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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
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Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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.  Injures

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Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 10:43


Suite de l'article Récession (1) :

=>  1.  Les caisses sont vides
=>  2.  C’est la faute aux pauvres

 

 

3. Le système bancaire français est excellent

 

J’ai toujours été amusé par les commentaires d’autosatisfaction mégalomaniaque sur le système bancaire français : “le plus sûr du monde”, “le mieux régulé”, “le plus sain”, etc. En bref : excellent.

 

En fait, le connaissant de l’intérieur, il s’agit du secteur d’activité le plus “vermoulu”, pour rester poli, du pays. Celui qui a coûté et coûte le plus cher à la collectivité. Il faut espérer qu’un jour une équipe d’économistes chiffre le cumul des "ardoises" épongées par les contribuables, ne serait-ce que depuis le dernier demi-siècle. Dans une thèse de doctorat ou un travail de recherches sponsorisé par un mécène. La censure du monde de l’édition empêchera, en effet, tout travail d’investigation en ce domaine. Ne parlons pas des médias de la propagande…

 

L’Etat, la collectivité, ont sans cesse été mis à contribution pour redresser les catastrophes à répétition d’un milieu professionnel aussi incompétent que malhonnête. Tout particulièrement, depuis la fin des années 80. L’opacité entretenue est, évidemment, totale. Si les contribuables “savaient”, ils se précipiteraient, probablement, en masse dans les sièges parisiens des banques pour faire tomber quelques têtes, ou au ministère des finances pour ne pas les avoir faites tomber. Découvrant, au passage, l’arnaque du chiffon rouge du “trou de la Sécu” agité en permanence sous leurs nez.

 

Prenons soin de faire la différence, dans l’analyse, entre le personnel d’exécution et d’encadrement, irréprochable quant à la qualité de son travail, le niveau de son éthique, et les directions générales des établissements financiers. Car, là où rien de va plus, c’est au niveau des directions générales de ces établissements.

 

A toute une génération de banquiers et de “grands commis”, forgée dans la reconstruction de la France et de l’Europe de l’après-guerre, a succédé une autre, loin de lui arriver à la cheville en termes de valeurs et de rigueur professionnelle. L’un d’eux, parmi ceux qui ont assuré, géré la fabuleuse croissance des “trente glorieuses”, à la question sur la qualité première d’un “grand banquier”, répondait : “Le bon sens…”.

 

Le “bon sens” a cédé la place au “non sens”… Cette évolution se retrouve dans tous les pays occidentaux, y compris au Japon, avec des nuances liées aux contextes culturels et aux mécanismes de cooptation des “élites”.

 

Dans cette génération des années “post 60”, de jeunes loups, sortant pour la plupart de l’inspection des finances, confondant l’épaisseur de leur carnet d’adresses avec celle de leur expérience après avoir transité par des cabinets ministériels. Considérant les signes ostentatoires affichés avec condescendance, à commencer par l’inévitable cigare, comme étant le rayonnement de leur génie, à défaut de compétence. Après un bref “tour de piste” dans des directions opérationnelles, et un passage au poste de directeurs généraux adjoints, se retrouvaient propulsés à la tête d’établissements financiers.

 

De toute façon, il ne leur était demandé que d’être des “facilitateurs”, de “faire avancer des dossiers”. Le plus souvent, camouflés sous ces appellations, il ne s’agissait, ni plus ni moins, que de rustiques passe-droits pour de grandes entreprises ou des particuliers (8). Assurant la liaison entre pouvoir politique et “milieux des affaires” ou Big Business. Devenant même, pour certains, des “hommes de paille” prospères et richissimes, couvrant, abritant, gérant le patrimoine de quelques politiciens de profession, si ce n’est de convictions.

 

Progressivement, avec la montée en puissance des multinationales et de la mondialisation, une grande partie de la haute fonction publique, liée à la gestion des équilibres financiers du pays et aux commandes des établissements bancaires, s’est trouvée gangrenée par l’affairisme. Copinage et osmose…

 

Ils ont promu, encouragé toutes les "bulles" et investissements spéculatifs, les plus fantasques. Dans la vogue et la mode des fusions-acquisitions. Tout ce qui promettait, assurait profits rapides et bonus fulgurants, pour leur réseau, et bien sûr, pour eux-mêmes. Pas simplement immobilier : qui se souvient de la “bulle internet”, des valeurs “nouvelles technologies”, et autres miroirs aux alouettes ?... Frénésie accrue, avec le développement exponentiel des nouveaux instruments et produits financiers. Partageant souvent les pires comportements irresponsables du secteur, alors qu’ils étaient censés contribuer à sa bonne gestion…

 

 

3.1.  Le cimetière des catastrophes bancaires

 

La liste des banques, qu’ils ont dirigées ou contrôlées, mortes au champ du déshonneur de l’incompétence et de la gabegie, à partir des années 90, est impressionnante. C’était hier. Dans la plus grande discrétion médiatique et une totale impunité des responsables.

 

Retenons les plus connues : Crédit Foncier de France (CFF/1995-1998), Comptoir des Entrepreneurs (CDE) (9), Banque Worms, Pallas Stern (1995), Banque de Paris et des Pays-Bas transformée en Paribas avant d’être absorbée par BNP en 2001. Dans un environnement différent, la Banque de la Martinique, reprise par le groupe des Banques Populaires…

 

Sans oublier un des plus grands scandales financiers de l’histoire bancaire, de niveau international par l’ampleur des sommes en jeu : le Crédit Lyonnais. Dont, on n’a jamais pu obtenir un chiffrage sérieux, c’était avant l’introduction de l’Euro : FF 200 milliards, FF 700 milliards, FF 1.000 milliards, plus ?... Les gymnastiques et contorsions comptables, fiscales, sont sans limites absorbant en des “trous noirs” galactiques tout ce qu’il est souhaitable de voir disparaître.

 

D’autant plus que les archives avaient brûlé, dans l’incendie du siège social, à Paris. Notamment celles de la salle des marchés. Et, tout aussi bizarrement, les archives entreposées au Havre dans un centre spécialisé, sous haute sécurité, avaient brûlé aussi. Ah ! La loi des séries touchant les incendies d’archives !... Signe du destin, probablement, que les pertes n’étaient pas pour tout le monde.

 

Crédit Lyonnais, établissement anéanti par son activité de “banque d’investissements”… La banque commerciale ou de détail (retail banking) étant parfaitement saine. Il n’a dû sa survie que grâce à son absorption par le groupe Crédit Agricole. Naufrage dont la collectivité n’a pas encore fini de payer, ni de subir les conséquences.

 

Car, au-delà des fonds versés pour apurer les engagements directs pour lesquels la banque se révélait défaillante, les contribuables continuent de payer, à ce jour, le nettoyage de son bilan via les “structures de défaisances”.

 

Rappelons un point de technique juridico-financière. Pour améliorer la présentation d’un bilan avant sa reprise par un acquéreur, les valeurs, filiales ou prises de participation “pourries” sont sorties du bilan et logées dans des structures comptables à part :  les fameuses, ou fumeuses, “structures de défaisances”. Terme qui se veut l’adaptation d’une pratique juridique et financière de nettoyage ou de toilettage des bilans, venue des USA, la : defeasance.

 

La Cour des Comptes dans son rapport 2007 (10), avait estimé dans la partie intitulée “Bilan de la gestion des défaisances” que l’ardoise à payer par l’Etat, et donc par le contribuable, s’élèverait à 21 milliard d’euros. S'étonnant d’irrégularités permanentes dans la gestion de ces structures gérées par l’Etat. Malgré les circonvolutions du style qui se veut plus que prudent, la timide Cour des Comptes, sans aucun pouvoir de sanction, a trouvé le courage d’écrire :

 

“… Dans un rapport public particulier publié en décembre 2000 et intitulé « L’intervention de l’Etat dans la crise du secteur financier » et dans une insertion au rapport public de janvier 2002, la Cour avait cherché à apprécier les conditions dans lesquelles l’Etat avait apporté son concours financier au Crédit lyonnais, au Crédit foncier de France (CFF), au Comptoir de Entrepreneurs (CDE) et au Groupe des Assurances Nationales (GAN) et avait géré les structures de défaisance mises en place pour accueillir des actifs compromis du fait de gestions financières imprudentes.

…  Il ressort des vérifications opérées que les dispositifs complexes et déresponsabilisants, déjà identifiés par la Cour, ont été maintenus. La gestion des défaisances, rendues difficile par la nature des actifs à liquider, l’ampleur des contentieux et l’imprudence des garanties accordées, a, en outre, été perturbées par la situation particulière de structures confrontées à leur propre disparition.”

 

En clair, la gestion des “défaisances” est, dans l’opacité totale, un énorme aquarium à requins. Malgré les remontrances de la Cour, les irrégularités constatées à plusieurs reprises ont été poursuivies. Pendant 7 ans…

 

Ce que la Cour des Comptes ne dit pas, c’est que cette gestion des “défaisances” est à l’origine de quelques unes des plus grandes fortunes de France. Colossales. Parmi les premières du monde. Récentes et rapides. Fondées sur aucune création de produit ou de services de génie. Aucun Apple, Microsoft ou Google. Non, uniquement sur la reprise d’entreprises, souvent prestigieuses avec des marques de notoriété internationale. Notamment, à partir des “structures de défaisance” gérées par l’Etat, et tout particulièrement celles relevant de la faillite du Crédit Lyonnais…

 

Ces structures de transit regroupent effectivement des actifs douteux ou délabrés, mais la tentation étant trop forte, des petits malins en ont fait des “taxis” pour s’échanger en douce des valeurs ou faire d’excellents coups. Achetant à prix cassés, ce qui se révèle être par la suite, par on ne sait quel miracle, d’authentiques “pépites”. Gageons, les paradis fiscaux assurant l’étanchéité des noms et autres coordonnées, que les fortunes, construites ou démultipliées de la sorte, renvoient l’ascenseur, sous une forme ou une autre.

 

Ainsi, non seulement, des fortunes colossales se sont bâties à partir de ces naufrages, mais en plus la collectivité, les contribuables, doivent payer 21 milliards d’euros, d’après l’estimation “provisoire” de la Cour des Comptes. Soit l’équivalent de 2 fois le “trou de la Sécu” pour assurer le nettoyage du bilan. Après avoir déjà réglé plusieurs milliards pour en payer les dettes accumulées !...

 

Dans le cas du Crédit Lyonnais, comme par hasard, aucune Commission parlementaire n’a investi du temps, ni des moyens pour enquêter sur ce curieux phénomène des vases communicants. La seule préoccupation des parlementaires, dans une approche infantile et démagogique : “faire la fête à Tapie” (11). Autre chiffon rouge, bouc émissaire du monde politique et médiatique : se donner bonne conscience pour 2 kopeks. Ça ne coûte pas cher, et auprès d’une opinion publique désinformée, ça peut rapporter gros. Ne serait-ce qu’en dissimulant le cœur du problème…

 

Car aucun parlementaire (j’ai suivi les dernières auditions de la Commission des Finances du mois de septembre 2008) ne s’est demandé pourquoi le Crédit Lyonnais, après avoir étranglé financièrement et forcé Tapie à vendre la société Adidas 2 milliards FF à une structure propre à la banque domiciliée dans un paradis fiscal, l’avait aussitôt revendue au groupe Dreyfus (le géant du sucre…) plus du double. Aucun ne s’est, et a, posé trois questions annexes :

 

i)    Où est allée la différence ?

 

ii)   Pourquoi avoir logé Adidas dans une “structure de défaisances”, alors que cette société, loin d’être “pourrie”, était très recherchée (Nike, Reebok, etc.), valait plus que le double de l’évaluation de la banque, et probablement plus que le prix payé par l’acheteur choisi par la banque, en dehors de toute consultation internationale ?

 

iii)  Si cette entourloupe a été effectuée pour Adidas, quelles sont les autres sociétés “pépites” sorties à tort du bilan de la Banque, bradées à prix cassés, au détriment de la collectivité et du contribuable, et quels en ont été les “profiteurs” ?...

 

 



 

Suite:

Récession (3) :   Les Tares du Système Bancaire - Le Virus IPRIS...

Récession (4) :   L’Etat au service du Lobby Bancaire...


 

 

 



 

11.  Cf. l’audition du mercredi 10 septembre 2008 de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale sur le Crédit Lyonnais - CDR : http://www.lcpan.fr/emission/62314/video

12. Curieux de voir certains responsables politiques, comme Sarkozy dans un de ses derniers discours, découvrir la faillite bancaire avec Lehman Brothers


Photo : siège social parisien du Crédit Lyonnais - LCL


 

 

 


 

 

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Published by Georges Stanechy - dans Faillite Bancaire & Récession
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commentaires

Nadine/Noor 28/10/2008 14:40

C'est plus facile pour vos lecteurs et vos lectrices.
http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news

Georges Stanechy 27/10/2008 19:09

Bonsoir Nadine/NoorMerci pour le lien !

Nadine/Noor 27/10/2008 17:34

Bonjour Georges, Voici une vidéo que je conseille pour les nuls de la finance!http://wwwdailymotion-com/fr/featured/video/x75eok_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_newsL'usure fléau de nos sociétésBonne écoute!

Georges Stanechy 26/10/2008 20:19

Bonsoir Chahid L'hystérie médiatique est encore en pleine effervescence, tu as raison de le rappeler. C'est la déferlante, en France, de l'élection américaine. Etouffant, quand on plonge la tête dans les médias. Le sentiment de se sentir une lointaine colonie... Ce matraquage est inévitable. Il est voulu et organisé. Permettant de ne pas traiter les problèmes de fond propres à la société française : économiques, sociaux, relations avec les partenaires européens et sur les autres continents, engagements militaires dans plusieurs pays, etc. Aucun pays européen n'y échappe. Ce sont de gros moyens employés par un redoutable appareil de propagande mondialisé... Je connaissais l'opération de vente-achat (en sous-main) à l'issue de la bataille de Waterloo, de la branche londonienne des Rothschild (les frères s'étaient répartis dans plusieurs capitales européennes, constituant un remarquable réseau bancaire). Mais, dans une version légèrement différente. Ils avaient, en plus d'un système de renseignements, politique et économique, très bien organisé et richement doté, un excellent système de communications fondé sur des pigeons voyageurs, plus rapides que des cavaliers. Surtout pour éviter la traversée de la Manche en bateau. La branche de Londres aurait donc été prévenue, en premier, par ce courageux volatile... Ce qu'il convient de retenir c'est la constitution de fortunes non pas à partir d'nvestissements effectifs, dans des projets générateurs de valeur ajoutée pour une collectivité, mais essentiellement à partir de manoeuvres et de mouvements spéculatifs. Rien n'a changé... Amitiés.

Chahid 26/10/2008 18:33


Bonsoir Georges
 
Toutes ces archives qui brûlent… je croyais que ça n’arrivait que dans les pays du sud. Il faut trouver la vraie « main invisible » du marché cette fois-ci !!!
Si le secteur financier est si pourri que ça, c’est parce que les financiers se sentent puissants et au-dessus de la loi et des « moutons » qui ont voté les arrivistes qui votent et légifèrent ces lois …
Ils savent que le peuple, les peuples, sont des « consommateurs fainéants » qu’on peut « distraire » avec les élections américaines et sœur Emmanuelle.
Pourquoi les médias français ne parlent que des élections américaines ??? McCain ou Obama ne vont pas quand même gouverner la France !
   
En parlant des « requins » et des profiteurs spéculateurs… en lisant hier une page wikipedia sur la Bataille de Waterloo, j’ai trouvé ce passage: « La fortune des Rothschild http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo  
Comme la plupart des banquiers, les Rothschild disposaient d'un réseau de renseignement. Dès que l'issue du combat fut certaine, un agent partit pour Londres via Ostende. Informé dès le 20 juin au matin, Nathan Rothschild vendit ostensiblement ses titres à la Bourse puis après avoir provoqué un krach racheta ces mêmes titres au dernier moment alors que les cours s'étaient effondrés. Le rapport que Wellington rédigea après la bataille n'arriva dans la capitale britannique que le 21 au soir. Dès le lendemain, la victoire provoqua une hausse de la Bourse. Les Rothschild ont toutefois prétendu qu'on avait surestimé leurs gains. ».
 
Intéressant !

Amitiés