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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
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Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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.  Injures

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.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 18:15

 

 

Ann Jones connaît, parcourt, l’Afghanistan depuis bientôt une dizaine d’années. Une exception parmi les journalistes américains, occidentaux, s’autoproclamant “spécialistes” de ce pays. Capable de décrire ce qu’elle voit, ressent. Estimant que son métier n’est pas de se limiter à imprimer ce qu’on lui dicte, ou veut lui faire dire.

 

Un de ses livres a connu un succès international : Kabul in Winter. En septembre prochain, sera publié son dernier ouvrage : War Is Not Over When It’s Over. Ils ne sont pas distribués, encore moins traduits, en France, mais peuvent être achetés via le libraire en ligne Amazon. Permettant de contourner, ainsi, la censure occulte qui régente notre monde de l’édition. (1)

 

Sa force, son originalité, sont de se préserver des pressions de l’énorme appareil de propagande de la “Coalition”, de conserver son indépendante de toute “ligne éditoriale”. Elle nous livre observations et réflexions sur son récent séjour dans ce pays, au milieu des troupes d’occupation US, dans un courageux article que je vous invite à lire (2).

 

 

 

marjah-afpak-march2010.jpg

 

 

Accablée…

 

Ann Jones exprime compassion et chagrin. Face à ce gigantesque broyeur qu’est cette guerre coloniale. Eclatant, écrasant, déchiquetant, vies, espérances.

 

Celles des Afghans, en premier lieu. Mais, aussi, celles des jeunes soldats occidentaux jetés dans une guerre qui ne les concernent pas, dont ils ne comprennent rien. Leur seule volonté étant de fuir le chômage dans leur pays et “ramener une paye” à la maison.

 

Atterrée, aussi, par le niveau d’imbécillité, de gabegie, colossales, de l’appareil belliciste occidental.

 

Qui, progressivement, malgré censure et propagande, apparaît pour ce qu’il est : une gigantesque arnaque du lobby de l’armement et autres “fournisseurs aux armées”. S’en mettant plein les poches. Au détriment des contribuables concernés, à qui on dira qu’on doit se serrer la ceinture pour les retraites ou les frais médicaux…

 

Depuis les tentes sur-climatisées, par des générateurs géants fonctionnant avec du carburant qui revient à 100 US $ le litre. Jusqu’à ces ponts construits sur une rivière. Mais, sans aucune route d’accès : pas le temps, trop d’insécurité… Rouillant au soleil, dans les vents de sable.

 

L’essentiel étant : les statistiques !...

 

Prouvant la bonne utilisation de l’argent public. Qu’on construit des ponts. Qu’on réceptionne ciment, pièces détachées, véhicules, armes, munitions, et mille et un articles nécessaires, estimés “indispensables”, à la machine de guerre.

 

Seuls budgets non prévus : ceux des stations d’épuration des eaux usées et déjections des bases militaires occidentales. Pas de problèmes : tout cela est rejeté dans les rivières qui servent d’égouts à ciel ouvert (cas de l’énorme base de Bagram). Et, tant pis pour les Afghans et leur bétail…

 

Dans de multiples rapports, romancés par des galonnés, bureaucrates du gaspillage. Assurant que tout cela est encore insuffisant. Toujours plus de matériels, bulldozers, hélicoptères et, même, queues de langoustes…

 

Jusqu’à reconnaître, avec l’impassibilité d’un rond-de-cuir kafkaïen, que la logistique nécessaire au positionnement d’un seul soldat de l'Empire, en Afghanistan, atteint, et bientôt dépasse, un million de dollars par an.

 

Tragique constat d’une aventure militaire. Engendrée par un aveuglement idéologique, un analphabétisme géopolitique, une corruption effrénée de nos nomenklaturas…

 

Du témoignage d’Ann Jones, je retiens l'anecdote sur une pratique dont j’ai déjà entendu parler. Sa confirmation vaut tous les rapports, audits, prévisions, projections, anticipations, sur l’échec de l’invasion et de l’occupation occidentales en Afghanistan.

 

C’est la description d’une opération “gagner les cœurs et les esprits” (to win hearts and minds).

 

Pour satisfaire aux inévitables statistiques, on réunit régulièrement une “assemblée d’anciens”, de responsables de communautés, dans un village, pour aller prendre un thé, discuter, échanger, évoquer les fumeux projets de développement qui ne verront jamais le jour.

 

Prouver qu’on n’est pas une troupe d’occupation… Mais, porteur de démocratie, de civilisation…

 

Bien sûr, on ne respectera pas les usages qui sont de se déchausser avant d’entrer dans une maison où on circule sur une natte ou un tapis. Qu’importe !... On arrivera avec ses gros godillots.

 

De même, dans un pays où la tradition est de respecter ses invités, y compris son pire ennemi, garantissant sa sécurité, la politesse est de laisser les armes à l’entrée. 

 

Impossible !... Jusqu’aux lunettes de soleil qu’on gardera sur le nez.

 

On s’assoit donc et on prend le thé. Face aux “anciens”. Armes en mains ou sur les genoux…

 

Mais, comme on ne parle pas une des langues de l’Afghanistan, même pas la moindre bribe, qu’on ne connaît rien de ce pays, de son histoire, de ses traditions, de ses souhaits, et qu’on en a rien à faire, que reste-t-il ?... A part se regarder dans les yeux…

 

Eh bien, les soldats occidentaux, croulant de rires, se livrent à un concours de pets… (3)

 

Devant leurs interprètes Afghans, catastrophés…

 

Pour un Afghan, comme chez beaucoup d’autres peuples, il s’agit d’un comportement public des plus honteux. (4) Un manque de respect absolu à l’égard de ses hôtes, de ses interlocuteurs. Signe qu’on est incapable de se maîtriser, d’être un homme, d’être pris au sérieux.

 

And the winner is…

 

Soldatesque hilare…

 

Abrutie d’ignorance…

 

Hébétée de violence aveugle, dans l’écrasement d’un peuple auquel elle porte moins de considération qu’aux pélicans mazoutés du Golfe du Mexique ou aux thons rouges de Méditerranée.

 

Symbolisant, sans le percevoir, son propre destin scatologique, son devenir, sa réincarnation gazeuse, dans le rejet méprisant de la Nation Afghane…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)  Faites un test dans une grande surface de l’édition, type FNAC. Vous ne trouverez, sur cette région (de la Palestine à l’Afghanistan), aucun ouvrage récent qui ne soit pas dans “la ligne idéologique” néoconservatrice US et sioniste : anti-arabe, islamophobe, iranophobe, anti-palestinienne, etc. Ou, qui ne glorifie pas les interventions armées occidentales : “forces spéciales héroïques”, œuvre civilisatrice de l’OTAN, et autres fariboles…

Ce test sur la désinformation (je l’appelle : test “stalinien”…) est valable pour nos bibliothèques publiques ou municipales, centres culturels français à l'étranger, etc. : même résultat.

(2)  Ann Jones, Here Be Dragons - MRAPs, Sprained Ankles, Air Conditioning, Farting Contests, and Other Snapshots from the American War in Afghanistan, 1er août 2010, http://www.tomdispatch.com/blog/175280/

(3)  Farting contests, en anglais.

(4)  Sous nos latitudes, on en commercialise les bruyantes manifestations sous forme de sonneries téléphoniques...

 

 


 

 

 


 

 

 

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Published by Georges Stanechy - dans AfPak : Afghanistan-Pakistan
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commentaires

Georges Stanechy 09/08/2010 08:12



 


Bonjour Agnès


 


Pour me joindre par mail, il vous suffit de cliquer sur "Contact" en bas de la page affichée (sous la citation et photo de Churchill).


 


Bien à vous


 


 



Agnès Khedir 08/08/2010 22:50



Bonjour Georges,


Ce n'est pas pour publier un commentaire, comment peut-on vous contacter ? J'aimerais juste vous écrire. Merci par avance de me donner votre adresse mail.



Georges Stanechy 05/08/2010 23:06



 


Chére Aline, Bonsoir


 


C'est vrai, nous sommes inconsolables devant la déchéance de la France et de l'Europe. Noius ne sommes plus qu'une colonie de l'Empire. Incapables d'affirmer notre "droit à la différence".


 


Ce sont d'autres pays, en plein devenir ou renaissance, qui vont progressivement s'imposer et dire : "ça suffit !".  La Turquie, le Brésil, le Venézuela, d'autres encore, donnent l'exemple.
D'autres vont se lever, aussi, en Asie, puis en Afrique, faisant tâche d'huile.


 


Le Temps joue contre l'Empire et ses folies prédatrices. Il est affligeant, effectivement, de voir que l'Europe ne le comprenne pas.


 


Mais, il est réconfortant de sentir une résistance chez beaucoup, en Europe comme aux USA, qui "refusent" ce comportement suicidaire. Comme Ann Jones, avec ses courageux témoignages et prises de
position, essayant de faire dérailler ce "train fou"...


 


Gardons l'espoir.


 


Amitiés


 


 



aline 05/08/2010 20:20



Cher Georges, cher Chahid, bonsoir,
Les guerres coloniales ne sont pas près de s’achever et le chagrin d’Ann Jones  et le nôtre risquent  bien de durer . Malgré une dette pharaonique, la machine de guerre américaine
tourne à plein régime . Les Usa  envoient leurs  soldats-robots éructants  et bombinants aux quatre coins du globe . Pendant ce temps, le pseudopode de l’empire au Moyen Orient
continue impunément à envoyer ses bombes à fléchettes  interdites sur les civils de Gaza et à menacer tous ses voisins .
Quant à l’Europe, vu la sidérale médiocrité de son personnel politique, elle est moralement et politiquement morte. Ce n'est pas d'elle que viendra un "ça suffit". L’Italie vient
d’autoriser  l’empire à construire à Pise un « Hub », une sorte de gigantesque gare de triage,  une base aérienne unique par laquelle transiteront tous les régiments envoyés dans les
différentes « missions internationales », c'est-à-dire  dans tous les pays que l’Amérique a décidé d’envahir et de piller.
Oui, l’Europe est morte,  les guerres meurtrières vont se poursuivre,  la barbarie commence seulement  et, comme  Ann Jones, nous sommes inconsolables.
Amitiés



Georges Stanechy 04/08/2010 21:28



 


Cher Chahid Bonsoir


 


Bien vu pour le tigre !


 


L'Occident s'est rendu otage d'une "Economie de guerre". Ce qu'avait pressenti le général et président US : Eisenhower.


 


"Payer pour faire la guerre et payer pour ne pas la faire" est le paradoxe d'une machine incontrôlable par les citoyens. L'essentiel étant, pour les nomenklaturas, de faire du
Business.


 


Avec quatre avantages considérables, par rapport à un Business dit "normal" :


i) des budgets "no limit"


ii) des marges extra-confortables garanties


iii) une "confidentialité absolue" sous couvert du fameux "Secret Défense"


iv) du fait de ce "Secret Défense", des comptes approvisionnés sans limite et sans contrôle dans les paradis fiscaux...


 


Ce qu'illustre le paiement de "péages" au profit de la résistance Afghane par tous les occidentaux. Y compris par les troupes US qui font passer cet argent via leurs sous-traitants
(contractors), notamment les sociétés de transport.


 


Dès que les occidentaux veulent jouer aux durs, ils reçoivent des raclées. Ce qu'a admis la semaine dernière l'état-major britannique en reconnaissant n'avoir progressé que de 20 km (vingt !), en
termes de périmètre de sécurité, dans la région du Helmand sous leur contrôle théorique, autour de la ville de Marjah : en 1 an !...


 


Reste au peuple Afghan à se débarrasser de cette occupation étrangère qui tue le développement du pays, dont l'économie de subsistance ne tourne actuellement que grâce à cette "industrie du
péage"...


 


Amitiés


 


 


 


 



Chahid Slimani 04/08/2010 05:18



Bonjour cher Georges


 


Il y a aussi une pratique que j’ai trouvée drôlement « ironique » mais significative ; des services
secrets italiens et canadiens qui versent des dizaines de milliers de dollars aux taliban et aux seigneurs de guerre locaux pour « maintenir en paix » certaines régions
afghanes !


 On parle aussi des français désormais qui, apparemment ont bien retenu la
leçon de la région de Saroubi !


 


Le contribuable paie pour envoyer des soldats faire la guerre (propagande oblige !), sur le terrain les soldats
arrivent et paient pour ne pas faire la guerre !


 


Des pets… après tout l’empire lui-même est fait de pets : dollar, rêve américain, droits de l’homme, liberté



 


Le « tigre de papier » de Mao est devenu un tigre de pets ! 


 


Amitiés