosif dans les hôtels, l’un d’eux tuant un touriste italien en 1997. Ces activités terroristes violaient les lois des États-Unis mais les autorités judiciaires étasuniennes, y compris le FBI, ne les ont pas condamnées», a commenté Agee.La suite sur ce lien : http://djamazz.centerblog.net/4047743-La-CIA-n-a-jamais-cesse-de-controler-les-groupes-terroristes-de-Miamihttp://hermes001.skyrock.com

Georges Stanechy 22/01/2008 00:23

 Chère Aline Vous avez raison de mettre l’accent sur ce sentiment de “servitude volontaire”, totalement intériorisé chez nos “élites” ou les castes au pouvoir. Largement véhiculé dans les médias, mais aussi dans l’enseignement qui, par cooptation ou par clonage, reproduisent les mêmes modèles intellectuels. Il répond au sentiment grégaire de rejoindre “le plus fort”, instinct de la meute.  Instinct, il faut le dire, conforté suivant les postes et les ambitions, par des avantages, des enveloppes consistantes, dans des paradis fiscaux dont personne ne souhaite la disparition pourtant nécessaire, et autres “récompenses” en monnaies sonnantes et trébuchantes… Il fallait un Homme d’Etat tel que de Gaulle ayant le sens du devoir, une personnalité exceptionnellement solide et honnête, pour s’affranchir du statut, pour lui et sa nation, de “vassal”. Bien à vous. 

PHILCO 21/01/2008 18:00

Vous semblez oublier que le sujet du fil est ma réponse à Chahid : « Je crains que nous n’avons pas la même notion de la « Liberté » sinon que dites-vous de la présence sur le sol européen dit « souverain » de cinq bases aériennes principales, de plus de 80 sites secondaires de l’USAFE ». C’est donc de la souveraineté des Etats hébergeant des bases militaires américaines qu’il s’agit et non d’une soi disante intériorisation d’un sentiment de servitude ! Le fait que De Gaulle ait pu faire évacuer ces bases est donc bien la preuve que la souveraineté de la France n’était nullement remise en question par cette présence militaire, non ? C’est en ce sens que je disais que vous me donniez raison. Vous écrivez d’ailleurs très bien que cette servitude est volontaire : ce n’est donc pas du tout une atteinte à la souveraineté des pays dans lesquels elles se trouvent. Vous me donnez ainsi encore raison… Cette atteinte à la souveraineté, tout comme l’intériorisation de la servitude, sont bien mythiques si vous considérez les autres exemples que je vous citais et que vous ne contestez pas :-          l’alliance de Shroder/Chirac pour condamner l’intervention américaine lors de la dernière guerre d’Irak,-          le retrait des troupes espagnoles par Zapatero malgré l’engagement de l’Espagne auprès des américains par Aznar. Sont-ce là des illustrations de ce sentiment de servitude dont vous parlez ????  Si ce sentiment a pu exister, ces exemples sont la preuve qu’il n’était guère prégnant. Je crois plus juste de parler d’opportunisme politique de certains gouvernements de droite que vous pourriez qualifier comme étant à la botte des américains (Aznar, Blair, Sarkosy…). Cela n’a rien à voir avec une atteinte à la souveraineté des Etats qui était l'objet de la discussion.  

Aline-Mariali 21/01/2008 13:12

"Par votre remerciement à De Gaulle vous me donnez raison : si les américains faisaient régner la servitude que vous dites, comment De Gaulle a-t-il pu virer les bases qu’ils avaient en France ????" Je vous donne tort, mille fois tort. Ce serait plus facile de dialoguer si vous lisiez vraiment les textes. La réponse est dans mon précédent message : la servitude est toujours volontaire. La preuve, c’est que le Général ayant refusé la servitude, les Américains ont été contraints de partir. Il a suffi d’un décret. Si l’Allemagne avait un de Gaulle à sa tête aujourd’hui, elle pourrait demander aux 93 bases qui constellent son territoire de plier bagage (737 c’est le nombre de bases sur la planète ). Les USA seraient obligés de s’exécuter , malgré les piailleries de certains Allemands qui profitent de l’occupation et les cris d’orfraie de la presse américaine , comme ce fut le cas à propos du général de Gaulle. Les documents d’archives sont un vrai régal à ce sujet : il faut lire les gémissements de bistrotiers d’Evreux et de Chateauroux, désespérés de perdre la clientèle des soulographes du week-end qui assuraient la prospérité de leur commerce. Quand Romano Prodi a accepté l’agrandissement de Vicenza , il a argumenté en disant qu’en cas de refus, les « Italiens seraient mal vus » et que les investissements en pâtiraient "Les relations entre l'Italie et les Etats-Unis, qui sont constructives depuis plus de 60 ans, ont fait un pas en avant", s'est félicité l'ambassadeur américain à Rome, Ronald P. Spogli. Pour le peuple italien, c'était plutôt un pas en arrière, et les manifestations monstres l'ont bien montré.C’est ça la servitude, la peur des « pseudo élites » d’être « mal vues » . Une petite menace verbale de mesures de rétorsion, et hop, elles plient l’échine et se soumettent. S’il y avait de vrais gouvernements indépendants en Irak et en Afghanistan, et non pas des marionnettes à leur solde, même là, les troupes d’occupationUS ne pourraient pas rester longtemps. Le poisson pourrit par la tête : ce sont toujours les prétendues « élites » qui pactisent avec les occupants . Aujourd’hui , en France, c’est le lobby militaire qui pousse le gouvernement à réintégrer les instances militaires de l’OTAN : il y a des postes à pourvoir, des honneurs, des commandements à la clé. Je m’excuse , mais je trouve très puérile votre demande impérieuse du genre : « Pourriez-vous préciser le mode de contamination du fait d’une présence de bases militaires ?"  Les paragraphes ci-dessus vous donne un aperçu d’une piste possible de la corruption des élites. Les moyens de pression sont multiples, il existe même des professionnels de la chose qu’on appelle des « lobbyistes ». Il ne s’agit évidemment pas de processus répertoriés officiellement, ce serait trop beau : ce n’est pas le bacille de Koch ou le virus du sida qu’on peut suivre à la trace. Si vous lisez l’anglais, des articles sur le site Asia times on line pourront utilement vous éclairer sur les dessous de la politique mondiale  officielle. C’est Quintilien qui , dans son explique comment le pouvoir se conquiert : « Art oratoire, "Si tu veux l’empire, dis que tu veux sauver la République ». Les déclarations de G. Schröder ont été rendues possibles parce que la France avait déjà brandi son droit de veto. Quant à citer Rumsfeld à l’appui de vos dires, là je capitule, car on tombe dans le babillage ad usum delphini .

PHILCO 20/01/2008 20:32

@Aline-MarialiPar votre remerciement à De Gaulle vous me donnez raison : si les américains faisaient régner la servitude que vous dites, comment De Gaulle a-t-il pu virer les bases qu’ils avaient en France ???? Que les autres pays ne l’aient pas fait n’est dû qu’à un choix de défense stratégique en préférant le parapluie américain face au danger communiste. Rien à voir avec une servitude imposée par les américains. « Le pire effet de l’occupation militaire est qu’elle diffuse un poison inodore et invisible qui agit insidieusement sur les cerveaux, anéantit la lucidité et annihile les volontés »Vous parlez d’occupation militaire : pensez-vous que l’on puisse se libérer d’une occupation militaire de la façon dont l’a fait la France ?? Pourriez-vous préciser le mode de contamination du fait d’une présence de bases militaires ?Comment expliquez-vous que la présence de bases en Espagne n’ait pas empêché les espagnols de se retirer d’Irak et de condamner cette guerre ? Les allemands, avec Schroeder, n’ont-ils pas marqué leur opposition officielle à l’intervention américano anglaise en Irak ? N’est-ce pas cette hostilité déclarée qui avait provoqué la fameuse phrase de Rumsfeld : «Maintenant, vous vous imaginez que l'Europe, c'est la France et l'Allemagne. Pas moi. Je pense que ça, c'est la vieille Europe ». « Concernant la décision au Conseil de sécurité, il avait déclaré: "Il y a une chose qui est claire: l'Allemagne sera aux côtés de la France". G. Schröder réitérait la volonté de son pays d'un désarmement pacifique de l'Irak: "Nous allons arriver à leur donner le temps dont ils ont besoin (aux inspecteurs) pour obtenir ce que tout le monde souhaite, le véritable désarmement, ceci avec des moyens pacifiques". Le 10/03/03.Dans le même sens, G. Schröder déclarait devant le Bundestag le 14 février 2003: "Nous devons avoir le courage de nous battre pour la paix tant qu'il reste une infime parcelle d'espoir qu'une guerre peut être évitée. (...) Ensemble avec nos amis Français, avec la Russie et la Chine, nous sommes plus que jamais convaincus que le désarmement de l'Irak peut et doit être obtenu par des moyens pacifiques. (...) Nous pouvons obtenir un désarmement conséquent et vérifiable grâce à une prorogation des inspections. (...) C'est pourquoi nous considérions et nous considérons encore qu'il faut insister sur la logique de paix plutôt que de passer à une logique de guerre". » 

Aline-Mariali 20/01/2008 18:39

Salam cher Chahid et cher Georges, C’est extraordinaire d’en être à se demander en quoi la présence des « forces américaines a entravé la liberté de l’Europe » . Un tel degré de servitude volontaire intériorisée est proprement admirable et laisse sans voix. Depuis la plus haute antiquité, la présence de garnisons étrangères sur le sol d’une nation est le signe absolu de sa vassalisation et de sa soumission. L’Europe est, depuis 1945, un continent occupé par des troupes étrangères. Elles s’y sont installées à la faveur de la « libération » et s’y sont incrustées. Rien qu’en Allemagne, il y a plusieurs centaines de bases américaines et Otan confondues (737) – ce qui revient au même puisque la direction est américaine. Après la chute du mur de Berlin , un vent de panique a soufflé : comment continuer à justifier leur présence ? Mais on leur a inventé une autre « mission ». Elles jouissent de la même exterritorialité que les ambassades. Ce sont donc des territoires conquis. Souvenons-nous de l’impunité des pilotes américains lors des cabrioles aériennes ludiques qui avaient sectionné les câbles d’un téléphérique dans les Dolomites et provoqué de nombreuses victimes italiennes. Jacques Chirac avait nourri la folle ambition de voir l’Europe prendre le commandement du secteur sud de l’Otan avec Naples pour port d’attache – prenant au mot le contenu littéral du traité, soit-disant « entre égaux ». Les maîtres américains l’avaient purement et simplement envoyé promener et aucun Etat européen ne l’avait soutenu . Car il est constant que les domestiques se disputent les bonnes grâces du maître et que leur ambition n’est pas de devenir libre et indépendant, mais d’être le préféré des bonnes grâces du maître . Aussi voyons-nous aujourd’hui Merkel et Sarkozy rivaliser de serments d’allégeance et de sujétion à un G. W. Bush pourtant quasi moribond politiquement. Qu’est-ce que ce sera l’an prochain face à un nouveau maître ? Grâce au Général de Gaulle, que nous ne remercierons jamais assez, la France est, depuis 1966, le seul pays européen non occupé militairement . C’est la raison pour laquelle elle avait, jusqu’à l’année dernière, une politique étrangère relativement indépendante. C’est d’ailleurs grâce à cette décision courageuse que le Général a pu, quatre ans plus tard, demander et obtenir le remboursement en or des dettes américaines – il fut le dernier à l’obtenir . Les Irakiens savent parfaitement que les projets d’installation de bases permanentes US signifient ni plus ni moins l’occupation permanente et le pillage de leur malheureux pays. Le pire effet de l’occupation militaire est qu’elle diffuse un poison inodore et invisible qui agit insidieusement sur les cerveaux, anéantit la lucidité et annihile les volontés. Comme La Boétie l’a bien montré, la servitude est un poison toujours volontaire. Certains hommes politiques sont parfois assez lucides pour en être conscients, mais ils ne sont ni des hommes d’Etat d’un calibre suffisant pour y mettre un terme, ni ne disposent des forces politiques suffisamment mûres et hardies pour les suivre et accepter de sortir des douceurs délétères et des bénéfices directs de la lâcheté. Ainsi, dans ses Mémoires, publiées il y a deux ans à peu près, le Chancelier Gerhardt Schröder rapporte que , dans ses conversations avec Jacques Chirac à propos de la position commune à adopter lors du déclenchement de la guerre de Mésopotamie , il a reconnu ne pas pouvoir prendre une position ouvertement hostile à cette guerre à cause de la présence des bases militaires américaines sur le sol allemand, mais qu’il soutiendrait la position de la France . Il est dommage que peu de Français aient lu les mémoires de l’ancien chancelier d’Allemagne. Il y a mille autres exemples . Me revient à l’esprit le célèbre «Bonjour les traîtres », prononcé lors d’une réunion de l’Otan par un ancien ministre pompidolien-gaulliste, Michel Jobert, tout dépité de la lâcheté de ses collègues. Mais il est connu qu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. " Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, et l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements" disait déjà Balzac

PHILCO 19/01/2008 23:48

Et si vous nous expliquiez avec des exemples concrets en quoi la présence de ces forces américaines ont entravé la liberté en Europe ?????En quoi ont-elles limité la souveraineté européenne (prière de citer des exemples concrets. Merci d’avance) ???? N’oubliez pas d’expliquer comment les américains ont « permis » à De Gaulle de leur interdire le stockage d’armes nucléaires sur le sol français avant de fermer les bases américaines (Châteauroux, Verdun, Orléans, Chaumont, la Rochelle ou Toul) présentes en France et de se retirer de l’OTAN en 66 ???Comment expliquez-vous possible la condamnation par De Gaulle du soutien américain au sud Viet Nam ou d’Israel lors de la guerre des 6 jours ???   Pour ce qui est de l’espionnage, croire que c’est à partir de bases militaires que l’on espionne les entreprises et les « savants » est tout simplement risible…

Chahid 19/01/2008 21:21

La « liberté » et le « monde libre » selon PHILCO http://www.unitedforpeace.org/img/original/military.jpg

Chahid 19/01/2008 20:48

Je crains que nous n’avons pas la même notion de la « Liberté » sinon que dites-vous de la présence sur le sol européen dit « souverain » de cinq bases aériennes principales, de plus de 80 sites secondaires de l’USAFE (United States Air Forces in Europe) et de Cinq dépôts de munitions des MUNSS (Munitions Support Squadrons) ????Ne pensez-vous pas que la souveraineté de l’Europe est souillée par cette présence injustifiée d’une puissance étrangère pourtant concurrente sur tous les autres domaines ?Ne pensez-vous pas que ces bases et sites secondaires vous espionnent et espionnent vos entreprises et savants quotidiennement ?Commencez par vous interroger longuement et sérieusement sur cette question et vous participerez ainsi avec nous à la formulation de propositions pour cette « chose de plus humaniste que vous attendez toujours » !

PHILCO 19/01/2008 14:41

« Commencez par vous débarrasser de la rhétorique à la FoxNews « monde libre » et tout le machin! »Oui mais à condition que vous me proposiez autre chose de plus humaniste ce que j’attends toujours ! Mais je sais, c’est plus confortable de se contenter de critiquer… « Effaçons-nous devant la sagesse du grand Edgar Morin » Quel lyrisme ! Quelle vision irénique de cet avenir méditerranéen purement fantasmatique ! Mais que proposez-vous pour régler le problème israelo palestinien, par exemple ? Croyez-vous sérieusement que la référence de Abdullah Azzam soit une option d’harmonie dans la région? Comment voyez-vous le rapprochement entre Maroc et Algérie ? Le problème du contrôle de l’immigration ? Cela fait des millénaires que la culture méditerranéenne existe dans la violence, quelle révolution pourrait modifier les comportements pour que votre exposition soit quelque peu réaliste ?????    

Chahid 19/01/2008 02:04

@PHILCO« Je veux bien m’insurger, mais pour proposer quoi ? Vous pensez bien que l’on ne « sauve » pas une civilisation par de la pure critique… »Commencez par vous débarrasser de la rhétorique à la FoxNews « monde libre » et tout le machin!« Comme pour la politique économique du Maroc, je peux vous faire une critique acerbe des Etats-Unis. »Justement faites-nous « une critique acerbe des Etats-Unis» ! Que reprochez-vous Sir à ce « phare de civilisation et de liberté » à part une mauvaise cuisine ?! « Quels sont les éléments, à part l’huile d’olive, qui vous font penser que c’est dans une culture méditerranéenne qui n’a jamais été commune, beaucoup plus faite de violence et de sang que d’une harmonie quelconque, que puisse exister une alternative à la culture US ??? »Effaçons-nous devant la sagesse du grand Edgar Morin : « Méditerranée !(...) Berceau de toutes les cultures d’ouverture et d’échanges ! Matrice de l’esprit le plus sacré et de l’esprit le plus profane ! Matrice des religions polythéistes et des religions monothéistes ! Mer de la communication des idées et des confluences des savoirs, qui a su faire passer Aristote de Bagdad à Fès avant de le faire parvenir à la Sorbonne de Paris ! Mer tricontinentale des rencontres fécondes et des ruptures tragiques entre l’Est et l’Ouest, le Sud et le Nord ! Mer qui fut le monde et qui demeure, pour nous Méditerranéens, notre monde !  (…) Pourrons-nous sauver la Méditerranée ? Pourrons-nous restaurer, mieux développer, sa fonction communicatrice ? Pourrons-nous remettre en activité cette mer d’échanges, de rencontres, ce creuset et bouillon de culture, cette machine à fabriquer de la civilisation ? (…) Ainsi, il n’y a pas que l’économie industrielle à installer, il y a aussi à réinventer une économie de convivialité. (…) Nous avons, dans nos cultures, les ressources pour résister à la standardisation et à l’homogénéisation (…) Ah ! Il nous faut de la compréhension, beaucoup de compréhension. Qu’est-ce que la compréhension qui la rend différente et complémentaire de l’explication ? C’est ce qui nous permet à nous, sujets humains, de considérer autrui comme sujet à l’image de soi-même, ego alter, et de comprendre de l’intérieur ses sentiments et ses réactions. Comprendre l’autre est un impératif vital aujourd’hui. Mais cela suppose aussi une grande régénération morale, un grand changement moral : il nous faut vouloir du fond du coeur la concorde, la réconciliation, la compassion, le pardon. Et je terminerai mon propos par la salutation première de tout Méditerranéen : Que la paix soit avec vous. Que la paix soit avec nous.»-Discours prononcé à Barcelone, lors de la remise du prix International Catalunya 1994-

PHILCO 18/01/2008 22:50

« Pour revenir à vos commentaires qui se ressemblent d’ailleurs avec la même question « quel autre système jugez-vous meilleur ??? », tout en constatant que vous êtes victime du « syndrome du réverbère » je dirais que nous ne sommes pas en train de jouer à un jeu de mise ! »Le sujet est de savoir ce qui peut être profitable à l’homme. Pour cela, il faut avoir des principes, certes, mais à condition de livrer le mode opératoire. Sinon, vous passez votre temps à vous faire plaisir mais de façon assez improductive puisque ce que vous prônez ne se traduit par rien de pratique.  « La seule différence entre nous deux c’est que vous pensez le système occidental tout en regardant derrière vous, vers le passé, alors que moi je pense le système occidental tout en regardant devant moi, vers l’avenir. »Et que devrait-il être ? « Vous ne pouvez pas nier que tout système est voué au déclin, et puisque déclin il y a ou il y aura, j’essaie de vous inviter vous « occidental » à  ne pas faire la chute bras et pieds ligotés, insurgez-vous pendant qu’il est temps pour sauver ce qui reste de toute cette formidable civilisation née en Occident après s’être abreuvée des autres civilisations millénaires, et dont le système militaro-industriel dénoncé aujourd’hui n’est qu’un reflet pervers et défiguré. »Je veux bien m’insurger, mais pour proposer quoi ? Vous pensez bien que l’on ne « sauve » pas une civilisation par de la pure critique…« Vous défendez le système hégémonique américain alors qu’il vous menace en Europe plus qu’il nous menace au sud à long terme »Encore une fois, vous avez lu cela où ?????? Citer des exemples^pour montrer que les USA sont un pays AUSSI démocratique n’est pas pour autant défendre le système HEGEMONIQUE américain ! C’est encore une vision simpliste du point de vue de votre contradicteur pour vous donner raison ! Comme pour la politique économique du Maroc, je peux vous faire une critique acerbe des Etats-Unis.  « Ne mettez pas la France, ce grand pays, dans la même tranchée que les Etats-Unis ou Israël, l’acculturation américaine vous anéantira avant de nous anéantir »Et pourtant… Au fait, pourquoi la culture américaine nous anéantirait-elle ??? Depuis que nous vivons avec, pourquoi n’est-ce pas déjà fait ? Et puis la culture US est loin d’être monolithique. Il y a aussi Chomsky, Woody Allen, Philip Roth, comme il y eût la beat generation etc…   « Œuvrons pour un système méditerranéen rénovateur et innovant, non pas celui de Sarkozy, mais un système économique, politique, militaire et culturel qui permettra à nos peuples de s’abreuver les uns des autres, de s’émanciper et de se fondre dans la solidarité, la dignité et le respect de l’autre, après tout, nous, méditerranéens, on se connaît très très bien et on partage toute cette odyssée méditerranéenne rayonnante »Tiens donc ! N’écriviez-vous pas à mon égard : « c’est que vous pensez le système occidental tout en regardant derrière vous, vers le passé, alors que moi je pense le système occidental tout en regardant devant moi, vers l’avenir »… Quels sont les éléments, à part l’huile d’olive, qui vous font penser que c’est dans une culture méditerranéenne qui n’a jamais été commune, beaucoup plus faite de violence et de sang que d’une harmonie quelconque, que puisse exister une alternative à la culture US ???

Chahid 17/01/2008 22:55

@PHILCOUne précision pour délimiter les contours de notre débat : quand j’emploie votre expression « un système occidental » et dénonce ainsi un certain Occident, je ne pense en aucun cas à un ensemble ou cadre géographique, ethnique ou religieux… Nous sommes en train de parler de systèmes économiques, politiques, militaires et administratifs qu’on trouve généralement aujourd’hui partout dans le monde mais dont l’apogée ou l’expression la plus « sauvage » se fait remarquer plus en Amérique du nord et dans l’Union Européenne. En tant qu’arabe et musulman je porte en moi bien des valeurs et des acquis « occidentaux » que j’assume parfaitement étant convaincu qu’il n’y a finalement qu’une seule culture et civilisation : la civilisation humaine. Je vous écris donc ces lignes tout en buvant du thé marocain et écoutant du Tom Barabas !Pour revenir à vos commentaires qui se ressemblent d’ailleurs avec la même question « quel autre système jugez-vous meilleur ??? », tout en constatant que vous êtes victime du « syndrome du réverbère » je dirais que nous ne sommes pas en train de jouer à un jeu de mise ! Comme si vous dites «je mise le système occidental, quel système misez-vous ? ». Je ne critique pas le système occidental tout en pensant à « mon » système à moi, chose que vous semblez insinuer !!! Je précise que je ne suis le produit ou le porte-parole d’aucune école, communiste, socialiste ou islamiste soit-elle. La seule différence entre nous deux c’est que vous pensez le système occidental tout en regardant derrière vous, vers le passé, alors que moi je pense le système occidental tout en regardant devant moi, vers l’avenir. Vous ne pouvez pas nier que tout système est voué au déclin, et puisque déclin il y a ou il y aura, j’essaie de vous inviter vous « occidental » à  ne pas faire la chute bras et pieds ligotés, insurgez-vous pendant qu’il est temps pour sauver ce qui reste de toute cette formidable civilisation née en Occident après s’être abreuvée des autres civilisations millénaires, et dont le système militaro-industriel dénoncé aujourd’hui n’est qu’un reflet pervers et défiguré. Vous défendez le système hégémonique américain alors qu’il vous menace en Europe plus qu’il nous menace au sud à long terme. Ne mettez pas la France, ce grand pays, dans la même tranchée que les Etats-Unis ou Israël, l’acculturation américaine vous anéantira avant de nous anéantir ! Œuvrons pour un système méditerranéen rénovateur et innovant, non pas celui de Sarkozy, mais un système économique, politique, militaire et culturel qui permettra à nos peuples de s’abreuver les uns des autres, de s’émanciper et de se fondre dans la solidarité, la dignité et le respect de l’autre, après tout, nous, méditerranéens, on se connaît très très bien et on partage toute cette odyssée méditerranéenne rayonnante. Mais à vous de voir, si vous préférez le « Hamburger » à l’huile d’olive ou à la vraie sauce tomate !

Chahid 17/01/2008 22:32

Bonsoir cher Georges Merci de l’avoir si intelligemment et bienveillamment précisé, il s’agit finalement de « l’opposition de deux cultures politiques» et non pas de deux cultures ou civilisations. Je m’attarderai sur cette question dans ma réponse à PHILCO.J’invite aussi Mme Aline (si elle nous lit) à se joindre à nous, toujours aussi lucide et juste. L’Occident qu’on aime et respecte !Bien à toi cher ami

PHILCO 17/01/2008 17:16

Quelques précisions à votre très bon résumé de nos positions.La seule idéologie que je défends est celle des Droits de l’homme tels qu’ils ont été théorisés par les Lumières et mis en forme définitive par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.Ceci ne veut pas dire que l’Occident soit le modèle de respect des valeurs qu’il a lui-même édictées. Je suis d’accord avec la plupart des critiques que vous faites sur la conduite de l’Occident parce que les hommes n’y sont pas meilleurs qu’ailleurs. Ils obéissent donc au même instinct prédateur qui les habite depuis qu’ils existent. Je dis simplement que notre système est le moins mauvais que notre histoire nous ait donné à connaître. Pourquoi, parce qu’il est celui qui entretient les espaces de liberté les plus importants et que ces espaces participent complètement de sa régénération (j’avais pris l’exemple de la défense de l’environnement). Il n’empêche que vous avez raison de souligner que l’évolution de la condition sociale des diverses classes s’est conquise dans la lutte et le sang. Mais elle a fini par s’acquérir. Ces luttes ont fini par des succès et des améliorations de condition économiques, sociales ou juridiques. Ce n’est pas pour rien que la vie en Occident est la moins désagréable que l’histoire a réservé à l’homme. Et ce n’est pas fini. Dans les autres systèmes, ces luttes ont été écrasées dans le sang. C’est toute la différence.  « Car un système qui génère l’aliénation de la Dignité Humaine, la généralisation de la torture, l’écrasement et le pillage de régions entières, le soutien aux dictatures et aux crapules, la croissance des inégalités et de la pauvreté, y compris dans les sociétés les plus riches, ne peut être considéré comme l’aboutissement de la pensée et de l’organisation politique. Sous prétextes que la fin justifierait les moyens. » Mais oui, là aussi je suis d’accord. Encore une fois, je dis que ce système a MOINS engendré de maux que les autres systèmes à EGALITE DE PUISSANCE ne l’auraient fait. La fin ne justifie pas les moyens dans ce cas, bien sûr. Il s’agit simplement d’un dévoiement des valeurs comme tous les systèmes en ont connu. Les droits de l’homme ne sauraient en aucun cas avoir été établis pour asservir les autres sociétés. Au contraire. Il s’agit bien de la Déclaration UNIVERSELLE de ces droits. Mais, à le différence des autres, il permet à des Chomsky et autres d’exprimer leurs condamnations de certaines pratiques de façon radicale. Aucun autre système, je me répète, ne permet cela à ce point. Et pourtant, sa dénonciation de la guerre du Viet Nam, Blood bath, avait été un temps interdit aux USA même ! Mais l’Administration avait été obligée de céder devant la volonté des américains d’être informés et le livre avait alors été distribué aux USA. Je vous laisse deviner ce qui serait advenu de Chomsky dans n’importe quel autre système que vous pouvez connaître.     Mais qui peut ne pas être d’accord avec une position aussi prosaique ??? Qu’est-ce qui vous empêche de reconnaître que le système politique occidental reste le moins mauvais jamais mis en pratique dans l’histoire de l’homme ? Pouvez-vous répondre clairement à cette question et, si vous êtes d’un avus différent, m’expliquez quel autre système jugez-vous meilleur ??? Vous m’avez, vous Georges Stanechy que ce système n’avait pas vos faveurs. Très bien.  Cela n’empêche pas que, au travers de votre culture politique, vous ne puissiez juger les système entre eux et considérer quel est celui qui se rapproche au moins mal de vos propres valeurs, non ?  Pour finir, votre conclusion ( Celle du gouvernement actuel (réponse “Philconienne”) : “On n’y peut rien. C’est le système qui veut cela, mais vous verrez dans quelques temps cela ira mieux”…) n’est pas du tout la mienne. Bien sûr qu’il faut lutter pour dénoncer les dévoiements du système. Bien sûr qu’il ne faut en aucun cas se contenter de ce qui est. Je m’évertue à expliquer que cela participe du fonctionnement même de celui-ci qui lui permet de se régénérer, et vous y participez par votre propre travail de dénonciation. Mais ne jetons pas le bébé avec l‘eau du bain et sachons reconnaître les réalités  positives sous peine de suivre la même voie sur  lesquelles de trop nombreux idéalismes nous ont déjà entraîné.

Georges Stanechy 17/01/2008 15:51

 Cher Chahid Loin de “squatter” ce blog, nous sommes tous très heureux d’y recevoir tes commentaires marqués par la qualité de leur pertinence, documentation et références. Et, surtout, par la chaleur humaine. Je dis nous”, car des lecteurs, qui n’interviennent pas pour autant, me font part “off the record” de leur appréciation.  Dans le présent débat, l’un d’eux m’a demandé : ne s’agit-il pas de l’affrontement entre la mouvance “bouteille à moitié pleine” (PHILCO), et la mouvance “bouteille à moitié vide” (Chahid, Stanechy & Co) ?... Je pense que le débat est plus large et représente l’opposition de deux cultures politiques.  L’une “Philconienne” est centrée sur la défense d’un système et donc d’une idéologie. Aboutissement de la pensée humaine, d’après ses fidèles. Fondant sa croyance optimiste dans son fonctionnement, par la qualité de ses “institutions démocratiques” : régulations automatiques, lorsqu’il y a des excès, etc. Mais sachant, à tout moment, invoquer la raison d’Etat ou la “realpolitik” quand, le “système” estime unilatéralement, ses intérêts en danger. Considérant, ainsi, que tout remise en cause est attentatoire au Bien.  C’est passer l’éponge un peu vite sur tous les dégâts qu’implique l’application du dit système. Je lisais le dernier post de Barbara Ehrenreich qui rappelait qu’aucune évolution sociale (notamment les tragiques luttes antiraciales...) n’a pu se faire aux USA, temple du Libéralisme, sans des combats acharnés, se terminant souvent dans un bain de sang. Elle prévoit d’ailleurs qu’il sera nécessaire d’organiser, quelle que soit la couleur du prochain président, un “mass social movement”, pour faire bouger les choses sur ce plan aux USA.  D’où la deuxième culture politique “Chaidienne”, que je revendique, qui place l’Homme, et la Dignité Humaine, au centre de sa réflexion et de ses combats. Car un système qui génère l’aliénation de la Dignité Humaine, la généralisation de la torture, l’écrasement et le pillage de régions entières, le soutien aux dictatures et aux crapules, la croissance des inégalités et de la pauvreté, y compris dans les sociétés les plus riches, ne peut être considéré comme l’aboutissement de la pensée et de l’organisation politique. Sous prétextes que la fin justifierait les moyens. Pour donner une illustration concrète et d’actualité, de ces différentes approches politiques. Quand on voit, dans le conflit social des urgentistes, que l’Etat “vole”, car c’est de vol dont il s’agit, la moitié des heures supplémentaires de ces travailleurs, essentiels au fonctionnement de nos sociétés (d’autres catégories sociales sont concernées aussi …), au prétexte que les hôpitaux n’ont pas d’argent, en France, un des pays les plus riches du monde !!! Deux réponses : i)  Celle du gouvernement actuel (réponse “Philconienne”) : “On n’y peut rien. C’est le système qui veut cela, mais vous verrez dans quelques temps cela ira mieux”… ii) Celle fondée sur la justice sociale (réponse “Chaidienne”) en prélevant (exemple de solution) une taxe de 1% sur toutes distribution de dividendes des sociétés, jusqu’à régulation intégrale des heures supplémentaires via le versement dans un Fonds géré à cet effet.

PHILCO 17/01/2008 10:44

Tout d’abord je ne connais absolument pas ce Philippes Convers dont vous parlez. Désolé, mais je n’ai lu nulle part les définitions des systèmes qui seraient « meilleurs » que le nôtre. Ne considérant pas le « système occidental » comme le meilleur, je vous repose la même question, pensez vous qu’il y a actuellement plus pire que ce système ?Oui, tous les autres systèmes existants sur un bilan global. Aucun ne réserve autant d’espace de liberté d’expression que le nôtre. Au fait, pourriez-vous me citer le passage où vous me posiez cette question puisque vous dites que vous me la Reposez. « Vous savez, et nous savons tous, que Chomsky ou autres ne sont finalement lus que par les mêmes personnes qui les connaissent. »Ce n’est pas tout à fait vrai. Chomsky est un intellectuel de renom qui participe à des débats, conférences, dont les écrits sont relayés dans une nombreuse presse de par le monde, par le web ce qui le porte à la connaissance d’une multitude de gens. Il n’est en tout cas nullement censuré. Libre, ensuite, aux gens de le suivre dans ses théories ou pas. « Comment faire lire et comprendre à des millions de personnes distraits par leurs soi-disant « besoins » (« our needs » comme disait Ivan Illich), que des sourds de Goya, le langage économique vulgaire et surchargé d’argot technique, politique ou administratif ? »Les gens, à défaut de comprendre ce langage, en saisissent parfaitement les effets sur leurs modes de vie. Libre à eux de créer des partis politiques ou associations alternatifs, comme il en existe, pour exprimer leur  vision politique. Je ne connais aucune autre époque où ces possibilités d’expression et d’information aient été aussi importantes que la nôtre. En connaissez-vous ? Un exemple : la sensibilisation sur la dégradation de notre environnement dont les pionniers furent Green peace et les verts. Ils allaient pourtant à l’encontre de nombreux intérêts en place (lobby pétrolier, par exemple, industrie lourde) et ont fini par triompher dans la sensibilisation au problème écologique de notre planète présent dans tous les discours politiques actuels. Si le système était ce que vous en dites, ils auraient été baillonés d’une manière ou d’une autre. Tout le formatage dont vous croyez capable ce système n’a pas été capable d’empêcher la sensibilisation des gens à ce problème. En l’occurrence, votre citation « Tous ceux qui laissent faire tout ce brouhaha médiatique que vous appelez « liberté d’expression » savent très bien comme l’a dit Lord Keynes qu’il est aisé de mettre la tête d’un âne dans l’eau mais non de le faire boire ! » tombe à…l’eau… Merci à Georges Stanechy de nous laisser débattre. Il apporte ainsi sa contribution au déformatage de nos lecteurs…       

Chahid 17/01/2008 01:56

@PHILCOVous savez, je me disais au début « tiens Philippes Convers, prend une nouvelle allure plus modérée semble-t-il ! » au fait dépassant la question d’allure, je constate que vous êtes toujours le même à ne donner aucune attention aux commentaires et arguments des autres ! Relisez mon commentaire n°8, il répond à chacune de vos questions ! Je n’écris pas en swahili quand même !« En terme de liberté et d’offre de se réaliser, connaissez-vous un meilleur système que le système occidental ? »Ne considérant pas le « système occidental » comme le meilleur, je vous repose la même question, pensez vous qu’il y a actuellement plus pire que ce système ?« cette même société est celle qui secrète des critiques envers elle-même jamais connues jusque là ??? »Il y aura toujours une marge pour une certaine « liberté d’expression » aussi longtemps que la tyrannie du grand capital échappe aux vraies délibérations et attentes des peuples. Vous savez, et nous savons tous, que Chomsky ou autres ne sont finalement lus que par les mêmes personnes qui les connaissent. A quoi bon cette « liberté d’expression » et à quoi bon être « un des critique les plus acerbe du système »  si le lecteur ou l’auditeur potentiel est dépolitisé, privé de ses possibilités, dupé, mystifié, frustré, arraché à lui-même et assommé par la machine d’endoctrinement. Comment faire lire et comprendre à des millions de personnes distraits par leurs soi-disant « besoins » (« our needs » comme disait Ivan Illich), que des sourds de Goya, le langage économique vulgaire et surchargé d’argot technique, politique ou administratif ? Voilà une question. Tous ceux qui laissent faire tout ce brouhaha médiatique que vous appelez « liberté d’expression » savent très bien comme l’a dit Lord Keynes qu’il est aisé de mettre la tête d’un âne dans l’eau mais non de le faire boire !      Encore une fois je précise aux lecteurs qu’il ne s’agit pas là d’un débat à « huis clos » ou entre deux personnes, bien au contraire chaque nouvelle intervention enrichira et rafraîchira d’avantage les idées des uns et des autres… que notre ami Georges Stanechy me pardonne, je ne voudrais en aucun cas « squatter » son blog si « vital » pour nous tous…

PHILCO 16/01/2008 22:11

Pourquoi ne répondez-vous pas clairement et précisément aux questions que je vous pose comme j’essaie de le faire moi-même ? N’est-ce pas là la base pour éprouver la force de nos arguments respectifs ?La question était pourtant simple : En terme de liberté et d’offre de se réaliser, connaissez-vous un meilleur système que le système occidental ? Si oui, lequel ? Je voudrais bien savoir en quoi les sociétés d’avant le dernier siècle étaient « meilleures » pour l’homme ?  Comment expliquez-vous que, dans la société que vous dites être la mieux « conditionnante » à penser de façon conformiste, la plus efficace dans le formatage des esprits, cette même société est celle qui secrète des critiques envers elle-même jamais connues jusque là ??? Vous parlez de Chomski dont j’ai lu quelques ouvrages. N’est-il pas l’illustration la plus marquante de ce que j’écris : il exerce son magistère au MIT, haut lieu de l’université américaine, et il est un des critique les plus acerbe du système ! Quelle société permet cela ??? Quelle société permet de mettre à plat les mensonges de son dirigeant en place de façon aussi claire que l’a fait le Congrès américain avec le rapport Overview the ennemies ??? Est-ce là le produit du conditionnement dont vous parlez ?Le monde actuel connaît des mouvements de solidarité uniques dans l’histoire comme lors du  tsunami en Asie du SE ou par les actions des ONG diverses aux quatre coins du monde. Sont-ce là les valeurs « plus frustres et primitives » que vous évoquez ? Dans quelle partie du monde les dénonciations des exactions politiques, à commencer par celles des occidentaux, constatées dans le monde sont-elles le plus dénoncées ??? Est-ce là le produit de votre conditionnement ???  « Vous parlez d’alternative (l’ultime argument des libéraux et des néo-libéraux c’est qu’il n’y a pas d’alternative, aucune issue, notre système c’est à prendre ou à laisser, c’est sacré, c’est infaillible…), une sorte d’intimidation totalitaire pour anesthésier la réflexion et l’intelligence du génie humain »Est-ce « anesthésiant » de vous demandez ce que vous proposeriez comme modèle de société conforme à ce que vous souhaitez ??? Je ne vois là aucune intimidation, au contraire. « Sauf erreur, je crois que la démocratie est la gouvernance du peuple, où est la volonté du peuple face à cette armada d’hommes d’affaires et de « conseillers » qui sillonnent le globe avec un « Sénat virtuel » et un appui militaire terrestre, aérien et naval jamais réalisé dans « les sociétés d’avant le dernier siècle» comme vous dites »En quoi donc les règles de la démocratie sont empêchées d’être exercées en Occident ??? Je pense que la société occidentale actuelle est celle où les militaires n’ont absolument plus aucune influence dans l’exercice politique de nos pays. Ils ne sont plus que les instruments des politiques mais ne sont plus guère influents. Ce n’était bien sûr pas le cas des « sociétés d’avant le dernier siècle » où les exemples de l’interférence de la caste militaire était décisive (coup d’Etats, affaire Dreyffus, boulangisme, putch des généraux d’Algérie, bismarkisme, franquisme etc...). La démocratie n’en est que renforcée. 

Chahid 16/01/2008 20:00

@ PHILCO « En terme de liberté et d’offre de se réaliser, connaissez-vous un meilleur système que le système occidental ? Si oui, lequel ? Je voudrais bien savoir en quoi les sociétés d’avant le dernier siècle étaient « meilleures » pour l’homme ? »Le « système occidental » n’est qu’une conformité ou soumission aux types qu’imposent la propagande, les médias, le nivellement de la réalité quotidienne, la répression etc., certes la répression en Occident n’est pas tout à fait flagrante au niveau extérieur, mais elle est pratiquée avec efficacité à l’intérieur de chaque individu. Comment ? En introduisant tout simplement en chaque individu « occidental », avec les méthodes grossières et connues de la suggestion collective et de la propagande, des images de comportement, en créant ainsi des « valeurs » plus frustes et primitives que celles que vous dénoncez.  « Je n’ai pas parlé de l‘Occident mais bien d’un système qui est né en Occident. »Tout en utilisant des expressions aussi nébuleuses que « le monde libre », « le système occidental »…« Mais il se trouve que c’est le système politique américain qui a permis et suscité les dénonciations et critiques (...) Quel autre système est, ou a été , capable de générer une autocritique aussi poussée de lui-même ??? »Si vous ne connaissez pas les rouages du système politique américain fer de lance de l’impérialisme américain, commencez par lire « De la propagande » de Chomsky, vous comprendrez que votre « assentiment » est artificiel, fabriqué et domestiqué! Chaque fois un intervenant ou un commentaire sur un blog quelconque nous rappelle à quel point les campagnes de relations publiques menées pendant des générations et financées par de puissants réseaux sont efficaces et capables d’ériger l’aliénation et le superflu en « valeurs des lumières »… des valeurs évoquées pour justifier l’injustifiable : pouvoirs et privilèges, guerre impérialiste, régression des vraies valeurs d’humanisme et de solidarité, abandon des politiques sociales, environnementales, éducatives etc.  Vous parlez d’alternative (l’ultime argument des libéraux et des néo-libéraux c’est qu’il n’y a pas d’alternative, aucune issue, notre système c’est à prendre ou à laisser, c’est sacré, c’est infaillible…), une sorte d’intimidation totalitaire pour anesthésier la réflexion et l’intelligence du génie humain. Insurgeons-nous au début contre tous ces hommes d’affaires et avocats du diable qui dictent et rédigent les règles de « l’ordre mondial » tout en comptant en tirer profit, empêchons les de « conseiller » et d’«assister » nos gouvernements ! Sauf erreur, je crois que la démocratie est la gouvernance du peuple, où est la volonté du peuple face à cette armada d’hommes d’affaires et de « conseillers » qui sillonnent le globe avec un « Sénat virtuel » et un appui militaire terrestre, aérien et naval jamais réalisé dans « les sociétés d’avant le dernier siècle» comme vous dites. Il est temps de neutraliser partout dans le monde ces « prophètes » de la domination militaro-industrielle ainsi que leurs fantoches sur place (ou sur trône si vous voulez !). Voilà la gestation d’un matin d’alternatives !

PHILCO 16/01/2008 09:16

@Chahid « en réalité le monde est rongé depuis plus d’un siècle par des systèmes économiques, politiques, militaires et administratifs qui menacent de plus en plus l’homme dans sa liberté et réalité, des systèmes qui ne sont que le produit de la « civilisation » industrielle et financière que vous semblez idolâtrer et défendre » En terme de liberté et d’offre de se réaliser, connaissez-vous un meilleur système que le système occidental ? Si oui, lequel ? Je voudrais bien savoir en quoi les sociétés d’avant le dernier siècle étaient « meilleures » pour l’homme ?  « Si vous présentez et érigez l’Occident comme « gardien des libertés humaines » Je n’ai pas parlé de l(‘Occident mais bien d’un système qui est né en Occident. C’est différent dans le sens où l’Occident n’est gardien de rien du tout comme le montre, par exemple, la triste intervention américaine en Irak. Mais il se trouve que c’est le système politique américain qui a permis et suscité les dénonciations et critiques les plus élaborées de cette même intervention. C’est une enquête du Congrès qui a établi les mensonges de Bush à propos des ADM et de la soi disante complicité entre SH et Al Qaida. C’est maintenant des révélations de la CIA qui révèlent que la menace nucléaire iranienne est fantasmatique. Quel autre système est, ou a été , capable de générer une autocritique aussi poussée de lui-même ???

Chahid 16/01/2008 01:33

@ PHILCOVous dites entre autres « (…) tant que nos sociétés préserveront leurs valeurs actuelles élaborées par les Lumières (…) parce que ces obscurantismes sont l’expression du totalitarisme, du repli sur soi et de la mort. »  Vous faites appel à des systèmes de valeurs et d’organisation qui comportent un danger encore plus sérieux que ce que vous semblez vouloir dénoncer… hormis les paragraphes d’un vieux livre qui célèbre les exemplaires et universelles valeurs des lumières…en réalité le monde est rongé depuis plus d’un siècle par des systèmes économiques, politiques, militaires et administratifs qui menacent de plus en plus l’homme dans sa liberté et réalité, des systèmes qui ne sont que le produit de la « civilisation » industrielle et financière que vous semblez idolâtrer et défendre…Si vous présentez et érigez l’Occident comme « gardien des libertés humaines » dans les circonstances actuelles qui ensanglantent notre monde, vous risquez de glisser vers un système proche de celui que vous dénoncez. L’homme muni des valeurs dont vous nous parlez est en train de dilapider d’un cœur léger toutes les ressources non renouvelables de notre planète, un désastre certain!

Chahid 16/01/2008 00:46

Bonsoir GeorgesNietzsche, « le prophète des abîmes » comme disent certains, ne pouvait pas ne pas présager la menace sur l’humanité de toutes ces « autorités collectives » dont  les services secrets etc., en les appelant toutes « les plus froids de tous les monstres froids », enlèvements, séquestrations, assassinats, torture, coups d’Etat etc., de la tyrannie et du terrorisme étatique…combien de jeunes militants et militantes disparus…que des roses condamnés à la froideur d’une fosse commune ?! De quelles « Lumières » nous parlent tous ces adulateurs de lâches « Molochs »?!Comme toi je salue Le Départ d’un Juste et Chapeau bas…Bien à toi

Georges Stanechy 15/01/2008 20:09

 @ PHILCO Merci de votre “semi-compliment”.  J’aurais préféré : “ce n’est pas ironique”, à “ce n’est pas qu’ironique”…  Mais, je prends quand même. Mon narcissisme s’en accommodera !... Permettez-moi de plaisanter ! Pour répondre à votre question : aucun système n’a mes faveurs. A l’opposé d’un Fukuyama qui pensait (il a révisé sa position depuis…), à la suite de l’effondrement de l’URSS, que le triomphe du Libéralisme marquait la fin de l’Histoire et l’aboutissement de l’organisation des sociétés humaines, je pense que nous n’en sommes qu’au début. Pour moi, plus modestement, je vis au début de la préhistoire de l’Humanité. Persuadé que dans quelques millénaires, le regard porté sur notre époque aura la même connotation que celui avec lequel nous regardons les hommes des cavernes… Soyons assez humbles pour reconnaître que, par rapport à l’âge de notre planète, l’apparition humaine est toute récente. Je ne sais plus qui donnait pour métaphore, afin d’avoir un ordre de grandeur, que la vie sur Terre équivalait à la durée d’un clin d’œil dans la vie d’un homme… Ce n’est ni du pessimisme, ni du désespoir, loin de là, mais une simple recherche constructive pour améliorer nos comportements primitifs. Pour résumer, mes recherches intellectuelles sur les organisations humaines, comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, empruntent les pistes ouvertes par des chercheurs tels, entre autres, qu’Amartya Sen ou John Rawls. J’aurais l’occasion d’y revenir. 

PHILCO 15/01/2008 14:36

Non, je n’ai jamais parlé d’une supériorité quelconque de l’Occident, ce qui serait stupide, mais de la pérennité d’un système. Je crois simplement, et de façon très prosaique, que le système démocratico capitaliste reste le moins mauvais que l’histoire nous a donné à expérimenter. Ni plus, ni moins. Il n’est évidemment pas parfait comme, comme vous le dites, le prouve la vie d’Agee. Pour sa survie, il est indispensable que les mécanismes d’alerte de ses dérives que sont la critique et l’opposition du système jouent au mieux. En ce sens, vous participez avec talent (ce n’est pas qu’ironique) à sa pérennité.Pour vous, quel est le système qui a vos faveurs que l’expérience de l’histoire nous ait donné à connaître?   

Georges Stanechy 15/01/2008 14:13

 @ PHILCO Le décès de Philip Agee est passé, effectivement, inaperçu dans les médias francophones notamment. L’inventaire est facile. Et, très peu couvert dans les médias anglophones. Il est vrai que c’est moins captivant que les amours et le mariage de Carla Bruni… Pour les “valeurs actuelles élaborées par les Lumières”, pour reprendre votre expression, et leur supériorité sur le reste de l’Humanité, je reste sceptique.  Le parcours, le témoignage, la lutte épuisante, de Philip Agee, sont là pour en révéler les limites…   

PHILCO 15/01/2008 11:10

Pourquoi dites-vous que « La presse officielle n’en a pas parlé, évidemment. Heureusement, la presse “alternative” l’a osé » alors que, juste avant, votre lien « Philip Agee »  renvoie vers le Guardian ? Sur Wilkipedia, le lien de l’agence de presse ayant annoncé la nouvelle de sa mort est donné : Will Weissert, "Ex-CIA Agent Philip Agee Dead in Cuba", Associated Press.Si vous allez sur Wilkipedia, vous verrez que c’est le monde libre qui a donné la parole à Philip Agee par la publication de ses témoignages par Play Boy magazine d’août 1975, ainsi qu’en Angleterre et en 27 langues différentes ! Tout cela pour dire que les mécanismes de la liberté d’expression fondamentaux ne seront jamais étouffés ni par le capital ni par le politique tant que nos sociétés préserveront leurs valeurs actuelles élaborées par les Lumières. C’est cette liberté qui explique que la société capitaliste perdure des siècles après sa naissance dans l’Europe de la Renaissance. C’est cette liberté, malgré la résistance des pouvoirs en place, qui explique que nos sociétés ont toujours progressé contrairement à d’autres, comme les sociétés passées musulmanes, pourtant fort brillantes et largement en avance sur nous, ou chinoise qui ont fini par se replier sur elles-même du fait de la main mise d’un pouvoir obscurantiste, religieux pour les musulmans, et administratifs pour la Chine. Ce fût également l’obscurantisme bureaucratique qui contribua à tuer l’expérience communiste dans le monde parce que ces obscurantismes sont l’expression du totalitarisme, du repli sur soi et de la mort.