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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:00



« … Les grands traits … constitutifs de la névrose collective libérale : mégalomanie et volonté de toute puissance ; refus de toute loi vécue comme contrainte, comme empêchement de “liberté” ; ignorance d’autrui ; sadisme ; goût pour la collection et le maniement des matières ; découverte de la propriété comme partie du corps (l’étron) … avec, en fond de tableau, l’équivalence merdre/monnaie... tout un programme, qui me paraît être celui du libéralisme. »

Jean-Claude Liaudet (1)

 

 

 



Impeccable.

 

Robe rouge. Mettant en valeur un bronzage patiné au fond de teint. Griffes de “femme-couguar” manucurées au micron près. Icône parfaite pour représenter la "femme-entrepreneur", dans les médias de la propagande.

 

Le dynamisme entrepreneurial dans tout son éclat.

 

Sur mon écran TV, elle me rappelait Marisa Paredes dans le célèbre film d’Almodovar : Talons Aiguilles… (2) Chapeau en moins, cuisson solaire en plus.

 

talons-aiguilles-1991-Marisa-Paredes.jpg

 

 

Talons Aiguilles et Chihuahua

 

Invitée dans une émission de TV française censée parler d’économie. Ce genre d’entourloupes médiatiques qui n’ont pour finalité, sous prétexte d’enquêtes, que de diffuser des promotions déguisées de pays, de destinations touristiques, de produits, de tendances à consommer obligatoirement pour être dans le coup. Quand ce n’est pas la célébration du culte de la personnalité d’un manager ou d’un chef d’entreprise

 

Tout le bric-à-brac des magazines de la désinformation économique, voulant nous faire prendre de la publicité clandestine pour de l’investigation

 

Sujet : le bouclier fiscal.

 

Tarte à la crème, archétype du faux problème. Brassés en tous sens par médias et politiciens pour tirer des larmes sur le sort désespéré des riches en France. Justifiant ainsi l’enrichissement exponentiel d’une minorité sur le dos de la majorité de la collectivité : salariés, paysans, artisans et commerçants. Ceux qui triment dans la précarité. Passant sous silence la violence de l’injustice fiscale, accablant le pays et creusant son endettement.

 

L’astuce de  l’appareil de désinformation est de camoufler l’apologie de cette nomenklatura sous forme d’un « débat »…

 

Pour ce faire, il convenait d’opposer à cette pétulante Jeanne d’Arc du Libéralisme, présidente d’une association de chefs d’entreprise, une personne réputée ne pas être du même bord.

 

La Rédaction avait donc puisé dans son coffre à gadgets et effets spéciaux : un député “socialiste” !...

 

Tout en sachant, personne n’est dupe, que les politiciens socialistes ont rigoureusement la même approche de la fiscalité que leurs compères du parti au pouvoir actuellement. Mais qu’importe. L’essentiel étant la “politique spectacle”, on se contentera d’une de ces nouvelles pousses de la caste politique : Dents longues et Tête vide. Le vide étant proportionnel  à l’assurance de leur langue de bois.

 

Car, Jaurès ils ne savent pas qui c’est, leurs idées et programmes se résumant à une seule certitude : ils se voient un “destin national” et, donc, candidats aux prochaines présidentielles…

 

Rien à dire pour le casting.

 

Mignon. Bonne présentation, dans la discrétion du ton et la retenue des propos. N’ayant rien à opposer, puisqu’il partage la même foi libérale, le “député-socialiste-de-service” remplissait son rôle de faire valoir. Chihuahua, sautant sur ses pattes de derrière face au Libéralisme BCBG, la mise en scène était parfaite. Ne lui manquait que le ruban sur une couette entre les deux oreilles…

 

Avec une énergie renversante, dynamisme et rage d’entreprendre exigent, la chef d’entreprise assénait d’entrée “La Vérité du Libéralisme” qui régit nos destinées pour l'éternité :

« La création de la Richesse Nationale provient des entrepreneurs, des entreprises. Uniquement. »

Les autres n’ont donc qu’à les honorer et se taire, au lieu d’oser prendre la parole.

 

Qu’on se le dise ou qu’on se le rappelle : il y a deux castes dans nos sociétés. Ainsi qu’on ne cesse de l’expliquer, en ce moment, à nos amis Grecs (3) :

i) La “caste supérieure” qui a le droit de s’en mettre plein les poches avec l’argent public, via les exonérations et autres privilèges fiscaux.

ii) Et, la “caste inférieure”, qui n’a que le droit de payer l’essentiel du fonctionnement et des investissements de l’Etat et, bien sûr, erreurs, détournements, gabegies, corruptions, de la caste supérieure.

 

Concentré traditionnel de la « pensée libérale » : tout pour moi, rien  pour les autres. Somme toute, cette rayonnante chef d’entreprise prêchait le credo de la prédation propre à sa caste.

 

 

Sur une île déserte

 

Je suis toujours amusé par le culot de ces voleurs pris la main dans le sac.

 

Car, nous sommes dans le vol à l’encontre de l’ensemble de la collectivité. Cette minorité et ses seconds couteaux, que sont politiciens et médias, cette oligarchie ou nomenklatura pour reprendre un vocabulaire plus “sociologique”, ne produisent pas la richesse nationale : elles la confisquent au détriment de la majorité.

 

Livrons-nous à une expérience, toute simple, avec cette “Super Nanny Chef d’Entreprise” emblématique de sa caste. Genre TV Réalité, Koh Lanta, Loft, et autres comportements humains sous observation dans un bocal. A la Robinson Crusoé…

 

Prenons ce génie d’entreprendre, son dynamisme, ses idées. Ajoutons-y son capital, hérité de papa ou pas, et plaçons-la sur une île déserte. Avec cocotiers, arbres à pain, source d’eau fraîche et quelques chèvres pour ses fromages. Revenons quelques mois plus tard, et relevons méticuleusement la richesse créée par l’efficacité entrepreneuriale…

 

Eh bien, bronzage peaufiné à part, ce sera : Zéro…

 

Super Nanny Entrepreneur, véhémente, nous dira :

“Je n’avais pas mon outil de travail !”.  

Alors donnons-lui ses bâtiments, son beau bureau et ses machines outils. Soyons généreux, ajoutons-lui sa matière première pour une année de production.

 

Richesse créée, un an plus tard ?... Zéro.

 

"Je n’avais pas mon personnel !".

Admettra-t-elle, le bronzage grincheux, en difficile concession.

 

Tiens donc !  Premier enseignement : un entrepreneur avec son Capital, mais sans le Travail faisant tourner l’outil de conception et de production, ne peut et ne pourra jamais rien produire.

 

Donnons-lui son personnel : bureau d’études, ingénieurs, cadres et employés. Elle se sentira moins seule.

 

Un an plus tard, que constatons-nous ?... Plus de matières premières, mais un stock de produits finis dans un hangar. Invendus.

 

Création de richesse : Zéro…

 

Enervée, l’arrogance aussi bronzée, elle nous objectera :

“J’avais la marchandise, mais besoin d’acheteurs !”.

 

Ah Bon !  Deuxième enseignement : un entrepreneur avec son Capital, mais sans le Travail faisant tourner l’outil de conception, de production, et de diffusion, ne peut et ne pourra jamais rien produire, ni vendre.

 

Autrement dit sans personnel, ni consommateur, un entrepreneur, une entreprise, ne sont :

« Rien ».

 

Sans oublier que les mêmes “non-entrepreneurs” doivent, à intervalles réguliers, se transformer en “soldats”, en chair à canon, pour défendre les entreprises en cas d’invasion, de conflit, comme nous l’ont enseigné les multiples guerres, dont les deux dernières “mondiales”. Là, subitement, entrepreneurs et politiciens se souviennent que la Nation, la Richesse Nationale, ne sont « Rien » sauf “cohésion” et “sacrifice” de la collectivité.

 

Sans la communauté des hommes, il est donc impossible de créer, développer, préserver la moindre richesse.

 

Rien…

 

La richesse d’un pays, sa Richesse Nationale, c’est l’ensemble de la collectivité qui en est la source, le créateur, chacun en interaction, avec ses moyens, solidairement.

 

Je sais, trop fanatisée, trop intoxiquée de ses privilèges, confondant « droit de propriété » sur tout ou partie du capital d’une entreprise avec création de la Richesse Nationale, même les faits lui explosant sous les yeux, “Super Nanny Entrepreneur” serait incapable de le reconnaître :

Zéro + zéro + zéro = L’Arnaque Libérale…

 

Protesters-clash-with-rio-008.jpg

 

 

Ubu

 

Immédiatement, dans cette émission, sous le vernis du bronzage se craquelant, apparaissait le Père Ubu, en talons aiguilles, allant rançonner les paysans, escorté des « Grippe-Sous » et des « Salopins de finance », traînant le « voiturin à phynances »…

 

L’impression d’assister à la représentation de la pièce d’Alfred Jarry : Ubu Roi

 

Autant de stupidité, d’aveuglement, de mégalomanie, de mépris de caste, d’arrogance, de sadisme, de violence dans la rapacité, de mauvaise foi, de fanatisme, de dogmatisme, pour justifier l’égoïsme le plus crasse, chez un être doué de raison…

 

Tout cela, empaqueté dans la Bonne Conscience, ne peut avoir pour unique ressort la seule défense de ses intérêts personnels ou corporatifs.

 

Perte de valeurs ?...

 

Comment l’expliquer dans une Europe évangélisée depuis plus de 20 siècles, auréolée, ne cesse-t-on de nous trompeter, par Les Lumières ?... Dans un Occident qui ne cesse de se proclamer « civilisé », sous couvert de ses multiples penseurs, philosophes, écrivains, artistes et musiciens …

 

Quelque chose de déjanté, on le perçoit, sans pouvoir l’identifier avec précision, déglingue notre corps social…

 

Perte de sens ?...

 

Une autre dimension. Plus enfouie. Insuffisamment explorée. Dans le brouillard de nos connaissances incertaines, de notre logique tâtonnante, de l’usure de notre métabolisme intellectuel…

 

S’agirait-il d’un inconscient collectif gangrené, tordu, disjoncté par rapport à une réalité humaine ?... Déconnecté de l’Homme ?...

 

Ubu me renvoie à un livre de réflexions de Jean-Claude Liaudet, que j’aime bien et dont je recommande la lecture :

Le complexe d’Ubu ou la névrose libérale (4).

 

Il ouvre quelques pistes sur la dimension pathologique de “l’inconscient collectif” :

« … J’ai fait d’Ubu… le saint patron de mon livre ! En lui, on peut retrouver les grands traits de l’âge sadique-anal qui me paraissent constitutifs de la névrose collective libérale… »

 

Le climat de cruauté, d’insensibilité, de cynisme, qui imprègne nos castes au pouvoir et médias, atteint des dimensions paroxysmiques en ce XXI° siècle. Harold Pinter en a fait une analyse au scalpel dans son théâtre. Et, il n’est pas le seul à s’en angoisser.

 

Les mesures socio-économiques imposées aux salariés et retraités de la Grèce, en ce moment, sont d'une inhumanité, d'une injustice, insoutenables. Le FMI nous y a habitués, provoquant de violentes révoltes populaires dans certains pays, comme la célèbre “révolte du pain” en Egypte, ou de la farine de maïs au Mexique récemment.

 

Les mesures du FMI, iniques, confiscatoires, prédatrices, ne ravagent pas seulement les pays en développement. Elles s’appliquent, à présent, à l’Europe avec la complicité d'un système bancaire véreux et des castes dirigeantes corrompues des pays concernés.

 

Et, ce n’est pas fini. Tout est fait pour démanteler la moindre mesure sociale, afin de réserver la Richesse Nationale aux seules classes privilégiées. Comme sous l’Ancien Régime en France. Le Capital, et tout particulièrement la Spéculation avec ses profits faramineux, ne doivent surtout pas payer d’impôt ! Telle est la priorité.

 

Cruauté enrobée de constructions théoriques, économiques, géopolitiques, philosophiques, idéologiques. Bétonnées dans la Bonne Conscience :

« Le pervers moral est un malin qui sait manipuler autrui pour parvenir à ses fins.

Comme il est dépourvu de sens moral, il n’en exprime ou n’en ressent aucune culpabilité – du moins pas consciemment. Il aime le secret, il éprouve du plaisir à la rétention.

Il fait preuve d’habileté de raisonnement pour justifier sa conduite par des constructions apparemment théoriques. » (5)

 

L’oligarchie dominante en Occident, dans son écrasement, marginalisation, élimination de la classe laborieuse - wagons de licenciements à n’en plus finir : fonction publique (santé, éducation), pêche, industrie, jusqu'au secteur des services - donne le sentiment de scier la branche sur laquelle elle est assise :

« Sans foi, ni loi, les décideurs financiers se livrent à un jeu équivalent de violence destructrice. Une violence dirigée contre l’autre, qui devient ivresse autodestructrice quand elle ne rencontre ni limite ni interdiction…

… Quand il fusionne avec le corps social en tuant le plus de gens possible et en s’anéantissant avec eux, le tueur fou est dans cette jouissance. » (6)

 

Le “tueur fou”…

 

Sommes-nous gouvernés, asservis, par des tueurs fous ?...

 

Emanation d’une ploutocratie, aveugle, impitoyable, de perversité ?...

 


 

 

 

 


 

 

(1)  Jean-Claude Liaudet, Ubu et la Névrose Libérale ou de "Hayek avec Sade", entretien réalisé en mars 2004 par Frank Bellaiche, mercredi 15 novembre 2006, http://psythere.free.fr/article.php?id_article=34

(2)  Talons Aiguilles, film culte du cinéaste espagnol Pedro Almodovar, sorti en 1991, http://archive.filmdeculte.com/video/video.php?id=195

(3)  Complétons l’exemple de la Grèce, en ajoutant l’Eglise Orthodoxe. Première fortune immobilière et foncière du pays qui, comme toutes les grandes fortunes grecques, ne paye pratiquement aucun impôt… L’ensemble composant une caste qui, quelle que soit la situation du pays, ne veut surtout pas en payer.

Ce qui oblige, actuellement, la Grèce à imposer une augmentation de la TVA avec une diminution des salaires et des retraites, pour apurer son endettement ayant pour origine les détournements colossaux de son oligarchie…

C’est donc le Travail qui va essuyer l’ardoise de la Grèce. Surtout pas le Capital, avec son excroissance devenue dominante : la Spéculation.

(4)  Jean-Claude Liaudet, Le Complexe d’Ubu – ou la névrose libérale, Fayard, 2004.

(5)  Jean-Claude Liaudet, Op. Cit., p. 67.

(6)  Jean-Claude Liaudet, Op. Cit., p. 81.

 

 

 

Photos :

i) La talentueuse actrice espagnole, dans le film d’Almodovar, Talons Aiguilles, Marisa Paredes.

ii) Révolte du peuple Grec dans les rue d’Athènes – mai 2010. The Guardian.

 


 


 

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Published by Georges Stanechy - dans Economie et Ploutocratie
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commentaires

Georges Stanechy 30/05/2010 16:08



 


Bonsoir Noor


Félicitations pour ton Blog !


A qui je souhaite beaucoup de belles choses, dans la joie et l'épanouissement.


Amitiés


 


 



Noor 26/05/2010 11:18



Salam Georges,


Que l'Homme est ingrat avec l'homme...


El Noor


Qutila l-’insânu mâ ‘ akfarah



Georges Stanechy 25/05/2010 09:02



 


Aux Amis Lecteurs


 


Une solide réflexion sur Freud, à lire sur le site du philosophe Manuel de
Diéguez :


 


http://www.dieguez-philosophe.com/


 


"La fécondation philosophique de la psychanalyse


Freud et l'avenir de l'inconscient"


 


Bonne Lecture !


 







Georges Stanechy 10/05/2010 08:26



 


Chère Aline, Bonjour


 


Merci de cette analyse au bistouri, par sa précision et sa pertinence !


 


Remarquons que les socialistes, une fois encore, ont démontré une "tendresse" confondante pour le "Libéralisme sauvage"... Incapable de résister au lobby bancaire.


 


Les banques françaises dans une solidarité mafieuse avaient fait reprendre par les banques dites "de dépôts" ou "commerciales", les "banques d'affaires" qui, bien avant les naufrages dans les
spéculations des "subprimes", s'étaient "coulées" dans des spéculations de bulles successives : immobilières et autres : Banque de Paris et Pays Bas, Worms, Banque des Entrepreneurs, et tutti
quanti.


 


A chaque fois, le pouvoir politique s'est révélé complice de ces banquiers véreux. Au lieu de leur faire rendre gorge, nettoyer en profondeur, et réglementer strictement le métier de ces usuriers
des PME-PMI, commerçants et clients particuliers...


 


Mais, rien à faire...


 


Amitiés


 


 



Georges Stanechy 10/05/2010 08:12



 


Cher Abdelkader


 


La lutte contre la conspiration du silence est permanente, quelles que soient nos sociétés ou les moments de l'Histoire. C'est aux citoyens d'en être les acteurs afin de ne pas subir la
propagande des nomenklaturas. Avec sérénité et ténacité.


 


Nous avons une opportunité extraodinaire qui enrage les nomenklaturas, c'est Internet. Qui est un puissant vecteur d'informations pour ceux qui, exerçant leur esprit critique dans une démarche
volontariste, souhaitent réfléchir et approfondir leur compréhension du monde et de son évolution.


 


Remarquons, et nous ne sommes qu'au tout début du phénomène, que grâce à Internet de plus en plus de personnes s'informent et se laissent moins influencer par la désinformation des médias,
privatisés ou pas, de la propagande...


 


Amitiés


 


 



Georges Stanechy 10/05/2010 08:01



 


Bonjour Onoée


 


Merci pour le lien !


 


Bien à vous


 


 



aline 10/05/2010 06:36




Rendons à César ce qui est à César et à Jacques Delors ce qui n’est pas à Raymond Barre. C’est François Mitterrand et son ministre l’Economie et des Finances , Jacques Delors qui,  au nom de
« la nécessité de s’adapter à l’environnement international » et de la de « la liberté d’association » (glup) ont libéralisé le système bancaire français  en décembre 1984
et aboli toute distinction entre les activités bancaires … ce qui a conduit la France , avant même les Etats-Unis , au casino financier actuel.


Amitiés



Abdelkader DEHBI 09/05/2010 20:42



@ -- aline : Quand j'ai parlé dans mon précédent commentaire, des "vérités aveuglantes", victimes de la "conspiration du silence", je pensais entre autres, à vos courageux écrits - les vôtres et
ceux de Georges. J'ai toujours révé d'un "dazibao" aux dimensions du ciel, pour faire échapper la vérité à la censure...et surtout à l'odieuse autocensure du politiquement correct.- Paix soit sur
vous !



aline 09/05/2010 13:27



Cher Georges, bonjour,


"Sommes-nous gouvernés, asservis, par des tueurs fous ?..."vous demandez-vous en conclusion de votre texte.

Tueurs certainement, et notamment pour ce qui concerne ceux qui programment et commandent les guerres de l’empire depuis des dizaines d’années  Mais fous c’est malheureusement moins sûr. La
folie leur confèrerait une manière d’innocence et d’irresponsabilité, alors que ces tueurs-là sont d’une logique et d’une lucidité  implacables et  sont à peu près aussi sensibles aux
malheurs qu’ils provoquent que des caïmans  dans un marigot.


Souvenons-nous  de la réponse de Mme Albright à qui l’on demandait si l’embargo mené contre l’Irak à la suite de la première guerre qui avait provoqué, lui  disait-on, la mort de 500
000 enfants « valait la peine ». Et la bonne dame avait répondu componctieusement :  « Oui, je pense que cela en valait la peine».  Et plus d’un million de morts aujourd’hui,
est-ce que « cela en valait la peine » ? Pas de doute possible pour le fringant « prix Nobel de la paix », qui continue de plus belle sur les traces de son prédécesseur en
faisant croire que la situation est « normalisée ».



Ils ne sont pas fous, ils sont  au service de la puissance de l’empire et l’humain n’a pas de place dans le logiciel qui leur sert de cervelle.

« Ils » ce ne sont pas seulement les hommes  politiques qui s’agitent sur le devant de la scène, mais les grands groupes de l’armement, de la pharmacie ou de la banque qui dirigent en
réalité la politique de l’empire dans les coulisses
Or l’empire, c’est la guerre, mais  c’est aussi l’argent. Et de l’argent ils n’en ont jamais assez, bien qu’ils aient mis au point la machine à cracher de l’argent et à piller le monde
appelée la FED, car les guerres et les innombrables bases militaires coûtent cher.



Mais  jusqu’en 1945 en France – dès 1933 aux Etats-Unis – et à la suite de la grande dépression de 1929 , au cours de laquelle ils avaient pris un vilain coup de bambou sur le crâne , ils
avaient  décidé prudemment que  les banques d’investissement et les banques de dépôt auraient  des activités séparées  (la fameuse loi Glass-Steagall).



Mais – merci Bill Clinton et merci Raymond Barre – ils ont aboli cette loi après la chute du communisme et l’épanouissement sans complexes du  capitalisme.  A partir de là toutes les
ruses et les inventions financières les plus malfaisantes furent possibles.

Résultat, ce n’est pas la Grèce que les Européens renflouent – ouh,  les vilains menteurs – mais nos propres banques qui ont spéculé sur la dette grecque. Or, les 130 milliards que les Etats
européens vont mettre à la disposition de la Grèce en 3 ans à un taux « favorable »  ne se trouvent pas dans leurs budgets. Ils les empruntent  aux mêmes banques qu’ils
renflouent indirectement, après  les avoir renflouées directement il y a 18 mois.



La Grèce remboursera probablement les banques avec cet argent, mais comment pourra-t-elle rembourser les Etats avec la récession  qu’on  lui impose?  On  peut comprendre la
colère des fourmis Allemands appelées au secours des cigales grecques.
Voilà bien un système  complètement fou.

Mais la vraie folie , la folie la  plus profonde, c’ est celle du système capitaliste tout entier, puisqu’il  repose sur l’incohérence  d’exiger des  bénéfices  toujours
plus importants  générés par la consommation,  alors qu’il  supprime  les consommateurs par des salaires comprimés, du chômage et des délocalisations dans des pays où les
salaires sont si misérables qu’il n’y a pas de consommation possible.

C’est ainsi que nous voyons  un  système fondé  sur l’immoralité et l’incohérence  arriver à la limite de fonctionnement.

Et pendant ce temps-la… nous avons affaire  à nos fous domestiques puisque notre « Président » a prononcé  ce commentaire  d’anthologie devant un groupe de députés :   «
Finalement, la crise grecque, c’est une aubaine, cela va me permettra de me mettre en avant… ».


Amitiés



Abdelkader DEHBI 09/05/2010 07:15



Le grand malheur, dans cette situation de déchéance morale vers laquelle semble de plus en plus s'enfoncer, inexorablement, notre pauvre Humanité dans sa totalité - "civilisée" ou pas, développée
ou pas, religieuse ou pas - c'est cette "conspiration du silence" - comme eut dit Julien Benda - devant certaines vérités aveuglantes....



Onoée 09/05/2010 02:04



Vous parlez de tueurs fous...


Lisez les pages de ce livre et vous comprendrez tout...


http://www.amaranthes.fr/www.parallelement.fr/enfant_du_nael/index.html



Georges Stanechy 08/05/2010 10:59



 


Cher Chahid Bonjour


 


En tout cas, le « vice originel » est bien là : nous assistons, en ce moment, au triomphe de la" Prédation".


 


Nos amis Grecs ont beau exprimer à mains nues leur colère, face à des policiers surarmés, la prédation s’intensifie.


 


Et va s’intensifier. Puisqu’il est question, comme dans un jeu de dominos, de l’étendre, dans sa dimension « sauvage » à la grecque,
à tous les pays européens qui ont encore su préserver, un tant soit peu, une solidarité sociale.


 


Triomphe du "chacun pour soi" et de La Loi du Plus Fort.


 


La régression intellectuelle et politique, dans le sens de la gestion du Contrat Social nous liant les uns aux autres, est
catastrophique.


 


Cela s’est déjà produit dans l’histoire. En France, nous sommes dans la même configuration politique qu’à la fin du règne de Louis XV et le
début du règne de Louis XVI.


 


Le retour de balancier, devant l’aveuglement des castes privilégiées, risque d’être brutal…


 


Je vais y revenir dans un prochain billet.


 


Amitiés


 







Georges Stanechy 08/05/2010 10:57



 


Bonjour Rita


 


Si, au moins, nos sociétés, dites « laïques », pouvaient déjà appliquer leurs chartes et textes fondateurs !


 


Où sont-ils ?...


 


Déclaration des Droits de l’Homme, avec ses appendices : Droits de l’Homme, Droits de la Femme, Droits de l’Enfant…


 


Constitutions des Etats avec leurs grands principes, comme en France : Liberté, Egalité Fraternité…


 


Accords internationaux, censés protéger les populations civiles des fureurs guerrières et sanguinaires, telles les fameuses Conventions de
Genève…


 


Les mettre effectivement en pratique, et pas seulement en paroles, ou en slogans de propagande pour stigmatiser l’Autre, serait déjà
une « première étape » dans le cheminement vers le « Sens » de notre vie collective.


 


Sur cette boule de feu mal éteinte qu’est notre petite planète, infime grain de sable perdu dans l’espace…


 


Amitiés


 







ritapitton 07/05/2010 10:02



Bonjour Georges , bonjour à tous,


Mille mercis pour ton texte que j'ai lu avec intérêt .


J'affirme qu'il est question de perte de valeurs spirituelles .L'Europe évangélisée depuis plus de 20 siècles ??  l'Europe auréolée par les Lumières ????


Georges ces soi disant lumières n'ont fait qu'enténébrer la France en la déchristianisant .


Le soi disant triomphe de la Raison entraîna une perte de Sens .


L'Occident met en avant ses philosophes athées et étouffe les  philosophes éclaireurs .Le Capital devient Dieu et l'autre dimension , la dimension réelle est mise au placard .


Oui comme tu le dis si bien le manque de SENS met en avant un  "insconscient collectif gangrené, tordu et disjoncté " par rapport au Réel  .


Et quand l'homme est déconnecté de l'HOMME ça donne le monde actuel .


Cordialement .Rita .


 



Chahid Slimani 06/05/2010 23:17



Bonsoir cher Georges


 


Ton texte est extrêmement poignant par la véracité de son idée générale : sans esclavage et pillage des ressources naturelles,  les
présomptueux gardiens du temple du capitalisme seraient nus et sans « aura »...





Mais le capitalisme ne fait qu’actualiser le « vice originel » de toute l’humanité depuis le premier homme : le plus intelligent doit exploiter
le moins intelligent et s’il le gifle il doit lui tendre l’autre joue !





On peut se demander, au nom de quoi des milliers d’esclaves ont-ils construit à une poignée de leurs semblables des constructions aussi absurdes que les
pyramides ?


Le « personnel », les « consommateurs », les « citoyens » etc. sont en train de construire aujourd’hui encore pour leurs semblables
les mêmes absurdes constructions …  





Le semblant de civilisation, de culture, de religion etc., se charge alors de « masquer » cette vérité, et de faire vivre l’humanité dans
 le mensonge et la violence divertissante !


Reste alors la « question originelle » : mais pourquoi donc les « exploités » sont-ils les premiers à défendre un système qui les
écrase ?





Qui a dénoncé et abattu le Che, Patrice Lumumba et les autres ?   


Sûrement pas les « PDG » des fameuses multinationales !


 


L’être humain n’appartient pas à la classe des Reptiles et la soumission n’est pas un instinct ni une fatalité, voilà ce que les enfants doivent apprendre dans les
écoles…


 


Amitiés