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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:04


Médusé.

 

Tous ces “experts-économistes” défilant sur les plateaux de TV, de radio. Pérorant d’éditoriaux en articles, dans notre presse officielle. Les mêmes, en procession, qui nous avaient affirmé, en ce début d’année, que 2008 verrait le “Krach de la Chine” (1). Ce serait, je cite :
“… l’année noire des pays émergents…”.

 

Ils avaient même prévu le “Krach Chinois”, avec certitude, pour le deuxième trimestre de cette année. Avant les jeux Olympiques. Tout était “pourri”, “d’argile”, ce sont leurs termes. Un château de cartes, en Chine. Sous–entendu, chez nous, en Occident, c’est du béton, de l’acier trempé. Rien à voir avec ces rigolos de Chinois, analphabètes de l’économie et du progrès…

 

Ces mêmes “spécialistes”, au même moment, nous assuraient que la “crise des subprimes”, n’était pas en fait une crise au sens économique, mais tout simplement une excellente astuce des banques américaines pour gonfler leurs “provisions pour risques” dans leurs bilans (2).

 

Banquiers, qui d’une pierre assuraient deux coups : diminuant leurs surfaces imposables, du fait que ces provisions viennent en déduction du résultat d’exploitation, et alimentant leur trésor de guerre pour pouvoir licencier à leur aise avec les “indemnités légales” lors des départs forcés. Puisque, d’après le dogme du Libéralisme, les gains de productivité passent, en priorité, par le licenciement !...

 

Ces gourous, au culot inébranlable, bonimenteurs tous terrains, charlatans intarissables, inoxydables porteurs du dogme sacré : “La Main invisible et régulatrice du Saint Marché”… Dont ils nous ont bassiné pendant des années. Avec ce nouveau clergé, nous ne sommes plus sous le régime de la monarchie de droit divin, mais sous celle de l’autocratie du Saint Marché

 

A présent, ne voilà-t-il pas que ces prêcheurs nous sortent de leurs musettes leur nouvelle panoplie : “récession”, “croissance molle”, “dépression” par analogie à la Grande Dépression de 1929. Dernier accessoire à la mode : “croissance négative”... Car, chez ces gens-là, “reculer”, veut dire “avancer”. On n’arrête pas le progrès. Prodige de voir ainsi les frontières de la logique, grâce à ces besogneux propagandistes, atteindre aux extrêmes de  l’intelligence…

 

Face au désastre actuel ravageant le système bancaire et économique occidental, nous chantant dans un chœur sans dissonance que c’est la faute, suivant les refrains, “à pas de chance” ou au voisin. En tout cas, celle de “l’Autre”… Pas la nôtre : chez nous, tout est propre, contrôlé, sagement administré…

 

Pour ne pas changer.

 

S’en prendre à ces fondamentalistes du Saint Marché, peut provoquer des retours de bâton. Ce que vient de vivre le sénateur Jean-Luc Mélenchon pour avoir mis en cause ces intégristes du Libéralisme, cet habillage soft du “capitalisme sauvage”, et s’être lamenté de les voir sévir depuis une bonne décennie sans contradiction, ni débat, dans les médias dominants. (3)

 

Bon, ne les accablons pas. Ils font bien leur boulot. Véhiculer les désirs de la ploutocratie, qui les cornaque, à défaut de la réalité de nos collectivités, et de son devenir. Défendre, en tant que porte-voix, les intérêts de leurs sponsors. Quoi de plus naturel ?... A l’exemple des politiciens de service, on ne va pas leur demander le contraire.

 

Leur unique vocation n’est-elle pas de préserver un système qui les fait vivre confortablement, et pour beaucoup somptueusement ?... Surtout pas, de le réformer. Plutôt, faire croire que tout est bien dans le meilleur des mondes. S’il y a réforme c’est celle de se serrer la ceinture de quelques crans de plus. Du moins pour les plus précaires, les plus fragiles. Eux, sont à l’abri.

 

Tous ces gens-là, tous ces partis au pouvoir, avec leurs médias de propagande, mentent comme ils respirent. N’allons pas jusqu’à dire qu’ils sont “tous pourris” !... Ils pourraient se vexer. Et, puis il y a toujours des exceptions. Heureusement. Elles nous permettent de relativiser, et elles confirment la règle…

 

Mais, dans ce cassoulet de désinformation qui nous est servi à longueur de journée, il est intéressant de repérer le non-dit, les tabous. Dans ce florilège des tabous, j’en retiens quatre :

 

 


 

 

1. Les caisses sont vides

 

Comme tout un chacun, je constate que les caisses qui étaient “vides” (4), nos Etats en faillite, pour assurer un système de santé, d’éducation et de retraites décent pour la collectivité d’un pays très riche, ne le sont plus pour combler les incompétences et les folies des milieux spéculatifs. C’est par dizaines, centaines de milliards de dollars, d’euros, que l’argent se déverse dans les caisses des banques.

 

Les chiffres donnent le vertige. A l’échelon de l’Europe, ce serait 1.700 milliards d’euros. D’autres qui circulent, font état de 2.000 milliards d’euros. Aux USA, on envisage de dépasser les 3.000 milliards de dollars. La France mettrait, sur la table, environ 400 milliards d’euros. Non compris les garanties données par l’Etat sur les transactions bancaires…

 

Tout aussi frappant, de voir les théoriciens du libéralisme économique, de la libre entreprise, de la libre concurrence, se mobiliser pour la nationalisation des établissements financiers en faillite. Retrouvant dans la précipitation la vieille recette, soigneusement occultée ces dernières années : “nationaliser les pertes et privatiser les profits”.

 

Alors qu’ils nous assuraient, il y a peu de temps, qu’il était impossible, à l’échelon international, de trouver entre 12 et 35 milliards d’euros, suivant les hypothèses de travail, pour sauver près d’un milliard de personnes accablées par la crise alimentaire mondiale. Sachant que chaque jour, statistique effroyable, une moyenne de 24.000 personnes meurent de faim ou de malnutrition.

 

Solidarité ?...

 

Mot funeste, provoquant le détournement des regards vers les plafonds. Suscitant, en rafales, discours et clichés sur le “mérite personnel”. En fait, celui du “chacun pour soi”. La doctrine triomphante de “l’être supérieur”, ayant tous les droits et privilèges, le pauvre, le faible n’ayant que ce qu’il mérite. A commencer par l’obligation d’accepter sa condition et, surtout, celle de se taire…

 

Bien sûr nos politiciens dans leur quasi-unanimité, dans l’urgence, trouvent toujours de l’argent pour envoyer des troupes, en Afghanistan ou ailleurs… Faillite ou pas. Cas de force majeure, assurent-ils : “défendre nos frontières” ou les dictatures les plus corrompues, à des milliers de kilomètres, n’a pas de prix. Pour le reste : impossible.

 

En France, quatrième pays le plus riche du monde comme ne cesse de le répéter notre ministre de l’Economie, il n’y avait pas moyen d’améliorer les retraites des personnes âgées, ni même de soigner décemment nos “anciens” dans des maisons de retraite qui ne soient pas sordides. Tout autant, de loger décemment les travailleurs pauvres, et bien sûr, les personnes en situation précaire ou les SDF. Que dire de l’abandon des prisons françaises qui sont, pour la majorité, des cloaques dignes du Moyen Age, où les suicides se multiplient ?...

 

Inimaginable de combler la différence entre recettes et dépenses de la Sécu. Ce mythique “trou de la Sécu ”, diabolisé en permanence… Estimé à 12 milliards d’euros pour 2008, soit 3 % de son budget total. Avec des frais de fonctionnement 3 fois inférieurs à ceux des compagnies d’assurance ou des mutuelles.

 

Le “trou de la Sécu”, épouvantail brandi par tous les gouvernements, droite ou gauche, présente l’avantage de justifier le démantèlement systématique, implacable, des protections sociales, en particulier pour les plus défavorisés (5). Sans vérification aucune de ce qui est, avec les paradis fiscaux, un des plus grands scandales contemporains en Occident, économique et sociétal, celui des prix de revient et des marges facturés par l’industrie pharmaceutique à la collectivité. Sans aucun contrôle, aucune remise en cause.

 

La Défense Nationale, ce puits sans fond et sans recettes, lui, ne connaissant pas de “trou”. Au contraire, ce ne sont que des augmentations annuelles. Pas plus que le budget de la présidence de la République, ou de l’Elysée suivant les expressions, en augmentation constante d’année en année. Sans recettes. Que des dépenses. Pas n’importe quelle augmentation. Une augmentation à deux chiffres, supérieur à 10 % par an…

 

Solidarité ?...

 

Les “caisses sont vides”…

 

Jusqu’à mégoter les retraites des anciens combattants maghrébins, sénégalais et autres africains. Les fameux "indigènes" qui ont combattu dans les batailles les plus dures de la seconde guerre mondiale sous le drapeau français. Il n’en reste que quelques centaines, avec des retraites 8 à 10 fois inférieures à celles de leurs camarades de combats de nationalité française. Les “caisses sont vides”…

 

Solidarité ?... Egalité, fraternité ?...

 

Uniquement pour la rente et la spéculation.

 

Là, subitement, comme par magie, lapin surgissant du chapeau, l’argent sort de tous les côtés. A flots continus.

 

 

 

2. C’est la faute aux pauvres

 

A toute crise, son bouc émissaire. Cet inévitable schéma simplificateur est bien présent : “la crise vient de l’Amérique”. Ce serait la défaillance des “emprunteurs à risques” aux USA, difficilement solvables, à qui des banques dans leur générosité et sans discernement auraient eu la largesse de prêter. Avec facteur aggravant, le rôle pervers de courtiers en crédits peu scrupuleux.

 

Tel est le résumé du mécanisme déclencheur : le système bancaire aurait été trop bon, pour les faibles revenus, et abusé par de méchants intermédiaires. L’effet domino, entre banques américaines et européennes, via la “titrisation” de ces crédits a été longuement expliqué dans les médias. Mais, de façon biaisée.

 

C’est tout juste si le responsable initial ne serait pas le “pauvre”, voulant jouer au riche. Ou, au propriétaire. Et, de nous montrer, dans des documentaires, le récent immigré “latino”, obligé de vendre sa maison devenue invendable à la suite de la chute du marché de l’immobilier. Sous-entendu, par ces talentueux journalistes, chroniqueurs, commentateurs, “économistes ou d’investigation” : “ On n’a pas idée de s’acheter une maison, quand on n’en a pas les moyens”.

 

Salauds de pauvres !… Toujours eux qui mettent la pagaille là où il ne faut pas, et quand il ne faut pas… En plus, des “basanés” (colored) …

 

Il se trouve que j’ai travaillé au siège, à Atlanta, dans les services financiers, notamment des cartes bancaires, d’une des plus grandes chaînes de magasins aux USA, Rich’s. Intégrée, depuis le 6 mars 2005, dans le groupe Macy’s. J’étais en liaison avec les sociétés et associations de recouvrement regroupant leurs activités sur une dizaine d’Etats, avec pour membres : établissements financiers, assurances, et entreprises de tous secteurs ayant une activité de crédit. En compagnie de remarquables professionnels. Rien à voir avec des amateurs.

 

Curieusement, mon expérience est radicalement différente de celle des “journalistes-chroniqueurs-économistes-d’investigation”... Je n’ai jamais rencontré, aux USA, un professionnel du crédit accordant un crédit sans utiliser, au préalable, les techniques et logiciels de credit scoring pour passer au crible, même rapide, les possibilités de remboursement de l’emprunteur. Parmi les critères fondamentaux figurent en bonne place, pour les salariés par exemple : l’ancienneté dans l’emploi et la qualité de l’employeur.

 

Je n’ai jamais rencontré aux USA, un professionnel du crédit accordant un crédit à un emprunteur “insolvable”. Il n’y verrait et n’en retirerait aucun avantage. Ce métier ne fait pas dans le style “maso” ou “débile”. Certes, comme dans tout pays où l’industrie du crédit est florissante, prêter au maximum des possibilités de l’emprunteur ne pose pas de problème. Il est considéré comme une précieuse “vache à lait”. Et, par définition, un  “insolvable” est l’antithèse d’une “vache à lait”. Alors, aucun intérêt de prêter à un “sac à problèmes”…

 

En fait, le “défaillant” ce n’est pas “l’emprunteur”, ce n’est même pas le “prêteur”, c’est le système monétaire et économique dans son ensemble. La conception même de l’organisation collective. Le “sens” ou les “valeurs” structurant nos sociétés. La ploutocratie, dans un “remake” de la fable de La Poule aux Oeufs d’Or, a scié la branche sur laquelle elle était assise :

 

i) Les ménages aux USA, comme dans beaucoup de pays occidentaux étaient au maximum de leur endettement, à part la fraction la plus riche ou la plus privilégiée, du fait des blocages des salaires et du refus de la caste dominante de redistribuer la richesse nationale. En 2008, le salaire moyen de l’ouvrier ou de l’employé est inférieur à celui de  1973 (6).

Le crédit était vécu, ainsi, par les castes dirigeantes comme le substitut idéal à la redistribution de la richesse nationale : la majorité de la population s’endette pour consommer et se loger, se laissant tondre la laine sur le dos. Comme des moutons. Sans bouger : priorité étant de conserver, ou de trouver, un travail dans n’importe quelles conditions pour “payer les échéances”. Facteur de stabilité sociale en plus ! Tout le monde est content.

 

ii) Les ménages américains “emprunteurs” avaient la possibilité de rembourser à une condition : que les taux restent stables. Or, deux erreurs ont été commises :

 

=> La quasi totalité des crédits étaient à taux variable. De plus, sans butoir de prévu (un maximum de taux ou de variation). Ce qui est envisageable, avec une amplitude limitée, pour un crédit à la consommation portant sur du court terme, ne l’est plus pour un investissement à long terme, tel que l’achat d’un logement. En cas de forte augmentation, c’est l’étranglement assuré.

Phénomène qui a ravagé les crédits immobiliers en Espagne, où même des emprunteurs à hauts salaires sont en difficulté pour avoir vu leurs intérêts à taux variables tripler ou quadrupler.

 

=> la Réserve Fédérale des USA a augmenté son taux directeur de 1% à 5,25 % entre 2004 et 2006. La “crise” apparaissait dès fin 2006, avec une accélération en 2007. Le raz-de-marée était lancé. Mais, dans son aveuglement et sa fuite en avant, l’oligarchie n’a pas réagi.

Car l’augmentation des taux aurait dû être modulée : augmentée pour les entreprises, les nouvelles opérations de crédits à la consommation ou immobiliers (avec un plafond). Mais surtout, bloquée pour les encours de crédit, tant à la consommation (7) que pour les crédits immobiliers des “particuliers”. Avec interdiction pour les nouvelles opérations, bien sûr, de la pratique des taux variables du crédit immobilier des particuliers.

Habituée à tondre ses moutons, pour rester dans la métaphore animale, sans qu’il y ait de réaction, la ploutocratie s’est refusée à admettre que le maximum était atteint. Beaucoup de spéculateurs pensaient que des faillites ne seraient pas mauvaises pour faire des emplettes à bas prix d’actifs (assets) qui se revendraient, quelques temps après, avec une forte plus-value. Impossible d’imaginer que le mouton allait crever, et eux avec…

 

iii) Les premiers établissements financiers à être déstabilisés massivement étaient, évidemment, ceux qui avaient l’essentiel de leur portefeuille de clientèle concentré ou spécialisé dans le marché immobilier. Même si leur clientèle était solvable, au départ, elle ne pouvait absorber des augmentations de taux démentielles. Premier naufrage de Northern Rock en Grande-Bretagne, en début d’année, et des établissements réputés, aux USA, Freddy Mac et Fannie Mae, début septembre. 

 

Comme une traînée de poudre, le système provoquait l’effondrement avec lui de la crédibilité de tous les instruments financiers liés, de près ou de loin, à des manœuvres spéculatives. Notamment les fameux derivatives (produits dérivés) et tous les produits issus de “l’ingénierie financière”. Les certifications des plus grands cabinets d’audit ou les notations des agences spécialisées se révélaient caduques, la confiance s’était évaporée.

 

Ce fut la course éperdue aux liquidités. L'exemple le plus marquant fut Lehman Brothers voulant récupérer ses 17 milliards de dollars d'avoirs chez la banque J.P.Morgan. Cette dernière exigeant le remboursement préalable de la ligne de crédit de 23 milliards de dollars que ce confrère avait chez elle.


Les crédits à taux variables dans le financement de l’immobilier ne sont pas répandus en France, contrairement aux USA et à la GB, ou même à l’Espagne. Mais, les directions générales des banques françaises, comme leurs homologues suisses et autres banques européennes, focalisées sur les profits rapides et mirobolants de l’économie-casino, ont massivement investi les avoirs qui leur étaient confiés dans les produits spéculatifs des banques américaines…

 

La contamination s’est révélée générale. D’où ces plans d’aides massives par les Etats occidentaux. Pour sauver qui ?... La “vache à lait” ou le “mouton”, l’emprunteur de base qui fait tourner le système ?...

 

Non.


Pour sauver la mise des banquiers et des spéculateurs…

 

 

 

Suite :

Récession (2) : Le Cimetière des Catastrophes Bancaires...

Récession (3) : Tares du Système Bancaire : Le Virus IPRIS...

Récession (4) :  L'Etat au service du Lobby Bancaire...






 



 

1.  Cf. cette mirobolante prévision : http://www.dailymotion.com/video/x3zjk9_2008-lannee-du-krach-chinois_business%22%3E2008

2.  Cf. cette autre délirante analyse : http://www.dailymotion.com/related/x3zjk9_2008-lannee-du-krach-chinois_business/video/x3zio3_subprimes-contagion-ou-feu-de-paill_politics?from=rss

3.  Cf. notamment les attaques à l’encontre du sénateur Jean-Luc Mélenchon par des journalistes, tels Jean-Marc Morandini et Renaud Revel (L’Express), n’ayant ni regardé l’émission en cause, ni lu la retranscription de ses propos. Se comportant en Savonarole médiatiques, plus soucieux d’organiser un bûcher, que de tenir compte des faits, ou d’un minimum d’éthique professionnelle, http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=628#more-628

4.  Expression récurrente, par exemple, du chroniqueur Jean-Michel Apathie. A tel point, qu’elle était devenue par dérision, pour certains, son surnom : “Les Caisses sont vides”. Curieusement, ces derniers temps, cette expression a disparu de son vocabulaire. Elle n’est plus “tendance”, sans doute…

5.   Duval, Julien, Le mythe du “trou de la Sécu”, Editions Raisons d’Agir, Paris, Avril 2007.

6.  Lire les livres de Barbara Ehrenreich sur les USA “d’en bas” : http://stanechy.over-blog.com/article-10888996.html

7.  L'encours des crédits sur les cartes bancaires aux USA est estimé, à la louche, à 1 (un) trillion de $US. Soit 1, suivi de 18 zéros...


Caricature : ma favorite sur la "crise", parue dans The Guardian d'octobre 2008. Par le talentueux Martin Rawson.
Mettant en scène, comme dans un film d'horreur, quatre infirmiers s'apprêtant à soigner dans un asile "d'aliénés" (Madhouse...) un monstre devenu fou furieux, en plein délire autodestructeur, dont le nom est inscrit sur la porte de la cellule : Capitalisme (sans "e" en anglais).
Sarkozy, avant d'ouvrir la porte posant la question à ses trois compères, Merkel, Brown et Bush :
" Tout le monde est prêt pour le cachet d'aspirine ?...".
Lequel minuscule cachet, destiné à être administré au malade, est tenu par la flamboyante Merkel...

 



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Published by Georges Stanechy - dans Faillite Bancaire & Récession
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commentaires

Georges Stanechy 23/10/2008 15:14

Pitié Nadine/Noor !...Je n'ai pas oublié la question ! Enorme...Pitié, pour le temps dont je ne dispose pas... Pitié, pour la quantité limitée de neurones dont je dispose...Impossible de l'aborder en un éclair fulgurant.En fait, mon blog est une modeste tentative d'y répondre, par petites touches. C'est au travers de certains thèmes que je la traite. Assisté par la bonne volonté des lecteurs, qui veulent bien y apporter leurs contributions et en liaison avec des blogs amis...A bientôt, donc.

Georges Stanechy 23/10/2008 15:07

Bonjour RachidMerci de ce rappel.Le problème des paradis fiscaux est inextricablement lié aux dérapages du Libéralisme dans le "Capitalisme Sauvage" fondé sur le délit d'initié, la corruption et les ventes d'armes. Le recyclage de l'argent de la drogue étant un volet annexe, mais important, dans la corruption de certaines "élites"...Je ne crois pas le quart d'un centième de seconde à la volonté réelle de supprimer les paradis fiscaux. Ils représentent un rouage essentiel de nos systèmes politiques fondés sur :i)  L'évasion fiscale, constitutive de la richesse de la ploutocratieii) La corruption des responsables politiques, y compris occidentaux. Je dirai même essentiellement occidentaux, en termes des sommes accumulées par les personnels politiques (du moins certains...), avant, pendant et après l'exercice de leurs responsabilités.La mise en scène actuelle s'apparente plus à un règlement de comptes entre mafieux. Avec, en particulier, la mise en cause caricaturale du Luxembourg (cf. l'incident, avec le premier ministre du Luxembourg, de la chaîne TV "publique, A2...) qui s'est permis de vouloir traiter d'égal à égal avec les grandes puissances européennes, et leurs dirigeants, sur certains dossiers, en voulant exercer certaines "pressions"...J'ai eu l'occasion d'aborder ce point dans un post du 2 février 2007 : Fiscalité Electorale (http://stanechy.over-blog.com/article-5487744.html).J'y reviens dans mes deux prochains posts sur La Récession.Amicalement

Nadine/Noor 23/10/2008 13:49

Bonjour Georges,Oh facile Georges! mais quand même une petite réponse à ma grande question, de nouveau. Quelles énergies déployer, quelle résistance avoir quand on pense vivre dans le meilleur des Mondes?

rachid 23/10/2008 13:15

Il y a 12 ans déjà, le 1er octobre 1996, des juges suisses, italiens, espagnols et français (dont le célèbre Renaud Van Ruymbeke) dénonçaient les circuits occultes et le manque de coopération entre états européens et lançaient un appel solennel pour lutter contre la corruption. Si depuis, l’Europe a fait des progrès, on est encore loin du compte, les politiques n’ayant jamais montré un enthousiasme excessif à l’idée de contrôler les banques. Alors que faut-il penser de la grande messe qui réunissait une vingtaine de pays à Paris dans le but affiché de lutter contre les paradis fiscaux ? Vrai engagement moral ou écran de fumée ? Je serai d’autant plus méfiant que manquaient à l’appel les pays d’Europe les plus concernés, la Suisse et le Luxembourg. Que je n’oublie pas que durant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy défendait bec et ongles son copain Johnny parti planquer ses pépettes dans le paradis fiscal suisse ! Enfin, quand on entend l’UMP Alain Lambert, ancien ministre du budget, expliquer que les États qui critiquent “sont eux-mêmes des déposants, la France comprise”, il y a de quoi rester circonspect. Nageons-nous alors en pleine hypocrisie ? C’est fort probable. Car qui a réellement envie de transparence en la matière ? Les dictateurs n’en veulent surtout pas. Dans quelle banque sûre pourraient-ils placer l’économie de leurs pillages ? Mais n’allons pas croire les démocraties plus vertueuses. Les États-Unis ont abondamment utilisé ce système de paradis fiscaux (qui va de pair avec le blanchiment de l’argent de la drogue) pour lancer des opérations barbouzardes un peu partout dans le monde : au Chili, au Salvador, au Brésil, en Afghanistan du temps de l’Union soviétique. La France n’a jamais été en reste pour vendre des frégates à Taïwan ou pour se positionner sur le marché des d’armes. Le Royaume Uni non plus ! Renoncer aux paradis fiscaux imposerait d’être Monsieur Propre en politique internationale.
Qui le veut vraiment ?

Georges Stanechy 23/10/2008 10:15

Bonjour Nadine/NoorBien vu !...Grâce à la Lumière (Noor)... lolAmicalement

Nadine/Noor 22/10/2008 13:11

PS:Georges ce n'est pas parce que je vous trouve bigleux (sourire!) que les caractères des lettres sont si grosses, mais je n'ai pas su les réduire.

Nadine/Noor 22/10/2008 10:52

Bonjour Georges et à tous,
Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.
Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
Le "meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...Quelles energies déployer, quelle résistance avoir quand l'on pense vivre dans le meilleur des Mondes?

Georges Stanechy 22/10/2008 09:46

Bonjour EvaC'est la jungle. Oui. Une lutte permanente de l'humanité, depuis "l'âge des cavernes". Pour lutter contre les pulsions prédatrices qui imprègnent notre inconscient collectif. Nos systèmes politiques et économiques sont encore très rudimentaires. D'où, les difficultés que nous éprouvons pour organiser nos collectivités sur des valeurs de solidarité et de dignité humaines. D'où, les luttes incessantes contre les "prédateurs" qui noyautent et parasitent les sociétés humaines.Les luttes sont et seront encore longues. Mais, les énergies sont là. Et, il nous appartient de renforcer les réseaux de résistance à la prédation, de constituer des forces de propositions de construction d'une humanité libérée de ses comportements "d'âge des cavernes".Bien à toi

Georges Stanechy 22/10/2008 09:30

Bonjour ChahidEffectivement."L'homme moderne" tel que le souhaite, dans sa réalité, le système "libéral" ou "capitaliste" actuel doit être uniquement un "consommateur" décérébré (cerveau-buvard pour absorber les "pubs"), endoctriné dès l'enfance dans la consommation abrutissante, vivant dans la peur de "L'Autre" et la soumission absolue à ses "sauveurs", les politiciens ...Il faudra, malheureusement, une succession de crises pour faire basculer ce système dans un nouveau modèle. Nouveau modèle, peut-être pas "idéal", mais au moins plus évolué en termes de "valeurs collectives". Tant les résistances sont fortes et déterminées. Les castes prédatrices ne vont pas "lâcher le morceau" facilement...La crise actuelle n'est que le premier coup de canon...Amitiés

eva 22/10/2008 08:16

Bonjour GeorgesLes pauvres trinquent, les riches s'enrichissent, c'est la jungle - vous avez dit civilisation ?je te cite dans mon prochai, post et sans doute vais-je mettre tout l'article sur mon blog R-sistons à la désinformationbien à toi evaamitiés aussi, fidèles, à Chahid

Chahid 21/10/2008 21:50

Justement cher Georges, c’est maintenant ou jamais de stopper le monopole du système « capitaliste » sur les objectifs de nos sociétés.
L’attachement aux objets et au confort matériel au préjudice de tout idéal spirituel ou moral  a ruiné nos sociétés.
Nos besoins, les politiques des Etats, l’éducation… tout est conditionné en fonction des exigences du système « capitaliste » et ses bénéficiaires.
« L’homme moderne » est une aberration.
 Amitiés

Georges Stanechy 21/10/2008 20:09

Bonsoir ChahidJe partage ton analyse : des "usuriers", "intouchables" qui dictent leur loi. Acteurs majeurs de l'injustice sociale et économique dans nos sociétés.Je pense, toutefois, que cette "crise" révèle que les "dommages collatéraux" vont dépasser les profits que la situation procurait aux prédateurs.L'erreur majeure d'appréciation des politiques, face au séisme économique, est de se focaliser sur la "refondation du capitalisme", selon les propres termes de Sarkozy à Strasbourg devant le parlement européen.C'est avant tout une refondation de notre système d'organisation politique, sociale et économique qui s'impose, avec des valeurs centrées sur la solidarité et la dignité humaine.Mais, la prise de conscience des politiques n'est pas encore là... Amitiés

Chahid 21/10/2008 18:54

Bonsoir Georges 
 
« 2. C’est la faute aux pauvres » …
Bien sûr, « La sacralité du préteur » oblige !
« Responsabiliser le préteur, c’est menacer l’économie de marché et les sociétés de crédit dynamiques et prometteuses. Donc : l’emploi et la croissance », première leçon « capitaliste » à faire apprendre aux étudiants de droit, d’économie et aux futurs magistrats …
Ces « intouchables » ont imposé aux Etats et aux législateurs leur vision du marché et du profit, et aucun Etat n’arrive comme conséquence à mener une politique de crédit sereine et « propre ». C’est la jungle, mais une jungle de tours de verre et de lumière qui fascinent les arrivistes de la classe moyenne censés défendre tous ces particuliers défavorisés et profanes …
« La concurrence et l’autorégulation » disent-ils !
Les associations des professionnels du crédit et de la finance sont un Etat dans l’Etat, et les pauvres sont toujours pointés du doigt. « Mauvais payeurs », « emprunteurs de mauvaise foi », « chicaneurs » etc., après tout c’est de leur faute si la tour s’écroule ! (Un proverbe marocain tordant dit « une tour est tombée, ils ont arrêté le barbier» !). 
La « victime » c’est le professionnel de crédit qui dispose des instruments et méthodes d’évaluation des risques de défaillance et de contentieux les plus performants (scoring, centrale négative, centrale positive (publiques et privées) etc.) …
Toutes ces familles qui vont être délogées et jetées à la rue dans les semaines et mois qui viennent sont un « dommage collatéral ». Elles ont voulu naïvement jouer au jeu de la société bourgeoise…  
Amitiés