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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 23:13



Ne pas se vouloir Cassandre. Bien sûr. Je voudrais bien participer à la célébration  de la victoire électorale d'Obama. Mais, je n'y arrive pas.


Des proches m'ont pressé de donner mon sentiment sur ce blog, après le scepticisme affiché dans un précédent post sur l'élection américaine. Me demandant si de Grincheux, de la sympathique bande des 7 nains entourant affectueusement Blanche Neige, je ne me serais pas transformé en Joyeux... Pour me joindre à la fête.


Disons que je me refuse à jouer le rôle de Simplet. Je ne crois pas qu'Obama soit le prince charmant en mesure de réveiller une Amérique, Belle Endormie des contes de fées...




Saint Thomas


Evidemment, je ne peux que partager la joie de la communauté noire américaine, heureuse de se voir reconnue dans cette élection. Méprisée, meurtrie, terrorisée, par des décennies de racisme, d'apartheid, elle vit cet évènement comme un basculement dans une ère nouvelle. Quand on pense que les dernières lois d'apartheid n'ont pu être définitivement supprimées qu'en 1964 et 1965 (1) !... Un siècle après la guerre de Sécession, vingt ans après la dernière guerre mondiale...


Et, celle de tous les gens de couleur qui composent les USA. Je pense aux latinos, provenant essentiellement du Mexique, de Cuba ou de Porto Rico. Victimes du racisme quotidien, j'en ai été témoin au cours de mes séjours, comme les afro-américains. Ce qui n'empêche pas la diplomatie américaine de donner des leçons de "démocratie" au reste du monde.


A présent, les médias nous vendent l'élection d'un homme politique comme s'il était Martin Luther King, l'Abbé Pierre ou le Messie. Ce matraquage de clichés dithyrambiques à la gloire de la "démocratie" américaine, et de portraits sirupeux sur son nouveau président, rend cette théâtralisation suspecte.


Je ne mets pas en doute les qualités et les talents d'Obama : remarquable orateur, tribun charismatique, jouant à merveille sur les émotions. Animateur de campagne électorale infatigable, sachant tenir un auditoire pendant une heure sans parler de son programme. Un "pro" de la politique, exceptionnellement doué.


Ni son honnêteté.


Toutefois, je suis comme Saint Thomas affirmant qu'il ne croirait en la Résurrection de Jésus qu'à la condition de mettre ses mains sur les cicatrices de son martyre. Beaucoup plus humblement, mon test d'honnêteté est extrêmement simple : le dossier nucléaire Iranien. Ce sera le révélateur.


Si Obama propose la suppression de toutes les armes nucléaires au Moyen Orient, y compris la suppression de l'arsenal nucléaire d'Israël (qui n'a jamais signé le traité international de non prolifération), ainsi que le retrait de tous les engins nucléaires qui encombrent le Golfe Persique et la Mer d'Oman (porte-avions et sous-marins...), avec en contrepartie la garantie internationale de la sécurité de tous : je serais pleinement convaincu de son honnêteté. Dans le cas contraire, il se dévoilera filou politique comme les autres présidents, porteur d'une pensée coloniale et d'une volonté impériale.


Obama : le "changement", la "rupture", ne cesse-t-on de nous corner dans les oreilles... Je n'y crois pas. On mesure actuellement ce que cette rhétorique, employée jusqu'à la transe lors de la dernière élection présidentielle en France, donne dans la réalité... Ce doute, ne porte pas sur l'homme, à qui je souhaite les meilleures chances, mais sur le système politique en lui-même. L'homme le plus déterminé, le plus idéaliste, ne pourra rien changer si le système politique et sa vocation ultime n'évoluent pas.



Chacun pour soi et Dieu pour tous


Rappelons que les "pères fondateurs" des USA étaient avant tout des milliardaires de l'époque, de grands propriétaire fonciers, possédant d'immenses plantations sur lesquelles étaient exploités de nombreux esclaves. Qui ont su fédérer, et manipuler, autour de leurs intérêts, des propriétaires plus petits et une bourgeoisie naissante qui s'enrichissait à grande vitesse.


A l'exemple de George Washington, Thomas Jefferson (2) qui a contribué à la rédaction de la Constitution de cette nouvelle nation, avant d'en devenir le troisième président, détenait les plus belles plantations de Virginie. Considérant ses esclaves comme un cheptel précieux, soucieux de la qualité de sa reproduction


Par les facéties du hasard, il devint profondément amoureux d'une de ses esclaves, qu'il affranchira, Sally Hemings. Il en eu plusieurs enfants. Tout en le dissimulant et affichant des convictions racistes. Ses propos sont célèbres, dont le plus connu :

"Le métissage de blancs et de noirs produit un avilissement que tous ceux qui aiment leur pays, tous ceux qui oeuvrent pour la perfection de la nature humaine, ne peuvent innocemment admettre." (3)


En fait, les USA sont nés de la volonté d'une ploutocratie de s'affranchir des contraintes fiscales liant cette colonie britannique à la couronne d'Angleterre. C'est, pour cette caste, de "liberté fiscale" dont il s'agissait, "d'obsession fiscale" pourrait-on insister. Cette obsession qui imprègne l'inconscient collectif des partis Démocrate et Républicain, de la nomenklatura au pouvoir : "les impôts". Impôts fédéraux, locaux : l'épouvantail. Le : Tout pour moi, rien pour les autres. Trouvant sa rationalité dans les théories économiques du Libéralisme. Même les œuvres caritatives sont un Business : le Charity Business des plus riches, pour flatter leur "image".


Le gouvernement du roi d'Angleterre de l'époque, George III (4), aurait-il connu les astuces du "paquet fiscal" en faveur de cette richissime oligarchie, que la face du monde en eut été changée...


Mais voilà, l'indépendance fut acquise sur de belles déclarations, car massacres génocidaires d'indiens et développement de l'esclavage étaient implacablement programmés, appliqués. Se déclarer indépendants pour des impôts ?... Cela fait "cheap", minable.


Alors, on sort les grands principes, pour la vitrine. Joints à la force, cela permet, au-delà de l'acte d'indépendance, d'imposer et justifier ce qu'on veut : pillages et asservissements de nations étrangères à l'extérieur, et, à l'intérieur du pays, maintien de privilèges exorbitants au profit d'une minorité monopolisant les leviers du pouvoir.


La liberté se résumait en fait à : Chacun pour soi et Dieu pour tous. Ce qui, venant d'une Europe ployant sous la misère, les guerres incessantes, l'intolérance religieuse et les régimes monarchiques les plus férocement décadents, n'empêchait pas les émigrants d'affluer. Au contraire, l'émigration blanche étant encouragée. Pour les damnés d'Europe, les USA représentaient le pays de cocagne.


Soyons réalistes : un système politique mis au point par une ploutocratie ne peut générer un quelconque changement allant à l'encontre de ses intérêts. Du discours à la réalité, il y a un univers. Sacrifier, lâcher du lest à l'évolution des mœurs initiée et mise en scène par les médias, peut-être. Mais, prétendre à la redistribution de la richesse nationale, c'est exclu.


Dans un système politique où la cooptation est fondamentale, contrairement à ce que la propagande veut nous faire gober, n'importe qui ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle américaine. A commencer par être le candidat aux élections "primaires" d'un des principaux partis. Alors, le bla-bla-bla (5) : "... il s'est construit seul, il ne doit rien à personne...". A d'autres.


N'importe qui ne peut pas se permettre de réunir sur son nom les deux tiers du plus colossal budget électoral que le monde ait connu jusqu'ici : un milliard de dollars. Il a fallu au préalable que les bailleurs de fonds s'assurent, via les rouages adéquats, que tout était bien en ordre dans la maison.


Autrement dit, qu'on ne casserait pas la porcelaine de grand-mère. Les grands principes ploutocratiques socles des partis fondateurs des USA : "toujours plus pour les plus riches, toujours moins pour les moins riches". Dans cette idéologie, si on est pauvre c'est qu'on l'a mérité : soit par la volonté divine si l'on est évangéliste, soit par la loi de la sélection naturelle, si l'on est darwiniste ou spenglerien...



Window Dressing


Un à un, les grands journaux économiques, ou du monde des affaires, se sont ralliés à la candidature Obama. A commencer par le Vatican de l'Ultralibéralisme ou du Libéralisme sauvage, l'hebdomadaire britannique de la City à l'influence internationale : The Economist.


Le message était clair pour qui voulait bien le lire : sur le plan économique et social, tout serait encadré. Le dogme Libéral allait être préservé : pas question de financer du social avec des impôts. Pas question de redistribuer la richesse nationale. Lutter contre la pauvreté, améliorer les services de santé, l'éducation, les retraites ?... Vous n'y pensez pas !... A la limite, juste de quoi anesthésier le peuple. Pour une poignée de dollars...


Obama, homme de paix, de dialogue, de réconciliation ?...


En politique étrangère, Obama a donné tous les gages, a prêté allégeance, à tous les lobbies "ziocons". N'hésitant pas à aller au-delà de ce qu'il lui était demandé. N'a-t-il pas déclaré que Jérusalem, en dépit des multiples dispositions de l'ONU, devrait être la capitale d'Israël ?... Mais, ne dit-on pas que pour se faire élire et une fois élu, le nouveau président des USA doit se montrer encore plus "ziocons" que le précédent ?...  La tradition est respectée.


Multipliant les déclarations bellicistes en petits comités, devant les lobbies concernés, reprenant à son compte les pires délires des "ziocons" : menaces contre l'Iran, effort de guerre prioritaire contre le Pakistan, au nom de la lutte antiterroriste. Car, de fait, c'est l'éclatement du Pakistan et de l'Iran, en provinces autonomes, qui est visé, depuis longtemps, comme pour l'Irak. Diviser pour régner...


Nouveau signal fort : le ralliement de Colin Powell à la candidature d'Obama. Le lobby militaro-industriel délivrait ainsi son cachet d'approbation. La nouvelle doctrine impériale allait se mettre en place. Faire porter le poids des guerres coloniales de l'Empire à ses alliés, ou ses auxiliaires, humainement et financièrement. Logique : à partir du moment où ils en profitent, ils doivent payer eux aussi. Sous la direction de l'OTAN, courroie de transmission du Pentagone.


D'ailleurs, ne fait-on pas savoir que l'actuel ministre de la défense, le républicain Robert Gates, serait confirmé à son poste, que des républicains seraient associés au gouvernement ?... Dans le staff annoncé, figurent déjà quelques uns des gros poissons de l'ère Clinton (6).


On prend les mêmes et on recommence...


Clinton, comme je le rappelais dans un commentaire de ce blog, n'a pas hésité à lancer des missiles de croisière sur Khartoum, au Soudan, pour raser une des rares usines de produits pharmaceutiques du continent africain. Sous le prétexte qu'elle produisait des armes de destruction chimique. Tout le monde savait que c'était faux. Elle ne produisait que des médicaments génériques. Indépendante des grands groupes pharmaceutiques, c'était inacceptable. C'est sous sa présidence qu'ont été minutieusement préparés les plans de destruction de l'Irak, et l'envahissement de l'Afghanistan, bien avant le 11/9, dans l'attente du premier prétexte.


Quant à comparer Obama, au "démocrate" Kennedy, lui, qui a plongé son pays dans la guerre du Vietnam et ordonné la désastreuse expédition de débarquement de la Baie des Cochons, à Cuba, pour renverser Castro, ne cessant de réclamer son assassinat... Belle comparaison.


Les médias nous prennent pour des canards sauvages...


Quant à la question du racisme... Je m'en tiens à la sagesse de mes amis "black". Rien n'est plus terrible, disent-ils, que le "noir dehors - blanc dedans". Celui qui pour justifier de son "intégration" en rajoute dans la posture la plus coloniale ou impériale du "blanc". Nous en avons quelques spécimens dans nos partis politiques en France.


Colin Powell ou Condolezza Rice étaient "black", occupant les plus hauts postes du gouvernement Bush : l'un ministre de la défense, l'autre ministre des affaires étrangères. Powell na pas hésité à mentir pour anéantir l'Irak, brandissant des photos truquées (7) et des échantillons "bidons"  pour faire croire à l'existence d'armes chimiques de destruction massive. Condolezza Rice, s'est distinguée comme une des "ziocons" les plus fanatiques de l'équipe Bush, n'hésitant pas à reprendre à son compte les slogans les plus islamophobes. Rien à envier à la sinistre Madeleine Albright, qui figure dans l'équipe de conseillers d'Hillary Clinton.


Le cœur a-t-il une couleur ? Est-il blanc, noir, rouge, jaune, vert ou bleu ?... Il n'est constitué que des valeurs auxquelles on croit : la primauté de la dignité humaine, de la justice, de la liberté, de la solidarité, de la compassion... Si on croit que le destin de l'humanité a un sens.


Paradoxalement, c'est sur le plan du racisme qu'Obama ne m'a pas paru crédible. Il n'est pas "descendant d'esclave", tient à préciser le chroniqueur (8), soulevant par cette remarque un coin du voile de l'arnaque médiatique. Il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes. N'est-ce-pas ?... On n'a d'ailleurs jamais vu une photo, ni entendu parler de son père pendant la campagne. Vaguement, qu'il était kenyan. Signature d'une communication parfaitement maîtrisée.


A chaque fois qu'il était "accusé" d'être musulman ou arabe, Obama n'a cessé d'aller de dénégation, en déclaration de "pureté américaine". Le tribun, sûr de lui, devenant soudain tétanisé. Au lieu de contre-attaquer, de fustiger l'Amérique raciste, de s'en démarquer. Lui, chrétien se disant "pratiquant", au lieu de dénoncer l'hypocrisie de ceux qui oublient l'enseignement de Jésus : Aime ton prochain. Rappeler que plus de quatre millions d'américains sont musulmans, méritant le respect. Subitement, tortillant des pieds et des mains... Pathétique.


Obama, élu pour la "rupture", le "changement" ?...


Non, au risque de me répéter, il a été élu pour une opération de window dressing. Habillage de vitrine, pour rétablir l'image des USA dans l'opinion internationale. Pure opération de communication et de désinformation. Comme on lance un nouveau dentifrice ou une nouvelle savonnette. Pour camoufler, ce qui va continuer comme avant. Si ce n'est pire qu'avant...


Certains ne le dissimulent même pas : fiers de l'astuce marketing. Tout juste s'ils ne se congratulent pas entre eux, de cette trouvaille de génie. Avec de grandes claques sur l'épaule. Comme nous le rapporte stupidement le chroniqueur, du journal Le Monde :

 « "Obama va régénérer la marque Amérique comme Jean Paul II a relevé la marque papauté", note avec esprit le commentateur Andrew Sullivan.» (9).


"... Note avec esprit...". A pleurer de rire. Comme toujours, devant autant de bêtise.



Je l'avoue quand même...


J'aurais bien aimé que le premier président "non blanc" aux USA, même pour une opération de window dressing, soit "indien". Avant d'être un Black, qu'il soit un descendant des premiers occupants de cette terre américaine sur laquelle déferla cette immigration, volontaire ou forcée, qui a donné la composition actuelle de son peuple.


Oui. Que ce soit un Red Skin, un Peau-rouge, issu d'une de ces multiples communautés massacrées, les survivants enfermés dans ces goulags qu'on appelait "réserves", bien souvent dans la famine : Séminole, Cherokee, Navajo, Sioux, Apache, Comanche ... Reconnaître le génocide indien, et tourner une des pages les plus sanglantes de la "civilisation occidentale", de l'Histoire humaine


Ce sera, peut-être, pour la prochaine fois...


Finalement, j'aimerais tant croire aux contes de fées !...









(1) =>  1964  :  Loi des droits civiques (Civil Rights Act)

     =>  1965  :  Loi du droit de vote (Voting Rights Act)

(2)  Tomas Jefferson (1743-1826), a été ambassadeur en France de 1785 à 1789, puis a participé au gouvernement de George Washington (1789-1793). Il fut deux fois président des USA : 1801-1805 et 1805-1809. C'est lui qui a racheté pour un quignon de pain, à Napoléon, la Louisiane, par le Louisiana Purchase Act du 20 décembre 1803 : immenses territoires le long du Mississipi. Rien à voir avec le petit Etat actuel du sud. Il doubla ainsi la superficie des USA de l'époque. Et, certains qualifient Napoléon de "stratège"...

(3)  "The amalgamation of whites with blacks produces a degradation to which no lover of his country, no lover of excellence in the human character, can innocently consent."

(4)  George III (pas de s en anglais), 1738 - 1820, vécut la guerre d'indépendance des colonies américaines et les guerres napoléoniennes. Célèbre dans les annales de médecine pour les troubles mentaux récurrents dont il était affligé. D'une générosité exceptionnelle : il donnait plus de la moitié de ses revenus à des œuvres de charité. Un des très rares cas historiques d'un monarque resté profondément amoureux toute sa vie de la même femme, son épouse la reine, dont il eut 15 enfants... Il eut la chance d'être entouré d'hommes politiques remarquables, dont William Pitt (dit Le Jeune par opposition à son père).

(5)  Les médias de la propagande n'ont cessé de véhiculer ce genre d'inepties. Dans le genre, voir l'article du Monde, signé d'Eric Fottorino : L'homme qu'il faut, du 5 novembre 2008, http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/05/l-homme-qu-il-faut-par-eric-fottorino_1115047_3232.html#ens_id=1114664

(6) En particulier : Rahm Emanuel, Richard Holbrooke (ambassadeur auprès de l'ONU/1999-2001), John Podesta, Lawrence Summers (ministre des finances/1999-2001).

(7)  Je me souviens, tout particulièrement, de ces photos de camions de stations d'épuration d'eau mobiles, matériel courant des armées ou de la protection civile notamment dans les zones désertiques, présentés lors de cette fameuse séance de l'ONU comme étant des camions de fabrication d'armes chimiques... Il ne pouvait pas ne pas savoir. Un cynisme à couper le souffle.

(8)  Le Monde, Eric Fottorino, Op. Cit.

(9)  Le Monde, Eric Fottorino, Op. Cit.





Caricature de Steve Bell du 5 novembre 2008 (The Guardian) : l'adieu à Bush qui passe au déchiqueteur de l'Histoire... Mais, l'Histoire se souviendra-t-elle des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dont il est, avec son gouvernement, responsable ?...




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Published by Georges Stanechy - dans Obama Saga
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commentaires

Georges Stanechy 13/11/2008 19:40

Bonsoir RachidMerci pour cet hommage à Miriam Makeba. Son talent était à la hauteur de son courage politique. Femme admirable. On ne pouvait que l'aimer. On ne peut que la regretter.Amicalement

rachid 13/11/2008 07:21

J’ai fait un rêve….Si Obama pouvait l’égaler !Ce n'est qu'un rêve, il a dit: "Que dieu benisse l'Amérique !" au lieu de : "Que Dieu bénisse La Planète !"
Il ne suffit pas d’être noir ou arrière-petit-fils d’esclave ou d’engager pour être meilleur - ou pire. C’est cela aussi le métissage. La comparaison avec l’homme posant le pied sur la lune peut aussi être faite. « C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité », avait dit Neil Armstrong le 21 juillet 1969. Depuis, l’homme n’est pas allé plus loin. Ni l’humanité, qui continue de se foutre sur la gueule à cœur joie pour l’enrichissement des plus gras. Souhaitons au nouveau président de confirmer ici bas, avec les armes de paix de sa profession de foi, la promesse folle des astronautes américains.
 
Belafonte vit dans le proche entourage de Martin Luther King. Miriam Makeba, elle, se sépare d'Hugh Makesela, trompettiste sud-africain encore en activité, pour épouser un des leaders des Black Panthers, Stokely Carmichael, en 1969. Sans doute étaient-ils, Belafonte et elle, au courant des rencontres secrètes de Martin Luther King et Malcolm X, accords dont le danger n'échappe pas au pouvoir. On sait la suite. Tous deux sont assassinés et les leaders des Black Panthers exécutés un à un.
Les poursuites recommencent. Miriam Makeba s'exile en Guinée, pays dont elle prend la nationalité. D'un autre côté, ce retour en Afrique est vécu comme un symbole puissant autant qu'une promesse pour le continent. Elle circule, s'installe en Europe, obtient - elle qui était réputée "citoyenne du monde" - un titre de citoyenneté honoraire dans dix pays, dont la France.
En 1985, le ministre de la culture, Jack Lang, lui remet les insignes de chevalier des Arts et des lettres.
 
Suit une impressionnante série d'honneurs et de titres honorifiques : "Femme du siècle", pour le Bedford Stuyversant Comunity de New York, Polar Music Prize (2002), discours aux Nations unies.
Ses triomphes, ses fatigues, ses troublantes alternances de succès et de douleurs, cette involontaire voix universelle de l'Afrique qu'elle avait fini par porter dans le monde, ont un sens qui touche à l'essentiel. D'autant qu'elle n'a jamais fait parade de son combat ni mystère de son talent : "Je n'ai jamais chanté la politique, seulement la vérité..."

Cécile Delalandre 12/11/2008 09:41

Bonjour Georges,Conne à l'accoutumée,  votre article est pertinent et sage... j'approuve totalement.. et en vous lisant  je pense à la pièce de théâtre de Sartre "l'engrenage"..Amicalement

Georges Stanechy 10/11/2008 17:45

Chère Aline, BonsoirMerci du lien des deux vidéos de l'historien Webster Tarpley, au sujet d'Obama et du rôle catastrophique que va jouer son gouvernement dans les années qui viennent. Gouvernement encore plus "Bushiste" que Bush...Il faut les regarder et écouter !...Précisons que Rahm Emanuel, le nouveau secrétaire général du gouvernement des USA, qui vient d'être nommé, du fait de sa double nationalité israélienne et américaine, continuait d'effectuer, jusqu'à présent, ses périodes annuelles d'entraînement dans l'armée israélienne à titre de réserviste...Sa violence antipalestinienne et anti-arabe, bien connue, va pouvoir donner sa pleine mesure. Les médias de l'extrémisme sioniste ont célébré sa nomination dans la joie délirante...Amitiés

Georges Stanechy 10/11/2008 17:26

Cher Chahid, BonsoirMerci, pour ces paroles fraternelles à l'égard de ma mère et de ceux qui ont commémoré le Général de Gaulle.Je trouve la phrase du Che, juste et émouvante. Lui seul avait la légitimité d'écrire ces mots si forts, sur le refus de la compromission. Luttant, jusqu'à la solitude et la mort, pour défendre la justice et la liberté des oubliiés et des damnés de la terre. Contre les prédateurs.Alors qu'autour de lui, il le savait, la "récupération" et les séductions du pouvoir étaient en marche...Amitiés

Aline-Mariali 10/11/2008 07:07

Cher Georges, cher Chahid, bonjour,
Passé le petit moment d’euphorie, il semble que cette élection présage des lendemains qui déchanteront. On dirait que chaque Président américain est pire que celui qu’il remplace. Ce serait extraordinaire que le monde  en vienne à regretter Bush !
L’historien Webster Tarpley, auteur d’une biographie non autorisée d’Obama,  affirme que le nouveau Président  va générer une tragédie mondiale,  un régime plus agressif encore que celui de Bush.
The Obama"s Agenda and Who is backing him and why
Je me permets de signaler deux vidéos de 10mn chacune à partir de :
http://www.wholetruthcoalition.org/2008/11/06/the-men-behind-obama/

Il faut dire que la première décision de nommer un ancien militaire israélien au poste de secrétaire de la présidence semble bien, hélas,  dans la ligne de l’analyse de l’historien américain .
Plus que jamais Sursum corda.
Amitiés

Chahid 09/11/2008 21:07

Cher Georges
 
Je me joins à toi, à ta si généreuse mère, que j’espère va bien,  et aux fidèles  rassemblés dans cette messe à la mémoire d’un si grand homme.
 
Jésus a été renié par ses proches et Moïse bien avant lui… Le destin de toute grande idée est d’être trahie disait Octavio Paz.
 
L’empire ne cesse d’envoyer des signaux  « soft et pas soft du tout » aux français « rebelles ».
 
Comment récupérer un homme politique, un intellectuel ou un opposant ?
 
Je lisais hier cette remarquable citation du Che « On commence comme cela, avec des petits privilèges, et ensuite on s'habitue et on justifie des privilèges de plus en plus grands, jusqu'à ce que le dirigeant se transforme en un assisté insensible aux besoins des autres.».
 
Un tour à bord de l’ « Air Force One », en compagnie des sionistes, Rahmbo, Madeleine Albright et Kissinger en direction du « Bahamas » et Obama finira bien par renier sa propre mère J
 
Amitiés

Georges Stanechy 09/11/2008 19:54

Cher Chahid, Bonsoir Aujourd'hui, 9 novembre, c'était l'anniversaire de la mort du Général de Gaulle. C'était en 1970, il y a donc 38 ans... Je l'avais totalement oubliée. C'est ma mère qui me l'a rappelée. Elle est allée à une messe commémorant ce départ vers l'au-delà. L'église, m'a-t-elle dit, était pleine "à craquer". Même si les médias ne l'ont même pas évoquée... Comme si, dans l'inconscient collectif, beaucoup de français regrettaient, l'honnêteté et le courage politique de l'homme d'Etat. Qu'on se souvienne : après sa mort, sa veuve n'arrivait pas, rien qu'avec le reliquat de la retraite de son mari, à réparer la toiture de leur maison à Colombey-les-deux églises. Il a fallu la classer "monument historique", pour en assurer le financement... Qui dit mieux dans le monde politique ?... Bien sûr, il a commis des erreurs, mais il a su résister au poids du lobby militaro-industriel (qui a voulu sa peau à plusieurs reprises...) qui souhaitait transformer la France en caniche de l'OTAN. Il a su abandonner les grands rêves coloniaux, même si dans son dos la ploutocratie s'ingéniait à pratiquer le contraire de ce qu'il souhaitait (je pense au gang Foccart de la "Françafric"...). Tout cela ne fut pas facile. Ton commentaire m'a fait penser à lui : "... tout président... est vite récupéré...". C'est très juste. Et, de Gaulle est un des rares à avoir pu résiter à cette récupération. C'est toute la différence entre un "Homme d'Etat", porteur d'une vision et d'une éthique, et le"politicien", porteur de sa seule ambition et de ses seuls intérêts... Les premières nominations d'Obama donnent à penser que nous ne sommes, hélas, que dans le jeu politicien et de ce que tu nommes si bien la "récupération"... Amitiés

Chahid 09/11/2008 18:54

Bonsoir Georges
 
Décidément les américains et certains européens vassaux, ne se lasseront jamais de leur funeste messianisme.  « Obama Messie », « Obama sauveur » …
 
Tu cites justement le journal Le Monde « "Obama va régénérer la marque Amérique comme Jean Paul II a relevé la marque papauté (…)»…
Étrangement, des Philippe Labro & Co ont sorti la même rhétorique « (…) surpassant Mandela, équivalent à Jean-Paul II, avec lequel il possède un point commun : trois à quatre mots qui changent tout et font basculer les opinions. Pour le Polonais du Vatican, ce fut : «N'ayez pas peur». Pour le fils d'un membre de la tribu Luo du Kenya : «Yes, we can». Du Pape polonais à l'évangéliste noir, du XXe au XXIe siècle, du désastre du 11 septembre 2001 à la victoire du 4 novembre 2008, ainsi s'écrit l'Histoire des hommes. (…) ».
La même consigne pour toutes les « plumes » lèche-bottes parait-il.
 
Les génies du Marketing politique ne vendent leurs « icônes » qu’en les assimilant à des Messies et figures religieuses… sachant combien les foules mélangent religion, foi, fantaisie, charlatanisme et abracadabra !
 
Tout président américain ou européen, qu’il soit bon ou mauvais, est très vite récupéré par les mêmes pouvoirs et béni par les mêmes temples… il ne lui reste alors qu’un insipide sourire et un aboiement ridicule jusqu’à la fin du « Show » et « Au suivant ! »…
 
Les fervents et les faux-fervents auront le temps qu’il faut pour déguster les puantes souris dont accouchera Obama, ce « merveilleux » décor de montagne hollywoodien !
 
Amitiés

Georges Stanechy 09/11/2008 18:27

Bonsoir TruthAbsolument : "Nous maintiendrons" ! Avec nos frères américains, comme avec ceux du reste du monde, qui ne veulent plus du règne de ces ploutocraties belliqueuses, aux USA comme ailleurs, qui s'accrochent au pouvoir par tous les moyens, étouffant les peuples dans l'injustice et la violence.L'humanité doit franchir un seuil de progès en réformant ses institutions politiques afin d'en arriver à une justice sociale et économique qui ne soit pas théorique. Vaste programme... Raison de plus pour "tenir".Amitiés

truth 09/11/2008 18:07

Bonjour Georges Comme presque toujours il n'est pas un mot de ton analyse que je ne puisse faire mienne et c'était déjà la syntaxe de ma position avant que Obama soit élu . Et pourtant j'ai pleuré quelque secondes à l'annonce de sa victoire non sans me poser la question des raisons qui m'amenaient des larmes .J'ai pensé à tous nos amis noirs , "méprisés , meurtris , terrorisés par des decennies de racisme et d'apartheid " -dis-tu tres justement,   et cette victoire venait ici comme l'évidence de ce qui aurait toujours du etre , de ce qui n'aurait jamais du poser problème, de ce  qui advenait enfin:  la couleur de peau n'a rien à voir avec l'aptitude à gouverner .Oui C'était une révolution cette victoire ,  à faire pleurer !Mais sitot dit cela m'est venu la phrase de Benjamin (je crois) : "La révolution n'est pas un viatique pour l'avenir . Elle n'est là que pour solder les comptes du passé" .Tout ceci pour dire qu'avec la victoire d'Obama 'un compte est là soldé à l'égard des noirs . Mais l'avenir, maintenan,t ne m'en parait pas moins sombre quand je vois qui furent les chefs de sa campagne , puis  qui vient d'etre nommé secrétaire de la Maison Blanche .Ensuite  mes apprehension rejoignent  les tiennes .mais "Nous Maintiendrons " Amités Truth

Georges Stanechy 09/11/2008 17:49

Bonsoir à tous et, merci pour vos commentaires !Pour répondre à la question de Charlotte : "... dans quel but ?"Sans me vouloir pessimiste, mais plutôt clinique, je dirais pour mieux rendre "acceptable" la politique néoconservatrice. Le contenu va être le même que celui mis en oeuvre par Bush. Seul l'emballage va changer : papier à fleurettes et ruban satiné.Les milieux de l'extrémisme conservateur, qui détiennent le pouvoir financier et militaire aux USA, pensent qu'un "prêcheur" dans le style des églises évangélistes, avec belles paroles et transes sur des mots entretenant les illusions, va permettre de faire admettre le pire. Sur le plan intérieur, la ploutocratie ne va pas lâcher un cent. Le peu d'argent public, issu de la fiscalité, va servir à renflouer les pertes des gros actionnaires de l'oligarchie (secteur bancaire et automobile, en priorité). Le lobby militaro-industriel aura la satisfaction de voir que le budget mégalomaniaque de la Défense va être encore augmenté (les rumeurs font état d'une augmentation de 10 à 20 % suivant les fourchettes...).Sur le plan extérieur, les dispositions pour accroître les moyens militaires concernant la destruction du Pakistan et de l'Iran sont en train d'être bouclées.La constitution du staff d'Obama, fait apparaître une arrivée massive des pires "ziocons". Dont, en particulier, le diabolique Rahm Emanuel, connu pour être un des fanatiques "fous de guerre" les plus acharnés, que les arcanes du pouvoir américain connaissent depuis "les guerres indiennes". Traîneur de sabre caricatural, dans le style du général Custer, Obama vient de le nommer officiellement secrétaire général de son prochain gouvernement...Si Obama ne se réveille pas, s'il ne réagit pas, devant la responsabilité des injustices et des horreurs que s'apprêtent à lui faire endosser les fous "ziocons", comme le fit Thomas Beckett choisissant sa conscience au lieu des séductions du pouvoir, alors croisons les doigts et attachons nos ceintures...Les zones de fortes turbulences sont devant nous...Amicalement

charlotte 08/11/2008 18:14

Bonjour Georges, excellente analyse (comme d'habitude) sur l'élection d'Obama. Comme toi et comme beaucoup d'entre nous je ne crois pas qu'il soit le "Messie", je ne crois pas non plus  que le sort de la planète en soit amélioré, Obama nous a été vendu comme n'importe quel produit par les médias. : Il fallait que nous l"achetions, et ça a très bien fonctionné aux US, comme en Europe comme probablement dans toute l'Afrique, le symbole était trop beau. Il faut avouer qu'au début nous avons tous plongé ! n ce qui me concerne j'ai eu des doutes lorsqu'après les primaires Hillry et lui se sont donné rendez-vous à Chantilly (Géorgie) pour faire le point, comme par pur hasard la réunion des"bilderberg avait lieu au même endroit au même moment, étrange non ? De plus la campagne de Mac Cain a été sabordée d'abord avec le choix de Palin comme co-listière (plus nulle que nulle, ne sachant même pas les attributions d'un vice-président) et ensuite les attaques débiles contre Obama. Je crois que ce sabordage fut organisé avec ou sans l'accord de Mac Cain, il fallait donc qu'Obama soit le gagnant quitte à trafiquer les machine  à voter. Il fallait redonner confiance aux américains et à la communauté internationale, dans quel but ? Là est la question et je pense que nous ne tarderons pas à avoir la réponse surtout en ce qui concerne l'Iran. As tu entendu sa conf de presse d'hier ? Il y a la vidéo sur le panier de crabes au cas où.Amicalement

ritapitton 07/11/2008 19:20

Merci Georges pour cette analyse remarquablement lucide . Je pense qu'Obama est un meilleur homme que Mc Cain , moins belliqueux ; mais il sera quand même prisonnier du système et de ceux qui l'ont soutenu à coups de millions de dollars !! il va renvoyer l'ascenseur obligatoirement à l'élite financière et il n'y aura pas de redistribution de richesses .Il faut que le système évolue pour qu'il y ait partage .Ca se fera dans le futur quand l'homme spirituellement éveillé exploitera l'Énergie de l'Amour , quand pour la seconde fois dans l'histoire du monde l'homme aura découvert LE FEU .Cordialement R.I .T .A

Nadine/Noor 07/11/2008 12:21

Attention! je ne parlais pas de la déception présidentielle.

Nadine/Noor 07/11/2008 10:55

Bonjour Georges,C'est dingue de faire la fête après tant de massacres. C'est dingue de laisser un homme comme Bush finir sa vie tranquillement avec son chapeau et ses bottes au fond de son ranch électrifié.Le monde est schizophréne, amoral, je ne me réjouis nullement de cette victoire. Ne rien attendre de personne, n'adorer personne, ne vénérer personne, juste être frères et soeurs dans nos quotidiens, être hônnete et tendre la main quand le plus faible en a besoin. C'est cette victoire qu'il faut gagner chaque jour sur nous même.Georges cet article vous sûrement pris une énergie dingue! j'espère sans trop de deception. Parfois il y a des remèdes du style allé à la ceuillette des champignons en plus c'est le moment!PS: A Eva bon courage 

rachid 07/11/2008 06:40

Comme disait l'aveugle.... D’un point de vue strictement symbolique, Barak Obama a raison. Le changement a déjà eu lieu puisque, pour la première fois, un Noir (en fait un métis) vient d’être élu dans une grande démocratie issue d’une ancienne société esclavagiste. Est-ce la revanche de Cimendef (le vrai, celui de l’Histoire) ? Oui. Et l’on voit bien que cette nouvelle prend un relief particulier (trop ?) en Afrique, notamment au Kenya pays du père d’Obama. Elle prend également du relief en France où l’on a suivi avec enthousiasme (trop ?) cette élection. Cette victoire symbolique aura à n’en pas douter des répercussions symboliques. Leçon numéro un : les partis politiques français doivent aujourd’hui s’ouvrir d’avantage sur la société. Ne serait-ce que pour dépasser définitivement la notion de race, de couleur, de communauté au bénéfice du seul débat sur les idées. La victoire d’Obama réjouira donc tous ceux qui militent en faveur d’une société post-raciale (et non pas communautariste). Elle ne doit pas nous transformer en apôtres du « rêve américain » pour autant. N’en déplaise, le « rêve américain » s’est fait sur le génocide d’un peuple : les Indiens d’Amérique, parqués dans des réserves. Qui en a parlé pendant la campagne ? Obama les a-t-il visités ? Qui a pensé à sabler le champagne avec eux, hier, ou à les inviter sur les plateaux de télévision ? Pour terminer, au risque d’être trouble-fête, je rappellerai cette évidence. Les civils qui meurent sous les bombes en Afghanistan ou en Irak, ceux qui meurent de faim en Afrique se moquent que les ordres soient donnés par un Noir ou un Blanc. Alors attendons pour voir, comme disait l’aveugle à sa femme qui était sourde.

Arthénice 07/11/2008 05:55

Merci de cet excellent article dont je partage totalement les propos. Comme Molère plus grand que ses acteurs, le NOM plus grand que ses pantins politiques. Obama le nouveau liquidateur au nom du NOM. Et, on ne le sait pas, ami de Bush

eva 07/11/2008 01:04

.. je mets ton article sur l'Aviseur, à nouveau - même chose pour Chahid, je vous apprécie tant tous 2...je pense que Charlotte and Co vont venir ici, on est vraiment pareilles, mes coups de coeur se propagent, Charlotte, Hadria,Nadine... je les retrouve partout où j'aime ! La qualité fait l'unanimité...et en écrivant Nadine, je m'adresse à elle, j'ai 930 mails en retad, à traiter, pardon pour le retard à répondre !Bien à vous tous eva

eva 07/11/2008 00:08

Bonjour GeorgesJe suis entièrement d'accord avec ton analyse, blanc à l'intérieur.... et simple habillageje vais l'ajouter à mon "Noir élu, héros blanc vaincu, Bush KO et Dieu désavoué"cordialement eva