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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:00



« Les puissants en mal de pensée appellent à la rescousse les penseurs en mal de pouvoir qui s’empressent de leur offrir les propos justificateurs qu’ils attendent. Et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes médiatico-politiques… »

Pierre Bourdieu (1)

 

 

 

Fin août 2009, du 26 au 28, s’est tenue, à Paris, comme chaque année, la Conférence des Ambassadeurs réunissant le gouvernement et l’ensemble du corps diplomatique. La 17° du genre. L’intérêt est d’y découvrir les orientations diplomatiques du pays.

 

La présentation officielle précise :

« La Conférence des ambassadeurs est un événement majeur de la diplomatie française qui rassemble chaque année, depuis 1993, autour du ministre et des secrétaires d’Etat du pôle « affaires étrangères », l’ensemble des quelque 180 chefs de mission diplomatique français et les responsables de l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères et européennes ». (2)



Vassal et fier de l’être


Orientations qui, dans nos démocraties, ne sont jamais débattues publiquement, lors de débats contradictoires dans nos médias, encore moins dans notre parlement : assemblée nationale et sénat. Nos députés et sénateurs se contentant de voter, suivant les instructions reçues de leurs partis, les quelques textes éventuellement soumis au vote ; comme l'envoi de troupes à l'étranger.


"Domaine réservé" d’une nomenklatura, politiciens en cheville avec les lobbies de l’armement, s’entourant "d’experts" en relations internationales et "géopoliticiens". La préparation du Livre Blanc de la Défense Nationale ou les réunions de l’OTAN, ont donné un aperçu de ces pratiques.

 

En conséquence, rien de neuf dans les discours, déclarations et travaux de cette conférence. Inévitablement, on y retrouve la rhétorique des néoconservateurs US et des extrémistes sionistes qui s’est imposée comme l’unique doctrine des affaires étrangères et de la vision du monde à nos gouvernements. Copié-collé des argumentaires cuits et recuits par les officines de propagande US, style American Enterprise Institute, véhiculés par les ministres des affaires étrangères US, Condolezza Rice avec Bush, ou Hillary Clinton avec Obama.

 

Entre silences sur des évènements majeurs et diatribes bellicistes, on ne peut qu’être inquiet devant la conduite de notre diplomatie : vassalité aveugle à l’égard d’un Empire déclinant, immaturité confite d’arrogance et de mensonge…

 

Dans le discours inaugural de cette Conférence, le président de la république prononce la traditionnelle incantation :

« …C’est une période passionnante que ce début de XXI° siècle : il faut réinventer la pensée, il faut réinventer l’action, ne pas se contenter des schémas idéologiques commodes… »

 

Pourtant, la suite de ses propos ne reflète que cela : « se contenter des schémas idéologiques commodes », dans la plus pure tradition de la diplomatie de la canonnière en usage au 19° siècle. La loi du plus fort. Paranoïa, doublée d’un colossale arrogance, d’un Occident s’estimant menacé, envié, attaqué pour ses valeurs et sa richesse par des barbares. 

 

Enivré de sa puissance, avec son gigantesque complexe militaro-industriel, ses centaines de bases militaires dans des pays mis sous tutelle, l’Occident ne se rend même plus compte de ses propres limites et du basculement du rapport de forces en cours.

 

Evidement, tous ceux qui souhaitent être indépendants de l’emprise et de la spoliation d’un Empire conquérant, sont considérés comme ennemis. Cette idéologie de la force, au service du pillage créateur de la richesse occidentale, du moins d'une richissime minorité, structure notre diplomatie.

 

A l’exemple d’un Jacques Guillermaz, longtemps considéré comme un spécialiste de la Chine, qualifiant ce grand pays dans ses mémoires, portant le titre Une vie pour la Chine, de :

« … nation vouée… à la destruction finale de nos valeurs morales, de notre système politique et social fondé sur le droit. » (3)

 

Pour lui, la Chine devait rester celle du 19° siècle, soumise à l’exploitation de l’Occident. Vision primaire d’un attaché militaire de formation, fanatisé par la doxa anticommuniste. Admirateur de Tchiang Kaïchek, le dirigeant sanguinaire et corrompu célèbre pour ses massacres de communistes (4), son soutien au Japon et aux occidentaux dans le dépeçage de son propre pays…

 

Cette sclérose de la pensée, dans la compréhension de l’évolution du monde, transparaît dans cette diplomatie énoncée à chacun des paragraphes du discours du président de la république :

 


L’Europe

 

Normalisation des systèmes fiscaux, redistribution des richesses d’une Europe concentrant des pays prospères : « … Voir la France repasser au cinquième rang des économies du monde, c’est une satisfaction… » ? Développement des mécanismes de solidarité entre peuples et citoyens du même espace ?… Amélioration des systèmes d’éducation, santé, retraites, emplois ?…

 

Non.

 

La vocation de l’Europe se résume, encore et toujours, aux aventures coloniales :

« … L’Europe doit renforcer ses capacités militaires parce que l’Europe n’est pas une immense Croix Rouge ! … L’Europe doit défendre ses intérêts comme elle le fait dans les Balkans, en Géorgie, au Tchad ou au large des côtes somaliennes. »

 

Quels intérêts de l’Europe en Georgie ? Les gazoducs et oléoducs de Total, BP, Shell ?… Quels intérêts de l’Europe au Tchad ? Le pillage de l’uranium, avec celui du Darfour limitrophe, alors que les tchadiens crèvent de misère ?… 

 

Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, se lamente, dans son propre discours lors de cette même conférence des ambassadeurs, de voir le budget militaire de l’UE n’être qu’à hauteur de 40 % de celui des USA… Il est vrai qu'il a été un des plus efficaces promoteurs du Livre Blanc pour la Défense Nationale.


Le budget cumulé de l’Union Européenne en dépenses de Défense Nationale, exprimé en dollars, est déjà de 600 milliards. Soit 13 fois supérieur à celui de la Chine, pour une population trois fois inférieure. Mais, la grenouille voulant devenir plus grosse que le boeuf, ce n'est pas assez...


Ah!... Cette infinie tendresse de nos gouvernants pour le lobby militaro-industriel...

 

Rien pour le social. Tout pour l’armement et les conquêtes impériales.

 

 

L’Afrique

 

« Ne pas laisser tomber l’Afrique… », serait la préoccupation condescendante de Nicolas Sarkozy :

« … A ma demande, l’Agence Française de Développement a créé un fonds de soutien à l’initiative privée à hauteur de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans… Et ce sera la meilleure réponse aux soupçons injustes mais trop répandus d’exploitation à leur seul profit des ressources africaines. Ce n’est pas si simple de rénover nos relations avec l’Afrique… ».

 

Sur cinq ans : 2,5 milliards d’euros. Ce montant représente, tout juste, la petite moyenne des bonus que s’attribuent "annuellement" les banquiers véreux d’une seule de nos banques…

 

Dans la droite ligne du discours de Dakar, c’est se payer la tête de nos frères africains, dont on comprend la colère face à l’impudence et au cynisme du pillage auquel ils sont soumis.

 

L’Afrique est le continent le plus riche de notre planète en ressources naturelles : minières et énergétiques, notamment. Un « scandale géologique », disent de lui géographes et économistes, tellement les ressources naturelles y sont concentrées. Immensément pillé. Pas une de ses ressources naturelles qui ne lui soit volée, pas un de ses services publics qui ne lui soit confisqué dans des privatisations truquées.

 

L’Afrique un jour va se réveiller, comme l’a fait la Chine. Rejetant les dictatures corrompues, mises en place, protégées par les anciens colonisateurs, avec pour mission d’être une façade dissimulant la préservation féroce de leurs intérêts. N’ayant aucunement besoin de l’aumône hypocrite des occidentaux, sous forme « d’aides ». Ni de nourrir les courants d’émigration vers l’Europe.

 

Gérant elle-même ses propres ressources, colossales, gigantesques, à leur juste valeur, dans la liberté du choix de ses échanges commerciaux et de ses investissements, les valorisant en priorité sur place pour assurer son développement.

 

Les soubresauts vécus récemment, en Côte d’Ivoire ou au Gabon, sont les signes précurseurs de l’inéluctable révolte qui aura lieu dans les décennies à venir. L’Afrique se libérera, même si la diplomatie française se refuse à le comprendre et l’admettre…

 

 

 Moyen-Orient et Palestine 

 

Même silence sur le Moyen-Orient et la Palestine.

 

Rien sur la négation permanente du droit international, des droits de l’Homme, des Conventions de Genève protégeant les populations civiles, des multiples résolutions de l’ONU, non encore appliquées à ce jour par les sionistes (une quarantaine). Depuis soixante ans…

 

Rien sur Gaza. Les crimes contre l’humanité, commis en ce début d’année dans des bombardements d’une sauvagerie implacable. Avec la complicité de la Communauté Internationale.

 

Rien sur le blocus de la faim et des médicaments, de cette partie de la Palestine. Autre crime contre l’humanité, qui dure depuis 3 ans.

 

Rien.

 

Si ce n’est distiller la logorrhée habituelle sur la création d’un Etat Palestinien, dont l’Occident ne veut pas. Qui se réduira s’il voit le jour, nous le savons tous, à une parodie d’Etat. Analogue aux Bantoustans de l’Afrique du sud ou aux Réserves des nations peaux-rouges aux USA…

 

 

L’Iran

 

Point de fixation de l’hystérie belliciste occidentale. Menaces, mensonges, gesticulations et autres postures matamores, tenant lieu de réflexion. La France se signalant par son zèle, comme si l’Iran était notre ennemi héréditaire, nous ayant volé l’Alsace-Lorraine :

« … En Iran en particulier, la crise politique a fait oublier que pendant la répression, la prolifération continue : il y a toujours plus de nucléaire militaire, toujours plus de tests de missiles, et il n’y a jamais eu aussi peu de négociation…

« … Et si l’Iran ne change pas de politique, la question du renforcement très substantiel des sanctions sera clairement posée. La France soutiendra des sanctions économiques sévères, à la hauteur de l’enjeu, au Conseil de sécurité et au Conseil européen ».

 

En fait, dans les négociations avec l’Iran, les occidentaux n’ont jamais présenté la moindre proposition de « dénucléarisation » du Moyen-Orient, avec garantie d’une paix durable. S’engageant pour la suppression de tout armement nucléaire dans la région y compris en Israël, dans les bases militaires occidentales pullulant dans cette zone, à bord des navires et des sous-marins dans le Golfe persique.

 

Rien.

 

Les occidentaux veulent uniquement, dans un brutal rapport de forces, l’arrêt de tout développement de la recherche atomique, aérospatiale et technologique de l’Iran. Avec, comme unique compensation des « aides » au développement… Du courant d’air.

 

A cette arrogance de la loi du plus fort, s’ajoutant le mépris :

« … Ce sont les mêmes dirigeants, en Iran, qui nous disent que le programme nucléaire est pacifique et que les élections ont été honnêtes. Qui peut les croire ? ».

 

L’agitation cynique se voulant vision politique à long terme :

« … On n’a pas le droit de se taire devant la crise qui s’organise. »

 

Mépris renouvelé, trois jours plus tard, dans des déclarations fracassantes, lors d’une conférence de presse :

« … Le peuple iranien "mérite mieux que les dirigeants actuels" à Téhéran, a déclaré lundi à Berlin le président français Nicolas Sarkozy au cours d'une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel» (5)

 

L'Iran a parfaitement intégré deux paramètres fondamentaux, dans ses relations conflictuelles avec l'Empire :

=> Son indépendance politique et économique, depuis sa révolution renversant la dictature du Shah, sa récupération de l'exploitation de ses ressources notamment énergétiques, n'ont pas été admises et ne seront jamais admises par l'Occident.

=>  La doctrine de la domination de l'Occident, illustrée par la théorie du Choc des Civilisations, délire raciste et islamophobe, est d'interdire à tout pays musulman, chiite ou sunnite, arabe ou non arabe, l'accès aux instruments de souveraineté et d'autodétermination que sont (malheureusement...) l'arme atomique et la technologie aérospatiale (maîtrise des lanceurs et missiles balistiques).

La destruction en cours du Pakistan, par l'Occident, en est une illustration. Avec pour objectif prioritaire la suppression de ce "potentiel de libre arbitre", que le pays avait su édifier pour faire face aux menaces de son voisin Indien.

 

La cohésion interne de l'Iran et son niveau de développement, plus solides que ceux du Pakistan, lui permettent de mieux résister à la fureur impériale... Et, éventuellement, d'exercer une capacité de riposte redoutable à l'encontre de ses agresseurs.

 

Mais, "géopoliticiens" et diplomates occidentaux, eux, n'ont pas encore perçu cette dimension. Déclarations, comportements, hostiles, irresponsables, du niveau des traîneurs de sabre, ganaches et badernes militaristes, se multiplient.


Ridicule.


Menaces et insultes sont l’expression de la faiblesse des voyous, confondant sauvagerie de la force avec compréhension d’une situation et de ses conséquences. Indignes d’un chef d’Etat, d’une diplomatie, dont maîtrise de soi et fermeté sont indissociables du respect. 

 

Et, l’Iran, peuple de grande civilisation, ses dirigeants élus, méritent notre respect. A défaut, ayant franchi un point de non retour dans leur indépendance, les Iraniens sauront se faire respecter. Que notre nomenklatura, le veuille ou non.

 

 

L’Afghanistan

 

Même zèle, même cynisme, redoublant d’intensité pour « vendre » notre engagement en Afghanistan. Allant jusqu’à soutenir la fiction d’élections non truquées :

« … En Afghanistan, je partage l’analyse de Bernard Kouchner : la campagne électorale s’est bien déroulée, en dépit des pires menaces. En votant, les Afghans ont dit non à la barbarie et au terrorisme. »

 

Agitant la vieille breloque conceptuelle de la guerre froide, "la théorie des dominos", défendre la civilisation contre le chaos, pour justifier l’envoi de nos troupes :

« … La France restera fermement engagée, avec ses Alliés, aux côtés du peuple afghan. »

 

Alors que même les néoconservateurs US n’y croient plus. Un journaliste du journal de droite US Washington Post, George Will donne le ton dans un article "Time to Get Out of Afghanistan", "Il est temps de se retirer d’Afghanistan"… Provoquant la fureur des fanatiques de l’extrême-droite US. (6)

 

S’ajoutant aux commentaires du mois de juillet dernier de Rory Stew, professeur britannique à Harvard University, qui dans la London Review of Books exprime son profond scepticisme quant à la guerre menée par les occidentaux en Afghanistan, estimant « impossible » l’édification d’une nation (nation-building) avec le modèle stratégique actuel.

 

Notre diplomatie, avec un train de retard, déploie ainsi son zèle tous azimuts pour satisfaire l’extrême-droite de l’Empire, et le lobby de l’armement qui ne veut pas voir disparaître son plantureux fromage…

 

Notre diplomatie, multipliant menaces, mensonges et fureurs mégalomaniaques, trouve sa véritable expression dans l’affairisme. Se transformant en représentant de commerce, en vendeur, pour le compte de groupes privés. Lesquels ne cessent dans les médias dont ils sont propriétaires, sans craindre l’incohérence ou le paradoxe, d’exiger la non immixtion de l’Etat dans leurs affaires…

 

Alors, la France pavoise pour avoir vendu ou pré-vendu, on ne sait trop, 36 avions Rafale au Brésil. En fait, pour avoir conclu un "accord d’échange" d’avions du groupe privé Dassault, contre des achats d’avions de transport brésiliens et des transferts de technologie en leur faveur. Avec la création d’emplois au Brésil pour le montage des avions. Bravo le Brésil ! Bien joué.

 

Habituellement dans ce genre de "troc", payé par les collectivités au détriment de leur santé et de leurs retraites, entre industries d'armement de pays différents, les marges bénéficiaires de l’opération restent dans les groupes privés ou chez des intermédiaires soigneusement choisis. Qui, en l’absence de transparence du montage financier, dont est exclue la représentation nationale, se retrouvent dans un paradis fiscal.


Mais, comme chacun sait, la rigoureuse éthique du groupe Dassault est à l'opposé de pareil contexte.

 

Se refusant à appliquer le vieil adage : Nationaliser les pertes. Privatiser les profits…

 

 

 

Illustration des « valeurs » du Libéralisme 
donnant "la priorité à l’épanouissement individuel"…:
Enfants ouvriers dans une verrerie de l’Etat d’Indiana
USA - 1908.

 


L’obscurantisme géopolitique


L’oligarchie qui nous gouverne, dite de « droite » ou de « gauche » suivant les arrivages ou les saisons, prend soin de justifier ses orientations de politique étrangère, d’alliances et de conflits armés, comme celui que nous vivons actuellement en Afghanistan, par une propagande omniprésente, obsédante, martelée par tous les médias à sa disposition.


Au cœur de ce dispositif se trouve une discipline, La Géopolitique, avec pour finalité la compréhension à l’échelon de la planète des lignes d’évolution, de confrontation et de cohabitation des grands ensembles humains, forgés par l’Histoire et la Géographie, dans des civilisations complémentaires. Sa dimension prospective, horizon portant sur plusieurs générations, est capitale en termes d’instrument de recherche et d’anticipation.


Manipulée, d’instrument de recherche elle est devenue un outil de désinformation. Sa méthodologie d’analyse, « clinique », neutre, impartiale, s’est muée en puissant vecteur de propagande d’une idéologie. Dans le simplisme d’une vulgarisation, nourrie de clichés, destinée au grand public. Animée par une coterie de chroniqueurs, journalistes. Tour à tour, géopoliticiens, spécialistes des relations internationales. Incontournables : presse radio, TV, jusqu’à la caricature.


Certains, statufiés en véritables « stars » de la géopolitique. Qui ne connaît pas Alexandre Adler ? Ses outrances apocalyptiques de va-t-en-guerre, ciblant Palestine, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan ; ses choucroutes d’amalgames "islamofascistes" ; ses anathèmes furibards contre qui ne partage pas son fanatisme ultraconservateur ou hypersioniste…


Mais, en amont et en aval de ce groupe médiatiquement visible, s’opère un travail de fond dévastateur en termes d’information, d’analyse, de réflexion prospective. A doses homéopathiques, plus discrètes. Effectué par des « géopoliticiens » ou spécialistes autoproclamés en relations internationales, noyautant le monde académique, l’enseignement, l’édition.


Aboutissant, par le monopole de la parole, de la stricte observance d’une doxa, jamais remises en cause, débattues, non pas à une diffusion de la connaissance, du savoir, mais au pilonnage d’une propagande. Excluant toute pensée, analyse, réflexion, vérification d’information, qui ne véhiculeraient pas l’eurocentrisme ou la glorification de l’Occident. Quitte à s’accommoder d’une mélasse d’arrogances, de manipulations et de mensonges, dans la bonne conscience.


La lecture d’ouvrages récents, dans le domaine de la géopolitique et des relations internationales, donne la mesure des ravages du délabrement de cette discipline fondamentale qu’est La Géopolitique.


Echantillon… Florilège…



Pour une poignée de chiffres et de faits


« Les faits n’existent pas, seules les interprétations », disait Nietzsche.


Encore faut-il que les uns ou les autres ne soient pas déformés, niés, manipulés. Géopoliticiens, experts, spécialistes, dont on attend une démarche scientifique, rigoureuse, n’hésitent pas à employer les procédés les plus primaires : falsifier faits et chiffres.


L’exemple le plus courant étant ceux des massacres occidentaux, dans les conflits coloniaux. Lorsqu’on ne peut les occulter, très simple : on minore sans scrupule.


Dans un livre intitulé Actualité Géopolitique, le géopoliticien Hervé Macquart estime le nombre d’Irakiens tués à la suite de l’invasion occidentale, de 2003 à janvier 2009, entre 34.000 et 38.000… (7) Alors que les études, recoupements d’information, au niveau international y compris aux USA, font état de chiffres beaucoup plus élevés et réalistes.


La revue médicale britannique, mondialement réputée pour son sérieux, The Lancet, a estimé ce nombre à juin 2006 à 655.000 au minimum. (8) D’autres études, toutes aussi sérieuses, arrivent au chiffre de 1.340.000 tués jusqu’à 2008. (9)

 

La plupart des analystes, chercheurs et observateurs, estimant que le chiffre réel et plus proche des 2 millions de morts. Non compris les blessés, amputés, traumatisés… Après six ans d’invasion, de destruction méthodique et d’occupation occidentales, le :
 « … résultat net est de plus d’un million d’orphelins, plus d’un million de veuves et plus de quatre millions de réfugiés ou sans abri ». (10)

 

Tout cela sur le fondement d’un mensonge, cyniquement assumé par l’Occident et son appareil de propagande : la possession, par l’Irak, d’armes de destruction massive…

 

Pour donner un ordre de grandeur du culot dans l’amplitude de cette désinformation, rappelons que dans un pays comme la France, ce sont en moyenne, chaque année, pas moins de 60.000 personnes tuées par le tabagisme et 60.000 personnes tuées par l’alcoolisme. Soit 120.000 morts, chaque année, rien que pour ces deux catastrophes humanitaires rigoureusement dissimulées.


Non compris, les dégâts collatéraux sous forme d’hospitalisés ou en traitements pour cancers, accidents cardiovasculaires, dépressions, suicides, et autres ravages, générés par ces pathologies. On est loin de la « grippette » à un milliard d’euros la vaccination, dans la poche du lobby pharmaceutique …


Moralité, en France : se laisser intoxiquer sous la pression des lobbies du tabac et de l’alcool, creusant frénétiquement le « trou » de la Sécu au passage, tuerait annuellement quatre fois plus qu’être bombardé et mitraillé, pendant six ans en Irak, par les armées les plus destructrices de la planète…


Qu’il y ait divergence dans une analyse statistique : rien de plus normal. L’honnêteté intellectuelle, la rigueur du chercheur, sont de mentionner au moins dans une note les différentes évaluations, avant de formuler sa propre hypothèse, la justifiant par un raisonnement fondé sur des calculs et des croisements d’information ou de sources. Autrement, il s’agit d’un « négationnisme » foncièrement malhonnête.


Occulter l’ampleur des massacres et destructions, fondés sur le culte du mensonge, afin de ménager l’Occident dans l’autosatisfaction de sa propre représentation, engendre, au-delà des considérations morales ou statistiques, l’inconvénient majeur de fausser toute analyse sur les réactions, rejets, radicalismes, et résistances des peuples, nations ou régions qui en sont les premières victimes. Victimes, évidemment, non consentantes…


Et, dire que le livre d’Hervé Macquart est présenté, recommandé même, comme un ouvrage essentiel pour la préparation des concours et examens !… Niveau d’analyse, d’approche méthodologique : affligeant. Nous sommes devant l’archétype de l’ouvrage de désinformation, de propagande. De « lavage de cerveau », digne des dictatures à trois sous…


En complément, la partie traitant du Moyen-Orient, notamment la problématique du nucléaire Iranien, ne mentionne, ni de près ni de loin, l’arsenal atomique d’Israël, dont le nombre des têtes nucléaires est évalué entre 200 et 400, avec ses fusées intercontinentales et ses sous-marins lanceurs de missiles… Pas davantage, que ce pays, non signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire, n’est l’objet d’aucune inspection, remontrance, sanction, ou contrôle de la Communauté Internationale


A la décharge de ce géopoliticien, aucun ouvrage du genre ne le mentionne non plus. Omerta, tabou, trou noir… Evoquer, pire, mettre en cause le nucléaire israélien, et ses vecteurs balistiques, constitue un sacrilège impardonnable pour les géopoliticiens. Provoquant immédiatement une excommunication nuisible à leur business


On les comprend : la régression de la liberté d’expression, en géopolitique, est un retour aux temps de l’Inquisition. Seuls les moyens d’intimidation et de répression ont changé…


 

 Le Bon, la Brute et le Truand


Un des procédés classiques de la désinformation est de diaboliser le concurrent, l’adversaire, l’ennemi, ou tout simplement L’Autre. Permettant, simultanément, d’idéaliser son propre comportement, dans la bonne conscience.


Jean-Jacques Gabas n’échappe pas à ce travers démultiplié à l’infini par les médias, dans le chapitre, d’un ouvrage collectif de géopolitique (L'Enjeu Mondial - Les Pays Emergents), intitulé Les pays émergents et la coopération internationale :

« La Chine, vis-à-vis de l’Afrique, observe une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et donc sur les questions de gouvernance. Cette attitude contraste avec les principes des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale ou l’Union Européenne qui allouent leur aide selon les critères de "bonne gouvernance" ». (11)


Visiblement, prendre ses désirs pour la réalité est une des tares de trop de géopoliticiens, "experts" et fonctionnaires internationaux. Rassurer la hiérarchie, satisfaire les attentes du client, respecter "la ligne idéologique" de l’organisation à laquelle on appartient sont, il est vrai, une obligation. Si ce n’est morale, du moins "alimentaire" : ne pas perdre son "job", son contrat…


De renoncement en évitement, on en vient à ne plus prendre en compte "la réalité". Se limitant à projeter ce que souhaite le client, le prescripteur. Raisonnements et évidences en trompe-l’œil. Syndrome des "villages Potemkine". Ce favori de Catherine II qui faisait monter et démonter des villages joliment décorés, avec une troupe de figurants en paysans, adultes et enfants, joufflus et bien habillés, afin que l’impératrice de Russie, visitant son pays, soit convaincue de la prospérité de sa paysannerie à chacune de ses étapes…


Le problème n’est pas la mise en scène de contrevérités. Pourquoi ne pas faire plaisir et se faire plaisir, par les temps qui courent ?… Mais, comment gérer, arbitrer entre des orientations, des choix, prendre des décisions, ou ne pas en prendre, lorsqu’il s’agit du destin d’une collectivité ?… Quand l’anticipation en géopolitique, avec les débats qu’elle implique, doit franchir les trente ans ou cinquante ans à venir …


Opposer la bonne gouvernance entre Chine et Occident en Afrique, représenté par la Banque Mondiale, l’Union Européenne, ou l’ancienne puissance coloniale, est-ce honnête de la part de ces « spécialistes » ?…


Alors que tout le monde le sait, pour peu qu’on s’informe :

i) La Banque Mondiale n’est que le « bras économique » de l’Occident. Au rôle, bien souvent, plus prédateur que soucieux de la prospérité des pays où elle intervient. Joseph Stiglitz, lui-même ancien responsable des études économiques de cet établissement, l’a démontré dans un livre : s’emparer à bon compte des richesses énergétiques et minières de la Russie, par exemple, via des privatisations accélérées totalement « bidons ». (12)

ii) Multiplier les travaux d’infrastructures ne correspondant pas aux besoins du pays pour le plus grand profit des groupes de BTP occidentaux, creusant l’endettement de l’Afrique. Ou, imposer les cultures d’exportation en cheville avec les groupes de l’agro-industrie occidentaux au détriment des cultures vivrières, appauvrissant le continent pour le bénéfice d’une richissime minorité.

iii) Maintenir le pillage colonial, à l’abri de nouvelles formes de dictatures dynastiques, le fils succédant au père comme on l’a vu au Togo, et comme on le constate au Gabon… Bien sûr, dictatures légalisées par des élections truquées, comme la France en cautionne depuis des décennies en Afrique. Dernièrement en Mauritanie, au Niger, au Congo Brazzaville

iv) Que dire des ravages de la Françafrique ?… (13) Cette tentaculaire organisation de la corruption, authentique mafia, dans laquelle politiciens locaux et nomenklatura française (tous partis politiques confondus…) se sont colossalement enrichis, et s’enrichissent, dans l’impunité. Schéma identique à ce qui se passe dans l’Afrique dite anglophone (Nigeria, Kenya, etc.), lusophone (Angola, Mozambique)...


S’il avait voulu s’informer, au lieu de stéréotypes et clichés stupides, Jean-Jacques Gabas aurait trouvé matière à réfléchir parmi des milliers d’exemples de la « bonne gouvernance » occidentale. Sans aller bien loin :

« Ecoutons Loïc Le Floch-Prigent, PDG d’Elf (« fusionné » aujourd’hui dans Total), de 1989 à 1993 :

 " Elf n’est pas seulement une société pétrolière, c’est une diplomatie parallèle destinée à garder le contrôle d’un certain nombre d’Etats africains… Et c’est justement parce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets"» (14)



Béquilles de la rationalité : Islamophobie et Sinophobie


Philippe Moreau Defarges présenté dans son livre, La Géopolitique pour les Nuls -  Déchiffrez les règles du jeu planétaire, avec rang de "Ministre plénipotentiaire", comme « … un des grands spécialistes français des relations internationales, de la géopolitique, de la construction européenne et de la mondialisation », illustre une des calamités de la géopolitique française actuelle : l’islamophobie.


En fait, le vernis une fois gratté, simple porte-voix des clichés éculés depuis les Croisades, ravalés par la théorie du choc des civilisations :

« … Fondé par Mahomet, l’islam est une théocratie guerrière qui, partant de la péninsule Arabique, déferle sur la méditerranée et l’Asie… Dans un monde régi par la rationalité et qui donne priorité à l’épanouissement individuel, l’islam peut-il échapper au sort du christianisme, au refoulement dans la sphère privée ?… (15)


Comment faire comprendre à un « grand géopoliticien », à un « ministre plénipotentiaire », qu’une religion n’est jamais une « théocratie » ?… Seul un système de gouvernement d’une nation, d’un pays, d’une collectivité, au service d’une idéologie, peut l’être. En s’appropriant, instrumentalisant, imposant une religion.


Comme le furent le Christianisme en Europe dès l’empereur romain Constantin, le Catholicisme en Amérique latine par la conversion sanguinaire des amérindiens, les différentes mouvances du Protestantisme dans les premières communautés immigrantes d’Europe en Amérique du nord, le Calvinisme à Genève, ou le Bouddhisme au Tibet…


Comme le sont actuellement, le sionisme en Israël ou le wahhabisme en Arabie Saoudite…


Comme chacun sait, les collectivités, nations et pays musulmans, dans leur majorité, n’ont jamais vu « déferler » une armée arabe : Indonésie, Malaisie, Afrique de l’Est, Afrique de l’Ouest, etc. L’Islam y est arrivé, pacifiquement, par les commerçants…


Verrouillé dans son islamophobie viscérale, ce docte savant et spécialiste ne le comprendra jamais. N’en acceptera jamais l’évidence. Comme beaucoup, convaincus d’être des membres éminents d’une « espèce dominante », seule créatrice de « valeurs » et de la « modernité » :

« … Si le Moyen-Orient demeure la "poudrière" de la planète, ce n’est pas seulement à cause de la Palestine… [mais au] choc du déferlement des valeurs occidentales sur des sociétés tribales et modelées par l’islam, mise en cause radicale de cette foi par la modernité… » (16)


Ainsi, empires, royaumes, nations, qui ont bâti la civilisation musulmane, une des plus brillantes de l’humanité, de penseurs, d’artistes et de savants, Ottoman, Perse ou Séfévide, Omeyyade, Fatimide, Almoravide, Almohade, Moghol, dans le désordre et j’en oublie, ne sont, dans l’analyse de ce « grand spécialiste – ministre plénipotentiaire », que de vulgaires « sociétés tribales »…


Pour ces géopoliticiens, la pluralité du monde ne s’exprime que par le mépris.


Jusqu’à des "géopoliticiennes" jonglant avec contrevérités et erreurs grossières, telle Sophie Chautard dans un ouvrage d’une rare nullité. Se référant au Coran, sans en avoir lu au moins deux ou trois traductions, citant en lieu et place comme source le Quid 2004 publié par Robert Laffont : 

« Le coran condamne (IX, 29-30) en effet fermement les autres confessions religieuses… ». (17)


Ce qui est évidemment faux, comme chacun sait, les versets sur le respect des religions monothéistes, judaïsme et christianisme, étant multiples. Ce qui n’exclut pas, pour les musulmans, de se défendre en cas d’agression armée de la part de ces religions, telle que les croisades.


Accessoirement, en matière de religion, confondant la politique millénaire de la Chine en ce domaine, avec les brèves tentatives de la Révolution Culturelle des Gardes Rouges, lors des troubles des années soixante, souhaitant éradiquer le Confucianisme et les religions dans tout le pays. Véhiculant la traditionnelle désinformation antichinoise :

« Les autorités chinoises ont entrepris de siniser le Tibet, et de faire disparaître le fondement de son identité, la religion… » (18)


 

Le racisme tranquille 


Denis Lambert, dans un ouvrage au titre accrocheur, Géopolitique de la Chine – Du bronze antique au plutonium, nous explique le ressort du rapprochement, qui semble le chagriner, entre le monde arabe et la Chine : « l’humiliation par l’Occident » !


Passons sur l’aspect primaire d’une telle analyse, fondée sur l’arrogance de "la race supérieure", et relevons une des plus brillantes perles racistes trouvées dans ces ouvrages récents qui, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle…


Le sentiment prochinois du monde arabe aurait pour moteur, d’après ce « géopoliticien », la « rancune » hygiénique et médicale… :

« Le monde arabe, toujours rancunier d’une colonisation qui lui a apporté l’hygiène et la médecine tout en préparant son introduction dans le monde moderne. » (19)


Que les centaines de milliers de morts du "monde arabe" dans leurs luttes pour l’indépendance, de torturés, de massacrés, d’invalides, pour ne pas avoir accepté, et ne pas accepter, colonisation et pillage de leurs pays par l’Occident, me pardonnent. Partagé entre le rire et la stupeur, devant un tel concentré d’imbécillité et d’inculture, j’ai choisi d’en rire.


En bonne compagnie…


Celle de Saladin, ses généraux et les chroniqueurs de l’époque, lors de la conquête des châteaux forts construits par les Croisés en Palestine et en Syrie. Epouvantés qu’ils étaient, au 12° siècle, devant l’état de saleté des locaux précédemment occupés par les troupes franques et autres soudards européens. La première mesure édictée fut de construire des toilettes, des bains, des hammams, dans ces places fortes nouvellement conquises…


Celle d’Avicenne, et des 5 volumes de la monumentale encyclopédie médicale qu’il écrivit en arabe au 10° siècle : Livre des Lois Médicales (20). Ramenée par les Croisés en Europe, elle sera utilisée comme fondement des études de médecine jusqu’au 17° siècle…


L’obscurantisme intellectuel de ces « géopoliticiens », mandarins ignares, est sans limite. Leur manque de rigueur, d’honnêteté intellectuelles, consternant.


Plusieurs générations seront nécessaires pour se décrasser de notre habitus colonial, de cette lèpre de l’intelligence, nés de notre passé de prédateur raciste…


Obscurantisme dégénérant en fanatisme. Gangrenant La Géopolitique, discipline fondamentale pour les analyses prospectives et l’anticipation des évolutions de notre planète. Imbibant l’oligarchie, qui nous gouverne.


Contribuant par son aveuglement, en dépit des postures d’autosatisfaction et incantations mégalomanes, à l’affaissement complet de l’influence de la France, incapable de faire entendre sa volonté, sa personnalité. Enfermée, étouffée, manipulée, dans une vassalité qui ne répond ni à ses intérêts, ni aux valeurs fondatrices de sa République.


Réduite, gérée par une poignée de clans familiaux, en supérette d’armements et mercenariats en tous genres…



Les Peuples méritent-ils leurs dirigeants ?…


Une certitude.


La France ne mérite pas la nomenklatura qui la vampirise.








 



1)   In Bourdieu, Marie-Anne Lescourret, Flammarion, 2008, p.402.

2)   Cf. programme et discours (téléchargeables) : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/evenements_11561/conference-ambassadeurs_17120/xviie-conference-ambassadeurs-26-28-aout-2009_19694/xviie-conference-ambassadeurs-26-28.08.09_75980.html

3)  Jacques Guillermaz, Une vie pour la Chine – Mémoires – 1937 – 1989, Robert Laffont, 1989, p. 296.

4)  Lire ou relire le roman d’André Malraux, La Condition Humaine, avec pour toile de fond les massacres de Shanghai, en 1927, dans lesquels périrent des milliers de militants communistes avec le soutien des puissances occupantes. Entre autres pratiques, les tueurs de Tchiang Kaïchek s’amusaient à les jeter vivants dans les foyers des locomotives à charbon…

5)  Hebdomadaire Le Point, 31 août 2009, http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-08-31/sarkozy-les-iraniens-meritent-mieux-que-leurs-dirigeants-actuels/924/0/373040

6)  Daniel Luban, Washington’s Afghan Clock Ticking, 3 septembre 2009, Asia Times, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KI03Df03.html

7)  Hervé Macquart, Actualité Géopolitique, Vuibert 2009, p. 18 :

"... Civils irakiens tués : selon les estimations les plus fréquentes le nombre de morts serait de 34.000 à 38.000. Certaines études avancent le chiffre de 100.000 morts sans qu'il soit possible d'apporter des preuves incontestables".

8)  http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140673606694919/abstract

9)  http://www.justforeignpolicy.org/iraq

10)   Bouthaina Shaaban, Notes From a Wrong Place – In Praise of Admiral Mullen, Counter Punch, September 7, 2009.

11)  In L’enjeu mondial – Les pays émergents, sous la direction de Christophe Jaffrelot, SciencesPo Les Presses / L’Express, p. 225.

12)  Joseph Stiglitz, Globalization and its discontents, Penguin Books, 2002.

13)  Voir l’Association Survie (http://survie.org/) héritière du formidable travail d’information, d’analyse et de combat du regretté François-Xavier Verschave.

14)  Thomas Snégaroff, Missions et illusions – La puissance française, in Les Grandes puissances du XXI° siècle – Rapport Anteios 2008, Gauchon et Huissoud ouvrage collectif, PUF, 2007, p. 184 & 185.

15)  Philippe Moreau Defarges, La géopolitique pour les nuls – Déchiffrez les règles du jeu planétaire, Editions First, 2008, p. 147.

16)  Philippe Moreau Defarges, Op. Cit., p. 278.

17)  Sophie Chautard, Comprendre la géopolitique, Studyrama, 2006, p. 170.

18)  Sophie Chautard, Op. Cit., p. 183.

19)  Denis Lambert, Géopolitique de la Chine – Du bronze au plutonium, Editions    Ellipses, 2009, p. 417.

20)  Livre des Lois Médicales, encyclopédie médicale connue aussi sous le non de Qanûn ou Canon, est la traduction de Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb, dont les cinq volumes ont été un des premier ouvrages imprimés en latin, en 1593, à Rome.




Photo de Lewis W. Hine

 

 

 

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commentaires

Georges Stanechy 28/09/2010 18:55



 


Aux Amis Lecteurs


 


Le philosophe Manuel de Dieguez nous invite à une réflexion géopolitique dans une conférence de presse du Général de Gaulle, qu'il ressuscite avec réalisme et vérité :


Le retour du Général de Gaulle


 


Bonne lecture !


 


 



Noor 29/06/2010 09:11


Quel scoop monsieur JC!!!


Jacob Cohen 29/06/2010 08:52



 



un roman militant
cohen
bonjour,


 


 


Je me permets de vous présenter ce nouveau roman qui traite de faits, hélas fort méconnus, et qui mériteraient d'être portés à la connaissance d'un large public, surtout celui qui reste
sensibilisé au drame des Palestiniens.


 


 


Depuis des décennies, le Mossad a constitué à travers le monde un réseau de "SAYANIM" (volontaires juifs dévoués à Israël) pour l'aider dans ses activités d'espionnage et:ou dans ses campagnes de
propagande et de désinformation.


 


 


En France, ils seraient près de 3000, implantés dans tous les secteurs de la société: politique, parlementaire, économique, financier, universitaire, médiatique, artistique, touristique,
franc-maçonnique, etc. Aucun domaine ne leur échappe.


 


 


"Le Printemps des Sayanim" [éditions l'Harmattan, avril 2010] jette une lumière sur certains de ces personnages, leurs façons d'agir, leur dévouement inconditionnel à Israël.


 


 


Il serait bon, presque d'utilité publique, que ces informations soient largement diffusées.


 


 


Sincères salutations.


 


 


 



Noor 28/06/2010 13:32



Bonjour Georges,


 


Je ne suis pas sûre qu'une séance fera de moi une grande atlète de ce monsieur.


Mais toutefois, j'ai du respect pour Lui.


As tu vus mes dernières photos que j'ai réussie quand même à mettre sur ton blog?


 


 



Georges Stanechy 28/06/2010 11:12



 


Aux Amis Lecteurs


 


Je recommande une excellente séance de "fitness des neurones"...


 


Lire le dernier article du philosophe Manuel de Diéguez :


Le naufrage de la
civilisation européenne


http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/fossoyeur.htm


 


Bonne séance !


 


 


 



Annie 29/09/2009 20:54



Hédi, en utilisant l'expression "escrocs qui ont bradé la Shoah", je voulais exactement dire ce que tu développes, merci d'avoir précisé ma pensée. Les grandes puissances coloniales se servent
d'Israël comme d'un gendarme pour mater tous les pays arabes voisins, et leurs ressources. Les israéliens sont-ils trop cons ou fanatiques pour s'en rendre compte ?
Les arabes ont douloureusement renoncé à leur rêve de Naqba, il serait tant que les sionistes abandonnent à leur tour leur rêve de Grand Israël. Les dirigeants palestiniens ont fait beaucoup de
concessions depuis 1993, pour subir une colonisation encore + atroce.



Dhoukar 29/09/2009 19:38


  À Nadine,

Vous parlez des « escrocs qui ont bradé la shoah ». Je ne sais ce que vous voulez dire par là. En restant dans l’esprit du post de Georges, je me pose seulement la question
suivante :


Comment interpréter l’instrumentalisation d’un tel fait par les Occidentaux ? Certains vont jusqu’à parler de la « shoah » comme d’une sorte de religion, avec ses tabous, ses
monuments, ses rites obligés…Et là, on ne plaisante pas avec le blasphème ! Pour moi, c’est une façon pour les Européens de se dédouaner de la barbarie dans laquelle ils ont versé par
racisme, tout en faisant croire qu’ils ne sont plus racistes, qu’ils sont désormais incapables de barbarie. Alors qu’ils redoublent de férocité et qu’ils ont trouvé un euphémisme pour maquiller
leur racisme (une vraie maladie de l’âme) : le deux poids deux mesures, ou le double standard. Comme c’est propre ! Cela fait penser à une balance, pas à de la haine. Le pire, c’est que
leur instrumentatlisation d’Israél relève du plus pur antisémitisme. Car, s’ils voulaient le bien de cet Etat, ils auraient favorisé son intégration pacifique à un moment où les voisins arabes se
montrent prêts à l’accepter (la proposition arabe date  de 2002 : paix et reconnaissance d’Israel en échange de l’application des résolutions 247 et 338 de l’ONU). Mais les
capitales occidentales soutiennent les dirigeants sionistes les plus extrémistes et les plus racistes pour pousser à plus de destabilisation de cette région vitale pour leurs intérêts. Favoriser
l’intégration d’Israel, c’est accepter qu’Israel leur échappe en tant qu’instrument, ou « porte-avion immobile ». Israel intégré, toute la région retrouverait la paix, chercherait à se
développer et échapperait à son tour aux ingérences occidentales. Si je me fie à la racine du mot « Shoah » en me référant à l’arabe, langue proche de l’hebreu, ce mot signifierait tout
à la fois « grande honte et scandale énorme ». De mon point de vue, en instrumentalisant de façon criminelle l’Etat d’Israel, les régimes occidentaux perpétuent la
« shoah » tout en en faisant une religion. C’est le visage bifrons de l’Occident : le Janus des temps modernes.


Pour revenir à l’Iran, vous connaissez le proverbe : « Qui veut noyer son chien, l’accuse d’avoir la rage ». La prise de contrôle de ce pays est en gestation. Le temps de
conditionner suffisamment les opinions. Tous les prétextes sont bons et on n’est plus à un mensonge près. Il n’y a rien a attendre de la Russie ou de la Chine. Les puissances nucléaires sont
condamnées à ne pas pouvoir se faire la guerre. Leurs rivalités se manifestent obligatoirement en termes de rapports de forces qui se déploient sur toute la planète : Tu viens me défier en
Géorgie, alors j'arme le Vénézuela. Je retire mon projet de bouclier antimissile, alors ne livres pas de missiles à l'Iran, etc.


Hédi




Noor 29/09/2009 14:53


Visiblement ce n'était un sercret pour personne! Alors pourquoi être surpris aujoud'hui?! Je ne comprend pas!


Noor 29/09/2009 09:29


Bonjour à tous,
J'ai lu cet article que j'ai trouvé intéressant de poster içi.
Monde



Publié le 26/09/2009 à 17:58 - Modifié le 26/09/2009 à 18:00 Le Point.fr


ÉCLAIRAGE


Les sites des programmes nucléaires iraniens


AFP








 


 







L'Iran, qui vient d'informer l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de la construction d'une nouvelle usine
d'enrichissement d'uranium, développe ses programmes nucléaires sur plusieurs sites répartis dans le pays :


- L'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre de l'Iran), dont l'existence a été révélée en 2002, est sans doute la plus
connue des installations nucléaires iraniennes. Ce centre, qui est sous la surveillance des inspecteurs de l'AIEA, compte à l'heure actuelle plus de 8.000 centrifugeuses, dont quelque 4.600
en activité. Les installations souterraines de Natanz peuvent contenir 50.000 centrifugeuses.


- L'usine d'enrichissement de Qom (centre de l'Iran), actuellement en construction et dont l'existence a été révélée par l'Iran à l'AIEA le 21 septembre, se trouve entre Téhéran et Qom, à 100 km de la capitale. Selon des informations de presse, elle est enterrée
sous une montagne et peut contenir 3.000 centrifugeuses. L'Iran a annoncé qu'il fixera en accord avec l'AIEA une date pour permettre
l'inspection du site qui sera sous la supervision de l'Agence nucléaire.


- L'usine de conversion d'Ispahan (centre de l'Iran), testée industriellement en 2004, permet de transformer du "yellowcake" (poudre
de minerai d'uranium concentré extrait des mines du désert iranien) en tétrafluorure puis en hexafluorure d'uranium (UF4 et UF6). Ces gaz doivent ensuite être introduits dans des
centrifugeuses pour produire de l'uranium enrichi. Ce site est régulièrement contrôlé par l'AIEA.


- L'usine de fabrication de combustible nucléaire d'Ispahan, inaugurée en avril 2009, a une capacité de production de 10 tonnes de combustible nucléaire par an. L'uranium enrichi est
utilisé dans cette usine pour fabriquer du combustible nucléaire destiné aux réacteurs nucléaires.


- La construction du réacteur à eau lourde d'Arak (ouest de l'Iran) est quasiment achevée. Ce réacteur est officiellement destiné à
produire du plutonium à des fins de recherche médicale. Des experts de l'AIEA ont été autorisés en août dernier à visiter le site qui compte aussi une usine de production d'eau lourde.


- La construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l'Iran) est
dans sa phase finale. Elle doit en principe entrer en fonction dans les prochains mois, mais son lancement a été retardé à plusieurs reprises. Moscou a signé en 1995 un accord d'un montant
d'un milliard de dollars pour achever cette centrale, que les Allemands avaient commencé à construire avant la révolution islamique
de 1979. Mais en 1992, l'Allemagne avait refusé de reprendre les travaux, sous la pression des Etats-Unis, en invoquant les risques de prolifération de technologie nucléaire sensible. Le site est l'objet de contrôles de l'AIEA.


- Le centre de recherche nucléaire de Téhéran compte un réacteur de recherche de 5 mégawatts fourni avant la révolution islamique par
les Américains, qui est l'objet d'une surveillance étroite de l'AIEA.


- La mine d'uranium de Saghand (centre de l'Iran), avec des réserves estimées entre 3.000 à 5.000 tonnes d'oxyde d'uranium, permet à
l'Iran de fabriquer du "yellowcake" utilisé ensuite dans l'usine de conversion d'Ispahan.






Annie 27/09/2009 14:41


Juste pour compléter ton excellent commentaire à Hedi, en ce qui concerne l'Iran, ces derniers ont récemment annoncer ne plus... se faire payer en dollars US leur pétrôle !!!!
Juste avant la guerre d'Irak, Saddam Hussein avait eu la même "prétention" !!!!
Vous comprendrez mieux l'hystérie des vassals des compagnies pétrolières contre le peuple iranien. Les pays du BRIC ont plus d'une fois, parlé en début d'année, d'abolir la suprématie de la monnaie
de singe US.
Sinon, 2 jours après un discours "modéré" du top modèle noir Obama à propos des iraniens, on apprend que l'Iran a construit une nouvelle centrale nucléaire (l'agence de l'énergie a été
régulièrement informée par l'Iran), et tous se jettent sur cet os ! Obama la marionnette paraît d'autant plus con que ses services secrets ne l'avaient pas informé au préalable (l'Iran n'a pas
vraiment caché la construction de cette centrale, et puis les occidentaux ont des espions partout) ; donc on a Sarko qui se bombe le torse en nouvel Homme Fort face à la "naïveté" d'Obama
et sa prétendue main tendue.
Que la manipulation des faits est répugnante, et l'enchainement des évènements vers une agression de l'Iran réapparait possible ! J'espère presque une nouvelle catastrophe (financière, naturelle,
etc) pour que le peuple iranien n'ait pas à subir les bombardements de ces hystériques racistes et colonialistes.

Enfin, un dernier mot sur Mahmoud A. (le soit disant "Hitler iranien" comme le titre démagogiquement les escrocs qui ont bradé la Shoah) : je n'apprécie guère sa politique (il ne me semble pas
qu'il fasse quoi que ce soit contre les équivalents des "oligarques" iraniens), mais c'est un politicien extrèmement habile et qui calcule consciencieusement ce qu'il est convenu d'appeler ses
"provocations" (le fait qu'il aurait nié la Shoah, alors qu'il s'agit surtout d'une mauvaise traduction volontaire du farsi).
Je refuse donc de le ranger sans le même sac qu'un Evo Morales (ce dont aurait besoin les iraniens) mais je reste sur la position selon laquelle il ne faut pas mélanger le poids géopolitique d'un
pays et sa situation intérieure. En tant qu'étangère contre l'impérialisme, je ne me mèlerai pas de la politique intérieure de l'Iran (qui doit être décidée par le peuple seul), il n'y a que
son poids anti-impérialiste que je commenterai. Donc à ce jour, c'est la seule aide tangible des palestiniens (avec la Syrie) dans la région, les autres ayant TOUS abdiqué par leur corruption
crasse, l'Iran reste le seul pays musulman qui ait une forme d'autodétermination (imparfaite certes, mais ils peuvent la polir), je suis extrèmement favorable à son entrée pleine et entière
dans l'Organisation de Shanghai (il est membre observateur) aux côté de la Russie et de la Chine, ce pays pourrait aider à la construction d'un monde multilatéral.
Enfin, même si c'est naïf de ma part, le caractère "autoritaire" (voire hitlérien, n'ayons peur d'aucune comparaison douteuse !) pointé du doigt par les Torquemada "critiques" des pays en
voie de développement, des pays pour qui le souvenir de la colonisation est encore TRES frais, est en grande partie du aux pressions, agressions, sabotages de l'extérieur.

Cuba (autre exemple de déformation médiatique ahurissant) en est un excemple le plus frappant et le plus achevé : on ne cesse de nous vanter le soi disant "goulag des tropiques", mais comparons un
peu le sort d'une île très pauvre, avec très peu de ressources, soumise à un blocus extraterritorialisé anachronique et mesquin depuis + 50 ans, avec celui des autres îles du coin : Haïti, Saint
Domingue, etc. Sur les plan sanitaire et éducatif, Cuba se situe au niveau des pays très riches, la prostitution florissante et organisée sur les autres îles des caraïbes y est absente, et lorsque
les ouragans sont passés sur elle, c'est là où il y a eu le moins de morts... Faut-il rappeler que les seuls cas de tortures avérés, documentés, sourcés, et indéniables, furent ceux de Guantanamo,
enclave ETATSUNIENNE sur Cuba ? Qu'est-ce que la liberté de consommer, de voter pour des partis qui ont tous la même politique (avec une com' différente certes), ou d'être milliardaires comme
Tony Montana est à côté des accomplissements de Cuba ? Enfin, quelqu'un sait l'amitié et la reconnaissance éternelle de Nelson Mandela pour Cuba qui a lutté contre l'armée sudafricaine en Angola
(armée soutenue à l'époque par Israël et les USA), étape DE-CI-SIVE dans la chute de l'Apartheid ? Rappelons que Cuba n'a en échange exigé aucune base militaire pour ses "menus" services, ni
accapré des terres agricoles sudafricaines...

Stop à ces Torquemada manipulateurs des faits, laissons les peuples se concerter et décider de leur avenir, cessons de crisper leurs dirigeants les moins pourris si on espère de
l'amélioration dans ce que les Torquemada modernes appellent "autoritarisme glissant dangereusement vers la dictature hitlérienne (ou stalienne, ça dépend des versions)".
On a eu l'exemple frappant au Honduras d'un Manuel Zelaya, homme de droite, bourgeois, conservateur, descendant d'une famille latifundienne, qui a eu la prétention de lâcher un peu de lest en
direction du peuple qui vit quand même à 70 % sur le seuil de pauvreté, et qu'est-ce qu'il lui est arrivé à ce pauvre naïf, bourgeois "repenti" ??? Dehors, coup d'état, expulsion en pyjama,
repression du peuple !!!
Et les Torquemada modernes osent demander au mollahs, aux Poutine, au PCC, ou je ne sais quel "épouvantail anti-démocratique et misogyne" de "lâcher du lest" (exigences qui bizaremment ne
s'adressent pas aux dirigeants saoudiens, jordaniens, colombiens, mexicains, péruviens, israéliens, etc) !


Dhoukar 27/09/2009 13:17



Cher Georges,


Merci pour votre réponse.


Le tableau que vous brossez est bien sombre, mais il correspond hélas à la réalité. Cela dit, il existe une explication particulière à cette situation, même si elle est loin dêtre la seule. Dans
les années quatre-vingt, j’ai été frappé par un passage lu dans un livre d’Alain Minc, grand gouru du néolibéralisme, « Le Nouveau Moyen-âge » : « A compétences égales, le critère
de sélection des élites, disait-il à peu près, sera le degré de corruptibilité » !


N’est-ce pas d’ailleurs par la corruption, encouragée et alimentée par les pays européens et les Etats-Unis (La CIA salarie même des chefs d’Etat !), que se maintiennent les pires et les
plus longues dictatures africaines et moyen-orientales. Tout s’achète, tout est une question de prix… sauf la dignité, vilipendée à Cuba, au Vénézuela, en Iran…, ou écrasée dans le sang en Irak
et en Palestine. Mais ce que vous appelez la « force morale » finira par triompher, j’en suis sûr.


Hédi




Georges Stanechy 25/09/2009 13:44




 


Cher Hédi


 


La citation de Nietzsche se prête, effectivement, à plusieurs lectures.


 


C’est ce qui en fait l’intérêt pour lancer une discussion sur ces pathologies de la « Pensée » et du
« Savoir » de notre époque : propagande, désinformation, censure. Provoquant cet obscurantisme, en Occident notamment, dont la progression est exponentielle par rapport au
développement des techniques de « traitement et de diffusion de l’information ».


 


Car notre société, prétendue « société de l’information », n’a jamais été autant contaminée par le
mensonge et la manipulation des « faits » et de leur « analyse ».


 


Que valent des « faits » sans leur « analyse » ? Que vaut une
« analyse » sans des « faits » ? Que valent l’un et l’autre quand ils sont, en interaction, constamment travestis, occultés,
déformés ?


 


« Garbage in – garbage out » disent les informaticiens anglo-saxons : jette une poubelle dans ton
système d’information, il en sortira une poubelle…


 


Oui. Nous sommes dans le règne de la « poubelle informationnelle ».


 


Dans ce post, j’ai voulu aborder un « palier » de la désinformation sous l’angle de La
Géopolitique.


 


Il est évident que journalistes et médias, ne sont plus, à présent que des instruments de propagande au service de
l’idéologie dominante, La Loi du Plus Fort, et des intérêts qui la génèrent : ultralibéralisme, néoconservatisme, extrémisme sioniste, etc.


 


Plus préoccupant est de constater qu’en amont de l’information « médiatique », les métastases de ce cancer
atteignent les milieux censés être au service de la recherche, du débat, de la réflexion, de l’analyse. De l’impartialité et de la rigueur « scientifiques ». Quelques unes des dernières
parutions du milieu académique et de la recherche relevant de La Géopolitique en sont une
flagrante illustration.


 


On pourrait, évidemment, citer d’autres milieux « scientifiques » tout aussi gangrenés par la
désinformation : OGM, pesticides, vaccinations… La société marchande tenant en main programmes de recherches et vulgarisation de l’information.


 


En Géopolitique, le constat est atterrant. « Experts », « instituts stratégiques » et autres
chapelles se multipliant comme autant de petits pains aux financements occultes… Pour ces soi-disant "spécialistes", les « faits » n’existent pas. En conséquence,
« l’analyse » non plus.


 


Ne reste plus que : « l’interprétation ».


 


Nous entrons, à partir de là, dans le domaine du fantasme, de l’incantation, de l’hystérie, de la paranoïa. Manipulation
des pulsions et des foules. Fantastique, tragique, régression de la pensée, de la rationalité, de la sagesse. La « sophia », au sens du juste équilibre entre choix et
conséquences.


 


L’attitude irrationnelle, hyperviolente, déchaînée, hystérique, de l’Occident, à l’égard de l’Iran, est un parfait
exemple de cette pathologie actuelle.


 


Nous sommes de plein pied dans « l’interprétation » immature, fondée sur nos pulsions primaires, dans
son expression la plus destructrice pour l’humanité :


 


« Le fanatisme »…


 


Amitiés






Dhoukar 24/09/2009 11:02


Cher Georges,
 

« Les faits n’existent pas, seules les interprétations », disait Nietzsche.


La citation est en contradiction avec la suite :


« Encore faut-il que les uns ou les autres ne soient pas déformés, niés, manipulés »


Logiquement, vous pensez, contrairement à Nietzsche, que les faits et les interprétations existent. Alors pourquoi cette
citation?


Faut-il comprendre qu’elle est là pour stigmatiser ceux qui oublient les faits, (qui sont « têtus » comme on le sait) pour
s’enfermer dans leurs interprétations ? Ceux-là, en effet, à mesure qu’ils s’éloignent des faits, dérivent vers la folie.


L’occupation et la colonisation de la Palestine : voilà un fait ! La colonisation, le mur de l’apartheid, etc, sont
illégaux au regard du droit international. Leur existence est donc niée pour ne retenir que l’interprétation israélienne de ces faits illégaux. Soit dit en passant, pour avoir voulu nier, en les
escamotant, les massacres de Gaza, au début de cette année, ce sont les médias français audiovisuels et écrits qui n’existent plus, du moins à mon échelle individuelle! Je ne m’informe plus que
sur les sites sur internet qui m’avaient tenu informé sur ce qui s’était réellement passé à Gaza.


Pour vous aussi les faits existent. Dans vos « post », vous ne cessez d’opposer les faits à leur interprétation et vous
mobilisez pour ce faire un grand effort en matière d’information et de savoir historique.


Alors que penser ? La citation du philosophe allemand, auteur de « La naissance de la tradégie », annonciateur du
« surhomme », vise-t-elle à mettre en garde contre ceux qui réduisent le monde à la représentation qu’eux-mêmes s’en font ? Si c’est le cas, il aurait fallu l’expliciter et
rappeler, qu’à l’opposé, un autre philosophe allemand, Emmanuel Kant, a montré qu’il est possible de s’en tenir aux seuls faits en écartant toute interprétation qui n’est pas formulée en termes
de droit universel. C’est d’ailleurs ce qui a inspiré la création de la Société des Nations, l’ancêtre de l’ONU, censée dire le droit universel ; celle-là même que sont en train de vider de
sa substance les apprentis « néo-cons » de tous horizons, nouveaux surhommes « Nietzschéens », apôtres, comme lui, du règne de la démesure et du chaos (qu’il nomme Dionysos,
opposé à celui d’Apollon qui symbolise l’ordre et l’harmonie).


Amitiés


Hédi




Georges Stanechy 17/09/2009 18:44

Bonsoir RitaJuste un mot sur l'Afghanistan, pour être clair. Comme toi, je n'aime pas l'idéologie et les comportements de ceux qu'on appelle les Talibans. Par contre, j'estime que c'est au peuple Afghan à s'autodéterminer et à trouver sa voie comme il l'entend, sans que nous, occidentaux, nous invoquions les Talibans pour les bombarder, occuper leur pays et leur dicter quoi que ce soit. Nous n'avons rien à faire en Afghanistan avec nos armes, et je comprends les sentiments du peuple Afghan qui lutte pour son indépendance. Comme nous, dans notre histoire, avons toujours lutté pour préserver la nôtre.C'est la violence qui provoque l'émergence du radicalisme. Ce sont la paix et la prospérité qui permettent aux peuples de s'épanouir et rejoindre les autres dans la concorde.Amicalement

ritapitton 17/09/2009 10:51

Bonjour Georges ,Tu sais hier soir j'avais mis un  commentaire mais j'ai fait une erreur et ça a sauté . Pffff !Bon me re- voilà .J'ai lu la première partie de ton long texte sur le délabrement de la diplomatie française démontré par l 'incantation traditionnelle et la satisfaction trouvée dans" les schémas idéologiques commodes" à la Conférence des diplomates français  de fin Août 2009 .Le Président a rappelé que l'Occident était menacé par des barbares . Oui comme tu le dis intelligemment la diplomatie française est structurée par "une idéologie au service du pillage créateur de la richesse occidentale " .Oui heureusement qu'il n'y a pas eu de sclérose de la pensée en Chine qui s'est libérée du joug tyrannique occidental . Je pense que  du côté spirituel la Chine retrouvera une spiritualité chinoise avec ses propres lamas sans hiérarchie tibétaine . Amen .Et l'Afrique aussi va se libérer de l'emprise occidentale : un partage des richesses pillées pendant la période coloniale  aiderait les Africains à rester chez eux et aussi une boone politique de régulation des naissances ( 2 par famille pas plus ) . NON aux familles polygames de 25 enfants !! ils ont le sang trop chaud les Africains . Basta .Sur le Moyen Orient rien n'a été dit  à la conférence sur les 40 résolutions de l'ONU  concernant  la Palestine . Rien .Toujours rien . Injustice totale .En Afghanistan j'ai horreur des Talibans . Je ne prends pas parti .Depuis la chute du Shah  sanguinaire l'Iran résiste  à raison au complot occidental .Eh oui  cette  Conférence des diplomates français  démontre  evidemment la tendresse de nos gouvernements pour le lobby militaro -industriel  sous pression du lobby de l'armement .Cette vente d'armes entre le Brésil et la France sera financée par les contribuables au profit des industries de l'armement de ces deux pays !! eh oui les pertes sont nationalisées  et les profits privatisés . Sale monde .Mais l'humanité est en marche :  les Eclaireurs , les Eveillés  doivent faire la révolutiuon des esprits et des coeurs en rétablissant le circuit entre le CIEL et la TERRE .La JUSTICE  terrestre ne peut jaillir que de ce lien malheureusement rompu .Amitiés  R.I .T .A   Réseau :  Terre / Cosmos

ritapitton 16/09/2009 19:26

TESt