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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 17:42


J’ai lu le rapport Attali (1) sur la “libération de la croissance française”, et ses 316 propositions…
 
Raffinerie-Yves-Forgues.jpg
 

Totem, pour les uns, érigé à la gloire du Libéralisme, devant lequel les grands-prêtres (2) des médias nous invitent à se prosterner. Usine à gaz, pour les autres. Aux pieds d’argile, ajouterais-je, par dérision.

 

Car, j’appartiens à cette deuxième catégorie. D’excellentes critiques (3) ont été publiées, dans le silence médiatique. Je ne voudrais pas en rajouter une couche, mais mettre en relief un aspect qui m’a particulièrement frappé.

 

Dans un rapport, je ne commence jamais par le résumé ou le “summary”, et son introduction. Mais, toujours par la fin : annexes, références, documentations, sources. Pour voir la solidité de l’ensemble. Solidité de la méthodologie et du sérieux de l’approche professionnelle. Un peu comme l’étude “béton”, ou “ferraillage”, pour un ouvrage d’art ou un bâtiment.

 

N’ayant rien trouvé, je suis parti “à la pêche”, sur le site de la commission… J’en ai inventorié une vingtaine (4). Léger, pour une étude de ce type, avec des implications d’une telle envergure.

 

Avec un manque de fraîcheur, évident. Pour un travail de prospective, dans un domaine où les évolutions sont extrêmement rapides. Certaines truffées d’approximations et d’erreurs graves (5). Le plus horripilant, ce sont ces statistiques creuses, servant de soubassement à des raisonnements vides.

 

Un exemple, travers récurrent de ce type de travail d’amateur : les comparaisons entre pays sur le nombre de “ brevets déposés”. Ce qui ne veut absolument rien dire. L’important c’est le nombre de brevets induisant une “production ou une réalisation effectives”…

 

Bien des brevets sont farfelus, ou destinés à paralyser une approche concurrentielle. Je peux, demain, déposer une trentaine de brevets sur le fil à couper le beurre : à base de fil de chanvre, polypropylène, cuivre, carbone, acier, soie, nylon, fibre de noix de coco, avec des mécanismes de découpes agencés de différentes façons, manuels, automatiques, électromécaniques, électroniques.

So what ?... Et, alors ?... C’est ce que j’appelle : ne pas analyser, ni synthétiser, mais jouer du tambourin…

 

La plupart des arguments et recommandations étaient, déjà, contenus dans le fameux rapport Camdessus de 2004 (6). Les mêmes contributeurs se retrouvant, en général, dans l’une ou l’autre des entités ou commissions éditant ces rapports. D’année en année. Les chaises musicales… Les inamovibles fossiles théorisant sur “l’innovation”, la “compétitivité”, le “changement”, le “renouvellement”…

Le rapport Attali sent le “fast-food” à un kilomètre…

Sa lecture a confirmé mon impression initiale.

 

Destinataire,  “client” de ce rapport, je ne l’aurais pas accepté en l’état. C’est du mauvais “consulting”. Pour ne pas dire : nul. Sans entrer dans le détail, deux raisons majeures :

 

i) On ne dit jamais à son “client” : “mes propositions forment un tout que tu appliques, sans discuter et en urgence” (7).

 

La croyance, vraie ou fausse, dans la qualité de son travail ne doit jamais être supplantée par l’arrogance. Pour ne pas dire, la mégalomanie… Ce comportement immature, imbécile diront les moins charitables, est disqualifiant en soi.

 

De plus, ce rapport prétend contenir des recommandations incontournables, s’appliquant à un pays, une collectivité. De quel droit des professeurs Nimbus imbus de leur science infuse, une quarantaine, se substitueraient-ils aux organes de délibération et de décision républicains ? A moins, bien sûr, d’être le révélateur du “cirque démocratique” actuel, chargé uniquement d’entériner les exigences des lobbies dictées dans les coulisses…

 

 

ii) Dans une étude prospective, destinée à d’éventuelles prises de décision, on ne part jamais d’une thèse.

Faute impardonnable en termes de méthodologie. Nous ne sommes pas dans un travail académique. C’est l’observance rigoureuse de la neutralité, de l’approche chirurgicale qui s’impose.

 

Libérer la croissance”, marque un a priori. “La croissance” serait donc emprisonnée, prise en otage, étouffée ?...  Par qui ?... Comment ?...

 

C’est instiller l’esprit de culpabilisation, de délation, de condamnation, de marginalisation. Désigner des coupables ou des dysfonctionnements qui sont rarement, lorsqu’on part de préjugés, ceux auxquels on doit s’attaquer en priorité. C’est vouloir créer un écran de fumée, dissimulant les authentiques responsables.

 

Que retenir du rapport Attali ?… Pour ma part, une idée-force :


=>   la protection de la rente.

Patchwork, assemblage de réformettes (8), vieilles recettes, lapalissades, clichés, poncifs (9), voire idées saugrenues, traînant de rapport en rapport, souvent depuis une vingtaine d’années, n’arrivent pas à dissimuler la réalité. Derrière l’hymne à la croissance, sous couvert de vaincre un supposé immobilisme, de défendre le mérite, la concurrence, l’équité, grattant ce vernis, que trouve-t-on ?... 
 

Des arguments éculés, usés jusqu’à la corde.

 

Pour justifier quoi ?...

 

La protection de la rente. La rente de situation, du privilège, de la féodalité.

 

Ce n’est pas du Libéralisme, ni de l’Ultralibéralisme.  C’est du “Capitalisme Sauvage”. Ce qui est fondamentalement différent. Ce n’est pas de concurrence, de compétition, ou de “remise en question”, dont il s’agit. Mais, de “protection de la rente”, au bénéfice d’une caste au pouvoir, d’une aristocratie, et de leurs seconds couteaux, constituées à la sortie de la dernière guerre mondiale et des guerres coloniales qui lui ont succédé.

 

Mixant revenus du pillage colonial, avec ceux de la spéculation immobilière et boursière. Avec le respect rigoureux, dans ce rapport comme dans les précédents du même genre, de dogmes, de tabous et de silences, supports du discours dominant de la dernière décennie, dont quatre points d’ancrage sont rapidement identifiables :

 
 
1.  La promotion de l’idéologie féodale
 

Une réflexion sur le devenir du pays, et de sa modernisation, doit avoir pour trame un rappel des valeurs qui structureront les orientations proposées ou à prendre. Le contrat social de notre collectivité est fondé sur trois valeurs : liberté, égalité, fraternité. Où en est-on ? Faut-il les renforcer, les réactiver ou les changer ?...

 

En fait, l’idéologie féodale ne s’accommode que d’individus soumis, à des obligations uniquement, à commencer par celle de se taire. Surtout pas de citoyens, préoccupés de solidarité et de justice, estimant avoir les mêmes droits que les puissants.

 

L’esprit de ce rapport confirme cette focalisation sur l’individu, le consommateur, au détriment du citoyen et de la dignité humaine. Sur le démantèlement des institutions de protection et de justice sociales, mises en œuvre au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Cette idéologie, imposée à l’échelon de l’Europe, a pour socle La Loi du plus Fort, malgré les déclarations de bonnes intentions.

 

Le mépris élitiste qui sous-tend ce rapport, à l’égard des autres catégories sociales, est intellectuellement irrespirable. Les français ne comprendraient pas la modernité, ni internet… Comme ils n’ont pas compris la Constitution Européenne. Ils seraient moroses, manqueraient de dynamisme, auraient peur du risque, n’aspirant qu’à être “assistés”… Des ploucs, des attardés !…

 

Un des multiples dogmes énoncés. Il faut les former, les recycler, etc. Avec ce ton paternaliste voulant passer pour de la gestion “anticipative”, voire de la grandeur d’âme…

 

Quand on constate que des présidents de la République (l’actuel et les deux précédents…) ne maîtrisent pas l’usage d’un PC, on se dit que c’est la caste au pouvoir (tous partis confondus) qui doit se recycler. Engluée dans ses privilèges, c’est cette pseudo élite qui est le pire frein à la modernisation du pays et de ses institutions.

 

Le rapport Attali, dans son esprit et dans sa forme, n’est porteur d’aucun “sens” en termes de Contrat Social. Il n’est que la promotion de l’idéologie féodale.

 
 
2. La protection des privilèges aristocratiques
 

La France est le quatrième pays le plus riche du monde. Madame Christine Lagarde, actuel ministre de l’Economie et des Finances, ne cesse de le répéter, au niveau mondial :
La France est le quatrième exportateur de services, le cinquième exportateur de produits et le deuxième exportateur par habitant derrière l’Allemagne” (10).


Où est l’argent ?... Où va l’argent ?...

Nous touchons, là, un des grands tabous de l’oligarchie en place. "La fiscalité" dans un Etat moderne est un outil de gestion essentiel de sa justice sociale, par la redistribution de la richesse nationale, qui est un bien collectif.

Il n’est pas abordé, dans le rapport, si ce n’est à la marge. Suivant le refrain, qu’on ne cesse de claironner : “Les caisses de l’Etat sont vides”…

Pour mieux asséner un autre dogme : “diminution des dépenses publiques”. Le souci insistant de la bonne gestion des dépenses publiques serait compréhensible. Mais non, le dogme impose « diminution », concernant uniquement les « dépenses publiques », excluant toute autre approche intellectuelle ou logique.

Dans le “privé”, évidemment, tout est parfait. Aucune gabegie, aucun gaspillage, aucun dysfonctionnement… Comme on vient de le voir avec la Société Générale ou avec le scandale des “subprimes”, bulle spéculative immobilière, un peu partout en Occident. Surtout pas chez ceux qui vivent plantureusement des commandes de l’Etat. Le parti pris est aveuglant.

Car, tout le monde le sait, des “caisses vides” dans un Etat extrêmement riche, sont le résultat d’une politique : "la baisse du rendement de l’impôt" par des privilèges fiscaux accordés aux revenus issus du capital, et non pas du travail.

Créant, ainsi, un excès d’épargne pour les classes privilégiées, créant un gonflement constant des bulles spéculatives boursières et immobilières, avec en corollaire une insuffisance de l’investissement. Les revenus considérables de ces capitaux spéculatifs, détenus par des classes privilégiées, échappant à l’impôt.

Suivant le principe des vases communicants, l’impôt s’abat, alors, sur le travail et la valeur ajoutée. En bonne logique féodale, la répartition des revenus, la redistribution de la richesse nationale, sont bloquées. Le rapport Attali, reprenant les dogmes de l’idéologie dominante, ne fait que promouvoir ce blocage. On en retrouve la perversité des mécanismes, à quatre niveaux :
 
 
i) Fiscalité Indirecte 
 

La TVA atteint pratiquement 20%. Il est question de l’augmenter par un nouvelle tranche, appelée “TVA sociale”. Puisqu’on va transférer une grande partie des charges des entreprises sur la TVA. On connaît, pourtant, les dégâts de cet impôt indirect, sur deux plans notamment : justice sociale et consommation.

 

Il n’y a pas pire impôt injuste.

 

Comparable à l’impôt de La Gabelle de l’Ancien Régime, auquel seul le peuple était soumis. Il n’y a pas pire frein pour les dépenses de consommation car, à partir d’un seuil, trop d’impôt tue l’impôt. Et, trop de TVA, tue la consommation.

 

Mais, indifférente à cela, l’oligarchie, refusant de contribuer au devoir de solidarité et de justice sociale, arc-boutée à  la préservation de ses privilèges comme sous l’Ancien Régime, préfère charger encore la barque. Jusqu’à ce qu’elle coule.

 
 
ii)  Fiscalité Directe 
 

La fiscalité directe, l’impôt sur le revenu, s’appliquant individuellement, est le cœur du blocage de notre société et de sa modernisation.

 

Le problème n’est pas tant la fuite des salaires extravagants devant l’impôt, mais celui des revenus des fortunes accumulées dans la spéculation boursière et immobilière, en particulier. Si ces revenus payaient les mêmes taux que ceux appliqués aux revenus du travail, le budget du pays ne serait pas déficitaire, et aucun de nos régimes sociaux n’auraient à quémander : les “caisses seraient pleines”…

 

Trois principaux mécanismes de fuite, des classes privilégiées, devant l’impôt sont connus :

 

=> Toute une série d’astuces, de passe-droits, permettant aux grandes fortunes et aux revenus de la rente de ne pas payer des impôts, en parallèle et en équité, avec ceux de leurs concitoyens vivant du revenu de leur travail : depuis les "prélèvements forfaitaires" de 10 % exonérant la spéculation boursière de tout autre impôt, jusqu’aux tours de passe-passe permettant d’assimiler un  patrimoine à un “outil de travail”, échappant ainsi à l’Impôt Sur la Fortune. C’est le fond de commerce des conseillers fiscaux, tant français qu’européens.

 

=>  Les gains spéculatifs extrêmement nombreux issus des bulles spéculatives. Dangereuses pour l’économie, et sans rapport avec une valeur ajoutée effective pour la collectivité. Notre système fiscal privilégie la spéculation, au détriment de la valeur ajoutée et du travail. Une taxation de ces opérations relevant de l’économie-casino permettrait facilement de “remplir les caisses”. Mais le rapport Attali, comme ses prédécesseurs, prend soin de ne pas en parler.

 

=>  Héritage et mérite. Si les droits de mutation sont abordés dans le rapport, les droits de succession ne sont même pas évoqués. Qu’en est-il des impôts s’appliquant à l’héritage ?... Nouveau silence du rapport Attali…

 

C’est, pourtant, la clé de voûte d’une société fondée sur “le mérite”, et non pas sur la rente de situation ou sur l’héritage. Il est normal qu’un héritage minimum soit exonéré, ou faiblement taxé, s’appliquant à la résidence principale et à un patrimoine n’excédant pas, par héritier, une certaine limite (pouvant être évaluée sur la base d’années/Smic).

 

Au-delà, la progressivité des droits de succession devrait être élevée, afin d’assurer la solidarité de la collectivité dans ses retraites et son système de santé. Là encore, il convient de ne pas assimiler le fruit du travail d’une famille sur toute une vie, avec les fortunes édifiées sur la spéculation ou sur la corruption. Quand ce n’est pas sur ces deux paramètres à la fois.

 

 

iii)  Fiscalité des entreprises

 

Le rapport Attali n’échappe pas à l’exercice obligé : le “chœur des pleureuses”. Sous prétexte de compétitivité, les organisations patronales souhaitent des exonérations fiscales, notamment sur l’impôt des bénéfices.

 

Mais loin de faire bouger les choses, dans un sens dynamique, le rapport Attali est incapable de proposer la moindre innovation. Des distinctions élémentaires, au moins, devraient s’appliquer :


=>  Un système de taxation élevé sur les profits des sociétés bénéficiaires qui licencient et délocalisent.

 

A l’abri du mythe de “la destruction créatrice” et de la “compétitivité”, des entreprises détruisent des emplois au sein de notre collectivité, alors qu’elles amassent des profits, souvent considérables. Pour les distribuer aux actionnaires. Ces destructions d’emplois correspondent, en fait, à la spoliation de ceux qui ont travaillé et contribué à la prospérité de l’entreprise.

 

La collectivité doit se rembourser sur les avantages acquis pendant de nombreuses années : sacrifices salariaux, subventions reçues, exonérations et aides fiscales, usage des équipements d’infrastructure et autres (transports, voieries, éducation, santé, ports et aéroports, etc.) financés par la collectivité, usage du label "France" alors que l’essentiel de la fabrication est délocalisée, etc.

 

Une entreprise n’est pas créée ex nihilo sur une terra incognita… L’appartenance à une collectivité a un prix. Lors des licenciements et délocalisations, dans un environnement bénéficiaire, un impôt sur les profits, à hauteur de 50 % minimum, serait à appliquer.

 

 

=>  Un système d’avantages fiscaux pour celles qui créent des emplois de longue durée.

Les exonérations fiscales ou les diminutions d’impôts, ne seraient accordés qu’aux entreprises qui créent des emplois de longue durée (non pas des remplacements de départs à la retraite ou autres astuces du genre).

 

Le critère d’évaluation d’une bonne gestion d’entreprise devrait être la création d’emplois et la valorisation du travail. Non pas, le contraire.

 

 

=> Un système de redevance et de royalties, en faveur de l’Etat, sur les marques d’entreprises délocalisant la quasi-totalité de la production hors de France. Les sociétés utilisant le “label France”, notamment dans l’industrie dite “de luxe”, auraient à verser des royalties pour utiliser les marques de produits, dits “français”, entièrement fabriqués à l’étranger.

 

Autrement dit, comme on le constate dans plusieurs cas, il y aurait "nationalisation" des marques ayant édifié leur réputation sur le travail de la collectivité pendant des années. Il serait temps de mettre un terme à ce type de spoliation au détriment de la collectivité.


Notons, au passage : aucune suggestion ou allusion, le grand silence, quant à la "participation des salariés au capital de l'entreprise", à la revalorisation du travail, à la distribution des bénéfices… Les grandes idées sociales du Général de Gaulle. Vite enterrées par ses successeurs…

 
 
 
iv) Emplois protégés et sinécures 
 

L’affaire des licences des taxis a été une excellente opération de diversion. Vieille tactique de la désinformation. La cape rouge devant le taureau… Car, profitant de l’occasion, c’était passer à la trappe les emplois protégés et autres sinécures, dont bénéficient outrageusement les castes au pouvoir.

 

Le cumul des mandats chers à nos politiciens, en premier. C’était faire oublier, ensuite, tous ces postes et emplois, dans le public comme dans le privé. Trustés par les mêmes, se renvoyant l’ascenseur.

 

Ce réseau dont la nomenklatura est la principale bénéficiaire : dirigeants, administrateurs, conseillers... Les mêmes occupant chacun une dizaine de postes ou d’emplois, avec des salaires sans commune mesure avec la prestation livrée.

 

Paralysant les promotions et l’émergence de talents. S’apparentant davantage à une maffia qu’à un milieu ouvert à la diversité, la compétition, le changement, le renouvellement, la récompense du mérite…

 

Prenons un exemple : dans l’audiovisuel, ce “nouveau clergé” chargé d’administrer « l’opium du peuple ». Les mêmes individus se retrouvent à la TV, radio, journaux, hebdomadaires, etc. Tour à tour, ou en même temps, animateurs, chroniqueurs, dirigeants… Des dizaines d’emplois, trustés par une poignée de ces “cardinaux” et “évêques” d’un nouveau genre, chargés de véhiculer “la bonne parole” de la ploutocratie en place. Emblématique de l’abus de position dominante de certains clans. Les dernières “affaires” Christine Ockrent en sont une lamentable  illustration.

 

Evidemment, il convient de ne pas assimiler les dérives de ce “haut clergé”, avec les soutiers de l’audiovisuel vivant dans une extrême précarité. A l’image du “bas clergé”, à la veille de la Révolution…

 
 

3.   La protection des féodalités commerciales et industrielles : cartels et oligopoles

 

fardeau_des_privileges.jpgNos systèmes économiques sont contrôlés, sans aucune régulation véritable, par des oligopoles et cartels. Une poignée d’entreprises détenues par une richissime "aristocratie".

 

Exerçant une totale emprise sur des marchés “captifs”, où les consommateurs se retrouvent prisonniers. Si la privatisation des monopoles des services publics est sans cesse rappelée, les monopoles privés sont soigneusement occultés, dans les rapports du genre de celui de la Commission Attali.

 

Au contraire, tout est argumenté pour accentuer les “monopoles privés” au détriment du citoyen et de la collectivité. C’est le renforcement forcené des féodalités qui est proposé. Sous deux aspects : privilèges directs et privilèges occultes :

 

 

i) Renforcement des privilèges des groupes féodaux 

 

On retrouve les deux grands pôles féodaux, soutenus dans le rapport Attali :


=>   La Grande Distribution, secteur contrôlant pratiquement 90 % de la distribution en France, avec un effet de nuisance ravageur quant à la destruction des emplois et du tissu social.

 

Au lieu de proposer un démantèlement de ces monopoles et de leurs "centrales d'achats", afin de stimuler une authentique concurrence, le rapport recommande son renforcement, dans la glorification de la “libre concurrence”…


=>  Le secteur des pétrochimistes et de l’agriculture industrielle (dont le business est en étroite interaction): produits pharmaceutiques, phytosanitaires (pesticides), vétérinaires, semenciers - producteurs d’OGM, agriculture industrielle, etc.

 

Froidement, le rapport, préconise la suppression du principe de précaution (11) : les dangers encourus par la santé publique sont subordonnés aux intérêts immédiats de ces lobbies.

 
 

ii) Silence sur les distorsions anticoncurrentielles et corruptrices

 

Des masses de capitaux et d’argent payés par les contribuables, sont utilisées sans contrôle, souvent sans discernement, dans des circuits occultes, détournés, gaspillés, alors que de substantielles économies pourraient être réalisées. Des milliards pouvant être redistribués ou, en tous cas, remplir les caisses de l’Etat.

 

Ce grand silence du rapport Attali, s’applique, en particulier à trois « trous noirs » :


=> Les entreprises vivant des marchés publics. Aucune recommandation relative à la transparence des marchés publics, monopolisés par quelques entreprises.

 

Une transparence des marchés publics, et de leurs appels d’offres, permettrait une économie de 20 à 30 %, au minimum, sur le coût de ces marchés. Par des délibérations publiques, avec des documents relatifs à l’octroi de ces marchés, accessibles en ligne, notamment les propositions examinées lors des appels d’offres.

 

Une poignée d’entreprises verrouillent, en effet, les services aux collectivités : ramassage d'ordures ménagères, parkings publics, distribution d’eau et d'énergie, téléphonie mobile, accès internet, gestion des monuments historiques, jusqu’aux pompes funèbres.

 

Tous ces oligopoles et cartels, constituant des rentes de situation, sont à démanteler afin de stimuler la concurrence, la création d’entreprises, notamment régionales.

 

 

=> Les lobbies de l’armement et le budget de la défense nationale (45 milliards d'euros en moyenne chaque année...) sont complètement occultés. Alors qu’il s’agit du secteur industriel constituant un monopole partagé par quelques entreprises. Monopole où règnent gabegie et corruption : contrats d’armement, subventions pour les recherches, etc. Octroyés dans l’opacité la plus totale.

 

Sans oublier les milliards dépensés, à l’étranger, dans des expéditions ruineuses et lamentables dans leur exécution. Exemple : la tristement célèbre Opération Turquoise au Rwanda. Voir le récit ébahi, du général canadien Dallaire, commandant à l’époque le maigre contingent de l’ONU, devant le luxe, la débauche de matériels et d’équipements déployés par l’armée française dans sa rocambolesque équipée au Rwanda… (13).

 

 

=> Les crédits à la “Coopération”, sans aucune régulation, sans aucun contrôle, servant à soutenir les pires dictatures. Une des sources de financement des partis politiques français, ainsi que l’ont démontré les recherches. Tout spécialement, dans les sinistres opérations de la  “Françafrique”, appelée aussi “France-à-Fric” (14)…

 

Des milliards qui partent en fumée, chaque année. Grand silence…

 


4.   La protection des féodalités financières : banques et assurances

 

Le secteur bancaire, en dépit des techniques informatiques de masse, derrière l’habillage immobilier luxueux de ses directions et agences, représente le secteur le plus sclérosé de France (dans d’autres pays, aussi).

 

Loin d’assumer sa responsabilité fondamentale, celle de stimuler la création d’entreprises, on constate en fait un analphabétisme complet en ce domaine. Il tue, il étrangle, il étouffe, il freine la création d’entreprises et leur développement. En conséquence : la création d’emplois.

 

Impossible de trouver une recommandation dans le rapport Attali, une initiative consistante, à part reprendre les formules creuses des études indigentes, telles que celle du Rapport Montaigne (12) : Pourquoi nos PME ne grandissent pas.

 

Cet aspect et les défaillances de ce secteur “privé”, dans le domaine de la création d’entreprises, sont soigneusement oubliés.

 

Comme dans un carrousel, on reprend donc le bla-bla-bla habituel : l’Etat doit faire ceci ou cela. En fait, l’Etat n’a pas à financer la création d’entreprises. C’est au secteur bancaire de prendre des risques, via des sociétés de capital-risque et des banques d’affaires, au lieu de jouer des milliards d’euros dans l’économie casino, ou de se consacrer exclusivement au financement des "grands groupes".

 

C’est dans la création et dans l’accompagnement du développement d’entreprises et la création d’emploi que ce secteur doit orienter ses politiques et être jugé. Principalement, PME et PMI. Qui représentent plus de 60 % des emplois en France et pratiquement 100% de la création d’emplois actuellement.

 

Trois mesures immédiates, non évoquées dans le rapport Attali, pour “réveiller ” ce secteur :


=>  Recyclage des états-majors des banques, avec stages obligatoire dans des PME-PMI. Les dirigeants de ces établissements financiers sont des “notables”, analphabètes dans la création d’entreprises. Issus d’écoles à concours, ils n’ont aucune idée des problèmes d’investissement et de créations d’entreprises. Tout simplement, pour n’y avoir jamais mis les pieds. Ils ne connaissent que les parcours de golf et les déjeuners d’affaires avec les représentants des “grands groupes”…

 

C’est ainsi que des PME “pointues” dans leur domaine, travaillant à 100% sur des marchés internationaux, se retrouvent devant des banquiers ignares de la réalité commerciale de leur secteur d’activité et des marchés sur lesquels elles évoluent. Incapables de comprendre leurs besoins de financement spécifiques.

 

 

=> Obliger les établissements financiers à utiliser une grande partie de leurs fonds (les "remplois", dans le jargon) dans des structures adéquates pour financer la création d’entreprises. La “prise de risque”, doit se faire dans la création d’emplois et non pas dans le jeu de la spéculation boursière. Où, des banques s’amusent à perdre 7 milliards d’euros, sur une seule année…

 

 

=> "Casser les ententes" entre banques. Les ententes sur les taux entre banques sont à sanctionner.

 

Une authentique concurrence doit être instaurée. Doublée par une révision de leurs facturations qui atteignent une dimension usuraire, pour les particuliers et les petites entreprises. Avec des taux d’augmentation du TEG de 25 % par trimestre (oui : par trimestre !) en 2007. Les meilleures conditions n’étant accordées, une fois de plus, qu’aux “grands groupes” incapables de créer des emplois…

 

Des mécanismes de pénalisation, au niveau de leur refinancement et de leurs profits, seraient à mettre en place pour sanctionner les établissement financiers ne participant pas à cet effort de redynamisation de l’économie.

 

Même chose, pour les compagnies d’assurance. Les comportements et archaïsmes sont identiques. Vivant grassement sur un marché ultra protégé. Elles contribuent à majorer les coûts de fonctionnement des entreprises en création et en développement.

 

Je me limiterai à un exemple : fin 2007, le coût d’une assurance en “responsabilité professionnelle” à hauteur de 2 millions de livres sterling (près de 3 millions d’euros), pour une entreprise de services, est 7 à 10 fois plus élevé en France qu’en Grande Bretagne (j’ai le dossier sous les yeux…) !...

 

Ces points d’ancrage, expression du refus de toute remise en cause de ses privilèges, sont révélateurs de l’immobilisme de la caste au pouvoir, de sa sclérose intellectuelle et de son déni de la rénovation du contrat social, donnant du sens à notre collectivité et organisant ses institutions.

 

Cette tétanie des oligarchies ne se limite pas à la France. L’Europe entière est atteinte par cette pathologie.

 

Ne l’oublions pas : c’est une politique imposée par les instances européennes. La Constitution européenne est claire : l’Europe est une organisation de la protection des privilèges et non pas de la justice sociale. Le changement en profondeur devra donc se faire dans un contexte de crise, comme toujours.

 

Crise que les élites, dans leur aveuglement, ne verront pas venir…

 

Oui. Protégeant la rente aristocratique, dogmes, tabous et silences, “ pieds d’argile” de cette Usine à Gaz, en carton pâte …

 
 
 
 

 
 
 
 

(1)  Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française – Sous la présidence de Jacques Attali, 245 p., téléchargeable : www.liberationdelacroissance.fr

(2)   Pour vous amuser, regardez (vidéo téléchargeable) l’obséquiosité sirupeuse d’un Jean-Pierre Elkabbach recevant Jacques Attali et des membres de la commission, dans l’émission Bibliothèque Médicis sur la chaîne TV “Public Sénat”.

(3)  Lire l’intéressante critique, même si on reste sur sa faim au niveau des contre-propositions, éditée par le cercle de réflexion La Forge : Contre - Expertise du rapport Attali – Assemblée Nationale – 24 janvier 2008, www.la-forge.info

(4)  Les principaux rapports ou études étant :
=>  Mondialisation : les atouts de la France, Philippe Aghion & al., La Documentation Française, Paris 2007.
=> Politiques de la Concurrence, David Encaoua et Roger Guesnerie – Conseil D’Analyse Economique – La Documentation Française, Paris, 2006.
=> L’économie de l’immatériel – la croissance de demain, Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet, Commission sur l’économie de l’immatériel - Ministère de l’Economie, des Finances et de l’industrie, Paris, novembre 2006.
=>   Pourquoi nos PME ne grandissent pas, Anne Dumas, Institut Montaigne (“think tank” ou lobby créé par Claude Bébéar – AXA) Paris, juillet 2006.
=> Productivité et Croissance, Patrick Artus et Gilbert Cette, La Documentation Française, Paris, 2004.

(5) Cf. Rapport sur L’économie de l’immatériel – la croissance de demain, (Op. Cit.), préconisant la “protection des idées” (p. IV de l’introduction générale). Visiblement, les auteurs ne maîtrisent pas leur sujet. Une « idée » n’est pas protégeable. Ce serait paralyser l’innovation. C’est sa réalisation technique ou pratique, conduisant à une exploitation et à une commercialisation, qui l’est. Principe de base de la propriété intellectuelle …

(6)   Le Sursaut – Vers une nouvelle croissance pour la France, groupe de travail présidé par Michel Camdessus, La Documentation Française, Paris, 2004.

(7)   Cf. p. 20, sous le titre : “Conduire la réforme tambour battant”. Ou encore, p. 235 : “Le Président de la République et le Premier Ministre devront d’abord se convaincre de l’intérêt d’appliquer les conclusions de ce rapport. Ils ne devront pas pour cela ordonner d’étude nouvelle : s’ils en retiennent le principe, ils devront mettre en œuvre ces conclusions.”

(8)   Cf. p. 94, sous le titre : “Décision 99” : … (pour les étrangers hautement qualifiés) “… mise en place d’un guichet spécifique pour la délivrance rapide de titres de séjour de longue durée…”

(9)   Cf. “Décision 87” : “Sécuriser l’approvisionnement des ressources minières…”

(10) Cité dans le rapport Mondialisation : les atouts de la France, (Op. Cit.), p. 47, note 5.

(11) Cf. p. 91, la longue argumentation : “Repenser le principe de précaution…”

(12) Pourquoi nos PME ne grandissent pas, Op. Cit.

(13) Dallaire, Roméo, Shake hands with the devil : The failure of Humanity in Rwanda, Knopf Canada, 2003.

(14) Cf. les remarquables travaux et combats du regretté François-Xavier Verschave.

 
 


 
 
 
 
¤ Photo : Yves Fourgues
¤ Caricature du XVIII° siècle : Le Fardeau des Privilèges. Le peuple ployant sous le poids du clergé et de l’aristocratie…



 

 

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Published by Georges Stanechy - dans Economie et Ploutocratie
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commentaires

ciborg 08/10/2008 13:55

QUEQUES          REMARQUES     SUR   LE   RAPPORT   ATTALI  
            Pour moi ces mesures ne reflètes pas la réalité de l’économie française, Attali pourtant économiste averti sait que dans le cas d’une haute productivité du travail, une baisse tendancielle des taux de profits qui rend inévitable des délocalisations vers des pays ou la main d’oeuvre est 15 a 20 fois moins chère, il sait aussi que le temp. De la restructuration et la création de nouveaux emplois sont très long, et ne sont pas les soucis et les priorités des gros patrons, et que combien même, si il y avait un secteur de la recherche en pointe qui  produirait   d’une  façon rentable des brevets biotechnologiques et techniques en quantités suffisantes, le chômage serait inévitable. Il doit savoir aussi que le passage a une société de services avec un niveau conséquent de valeur ajouté n’est possible que dans le cas ou la recherche, l’enseignement supérieur, l’éducation, la culture, la formation doivent êtres facilement accessibles a un toujours plus grand nombre de jeunes .Ce qui est  apparemment contraire a la sélection qu’il préconise. Les mesures Attali ne sont pas des mesures applicables à une économie développée comme la france. Pour moi ces mesures sont plus une description d’une situation économique  dont les goulots d’étranglements seraient justement levés par la mise en pratique d’une partie  de  ces dispositions, ce qui est loin d’être le cas en france. Tout le monde convient qu’il faut  améliorer  et moderniser  , ce qui ne  veut pas dire  nécessairement  privatisations  et déréglementations des secteurs publics .Pour entamer des reformes sérieuses  a mon avis il  faudrait  commencer par s’inquiété des gros revenus  illicites est injustifiés et surtout des revenus financiers , stocks options, parachutes , etc….. Par le passé la politique fiscal  d’un état,  était un  levier économique pour corriger les injustices sociales et permettre  à l’état  d’assurer les investissements  dans infrastructures lourdes, dans la recherche, dans les équipements socio collectifs. Maintenant  Monsieur Attali, les 15 milliards de cadeaux  donner a ce qui n’ont en pas besoin était un mauvais calcul des économistes attitrés, parce que on pensait  qu’une grande partie de ces milliards allait renforcer la capitalisation boursière tant souhaiter par les patrons du CAC 40. Voila la réalité qu’on ne dira jamais la presse du pouvoir.Pour  un soit  disant « expert »  il devrait  se rendre compte  que le  système  économique  ultralibéral  est  au bout  de la fin  de sa course . Combien  même  il  insiste  sur  la concurrence  qui   fera  baisser  les prix  des  produits  , alors  qu’on a  une expérience  récente  avec  les  opérateurs  de  téléphonie . Que c’est- il  passé ??  , et bien tout  simplement  depuis  1998  ils  s’ étaient  entendus  bien sur secrètement  entres eux pour  maintenir  les prix  et  facturer  des appels  qui font moins  d’une minute, et  cela jusqu’en 2006  ou la pseudo  association  de  défense  des consommateurs,  parce qu’elle avait reçu  beaucoup de plaintes, les  a  attaquer  en  « « justice » »  pour  enfin  et surtout pour  la galerie  ils  soient  condamner  a payaient   une amende  de  500 millions d’euros .  Qui  va savoir  si c’est vrai ??? .Ils faut  que  les gens  sachent  que 500 millions  d’euros représente  seulement  une semaine  de chiffre d’affaire de ces multinationales. Et c’est pareil  dans la grande distribution. . A quoi  servirait une  autorité  de  la concurrence ??? Qui ne peut même pas agir sur les infractions  de l’épicier du coin ??   .Attali doit savoir qu’il y a un changement de société qui s’opère en ce moment, mais certainement pas celui qu’il préconise, Attali est carrément à l’opposé de la tendance qui s’affiche. En tous les cas j’ai suivi de très près ces déclarations a propos de son rapport et ai trouvé qu’il y a beaucoup de contradictions dans ces idées. En conclusion son projet traduit le désarroi des classes dirigeantes qui n’ont aucune solution a la grave crise financière qui paupérise à une vitesse vertigineuse des pans entiers de la société. Je trouve aussi très étonnant qu’il ne dit rien sur la faiblesse du dollar sur l’euro fort ,et sur les graves détériorations des termes et des valeurs des échanges commerciaux qui grève les exportations européennes et notamment françaises a tel enseigne qu’il faut délocalisé une parti de la construction aéronautique ? Et encore ou ? Au  USA. Je m’attendais à ce qu’il s’exprime sur la débâcle financière internationale qui fait des ravages, surtout  dans les  pays  du SUD  qui  voient  une flambé des prix de  denrées alimentaires  entraînant  des famines sur des populations  déjà  fragiles . Mais apparemment il est parti prenante de cette situation qui certainement doit favoriser ces actions en bourse.       
 C’’est clair  pour  lui    «  il  n’ y a pas de problème de pouvoir  d’achat » ?? On peut  être hypocrite mais a ce point   quand  même ?? Quand  vous  faites le marché c’est visible même pour des pauvres aveugles.  Il  juge que la société française  est  très mal à l’aise  avec elle-même ????  Si  elle  ne vivait  pas   de graves  maux sociaux, la société  française   ne se  sentirait  pas tellement   mal  a l’aise . Pour ATTALI   Le sentiment   de pauvreté  est injustifié ?  alors  que même pour les plus optimistes   il est  réel ,il y a une paupérisation  galopante ,  80 % de la population  active occupe  des emplois précaires , révocables  et d’une faible qualification . Même  si ce sont des emplois  placebos, tout le monde a peur de le perdre. et  c’est dire aussi combien c’est grave que le niveau  professionnel et  culturel  baisse , Attali  doit savoir  comment  on Mesure l’élévation du niveau  culturel , intellectuel , du niveau éducatif  et scientifique d’une société donné ????. On  serait d’accord  pour  dire  que la  France n’ est  pas  un pays  pauvre , mais la  il  parle  d’un  sentiment  très  justifié   d’injustice ?? Pourquoi  alors  les français nourriraient-ils  ce sentiment ????  Si l’injustice  n’était pas flagrante  et criarde ? Pour lui « le problème n’est pas le pouvoir  d’achat mais la répartition  du pouvoir  d’achat » là aussi  on a l’impression d’écouter un cours d’économie  Marxiste , il sait  très bien que pour aboutir a une meilleur et juste  répartition  du pouvoir  d’achat  il faut  agir sur les institutions  super structurelles et  réorienté d’une façon substantielle leur politique social économique, ce qui  malheureusement  ne peut pas s’obtenir  avec une démocratie financiarisée , ou les rouages  de l’état  républicain  ne  sont  là  que pour entérinés les décisions  des multinationales et des prédateurs financiers. Et   le plus grave  c’est quand  il  dit  que nous serions  face un choix, la France se trouve face a un choix,  « «  Donner une sécurité  définitive , a vie , avec moins de perspectives , ou  moins de sécurité  pour  ouvrir  des perspectives  et des vies  plus  enrichissantes » », evidemment il s’agit d’un choix de société, les gens veulent-ils changer de société ?? et ce n’est pas a lui d’impregner la tendence, par contre il ne dit  pas que pour une pseudo réussite sociale  combien faudra t il  de casse  sociale ?? , il met le doit  sur le vrai  problème  des temps modernes , sa conception  libérale le fait encore  douter  des alternatives économiques absolument  indispensables aux nouvelles  tendances qui rejettent la  mondialisation  et  pour un retour  a des économies autocentrées  vers un véritable développement  de la société civile  du  XXI ieme  siècle

Modérateur 08/10/2008 12:42

@ CiborgProblème technique : le texte n'apparaît pas. Les textes en "copié-collé" à partir de Word éprouvent des difficultés dans leur transmission.

ciborg 08/10/2008 10:58

eva journaliste-resistante a l'intolerable 08/03/2008 18:58

Georges. Je t'ai mentionné récemment à plusieurs reprises dans mes blogs, et comme référence journalistiqueTa pensée est élaborée, je la dégustemes articles étant repris sur différents sites, dont l'Aviseur International, ton nom circule pas mal actuellementTon nom est un gage de qualité. Une référenceDans mon dernier post, exceptionnellement à visée pratique, j'explique les obligations, et les risques, du "métier" de blogueurIl y a aussi sur ce post des articles remarquables, d'un site à découvrir, legrandsoir, avec par ex un "torture des enfants palestiniens"à signaler aussi sur mon post "J'ai honte d'être juive"...., en commentaires, une sorte de revue de presse sur les événements de la régionBonjour à Chahid, ton alter ego dans la penséeMerci pour ton commentaire, sur mon 2e blog, sur la désinformation, il est magistral et je l'ai mis dans un post.Fraternellement Evasuperbe article sur le terrorisme institutionnalisé, sur oulala, en ce moment

Chahid 02/03/2008 23:14

Bonsoir GeorgesJe me rappelle avoir discuté il y a des mois de la même chose, c'est-à-dire « l’Union Méditerranéenne », avec Mme Aline… Depuis, je suis à la recherche d’opinions maghrébines et de documents fiables sur la question, ne voulant pas écrire « n’importe quoi », je crois que Mounadil Djazaïri avait publié quelque chose là-dessus, je vais vérifier.  Personnellement, je crois qu’en l’absence d’une solution au conflit du Sahara marocain, mettre le Maroc et l’Algérie dans un même cadre ou projet, c’est le vouer à l’échec ! Cette « Union Méditerranéenne » sera certainement paralysée par la rivalité, les spéculations et les surenchères entre les deux pays, et c’est tant mieux !Par contre, le vrai projet de développement qu’est le Grand Maghreb Arabe est otage de deux pays qui se blessent mutuellement par immaturité politique. Bien à toi.

Georges Stanechy 29/02/2008 17:28

 Chère Aline Je partage votre sentiment de vivre sous une nouvelle forme d’Ancien Régime. C’est pour cela que j’ai repris cette illustration de l’époque sur Le Fardeau des Privilèges : le peuple ployant sous le poids du clergé (que je j’actualise par “les médias”) et l’aristocratie. Notre ploutocratie, devrait-on dire. La Cour, par son ambiance, rappelle celle de Louis XV, et son aveuglement devant la situation d’injustice sociale et de l’abus des privilèges, celle de Louis XVI… Attali est, comme vous le rappelez, l’archétype du courtisan. Nullement éclaboussé par plusieurs affaires de plagiats, il arrive à hanter en permanence les allées du pouvoir. Talleyrand au petit pied… Lorsqu’il s’est fait “jeter” de la BERD, je séjournais à Londres. Il s’était rendu insupportable par sa suffisance et son incompétence. La faveur de notre monarque de l’époque (“l’Arsouille”, comme le surnommait de Gaulle), l’avait catapulté à un niveau de responsabilité qui le dépassait.  Présomptueux, il avait voulu sauver sa réputation en se faisant interviewer dans la célèbre émission de David Frost, que j’ai regardée. Ne maîtrisant pas l’anglais, sa magie du verbe de “beau parleur”, qui plaisait tant au prince, ne pouvait fonctionner. Il s’est fait éreinter…  Plus tard, il perdit la faveur du prince et fut même refoulé à l’entrée du domicile de Mitterrand, lorsqu’il voulut présenter ses condoléances. Mais la roue tourne, et le voilà bien en cour. A nouveau… L’exemple vient d’en haut… Bien à vous  

Aline-Mariali 28/02/2008 19:40

Cher Georges, bonjour. Salam cher Chahid, En lisant votre tableau critique exhaustif du rapport Attali, je me suis interrogée sur les raisons qui ont fait que la montagne a accouché d’une souris, comme vous l’avez excellemment démontré. J’en vois 5 . Deux sont liées à la personne d’Attali et trois à l’environnement politico-économique. 1 – Si l’on fait abstraction du petit vernis « socialisant » qu’il partage avec d’autres crypto-libéraux comme Kouchner et Strauss-Kahn, Attali est un admirateur passionné et déclaré des banquiers anglo-saxons. Il est l’auteur d’un ouvrage dithyrambique sur la dynastie des Warburg (Un homme d’influence, Fayard). On sait le rôle primordial que le Warburg allemand (il faut que je retrouve son prénom) a joué dans le complot des banquiers et la main-mise du petit groupe de « baron voleurs » sur la FED , … hold-up qui se poursuit depuis lors. 2 – Attali a été un directeur éphémère de la BERD , tellement mégalomane et dépensier en vue de la satisfaction de ses goûts de luxe qu’il a été prié de démissionner – ce qui signifie qu’il a été limogé. Comment imaginer qu’un homme avec cette mentalité-là puisse avoir d’autres objectifs qu’ultra-libéraux ? L’aurait-il voulu, il en aurait été empêché par les contraintes intérieures et extérieurs qui pesaient sur son projet.3 - Le premier cadre dans lequel il a été obligé de produire son rapport a été, évidemment ,celui de la politique Sarkozy du fameux bouclier fiscal qui prévoit la distribution de la somme annuelle de 15 milliards d’euros en faveur des grosses fortunes. Après cela… comme le dit notre inénarrable Président, « les caisses sont vides".  Avec quels moyens réorienter une politique ? Il ne restait plus aux membre de cette « Commission » aussi fumeuse que toutes les autres commissions, qu’à concocter un meccano qui donnerait l’impression qu’on peut « doper la croissance » avec quelques gadgets. 4 – L’Union européenne est le seul ensemble politique ouvert à tous les vents. Avec le zèle qui caractérise les vassaux, elle applique à la lettre les directives ultra libérales prônées, mais non appliquées, par les USA pour leur propre compte. Pas de protections douanières, pas de préférence communautaire, pas d’unité fiscale. L’affaire Arcelor-Mittal, par exemple, montre qu’on ne peut empêcher les fusions , les acquisitions et les délocalisations intra-communautaires ou ailleurs, lesquelles provoquent la désindustrialisation et le chômage. 5 – Chapeautant le tout la religion capitaliste qui a succédé à la religion marxiste crée un environnement dans lequel les rapports de force à l’intérieur des sociétés et des entreprises a basculé au profit exclusif du patronat. Depuis 1989, date de la mort officielle du communisme, les patrons enfin libérés de toute inhibition morale s’en donnent à cœur joie et se vengent de la peur qu’ils ont éprouvée pendant quelques décennies en s’octroyant des revenus de milliardaires et en exerçant une pression à la baisse sur les salaires. Comme des mouches prisonnières dans une bouteille, Attali et sa commission ont tournicoté en se heurtant à tous ces « impératifs catégoriques » et ils ont fini par accoucher de quelques mesurettes en bousculant quelques professions à la périphérie du système, sans jamais pouvoir s’attaquer aux principes et au cœur du système : par exemple les coiffeurs (les pauvres ont-ils besoin d’être bien coiffés ? ) ou les taxis (c’est vrai, le matin, les riches sont mal servis) . Ils en ont profité pour gémir sur le poids des acquits sociaux ou les dépenses de santé. C’est vrai, ça, l’ hôpital est un gouffre ruineux, « rationalisons », c'est-à-dire restreignons les dépenses . D’ailleurs les riches n’y mettent plus les pieds et ne fréquentent que les cliniques privées , tandis que les nouveaux nomanklaturistes du pouvoir ont le Val de Grâce à leur disposition - alors qu’il était en principe réservé aux blessés de guerre. Ils ont reculé devant les internes si bien qu’il y a pratiquement un médecin par immeuble à Paris ou à Nice et que c’est le désert médical en province. Supprimons les régimes spéciaux , sauf ceux des députés et des notaires. Libérons le travail, ce qui signifie en langage clair, supprimons le code du travail, en attendant la TVA dite « sociale » , qui n’a rien de social et sera simplement un impôt supplémentaire. Quand les banques parlent de pertes faramineuses, on se demande d'où sortent ces milliards qu'il n'est pas question de taxer. Nos dirigeants ont oublié qu’il n’y a pas de pouvoir durable sans que l’exemple vienne d’en-haut et sans que ce pouvoir soit respecté, sauf à établir une tyrannie. J'ai parfois l'impression que nous sommes en 1788. 

Georges Stanechy 28/02/2008 12:23

  Chère Eva !   Speedy Eva !Tu m’inquiètes !... Keep cool… Take it easy…Les passions que nous partageons, les causes que nous défendons, ne doivent surtout pas nous rendre esclaves du Temps !...C’est nous qui devons le maîtriser, et ne lui accorder qu’un seul privilège : la décision de notre départ pour le Grand Voyage… Le reste nous appartient.Ok, pour un commentaire sur ton nouveau blog.Amicalement    

Georges Stanechy 28/02/2008 12:12

Bonjour ChahidOui. “Voile” et baudruches, et autres instruments de propagande… Le “réflexe citoyen” est de “démonter” ces artifices favoris des “rapaces”, comme tu le dis si bien !...En parlant de propagande, se développe en France une intense campagne sur la promotion de “l’Union Méditerranéenne”. Fruit du génie de notre Grand Timonier, à écouter la domesticité chargée de répandre l’encens de la Gloire céleste… J’exagère à peine, tant l’obséquiosité courtisane envahit les médias officiels.Je n’arrive pas à trouver une opinion circonstanciée d’intellectuels, du Maghreb en particulier. Pourrais-tu, si tu en as le temps, nous faire un post sur ce point ? L’idéal serait d’avoir, en complément, l’avis d’un Algérien (je pense à Mounadil Djazaïri) et d’un Tunisien.Bien à toi

eva journaliste-resistante a l'intolerable 27/02/2008 21:49

Bonjour StanJe viens d'apprendre la parution de cet article magistralpas le temps de le lire maintenant, je suis débordée... et en plus je suis en train de m'attaquer à la pieuvre scientologuemais1° en diagonale, j'ai noté des termes : capitalisme sauvage, caste au pouvoir, loi du plus fort, paternalisme, protection de la rente, le mérite, "l'eugénisme" en qq sorte, les gains spéculatifs, clans, domination, oligarchie etc - un miroir de notre société diabolique2) j'envoie l'article à Michel Collon, il sera sélectionné, j'en suis sûre3) je le mentionnerai dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com (prochain article) et dès maintenant sur le 2e (article communautarisme sur FR2 - tu en parles, emplois protégés-  et Enderlin, demander la nationalité palestinienne.... bloghttp://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/bravo amicalement Evaveux-tu stp m'envoyer un commentaire sur mon 2e blog pour corroborer mes écrits, avec le passage copié-collé, par ex, de "prenons un ex, audiovisuel" , en donnant la référence de ton article. Il s'insère parfaitement dans le sujet - je crois

Chahid 27/02/2008 21:41

@PHILCOSoit vous avez lu tout le post de Georges et vous n’avez pas pu distinguer les propositions des critiques, et c’est embarrassant pour quelqu’un d’« averti » comme vous.Soit vous n’avez pas lu, et commenté quand même, et c’est absurde de votre part. Devons nous proposer à Georges de t’indiquer par des notes en couleurs chaque proposition dans son post qui en compte plus d’une vingtaine, genre « PHILCO vous êtes ici devant une proposition » (le truc du métro quoi!).Ainsi par exemple devant ce passage : « Trois mesures immédiates, non évoquées dans le rapport Attali, pour “réveiller ” ce secteur : », Georges devrait mettre « PHILCO vous êtes ici devant des propositions ». Du Braille virtuel ! J

Chahid 27/02/2008 20:29

Bonsoir GeorgesLe Rapport Attali, les autres rapports, Attali lui-même ou d’autres « propagandistes », participent minutieusement et efficacement à défendre le « voile de secret » (expression de Sir Anthony Mason, ancien président de la Haute Cour australienne) qui maintiendra et perdurera encore des décennies l’oligarchie et la rapacité des uns et la misère et l’ignorance des autres.De tels rapports sapent avant tout, la démocratie et la coexistence dans chaque société. Comment peut-on coexister avec la tyrannie privée ? Bien à toi

Georges Stanechy 27/02/2008 18:00

@ PHILCO

Libre à vous de déformer mes propos.

Aller à “contre-courant”, d’idées reçues ou de désinformations, n’est pas empiler critique sur critique. Vous le savez fort bien. Cela ne présenterait aucun intérêt, et il y a longtemps que j’ai cessé de m’en prendre à mon nounours pour m’affirmer !...

Il ne m’appartient pas d’établir des contre-propositions au rapport Attali. Par contre, dégonfler une baudruche se positionnant en "Phare" de l’avenir de mon pays, me paraît un devoir citoyen. C’est ma seule prétention.

Au demeurant, mes critiques sont adossées à des faits et ouvrent des pistes dans plusieurs directions : de la fiscalité au repositionnement des banques, en faveur des entreprises qui créent des emplois et de la valeur ajoutée. Ou encore, dans l’instauration d’une authentique “concurrence régulée”, en lieu et place de la promotion et protection de monopoles ou oligopoles, dans l’opacité et la corruption. Si vous ne les avez pas perçues, j’en suis désolé.

Au risque de me répéter, quant au “modèle de société”, je ne pense pas que le “modèle idéal” soit à portée de main. Lucidité et modestie intellectuelles sont nos meilleures armes, dans ce long cheminement. Je vous renvoie aux chercheurs que je vous avais déjà cités, en particulier Amartya Sen et John Rawls.

Plutôt que “modèle”, je suis attaché à des “”valeurs. Notamment, celles qui sont le fondement de notre République : liberté, égalité et fraternité. Certes, elles relèvent du domaine de l’utopie, sinon ce serait le paradis sur terre. Mais, il nous appartient, en tant que citoyens, de faire en sorte que nos systèmes, institutions et culture s’orientent dans cette direction. Au lieu de les nier, comme nos appareils politique, économique et social, s’ingénient à le faire actuellement…

PHILCO 27/02/2008 10:07

Bien. Mais je ne lis là que critique et encore critique! Pas une seule proposition alternative sauf une référence "aux idées sociales de De Gaulle"... Quel intérêt que de distiiler ainsi autant de critique si ce n'est pour rien proposer? Je vous avais déjà demandé quel était votre modèle de société pour avoir une base de discussion. Vous m'aviez répondu "aucun système n'a mes faveurs". OK, mais si vous avez autant de critiques, vous devez tout de tout de même des contre propositions à faire, non?