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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 17:33


«  La guerre en Algérie est une lutte imposée à la France par une minorité de rebelles fanatiques, terroristes et racistes, armés et soutenus financièrement par l’étranger. »

Extrait du Manifeste des Intellectuels Français (1)

 

 

 

Et, 30.000 de plus !…

 

L’escalade.

 

Telle est la décision d’Obama, pour mettre un terme à la guerre en Afghanistan : envoyer des troupes supplémentaires. Juste avant d’aller chercher son Prix Nobel de la Paix à Stockholm.

 

Il est vrai que les traîneurs de sabre du Pentagone en souhaitaient 80.000… A défaut, ils vont donc à coups de pied au derrière de leurs « alliés », vassaux, auxiliaires et autres supplétifs, en extraire quelques milliers de plus…

 

Résultat recherché par l’équipe Obama : remonter dans les sondages US ! Objectif atteint. D’après l’organisme Gallup, sa cote de « popularité » serait remontée de 47 % à 52 %. (2)

 

Nous ne sommes plus dans l’utopie démocratique, où règneraient raison et justice, mais dans l’émotionnel, le fugitif, la poudre aux yeux. Car les questions des sondages, habilement formulées, avaient pour toile de fond l’engagement d’Obama de retirer les troupes d’Afghanistan, d’ici 18 mois. Ce que souhaite, en fait, la majorité des américains : le retour de leurs soldats « at home ».

 

On a vu ce que les engagements du « nouveau Président » valaient : les américains attendent toujours le retrait des troupes US d’Irak. Quant au centre de détention et de torture de Guantanamo, au procès public et équitable de ses internés, le reste du monde attendra.

 

child_burnt-afghanistan1.jpg

 

Il n’est pire sourd…

 

Refusant d’écouter le nouvel ambassadeur US à Kaboul, nommé en mars 2009, Karl Eikenberry. Cet ancien général, opposé à de nouveaux envois de troupes, a remué ciel et terre pour faire comprendre à Washington que la solution n’était pas militaire mais politique :

 « Les problèmes américains en Afghanistan ne vont pas être résolus en tuant des gens, mais en aidant les Afghans à mettre en place des institutions gouvernementales fiables. » (3)

 

Les analystes les plus chevronnés de l’appareil de défense US, dès qu’ils ont la liberté de parole, insistent sur la nécessité de mettre un terme à l’aventure militaire, en Afghanistan mais aussi au Pakistan. Ainsi James Clad, ancien du Pentagone, dont la vision géopolitique est d’une rigoureuse clarté :

« Nous devons trouver la solution dans le cadre d’un règlement régional qui doit inclure l’Iran, la Chine, la Russie et l’Inde, dans un consensus global. » (4)

 

Les Russes, instruits de l’expérience de leur guerre en Afghanistan ne manquent pas de prodiguer leurs conseils de modération. Tel le général Igor Rodinov, qui a commandé les 120.000 hommes de la 40° Armée pendant 10 ans en Afghanistan, avant de devoir le quitter dans la défaite :

« Ils (les USA et leurs alliés) doivent comprendre qu’il n’y a aucune chance de succès militaire… Il s’agit d’un problème politique que nous avons été totalement incapables de résoudre par notre approche militaire. » (5)

 

De nombreux américains, citoyens, intellectuels, responsables, se mobilisent, contre cette folie guerrière. Sans être entendus… Beaucoup aux USA, hors les médias de la propagande ne cessant, avec Patrick Cockburn, de réclamer, manifester, pour le respect du droit à l’autodétermination, et laisser l’Afghanistan aux Afghans :

« Leave Afghanistan to the Afghans ! ». (6)

 

Tel Anthony DiMaggio dénonçant le « cynisme d’Obama » de prendre, avec son parti et son clan, une décision militaire uniquement dans un but électoraliste, celui de la préparation des élections présidentielles US de 2012 : La Politique du Cynisme - Afghanistan et les élections de 2012. (7)

 

Ou encore, Paul Craig Roberts, ancien ministre du Budget US, stigmatisant la « double fraude d’Obama », militaire et sociale :

« … Tout l’argent public a été dépensé pour financer les banques et les guerres. Le peuple américain, excepté les 1 % “superriches”, a été abandonné ». (8)

 

Dans une analyse décapante, Gary Leupp, historien spécialiste de l’Asie, mettant en lumière les réflexes idéologiques d’Obama :

« Obama est un politicien de la haute bourgeoisie traditionnelle qui, avec son Ministère des Affaires Etrangères, identifie les intérêts des multinationales américaines avec les intérêts « nationaux » ; persuadant ces derniers de se battre pour eux. Ou du moins, d’employer les soldats américains de se battre et de mourir pour eux ». (9)

 

D’autres, comme Susan Galleymore, militante de la paix pour avoir perdu un fils en Irak, rappelle, dans cet “Arc de la Guerre” allant de la Palestine à l’Afghanistan, l’écrasante responsabilité des USA :

« Reconnaître l’irréfutable évidence de “l’Arc d’Avilissement” qu’est la guerre, c’est l’obligation d’assumer notre responsabilité… et faire en sorte de ne plus jamais en accabler notre monde et ses populations ». (10)

 

Rien à faire.

 

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

 

Et, puis Business is Business Les experts et milieux d’affaires disent que c’est excellent pour l’économie. Exemple ? Isabel Sawhill, senior fellow dans le Think Tank néoconservateur The Brookings Institution, estime que les dépenses de guerre stimulent l’économie  (11) :

« Toute dépense, même une guerre, peut être bonne pour l’économie. C’est grâce à cela que nous sommes sortis de “La Grande Dépression” des années 1930. » (12)

 

Conséquence : la bride est lâchée.

 

Terminator va pouvoir faire joujou avec tous ses gadgets mortifères. Les lobbies de l’armement, s’en mettre plein les poches.

 

AFGHANISTAN CHILD

 

Terminator danseuse “de luxe” des pays en faillite

 

Je ne sais si c’est le chiffre de « 30.000 », mais l’obstination du lobby militariste US, l’aveuglement de son état-major, me font penser à ceux du Portugal, en 1970, dans sa guerre pour maintenir son emprise sur le Mozambique.

 

Le général McChrystal, nouveau patron du dispositif occidental en Afghanistan, le plus fanatique des promoteurs de cette « escalade », semble le clone du général portugais Kautza de Arriaga.

 

Ce « fou de guerre » exerçait, à l’époque, son génie militaire dans cette partie du monde, que les « colonialistes » considéraient comme partie intégrante du Portugal. Ce fut une des plus atroces, des plus barbares guerres coloniales que des européens « pétris de valeurs » aient menées…

 

Archétype de ces généraux « jusqu’au boutistes » qui jalonnent l’histoire des guerres coloniales. Je l’ai évoqué dans un texte sur le poignant témoignage de la romancière portugaise Lidia JorgeLe Rivage des Murmures :

 

« … Mozambique, en 1970. Au plus fort de la guerre. Le général Kautza de Arriaga avait déclenché une opération de grande envergure avec 35.000 hommes et une centaine d’avions et d’hélicoptères près de la frontière tanzanienne. L’objectif étant de récupérer la ville et la région de Muda, que la résistance avait libérées.

Ce genre d’opérations folles, la « der des der », rêvées par des états-majors incapables de comprendre les mécanismes inexorables d’une guerre menée par une
Nation pour sa Libération. Plus d’hommes, plus de matériel et plus d’argent, disent-ils, et nous éradiquerons ces indépendantistes, ces terroristes, ces insurgés, qui mettent en danger la civilisation occidentale

 

Les militaires portugais n’avaient pas retenu la leçon des récentes guerres d’indépendance des colonies françaises d’Indochine quinze ans plus tôt, ou d’Algérie huit ans plus tôt. Ils se croyaient plus forts… »

 

Vieille rhétorique belliciste, coloniale, de ces Terminator galonnés.  Increvable. Encore un effort, clament-ils, le dernier, et on va gagner ! La Der des Der… Comme en 14, chaque guerre coloniale, chaque expédition. Chaque « opération » même,  avec son nom pour marquer la campagne de communication, ou de propagande plutôt, comme les marques de lessive ou de jeux vidéos.

 

En fait, jusqu’à ce qu’ils aient déplacé l’intégralité de la population dans des camps de réfugiés, après en avoir exterminé le plus possible : hommes valides, jeunes et vieux. Pas d’état d’âme : ce ne sont que des rebelles, des insurgés, des terroristes, ou s’ils ne le sont pas, ils en sont des sympathisants, sauvages, barbares.

 

Les enfants ?… Tués ? Amputés ? Traumatisés ? Brûlés ? Ensevelis vivants dans les bombardements ? Dégâts collatéraux, inévitables. Comme les effets secondaires dans un traitement de choc. C’est à ce prix, qu’on sauve les Civilisations. 

 

Le prix…

 

afghan-child-09-oxfam.jpg


Et, le coût ?…

 

Rien qu’aux contribuables américains, le coût de la guerre en Afghanistan atteindrait 228 milliards de dollars, à ce jour. En 2009, 60,2 milliards de dollars auraient été dépensés pour les seules actions militaires. Avec un rythme d’augmentation exponentiel : de 3,5 milliards de dollars par mois sous Bush, on est passé à 5 milliards de dollars par mois avec Obama. (13)

 

Encore plus vertigineux : Le Center for Defense Information fait apparaître un montant “budgété” par le Congrès des USA, de 300 milliards de dollars pour toutes les dépenses US, en Afghanistan ou liées aux actions le concernant, forces armées, agences et ministères divers, y compris dépenses de maintenance ou médicales, pour l’année fiscale 2010. Contre 173 milliards en 2009, et 140 milliards en 2008.

 

Obama et les « Démocrates » font plus fort, que Bush et les « Républicains »…

 

Depuis l'invasion de l’Afghanistan, en 2001, le montant cumulé des dépenses des USA liées à l’Afghanistan, militaires et civiles, atteint le montant astronomique de 739,8 milliards de dollars (14).

 

Tout cela, comme le rappelle Jones, un des conseillers US à la Défense Nationale (National Security Adviser), alors que les Talibans ne sont pas “de retour”, et que les membres d’Al-Qaida seraient moins d’une centaine en Afghanistan… (15)

 

D’ailleurs Gates, le patron de la CIA, le reconnaît : après huit ans de guerre de haute technologie, on ne sait toujours pas où se trouve Ben Laden qui est connu souffrir des reins et être sous dialyse… (16). Parallèlement, d’après les propres rapports de l’ONU, la culture de l’opium, depuis le contrôle et l'administration du pays par les USA et l’OTAN, a mystérieusement décuplé…

 

Des milliards par centaines, de quoi transformer l’Afghanistan en un pays aussi arboré et prospère que la Norvège…


Mais, où va tout cet argent ?… Aspiré comme le sont les galaxies par un gigantesque Trou Noir, non plus intersidéral mais financier. 

 

Encore, n’a-t-on de disponibles que les chiffres US. Connaissez-vous le montant des dépenses françaises pour l'Afghanistan ?… Le coût mensuel de notre corps expéditionnaire : avions, blindés, transport, logistique ? Pour un Etat en faillite, comme ne cesse de le répéter le Premier ministre français, la gestion devrait se faire au centime près, dans la transparence.

 

Et, l’OTAN ?… Cette énorme machine bureaucratique, qui regroupe directement ou indirectement, au-delà des pays européens, tous les satellites américains : Corée, Taiwan, Japon Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.

 

Ce que la France verse en contributions à l’OTAN, chaque année ? Les matériels et personnels que la France met à la disposition de l’OTAN, en termes de coûts pour le contribuable français ?…

 

Et, ce que l’OTAN jette par la fenêtre sous la rubrique « Afghanistan » ?… Dans les caisses de ce pôle d’incompétence, de gaspillage, dans l’impunité. Incapable de redresser ses échecs, accumulés depuis 8 ans en Afghanistan.

 

Impossible de savoir. Aucun débat public.

 

L’OTAN, véritable pôle antidémocratique, aussi. Ses dirigeants, dont on ne sait d’où ils sortent si ce n’est de tout sauf du suffrage universel. Parlant d’égal à égal, aussi arrogants que mégalomanes, avec les responsables élus des peuples européens. Réclamant sans cesse, eux aussi, plus d’argent, d’hommes et d’engagements, pour satisfaire les visions bellicistes et paranoïaques de cette organisation devenue ingouvernable. Sauf par le lobby de l’armement…

 

Toutes ces dérives illégitimes, dans le culte de l’opacité, du mensonge et de la gabegie. Induites par un appareil militaro-industriel, aux mains d’une oligarchie, d’une caste, qui échappe totalement au contrôle démocratique, celui des contribuables, de la collectivité, du peuple.

 

L’avez-vous remarqué ?… Dans nos pays occidentaux, les plus riches du monde, on multiplie les opérations de charité publique pour nourrir le pauvre, soulager le malade, financer la lutte contre les maladies.

 

Car, l’Etat n’a jamais assez d’argent pour financer le système de santé de la collectivité, les œuvres sociales, médicales. Il n’a même pas de quoi payer les heures supplémentaires de ses propres fonctionnaires, du moins les subalternes. Encore moins, la recherche médicale.

 

C’est tellement difficile de gérer un « Etat en faillite »…

 

Bizarrement, le même Etat n’éprouve jamais le besoin d’organiser des collectes publiques pour financer des investissements militaires, des expéditions coloniales ou des guerres lointaines. Les dons et versements s’affichant en temps réel sur un tableau lumineux. Genre : “TeleBomb”, ou “BombAction”… Avec leurs petits rubans, leurs T-shirts, leurs campagnes médiatiques : bals, dîners de gala, concerts, ventes de CD ou DVD…

 

Non. Miracle ! Tous les budgets sont disponibles, à tout moment, pour tout montant. Instantanément. Comme pour renflouer les banquiers véreux. Dans la discrétion…

 

Normal.

 

« Défendre La Civilisation » n’est-il pas prioritaire ?…

 

 

 

 

 


 

1)  Paru dans Le Figaro et Le Monde, le 7 octobre 1960. Parmi plus de 300 signataires, approuvant la guerre coloniale en Algérie, avec ses massacres, tortures et destructions, figuraient :
Chaunu, Dorgelès, Maulnier, Pauwels, Michel de Saint-Pierre, Nimier, Déon, Blondin, Romains, Henri de Monfreid, Gabriel Marcel, Jacques Laurent, André François-Poncet, Gaxotte, Pierre de Bénouville, le colonel Rémy, le maréchal Juin, etc…

2)  Eli Clifton, « Surge » sends Obama soaring, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df03.html

3)  Karl Eikenberry : « America's problems in Afghanistan weren't going to be solve by killing people, but by helping the Afghans build credible governing institutions ». Cité par Mark Perry, The day the general made a misstep, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df04.html 

4)  James Clad : « We will need to anchor the result in a regional settlement - one that draws Iran, China, Russia and India into a common purpose ». Cité par Mark Perry, Op. Cit.

5)  Général Russe Igor Rodionov : « They [the U.S. and its allies] have to understand that there is no way for them to succeed militarily…It is a political problem which we utterly failed to grasp with our military mindset ». Cité par Conn Hallinan, Obama's Escalation - An Af-Pak Train Wreck,  http://www.fpif.org/fpiftxt/6620, 7 décembre 2009.

6)  Patrick Cockburn, Leave Afghanistan to the Afghans – Why Afghans Oppose the Escalation, 9 novembre 2009, http://www.counterpunch.org/patrick11092009.html

7)  Anthony DiMaggio, Obama, Afghanistan and the 2012 Elections – The Politics of Cynicism, CounterPunch, 9 décembre 2009.

8)  Paul Craig Roberts, The Twin Frauds of Obama, Afghanistan and Elkhart, Indiana, 4 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/roberts12042009.html :

« … In other words, all the public’s money has been spent on the banks and the wars. The American people, except for the one percent of super-rich, have been abandoned. »

9)  Gary Leupp, Obama as Hamlet, Wrestling With the Question of Afghanistan, CounterPunch, 24 novembre 2009 :

« Obama is a traditional bourgeois politician who with his State Department identifies corporate U.S. interests  as “national” interests and probably can be persuaded that they’re worth fighting for. Or rather, using U.S. troops to fight and die for. »

10)  Susan Galleymore, The Caualtie of Toxic Warfare – Global Connection an the Arc of War, 1 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/galleymore12012009.html :
« As we recognize the incontrovertible evidence in the arc of degradation that is war we must accept our responsibility for it...and ensure we no longer contaminate our world or its people ».

11)  Isabel Sawhill : «  Any kind of spending - even a war - can be good for the economy. That's how we got out of the Depression in the 1930s. ». Cité par Matthew Rusling, Afghanistan costly, but no budget buster, 11 décembre 2009, http://news.xinhuanet.com/english/2009-12/11/content_12629827.htm 

12)  Cf. La Grande Dépression : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

13)  Chiffres énoncés par Jo Comerford, directeur du National Priorities Project, cité par Pepe Escobar in Stuck in Kabul, With Saigon Blues Again, 8 octobre 2009, Asia Times, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KJ08Df01.html

14)  Consulter le tableau des montants répertoriés année par année : "The Cost of Iraq, Afghanistan, and Other Global War on Terror Operations Since 9/11," Amy Belasco, Congressional Research Service Report for Congress, RL33110, p. CRS–6); and Center for Defense Information, "Defense Budget Tutorial : So, You Think You Know the Cost of the Wars?" Web: www.cdi.org. et http://www.infoplease.com/ipa/A0933935.html

15)  In Pepe Escobar, Op. Cit.

16)  Al-Qaïda: les Américains ignorent où se cache Oussama Ben Laden (Gates), 6 décembre 2009, http://fr.rian.ru/world/20091206/185628167.html

 


 

Photos d’enfants Afghans victimes des bombardements occidentaux :

i)  Brûlé lors de l’écrasement de sa maison 

ii) “Réfugié” à la suite de la destruction de son village

iii) Mutilé à la suite de "dégâts collatéraux"

 


 

 

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commentaires

Georges Stanechy 21/02/2010 08:47



Many Thanks, Eva !

Amitiés



Eva R-sistons 21/02/2010 00:29


Pour info, je t'ai mis là :

http://no-war.over-blog.com/

Ca a pleinement sa place, eva


Georges Stanechy 24/12/2009 09:33



Bonjour Rita

Ton message de Noël me donne aussi l'occasion de fêter un Noël de joie familiale pour toi et tes proches, ainsi qu'à tous ceux qui célèbrent la naissance de Jésus (et, pas seulement, la
déambulation des Pères Noël dans les galeries marchandes...) et son message de Paix et de Charité.

Avec mes amitiés



ritapitton 23/12/2009 22:08


Bonsoir Georges ,
Je t'ai envoyé une carte par mail mais elle ne peut pas passer . Je t'envoie donc pas pour la publication  ce petit message  privé pour te souhaiter un Joyeux Noel lumineux et une Bonne
Année 2010 sous la protection du Très Haut . Nous allons chez notre fille à Valence demain  pour les fêtes .
Bises de Rita .


truth 21/12/2009 16:01


Rebonjour Georges !
Effectivement le texte est tronqué et voici la suite :

En Mai, Shirley et Miller ont visité l’Iran et ont été étonnés d’etre accueillis à bras ouverts. Quand ils ont visité des villages reculés pour visiter les maisons de santé ,
les Iraniens n’étaient pas moins émerveillés.

« Ils nous ont dit , c’est un miracle » raconte Miller . « Non seulement des Américains viennent ici, mais en plus ils viennent pour que nous leur apprenions et non pas pour nous dire ce que nous
devons faire ».

Un villageois s’est exclamé « Nous avons toujours su que la pluie tombait de haut en bas mais jamais qu’elle pouvait tomber de bas en haut ».

Ils ont signé un accord avec l’université de Chiraz pour constituer le Projet des Santé Rurale Mississipi/ République Islamique d’Iran et demandé au Trésor Américain une autorisation spéciale de
transactions avec l’Iran.

L’étape suivante fut de convaincre les communautés au Mississipi. Ils ont commencé avec Greenwood où Shirley a déjà entrepris des pourparlers pour ouvrir une clinique locale.

Les leader de la communauté furent choqués quand il leur mentionna qu’il prenait l’Iran comme modèle. « Pour etre honnete, l’idée de copier l’Iran ne me comblait pas » témoigne Larry Griggs, le
chef des pompiers locaux , « Ce n’est pas tout à fait l’un des pays les plus rassurants pour les USA ».

Ils devaient aussi vaincre la méfiance des Noirs du Sud envers les fonctionnaires de la Santé Publique, méfiance héritée d’une série de scandales concernant des expérimentations médicales. La plus
célèbre étant l’Expérience Tuskegee, menée entre 1932 et 1972, durant laquelle 399 fermiers noirs, pauvres et illettrés, furent laissés à leurs souffrances dues à la syphilis, alors que la
pénicilline était déjà accessible (* Note du Tr. : c’est l’une des pires abjections médicales de l’histoire :les médecins expérimentateurs voulaient étudier l’évolution hors traitement de cette
maladie qui entraine à un stade avancé des souffrances atroces, alors qu’elle etait guérissable par la pénicilline depuis 1949 ). Plus de 100 patients sont morts alors .

Pour « vendre » l’idée iranienne, Miller l’a promue comme « un modèle semblable à celui de la Coccinelle » , soulignant que la très populaire Coccinelle de Volkswagen avait bien été conçue par le
régime Nazi, ce qui lui permettait de démontrer que « de bonnes choses peuvent provenir d’endroits qui ne sont pas très populaires dans notre monde actuel ».

Parmi les experts Iraniens venus dans le Mississipi on pouvait compter deux des architectes du programme, Hossein Malekafzali, ancien Ministre et Professeur de Santé Publiqe à l’Université de
Téhéran et le docteur Kamal Shadpour, coordonnateur d’initiative au Ministère de la Santé.

La communauté de Greenwood fut convaincue et a loué, pour un dollar par mois, un ancien hall d’exposition de voitures pour en faire la première maison de santé du Mississipi qui doit ouvrir le mois
prochain. Quinze communautés du Delta ont exprimé leur interet pour le projet que doit superviser la Harvard School pour la Santé Publique.

Paula Gutlove, directeur délégué de l’Institut d’Etudes pour les Ressources et la Securité, un Think Tank américain, soutient qu’il s’agit d’un choc positif de valeurs dans cet emploie d’un modèle
Iranien. « La nature exotique de ce travail avec les Iraniens le rend intrigant pour les financiers et les sponsors » dit-elle.

Les premiers candidats du Delta du Mississipi doivent aller se former en Iran comme assistants de santé dès ce printemps. Si cela marche , Shirley espère étendre ce programme à tout les reste des
USA. « Tout comme le Mississipi a été le point de départ du mouvement pour les droits civiques il peut aussi l’etre pour la santé » nous dit-elle. ..


Georges Stanechy 21/12/2009 11:44



Bonjour Truth

Merci pour ces bonnes nouvelles. Il semble toutefois que le serveur ait tronqué la fin du texte (il me joue les mêmes tours pour mes billets...) du fait de sa longueur.

Bonnes fêtes aussi !

Amicalement



truth 21/12/2009 02:03


Cher Georges ! Ne croyez pas que je vous oublie , ni que je ne suis pas , au jour le jour,  vos articles . Ils sont mon bol d'oxygène , ma source d'informations et de formation.

Mon silence ne provient que de mon impressionnant accord avec ce que vous avancez ... (un écart cependant , qui touche à la religion , la catholique : je suis née dedans , m'en suis éloignée , puis
y suis revenue : "la fondamentale gratitude de ce qui est " 'Anna Harendt- et quelque chose de plus) ....et par ma croyance en la necessité d'intervenir sur des sites "open" et d'y combattre les
propagandes pernicieuses qui s'y diffusent.. et ça prend du temps.

Pour l'heure, et tout en vous souhaitant un JOYEUX NOEL, laissez moi, en guise de Bonne Nouvelle, vous adresser un texte qui nous sort de la glu propagandiste contre l'Iran  et que j'ai
partiellement traduit. Je pense que vous l'aimerez . AMITIES .

Version:1.0 StartHTML:0000000105 EndHTML:0000014428 StartFragment:0000002351 EndFragment:0000014392

"LE SUD PROFOND (USA) FAIT APPEL A L’IRAN POUR SOIGNER SON BLUES EN MATIÈRE DE SANTÉ


http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6962844.ece


From The Sunday Times


December 20, 2009





(TRADUCTION PARTIELLE)


Dans le cadre d’un projet pionnier, l’une des communautés les plus pauvres d’Amérique se tourne vers le Moyen –Orient pour essayer de résoudre sa crise …


Tandis que le Congres débat avec acrimonie sur la réforme du Système de Santé, c’est vers l’Iran que se tourne  l’une des  communautés les plus pauvres
d’Amérique pour tenter de résoudre la crise qu’elle connaît en matière de santé . 


.


En Mai , un médecin consultant Américain a visité l’Iran pour étudier la base de son système de santé qui a réduit, depuis la Révolution de 1979, sa mortalité infantile de deux tiers .


Ensuite , en Octobre, cinq éminents médecins ainsi qu’un doyen du Ministère de la Santé à Teheran , ont été tranquillement invités au Mississipi pour donner des conseils sur la façon possible
d’appliquer le système iranien.


En matière de santé, le Delta du Mississipi a l’une des pires statistiques du pays et, en matière de mortalité infantile pour les non- blancs, des taux qui s’apparentent à ceux du Tiers monde .


« Il est temps de chercher de nouveaux modèles »  affirme le Docteur Aaron Shirley, l’un des plus importants militants pour la santé dans cet Etat.


Il Y a 40 ans , quand j’étais médecin résident à l’Hopital Jackson je devais admettre des bébés malades et j’étais stupéfait par tous ces cas d’enfants venant du Delta avec des diarrhées , des
méningites, des pneumonies.


Après des années de recherches, de dépenses de millions de dollars, absolument rien n’a changé. » ….


L’idée de chercher des solutions en Iran a surgi quand James Miller, un médecin consultant affecté dans le Mississipi, fut appelé pour résoudre les difficultés financières d’un hopital rural. Il
fut choqué de voir que l’hopital était classé troisième en matières de dépenses par tetes, mais dernier en matières de résultats.


Miller, Directeur Executif de l’Oxford International Development Group, s’est rappelé d’une conférence en Europe où des responsables Iraniens ont expliqué comment leur pays a révolutionné son
système de Santé.


Au début de la guerre Iran –Irak de 1980, malgré des difficultés financières et un manque de médecins diplomés, le nouveau gouvernement a lancé un système de «maisons de santé »communautaires,
chacune  couvrant 1500 personnes.


Des gens du coin furent formés à des taches de travailleurs de santé sillonnant leur secteur et prodiguant des conseils sur la nutrition saine, l’hygiène, la contraception et suivant les
hypertensions aussi bien que les diabètes.


Le succès fut étonnant, la mortalité infantile bissa de 69% et la mortalité maternelle dans les zones rurales passa de 300 pour mille à 30 pour mille. Il y a maintenant en Iran 17 000 maison de
santé couvrant plus que 90% de la population rurale de 23 millions d’habitants.


Miller a contacté Shirley, considéré comme militant pionnier dans sa communauté du Mississipi et a transformé récemment un centre marchand déserté de Jackson en  « mall médical
» pour les pauvres.


« Je pense que si les Iraniens peuvent le faire avec une fraction des ressources que nous avons, pourquoi nous , nous ne le pourrions pas ? » dit Shirley.


Un médecin Iranien les a aidé à prendre contact avec l’Université de Chiraz qui dirige plus de 1000 « maisons de santé » et forme les travailleurs de santé .


 


En Mai, Shirley et Miller ont visité l’Iran et ont été étonnés d’etre accueillis à bras ouverts. Quand ils ont visité des villages reculés pour visiter les maisons de santé , l




Georges Stanechy 20/12/2009 17:46



Bonsoir Abdelkader

Vous avez raison, quelles que soient nos croyances nous devons nous efforcer de nous sentir solidaires, dans la paix et le respect mutuel.

Copenhague est un échec. Il ne faut pas s'en étonner : changer nos habitudes polluantes et suicidaires pour Notre Planète exige, avant de parler du climat, d'agir en priorité sur le "sens"
que nous voulons donner à notre vie collective.

Or, les castes au pouvoir ne le veulent pas, et ne le peuvent pas, puisqu'il faudrait supprimer le "fondement" de leur hégémonie et de leur prédation : "La Loi du PLus Fort."

C'est pourtant nécessaire et inéluctable.

Travaillons ensemble à ce changement. Avec détermination et dans la sérénité. Les bonnes volontés sont innombrables.

Cela prendra le temps qu'il faudra, mais il faut rester optimiste quant à la sagesse et au courage de la majorité de l'humanité. Une évolution est en cours, des basculements de rapports de force
sont à l'ouvrage, de nouvelles générations arrivent...

Le changement viendra. Comme je le dis souvent : la roue tourne...

Amicalement



Abdelkader DEHBI 19/12/2009 10:59


Que vous soyez croyant, athée ou agnostique, ce n'est pas mon problème, ni le problème de personne. Mais je voudrais vous dire que, fidèle lecteur de vos articles, souvent repris dans Le Grand Soir
que je consulte régulièrement, je vous exprime mon plus grand respect; le respect que tout être humain digne, a le devoir de vouer aux "Clercs" de votre qualité. - L'échec de la Conférence de
Copenhagues vient de consacrer que l'ère des nains politiques vient de commencer, c'est à dire celle des syndics de faillite de l'Humanité fourriers de la vraie "Fin de l'Histoire".


Georges Stanechy 18/12/2009 20:21



Bonsoir Cher Chahid

J'aime beaucoup la métaphore de la montre et du temps. Elle témoigne d'une colossale force morale !

Elle me rappelle celle des vieux (pas si "vieux" que cela...) sages musulmans que j'ai rencontrés,  me disant :
"Je ne crains rien des hommes, ni leurs armes, ni leur "justice". Seul m'importe le regard de Dieu, dans Sa Compassion et Sa Miséricorde...".

Force spirituelle indestructible, que ne comprendront jamais les traîneurs de sabre...

Amitiés




Chahid 18/12/2009 00:36



Bonsoir cher Georges


 


Jamais guerre n’amena de résultats définitifs. Vainqueur d’aujourd’hui, vaincu de demain. Les occidentaux devraient le savoir. Ils se sont entretués durant des
siècles…résultat : des petits Etats, des ruines et des carnages et aucun « grand vainqueur ». Rome n’est que poussière !


 


Les paroles de ces talibans s’adressant aux américains et
leurs vassaux sont une sérieuse matière à réflexion pour ce qui reste du cerveau occidental en décomposition : « vous avez les montres, nous avons le temps » !


 


McNamara est mort cet été dans le silence, la solitude et le déshonneur… le Vietnam est vivant, libre et souverain… tout un symbole …


 
Amitiés