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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
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Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 08:43


 

 

Saisissant contraste …

 

A Doha au Qatar, dans l’ambiance triomphaliste des grandes agapes coloniales des siècles passés, l’Empire et ses vassaux, servilement encensés par les pétromonarchies corrompues et sanguinaires de la région, viennent de se partager les dépouilles de la Libye. Sur fond de bombardements et de carnages.

 

Accessoirement, intronisant les « marionnettes-révolutionnaires » chargées d’exécuter les directives du dépeçage en tant que “gouvernement officiel et démocratique” de leur nouvelle possession.

 

Pratique d’une époque révolue, dans l’aveuglement, la violence, l’arrogance d’un Empire finissant

 

Au même moment sur un autre continent, le 14 avril 2011, se tenait une réunion beaucoup plus riche de sens pour la planète, porteuse de changement. Dans l’indifférence des médias, politiciens, et financiers occidentaux. Tout au plus, la condescendance lorsqu’il leur arrivait de l’évoquer.

 

A Sanya, sur l’île de Hainan dans le sud de la Chine. Une des vitrines touristiques de la Chine.

 

Un mot sur cette splendide île, délicieusement tropicale, au printemps éternel avec une température moyenne de 25°. Magnifiques plages de sable fin au pied de montagnes, sources minérales et forêts. Centres de thalassothérapie réputés et établissements hôteliers d’une qualité de service au niveau exceptionnel. Attirant une clientèle venant de Chine même (notamment Hong Kong), du Japon et autres pays asiatiques (1), mais aussi de Russie et pays européens.

 

HainanSanyaBeach.jpg

S’y retrouvaient, pour la troisième fois, les chefs d’Etat du “BRIC”. Groupement réunissant de manière informelle : Brésil, Russie, Inde et Chine. Après Iekaterinbourg, en Russie, le 16 juin 2009 ; puis Brasilia, le 16 avril 2010, au Brésil.

 

Confirmant l’esquisse de l’inéluctable basculement géopolitique en cours, dès 2025 – 2050. Pas seulement l’émergence de l’Asie-Pacifique comme première puissance économique. Celui du monde de demain, affranchi de l’hégémonie de l’Empire. Innovation : l’Afrique du sud, South-Africa, a été admise officiellement dans ce “club”, le BRIC devenant BRICS… D’autres pays se joindront ultérieurement. Le prochain ? Probablement, la Turquie pour représenter le Proche Orient.

 

Bien sûr, l’avenir de nos collectivités n’en sera pas révolutionné si les pensées restent coincées sur le "libéralisme sauvage", la "mondialisation" du charabia des hypocrites, dans son fonctionnement actuel. Evidemment, les membres du BRICS sont loin d’être des modèles de justice sociale et économique. Ils n'annoncent pas l'instauration du paradis sur Terre, confrontés qu’ils sont à de colossaux enjeux de développement “équilibré”.

 

Toutefois…

 

Une population de 3 milliards d’habitants, environ 45 % de la population mondiale. En 2010, les pays du BRICS ont assuré 60 % de la croissance mondiale, et absorbé plus de 50 % des capitaux internationaux. Représentant près de 20 % des échanges commerciaux internationaux et du PNB mondial. PNB qui va progressivement doubler, atteignant 31 % dès 2020, dans moins d’une décennie, alors que les économies occidentales sont en récession.

 

Pas plus que sur les ricanements et soupirs des sceptiques du BRICS, ne nous focalisons sur les indicateurs économiques, démographiques, et inévitables discours officiels. L’important se trouve aussi dans ce qui ne s’énonce pas, off the record, les non-dits, avant, pendant et après ce sommet de chefs d’Etat : travaux préparatoires, réunions de travail, créations des commissions techniques, études multilatérales et confidentielles, entretiens en aparté. Que retenir ?

 

Cinq points :

1. Gestion du naufrage de l’Empire

 

L’idée-force de ce sommet est simple, mais détermine un ensemble de mesures, d’orientations, de choix, qui vont marquer les décennies à venir. L’Humanité se doit de préparer le monde de demain non pas « contre l’Empire », mais devant son incapacité à s’adapter : « sans lui ». Les vingt dernières années démontrent son inaptitude à maîtriser ses propres dysfonctionnements, exerçant leurs ravages sur le reste du monde.

 

Ce lent et chaotique naufrage de l’Empire, dans la déliquescence de ses institutions et son abyssal endettement, inquiète par le développement accéléré de deux pathologies géopolitiques extrêmement dangereuses :

 

i)  Idéologie de l’hyperviolence

 

L’appareil militaro-industriel de l’Empire est devenu ingérable. A lui seul, le budget militaire annuel des USA de 1000 milliards de dollars représente plus de 10 fois celui de la Chine dont la population est quatre fois supérieure. Autant que l’ensemble des budgets militaires des autres pays de la planète. Chiffre qu’il convient de doubler si on ajoute celui de l’Union Européenne et des autres pays occidentaux (Australie, Canada, Corée du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande, Taïwan, etc.).

 

Une telle puissance incontrôlée, fanatisée, constitue une menace permanente pour la paix mondiale, générant, dictant une idéologie fondée sur la résolution armée des conflits d’intérêts, la croyance que seules les « solutions » aux problèmes de nos collectivités et de leur cohabitation sont répressives, sécuritaires et militaires.

 

ii)  Spéculation mondialisée

 

Le développement économique, tel que l’impose l’Empire, est perverti par un système financier qui fonctionne non pas en « régulateur »,  mais en « générateur » de crises. La « spéculation-prédation » étant le maître d’œuvre dans la gestion des pays et nations, imposant ses mécanismes aléatoires d’économie-casino aux ressources énergétiques et minières ; de plus en plus, aux produits alimentaires et à l’eau.

 

Cette volonté de puissance, aberrante dans son fonctionnement et sa finalité, est incompatible avec l’impératif pour le BRICS d’assurer la sécurité alimentaire et sanitaire de ses populations, se chiffrant en dizaines voire en centaines de millions ; de les sortir rapidement d’une pauvreté ou d’une précarité devenues explosives.

 

 

2.  Gestion de l’émergence de l’Afrique

La main tendue à l’Afrique s’est concrétisée par l’intégration de l’Afrique du sud, 50 millions d’habitants, dans le BRICS. Normalement d’autres Etats africains, plus peuplés, au potentiel plus large et diversifié, auraient pu précéder ce pays. Le Nigéria riche de son pétrole par exemple, 155 millions d’habitants en 2009, mais rongé par des guerres civiles larvées, récurrentes ; ou encore, le Maghreb s’il avait instauré une union économique.

 

Acte symbolique, de charité à l’égard de l’Afrique ? Non. La prise en compte lucide d’un fait : le plus fort taux de développement, de croissance, va se produire le siècle prochain sur ce continent immensément riche des prodigieuses ressources de son sous-sol. Auxquelles s’ajoutent les talents inexploités de ses hommes et femmes. Dès que sera mis fin à son pillage. Dès l’écroulement de l’Empire.  

 

L’attitude actuelle de la France dans la sauvagerie d’une extraordinaire régression coloniale en Côte d’Ivoire, rappelant les tueries et manipulations au Cameroun et ailleurs en Afrique, témoigne de la féroce crispation de l’Empire sur ses « possessions » et chasses gardées. Son refus d’accepter l’autodétermination, la pleine indépendance des peuples et nations de ce continent.

 

En fait, dans cette démarche le BRICS lance une invitation aux groupes miniers internationaux : repenser de nouvelles configurations, relations, partenariats, à la lumière des rapides évolutions et contraintes en cours. Ce sont ces groupes miniers « mondialisés » qui “administrent” l’Afrique du sud, dans la misère de son peuple, et le reste du continent. Qui pillent l’Afrique, à l’abri d’autocraties sélectionnées sous travestissement électoral.

 

Ce « Business Model » est à revoir. Obsolète. Tout en la formatant en interaction, suivre aveuglément l’idéologie de l’Empire fondée sur la spoliation, l’accaparement, des richesses minières et énergétiques des pays mis sous tutelle armée : terminé. Sont venus les temps de la réflexion et de la remise en cause du schéma d’exploitation coloniale de la planète. Ceux qui l’auront compris seront gagnants. Les autres…

 

 

3.  Promotion du dialogue et de la coopération entre nations 

 

Les membres du BRICS estiment qu’il leur revient de jouer un rôle modérateur dans la politique internationale et casser le monopole actuel des pays occidentaux dans l’orientation de cette politique.  Avec, là encore, une réforme inéluctable : celle du Conseil de Sécurité, et autres instances de direction de l’ONU. 

 

Une volonté, une obligation, communes s’appliquant aux relations internationales ont été fermement rappelées :

« Tout différend doit être résolu par des moyens pacifiques et par le dialogue ». (2)

 

Martelé, jusque dans la déclaration finale du sommet (Sanya Declaration) :

« Nous partageons le principe que l’usage de la force doit être évité ».

 

Le représentant de l’Inde, Singh, a tout particulièrement insisté en séance plénière, sur la nécessité, l’urgence d’une “résurrection”, d’un renforcement, d’un « authentique » droit international :

« Nous soutenons un ordre mondial fondé sur des règles claires et partagées par tous. Dans le respect des systèmes politiques et des niveaux de développement de chacun. Notre priorité est le rapide développement socio-économique de notre peuple et de ceux qui partagent le même destin. Notre coopération n’est dirigée ni contre ni au dépens des autres. » (3)

 

La position du BRICS, sur ce plan, est déjà une réalité entre pays membres.

 

Il est frappant de voir des pays aux contentieux frontaliers épineux, douloureux, car chargés de guerres et de tensions dans le passé, se respecter, se parler, coopérer, échanger, construire, envisager l’avenir ensemble : Inde et Chine dans l’Himalaya, Russie et Chine sur des tracés entre Sibérie et Manchourie, et autres énormes espaces qu’ils partagent.

Un exemple, pour les autres pays. Tout spécialement, ceux composant le Maghreb empêtrés dans leurs stériles et interminables disputes sahariennes

 

 

4.   Promotion du commerce et des investissements entre membres du BRICS

 

Certainement, le domaine où la coopération se révèle la plus facile et efficace. Le volume du commerce et des échanges, entre pays du BRICS, connaît une progression annuelle de 30 % par an. Il va être démultiplié. La Chine est déjà le premier investisseur étranger au Brésil, le premier partenaire commercial de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du sud.

 

Reste à contourner le « protectionnisme technologique » des pays occidentaux, refusant d’exporter, de vendre ou de partager, même par la cession de brevets, leurs avancées technologiques. Aucun problème : la R & DResearch & Development (Recherches et Applications) est érigée en priorité du BRICS. Universités, centres de recherche vont être mis progressivement en réseau.

 

Développer les recherches scientifiques et l’innovation entre membres devient ainsi un objectif majeur. Notamment, dans les secteurs de la santé (“indépendance pharmaceutique”), du développement durable, de l’écologie. Sans oublier les volets éducation et culture.

 

 

5.  Réforme du système financier international

 

Le BRICS est sans illusion sur les manœuvres dilatoires de l’Empire bloquant toute réforme du système financier international. A commencer par la refonte du FMI, Banque Mondiale, OMC, et autres organismes internationaux, afin de prendre en compte les changements en cours dans l’économie mondiale et la voix, ou les aspirations, des puissances économiques émergentes ou des pays moins développés.

 

Deux priorités sur ce plan :

 

=> La maîtrise de la volatilité des prix des produits agricoles

 

La spéculation internationale, avec ses ramifications locales, est considérée comme inacceptable. Des groupes de travail sont mobilisés pour la contourner entre membres du BRICS. Et, pour l’éradiquer sur le plan international. Jusqu’à l’inclure parmi les crimes contre l’Humanité…

 

=> L’indispensable réforme du système monétaire international

 

Officiellement, le principe a été rappelé d’une urgente réforme portant sur ces mécanismes, afin d’instaurer un système procurant stabilité et sécurité. En language diplomatique:

"A broad-based international reserve currency system providing stability and certainty."

 

En clair : un système monétaire qui ne soit plus fondé sur le monopole du dollar dans les transactions et les réserves monétaires. D’où la création extrêmement stimulante, quant aux perspectives et conséquences, de “groupes de réflexion” sur l’éventualité d’une monnaie commune entre membres du BRICS, différente du dollar et de l’euro… (4)

 

Finalement…

 

Le BRICS deviendrait-il le seul espace de rencontres de chefs d’Etat réfléchissant sur l’avenir des communautés humaines d’où serait bannie la rhétorique médiévale, inquisitoriale, diabolisante, des croisades "humanitaires" et "civilisatrices" rythmées par les tambours de guerre : sanctions, embargos, occupations, bombardements ?...

 

 

 

 

 


 

(1)  Curieux, d’y rencontrer des vacanciers Thaïlandais fuyant Phuket, Indonésiens Bali, Indiens Goa, hauts lieux de villégiature progressivement envahis par un tourisme occidental gangréné de beuverie industrielle, drogue et prostitution, dans des rassemblements nocturnes “techno” assourdissants, sur les plages…

(2)  Liu Linlin, BRICS set out global agenda, Global Times, 14 avril 2011,  http://china.globaltimes.cn/diplomacy/2011-04/644817.html

(3)  Wu Jiao & Li Xing, Leaders call for peace and prosperity, China Daily, 15 avril 2011, http://europe.chinadaily.com.cn/china/2011-04/15/content_12330957.htm

(4)  Dmitriy Astakhov, BRICS summit pushes for IMF reform, RT, 14 avril 2011, http://rt.com/politics/brics-summit-imf-reform/

 

 

Photo : Coucher de soleil sur une plage de Sanya

 

 


 

 

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Published by Georges Stanechy - dans Géopolitique et Prospective
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commentaires

Georges Stanechy 01/05/2011 10:59



 


Chère Aline Bonjour


 


Effectivement, cohésion, "cimentation" des intérêts des membres du BRICS ne sont pas évidentes…


 


Les forces centrifuges exercées pour le faire éclater sont colossales. Ce sont des containers de "dollars-monnaie de singe" déversés dans les
paradis fiscaux, sur les comptes des atlantistes de Russie, d’Inde ou du Brésil…


 


Souhaitons que leurs liens tiennent suffisamment longtemps pour, au moins, calmer les fureurs guerrières de l’Empire !


 


Amitiés


 






Georges Stanechy 01/05/2011 10:57



 


Bonjour Noor


 


Merci de nous faire penser au sort tragique du Soudan qui vient d’être amputé de la partie la plus riche de son territoire (pétrole, uranium…
) par l’Empire…


 


Amicalement


 





 



Noor 30/04/2011 21:00



Bonsoir Georges,


Le Soudan est sous embargo US depuis 1997 et non depuis 1987, désolée pour cette coquille.



Noor 30/04/2011 07:29



Bonjour Georges et à vous tous,


Les BRICKS,  je les aime au chèvre et aux épinards, un vrai délice surtout facile à réaliser quand on est piètre cordon bleu comme moi !, merci pour les recettes.


 



aline 30/04/2011 06:46



Cher Georges, bonjour
Vous  avez raison,  les conséquences de la réunion des membres du BRICS dans la ville chinoise de Sanya  sont d’une importance capitale, au moment même où le G20, réuni à
Washington et qui s’était ouvert avec condescendance aux pays émergents ,  accouchait d’une souris. D'ailleurs on en à peine entendu parler. Alors que le G20 est paralysé par le poids de
l’Amérique, source principale  des désordres monétaires mondiaux, la réunion du BRICS a ouvertement mis en question l’hégémonie du dollar. Elle  a donc attaqué l’empire en son cœur.



Certes, tous les membres n’ont pas les mêmes intérêts, ni le même type de relations commerciales avec les USA, ni le même niveau de développement. La Chine, importatrice d’énergie et de matières
premières, assise sur un Himalaya de bons du trésor US et de réserves de dollars, ne souhaite certainement pas un effondrement rapide du système monétaire actuel et n’a pas les mêmes intérêts
commerciaux que la Russie, exportatrice de ces mêmes matières premières. L’inimitié ancestrale entre l’Inde et la Chine, la situation géographique ex-centrée du Brésil et de l’Afrique du Sud font
que ce groupe, malgré un développement intérieur rapide et supérieur aux pays occidentaux, n’a pas encore une homogénéité d’intérêts de nature à faire pièce dans l'immédiat  à l’empire.



L’important est que, durant la dernière réunion, les membres du BRICS ont convenu de ne plus utiliser le dollar dans leurs échanges. Le pipeline russo-chinois est désormais ouvert et les Chinois
paient leur pétrole en roubles. Un gazoduc suivra.  De plus, la puissante banque chinoise de développement  a ouvert une ligne de crédit d’un billion de yuans aux autres membres du
Brics afin de financer des projets industriels et énergétiques.



L’empire a donc du souci à se faire et il a parfaitement raison de ressentir ce groupe comme un puissant rival et le début d’un monde multipolaire. C'est pourquoi il est malheureux que l'Europe
soit scotchée à un empire militaire déclinant et ne voit pas que son politique et commercial est de se tourner vers l'est. Le Général de Gaulle l'avait bien compris il y a un demi siècle. 


En effet,  au moment où les dictateurs qu’il avait mis en place dans les pays arabes ont été soit balayés soit ébranlés par leurs peuples ,  un début de solidarité est en germe entre de
grands Etats qui échappent à la  sphère d’influence  des USA  et qui en contestent  le fondement : l’hégémonie de sa monnaie  et son statut de monnaie de réserve. Privée
de ce privilège exorbitant, l’Amérique sera un Samson scalpé.
Amitiés



Noor 29/04/2011 23:42



Bonsoir Georges


 


Le Soudan et la gomme arabique résine de l'acacia, sans cet émulsifiant que l'on connait sous le code E 414 en bref sans cette potion magique le colorant noir de la boisson gazeuse remonterait à
la surface, on la trouve dans pratiquement tout les produits dont l"enrobage est indispensable ex: yaourt, médicament,  vin réducteur d'aggressivité des tanins, elle sert à fixer l'encre; Le
Soudan produit la moitié de cette gomme arabique et l'exporte aux US et à l'occident malgré un embargo imposé par Washington depuis 1987  les soudannais vivent sous perfusion américaine
depuis quarante quatre ans comment faire quand sans s'en sortir ?!



Georges Stanechy 28/04/2011 19:46



 


 


Bonsoir Cher Chahid


 


D’accord avec toi : une “vigilance citoyenne”, fondée sur un esprit critique en éveil, ne pourrait accepter de substituer un Empire à un
autre !…


 


Pour le moment, force est de constater que le BRICS n’entretient aucune base militaire, terrestre, navale ou aérienne, en dehors des
frontières nationales de ses membres. Loin de menacer qui que ce soit, plusieurs d’entre eux sont au contraire sous pression incessante de l’Empire.


 


Rien que la Chine, dont le budget militaire est inférieur de 40% à ceux de la Grande-Bretagne et de la France réunis, avec une population 10
fois plus importante et un territoire 20 fois plus étendu, voit à longueur d’année des escadres naviguer à la limite de ses eaux territoriales : porte-avions nucléaires escortés de dizaines
de navires et de sous-marins bourrés de bombes atomiques.


 


Que dirait l’Occident, devant cette provocation aussi violente que permanente, si des escadres chinoises s'y livraient dans une réciprocité
guerrière, devant les eaux territoriales des USA ou de l’Europe ?...


 


Effectivement, un nouvel ordre international doit interdire ces implantations, occupations et gesticulations armées en dehors des territoires
nationaux. En conséquence, toutes les bases en dehors de leurs nations respectives de l’Empire et de ses vassaux, la France tout particulièrement en Afrique, sont à démanteler. A commencer par
les centres de tortures et de détention symbolisés dans l’horreur et l’obscène par la base de Guantanamo, à Cuba…


 


Tout comme, diabolisation des pays quels qu'ils soient et paranoïa du surarmement sont à proscrire. Pourquoi la France a-t-elle un budget
militaire supérieur de 11% à celui de la Russie qui a un territoire 37 fois plus grand, avec des ressources naturelles autrement plus stratégiques que nos camemberts et
saucissons ?...


 


Notre planète a besoin d’un discours positif, constructif, d’apaisement et de confiance entre peuples et pays. C’est dans le développement
économique partagé, solidaire, les échanges culturels aussi, sans exclusive, chasse gardée, monopole, spoliation ou pillage, que les nations doivent coopérer et s’épanouir.


 


Pourquoi ce refus de l’Empire de laisser l’Afrique se développer, en l’empêchant de nouer des relations commerciales ou d’investissements avec
d’autres pays ?


 


Aussi stupide qu’inacceptable.


 


Exerçant toutes formes de chantage pour empêcher le Sénégal de nouer des relations commerciales avec l’Iran, le Soudan ou la RDC (ex-Zaïre)
avec la Chine, etc. Pour ne se limiter qu’à ces cas récents…


 


Un monde de paix ne se construit que dans l’échange et le respect. Même limités, hésitants, trop lents, les premiers pas du BRICS qui n’a que
3 ans, vont pour le moment dans la bonne direction.


 


Amitiés


 





 



Georges Stanechy 28/04/2011 19:40



 


Bonsoir Tallon


 


Merci de vos amicales remarques et de vos encouragements !


 


Bien à vous


 






Georges Stanechy 28/04/2011 19:39



 


Bonsoir Yelrah


 


Bienvenue et merci de vos amicales visites !


 


Bien à vous






Georges Stanechy 28/04/2011 19:39



 


Bonsoir Noor


 


Pour ma part, dans un réflexe pavlovien, écrire “BRICS” me transporte toujours en Tunisie…


 


En train de me régaler, face à la méditerranée, des craquantes “BRICKS” gorgées d’huile dans laquelle je noie mon œuf avec gourmandise…


 


Amicalement


 






Chahid Slimani 28/04/2011 00:05



Bonsoir Cher Georges


 


Toute initiative ou projet au niveau international pour "casser" le monopole économique, militaire et même médiatique de l’empire est à saluer, sans aucun doute. Le
monde s’universalise, s’humanise, certes dans la douleur, parfois dans l’incompréhension, mais nous disposons des moyens d’information efficaces qui informent le citoyen sur ce genre
d’alternatives, cette fameuse économie alternative, l’économie de demain…


 


Mais en attendant, nous devons en même temps ne pas reproduire le même comportement des années 50-80, être fasciné par un camp ou un autre, l’est ou l’ouest.
S’engager pour s’engager. On jugera ces nouvelles puissances selon leur action et fruits.


 


Jusqu’à 2020 nous allons savoir si la Chine ne va pas tout simplement trouver refuge dans la coquille vide du capitalisme. Même un homard cherche une coquille
vide.


 


La Chine sait très bien qu’elle a besoin des « balises », des repères et des canaux du capitalisme pour jouer son rôle de nouvelle puissance. La manière
avec laquelle les saoudiens et les israéliens arrivent à faire taire la Chine, montre que les lois de la coquille vide sont toujours efficaces.


 


N’oublions pas aussi que la Russie est le premier exportateur d'armes, plus de 30% du marché mondial. Est-ce une manière de promouvoir le dialogue et la coopération
entre les nations ?


 


N’oublions pas aussi que le budget défense de la Chine est classé deuxième au niveau mondial (plus de 5%) (USA plus de 40%) (France plus de 4%) etc.


 


Nous entrons dans une zone de turbulence, il est préférable pour l’avenir de notre planète de maintenir chaque puissance influente seulement dans sa zone
géographique « historique », en d’autres terme : ni Empire, ni Chine, ni Russie en Afrique. L’avenir de l’Afrique est avec la Méditerranée et vice versa…


 


Certains vont être scandalisés par mes propos, mais le « passé colonial », a détruit certes mais a construit aussi… surtout ces passerelles culturels et
linguistiques… et c’est d’ailleurs toute l’histoire de la Méditerranée… le berceau de la guerre et de la paix…


 


Amitiés




Tallon 27/04/2011 22:16



C'est un excellent article et j'aime particulièrement le style très inhabituel, rapide, incisif. Bravo ! Continuez ! C'est du grand journalisme.



yelrah 26/04/2011 17:38



Juste pour dire, je ne commente pas mais je viens régulièrement, j'aime.



Noor 26/04/2011 09:19



Bonjour Georges et à tous,


 


 


Je ne connaissais pas le "BRIC"...