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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 14:40

 

 

De Versailles …

 
« Nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère, et le petit mitron »
. Célèbre refrain chanté par les manifestants ramenant le roi Louis XVI, la reine et le prince héritier, de Versailles à Paris. Après deux journées d’échauffourées, provoquant la mort de quelques protestataires et membres de la garde royale.

 
Evènement marquant : essentiellement des femmes, environ 7.000 d’après les estimations de l’époque. Faisant le trajet à pied, depuis Paris, pour protester et exprimer leur colère au roi de France, contre l’explosion des prix et l’impossibilité de trouver de la farine pour confectionner du pain. C'était le 6 octobre 1789, en début d’après-midi.

 

 

Manifestantes parisiennes en route vers le palais royal de Versailles

 

Une mise en cause populaire des symboles du pouvoir. D’une politique économique, dans un des pays les plus riches du siècle, ne cessant d’enrichir les riches par de perpétuels cadeaux fiscaux, octrois de sinécures, prébendes et monopoles.

 
Ecrasant d’impôts le reste de la population, non sur leurs revenus déjà très faibles, mais par un système de taxation sur la consommation, aggravé d’une spéculation sur les produits de première nécessité, entretenue par les hommes de paille des privilégiés du régime. Au point d’en arriver, pour ces populations méprisées par l’aristocratie, dans la pauvreté, au seuil de la famine.

 
Disette, famine, misère, explosion des prix des denrées de base, étaient des fléaux récurrents en ce 18° siècle. Mais, trois siècles plus tard, les mêmes n'en continuent pas moins de secouer des pays, sur plusieurs continents. Avec une intensité variable suivant leur niveau de développement économique.

 

 
A Calcutta …

 
Pas aussi dramatique que la famine de 1943, avec 3 millions de morts, dans la province du Bengale, me direz-vous. Amartya Sen, avait 9 ans à l’époque. Il en a été marqué à vie. Indien, originaire du Bengladesh, il a été un des premiers chercheurs à s’interroger sur les mécanismes et origines des crises alimentaires (1).

 
Il publia en 1981, Poverty and Famines : An Essay on Entitlement and Deprivation, dans lequel il démontrait que la famine de 1943, n’était pas la conséquence d’un manque de produits alimentaires. Au contraire, cette année là, la production agricole avait été supérieure aux années précédentes et toutes les ressources alimentaires étaient sur place. C'était les inégalités sociales et économiques, dont la quintessence s’exprimait dans les mécanismes de distribution des produits alimentaires, qui l’avaient provoquée.

 
Le Bengale, province de l’Inde alors colonie britannique, était miné par une injustice sociale qui provoquait une paupérisation dans les campagnes et dans les villes. Les achats importants de produits alimentaires par l’armée britannique, en lutte contre le Japon dans cette partie du monde sur différents théâtres d’opérations (dans la Birmanie voisine, en particulier), faussaient l’équilibre du marché, provoquant des augmentations impossibles à suivre par les plus modestes.

 
S’ajoutaient d’autres phénomènes pervers suscitant une panique, démultipliant la spéculation : constitution de stocks spéculatifs par une oligarchie soucieuse de profits immédiats et élevés, en complicité avec l’administration coloniale dont les membres éminents s’enrichissaient outrageusement. Avec, en conséquence, la manipulation des prix dans des hausses vertigineuses (2), facilitée par la maîtrise du circuit de distribution lié à cette même oligarchie.

 
Preuve, terrifiante par son coût humain, que l’autorégulation d’un marché, quel qu’il soit, est un mythe créé par des “économistes”, zélotes du “capitalisme sauvage”.

 
Colères, émeutes grondent, aujourd’hui, aux portes des pays riches, comme aux portes du palais de Louis XVI en son temps.

 

 
De Rome …

 

Ils étaient donc tous là : boulangers, boulangères et petits mitrons. Les “grands” et “petits décideurs” de ce monde. Du 3 au 5 juin, à Rome, rassemblés en un sommet de l’organisation de l’ONU spécialisée dans l’agriculture  et l’alimentation : la FAO (Food and Agriculture Organization). Du moins, institution conçue pour en anticiper et résoudre les problèmes, tout en assurant un minimum de cohérence dans leur résolution. (3)

 
Une des rares interventions pertinentes a été celle du représentant de la Suisse, Manfred Boetsch, directeur de l’Office Fédéral de l’Agriculture. Lui seul a dégagé la synthèse de la situation actuelle :

L’agriculture industrielle a échoué. L’agriculture familiale est la réponse au défi alimentaire”.


Tout est dit.  


Bien sûr, les médias dominants ne s’en sont pas fait écho, préférant "retartiner" les dépêches des agences de presse, copies conformes des communiqués des instances officielles. Pour nous livrer, une fois encore, leur traditionnelle bouillie. Eric de Ruest en a clairement épinglé les travers : Les Fausses Explications de la Crise Alimentaire dans la Presse (4).

 

Il évoque le cas emblématique d’Haïti qui, à lui seul en résume bien d’autres. Ce pays connaissait l’autosuffisance alimentaire, avant l’installation par l’Occident de la dictature de la famille Duvalier (5). Sa paysannerie a été éradiquée par l’importation du riz et autres produits alimentaires des pays occidentaux, subventionnant leurs producteurs. Provoquant une misère dont il ne peut sortir. Avec, aujourd’hui, un prix du riz augmentant de 200 %.

 

En fait, les mécanismes des crises et tensions sur les produits alimentaires sont connus, mais on ne les remet pas en cause : trop d’intérêts, financiers ou géopolitiques, et de création de fortunes faciles, en jeu.

 

L’agriculture industrielle, imposée par les pays occidentaux, avec une spécialisation dans des monocultures, a profondément déséquilibré l’économie des pays en développement, tout en accentuant inégalité économique et sociale. Coton, café, cacao, fruits (ananas ou bananes), céréales, élevage, dans d’immenses propriétés aux mains d’oligarchies qui sont le plus fervent soutien de la néocolonisation de leurs pays, servant d’écran à des multinationales (6). Rendant ces pays tributaires des marchés internationaux et des importations pour les produits alimentaires de base, dont les cours sont maîtrisés par les grands groupes agroalimentaires et leurs courtiers.

 

Car le marché international est le dernier à appliquer les principes de la “libre concurrence”. Ce sont des rentes de situation qui sont entretenues et protégées, grâce aux subventions à l’exportation accordées aux producteurs occidentaux, et au monopole de la distribution réparti entre quelques multinationales. A l’opposé de l’orthodoxie du “Libéralisme Economique”, systématiquement invoquée …

 

Les projections du modèle “occidental”, agricole et alimentaire, que les lobbies tentent de promouvoir en Inde, par exemple, démontrent qu’à terme ce seront plusieurs centaines de millions de personnes qui vont être jetées dans la misère absolue. Les évaluations les plus optimistes reconnaissent que l’industrie ou les services ne pourront pas les absorber. Les estimations, dans le cas de l’Inde, citent des chiffres de plus de cinq cent millions…

 

Stabiliser les populations, en évitant l’exode rural, en assurant un minimum de revenus et des ressources élémentaires rapidement accessibles, implique l’exploitation agricole familiale comme vecteur de développement essentiel. L’objectif de vouloir ramener une population active du secteur agricole à 3% ou 5% est  pure folie, dans des pays où il faudrait la maintenir entre 20 et 50 %.

 

De même, forcer les pays en développement dans des mécanismes brutaux du libre échange, faussé par la politique de subventions à l’exportation des productions occidentales, est une erreur fondamentale. Encourager la spéculation sur les produits de première nécessité de l’humanité, une aberration. La “bombe” qui menace l’humanité est là, pas ailleurs…


 

 

Tous les chercheurs et praticiens, un tant soit peu “honnêtes”, l’admettent : les économies en développement ne peuvent être livrées brutalement à l'emprise de marchés et, surtout, de spéculateurs, dans un environnement non régulé. Même parmi les dévots du “Libéralisme”, je citerai Thomas Homer-Dixon (7) :

“… Les pays qui ont progressé le plus vite, dont la Chine et l’Inde, mais aussi La Malaisie et le Chili, sont ceux qui ont protégé avec détermination leur économie, par notamment le contrôle des mouvements de capitaux et la protection douanière…” (8)

 

Les ressources essentielles aux hommes doivent être régulées et supervisées par un organisme international, tout particulièrement : eau, produits alimentaires, énergie.  Incorruptible, transparent dans son fonctionnement et la publication de ses travaux, chargé de museler les spéculateurs, veiller à la “salubrité” des cours et des prix, prohiber le vol des ressources au détriment des populations des pays producteurs, casser les monopoles et ententes des multinationales.

 

Mais les pays riches, bénéficiant d’une rente de situation confortée par la force, s’y refusent et s’y refuseront toujours. Il faudrait une révolution copernicienne. Impossible en l’état actuel des mentalités conservatrices des castes dirigeantes, adossées aux lobbies de Big Business et de Big Bang (industriels de l’armement et théoriciens bellicistes).

 

Seul un rapport de force peut faire évoluer les choses. Malheureusement. Comme le rappelle Anthony Payne :

“… la politique mondiale du “développement inégalitaire” est liée et contingente des “hiérarchies de puissance” … les pays désavantagés ne trouveront un développement plus égalitaire, n’obtiendront des concessions ou des changements dans les politiques actuelles du secteur des finances, du commerce, ou de l’environnement, qu’en opérant des changements d’alliances, dans un contexte de rapports de forces, en maîtrisant ou déployant les ressources de la puissance, même limitée, dont ils disposent.” (9)

 

 

A Osaka …

 

Ce week-end, du 13 au 15 juin, le G8 s’est réuni, à Osaka. Notamment ses représentants financiers avec ceux, inévitables, du FMI et de la Banque Mondiale. Tout ce beau monde “s’inquiète” des tensions :

“… le prix élevé du pétrole et des produits alimentaires présentent des risques sérieux pour la croissance économique globale… (10).

 

Lors de ce sommet, Christine Lagarde, notre ministre des finances s’est, à son habitude, illustrée par ses lapalissades : “Cette flambée des prix, massive, et durable comporte des aspects qui sont inexplicables”. Quelle puissance d’analyse !... Sidérant de lucidité pour un responsable politique, non ?... (11).

 

Plus courageux et concret, le ministre des finances italien, Giulio Tremonti, a estimé qu’il était “impératif” que les pays coopèrent dans la lutte contre la spéculation (to fight speculation). Rien que sur le marché à terme (futures) des matières premières de Londres, les transactions ont augmenté de 100 % et plus, en 2008, par rapport à l’année précédente. Devant la crise des subprimes et des établissements financiers, la spéculation s’est jetée sur le riz, le blé, le colza, le maïs… Pas d’état d’âme. Les fonds spéculatifs, les fameux CTA (Commodities Trading Advisers), les plus actifs, jouent à la hausse, et s’en mettent plein les poches.

 

Entre autres mesures pertinentes, Giulio Tremonti a donc recommandé d’exiger des intervenants, sur les marchés de matières premières et de produits alimentaires, des dépôts de garantie plus importants que la pratique actuelle (12). Afin de limiter les interventions spéculatives, tant au niveau de leur montant que de leur nombre.

 

Bien sûr, ce fut le tollé, l’apoplexie, parmi ses partenaires du G8 : de même qu’on ne touche pas aux paradis fiscaux, on ne touche pas davantage à la spéculation !... Comme dirait Obélix : “Ils sont fous ces romains !...”.

 

Pour se donner bonne conscience, et rassurer l’opinion, on dénoncera le moment venu “l’inertie criminelle” des gouvernants de Corée du Nord ou de Birmanie. On trouve toujours un bouc émissaire dans un coin.

 

Bla, bla, bla …

 

La fuite en avant.

 

Ainsi font, font,

Le boulanger, la boulangère

Et le petit mitron …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Trois de ses publications traitent, plus particulièrement, de ce sujet :
=> Poverty and Famines : An Essay on Entitlements and Deprivation, Oxford, Clarendon Press, 1982.
=> Food Economics and Entitlements, Helsinki, Wider Working Paper 1, 1986
=> Hunger and Public Action, en collaboration avec Jean Drèze, Oxford, Clarendon Press. 1989.
(2) Pratique dite du “
Price Gouging”, en anglais.
(3) En français : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, dont le siège est à Rome. Encore une de ces organisations internationales éléphantesques dont les coûts extravagants de fonctionnement assurent des sinécures pour des privilégiés, avec une efficacité ridicule.
(4) De Ruest, Eric, Les Fausses Explications de la Crise Alimentaire dans la Presse, CADTM, 13 avril 2008,
http://www.cadtm.org/spip.php?article3269.
(5) Sanguinaire dictature, du père auquel le fils succéda, de 1957 à 1986. Protégée, pendant 29 ans, par l’Occident dans le cadre de la guerre froide, redoutant l’extension de l’exemple cubain.
(6)  Lamb, Harriet, Fighting the Banana Wars and Other Fairtrade Battles, Rider, Ebury Publishing, UK, 2008.
(7) Thomas Homer-Dixon, canadien, est Directeur du Trudeau Center for Peace and Conflict Studies, collabore à la presse “mainstream” (New York Times, Washington Post, Financial Times), ainsi qu’aux organismes “politiquement corrects” que sont la Banque Mondiale, la CIA et le National Security Council US. Il est représentatif de cette nouvelle génération de chercheurs adeptes du “Libéralisme”, mais avec une approche plus réaliste que doctrinaire.
(8) Homer-Dixon, Thomas, The Upside of Down – Catastrophe, Creativity and the Renewal of Civilisation, Souvenir Press Ltd, 2007, p. 192 :
“… some of the countries that grew the fastest – including China and India, but also Malaysia and Chile – actively protected their economies using capital controls and barriers…”
(9)  Payne, Anthony, The Global Politics of Unequal Development, Palgrave Macmillan, New York, 2005, p. 246 & 247.
(10)  G8 set to warn oil, food price shock endangers world economy,
Asia Times, Hong Kong, samedi 14 juin 2008.
(11)  In  Business du Sunday Times, 15 juin 2008.
(12)  Dans le
mécanisme des achats et des ventes à terme, vous pouvez acheter pour la revendre à terme, la cargaison de céréales d’un bateau, pour 5% ou 10 % de sa valeur totale. Entre le moment où un bateau céréalier quitte l’Argentine, par exemple, pour aller vers un autre continent, il est fréquent que la propriété “virtuelle” de sa cargaison (souvent difficilement identifiable du fait de l’intervention ou de l’écran des courtiers…) change une dizaine de fois, en plein milieu de l’Océan. Le capitaine ne sachant même pas sa destination finale, quand il quitte le port d’embarquement : Hambourg, Singapour ?... Les profits de ces transactions se retrouvant, bien entendu, dans les paradis fiscaux. L’économie-casino dans sa splendeur.

 

 

Illustration : http://www.royet.org/nea1789-1794/ihm/zone_images.htm

Crédit Photo : Voyages dans tous les sens

 

 

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commentaires

Clovis Simard 20/07/2012 21:42


Blog(fermaton.over-blog.com),N0-16. -THÉORÈME DE KONDRATIEFF -LA CRISE FINIE ?

Nadine 06/10/2008 10:34

Bonjour Georges,Je joins e lien sera plus précis. J'espère que cette finance islamique sera plus qu'une alternative, mais un moyen qui relis foi et finance. C'est aussi pour tout ceux et toutes celles qui ne souhaitent pas que leur argent finisse dans l'achat d'armes et autres saloperies. Le Sénat commence à se pencher sur le sujet,  en Grande-Bretagne, il existe la Islamic Britain Bank. Pourquoi pas la Islamic Banque de France?! Bon lundi
Interview de Hakim Latrache, secrétaire général de l’Association AIDIMM

Nadine 03/10/2008 14:35

Bonjour Georges,Journée organisée par l'association AIDIMM sur la finance islamique. (J'espère que le lien fonctionne! sinon allez directement sur formation@aidimm.comhttp://www.mejliss.com/showthread.php?p=3524825Merci de faire circuler

Nadine 24/06/2008 16:19

Re-bonjour Georges,Je l'ai vu enfin presque vu ce petit Président, derrière son pupitre. L' intention qu'il a de stopper la colonisation, c'est bien, mais il faut plus, j'aurai bien voulu entendre retentir son coup de point sur la table pour mettre fin à cette occupation de désordres. Je crois plus à une intention de calmer le "jeu" envers les occidentaux pour laisser Israël  fourrer son nez dans les affaires de l'EU qu'à une sincère avancée vers une réelle et une vraie indépendance d'un état Palestinien. Si je me trompe dites le moi.NadineNadine

Georges Stanechy 24/06/2008 15:21

Bonjour "Georges Mayer"Je vous remercie pour cette mise au point. Elle vous honore.Si je peux me permettre deux recommandations :=> Evitez de signer un texte dont vous n'êtes pas l'auteur. C'est vous exposer à des actions contre le  plagiat. Si un texte vous plaît, faites l'effort d'en trouver et d'en citer l'auteur, avec le maximum de références.=> Evitez les trolls et hors sujet, en citant un texte dans un contexte qui ne s'y prête pas. Par exemple, faire un copier-coller d'un texte sur la Chine au milieu d'un forum animé portant sur la réforme de l'enseignement en France (ainsi que je l'ai constaté). C'est rendre "insupportable" le texte, la prise de position qu'il soutient et discréditer l'auteur.En tout cas, merci de votre réactivité.Bien à vous

Georges Stanechy 24/06/2008 15:10

Bonjour ChahidMerci pour ce lien sur la crise alimentaire mondiale.Amitiés

Georges Stanechy 24/06/2008 14:45

Bonjour NadineMerci pour le lien sur les Palestiniens "affamés", dans une politique de punition collective systématique et récurrente, appliquée par l'occupant militaire. Pratique, rappelons-le, interdite par toutes les conventions internationales, notamment celles de Genève.Il est dommage que notre président de la république n'ait pas condamné ce crime contre l'humanité dans son récent discours, tenu devant les parlementaires de la Knesset à Tel Aviv... Lui, si prompt à déclarer ce qui est "inacceptable" sur le plan international, ou pas.Bien à vous

Nadine 24/06/2008 13:40

Bonjour à tous,Voici les dernières nouvelles de Palestine affamée par l'occupation. Nadinehttp://www.palestine-solidarite.org/rapport.Gaza.210608.htm

G Mayer 24/06/2008 12:54

Désolé monsieur Stanechy pour cette pratique impardonnable. C'est moi le troll qui a piqué vos textes et qui a signé sous le nom de Georges Mayer. Ce n'est pas pour vous discréditer. J'ai surfé sur internet, je suis tombé sur un de vos textes. Vore nom n'est pas mentionné. Comme je l'ai trouvé excellent, je l'ai repris sur les forums avec un nom que j'invente au hasard en pensant à un des mes profs qui s'apppellent aussi Georges. Au moment où j'ai utilisé ce pseudo, je ne savais pas que l'auteur de ces textes, c'est vous. Il y a quelques jours, on m'a signalé votre blog et c'est là que j'ai appris que vous vous appelez aussi Georges. Je vous présente mes plus plates excuses.

Chahid 24/06/2008 00:21

Sortir de la crise alimentaire
« Pour nous sortir de là, il n’est pas possible de faire confiance aux politiciens, aux scientifiques et aux investisseurs qui nous ont entraîné dans le chaos actuel. Ils ont créé un vide profond à un double niveau : une absence de politique et un simulacre de marché. Le vide politique est palpable. Plutôt que de développer de brillantes idées pour bâtir un système alimentaire plus durable et plus équitable, ceux qui sont au pouvoir ne semblent capables que de réponses réflexes qui se résument à persévérer dans la même direction : plus de libéralisation du commerce, plus d’engrais, plus d’OGM et plus d’endettement pour rendre possible tout cela.(…) » Lire la suite…

Georges Stanechy 22/06/2008 13:54

Cher Chahid, BonjourDès qu'on plonge dans le débat d'idées, le Web se transforme en jungle. Il faut s'attendre à tout... Raison de plus pour rester "zen". Ce qui ne veut pas dire "laisser faire", mais rester "tenace". Toute attaque de mauvaise foi, est bon signe. Signe que la prise de
position dérange ou enrage. Je positive toujours quand je le constate.En ce moment, je m'amuse à constater une propagande antichinoise, sur
le web francophone et anglophone, sous forme de blogs tenus par de prétendus "étudiants chinois", avec fautes d'orthographes pour en
renforcer la crédibilité... Avec une rhétorique datant de la guerre froide !... Après les faux blogs "cathos" (ne connaissant rien de sa liturgie et de ses fondements), véritables ateliers islamophobes, c'est la nouvelle tendance...Tu m'as estomaqué et bien fait rire, avec les exploits d'infiltration de PHILCO sur le web marocain. Sacré PHILCO ! Le voilà travesti en "boa hypnotiseur", comme dans le dessin animé Le Livre de la Jungle !...Le plus fascinant est de constater la réaction d'un de tes interlocuteurs-bloggeurs à qui tu apportes sur un plateau d'argent des preuves de l'islamophobie du dit personnage, par des liens irréfutables. Ne voilà-t-il pas qu'il te demande des faits et des preuves... Amènerais-tu des preuves et des faits, sur un nouveau plateau, qu'il en redemanderait. Fascinant exemple de la dialectique "philconienne", parfaitement assimilée !... L'hypnose du boa dans une éclatante réussite.Dans un bel élan de solidarité, voir ton interlocuteur, marocain et musulman, prendre fait et cause pour un des islamophobes obsessionnels les plus acharnés du web francophone  : renversant et tordant de rire !A l'exemple des tyrans de Syracuse qui avaient pour pratique de faire décapiter le messager annonciateur d'une nouvelle qui ne leur convenait pas, plutôt que de prendre en compte la réalité, il s'en prend à toi. Prétendant te donner des leçons de comportement bloggesque. Grotesque et bel exemple de lucidité intellectuelle...Comme dit l'adage : "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre".En tout cas, bravo pour ta vigilance et ton courage d'avoir informé les navigateurs marocains !Avec mes amitiés

cecile delalandre 22/06/2008 00:50

Bonsoir GeorgesC'est toujours avec plaisir et intérêt que je lis vos articles. J'apprécie votre grande culture et votre sagesse et j'apprends beaucoup de vous.Merci encoreCécile

Chahid 21/06/2008 21:26

Bonsoir Georges
Phiconvers l’a ouvertement déclaré «  Maintenant que tu me censures piteusement, j'ai encore une raison de plus de te contrer via des tiers (…) Pour ton information enfin, je conserve cette mise au point que je diffuserai où bon me semble ! Courage à toi, pour ce qui me concerne, je passe à autre chose ! » (voir commentaire n° 4 sur ce post )…
Donc à partir de cette date (29/10/2007), « passer à autre chose » s’est concrétisé par une nouvelle compagne de dénigrement aussi basse que la précédente.
Dernièrement j’ai eu un petit « accrochage » avec le pseudo PHILCO sur des blogs marocains, le pseudo en question s’est trouvé désormais comme nouvelle attraction, (attraction de mauvaise foi bien sûr), d’infester des blogs marocains, et il est en train de se construire une certaine réputation d’ « ami du Maroc » qui, il me semble, flatte ses hôtes ( voir les exemples A et B)…
Ayant découvert qu’il arrive à Philco de séjourner au Maroc de temps en temps, il me répond y résider depuis 1987 ! Or on ne retrouve la trace du pseudo Philco sur des sites marocains que depuis le 29/10/2007 !
En tout cas nous avons un archive complet de ses IP en France et au Maroc (voilà pourquoi je ne supprime pas ses commentaires sous divers pseudos. Une petite « coopération » avec d’autres blogs et la bête est piégée !) et j’ai même un numéro de téléphone en France !
Il a intérêt à se calmer un peu, lui et les autres trolls qui se prennent pour Mère Teresa!
A suivre…
Amitiés

Georges Stanechy 21/06/2008 14:44

Chère Aline Bonjour
Merci de votre amical soutien !
Autant je n'éprouve aucune gêne à ce que mes textes circulent sous mon nom et avec les références de mon blog, autant l'utilisation de ces mêmes textes sous un nom d'emprunt, pour en faire des trolls dans des forums, est inacceptable.Je comprends la manoeuvre derrière : rendre, entre autres, et l'auteur, et ses prises de position, "imbuvables"... A ce stade, je me limiterai à cet avertissement. En attendant de voir la suite qui en sera donnée par les "plaisantins " concernés... Avec mes amitiés

Aline-Mariali 21/06/2008 11:51

Cher Georges, Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de vos remarques  sur l’utilisation dolosive de vos textes. Vous savez très certainement que la loi sur la propriété intellectuelle (articles L111 et suivants) protège les auteurs de l'utilisation illicite de leurs oeuvres.
Personne n’a le droit de publier des textes, des extraits de texte ou des dessins sans l’autorisation expresse de l’auteur et encore moins, évidemment, de se livrer à la contrefaçon ou au plagiat. Internet n’est pas une zone de non droit. L’hébergeur , au même titre que le Directeur d’un journal, étant co-responsable des textes publiés, vous pouvez lui demander officiellement la suppression des textes incriminés et en cas de récidive, la fermeture du blog ou du site, le tout pouvant même être accompagné d’une plainte auprès du Procureur de la République.
Amitiés.

Nadine 19/06/2008 17:48

Bonsoir Georges,La famine est l'arme la plus cruelle et la moins chère, pour anéantir un peuple. Je suis désolée de dire cela.Nadine

Georges Stanechy 19/06/2008 15:20







 
Bonsoir
Nadine
 
C’est vrai
que l’Irlande a été ravagée par plusieurs famines, sur plusieurs siècles.
 
L’approche
historique est, toutefois, à nuancer en rappelant que ce sont moins des famines
(mis à part l’épidémie du mildiou) dues à des erreurs de politique agricole ou à
des manœuvres spéculatives d’enrichissement personnel d’une bande de
spéculateurs, qu’à l’application d’une stratégie militaire d’occupation de territoires
conquis ou à conquérir.
 
On l’ignore
souvent, mais la colonisation de l'Irlande par les anglais a été d’une
sauvagerie extrême. Affamer la population a été toujours planifié par les
anglais pour briser la résistance irlandaise.
 
Une des
premières tactiques fut celle en usage alors : la pratique de la terre brûlée.
C’est ainsi que sous le règne d’Elisabeth I, le chef des armées anglaises
Montjoy, après l’échec de la campagne militaire menée par Essex alors favori de
la reine, a obtenu la reddition du chef résistant Tyrone,. Nous sommes à la fin
du 16° et début du 17° siècle.
 
Ajoutons
que les terres irlandaises les plus fertiles ont été expropriées, suivant le traditionnel
schéma colonial, et attribuées à des colons anglais qui pratiquaient des
cultures d’exportation. La plupart étant des aristocrates vivant à Londres et
faisant exploiter ces terres par des régisseurs. Les Irlandais crevaient de faim,
ils n’en avaient rien à faire.
 
La résistance
Irlandaise a été héroïque tout au long des siècles. Elle dure encore dans le
nord, puisque l’Ulster n’a pu obtenir sa réunification au reste de l’Irlande,
étant encore occupé par les troupes et l’administration britanniques.
 
C’est
cette vieille tactique, relevant des crimes contre l’humanité que subissent, au
21° siècle, les Palestiniens sur leur terre, et notamment à Gaza où toutes les
cultures ont été systématiquement détruites, ainsi que le bétail (jusqu’à la
volaille !...). Tous les puits ont été méthodiquement détruits à
l’explosif. Rappelons que l’américaine Rachel Corrie, peu de temps avant son
assassinat par les troupes d'occupation, participait à des actions de
"bouclier humain" pour s’opposer à des dynamitages de puits.
 
Affamer un
peuple, pour briser sa résistance à la colonisation…
 
Bien à
vous
 
 

Chahid 18/06/2008 20:33

Bonsoir Georges
L’autre jour tu as dit « Pourvu que cet “art de vivre” ne se perde pas… »…
Je me rappelle qu’enfant mes grands-parents m’envoyaient faire le tour de cinq à six maisons par jour ( personnes âgées, veuves, infirmes etc.) pour leur donner pain et nourriture…et me demandaient de le faire dans le respect, l’humilité et la modestie. C’était de la solidarité pour la solidarité. On nous disait personne ne meurt de faim au Maroc et c’était vrai. On ne savait pas ce que « riche » voulait dire…
Aujourd’hui que le pays compte des centaines de milliardaires, que la bourse de Casablanca est deuxième ou troisième du continent et que l’élite occidentalisée construit des « châteaux » dans le nord du royaume et roule en 4×4 et même en Hummer… les gens meurent de faim au Maroc à 2 heures de Paris seulement.
L’année dernière 12 personnes sont mortes de faim et de froid dans les montagnes du Moyen Atlas (dans la région de Khénifra)… et cette année on compte pas moins de cinq manifestations populaires contre l’augmentation des prix de la nourriture de base, mâtés comme il faut (matraques, bombes lacrymogènes et tout le machin)!
Dernièrement des photographes du journal indépendant Al-Masae (le Soir), le plus lu du royaume, et qui n’épargne plus aucun pouvoir, ont été interpellés après avoir photographié la brutalité des forces de « sécurité » appelées à mater les manifestations de Sidi Ifni, une petite ville très pauvres tout près d’Agadir où touristes et richissimes marocains vont se la couler douce… Les photographes et le rédacteur en chef sont accusés de faire le « jeu d’Al-Qaida » !!! Hallucinant !
Si tu demandes à un perroquet de l’élite marocaine, comment va le pays, il dira « il faut savoir que nous sommes le pays le plus sûr du monde arabe et nous avançons à pas de géant » !
Certes nous avançons à « pas de géant » mais à reculons !
J’espère me tromper…
Amitiés

Georges Stanechy 19/06/2008 17:54



 


Bonsoir Chahid


 


Les violentes émeutes (violentes par la répression policière) au Maroc (Sidi Ifni) et en Tunisie (Gafsa), pour nous limiter à ces deux pays du
Maghreb, sont un symptôme révélateur d’une profonde crise, qui devrait amener les responsables politiques à reconsidérer le modèle économique adopté.


 


Remarquons que ces manifestations se sont déroulées dans des zones excentrées (sud des pays concernés) et oubliées par le développement
économique, réel ou supposé, et ses retombées. C’est toujours dans les régions excentrées, oubliées, que s’allument les mèches…


 


Invoquer le syndrome “Oussama” prête à rire… Se “shooter” par une piqûre d’anesthésie n’abuse personne, si ce n’est celui que se l’administre.
Cela doit être pris très au sérieux. Il fut un temps où tous les “troubles”  importants dans le monde étaient prêtés à Kadhafi (il faut lire la presse de
l’époque !...) : financement des syndicats Britanniques et de la résistance Irlandaise (propagande Thatcher...), des révoltes Kanaks (propagande française), … A présent, c’est “Oussama”, sa
barbe et sa mobylette… En termes d’analyse et d’action, on ne va pas loin avec les tartes à la crème.


 


Très brièvement…


 


Le Maroc, comme la Tunisie, fonde son développement sur le tourisme et la sous-traitance (confection, centres d’appel, etc.) à faible valeur
ajoutée en termes de création d’emplois, de qualification demandée, de rémunérations (vital pour dynamiser une économie) et d’évolution sur le plan d’une capitalisation des connaissances.


 


L’autosatisfaction des responsables marocains, rêvant de faire du Maroc la “Floride de l’Europe”, est surprenante. Floride : Why
not ?  Encore faut-il, lorsqu’on s’inspire de la réussite d’un modèle, veiller à bien en intégrer tous les paramètres…


 


Floride ?... Toutes les infrastructures touristiques, routes, aéroports, ponts, ports de plaisance, marinas, hôtels (leur équipement,
ameublement, décoration), jusqu’à la majorité des bateaux de plaisance ancrés dans les ports, etc. l’ont été par des entreprises américaines et non pas par une succession d’entreprises,
espagnoles, françaises, ou italiennes, se bousculant au portillon pour encaisser leurs chèques et rapatrier leurs profits.


 


Tout comme français, espagnols et italiens ont développé, par eux-mêmes, à partir de zéro, leur industrie touristique, sans faire appel à qui
ce soit, tant dans la conception, la construction, que la commercialisation. C’est ainsi que l’on favorise la création d’entreprises, et que l’on accumule les expertises, véritables richesses
nationales.


 


Le Maroc possède, de loin, toutes les compétences, tous les talents, en ce domaine : architectes, urbanistes, ingénieurs, techniciens,
paysagistes et horticulteurs, cadres administratifs, financiers, commerciaux, ne demandant qu’à travailler…


 


Le développement, touristique ou autre, doit être conçu comme une intégration des compétences, un essaimage de créations d’entreprises, un
effet démultiplicateur de la valeur ajoutée et non pas comme une rente de situation au profit de groupes étrangers. Aggravant l’endettement du pays.


 


Si développer le tourisme se limite à la création d’emplois de serveurs et serveuses, femmes de chambre et lingères, avec leur encadrement,
l’impact, en tant que moteur de développement, est quasi nul. Tout au plus sert-il à constituer, à terme, très peu payé du fait des multiples exonérations, un fabuleux patrimoine immobilier pour
quelques familles…


 


Un autre point à reconsidérer est celui que j’ai évoqué dans un cadre général, celui de la valorisation de l’exploitation agricole familiale
pour assurer au pays son autosuffisance alimentaire, avant de privilégier les cultures à l’exportation.


 


Lorsqu’en prenant la route de Marrakech à Fès, en passant par Beni Mellal, on longe ces centaines d’hectares consacrées à la culture
d’exportation de l’orange, dans de grandes propriétés appartenant à une caste qui ne vit pas sur place, qui n’investit pas sur place (la valeur ajoutée est payée sur les marchés à l’exportation
et ne retourne, dans la province concernée, que dans une infime proportion : celle de préparer la prochaine récolte), cela pose clairement le problème de fond.


 


Mais, on touche en cela deux point sensibles :


=> la terre doit appartenir à celui qui la cultive et y réside (l’exonération fiscale en faveur des grands propriétaires qui ne mettent
jamais les pieds dans leur exploitation est excessivement choquante). Autant dire que la suppression de la loi sur l’interdiction aux étrangers de détenir des terres agricoles est une erreur
supplémentaire, puisqu’il est un facteur exponentiel de spéculation…


 


=> l’ouverture non maîtrisé aux produits agricoles étrangers subventionnés, est une calamité pour le pays, tuant la prodution locale et
l’agriculture familiale, facteur de stabilité et de développement. Là encore, le pays se livre pieds et poings liés aux manipulations de la spéculation.


 


Alors, je te rejoins dans ton questionnement : peut-on parler de “pays le plus sûr” lorsqu’on accumule, par aveuglement, des tonnes de
dynamite dans les piliers du pays ?...


 


Je termine par une métaphore du Souverain Hassan II, qu’il tenait de son père, le courageux Mohamed V :


“Mon fils, lui disait-il, n’oublie jamais : le peuple marocain est un lion, qui ne se guide délicatement qu’avec une
ficelle…”


 


Qu’on me pardonne d’avoir été long, mais le sujet me passionne et je considère le Maroc comme ma seconde peau…


 


Amitiés


 












Nadine 18/06/2008 14:45

Oh oui! pour le NON irlandais.Nadine

Nadine 18/06/2008 12:56

Bonjour Georges,
Et, la famine qui sévit en Irlande de 1945-1950! cette destruction de champs de pommes de terre qui a causée la mort d'un tiers de la population déjà pas nombreuse huit à dix millions d'habitants heu! actuelle, avant, je ne sais pas trop, à vrai dire je ne sais pas grand chose, si je sais que certains hommes sont pourris comme ce tubercule infectés du même Mildiou qui a tué des milliers de gens dans le conté du Kerry (magnifique région!)
J'ai vécue, et voyagée dans cette Irlande vaste et sauvage. C'est dans ce mystérieux Kerry que des femmes mangeaient leur jeunes enfants pour vivrent enfin pour survivrent. Sois dis en passant contrairement à la Belgique aidée par le gouvernement pour éviter les ravages. L'irlande n'a eu aucuns soutien de l'Angletterre.
A part un génocide je ne vois pas comment appeller cela?! C'est un post que je sors de mes tripes oh! tripes+patates c'est bon ça!
Nadine

Georges Stanechy 18/06/2008 11:26

Chère Aline Bonjour
Oui : comment se débarrasser de ces “malades” ?... Et, aussi, comment faire en sorte que ces “malades” n’arrivent pas aux plus hautes responsabilités de nos institutions ou collectivités ?...
Car, aussi bien dans le monde politique, que dans celui des organisations et des grandes entreprises en particulier, ce sont le plus souvent des "malades" qui arrivent aux postes de direction... De véritables mégalomanes, serviles devant plus puissants qu’eux, et d’une cruauté sans borne pour ceux qu’ils peuvent dominer.
Je pense au cas emblématique d’un dirigeant d’entreprise qui éprouve quelques difficultés, en ce moment, avec la justice française pour des problèmes de “délit d’initié”. Il a dû, probablement, commettre l’erreur fatale de ne pas savoir partager avec qui de droit… Impardonnable, dans ce milieu d’Al Capone. Dans les cercles d’affaires, il a longtemps été surnommé le “boucher”. Avec considération par les milieux patronaux, impressionnés par son “tableau de chasse”… Et, détestation par les employés et ouvriers des différentes entreprises qu’il a dirigées. Il fut un des plus frénétiques artisans des licenciements massifs et délocalisations pour faire ressortir le “gras” (terme qu’il affectionnait) des entreprises et le distribuer aux actionnaires, en prélevant sa dîme au passage pour bons et loyaux services…
Inculte, violent, cynique, méprisant, vulgaire et insultant à l'égard de ceux qui dépendaient hiérarchiquement de lui. Plus, il se montrait implacable et plus sa cote montait dans les castes au pouvoir (encore une fois, droite ou gauche…). Il a fini par occuper les plus hauts postes dans les groupes industriels français et européens… Je pourrais citer d’autres dirigeants de banques ou d’autres entreprises, en France ou ailleurs.
J’ai le sentiment que nos sociétés occidentales sont “malades” au point de s’enfermer, de se verrouiller, dans un système de cooptation ouvert seulement aux plus cyniques et aux psychopathes. Cette tendance ne faisant que s’accentuer avec le temps… Il est frappant de constater l’écart entre les belles publications, les actions de sponsoring et de communication de ces entreprises, consacrant des sommes importantes dans le culte de la personnalité de leurs dirigeants, et la réalité quotidienne de leur gestion et du système de valeurs effectivement pratiqué. Une véritable organisation schizophrénique. Au point de constater multiplication de dépressions, de suicides dans certaines des plus importantes de nos pays.
Angela Merkel est l’émanation de toute une classe politique européenne, elle-même reflet de la caste dirigeante de nos collectivités et entreprises en Europe.
Sociétés et organisations “malades”, rongées par une profonde crise des valeurs humaines. Le poisson commence à pourrir par la tête, dit-on…
Amitiés

Georges Stanechy 18/06/2008 11:04

Cher Chahid Bonjour
Merci beaucoup pour ces liens qui complètent parfaitement ce post sur la crise alimentaire mondiale !
Amitiés

Chahid 17/06/2008 23:26

Bonsoir Chère Madame Aline, Bonsoir Cher Georges
Les « fous raisonneurs »…excellente expression!
Leur château  est de cartes mais il est quand même bâti selon une architecture intelligente !
 
Quelques articles trouvés sur le net qui traitent de la crise alimentaire…
Noam Chomsky « Affamer les pauvres. L’éthanol et le prix de la tortilla mexicaine »
Jean Ziegler « Ceux qui volent le droit à la nourriture »
Michel Chossudovsky « La famine mondiale »
Paul Jorion : « la spéculation représente un danger mortel pour l’humanité »
LAZO HERNANDEZ Esteban « Souveraineté et sécurité alimentaire, aliments pour la vie»
Captain Hook Awards for Biopiracy 2008 
 Enfin une vidéo-montage …
Amitiés

Aline-Mariali 17/06/2008 20:40

Bonsoir cher Georges, Après la spéculation frauduleuse sur les maisons des pauvres , les vampires de la finance internationale produite par les usines à dollars de Wall Street se sont donc tournés vers la spéculation sur les hydrocarbures et les matières premières agricoles, ce qui constitue une autre manière de pressurer les pauvres. Il n’y a pas d’autre explication à la flambée des cours sur le blé ou le riz survenue brusquement après l’effondrement de la bulle immobilière. J’ai suivi le lien indiqué par Chahid sur Mme Merkel et j’hésite entre la stupeur, l'écoeurement et le fou rire . Entre un pape qui décerne un brevet de haute moralité à un criminel de guerre et une dondon grassouillette à la tête du plus grand pays d’ Europe où les obèses sacs à bière et gros mangeurs de saucisses sont légion et qui se permet de déplorer que les pauvres s’avisent de ne pas vouloir continuer à crever de faim, on se dit qu’on vit dans un monde de fous, mais des fous raisonneurs. Les plus dangereux. Comment se débarrasser de ces malades qui nous gouvernent ?
Amitiés à vous et à Chahid

Georges Stanechy 17/06/2008 18:36

Bonsoir CharlotteJe conseille à tous les lecteurs de voir la vidéo, sur ton blog.Un bain d'espoir, devant la mobilisation et la motivation des peuples de ne plus accepter l'inacceptable !...Amitiés

charlotte357 17/06/2008 17:44

Bonjour Georges et bonjour à tous ! Le monde sera bientôt à feu et à sang si cette mondialisation qui affame des peuples continue telle qu'elle est. Je crainsque ce soit le cas vu les politiques qui sont au pouvoir en Europe, USA,  sans oublier Israël. voir cette vidéo : http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-20518711.htmlMerci encore une fois pour tes excellents articles. Amicalement

Georges Stanechy 17/06/2008 12:14

Bonjour ChahidLes propos tenus par Angela Merkel, au-delà de leur caractère répugnant et irresponsable, témoignent d'un aveuglement comparable, dans son mépris, à ceux que tenaient les aristocrates du temps des rois de France Louis XV et Louis XVI.Quand le peuple réclamait du pain, ils s'amusaient, dans leurs soirées de jeu et de luxure, à se lancer la question, dans de grands éclats de rire :" Et, pourquoi pas des brioches ?...". Mots qui furent attribués, lors de son procès, à la reine Marie-Antoinette qui symbolisait l'inconscience de ce milieu.Jusqu'au jour où le peuple se décida à chasser ces épaves gorgées de bêtise.Angela Merkel symbolise, elle aussi, l'arrogance repue et cynique, des privilégiés des régimes "pseudo démocratiques" de l'Occident, aveugle et sourd, devant les colossaux changements en train de s'opérer dans le monde.Cette caste connaîtra le même sort historique que les imbéciles prétentieux, enrubannés et en bas de soie, de la cour de Louis XVI...Amitiés

Georges Stanechy 17/06/2008 11:54

Bonjour EvaJe suis, en ce moment, hors de France. Donc, dans l'impossibilité d'être à Paris aux dates indiquées.Par contre, si tu as un peu de temps de libre, ne rate surtout pas l'exposition de Titouan Lamazou au Musée de l'Homme !Amitiés

Georges Stanechy 17/06/2008 11:50

@ Un jardinier arabeBonjour !Vous avez un pseudo chargé de poésie, que j'aime beaucoup...Merci de vos visites et,Bien à vous

Chahid 16/06/2008 22:55

Bonsoir Georges
Goûtons un peu, même amèrement, la bassesse des déclarations d’Angela Merkel « les mauvaises politiques agricoles et les changements d’habitudes alimentaires dans les pays en voie de développement sont principalement à blâmer en ce qui concerne l’augmentation des prix de la nourriture Si vous voyagez en Inde ces jours-ci, vous verrez qu’une grande partie du débat concerne le ‘second repas’, (…) Les gens mangent deux fois par jour, et si un tiers d’un milliard de gens en Inde font ça, cela se chiffre à 300 millions. C’est une grande partie de l’Union Européenne ».
Que faire du droit à la nourriture sans discrimination de race, de confession ou de sexe garanti par la même déclaration « universelle » des droits de l’homme, conventions et chartes qui permettent à Merkel de se vanter de ses « valeurs de liberté universellement reconnues » ?
Amitiés

eva journaliste-resistante a l'intolerable 16/06/2008 21:35

Du Grand Stanechy ! Je cite cela dans mon dernier post. Va voir sur mon blog ce qui concerne le remodelage des pays arabes, du pangermanisme etc, tout ce qu'on prépare. Intolérable ! Tu habites Paris ? J'y serai du 20  au 22. Bonne soirée evaEt tes amis Chinois ?

un jardnier arabe 16/06/2008 18:22

cher monsieur je lis tous vos articles et commentaires depuis que je visite le site de chahid, ce n'est pas de vous flatter de vous dire que vous êtes quelqu'un de bien et vous témoignez d'un grand espritbon courage à vous, à  chahid et aux commentateurs comme vous