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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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.  Injures

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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 22:10


Le libéralisme est une des dernières utopies, des siècles derniers, en cours d'extinction. Bien sûr, avec encore quelques bonnes décennies devant elle, avant de s'écraser dans le mur. Son mur de Berlin : le ras-le-bol des exploités, dans ses propres sociétés et dans les régions qu'elle pille en permanence.  Mais comme toutes les utopies vieillissantes, elle se crispe sur son credo, se sclérose, elle y croit dur comme du fer : "la loi du plus fort".

Incapable d'évoluer, toutes les idéologies sombrent, à terme, dans le sanguinaire ou la schizophrénie, le plus souvent les deux à la fois : le discours ne recouvre plus la réalité. Les belles intentions initiales sont évacuées par la force brutale de la prédation. Comme la mauvaise herbe chassant la bonne...

Le libéralisme n'échappe pas aux perversités de cette évolution. Comme les autres, cette idéologie est devenue
incontrôlable et hyper violente. Accroissement fabuleux de la richesse des riches, progression vertigineuse du chômage édulcorée dans des statistiques "bidonnées", spoliations par la violence des pays asservis dont les atrocités sont camouflées sous les nouvelles technologies de la mort : bombardements "chirurgicaux", destructions au nom de la propagation de la démocratie et de la "lutte antiterroriste", etc. Tout cela nous le constatons.

Mais, dans cette évolution, deux phénomènes sont intéressants à observer :


·   La dégradation continue du fonctionnement des institutions démocratiques issues des idéaux du XVIII° siècle. James Madison (1) l'avait constaté, et anticipé son développement, dès 1792, parlant de "... l'impudente dépravation de notre temps, les pouvoirs privés devenant la garde prétorienne du gouvernement, à la fois ses outils et ses tyrans corrompus par ses largesses et l'intimidant par leurs clameurs et leurs intrigues" (2). Corruption, propagande, désinformation, sont les outils majeurs de nos sociétés démocratiques pour en maintenir la cohésion : peur par l'incitation au racisme et à la haine religieuse, violence, exclusion dès qu'il y a amorce de débat, de contestation.

Un exemple, à propos du névrosé libéral adepte de l'exclusion, parfaitement mis en lumière par Jean-Claude Liaudet, dans un livre remarquable (3), Le complexe d'Ubu ou la névrose libérale :

" ... [ il ]  refuse la culpabilité que pourtant il éprouve. Il la transforme en une injuste persécution dont il pense être la victime. Ainsi retourne-t-il la faute contre celui vis-à-vis de qui il se sent coupable... tous les exclus du système libéral sont des persécuteurs : jeunes, chômeurs, beurs, immigrés, exploités et colonisés divers. La preuve, il leur arrive de ne pas accepter leur sort et d'être violents !"
.

On remarquera qu'aucun des candidats "libéraux" à l'élection présidentielle française, à l'exemple des  simulacres d'élections démocratiques d'autres pays occidentaux (Grande Bretagne, USA, Hollande, Australie, et divers...), n'aborde la nécessaire réforme des institutions politiques et économiques, inadaptées au siècle actuel, avec pour fondement le suffrage direct et la refonte de la gestion des comptes de la collectivité, (notamment de la fiscalité, des marchés publics, des mouvements de capitaux, de la défense nationale et des crédits de coopération avec les pays en développement, entre autres).


·   Le "Parler Requin"... Le discours des adeptes du "libéralisme" est intéressant à analyser. Peu d'observateurs le font.
Jean Véronis, professeur de linguistique et d'informatique, procède dans son blog à une intéressante dissection des discours des candidats aux élections présidentielles. Cela donne un éclairage sur leur personnalité ou la conception de leur charge, s'ils sont élus. Soyons charitables et ne disons pas : sur leur niveau de "mégalomanie"...  Avec des surprises : la fréquence du terme "je veux", par exemple, employé par Royal (69 %), Sarkozy (59 %) ou Le Pen (5%)... Mais, les analyses sur les manipulations, quant aux subtilités de l'idéologie en elles-mêmes, ne sont pas traitées. Ce sont les postures du "vecteur", mais pas les non-dits idéologiques.

Prenons l'exemple d'un des nombreux mythes véhiculés par les adeptes du libéralisme : "le libéralisme est une conception de la démocratie fondée sur le travail et le mérite"
. Pour s'amuser un peu, il suffit de dire à celui qui tient pareil propos qu'on le croira lorsqu'il se décidera à voter une loi déclarant la suppression de l'héritage. Celui-ci étant versé à la collectivité dans un fonds de solidarité pour la Santé ou les Retraites...  Respectons la logique : tout salaire, revenu et fortune de chacun ne devant provenir que de son seul mérite. Ainsi, la fortune d'un inventeur. En vertu de quel mérite les héritiers de l'inventeur de la dynamite, Nobel, profitent-ils d'une rente de situation ?  La rente n'est pas le mérite !  Mais, là, soudain, c'est l'indignation...

En fait, nous sommes dans le "parler requin",
ou le "parler pervers" (4) si bien décortiqué par Jean Liaudet dont je ne peux résister à vous faire partager quelques succulentes bouchées :

"La nature des choses
 : "Si le capitalisme l'emporte partout, c'est qu'il est inscrit dans la nature de l'homme."

"La rationalisation (apparemment logique) : "C'est en créant de la richesse que l'on crée de l'emploi " ; "
Trop d'impôt tue l'impôt".

"Le progrès et le passéisme
 : "L'Etat - Providence et la sécurité appartiennent au passé" ; "Comment peut-on encore défendre le principe d'un service public ?"

"Renversement en son contraire : "Davantage de marché, c'est davantage d'égalité" ; "L'égalitarisme condamne des millions de personnes à la misère"
.

"Les euphémismes et litotes scientifiques ou technocratiques : "dérégulation" ; "compétitivité" ; "réactivité » ; "évolution technologie" ; "combattre l'inflation" ; "abaisser les coûts du travail" ; "réduire les dépenses sociales"...


 « 
Tout pour nous, rien pour les autres ! »... Tel est "l'hymne à la joie" des tenants du libéralisme. Alors, rions de la posture de ces bons tartuffes.

Aristophane !... Molière !... Si vous viviez de nos jours, vous vous régaleriez...  

  





 
(1)    Un des "Pères" de la Constitution américaine, devenu le quatrième Président des USA en 1808.
(2)    In : Chomsky, Noam, Le profit avant l'Homme, Fayard, 2003.
(3)    Jean-Claude Liaudet, psychanalyste et psychosociologue, Le complexe d'Ubu ou la névrose libérale, Fayard, 2004.
(4)    Jean Liaudet, p. 105, Op. Cit.
 
 
 

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Published by Georges Stanechy - dans Economie et Ploutocratie
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commentaires

Recueil de Poèmes 18/11/2015 13:44

Je trouve ça un peu fort de café de blâmer le libéralisme pour les philippines, quand les partis au pouvoir ont été majoritairement nationalistes. Mais je concède, le parti libéral a également gouverné (une dizaine d'années réparties au cours des 70 dernières, si je ne m'abuse).

Par ailleurs, vous qui clamez que les Philippines sont libérales, veuillez, je vous prie, consulter ce petit index de liberté économique :
http://www.heritage.org/index/ranking
Qui les place en dessous de la France, qui n'est déjà pas bien libérale.

En outre, le Bell Trade Act et son amendement ont durablement miné l'indépendance économique du pays, l'appauvrissant énormément. Vous n'allez pas me dire que signer un traité abandonnant de la liberté est un acte libéral, tout de même ?

Et pour un pays, je cite "Sans jamais être contaminé par un quelconque socialisme, marxisme, ou autre "isme" à connotation "rouge diabolisant"...", le mouvement de résistance Hukbalahap qui s'est transformé en mouvement terroriste anti gouvernemental après l'occupation japonaise, était quand même quelque peu... Communiste, non ? A moins que le drapeau du mouvement, une faucille et un marteau doré sur fond rouge n'ait de ressemblance avec celui de Russie que fortuitement, de même que l'origine de ses fonds ?
https://en.wikipedia.org/wiki/Hukbalahap
Bon, je vous l'avoue, je le cite juste pour montrer votre tentative de manipulation, pas pour l'argument.

Par ailleurs, pour autant que je sache, les années 70 n'étaient pas toutes roses, avec la loi martiale et nombre de mesures contre les libertés.

Donc si je résume...
* Une colonie pillée s'est vu octroyer l'indépendance avec comme contrepartie la garantie de pouvoir continuer à la piller,
* "contaminée" (c'est vous qui le dites, pas moi) par toute sorte de isme (communisme, nationalisme, libéralisme, populisme, et sans doute d'autres ismes qu'on pourra trouver si l'on gratte),
* qui n'a pas connu que le libéralisme, mais plutôt majoritairement le nationalisme et même la loi martiale (de 72 à 81 quand même), sous lesquels le gouvernement a été parmi les plus corrompus,
* des tentatives de coups d'état à répétition et des catastrophes naturelles terribles au début des années 90,
* et qui n'a même pas 5 ans de paix intérieure à son actif...
est pauvre et corrompue. C'est surement la faute du libéralisme, qui condamne le pillage et la corruption, n'est-ce pas ? Je ne suis pas expert, loin de là, mais j'aurais tendance à dire que c'est, au mieux, un argument invalide, que d'avoir sorti les Philippines de votre chapeau. Encore une fois, je partage votre indignation, nous ne partageons juste pas la même vision des causes.

Je vous rends vos lunettes. J'espère qu'avec, vous trouverez meilleur exemple, ou à défaut, discutons d'idées, sans les parasites de leur implémentation plus ou moins douteuse.

Georges Stanechy 18/11/2015 14:29

.
Je récupère donc mes lunettes et, à défaut de me prosterner devant la divinité du "Libéralisme", bercé dans mon hamac entre deux cocotiers, je vais déguster quelques délicieuses vidéos de Lilou Macé...

"Peace & Love", ne cessent de me répéter mes doigts de pied en éventail...
.

Recueil de Poèmes 05/11/2015 11:49

Quel dommage que l'auteur dirige ses foudres sur un innocent, aveuglé par des décennies de propagandes étatistes qui n'ont visé qu'à lui fermer les yeux et à lui donner un homme de paille à combattre.
Voir ce lien pour comprendre ce qu'est le libéralisme : http://www.quebecoislibre.org/04/040615-13.htm
Et une partie des travaux d'un des plus grands économistes libéraux français : http://bastiat.org/
Le libéralisme place la liberté individuelle et la responsabilité individuelle au cœur de tout son système, qui consiste à limiter au maximum l'emprise de l'état sur la société (on ne lui concède que les fonctions dites régaliennes de sûreté, justice, défense, et encore, pas dans tous les courants du libéralisme), à laisser les prix se fixer au plus juste par la libre concurrence, la contractualisation et la négociation et à protéger fermement les droits au niveau individuel.

A ne pas confondre avec le social-clientélisme (qui est réellement le modèle condamné dans cet article) et la frénésie inflationniste galopante pour soutenir l'accroissement continu de la dette servant à financer le parasitisme et la spoliation, qui n'ont absolument rien de libéraux, et ne sont que les conséquences logiques de la corruption d'un état étendant ses pouvoirs toujours plus loin :
Je cite l'auteur citant James Madison :
"... l'impudente dépravation de notre temps, les pouvoirs privés devenant la garde prétorienne du gouvernement, à la fois ses outils et ses tyrans corrompus par ses largesses et l'intimidant par leurs clameurs et leurs intrigues"
Ceci s'appelle... Du social-clientélisme (eh oui), et non du libéralisme, compte tenu du fait que le libéralisme considère que l'état ne doit pas avoir de largesses à prodiguer à la base. Aucun monopole ne peut subsister sans l'aide de l'état.

Il n'y a plus la moindre représentation des idées libérales en France depuis au moins la création de la sécurité sociale (à part, peut-être, un vague reliquat abâtardi et sans aucune influence au centre). Et pourtant on accuse les idées libérales de tous les maux du pays (et de la planète, aussi, pourquoi pas). Comment peut-on concilier une schizophrénie pareille sans s'interroger ?

Je tiens également à rappeler que les Lumières et les fameuses institutions du XVIIIeme siècle sont d'inspiration libérale.
Je rappelle la déclaration des droits de l'homme de 1789 :
"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits."
Expliquez donc en quoi c'est la loi du plus fort qui est mise en exergue ici ?

Comme Cervantès, vous chargiez des moulins. Ce n'est pourtant pas parce qu'on écrit 'ceci est une pomme' sur un mur que le mur en devient une pomme, ou 'ceci est libéral' sur une feuille de route gouvernemental qu'elle devient libérale. Ajustez vos lunettes, et dès maintenant, chargez les requins !

Georges Stanechy 05/11/2015 17:20

.
J'ajuste mes lunettes, suivant en cela vos fraternelles recommandations...

Et, comme Saint Thomas, j'observe... Les mains en adoration devant cette "divinité", source de tous les bienfaits à l'égard de l'Humanité, qu'est "Le Libéralisme"...

Et, que vois-je ?... Une galaxie d'exemples...

Prenons-en un au hasard...

Les Philippines.

J'avais écrit un billet sur ce cas lumineux, qui n'a connu, expérimenté, que "Le Libéralisme"... Depuis sa création, en tant qu'entité étatique, passant de la tutelle espagnole, à la tutelle américaine (excepté la courte occupation japonaise de la 2eme Guerre mondiale), avant de vivre son indépendance. Sans jamais être contaminé par un quelconque socialisme, marxisme, ou autre "isme" à connotation "rouge diabolisant"...

Un Etat limitant "son emprise" aux fonctions régaliennes, et "La Main Invisible du Marché " autorégulant les différentes communautés de ce magnifique pays, dans "le respect des libertés individuelles", le droit d'entreprendre, l'initiative innovatrice et bla-bla-bla...

Résultat : un pays accablé par l'injustice de la misère où l'ampleur de la corruption, dans laquelle se dispute des clans richissimes, fait le jeu du pillage de ses ressources par les pays occidentaux...
Une société de gangsters où le crime et la prostitution sont érigés en Loi.
Jusqu'à prostituer ses propres enfants : Manille, la capitale, étant mondialement connue pour son "marché pédophile" régulé, là encore, par "La Main Invisible du Marché" et "La liberté Individuelle"...
Sacrifiant des générations qui n'ont droit ni à l'accès aux soins de santé, ni à l'éducation, à partir du moment où ils sont nés "pauvres"...

Je vous repasse mes lunettes...

.

aline-mariali 10/07/2007 12:30

@ Georges et Chahid D’abord merci à Georges d’avoir abandonné pour un temps les délices du farniente à Salvador de Baia pour l’économie politique.Et surtout merci pour une réponse aussi fouillée. Je suis globalement d’accord avec les grands principes que vous énoncez à une petite nuance près.J’accorde, plus que vous, me semble-t-il, une importance majeure au statut particulier du dollar . Toute l’économie américaine, sa puissance, son expansion, sa domination mondiale , les guerres de l’empire sont précisément fondées sur l’existence de ce statut particulier. Pour utiliser une image, disons que sur le circuit de la compétition économique mondiale , les USA disposent d’une voiture de course avec carburant à gogo pendant que les autres Etats courent au mieux avec des voitures de série si ce n’est avec des trottinettes . J’ai commencé d’analyser l’histoire de la mise en place de ce pouvoir dans un de mes textes (pardon de me citer, mais c’est trop long à réécrire)http://perso.orange.fr/aline.dedieguez/mariali/picrochole/dollars_deux/dollar_deux.htm  C’est pourquoi je rejoins l’analyse de Chahid quand il montre que la compétition économique est truquée. Elle est truquée ab ovo ; elle est truquée dans la structure même du fléau de la balance qui devrait garantir l’honnêteté des échanges. C’est pourquoi on peut considérer que l’économie est qualifiée de «  science » par un abus du langage. Comme l’astrologie, elle est « scientifique » dans l’entre-deux : elle déroule aussi « scientifiquement » que  possible des conséquences à partir d’un postulat qui n’est pas discuté : que le mouvement des astres aurait une influence sur notre vie pour l’astrologie, qu’il est légitime et fondé que la monnaie privée d’un groupe de banques d’affaires soit la monnaie de réserve mondiale. Car il ne faut pas oublier que le dollar est une monnaie privée inventée et gérée par d’un groupe de banques privées.  « La fantastique croissance de l’économie américaine » et « l’émergence des grandes sociétés américaines, à l’emprise internationale »  dont vous parlez en n°2 trouvent dans cette anomalie d’origine une explication parfaitement rationnelle. La conséquence de ce qui précède, c’est que sauver la domination mondiale du dollar demeure l’impératif premier et le pilier sur lequel repose toute la politique de l’empire.  Vous avez rappelé le rôle joué par la décision de Saddam Hussein de vendre son pétrole en euros dans le déclenchement de la 2ème guerre d’Irak. Mais remarquez le silence prudent en ce moment des ayatollahs iraniens au sujet de la création d’une bourse de vente du pétrole en euros . Il y a quelques mois, c’était imminent. On avait même la date exacte. Et ops, le projet s’est évanoui depuis que les bruits de botte deviennent insistants. Ce sont des diplomates habiles et ils voient que le moment serait mal choisi de taquiner la bête . On parle beaucoup de guerre pour le pétrole, certes, c'est indiscutable, mais derrière le pétrole, il y a le pétro-dollar qui est au dollar ce que les contreforts sont aux murs des cathédrales. Il me semble qu’il faut observer de très près les pays qui essaient d’échapper à l’emprise du dollar : comme par hasard ils sont l’objet d’attaques idéologiques violentes ; attaques directes (Venezuela, Bolivie) ou indirectes par des « intellectuels » de service (Russie). J’ai vu que certains économistes et banquiers (espèrent ?) pensent que le salut du dollar viendrait de son association avec l’euro et de la création d’un euro-dollar … c’est une autre histoire

Chahid 10/07/2007 00:36

La majorité des pays occidentaux riches qui ont fait de Friedrich von Hayek leur messie et de ses théories leur bible, sont ils aujourd’hui encore dans ce cadre classique du libéralisme enseigné par le même Friedrich von Hayek comme étant la seule philosophie politique véritablement moderne et la seule compatible avec les sciences exactes ?Avec des « armes » efficaces telles que « moins d’Etat », « moins de dirigisme », « concurrence », « liberté des marchés »…ces pays occidentaux sous l’égide des américains dominent et maintiennent les pays pauvres dans la fiction d’un libéralisme qui n’existe que dans les écrits de Friedrich von Hayek. Pendant que les économistes des pays pauvres régurgitent ces principes fictifs pour défendre le libéralisme, les américains, imités par les pays occidentaux ont fait du néolibéralisme leur nouveau dogme de domination en lançant une compétition truquée qui renforce la position des pays riches et appauvrit plus les pays pauvres.  Cette compétition est truquée par toutes sortes de mesures qui ne sont en réalité que des violations déguisées de cette même liberté des marchés qu’ils prétendent défendre. Les marchés ne sont pratiquement jamais compétitifs !Enfin, on prétend que le fascisme est « le capitalisme sans prendre des gants », je crois au fait que le capitalisme lui-même n’a jamais pris de gants ! Une mise en scène économique (protégée par des « videurs » F16, des radars CIA, MOSSAD & Co, et des régimes fantoches), qui devient plus terrible quand ce sont des économistes du tiers monde qui doivent nous la faire avaler !

Georges Stanechy 09/07/2007 22:28

 @   Aline – Mariali Je partage votre approche dans l’analyse du "Libéralisme", tel qu’il est vécu et appliqué aujourd’hui. Même si on veut réduire cette idéologie à sa théorie économique, il n’en est pas moins évident qu’elle structure l’organisation politique de nos sociétés contemporaines.  Je me limiterai donc à quelques brefs éclairages complémentaires et schématiques sur les points que vous avez évoqués, dans l’ordre : 1.  Evolution du "Libéralisme", transformation, mutation et clonage : i) C’est une idéologie, fondée sur "La Loi du Plus Fort", qui remonte aux origines de l’histoire humaine. L’homme était un prédateur qui n’a dû sa survie qu’à ses talents de prédateur plus intelligent ou plus organisé que les autres. L’inconscient collectif en est durablement marqué. Il faudra, probablement, plusieurs siècles pour gommer les traces de ce conditionnement. ii) Sans vouloir reprendre à l’identique une analyse marxiste, cette idéologie est étroitement liée au développement de la "Propriété", ou de "l’Appropriation", dans son aspect le plus cupide et le plus violent. Phénomène qui s’est encore accentué au XX° Siècle, à la suite de deux phénomènes accélérateurs : la fin de la II° Guerre Mondiale et la Chute du Mur de Berlin.  Remarquons que ses manifestations les plus sauvages, se sont retrouvées en contradiction permanente avec les enseignements religieux : de la condamnation du Veau d’or chez les Hébreux, jusqu’à l’enseignement de Bouddha et autres penseurs de la spiritualité.  On a donc vu apparaître, au cours des siècles, malgré les tentatives de régulation d’origine religieuse, des "horreurs économiques" telles que le servage, l’esclavage, l’exploitation coloniale, l’exploitation salariale (souvenons-nous, en France, des Jacqueries ou de la révolte des canuts à Lyon), etc.  Actuellement, les licenciements massifs pour causes de "délocalisation", ou les guerres sanglantes du Moyen Orient, relèvent des mêmes comportements.iii) Cette idéologie, fondée sur un pragmatisme, n’a commencé à être conceptualisée, de manière méthodique, qu’à partir du XVII° siècle. Deux axes : en justifier les fondements et, accessoirement, en policer les applications (il faut bien ménager son cheptel ou son « parc » de travailleurs…). Evidemment, on retrouve là le fameux ouvrage d’Adam Smith, "La Richesse des Nations", qui sans apporter d’idées nouvelles avait le mérite de faire la synthèse des premières théorisations. L’objet étant, avant tout, de justifier le pouvoir et les privilèges de l’oligarchie en place. iv) La nature de la propriété justifiant le pouvoir, par son mode d’enrichissement et la puissance qui en résultait, a changé de nature avec le temps. De la propriété agricole, ou la possession de terres, on passe à l’industrie lourde avec ses mines de charbon notamment, les fameux cartels, et les "barons" du chemin de fer. Jusqu’au au rôle déterminant, actuellement, de la finance, virtuelle et spéculative. En anglais, on dit "financialization" (*). Horrible à prononcer, mais clair qu niveau du concept. Mais, concept encore plus riche en anglais qu’en français, au niveau de son champ d’études. v) Cette évolution s’est effectivement accentuée, depuis l’écroulement du communisme (cf. ii) qui, comme vous le dites, "freinait la rapacité" des financiers. Le communisme représentait, en effet, un projet économique et de société concurrent. Il a échoué, ouvrant grande la porte des abus, et du cynisme triomphant des "néocons". En raison, pour une large part, du fait que les prédateurs n’ont pu être muselés, au sein même de l’appareil de direction du communisme. On retrouve, donc, cette ambivalence consubstantielle : toute avancée humaine, dans le domaine de son organisation politique, génère sa prédation (cf. i).   2. Capitalisme, Libéralisme, Mondialisation ?  Le pouvoir de fait des multinationales. Les deux guerres civiles européennes (14-18/39-45), dévastatrices pour leurs systèmes économiques ont permis, en contrepartie, la fantastique croissance de l’économie américaine. C’est l’émergence des grandes sociétés américaines, à l’emprise internationale : pétrole, automobiles, banques, agroalimentaire, etc. Et, bien sûr : industries de l’armement. Commence alors une concentration de la puissance économique par ces grandes entreprises, qui contrôlent la politique américaine, puis les politiques de leurs satellites (Europe, Japon, Australie-Nouvelle Zélande). Avec le développement des bourses internationales (en fait, occidentales) pour collecter les capitaux. Le général de Gaulle disait que la politique ne devait pas se faire à la Corbeille (salle de cotation de la Bourse). Il avait raison sur le principe, mais tort dans les faits. Car, c’est là où elle se fait. L’intégration des capitaux, l’interpénétration des participations (groupes industriels-fonds de pension-établissements financiers), et la fusion des intérêts font qu’il est impossible de démêler l’écheveau. Et, impossible à des gouvernements d’assurer l’indépendance politique d’un Etat, par rapport au pouvoir économique.  Donc, la Mondialisation, n’est que la nouvelle carrosserie du "Libéralisme". C’est l’habillage du pouvoir des multinationales qui imposent leurs normes (OGM…), leurs règles, leurs prix, leurs systèmes de valeurs. Le principal se résumant, actuellement, à celui de la "shareholder value" : la valeur pour l’actionnaire. La collectivité et ses corollaires, justice sociale et répartition équitable des fruits de la croissance et des gains de productivité, solidarité, n’ont qu’une importance marginale. Inversement proportionnelle à la seule progression de la "shareholder value".  3. & 4.  Domination militaire et monétaire La domination militaire et le dollar, comme monnaie de réserve et de transactions internationales (l’essentiel du commerce mondial), sont indissociablement liés. Illustration : Saddam Hussein a commis, entre autres erreurs impardonnables, celle d’avoir l’intention de facturer les ventes du pétrole irakien dans une autre monnaie que le dollar… Cette "suprématie" US est adossée à une domination militaire. Que les "néocons" revendiquent, dans le cynisme le plus total. Thomas Friedman, l’éditorialiste du New York Times, connu pour son fanatisme d’extrême droite, dit clairement que quelques chasseurs F16 sont le meilleur moyen de promotion du commerce américain… Il est certain qu’au tournant du siècle, cette domination va progressivement diminuer. Le paroxysme actuel n’étant que le signe avant coureur de la chute. Du fait, comme vous le soulignez dans les points 6 & 7, du poids de l’endettement US, couplé avec l’émergence de nouvelles puissances économiques.   6. & 7.   Endettement et Nouvelles Puissances Economiques Le problème, c’est que les USA sont, provisoirement, maîtres du jeu : "je te tiens, tu me tiens par la barbichette…". Qui va oser retirer ses avoirs, détenus dans la banque centrale américaine ? L’écroulement de la parité dollar/autre devise serait vertigineux s’il était suivi par plusieurs créanciers de poids. Des pays (y compris la Chine), des particuliers pourraient perdre en un instant des milliards… Cela va donc prendre probablement la forme d’une lente érosion, à partir du moment où la Chine et d’autres pays vont construire une nouvelle monnaie de référence. Les projets sont à l’étude. Et, vont probablement connaître une mise en place effective dans la deuxième partie de ce siècle.  8. L’écroulement du Libéralisme Il est certain que le "Libéralisme", dans sa configuration actuelle, va d’ici la fin de ce siècle connaître son extinction. Corrélativement, cela va entraîner, parmi les effets géopolitiques, une redistribution des cartes au Moyen Orient, avec une profonde modification de ses frontières et de ses régimes politiques. La Palestine renaîtra à ce moment là. Mais, question : ira-t-on vers la fin du "Libéralisme", tel qu’on le connaît, et l’apparition d’une nouvelle forme de modèle de société ?  Ou, y aura-t-il prise de relais par d’autres blocs économiques florissants, constitués autour de la Chine ou de L’Inde ?  Dans ce cas, on ne ferait que passer d’une domination monétaire et militaire à l’autre.  Je pencherais, plutôt, vers un nouveau modèle économique et social dans un basculement, imposé par l’émergence de l’Asie en tant que superpuissance, sur fond de mouvements sociaux de peuples (occidentaux et autres) refusant de n’être que des consommateurs au service de l’enrichissement d’une oligarchie. A l’exemple des mouvements que nous pouvons constater en Amérique du sud…     (*)  Je recommande, encore, l’ouvrage collectif qui donne une excellente illustration de cette pratique appliquée au niveau des grandes multinationales : Froud, J. et al. (2006), Financialization and Strategy, Narrative and Numbers, Routledge. Op. Cit. in Santé Publique : Le Nouveau Modèle Européen… 

Georges Stanechy 04/07/2007 21:31

 @    Aline – Mariali Questions passionnantes, que vous me posez là !  Et, combien difficiles, sur un terrain qui me passionne.  Je souhaiterais y répondre à mon aise ce week-end, étant actuellement en déplacement. Ce qui ne me laisse pas une marge de manœuvre, en termes de temps, pour répondre sur ce sujet pointu. A bientôt, donc.  

aline-mariali 04/07/2007 10:56

 Merci d’avoir rétabli le lien . Quelques notes rapides: 1 - Ne pensez-vous pas qu’il est impossible de comprendre  le libéralisme tel qu’il se manifeste aujourd’hui sans le situer dans l’histoire du monde – étant entendu que je ne parle pas des théories générales , mais de la réalité politico-économique . Le libéralisme sauvage a pris son essor après la chute du mur de Berlin et il est à rattacher à la chute du communisme et au triomphe politique de l’unilatéralisme politique américain ? Le communisme faisait peur et freinait la rapacité des financiers. 2 – En conséquence, le libéralisme d’aujourd’hui– est tout simplement un autre mot pour capitalisme ou mondialisation , c'est-à-dire domination américaine (voir Général de Gaulle) . 3 – Mais la mondialisation est incompréhensible sans une étude de la domination monétaire des Etats-Unis .4 – Mais la domination monétaire a été imposée à la suite de la domination militaire : Bretton-Woods, dollar flottant, suppression de l’agrégat M6.5 – Or, cette domination monétaire a été rendue possible par le gangstérisme de la fondation de la FED en 1913 qui a permis aux sociétés américaines d’acheter des richesses réelles avec la monnaie privée des banques – le dollar – une monnaie –dette , devenue monnaie de singe lorsqu’elle pas été garantie ni par l’or, ni par l’Etat.6 - Une fabrication de monnaie illimitée et sans rapport avec la richesse réelle a abouti à ce que l’Etat a hypothéqué 10 fois la totalité de toutes ses richesses (sa dette) et de toutes celles de particuliers .7 – Une dette pareille étant inremboursable, seul l’écroulement du système en permettra l’effacement … 8 - J’arrête pour l’instant le déroulement des conséquences logiques pour conclure que le libéralisme politico-économique actuel mourra donc avec l’écroulement du système monétaire inventé par quelques banquiers internationaux dont la liste est intéressante et explique à elle seule la sévérité du blocus financier des Palestiniens. 

dimitri 13/04/2007 16:16

Houlala !!!!! C\\\'est dingue le nombre d\\\'aneries que l\\\'on peut encore lire de nos jours sur le libéralisme et sur aussi peu de surface !Il serait assez facile de tomber, comme vous dans la caricature, pour répondre. Je m\\\'en dispenserai. Pour l\\\'auteur de ce blog, telle concentration de mauvaise foi me dissuade de lui faire, non pas changer d\\\'avis, mais juste entendre une autre musique. C\\\'est donc aux lectueurs potentiels de ce blog que j\\\'adresse ces qq lignes.Le meilleur moyen de savoir ce qu\\\'est le libéralisme .. c\\\'est encore de lire les auteurs libéraux : Qu\\\'ils lisent REVEL, ARON, SALIN ....Quand à l\\\'idée "le libéralisme c\\\'est la loi de la jungle" !!! Mais c\\\'est à mourrir de rire ! Le libéralisme, c\\\'est au contraire la protection des plus faibles. C\\\'est, en effet, une philosophie du droit, de la liberté et de la propriété ! Elle est basée sur la responsabilité et le respect.

Georges Stanechy 18/04/2007 08:37

@ dimitri... Et, vos lumineuses certitudes ont été confortées par vos entretiens avec l’Abbé Pierre et les SDF du Canal Saint-Martin…

pascal 17/03/2007 12:43

A mon avis, le libéralisme n'est pas près de s'eclipser. Ce n'est pas parce que les libéraux produisent quelques fragments de dicours pour tenter de se justifier d'un point de vue moral que le libéralisme constitue une utopie ou une idéologie. Le libéralisme est la loi de la jungle. La loi de la jungle n'est pas une idéologie, elle est aussi vieille que le monde et ne disparaîtra qu'avec lui !

Georges Stanechy 17/03/2007 16:02

Oui : la loi de la jungle est là. Pour longtemps, sinon ce serait le Paradis !  Mais, l'homme a produit des utopies ou des idéologies pour essayer d'y remédier, au cours des siècles. Les fameux  "...ismes".  Le libéralisme est une des rares survivantes. Elle est à bout de souffle et sert d'habillage pour masquer l'injustice d'un système économique au service d'une caste privilégiée.L'humanité a besoin de "sens". Il va bien falloir trouver autre chose pour donner du "sens", afin de vivre sur une Terre porteuse de moins de misère, de violence (produites par la misère, bien souvent...) et d'oubli de la dignité humaine... Une autre utopie, ou plus vraisemblablement d'autres sytèmes de régulation.Ou, alors se serait à désepérer de la nature humaine !...
 

chahid 07/03/2007 23:31

Le populisme et la dégradation sont fils et fille du libéralisme. La rapacité est son moteur. Mais le libéralisme avant de s’éclipser va nous léguer un monde en ruine. Il est difficile de présager ce que l’humanité peut bâtir sur les ruines du libéralisme !

Georges Stanechy 08/03/2007 15:18

Difficile de présager : oui. Mais, restons humbles  et optimistes en se rappelant que les organisations humaines sont encore dans la préhistoire : entre 2.000 et 4.000 ans, suivant les paramètres. Ce n’est rien face aux millions d’années d’existence de la vie sur terre… Ne parlons pas à l’échelle de l’univers ! L’humanité a donc une marge de progression devant elle. A condition qu’elle sache, à un moment donné, mettre en phase son progrès technique avec celui des valeurs humaines et spirituelles. On en est loin. Raison de plus pour lutter en ce sens…