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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 12:00

 

 

 « Quand on s’accommode trop facilement de l’inévitable défaite de l’espérance humaine, l’homme n’étant plus qu’une créature destinée à glisser sur une peau de banane, je sens que le fascisme n’est pas loin. »

Arthur Miller

 

 

 

 

Bêlant d’admiration…

 

Les médias, en troupeau, s’extasiaient de servilité moutonnière…

 

Le Mexicain Carlos Slim est devenu l'homme le plus riche du monde, claironnaient-ils !... Avec une fortune estimée à 53,5 milliards de dollars, non compris ce qui est entassé discrètement dans les paradis fiscaux !... Equivalente à 10 % du PIB du pays. Hourrah !...

 

Rendez-vous compte, comme dans ces compétitions soi-disant sportives dont on nous choucroute à longueur de journée :

 “… le septuagénaire Carlos Slim, magnat mexicain des télécommunications qui fait partie du peloton de tête depuis quelques années, bat de 500 millions Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, qui doit se contenter du second rang”. (1)

 

 

Du Culte de la Prédation…

 

Aucun réflexe, esprit critique, aucune décence, ne parlons pas d’éthique : se poser des questions sur la disproportion entre une fortune privée, équivalente et supérieure à bien des budgets d’Etats sur notre planète, et la pauvreté de la majorité de la population mexicaine.

 

Ne serait-ce qu’une demi-seconde, une ligne, quelques mots entre virgules…

 

Sur 111 millions de mexicains disent les statistiques officielles, dont on sait combien elles sont enjolivées dans tous les pays, au minimum la moitié vit dans la misère, l’extrême pauvreté.

 

D’après le classement Coefficient de Gini mesurant les inégalités de revenus entre riches et pauvres, le Mexique immensément riche de ses ressources minières et énergétiques (2), ce paradis du Libéralisme Economique depuis sa conquête par les occidentaux au XV° siècle, treizième puissance économique mondiale, se classe derrière l’Ouganda, juste devant le Rwanda, avec 0,461.

 

Il est vrai que, dans ce même classement, la France, cinquième pays le plus riche du monde, arrive après le Tadjikistan, devançant de justesse :

la Mongolie…

 

Kirghizstan, Bulgarie, Roumanie, Albanie, Belarus, Ethiopie, sont même classés avant notre pays. Mais les médias, si friands de classements et compétitions, n’évoqueront jamais le rang minable, inacceptable, honteux, de la France, quant à l’inégalité des revenus. (3)

 

Incapables de formuler la moindre remarque sur l’origine d’une telle fortune personnelle. Fondée sur une découverte majeure relevant des nouvelles technologies ? De la chimie ? De la recherche sur la santé, comme la découverte de la pénicilline ?…

 

Non. Aucune valeur ajoutée pour la collectivité. Aucune innovation à la source. Même pas du niveau “fil à couper le beurre”. Issue, tout bonnement, de la : “spéculation”.

 

Immobilière, tout d’abord, dans une des plus grandes métropoles du monde, Mexico avec ses 25 millions d’habitants. Démultipliée, ensuite, dans des privatisations “bidons”, fondées sur un système où le dogme de la Libre Concurrence n’est, en fait, jamais appliqué.

 

Assurant, à présent, une rente de situation aux revenus exponentiels. Ce milliardaire détient, entre autres, le monopole des télécommunications, nouvelles vaches à lait de nos sociétés : 90% pour le Fixe et 80% pour le Mobile

 

Fortune colossale qui ne peut se construire sans la complicité de l’appareil politique, détenteur du pouvoir de “surveillance et de répression” : armée, police, services secrets, propagande médiatique et politiciens aux ordres.

 

Fortune-paravent, aux multiples ramifications, servant “d’hommes de paille” à une Nomenklatura, récompensée, engraissée, par des “enveloppes” dans les paradis fiscaux et des arrangements d’actionnariat. Cascades de holdings et rideaux de filiales, assurant une part du gâteau aux apparatchiks.

 

Comme évoqué, lors de la récente élection du président Chilien (4), suivant des pratiques en usage dans toutes les castes dirigeantes du monde. Ou, presque…

 

Soyons compréhensifs à l’égard de nos médias. Pour la plupart, leurs patrons sont des milliardaires aux fortunes engendrées par les mêmes mécanismes “économico-politiques”… Dans ce “milieu”, il faudrait être “maso”, ou suicidaire, pour jouer les rabat-joies...

 

En ces temps de crises, on se doit donc d’encenser, dans l’allégresse, réussites et succès d’où qu’ils viennent. Surtout s’il s’agit de fêter les bienfaits du Libéralisme Economique : bonus, dividendes, en milliards. Au profit exclusif d’une oligarchie.

 

Et, puis c’est tellement reposant : le “vertueux” Mexique n’est pas le Venezuela de Chavez, le Cuba de Castro, la Bolivie de Morales, ou l’Equateur de Correa, que les médias ont pour instruction de diaboliser, jusqu’à la nausée, dans d’épaisses tartines de contrevérités…


Mexique, archétype des sociétés latino-américaines. Des siècles de violence imposée par une caste de colons, s’enrichissant dans l'obséquiosité à l’égard des multinationales. Facilitant le pillage de leur propre pays, sous couvert de mondialisation. Préservant férocement un modèle de société féodale, mafieuse, dans le mépris des amérindiens.


Amérindiens, qu’on regroupe dans une nébuleuse Maya par commodité : Tzeltales, Coles, Tojolabales, Mames, Mochos, Chujes, et Jacaltecos. Même les Zoques, qui n’appartiennent pas au même groupe linguistique que les Mayas. Broyés dans des “déplacements” de population, destinés à les anéantir, dans la perte de leurs langues et leurs cultures.

 

Ce que, pudiquement, on appelait les “Réductions”. Véritables nettoyages ethniques, sur fond d’esclavage dans les champs et les mines. Ces politiques génocidaires :

« … firent chuter la population du Mexique de 25 millions d’habitants en 1519 à 1 million en 1605. Certaines populations refusèrent de se soumettre à la domination espagnole et parfois des groupes entiers choisirent le suicide collectif, au Chiapas, par exemple. » (5)

 

Amérindiens luttant, pour ne pas être totalement exterminés, dans de multiples révoltes, à mains nues, contre ce destin de sous-humanité. Soulèvements réprimés dans la violence, le sadisme, l’horreur, par l’oligarchie des grands propriétaires, banquiers et généraux, qui invoquaient, vieille habitude, la lutte de la civilisation contre la barbarie

 

Jusqu’à la fin du XX° siècle. Le Massacre d’Acétal du 22 décembre 1997, a marqué les consciences : tout un village massacré, notamment des femmes et des enfants réfugiés dans une église, par un commando paramilitaire.

 

Actuellement, 6000 familles d’éleveurs descendants de colons monopolisent 3 millions d'hectares des meilleures terres du Chiapas. Soit la moitié de l’Etat du Chiapas, le plus pauvre du Mexique.

 

Les plus féroces dans le racisme étant les sinistres coletos, se vantant d’être “d’authentiques” descendants des colons espagnols… Arrogance d’une caste coloniale du pillage et du crime.

 

elena-poniatowska-2.jpg

 

… Au Combat de l’Espoir

 

A l’opposé de ce gangstérisme prédateur, il existe un autre Mexique. Dont on parle moins ou qu’on célèbre moins. Représenté, parmi beaucoup d’exemples, par une Mexicaine que j’admire :

Elena Poniatowska.

 

Elle fêtera, cette année, ses 78 ans. Fascinant destin d’une femme exceptionnelle par sa générosité de cœur, sa ténacité dans le combat pour un monde meilleur.

 

Son nom ne le laisse pas paraître, mais elle est “mexicaine”. Un père polonais, des anciennes familles régnantes de Pologne. Une mère mexicaine, de descendance française. Arrivée au Mexique, pendant la dernière guerre mondiale, à l’âge de dix ans, elle ne parlait pas un mot d’espagnol.

 

Une “immigrée”. Un patchwork de filiations et de cultures détonnant. De quoi faire avaler le Code de la Nationalité à nos inquisiteurs de l’identité nationale.

 

Une des gloires littéraires du Mexique. A l’abondante production de romans, d’articles, de conférences, couverte d’une multitude de Prix et Distinctions.

 

Pratiquement méconnue en France. Très peu d’ouvrages traduits (6), alors que chacun d’eux est un régal. De finesse, d’humour, de sensibilité, de gravité. Quatre traductions seulement.

 

Curieusement, elle est plus traduite dans le monde anglo-saxon, USA et RFA notamment, que dans le francophone. Même pas mentionnée, dans le Dictionnaire amoureux du Mexique (7).  

 

Elena Poniatowska, un modèle d’engagement, de jeunesse, de courage, de modernité. D’avant-garde. Citoyenne du monde. Appartenant à cette lignée d’intellectuels qui n’existent plus chez nous. Mobilisant talent, combativité et notoriété dans la défense de la paix, de la dignité humaine, de la justice, de la solidarité.

 

Un “écrivain dans la société” (8), et non pas dans sa bulle.

 

“Témoigner” exige du courage physique, en Amérique latine, sachant qu’ont peut finir sous les balles d’un tueur, à tout âge. Comme Dorothy Stang, au Brésil, assassinée à 74 ans.


Mexique, pays des Mordidas, métaphore humoristique pour les pots-de-vin, du Charrismo, ce gangstérisme politique avec ses tueurs à gage. Structurés, à présent, en escadrons de la mort. Gérant les fraudes électorales dans la violence. Que les observateurs internationaux, bien sûr, ne constateront jamais.


Elections ?... Pantomime d’un “parti unique” à casquettes interchangeables, d’une nomenklatura, se disputant le pouvoir entre clans corrompus, dans le mépris du peuple. Peuple qui n’a aucune voix déterminante, c’est l’exclusivité des grands propriétaires et des affairistes. Au service des intérêts de la “mondialisation” (9).


Insupportable, pour Elena Poniatowska, de voir que rien ne change dans son pays.

 

Rien, depuis le témoignage de John Reed, écrit en 1914, témoin des révolutions menées par Zapata et Pancho Villa, pour défendre les paysans sans terres, les pauvres, les peones, les “journaliers”.

 

Au contact de la nomenklatura des généraux, des grands propriétaires et des barons de l’industrie, utilisant l’armée nationale comme une milice privée pour préserver leurs rentes de situation et privilèges, il en a été marqué :

« Dans toutes les conversations que je pus avoir avec eux, je m’efforçai en vain de découvrir ne fut-ce qu’un éclair de sympathie ou de compréhension avec les “peones”. (10)

 

Le sous-commandant Marcos, chef de la révolte du Chiapas, le rappelle :

« Nous manquons d’écoles, d’enseignants, d’hôpitaux, de médecins, de bons prix pour nos produits, nous manquons de terres, de technologie pour la travailler, de justes salaires, de nourriture de qualité et en quantité suffisante, de maisons dignes de ce nom. » (11)

 

Surprenant. Deux des œuvres majeures d’Elena Poniatowska ne sont pas traduites en français.

 

La noche de Tlatelolco (12) commémorant le massacre des étudiants le 2 octobre 1968, sur une des principales places de Mexico. Emouvante chronique, poignante description, tragiques témoignages, d’une manifestation d’étudiants pacifiques, noyée dans le sang par l’armée et la police.

 

Encerclés méthodiquement, massacrés sciemment. Des tués par centaines, des blessés par milliers. A ce jour, le décompte exact des victimes et des “disparus” n’est pas connu.

 

Philip Agee, à l’époque, un des principaux responsables de la CIA pour le Mexique et l’Amérique latine, devant l’ampleur et le cynisme du massacre, en a été choqué. Un dur à cuire, pourtant.

 

C’est ce massacre qui lui a fait quitter la CIA dont il dénoncera dans un livre, traduit dans une trentaine de langues (sauf en France), toutes les pratiques de déstabilisation et de lutte contre les libertés : Secret Agent – Inside the Company : CIA Diary. (13)

 

Révolté, rongé de culpabilité, il y dénonce, au risque de sa vie, 250 agents locaux, rien qu’en Amérique latine. Et, cite des présidents de pays latino-américains comme étant des agents de la CIA, notamment ceux de Colombie (Alfonso López Michelsen), du Costa Rica (José Figueres Ferrer), et du Mexique (Luis Echeverria Álvarez). (14)

 

Autre œuvre non traduite d’Elena Poniatowska : son “roman monumental”  (15) Tinisima, sur une des plus grandes artistes de la photographie, Tina Modotti. (16)

 

Qui, comme beaucoup d’artistes mexicains, a mis son art au service de la justice sociale, indignée par le sort réservé aux amérindiens asservis, maintenus, dans la pauvreté par l’oligarchie mexicaine. Donnant une série de photos-témoignages, extraordinaires moments d’émotion et de vérité.

 

Cette grande figure de la lutte politique et de l’art au Mexique, n'est pas mentionnée, non plus, dans le Dictionnaire amoureux du Mexique… (17)

 

De toute façon… Nul besoin d’un “dictionnaire” pour être amoureux. Qui ne le serait-pas de Tina Modotti ?... Foudroyé, carbonisé, devant la sublime féminité de cette combattante de l’Espoir, magnifiée sur sa terrasse de Mexico, en 1924, par le photographe américain Weston

 

Comme Tina Modotti (18), Elena Poniatowska a connu le déchaînement médiatique, des fleuves de diffamations, calomnies, insultes. La nomenklatura mexicaine, totalement alignée sur les néoconservateurs US, la déteste et, via ses outils de propagande, presse, radios et TV, n’a cessé de la harceler.

 

Tout particulièrement en 2006, année terrible pour elle…

 

Lors des élections présidentielles, elle s’est mobilisée pour la candidature d’Andrés Manuel López Obrador, du Parti de la Révolution Démocratique. Lui aussi, trainé dans la boue, jusque dans Wikipedia, par l’extrême-droite affairiste.

 

Il proposait d’infléchir la politique ultralibérale en cours. C’est lui, qui aurait dû remporter les élections. Mais, avec un faible différentiel de voix, c’est son adversaire, à la suite de magouilles et de violences électorales inimaginables, qui fut finalement “désigné”…

 

La même année, elle s’est mobilisée avec plusieurs intellectuels pour condamner les bombardements sauvages d’Israël au Liban. Ce qui la fit accuser par l’Ambassadeur d'Israël de vouloir encourager le terrorisme…

 

Devant l’hystérie de l’extrême-droite, et sa mise en danger dans un pays de tueurs à gage, 24 intellectuels de plusieurs pays hispanophones et lusophones, dont le Prix Nobel José Saramago, se sont mobilisés dans un collectif pour signer une pétition de soutien en sa faveur.

 

Autant dire que dans le milieu médiatique français, Elena Poniatowska est précédée de vapeurs de souffre… Ecrirait-elle des torchons anti-Chavez ou anti-Castro, qu’elle serait immédiatement traduite et publiée, reçue sur tous les plateaux de TV.

 

Mais, en France dans les “circuits” politico-mondains de l’édition, de l’audiovisuel, du cinéma, artistes et écrivains, préoccupés de justice, de dignité humaine, ne sont pas reconnus, appréciés, et en conséquence, diffusés. Sauf, à diaboliser ce qui n’est pas reconnu comme appartenant au "monde occidental".

 

Combat contre les massacres de civils ?... Contre l’injustice ?... Contre la pauvreté ?...

 

La Doxa du Libéralisme Economique est allergique à ces sujets, et à leurs auteurs. Phénomènes non reconnus, anecdotiques, là où il règne en maître. Si on est pauvre, c’est qu’on le mérite. Si on est massacré, c’est pour être “civilisé”.

 

Dans tous les cas, c’est qu’on le vaut bien

 

Car, comme chacun sait, “les mécanismes du marché” assurent le bonheur de tous…

 

 

 

 

 

 


 

(1)  Les super-riches sont de retour, Le Monde, 11 mars 2010, http://www.lemonde.fr/international/article/2010/03/11/les-super-riches-sont-de-retour_1317440_3210.html

(2)  Exprimé en rang mondial : premier producteur d’argent (célèbres mines de Zacateras depuis le XV° siècle), 3° de zinc, 4° de plomb et de soufre. Un des premiers producteurs de manganèse, d’or, de cuivre et de fer. Et, bien, sûr de pétrole, dont il occupe le 1er rang mondial pour les réserves offshore, dans le Golfe du Mexique.

(3)  http://www.statistiques-mondiales.com/gini_croissant.htm

(4)  Chili : L’Affairisme au Pouvoir, http://stanechy.over-blog.com/article-chili-l-affairisme-au-pouvoir--44130753.html

(5)  Mexique, Bibliothèque du Voyageur, Gallimard, 2006, p. 49.

(6)  Quatre œuvres, à ma connaissance : Lilus Kikus, Vie de Jésusa, Cher Diego, Quiela t’embrasse, La fille du philosophe (Nouvelles, dont je recommande la lecture comme ballade à la découverte du talent d’Elena Poniatowska).

(7)  Jean-Claude Carrière, Dictionnaire amoureux du Mexique, Plon 2009. Mais, il y a un article sur l’écrivain français : Le Clézio

(8)  Titre du chapitre où elle figure dans l’ouvrage de Philippe Ollé-Laprune, Cent ans de Littérature Mexicaine, Editions   Différence, 2007, p. 479.

(9)  Dans un pays qui est le plus gros producteur de Coca-Cola du monde par tête d’habitant, Vicente Fox en fut le dirigeant, pour le Mexique et l’Amérique latine, avant de devenir le président du Mexique (2000 – 2006).

(10) John Reed, Le Mexique Insurgé, Seuil, 1996, p. 312.

(11) Manuel Vázquez Montalbán, Marcos – Le maître des miroirs, Mille et une nuits – Fayard, 2003, p. 219. Livre fondamental pour franchir les clichés médiatiques ou académiques, afin de “connaître” le Mexique et l’Amérique latine.

(12) Elena Poniatowska, La noche de Tlatelolco. Testimonios de historia oral. México, 1971, nouvelle édition Ed. Era, México, 1993. Traduction en anglais : Massacre in Mexico, Univ. of Missouri Press, 1975.

(13)  Agee, Philip, Secret agent - Inside the Company : CIA Diary, Penguin, 640 pages, 11 janvier 1975.

(14)  Philip Agee : L’Honneur d’un Agent Secret, http://stanechy.over-blog.com/article-15651563.html

(15)  Philippe Ollé-Laprune, Op. Cit.

(16)  Elena Poniatowska, Tinísima, Era, México 1993. Traduction en anglais : Penguin Books, 1998.

(17)  Jean-Claude Carrière, Op. Cit. Mais, rassurons-nous : ce distingué “humaniste” est l’auteur du scénario du film en cours de tournage, d’après le roman d’Atiq Rahimi, sur l’Afghanistan…

(18)   Araceli Alvarez, The Media as an Image Maker/Breaker : The Case of Tina Modotti and its Literary Representation, Thesis, Faculty of the Virginia Polytechnic Institute and State University, July 31 2000.

 

 

 

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commentaires

Georges Stanechy 03/05/2010 19:45



 


Bonsoir Catherine


 


Merci de ce complément d'information sur "l'humaniste"!...


 


Bien à vous


 


 



Catherine 03/05/2010 18:44



Votre note 17 : cet "humaniste" est également l'auteur du scénario du film le plus anti-français de toute l'histoire du cinéma : le Danton du si vertueux Wajda, et c'est à ce titre sans
doute que sous le patronage de l'ineffable Lang et de la NED-CIA, il a représenté votre pays dans divers festivals internationaux.



Noor 06/04/2010 16:23


Merci Georges de m'avoir fait découvrir ce Monsieur Chems Eddine Chitoum. Je salus mes ami(es) Algériens en passant. Nous vivons actuellement la Culture de l'Emotion sans spiritualité profonde.
j'entends par que nous vivons sans penser à la mort nous sommes humain mais sans penser à notre humanisme nos entassons des biens sans penser aux valeurs nos vivons dans l'individualisme sans
penser à la solidarité, nos pensons à notre justice sans penser à l'injustice faîte aux Autres. Nous vivons nos vies sur un fil et cela dans la plus grande incrédulité.


Georges Stanechy 31/03/2010 09:55



 


Aux amis lecteurs :





A lire absolument, la suite des travaux de recherche historique d'Aline de Dieguez Mariali (http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/index.html) sur le fanatisme religieux, instrumentalisé par les idéologies coloniales et racistes :


 


Aux sources du chaos mondial actuel


2ème Partie : Aux sources du sionisme


II – L’invention du « peuple élu » et de la « terre
promise »


                             



  http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/chaos/inventions/invention.html


 


Amitiés à tous


 


 


 


 



nike air max 25/03/2010 06:58



Merci pour votre bon article!
Bonne continuation!



Georges Stanechy 22/03/2010 19:34



Bonsoir Noor

Allant dans le sens de ton commentaire, je recommande l'article de Chems Eddine Chitour (professeur à l'Ecole Polytechnique d'Alger) :
Les Quatre Crises - http://w41k.info/37536#37536

Avec le concept intéressant de :
Money - Théisme...

Amitiés



Noor 22/03/2010 10:02


Bonjour Georges,
Salam Chahid,

On s'en tient toujours aux apparences c'est à qui aura le plus portable, le plus beau MP machin je pensais que l'Homme se distingué du reste de la créature animale mais pas tant que cela
finalement. Certains comme beaucoup sont devenus des êtres guidés par leur instints aveugles pour en définitif assouvir leur désirs momentanés il est pourtant demandé à nous tous enfin
pour ceux et pour celles qui savent encore réfléchir à ses comportements en société.
Certains, pensent vivrent dans le monde, mais bien au contraire ils s'en éloignent et ça fait bien les affaires de tout ces opérateurs de cette communication à la C...qui nous rendent aveugles et
sourds sur l'essentiel.
Distrayer vous sans vous préoccuper du chômage, de la misère nous on pense pour vous.


Georges Stanechy 20/03/2010 09:26



Cher Chahid, Bonjour

La "rationalité" des consommateurs, dans l'usage des téléphones portables, est effectivement "bizarre"... Quand on voit, par exemple, le marché des sonneries téléchargeables...

Encore plus préoccupant est la "rationalité" des gouvernants et responsables de la collectivité dans la gestion du marché des télécoms, qui est avant tout un service public "concédé"... On a
tendance à l'oublier.

Bien souvent, au lieu d'être "concédé", il est en fait "bradé"...

Verrouillé même, au profit d'un monopole, ou dans le meillleur des cas d'un oligopole. A l'encontre du dogme de La Libre Concurrence.

Comme en France, par exemple, où le club des opérateurs affiche le même prix dans la connexion ADSL... Empêchant, l'arrivée de tout nouvel intervenant sur ce marché protégé.

Sans aucune "régulation" des autorités des pays concernés, quant aux tarifs imposés aux consommateurs.

Permettant, ainsi, à des opérateurs internationaux d'imposer des tarifs d'abonnements et de communications coûtant le double, le triple, et même davantage, que dans leurs pays d'origine (je pense
au groupe espagnol Telefonica en Amérique latine, mais français et britanniques commettent les mêmes excès dans leurs "zones d'influence"...). Alors que les coûts de revient sont
infiniment inférieurs (salaires, infrastructures, immobilisations, etc.)

Ces excès, en termes d'amplitude et de tranferts de devises (via les plantureux dividendes versés aux holdings étrangères dans les paradis fiscaux), permettent d'affirmer qu'il s'agit d'une
authentique complicité des gouvernements dans une forme discrète de pillage des économies de leurs propres pays.

On retrouve les ingrédients, ou les mécanismes, de la corruption des Nomenklaturas dans "la mondialisation" fondée, non pas sur la pseudo Libre Concurrence mais, sur
l'exploitation de "rentes de situation" dans la spéculation.

Amitiés







Chahid Slimani 19/03/2010 18:41



Bonsoir cher Georges


 


A chaque pays son « Carlos Slim ». Naguib Sawiris en Egypte etc.


 


Les télécommunications devenues nouvelles vaches à lait de nos sociétés et qui font le bonheur de tous ces nababs,
laissent entendre un monde de plus en plus enclin à « la communication » et au contact, or au contraire, la qualité des rapports humains a baissé, les gens s’appellent pour se dire
« tu sais, je t’appelle de mon dernier i-phone ou nokia … », ils se chargent eux-mêmes de faire la publicité…


 


Les clients des opérateurs de téléphonie mobile au Maroc par exemple sont des millions, mais ces mêmes millions de
personnes équipées d’une technologie censée faciliter et accélérer l’échange de l’information et pourquoi pas la mobilisation des foules pour les bonnes causes, ne savent vraiment rien de ce qui
se passe loin des trois ou quatre grandes villes. On s’envoie des sms ou texto à 4 ou 2 dh le message, pour dire à l’autre avec qui on est en même temps en train de « chatter » sur
internet « lol mon pot», or 4 ou 2 dh c’est justement le prix du pain au Maroc …bref, Carlos Slim et les autres ont la « clairvoyance » de s’enrichir sur le dos des
imbéciles qui se croient « modernes et civilisés »…


 
Amitiés