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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 10:36

 

 

 

" On croit mourir pour la patrie ;

  On meurt pour des industriels "

  Anatole France






Le 18 août 2008. Premiers résultats du renforcement du contingent français en Afghanistan : 10 morts, 21 blessés. Accessoirement plusieurs véhicules blindés et camions détruits (1). En une seule embuscade. Notons au passage : aucun officier, encore moins "officier supérieur", parmi les morts et les blessés...


Une gerbe de sentiments...


Tristesse devant ces jeunes morts, et blessés, dans une guerre qui ne les concernaient pas et ne concerne pas notre pays. Compassion, pour les familles endeuillées. Certains de ces soldats avaient des enfants en bas âge ou étaient dans l'attente d'une prochaine naissance. Ils ne les verront pas grandir, et ces enfants ne connaîtront jamais leurs pères...


Mais aussi, révolte face à l'injustice d'un tel gâchis humain, conséquence de l'incurie des responsables qui ont envoyé ces soldats à la mort. Et colère, car encore plus choquante l'exploitation médiatique et politique de leur mort par les cyniques de la nomenklatura. Dans l'hystérie d'une propagande poussée à l'extrême de la désinformation.



Manipulation des opinions et de la volonté nationales


"Ces hommes sont morts, car leur métier était de risquer la mort et de la donner". Ce fut l'oraison funèbre récurrente qu'on pouvait lire, ou entendre, dans nos médias, chez nos politiciens ou certains porte-paroles de l'Armée. Je suis toujours estomaqué devant l'ampleur sidérale de pareilles idioties. Il montre l'état de décérébration, ou de l'hypocrisie, de la caste politique et de sa propagande, avec en ligne de mire l'anesthésie de l'opinion publique.


Cet argument relève du mercenariat.


Non. Le métier de ces jeunes, de nos soldats, n'est pas de mourir, ni de donner la mort. Ce ne sont pas des mercenaires au service de causes et d'intérêts douteux ou mafieux. Leur métier est de "défendre la Nation". Ce qui est un tout autre registre. Au même titre que la vocation d'un ouvrier du bâtiment n'est pas de tomber d'un échafaudage, lui et ses compagnons, mais de construire un immeuble.


L'avez-vous remarqué ?... Comme toujours, ces irresponsables "va-t-en-guerre" prennent soin d'éviter d'envoyer leurs progénitures, du même âge que ces morts, en première ligne. Progénitures, au même instant, paisiblement investies de responsabilités, même si ce sont des nuls ou des voyous, dans des Conseils Généraux et autres sinécures publiques, dans les appareils des partis politiques, ou, tout simplement, dans des entreprises "amies" vivant grassement des commandes de l'Etat ou de sa protection...


Pourtant, il s'agit de "défendre la civilisation", à les entendre (2). Qu'attendent-ils pour donner l'exemple ?... Ne disent-ils pas que protéger la France et notre civilisation commence par l'occupation de pays lointains ?... Cela leur ferait voir du pays, à leurs chers rejetons... Mais non, bien au contraire, dans leur inébranlable culot, tous ces politiciens en rajoutent, n'hésitant pas à nous annoncer des morts prochaines, appelés pudiquement des "pertes"... Pas pour leurs familles, mais pour celles des autres. Pur exercice comptable.


Rompus aux tours de passe-passe, ils en profitent pour demander de nous taire. Exigeant le silence, pour marquer le deuil, autour du drapeau pour respecter nos morts... Sous le vernis de cette revendication d'union nationale, l'astuce est claire : chloroformer notre esprit critique, étouffer toute contestation, devant leur politique aussi imbécile que criminelle.


En fait, on retrouve les mêmes comportements, vocabulaires, rhétoriques, des guerres coloniales. Inusables... Toutes nos guerres coloniales se sont nourries, des années durant, de pareils mensonges. Indochine, Algérie, parmi les plus récentes. Justifier une occupation sous prétexte de défendre la France ou la Civilisation contre des barbares, banalisant ainsi : destructions, spoliations, tortures et massacres de civils. Pour éduquer, assurer le bonheur des sauvages, ne faut-il pas tout casser ?...


Face à l'évènement, à l'engagement militaire de la France en Afghanistan, nos politiciens, à part servir les habituels clichés démagogiques, incapables de la moindre analyse, n'ont cessé de répéter devant micros et caméras, l'air supérieur : "Il faut expliquer aux français"... Sous-entendu : nous allons les bourrer de propagande (3).


L'arrogance servant de camouflage au cynisme, assimilant les français à des singes incapables de comprendre le monde. Brandissant un argumentaire identique, les voilà prêts à refaire le coup du "vote" sur la Constitution Européenne : le fameux vote au Parlement.  La majorité de la population est contre l'engagement militaire en Afghanistan, mais nos "élus" vont s'arranger pour voter le contraire de ce qu'elle souhaite.


Comme en Grande-Bretagne. Les britanniques dans leur majorité, plus des deux tiers, sont hostiles à l'envoi de soldats en Irak et en Afghanistan. La caste politique a fait approuver cet envoi de troupes par le Parlement britannique, donnant ainsi une teinture démocratique à ces aventures guerrières.


Dans nos pays occidentaux, les citoyens souhaitent de la part de leurs élus, et des gouvernements, des engagements autrement plus exaltants et vecteurs d'avenir que des gesticulations guerrières porteuses de mort au service de causes inacceptables, coûteuses pour la collectivité, pour le plus grand bénéfice de quelques lobbies de l'armement, du pétrole ou des trusts miniers.


Ces aventures ne franchiraient pas un seul référendum, si elles étaient soumises à l'accord préalable du suffrage universel. Mais, nos politiciens s'en gardent bien. Contourner la volonté nationale par des manipulations du droit électoral ou constitutionnel, est devenu, à présent, la vocation de nos parlementaires...


Parlementaires incapables de percevoir les ravages en termes humains infligés à des populations martyrisées au nom de la Civilisation. Crimes de guerre succédant aux crimes contre l'Humanité. Quotidiennement.


Incapables de percevoir, tout autant, le naufrage d'une grande partie de notre propre jeunesse, en Occident. Celle dite "défavorisée", en premier lieu. Les héritiers de la ploutocratie régnante n'étant, comme par hasard, pas concernés...


J'ai vu, je vois, en plein centre de Londres, d'anciens soldats revenus d'Irak ou d'Afghanistan. Le soir, on peut les rencontrer autour de Leicester Square, et des stations de métro de West End, épaves imbibées d'alcool, brisées par leur vécu, sous l'uniforme, les atrocités commises sur ordre. Inaptes à se réinsérer dans une vie sociale, remplissant les prisons. La faute au "stress post traumatique", nous disent les professeurs Nimbus...


La population carcérale britannique est composée, à hauteur de 10 %, de vétérans d'Irak ou d'Afghanistan (4). Régulièrement, dans la presse britannique, surgissent des articles sur des blessés graves abandonnés, dès la fin de leurs relations contractuelles, avec à peine de quoi survivre dans une société où les riches sont immensément riches et les pauvres de plus en plus pauvres.


Au retour de ces saloperies coloniales, pour se reconstruire, certains vétérans militent au sein d'associations d'anciens combattants, contre ces guerres dévastatrices et injustifiées, telle la célèbre association US, The War Comes Home (5). Jusqu'à des officiers qui démissionnent ou accusent. Mais, beaucoup n'y arrivent pas...


Naïvement, la plupart s'étaient engagés dans l'Armée sur le fondement de belles publicités. Dans des économies dévastées par les délocalisations, l'institution militaire représente, souvent, le seul emploi possible. Ces jeunes signant des contrats d'engagement pour devenir des "smicards du casse-pipes". L'Armée puise ainsi, à son aise, dans l'immense réservoir humain que constitue le chômage. Jetant  et renouvelant ses recrues, après usage, comme un kleenex à oublier...


On ne peut accepter, en notre siècle, qu'avec des simulacres démocratiques, des manipulations de l'information, une propagande datant des siècles antérieurs, des "responsables" politiques et militaires envoient des jeunes soldats au casse-pipes, sans aucune précaution, ni réflexion. Sans aucun sens. Dans des guerres étrangères à notre destin collectif, justifiées uniquement par des mensonges.


Notre Armée n'est pas au service des intérêts d'un suzerain, USA ou autre, ni d'intérêts privés jonglant avec les comptes secrets des paradis fiscaux. Elle n'a pas pour vocation, non plus, d'obéir au doigt et à l'œil du premier satrape immature ... 


Une tactique n'a de valeur que celle d'une stratégie solidement arrimée sur les axes d'une orientation géopolitique. Cette dernière, servant de fondements aux intérêts de la collectivité nationale, et non pas à ceux d'une ploutocratie mafieuse repue de privilèges. La mort de nos soldats en Afghanistan, dans le respect qui leur est dû, doit être l'occasion à la Nation de condamner le comportement indécent de la nomenklatura qui nous "gouverne".


 


Le quotidien du peuple Afghan : enfants tués par les forces de l'OTAN. Sur la photo, quatre enfants de la même famille. Le plus jeune avait deux ans...


 

Une tactique criminelle d'imbécillité


Le 2 septembre dernier, le gouvernement a limogé le responsable de la sécurité en Corse à la suite d'une manifestation de nationalistes corses. Après être entrés dans la résidence secondaire de l'acteur-producteur Christian Clavier, ils avaient manifesté pacifiquement autour de sa piscine contre la spéculation immobilière dans la région. Motif : ce haut fonctionnaire n'avait "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée » (6).


Pour ce qui est de nos soldats tués en Afghanistan, on attend toujours les sanctions contre les responsables militaires qui "n'ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger leurs hommes" afin d'éviter leur mort au combat. Aucune célérité. Pourtant, la "chaîne de commandement" dans l'opération militaire en cause, se révèle être une véritable "chaîne d'incompétence". Mais dans notre république, il semblerait qu'un "lotissement" ou des "people" aient plus de valeurs, aux yeux des politiciens, que les "smicards du casse-pipes" ...


Contrevérités, mensonges, sur le déroulement de cette opération militaire se multiplient. Nos courageux "journalistes d'investigation", nos Tintin au Tibet, n'arrivent pas à interviewer les 21 blessés soignés en France, et recouper les différentes informations. Sortis de leurs tartes à la crème sur les droits de l'homme en Chine ou ailleurs, les voilà subitement muets...


Sans entrer dans le détail, cette opération représente l'archétype d'une tactique criminelle d'imbécillité. Dans sa conception et dans son déroulement. Une certitude : des soldats tués dans une embuscade sont toujours le résultat d'une faute majeure de commandement, d'une incompétence crasse. J'insiste : toujours. Un mix de bêtise, de négligence, d'arrogance dans le mépris de l'adversaire, menant aux pires imprudences. Perdre des soldats dans la défense ou l'assaut d'une position est compréhensible. Perdre des soldats dans une embuscade : inadmissible.


Cette incompétence doit être sanctionnée, au même titre que des responsables d'entreprises seraient sanctionnés si leurs employés avaient eu un accident du travail mortel du fait de négligences dans l'organisation et la mise en place des moyens nécessaires à leurs travaux. Tous les officiers, ayant planifié et dirigé cette opération, sont à limoger. Tous.


Face à la désinformation, soyons précis : il ne s'agissait pas d'une "patrouille". Dispositif léger avec pour finalité la recherche ou la validation d'une information sur le terrain : présence ou pas de l'ennemi, etc. Une patrouille ne doit en aucun cas rechercher le contact. Si elle est "accrochée" par l'ennemi, elle doit rompre le combat et se retirer suivant des itinéraires et des points de regroupement planifiés, n'hésitant pas à se scinder en plusieurs éléments pour faciliter l'évitement.


Il s'agissait, ici, d'une "ouverture de route" : une colonne devait établir une jonction avec une autre, venant en sens inverse, sur une route qui n'était pas sécurisée. Les risques d'embuscade étaient particulièrement importants, avec des probabilités d'un combat de longue durée. Les premiers communiqués de presse étaient formels :

"Au sein de l'état-major de l'OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France."


Or, qu'apprend-on par quelques confidences de certains blessés, dans l'anonymat ?... Soldats à court de munitions ("...nous n'avions plus de munitions pour nous défendre..."), coincés pendant de longues heures sous le tir ennemi (de 13h30 jusqu'à la nuit), impossibilité d'obtenir le moindre soutien ou renfort pendant près de 4 heures, impossibilité d'évacuer les blessés avant 2h du matin, "... lenteur de la réaction du commandement et sérieux problèmes de coordination..." (7).


Compte tenu de l'ampleur d'une telle mission, toutes les précautions d'usage auraient dû être prises, pour ne lancer l'opération qu'une fois l'intégralité des moyens réunis : reconnaissance préalable aérienne et humaine, accompagnement du convoi par au moins un hélicoptère armé, approvisionnement en munitions, "appui feu" adapté au risque et au relief, etc.


On ne peut refaire l'opération. Les morts et blessés sont là. Mais, retenir trois premiers points d'analyse :


i)  Les responsables de l'OTAN en Afghanistan sont des nuls prospérant au sein d'une Tour de Babel. Véritable caricature des bureaucraties truffées de planqués privilégiés. Bénéficiant d'une rente de situation très lucrative, ils sont incapables d'une analyse objective de la situation, de coordonner les immenses moyens mis à leur disposition par les contribuables, au détriment de leur système de santé et de retraite, et d'assurer une solution rapide au conflit. Car, cette solution du conflit n'est pas militaire, mais politique. Leur intérêt, comme dans toute guerre coloniale, est de le prolonger (8). Pas le contraire.


ii)  A part dans les villes et leurs positions fortifiées, les troupes de l'OTAN sont aveugles et paralytiques. Le moindre déplacement prend des proportions titanesques. Un exemple très récent : pour livrer une turbine destinée au barrage de Kajaki (province d'Helmand), arrivée de Chine sur l'aéroport de Kandahar, l'OTAN a dû l'escorter avec 4.000 soldats soutenus par des hélicoptères et des avions. C'était le 3 septembre 2008... (9).

Nous sommes bien devant une guerre d'indépendance, un soulèvement national. Le déni de cette évidence est la source des désastres présents et futurs de l'OTAN dans ce pays.


iii)  Les officiers et officiers supérieurs de nos troupes sont à recycler. En particulier, ceux issus des troupes d'infanterie coloniale et parachutistes coloniaux. Le niveau d'incompétence dont ils ont fait preuve, dans l'organisation et la conduite de leur mission, démontre qu'ils sont déconnectés de la réalité Afghane.

Habitués à servir de garde prétorienne aux dictatures africaines (10), installées et gérées par nos gouvernements successifs, ils sont incapables d'établir la distinction entre une mission de "maintien de l'ordre" en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Congo ou en Centrafrique, et une "guerre d'indépendance" soutenue par tout un peuple.

Il y a un univers entre tirer sur des manifestants sans armes dans les rues d'Abidjan ou de Bangui en semaine, jouer les bellâtres bronzés dans les clubs de coopérants racistes le week-end, et affronter les résistants d'une guerre d'indépendance en Afghanistan.


 

Une stratégie coloniale sclérosée


Il est vrai que cette tactique n'est que le reflet d'une stratégie coloniale sclérosée. En Afghanistan, nous retrouvons le tragique aveuglement du militarisme qui en est le support. Avec ses deux tares classiques :


i)  Le déni d'une guerre d'indépendance


Comme pour Napoléon et son état-major pendant la guerre d'Espagne, suivant le schéma de toute guerre de spoliation ou d'annexion, un homme luttant pour l'indépendance de son pays est considéré comme un "terroriste", un "insurgé". A partir de cet axiome, tout est permis. L'engrenage se met en place. "Un bon indien est un indien mort", disaient les massacreurs d'amérindiens...


Bombarder, massacrer, terroriser les habitants, défoncer leurs portes à coups de pieds et saccager leur peu de biens, de préférence la nuit. Quitte à vider le pays, les parquer dans des camps ou des réserves, les contraindre à fuir, à émigrer, pour ne garder que les "collabos" et la milice locale. La seule vision et le seul objectif étant d'assurer, ou de croire, que les "terroristes", les "insurgés", ne gagneront pas. Même s'il est impossible de tenir le pays, en dehors des villes.


Mais, tout n'est qu'une question de temps. La répression sauvage de l'occupant, renforçant la détermination de la résistance, l'indépendance finit par l'emporter, quelle que soit la disproportion des moyens en faveur des armées étrangères. Même s'il faut un siècle. Comme la Guerre de Cent Ans, quand la France s'est libérée de l'occupation anglaise.


Cette stratégie d'un autre âge, se dissimulant derrière une idéologie de la défense de la Civilisation, est une illusion. En notre siècle, usée jusqu'à la corde, il n'y a que des "stratèges paranoïaques" qui peuvent encore y croire.


Alors, dans leur mégalomanie guerrière, les états-majors gangrenés par cette mentalité coloniale, n'ont qu'un argument : toujours plus de moyens !...



ii)  Le mythe du manque de moyens


Les résistants Afghans combattent avec des moyens dérisoires : pas de casques, de gilets pare-balles, de lunettes de play-boys, de camions, de blindés, d'hélicoptères, de drones, d'avions, d'artillerie, d'artillerie anti-aérienne, d'hôpitaux, de satellites. Leur seul luxe : des mules et des ânes. Tout est artisanal. Tout se fait à pied.


Pourtant, ils mettent en échec les armées les mieux équipées du monde, comme ils l'avaient fait déjà contre les armées soviétiques. A armes égales, ils balayeraient ces armées de luxe, en quelques jours. Il leur suffirait d'avoir un armement anti-aérien, comme les américains l'avaient compris en distribuant des missiles sol-air Stinger à la résistance Afghane contre les soviétiques, et les troupes de l'OTAN seraient jetées hors du pays en un mois maximum. Qui dit qu'un jour ils ne seront pas dotés d'un matériel équivalent ?...


Leur force ?...


Ils se battent pour l'indépendance de leur pays. Avec leurs ongles, avec leurs dents, s'il le faut. Comme les Espagnols sous l'occupation de ce qui était alors la première armée du monde, celle de Napoléon. Comme tous ceux qui ont lutté pour la liberté de leur pays. Comme nous le ferions nous-mêmes, français, si nous étions occupés. N'est-ce pas ?...


En face, les soldats de luxe de l'OTAN ne sont que des "envahisseurs". Dans leur inconscient, malgré le bourrage de crânes, ils le savent. Sans légitimité, ils ne peuvent avoir le moral nécessaire. Ce sont des loosers, des perdants, quels que soient leurs équipements de Superman...


Pour justifier, leur incapacité à maîtriser une guerre d'indépendance, les galonnés ne cessent de demander des moyens supplémentaires. Refrain habituel des guerres coloniales. Américains, Britanniques, Canadiens, Australiens, etc. Tous. Plus d'hommes, plus de propagande, plus de matériel. Matériel, si possible, le plus sophistiqué, le plus récent, le plus cher... Les lobbies de l'armement en frétillent.


Le lobby belliciste français, victime du syndrome du perroquet, ne cesse de le répéter aussi : "Plus de moyens !"... Mais, la France n'est pas en retard en termes d'équipement militaire, face à des combattants qui se déplacent à pied, avec des armes légères, pratiquement à mains nues, avec un armement artisanal.


Tout simplement, nos "stratèges" sont dans une impasse. Incapables d'anticiper. Incapables d'admettre que vaincre une nation, dans une guerre d'indépendance, est impossible pour un envahisseur. A moins d'en massacrer tous les habitants.


Se profile, alors, la tentation du génocide, accompli à doses homéopathiques...


 

Une géopolitique fanatique sans issue

 

La stupidité d'une stratégie fondée sur la répression coloniale d'une nation, par une armée d'occupation, est la conséquence d'une géopolitique sans vision sur l'évolution du monde. Si ce n'est la répétition des vieux schémas des guerres de conquête qui sont la caractéristique du monde occidental depuis le 15° siècle.


Les nomenklaturas au pouvoir, en Occident, sont inaptes à prendre en compte la rapide évolution des rapports de force. Les guerres de conquête ne sont plus admises dans un monde qui doit être géré comme un village, dans le respect mutuel de ses habitants. Le centre de gravité du monde bascule, l'Occident d'ici la fin du présent siècle ne sera plus qu'une puissance moyenne en interaction avec d'autres, aussi puissantes.


Ce n'est que dans le progrès économique partagé, pacifiquement, en muselant les lobbies bellicistes qui se nourrissent des contrats mafieux, que l'humanité pourra trouver un développement "équitable et durable".


Mais, pour ces castes privilégiées, avoir une vision sur les 30 prochaines années, et encore plus d'ici la fin de ce siècle, est hors de leur portée. "Après nous le déluge" pensent-elles, accrochées à leurs rentes et privilèges, concoctant sans répit un mélange explosif fait d'aveuglement mégalomaniaque sur leur propre puissance et de mensonges, avec pour résultat : le fanatisme colonial.


Cinq points permettent de mesurer, en Afghanistan, l'écart entre la réalité et le fanatisme sans issue prôné par les gouvernements occidentaux :


=>  Jamais un Afghan n'a lancé une quelconque attaque contre un pays occidental et n'est en mesure de le faire. Au contraire, c'est un pays qui lutte depuis plus d'un siècle contre des occupations étrangères successives.


=>  Ben Laden et son équipe, n'étaient pas Afghans. Mais, rappelons-le, des auxiliaires de la CIA, financés essentiellement par les USA et l'Arabie Saoudite, pour combattre les soviétiques en Afghanistan.


=>  L'affirmation qu'il y aurait un centre de commandement, de coordination, de formation et de support du "terrorisme international" en Afghanistan est une pure affabulation. Tout un chacun sait que cela est, techniquement et humainement, impossible à partir d'un pays ruiné, dénué d'infrastructures efficientes, notamment en télécommunications, en moyens de transport et de liaisons rapides.


=>  Les massacres quasi quotidiens de populations civiles commis par les forces de l'OTAN, s'apparentant à des châtiments collectifs et systématiques, décrédibilisent l'intervention de l'OTAN, non seulement en Afghanistan mais aussi dans le monde entier. Devant la répétition de ces authentiques crimes contre l'Humanité, même " le gouvernement de pacotille " mis en place par l'Occident se voit contraint de protester (11). Ces massacres ne font que renforcer la détermination de tous les Afghans, et la radicalisation de certains d'entre eux, pour chasser les troupes d'occupation de leur pays.


=>  L'aide internationale, telle qu'elle est actuellement gérée par les occidentaux en Afghanistan, est une colossale machine à corruption. Corruption, source de l'enrichissement effréné des castes politiques et militaires occidentales. Les potentats locaux ayant les miettes, le reste est ventilé dans des paradis fiscaux sur les comptes secrets idoines, comme pour l'Irak, l'Afrique ou ailleurs. Au détriment, répétons-le, des systèmes  de santé et de retraite des populations occidentales désinformées.


A partir de ces points de réflexion, le choix géopolitique de décision pour la France est simple :


i) Soit, nous respectons l'Afghanistan en tant que pays souverain, dans son indépendance, son droit à l'autodétermination, ses choix de société, et nous refusons de nous associer à une guerre coloniale et corruptrice. Sachant que c'est dans la paix et le développement que ses mœurs évolueront, comme les nôtres auront à évoluer sur d'autres plans.


ii) Soit, nous nous associons, en tant que vassal, à des entreprises impériales délirantes et suicidaires qui ne concernent pas notre nation. Ni dans son destin, ni dans les valeurs qu'elle prétend défendre. Engagés dans une répression sans fin, nous acceptons, en ce cas, de nous salir les mains dans le crime, le lent génocide d'un peuple.



Nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas... Par respect pour nos soldats morts en Afghanistan, nous nous devons, face à notre conscience collective et personnelle, de trouver le courage de dire : Non !


Sous prétexte d'une quelconque alliance, la France n'a rien à faire dans le mensonge, la corruption organisée, le crime de guerre, le crime contre l'humanité.


La France n'a rien à faire en Afghanistan.


Notre Grand Timonier nous délivre à intervalles réguliers ses Pensées, afin de nous guider, peuple ignorant, face aux bouleversements du siècle que nous vivons et que nous sommes supposés ne pas comprendre. Il conviendrait de nous les approprier, dans l'étendue de leur vision et la profondeur de leur analyse.


Ainsi, à tout politicien véreux, baderne militaire imbécile, ou "spécialiste" médiatique de la désinformation vendu au plus offrant, prétendant nous faire prendre une "guerre coloniale" pour la "défense de la civilisation contre la barbarie", reprenant une des expressions lumineuses de notre Phare de la Démocratie, n'hésitons pas à lui dire, sereinement mais fermement ...


... les yeux dans les yeux ... :


" Casse-toi, Pôv' Qong ...  "


 

 

 

 

 

 

 

 

 


(1)   D'après la résistance Afghane : 5 blindés et 8 camions détruits.
(2)   Voir la vidéo des commentaires de Patrick Devedjian, hiérarque UMP : http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-823448,54-1087806@51-1049814,0.html
(3)   La mise en scène du "reportage" de Paris-Match (tellement "grosse ficelle" qu'il en est ridicule...), du 4 septembre 2008, sur des soi-disant "talibans", se laissant photographier complaisamment (apparemment on entre en contact avec eux comme dans une agence de tourisme...) par "une photographe", avec des uniformes récupérés sur des soldats français, est un excellent exemple des multiples coups tordus de la propagande officielle destinée à manipuler l'opinion publique. Activer le binôme "émotion-indignation" pour obtenir "l'adhésion" !... On se croirait revenu à la guerre d'Algérie, avec les "reportages" du même hebdomadaire sur les "fellagas"...
(4)   Record numbers of ex-soldiers in UK jails as combat trauma blamed - At least 8 500 former service personnel are in custody - nearly a tenth of the UK prison population, Jamie Doward, The Observer, dimanche 31 août 2008.
(5)   http://www.warcomeshome.org/wintersoldier2008, site intitulé The War Comes Home, réunissant les témoignages de vétérans US d'Irak et d'Afghanistan, condamnant les atrocités et la stupidité de ces guerres coloniales. D'autres sites, tenus par des associations de soldats ou d'anciens combattants, sont à visiter :
http://ivaw.org/, http://www.afsc.org/ , http://www.bcm-net.org/ , http://www.zmag.org/znet/viewArticle/7227, http://www.farmsnotarms.org/ , http://www.objector.org/ , http://www.girights.org/ , http://www.veteransforpeace.org/ , http://www.thewitness.org/agw/myers040704, html http://www.mfso.org
(6)  Le coordinateur des forces de sécurité en Corse démis de ses fonctions, AFP,  Le Monde, du 2 septembre 2008, http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0,14-0,39-36804871,0.html, ainsi que http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/09/02/le-m-securite-de-corse-limoge-apres-l-affaire-clavier_1090386_3224.html
(7)  Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs..., Jacques Follorou, Le Monde, 20 août 2008.
(8)  Un soldat français critique la désorganisation de l'armée française à Kaboul, Le Monde, 29 août 2008.
(9)  N'ayant pas peur du ridicule de cette opération, la propagande de l'OTAN annonce triomphalement : Coalition troops brave minefields and Taliban attack to bring electricity to 1.8m Afghans, Richard Norton-Taylor, The Guardian, 3 septembre 2008.
(10) C'est en séjournant dans les pays d'Afrique, dite "francophone", que j'ai découvert que nos troupes présentes sur place (dont les parachutistes de marine) étaient détestées, méprisées, par les populations, depuis des décennies, car au service des dictatures qui les oppressent et des multinationales qui pillent les ressources de leurs pays.
(11)  Afghanistan : Karzaï furieux contre la coalition, Marie-France Calle, Le Figaro, 25 août 2008, http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/25/01003-20080825ARTFIG00292-afghanistan-karzai-furieux-contre-la-coalition-.php

 

 

 

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Published by Georges Stanechy - dans AfPak : Afghanistan-Pakistan
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commentaires

Georges Stanechy 05/10/2008 19:34

Bonsoir EvaC'est un problème technique relevant de l'interface entre Word et Overblog. Le message s'affiche dans la fenêtre de rédaction, mais n'arrive pas chez le destinataire...Je l'ai donc réécrit et renvoyé sur ton site.Bien à toi

eva 05/10/2008 16:33

Bonjour georgesTu es passé sur mon blog, ce dont je me réjouis, mais tu m'as laissé un commentaire... vide ! Cela m'étonne de toi, qui as tellement de choses à dire !Au fait, je vais rajouter ton article sur mon spécial Russie, maintenantbien à toi eva

charlotte 27/09/2008 17:48

URGENT FAIRE SUIVRE LOI MARTIALE AUX US
http://panier-de-crabes.over-blog.com

eva 23/09/2008 21:58

Bonjour ! je n'avais pas vu cet article, me suis-je désabonnée par erreur ?? Je vais le mettre sur l'Aviseur. Amitié Eva

DJ Jerk 23/09/2008 13:46

Voilà une analyse juste et pertinente de la situation en Afghanistan loin de tout le tintamarre propagandiste qui nous inonde. Agréable découverte. Encouragements multiples.

charlotte 22/09/2008 11:20

Bonjour Georges,les propos de MAM sont une honte, mais je crois que ceci fait partie de la stratégie du "diviser pour régner". De plus, ne nous prépare-t-on pas à un attentat "islamiste" ?Merci Georges pour cet excellent article mais je n'en rajoute pas au concert de louange qui souligne chacune de tes analyses.

Nadine 17/09/2008 14:13

Bonjour Georges,Je suis embêtée car je vous demandais de bien vouloir supprimer le commentaire n°16 car il y a usurpation d'identité. Mais je crois bien sûrement par ma faute, le commentaire concernant l'Islam au Louvre a été supprimé à la place peut-être par erreur ou par une mauvaise explication de ma part. J'aurai bien souhaité savoir qui a fait cela!Je reposte plus tard l'article sur l'islam au Louvre.Cordialement et merci

L. Chicoine 15/09/2008 23:00

votre site est intéressant monsieurbravoL. Chicoine

Georges Stanechy 12/09/2008 21:42

Bonsoir NadinePeu importe le nombre !C'est le levain qui fait lever la pâte. Pas la farine ...Amitiés

Nadine 12/09/2008 17:09

Bonjour Georges,Votre petite phrase m'a touchée merci.J'aurais aimé vous dire que nous étions des milliers, mais hélàs une poignée à "tout cassé".Bagdad, Kaboul et Gaza à bas(bis) l'occupation!!!!

Chahid 11/09/2008 05:33

Bonjour Georges
 
J’ai retenu du déferlement médiatique après ce drame cette tribune commune de Bernard kouchner et Hervé Morin dans le journal le monde « « Afghanistan : le sens de notre engagement » …
Contrairement aux apparences, il s’agit en réalité d’une triste diatribe anti-démocratie avant tout. Je reviendrai sur cet article dans mon prochain post …
Hier dans le journal le Figaro, Michèle ALLIOT-MARIE a dit entre autres « Un danger d'autant plus important que les terroristes ont changé de tactique. Plusieurs dirigeants des pays du Golfe m'ont ainsi confié que les attentats organisés longtemps à l'avance cèdent le pas à des attaques d'opportunité, non programmées et commises par des individus endoctrinés via Internet. Ces derniers ne font parfois même pas partie d'un réseau. Ce nouveau péril est donc beaucoup plus difficile à cerner et à suivre. » …
Si j’ai bien compris désormais chaque citoyen français musulman est un suspect.
Suspecter et surveiller cinq millions de musulmans de France, nous sommes en pleine crise d’hystérie, voire de fascisme.
Très mauvaise odeur dans le ciel de la France.
En 2002, Norman Mailer avait dit « Encore deux ou trois attentats comme celui du 11 septembre, et nous avons un régime fasciste en Amérique ». L’épidémie des faux attentas va-t-elle atteindre la France pour intimider ainsi définitivement une opinion publique hésitante ?
Amitiés

rachid 09/09/2008 08:40

Si on l'avait écouté!
Le 8 Octobre 1998.
Message au peuple des Etats-Unis d'Amérique :
" Au nom de Dieu, Je vous envoie ce message aujourd'hui au nom de l'amour pour la liberté et la paix du peuple d'Afghanistan, au nom des Moudjahidine combattants de la liberté qui ont résisté et battu le communisme soviétique, des hommes et des femmes qui résistent toujours à l'oppression et à l'hégémonie étrangère, et au nom de plus d'un million et demi de martyrs afghans qui ont sacrifié leurs vies pour soutenir quelques unes des valeurs et idéaux communs à bien des Américains et des Afghans. Nous sommes à un moment crucial et unique de l'histoire de l'Afghanistan et du monde, un moment où l'Afghanistan traverse encore un autre seuil et connaît une nouvelle période de lutte et de résistance pour assurer sa survie en tant que nation libre et Etat indépendant.J'ai passé ces vingt dernières années, la plupart de ma vie d'adolescent et d'adulte, aux côtés de mes compatriotes, au service de la nation afghane, à mener une dure bataille pour préserver notre liberté, notre indépendance, notre droit à l'auto-détermination et à la dignité. Les Afghans ont combattu pour Dieu et leur pays, seuls parfois, avec l'aide de la communauté internationale à d'autres moments. Contre toute attente, nous, le monde libre et les Afghans, avons arrêté et contrecarré l'expansionnisme soviétique il y a de cela dix ans. Mais les habitants attaqués de mon pays n'ont pu savourer les fruits de la victoire. Au lieu de cela, ils furent jetés dans un tourbillon d'intrigues étrangères, de supercheries gigantesques, et de querelles intestines. Notre pays et notre noble peuple furent brutalisés et victimes d'une avidité qui n'avait pas lieu d'être, d'intentions hégémoniques et de l'ignorance. Nous, Afghans, avons aussi fait des erreurs. Nos défauts sont des conséquences de notre innocence politique, de notre inexpérience, notre vulnérabilité, des représailles, des querelles et d'hommes bouffis d'orgueil. Mais cela ne justifie en aucune façon ce que certains de nos prétendus alliés de la guerre froide ont fait pour saper cette juste victoire et déclencher leurs plans diaboliques de destruction et d'assujettissement de l'Afghanistan.Aujourd'hui, le monde voit et perçoit clairement les résultats de méfaits aussi inconsidérés. Le Sud de l'Asie Centrale est plongée dans les troubles, et des pays sont au bord de la guerre. La production illégale de la drogue, les activités et les organisations terroristes y sont en hausse. Des massacres de masses à motivation ethnique ou religieuse, des déplacements forcés de populations ont lieu, et les droits de l'homme et de la femme les plus élémentaires sont violés sans vergogne. Le pays a été graduellement occupé par des fanatiques, des extrémistes, des terroristes, des mercenaires, des mafias de la drogue, et des assassins professionnels. Une faction, les Talibans, qui ne représente en aucune manière l'Islam, l'Afghanistan ou notre héritage culturel vieux de plusieurs siècles, a exacerbé cette situation explosive. Ils refusent obstinément de parler ou d'obtenir un compromis avec la moindre autre partie afghane.Malheureusement, cette sombre réalisation n'aurait pu se matérialiser sans l'aide et l'implication directe de cercles gouvernementaux et non-gouvernementaux influents au Pakistan. En dehors de l'aide logistique, du fuel et des armes reçues du Pakistan, nos services de renseignement indiquent que plus de 28 000 citoyens Pakistanais, incluant du personnel paramilitaire et des conseillers militaires sont parties prenantes dans l'occupation des Talibans dans plusieurs régions d'Afghanistan. Actuellement, nous tenons dans nos camps de prisonniers de guerre plus de 500 citoyens pakistanais incluant du personnel militaire. Trois problèmes majeurs - le terrorisme, la drogue et la question des droits de l'homme - ont leur origine dans les zones tenues par les Talibans, mais furent engendrés à l'instigation du Pakistan, formant ainsi imbriqués les angles d'un triangle funeste. Pour beaucoup d'Afghans de toutes ethnie ou religion, l'Afghanistan est un pays à nouveau occupé, pour la deuxième fois en dix ans.Laissez-moi corriger un certain nombre d'affirmations fallacieuses propagées par les commanditaires des Talibans et leurs lobbies à travers le monde. Dans le court et le long terme cette situation ne profitera à personne, même en cas de contrôle total par les Talibans. Il n'en résultera pas la stabilité, la paix et la prospérité de la région. Le peuple d'Afghanistan n'acceptera pas un régime si répressif. Les pays de la région ne se sentiront jamais en sécurité. La résistance ne cessera pas en Afghanistan. Elle prendra au contraire une nouvelle dimension nationale, englobant les Afghans de toutes les ethnies et de toutes les strates sociales.Le but est clair. Les Afghans veulent regagner leur droit à l'autodétermination au moyen d'un processus démocratique ou traditionnel acceptable pour notre peuple. Aucun groupe, aucune faction, ni aucun individu n'ont le droit de dicter ou d'imposer leur volonté par la force ou la procuration sur les autres. Mais, d'abord, les obstacles doivent être repoussés, la guerre doit cesser, une paix juste doit être établie ainsi qu'une administration de transition visant à former un gouvernement représentatif.Nous voulons tendre vers ce noble but. Nous considérons comme de notre devoir de défendre l'humanité contre le fléau de l'intolérance, de la violence et du fanatisme. Mais la communauté internationale et les démocraties du monde ne devraient pas perdre un temps qui est précieux, et devraient jouer leur rôle critique pour aider de toutes les manières possibles le valeureux peuple d'Afghanistan à venir à bout des obstacles qui existent sur le chemin de la liberté, de la paix, de la stabilité et de la prospérité.Une pression effective devrait être exercée sur les pays qui se dressent contre les aspirations du peuple d'Afghanistan. Je vous convie instamment à engager des discussions constructives et substantielles avec nos représentants et tous les Afghans qui peuvent et veulent s'entendre dans un large consensus en faveur de la paix et de la liberté pour l'Afghanistan.Avec l'assurance de tout mon respect et mes meilleurs voeux pour le gouvernement et le peuple des Etats-Unis ".Ahmad Shah Massoud. Ministre de la Défense, Etat Islamique d'Afghanistan.

Aline-Mariali 07/09/2008 18:49

Cher Georges, bonsoir,
Je suis toujours impressionnée et admirative par l’étendue et la précision de vos informations. C’est pourquoi j’attends avec d’autant plus de plaisir votre prochain post sur le Caucase et votre analyse de la position géostratégique de la Russie et de la Chine que Nicolas Sarkozy sera demain en Russie et en Georgie afin de réparer ce qui ressemble à une boulette ou à une duplicité. En effet le site Ria Novosti révèle que M. Lavrov, le chef de la diplomatie russe, avait protesté de ce que la dernière clause du document sur les principes fondamentaux du règlement du conflit entre la Russie et la Géorgie , préparé par les Français et que les présidents Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ont approuvé le 12 août, prévoit notamment le début d'une discussion internationale sur les mesures à prendre « pour garantir la sécurité et la stabilité DE l'Abkhazie et DE l'Ossétie du Sud ».
Or,  M.Lavrov révèle que le document présenté en Georgie et signé par le président Saakachvili  portait sur « la sécurité et la stabilité EN Abkhazie et EN Ossétie du Sud ».
Evidemment l’altération ou la falsification de cette petite préposition , qui a l’air anodine, change en réalité complètement le sens du document . Pendant ce temps Kouchner essaie benoîtement de faire passer la pilule en parlant de « problèmes de traduction ». Ce sera intéressant de voir comment les Français vont essayer de résoudre un problème majeur , qu’ils ont eux-mêmes créé, et qui détermine, en fait,  le statut international de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud . Avec amitié(pardon pour les coquilles de mon précédent commentaire)

Georges Stanechy 07/09/2008 13:33

Bonjour Kockai !Merci et amitiés

Georges Stanechy 07/09/2008 13:16

Chère Aline, BonjourDéclaration intéressante, parfaitement représentative de la conception occidentale des relations internationales. Au diable la logique, le droit international, la cohérence entre les principes qu'on affiche et la réalité qu'on impose ! C'est l'illustration du seul droit que l'Occident applique : La Loi du Plus Fort...Avec une nuance bien marquée : dans le temps, on respectait un minimum de formes. C'était la Diplomatie de la Canonnière. A présent, plus besoin de ce vernis. C'est le comportement du voyou, à la mode "ziocons", dans le registre de l'intimidation. Dans sa crudité et sa vulgarité.Comme dans les films de gangsters, avec au centre de la scène un Al Capone, flanqué de ses seconds couteaux, jouant les "civilisés", se voulant conciliant, et disant à la victime de son racket : "Ou tu fais ce qu'on te dit, ou c'est le malabar à mes côtés qui va s'occuper de toi. Il te réduiras en bouillie, et dans le sadisme c'est un expert. Et, s'il se déchaîne, trop tard, je ne pourrai plus rien pour toi...".Il n'est pas certain que ces attitudes de voyou irresponsable impressionnent l'Iran. Tant que l'Occident, n'évoquera pas une "dénucléarisation" du Moyen Orient, qui supposerait le démantèlement de l'arsenal nuclaire d'Israël et du Golfe Persique (bannissement des navires US chargés d'armes nucléaires), il n'y a aucune chance. D'autant plus qu'il prend en compte, en bon joueur d'échecs, que si l'Occident peut encore "rouler des mécaniques" et se montrer dangereux, une évolution est en cours qui démontre ses limites. Quatre indicateurs récents :i) En juillet 2006, la raclée infligée par le Hezbollah aux troupes israéliennes est un tournant. Washington et Israël ont beau déclarer ce mouvement comme "terroriste", qu'en est-il ?... Non seulement, le Hezbollah est un de principaux partis politiques du Liban, membre du parlement et du gouvernement libanais, allié aux chrétiens de la mouvance du général Aoun, mais encore, il a pu conserver ses armes. De plus, sur le plan international, il est considéré, en dehors de l'Occident et de ses vassaux, comme comme un interlocuteur indispensable et stabilisateur dans la région.Les excommunications répétées des "ziocons", avec le puissant soutien de l'argent saoudien, n'y peuvent rien...ii) A ses frontières "Ouest", en Georgie, les occidentaux viennent de recevoir une sévère correction via leurs protégés corrompus du gouvernement qu'ils ont mis en place. Je l'évoquerai, avec la position géopolitique des russes et des chinois, dans un prochain post.iii) A ses frontières "Est", en Afghanistan, il leur suffit d'un claquement de doigts pour transformer ce pays en un gigantesque Dien Bien Phu pour les occidentaux. Distribuer des missiles sol-air et des mortiers lourds, et l'OTAN est acculé à la reddition. Et, il sait que les énormes besoins en carburant de sa luxueuse machine de guerre ne tiennent qu'à un fil (en juin, les résistants Afghans ont fait sauter, en une seule opération, une quarantaine de camions citernes sur un parking à l'entrée de la passe de Khyber...). Un désastre sur lequel nos médias se sont étouffés. Ils étaient en pleine extase tibétaine...iv) Les Etats du Golfe, Arabie Saoudite mise à part (ses centres vitaux sont plus éloignés), savent qu'une conflagration réduirait leurs chateaux de cartes et leurs constructions immobilières pharaoniques en un tas de cendres. Emportés par le vent, avec leurs régimes "démocratiques"... Ils sont les premiers à calmer les fureurs guerrières, dans la discrétion. Beaucoup d'intérêts sont en jeu, alors ils "arrosent"... Et, les aboiements de certains dobermans "ziocons" n'ont pour but que de faire gonfler leurs propres comptes secrets dans les paradis fiscaux...Les Al Capone, dans leurs bottines, se trompent d'époque, ou de film. Ou, plus prosaïquement, gèrent leurs comptes des îles Caïman...Amitiés

kockai 07/09/2008 10:58

Bonjour Georges,Excellent d'acticle, C'est une vérité incontestable! Merci à vous encore.Mes Amitiés

Aline-Mariali 06/09/2008 19:02

Cher Georges, bonjour,
Que voilà un texte qui remet les pendules à l’heure au sujet de l’Afghanistan ! C’est un bonheur de lire une parole de vérité qui met à nu le monstrueux, l’ubuesque et le sordide de cette guerre d’Afghanistan. Mais je crains qu’on n’ait encore rien vu. La presse est étonnamment silencieuse sur une déclaration de l’occupant de l’Elysée à l’issue de son voyage en Syrie : « L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire, ce qui est notre certitude, parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé… Il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, si c'est intelligent ou pas. Qu'est-ce qu'on fera à ce moment-là ? Ça sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe. Comment l'éviter ? La position internationale, c'est de dire, l'Iran doit arrêter l'enrichissement. » Cette déclaration est pourtant riche d’enseignements tant sur Israël que sur notre Président:
1 – Elle confirme qu’Israël possède bien, lui, l’arme, lui, le nucléaire militaire (on sait qu’il dispose de 240 ogives nucléaires). Il en avait dissimulé l’obtention jusqu’à l’aveu récent d’Olmert, mentant effrontément au monde entier durant des années.
2 – Elle confirme implicitement que l’Iran ne possède pas l’arme nucléaire et qu’au pire, on subodore qu’existerait « un processus d’obtention » . A quand la réalisation ? Dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, mystère. C’est donc la supposition qui est censée représenter une menace pour l’Etat hébreu.
3 – Notre Nicolas national n’est nullement dérangé, en revanche, par l’illégalité du comportement d’Israël, qui se soustrait tranquillement à toute inspection des autorités légales en matière de fabrication et de détention de ce genre d’armement. Il n’évoque même pas l’éventualité qu’on pourrait demander à M. El Baraddei d’aller jeter un coup d’œil curieux à Dimona, par exemple. 4 – Nicolas Sarkozy nous révèle qu’il croit - ou qu’il sait - qu’Israël est un pays tellement belliciste et fou que , tel matin ou tel autre, selon son bon plaisir, il est capable de se dire : «Tiens, et si je frappais l’Iran ? » : « Un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé. » Sitôt pensé, sitôt réalisé et voilà notre Nicolas devant le fait accompli : l’Iran est carbonisé. Damned ! D’une main Nicolas se rase et de l’autre, il se gratte la tête : «Qu’est-ce qu'on fait ? » demande-t-il à son image au miroir. 5 – En une phrase, Nicolas nous apprend donc qu’Israël serait , tel un Jahvé génocidaire, prêt à rayer l’Iran de la carte : « Ça sera la catastrophe ». Certes, surtout pour les Iraniens.
6 – Nicolas nous révèle candidement, et à son corps défendant, que ce n’est donc pas Israël qui est menacé par l’Iran , mais bien Israël qui menace la sécurité mondiale.
7 - Nicolas est tout marri, car il ne sera pas dans le secret des dieux. Comme n’importe quel pékin il « se retrouvera un matin » face à la « catastrophe ».
8 – Mais Nicolas est un homme prudent. Il sait qui est le maître, et il ne s’avise pas de juger les puissants. Il n’ose avancer le moindre reproche ou la plus petite mise en garde au sujet d’un comportement aussi fou et irresponsable . Quand à essayer de dissuader cette folie par une dénonciation publique ou des pressions économiques françaises et européennes, ce n’est pas la peine d’y songer. « Il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, si c'est intelligent ou pas » , conclut-il doctement. Mais si, justement, il vaut mieux avoir un peu de jugeotte et nous vous demandons instamment , Monsieur le Président de la République , de dénoncer vigoureusement et d’avance cette monstrueuse illégitimité .
9 – Conclusion de Nicolas : « Il faut éviter cette catastrophe. Comment l'éviter ? » That is the question ! Maigret, Hercule Poirot, à l'aide! 10 - Comme Nicolas a renoncé d'avance à essayer de dissuader le dingue, il propose tout simplement d’agir sur la victime potentielle : « L'Iran doit arrêter l'enrichissement » - élémentaire, mon cher Watson - sinon ce pays libre, indépendant et pour l'instant en accord avec les lois internationales, court néanmoins le risque d’exciter le tout-puissant et intouchable Israël , à l’épiderme particulièrement chatouilleux qui lui, fait ce qui lui chante et décide ce qui lui plaît. Et s’il lui plaît de détruire l’Iran, en raison de l’analyse qu’il aura conduite à partir de ses phantasmes sécuritaires et surtout de la pesée de ses intérêts géopolitiques, il le fera, Na ! Et au diable le reste du monde . Quant à l’Iran, il n’a qu’à se soumettre et à obéir .

Et voilà ce qu’a dit aux journaliste et ce que nous dit en sous-conversation l’homme qui envoie nos soldats servir de chair à canon aux antipodes, afin de plaire à l’empire.
Amitiés.

Georges Stanechy 05/09/2008 23:34

Bonsoir TruthExcellente définition de la guerre !... Un condensé de vérités sociologiques et économiques ...Amitiés

truth 05/09/2008 22:32

Salut Georges , Entendu ce soir à la radion cette definition de la guerre "La guerre c'est faire se massacrer des jeunes gens pauvres qui ne se connaissent pas au profit de gars riches qui se connaissent et ne se massacrent pas " . Merci encore pour tes articles . Mot apres mot c'est le grand combat contre la barbarie que tu mènes là . Les "Epiphanies" c'est toi qui les amènes . Affection .

Georges Stanechy 05/09/2008 21:56

Bonsoir Vanch'Merci de ton soutien et de ton excellent travail, sur ton blog, contre le délire raciste et belliciste qui envahit notre pays...Bien amicalement

Georges Stanechy 05/09/2008 21:49

Bonsoir NadineJe suis de tout coeur avec toi pour la manif !Amitiés

Nadine 05/09/2008 13:21

Salam Georges,,En tant que maman, je me joins à cette peine douloureuse. ce soir, je distribue des tracts pour la manifestation contre la guerre en Afganistan qui a lieu demain place du Châtelet.Je ne sais pas j'imagine ce que l'on va me balancer comme âneries ou même rien du tout car tout le monde aura la tête dans le sac après une semaine de taff alors la guerre en Afganistan ma petite dame!!. Georges, votre article viens au moment ou j'ai failli rompre mon jeûne mais grâce à vous j'aurai la force et la foi de partager ce fardeau avec cette famille.Humblement

vanch' 05/09/2008 11:57

Georges... que dire de plus ? merci merci merci d'xister et d'avoir repris ce carnet.