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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 00:30

 

 

"You cannot manage what you do not measure"

"Vous ne pouvez gérer ce que vous ne pouvez évaluer"

(Dicton "managérial" très prisé des gourous « Businessques » anglo-saxons…)

 

 

 

 

La Comédie Humaine … 

 

Kate Middleton, Duchesse de Cambridge, et son époux, un des héritiers de la couronne britannique, ont assigné en justice, dans plusieurs pays, journaux et magasines pour avoir publié les photos de cette éminente personnalité : en monokini ou "topless", suivant l’expression technique des médias « people »…

 

Le retour de bâton pour "crime de lèse-majesté" est immédiat.

 

Ainsi, Michael O'Kane, directeur du quotidien irlandais Irish Daily Star, vient d’être mis au chômage pour avoir publié les dites photos. Encore mieux : un de ses propriétaires milliardaires, Richard Desmond, est tellement furieux qu’il vient d’annoncer à la BBC prendre toutes les dispositions nécessaires pour fermer définitivement le journal :

 "… taking immediate steps to close down" !

 

Ce seront 120 personnes, actuellement employées, qui vont se retrouver sur le pavé. Non compris le directeur, déjà viré. (1)

 

La France, toujours en pointe dans la défense de "La Dignité de l’Homme et de la Femme", vient d’interdire, par décision de justice, toute publication des dites photos à compter du 18 septembre. Elles y avaient, en effet, été introduites par le magasine "Closer", filiale du groupe de presse italien Mondadori, propriété de l’ex-premier ministre Silvio Berlusconi. Qui les avait publiées en Italie dans son média à sensations intitulé : "Chi"…

 

En contrepoint de ce cabotinage burlesque, se déchaîne dans les pays occidentaux une colossale campagne islamophobe sur fond de "films", "caricatures", "documentaires", "débats". Propagée, amplifiée, par tous les gouvernements et médias, unis dans une mobilisation sans faille.

 

Au nom de la « liberté d’expression », travestie en « liberté d’insulter » dans une totale impunité, l’incitation à la haine religieuse se déchaîne à nouveau. Dès lors qu’il s’agit de diaboliser : l’Islam.

 

Rien de neuf depuis les Croisades. Le curseur de l’inconscient collectif occidental reste bloqué au X° siècle…

charlie-hebdo-publisher-charbIllustration du Brésilien Carlos Latuff sur les caricatures islamophobes de Charlie Hebdo

 

 

Une opération méticuleusement planifiée

 

Que dissimule l’épandage de ces gaz toxiques, enfumant les opinions publiques en Occident ? Fanatisme encouragé, banalisé.

 

Inadmissible, au regard de l’intelligence et du sens des responsabilités.

 

Les enjeux ou défis, posés par la gestion anarchique de notre planète quant à ses perspectives de développement pour une population qui va atteindre prochainement 9 milliards de personnes, sont plus qu’urgents à maîtriser : alimentation, accès à l’eau potable, santé, éducation, emplois, ressources, protection de l’environnement en dégradation exponentielle… S’il y a information, mobilisation d’une opinion publique et de ses relais de décision, c’est avant tout sur ces domaines prioritaires qu’il conviendrait d’agir. (2)

 

Illégal, au regard des législations dans nos différents pays.

 

En France, la loi n° 92-1336 du 16 décembre 1992, entrée en vigueur en 1994, renforçant les dispositions du Code Pénal, dispose clairement, expressément, dans son article 246 (3) :
« Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement. »

 

Mais, en France, au vu du privilège de l’impunité dont jouissent certaines catégories de diffamateurs et d’incitateurs à la haine : “La Loi” n’est pas la même pour tous. En son temps, Jean de la Fontaine, dans sa fable Les Animaux malades de la peste, dénonçait déjà l’exercice d’une Justice à géométrie variable :

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

 

Israel criticism not allowed by latuff2Interdit de blasphémer

 

En fait, s’agissant d’une opération de propagande, il est évident que la Fonction Judiciaire est paralysée par un Racisme d’Etat institutionnalisé. Alors qu’elle est organisée par la nomenklatura au pouvoir, détenant tous les médias, avec en pointe les radios et TV du "Service Public" (la TV franco-allemande, dite "culturelle", ARTE se distinguant par son implacable acharnement...), quel procureur au nom de la protection de notre collectivité et de l’ordre public, s’aventurerait à demander des comptes et l’application de la loi aux propagateurs de la “haine islamophobe” ?

 

Bien sûr pour se donner bonne posture, on gommera le mot « haine », le remplaçant par « peur ». « Je ne hais pas l’Islam », « j’ai peur de l’Islam ». Et, le tour est joué. Avec les applaudissements médiatiques.

 

Rien d’étonnant dans ces conditions, pathétique fond de poubelle audiovisuel de racisme imbécile, d’assister à la prestation d’une actrice bas de gamme invitée sur tous les plateaux de radio et de TV, journalistes et présentateurs complices, comme s’il s’agissait d’une éminente théologienne ou islamologue.

 

A l’égal de femmes à la dimension intellectuelle et spirituelle d’une Denise Masson. De confession chrétienne, qui a écrit des ouvrages empreints d’un immense respect pour l’Islam, se livrant même à une des meilleures traductions en français du Coran. Ou, encore, d’une Eva de Vitray Meyerovitch, convertie à l’Islam à la suite d’années d’études et de méditations sur les textes fondamentaux de ses plus grands penseurs, philosophes, mystiques et poètes.

 

Et, l’entendre affirmer son « islamophobie ». Avec la bonne conscience de son abyssale inculture et de son infinie stupidité. Avec, surtout, l’assurance de son impunité. (4)

 

Ces opérations méticuleusement planifiées, à partir de provocations astucieusement agencées et mises en scène, recourent en permanence aux mêmes ficelles, clichés et procédés. Enième répétition de ces campagnes  de propagande au matraquage entretenu par d’énormes moyens financiers. L’objectif premier étant de fanatiser les opinions occidentales, tout particulièrement en France, à intervalles réguliers. (5)

 

La diabolisation de l’Islam ayant pour finalité, évidemment, la justification de toutes les prédations et violences commises par l’Occident dans les pays musulmans. S’ajoutant, à présent, la préparation et le prochain déclenchement d’une guerre de grande ampleur à l’encontre de plusieurs pays musulmans, dont l’Iran représente la cible majeure.

 

Manière, aussi, de faire comprendre aux communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique du nord (Canada & USA) qu’il leur sera impitoyablement interdit de protester et d’émettre la moindre opinion contradictoire. Quel que soit le niveau et le genre de violences, présentes ou à venir, infligées par l’Occident aux pays musulmans dans le monde. Libertés d’expression et de réunion, traditionnellement garanties dans les Constitutions de nos pays "démocratiques", ne s’appliquent pas dans ce cas précis…

 

L’intellectuel britannique Rodney Shakespeare (6) nous invite à regarder au-delà de ce rideau de fumée. Percevoir coulisses et acteurs de l’opération de fanatisation des opinions publiques occidentales et d’intimidation des communautés musulmanes vivant dans les pays occidentaux, du Canada à l’Australie en passant par l’Europe (7) :

« Cela fait partie de l’assaut général de l’Occident contre l’Islam avec pour cible d’affaiblir tous les Etats musulmans afin qu’aucun d’entre eux ne puisse se dresser contre l’expansion continuelle d’Israël.

Mais, d'autres forces incitent l’Occident à la guerre et elles sont encore plus puissantes que l’habituel désir d’humilier et détruire l’Islam. Forces financières et économiques, aux effets d’autant plus destructeurs que leur pouvoir de décision est prédominant. »

 

Nuclear Israel by Latuff2

"L’Iran est une menace pour la paix"

 

 

Un bellicisme halluciné

 

Le dernier point soulevé par Rodney Shakespeare est fondamental. 

 

Ce ne sont plus seulement les lobbies du complexe militaro-industriel  qui veulent la guerre. Mais, encore plus virulents, implacables, dans leurs incantations quotidiennes : les « forces financières et économiques ». Quelques brefs exemples d’articles et déclarations provenant, ces jours-ci, des centres de décision de ces milieux : Londres, Tel Aviv et Washington/New York.

 

Signe fort, venant tout juste d’être lancé depuis la City de Londres, regroupant l’essentiel de la finance et de la spéculation internationales, via son hebdomadaire de référence : The Economist.

 

C’est, principalement, à partir de ce média que sont lancées approbations et directives des "forces financières et économiques", reprises dans les pays occidentaux en copié-collé, par journalistes et chroniqueurs traitant de l’Economie. Tout spécialement en France, avec une piteuse servilité. Soutenant avec férocité, outre les guerres coloniales et dictatures dans les pays musulmans et ailleurs, tous les programmes antisociaux et de démantèlement des services publics dans nos propres pays.

 

Dans son édition du 15 septembre 2012, The Economist intitule ainsi son éditorial (8) :

« Le gendarme du monde ne doit pas se retirer de la région la plus dangereuse du monde ; au contraire, l’Amérique devrait davantage s’impliquer »

 

Justifiant son raisonnement, en posant comme axiome: le « Dysfonctionnement Arabe » (Arab dysfunction). Expression qui, par son nébuleux conceptuel et son racisme viscéral, évoque celle appliquée à la Chine, « l’Homme malade de l’Asie », lors de son occupation et pillage par les pays occidentaux pendant un siècle. Les slogans changent cyniquement l’emballage, mais l’hyperviolence coloniale reste identique.

 

S’en suit une ode, dithyrambique, au rôle impérial et militaire des USA, aussi nécessaire dans sa configuration actuelle qu’urgent à développer dans les années à venir :

« … Plus que jamais nous avons besoin des Etats-Unis » (the United States is more needed than ever).

[…] Car, sans eux la Renaissance et la Démocratie dans les pays arabes et musulmans sont impossibles : « … ils restent essentiels à tout progrès » (America will remain essential to progress).

[…] La preuve en est : la réussite de l’implantation de la démocratie en Lybie, due « … en grande partie à la puissance de feu de l’Amérique dès le départ de la campagne contre le régime de Kadhafi » (largely thanks to American firepower at the start of the campaign against the Qaddafi regime).

[…] « … L’Amérique devrait faire davantage au Moyen-0rient, et non pas moins » (America should do more in the Middle East, not less), et clairement suggéré dans l’article une intervention armée et officielle en Syrie avec, sous-entendu, un élargissement de ses actions militaires aux pays voisins : l’Iran, en premier, pour ne pas le nommer.

[…] Avec pour conclusion : « … L’Amérique a tout à gagner en restant au cœur de ce grand éveil », ou Renaissance du Moyen-Orient (America has everything to gain from being at the heart of this great awakening).

Netanyahu Bloodthirsty Pirate by Latuff2Bellicisme, piraterie, et terrorisme

 

Aussi fort, dans le genre « plus fanatique que moi tu meurs », une autre récente déclaration dont on doit tenir compte. Celle d’une éminente personnalité du monde financier et économique : David Paul Goldman.

 

Ancien banquier de Wall Street où il a exercé des fonctions de direction dans les plus grands établissements de la place, en particulier le Département de Recherches de la Bank of America, il appartient à “l’élite” de l’extrémisme sioniste. Participant, avec le titre de Visiting Fellow, aux travaux d’un des puissants lobbies de cette mouvance, le : Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA).

 

Collaborant à plusieurs sites et médias, il vient de publier dernièrement sous son pseudo “Spengler”, dans le très sérieux Asia Times de Hong Kong, un article daté de Tel Aviv – 18 septembre 2012, intitulé (9) :

« Une guerre totale au Moyen-Orient serait aussi bien »

(All-out Middle East war as good as it gets)

 

Faisant l’apologie d’un bombardement des installations nucléaires iraniennes par Israël, qui d’après lui serait d’une grande facilité militaire et technique, avec en toile de fond la destruction du sud Liban et de l’Iran, il n’hésite pas à prétendre :

« En l’absence d’un leadership Américain imposant ses intérêts stratégiques dans la région, Israël pourrait ainsi sauver les Etats-Unis »…

 

Le plus saisissant dans cette rhétorique est l’absolu mépris, confit de racisme, à l’égard du monde Musulman :

« A long terme, il n’y a aucun raison d’être optimiste pour le monde Musulman. Il contient deux groupes de pays : ceux qui ne peuvent pas nourrir leurs enfants comme l’Egypte, et ceux qui ont arrêté d’en avoir comme l’Iran, la Turquie, l’Algérie et la Tunisie.

Les nations Musulmanes semblent passer directement de l’enfance à la vieillesse, sans transiter par l’âge adulte, d’un monde prémoderne à un monde postmoderne … ».

 

Insinuant ainsi, devant cet état de décomposition, sinon de faiblesse absolue : nous avons les mains libres pour faire ce que bon nous semble… Autre “non-dit” : l’attaque du Pakistan pour s’emparer de son arsenal nucléaire qu’il avait édifié pour faire face aux menaces de l’Inde. Les idéologues occidentaux de l’instauration du chaos dans les pays Musulmans estimant qu’aucun d’entre eux ne doit être en possession non seulement de "l’arme nucléaire", mais aussi du "savoir nucléaire".

Assertion, permettant à David Goldman de formuler cyniquement sa conclusion :

« Il n’y a rien à attendre de la plupart des pays Musulmans, si ce n’est de les voir s’enfoncer calmement dans un irréversible déclin.

Une guerre totale dans la région se produira tôt ou tard. Autant l’entreprendre sans tarder. »

Obama and Iran by Latuff2

 

 

Bellicisme diplomatique

   

Cette logique de guerre, méthodiquement déclinée par The Economist ou David Goldman, n’est pas à prendre à la légère. D’autant plus qu’elle vient d’être confirmée par l’ancien ambassadeur américain en Israël, occupant cette fonction à deux reprises : Martin Indyk.

 

Personnalité plus qu’influente pour avoir exercé, et exercer, parallèlement à ses fonctions diplomatiques officielles, les plus grandes responsabilités dans les principaux lobbies de l’extrémisme sioniste. Parmi les plus connus : American Israel Public Affairs Committee(AIPAC), Washington Institute for Near East Policy, et le Brookings Institution dont il est l’actuel directeur du programme pour « les Affaires étrangères ». Il a enseigné dans plusieurs établissements universitaires, dont le Moshe Dayan Center for Middle Eastern and African Studies, à Tel Aviv University.

 

Lors d’une table ronde organisée tout récemment par la chaîne américaine CBS, il annonce l’engagement militaire des USA contre l’Iran d’ici 6 mois, début de l’année 2013. En fait, après l’intronisation officielle du président élu, au mois de novembre, qui se tiendra fin janvier prochain (10) :

« … Je crains que 2013 ne soit l’année au cours de laquelle nous aurons une confrontation militaire avec l’Iran »

(I am afraid that 2013 is going to be a year in which we’re going to have a military confrontation with Iran).

 

 

La prédiction de Sun Tzu

 

Ce concentré de fanatisme, d’irresponsabilité, de délire guerrier, peut laisser pantois. Le plus sidérant étant la démesure de cette mégalomanie de dimension intergalactique ! Emanant d’une caste, d’une oligarchie, prétendant modeler le monde, ses peuples et nations, dans l’hyperviolence et le mensonge.

 

Imbus de leurs féroces sentiments de supériorité : « Nous, Maîtres de l’Univers ».

 

Toutefois, l’ambiance hystérique se dégonfle tel un ballon percé, dès que l’on prend du recul quant à cette idéologie dominante, forgée par des psychopathes sanguinaires. Ne serait-ce qu’en feuilletant le Traité de Stratégie de Sun Tzu, remontant à 5 siècles avant notre ère : “L’Art de la Guerre”. (11)

 

Mélange de réflexions, stratégiques, tactiques mais, surtout, pétries d’une profonde sagesse. Encore faut-il, dans un effort d’exégèse, franchir le seuil du texte dont le simplisme ou l’hermétisme, apparents, peuvent dérouter de prime abord. Les 13 courts chapitres du Traité de Sun Tzu, 2500 ans plus tard, sont d’une étonnante modernité. (12)

 

Surprenant. Il n’est pas étudié dans les écoles militaires “OTANesques”, de nos jours. Par contre, il est mis à toutes les sauces dans les manuels de gestion d’entreprises et d’organisations, surtout anglo-saxons. Où, sa pensée est vigoureusement mise en bouillie par des théoriciens, pondant à intervalles réguliers des ouvrages de “recettes managériales” du niveau “romans de gare”.

 

Il est vrai que dans les Ecoles Militaires occidentales, on n’y enseigne, actuellement, ni la géopolitique, ni la stratégie. Dans la rigueur méthodologique, l’observation factuelle, historiques, géographiques, sociologiques, culturelles, qui devraient en constituer l’essence. Mais, uniquement : “l’idéologie”.

 

Celle déversée par les Think Tanks US. Sous sa forme unique : impériale ou coloniale. Ce qui revient au même. Dans son expression unique, on n’ose pas dire sa “pensée unique” :

« Comment s’emparer des richesses et ressources de plus faible que soit après l'avoir, au préalable, diabolisé ».

 

Targeting Iran nuclear program by Latuff2

 

Les USA ciblant le programme nucléaire civil de l’Iran, avec inscrit sur le pot de peinture : "Lies" (mensonges, en anglais)

 

 

Si Sun Tzu était lu, et surtout étudié. Encore mieux, s’il pouvait donner conférences et séminaires dans les Ecoles Militaires et Cercles Diplomatiques, en lieu et place des ignares propagandistes de l’idéologie dominante... Il déclinerait les erreurs élémentaires des nomenklaturas au pouvoir, souhaitant la guerre.

 

Samuel Griffith en a extrait la substantifique moelle, rappelant combien Sun Tzu (13):

« … considère le facteur moral et intellectuel ainsi que les circonstances de la guerre comme plus importants que l’élément matériel et il recommande bien aux rois et aux chefs d’armée de ne pas se fier à la seule puissance militaire ».

 

Provoquer une guerre au Moyen-Orient serait cumuler des aberrations fondamentales, d’après Sun Tzu. Au minimum, à 6 niveaux d’approche en interaction (14) :

 

i)  Légitimer une guerre

« Si ce n’est dans l’intérêt de l’Etat, n’agissez pas. Si vous n’êtes pas en mesure de réussir, n’ayez pas recours à la force armée. Si vous n’êtes pas en danger, ne vous battez pas ». (XII-17-244)

 

Aucun pays du Moyen-Orient n’attaque, ne bombarde, ne massacre, n’occupe militairement, ne spolie ou ne pille, un quelconque Etat occidental. C’est le contraire qui se déroule, depuis des décennies.

 

ii)  Surestimer ses moyens

« Dans la guerre le nombre seul ne procure aucun avantage. N’avancez pas en vous reposant exclusivement sur la puissance militaire ». (IX-45-211)

 

En actualisant, on constate que les Etats occidentaux sont aveuglés d’arrogance par leur “puissance technologique”. L’arraisonnent électronique, par l’Iran, du drone le plus perfectionné de l’arsenal des USA en est un parfait exemple.

 

Avoir des satellites de surveillance et d’écoute, ainsi que s’en vante l’OTAN : c’est bien. Connaître la marque de bière préférée et l’anxiolytique quotidien de chaque commandant de base de l’OTAN, comme la Résistance Afghane le pratique : c’est encore plus performant.

 

iii)  Sous-estimer l’adversaire

Deux principes à méditer :

« Connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles, vous ne courrez jamais aucun danger ». (III-30-150)

« […] Celui qui manque de prévoyance et sous-estime son ennemi sera certainement pris [vaincu] par lui ».  (IX-46-212)

 

Prenons pour exemple le désastre militaire occidental en Afghanistan.

 

Les pays de l’OTAN n’ont rien compris au pays et n’ont même pas cherché à le connaître. Murés dans leur racisme, leur fanatisme « d’Etre supérieur ». Le mépris pour le pays et son peuple. Comme dans toute guerre coloniale. De la propagande jusqu’aux opérations militaires. Outre les massacres barbares de villageois et de fêtes de mariages, ce sont des Corans brûlés publiquement sur la base de Bagram, des cadavres de résistants sur lesquels des soldats hilares urinent devant les caméras, etc.

 

Ce peuple de valeureux guerriers, depuis la nuit des temps, vient de donner à l’OTAN la semaine dernière, 14 septembre 2012, une des plus extraordinaires leçons d’opération-commandos de l’histoire militaire. (15) Après 11 ans d’occupation atroce. Dans le silence de nos médias, bien entendu…

 

Là, il ne s’agit pas de voyous jouant les Rambo en débarquant de nuit dans des villages pour en massacrer le responsable et sa famille qu’on fera passer pour un “commandant”, ou encore attaquer une villa pour y tuer un vieillard malade et reclus qu’on présentera en Grand Méchant Loup.

Non. C’est une "action commando" de très haut niveau de conception et d’exécution. Et, aussi, de courage exceptionnel. 

 

Une douzaine de Résistants Afghans ont pénétré sur une des plus grandes bases militaires de l’OTAN dans le monde : "Camp Bastion", dans la province de Helmand, contenant entre 20000 et 30000 hommes, suivant les périodes.

 

Franchissant de nuit tous les systèmes de surveillance électronique et d’armes automatiques. Détruisant 8 chasseurs-bombardiers Harrier, en endommageant autant. Faisant sauter trois dépôts-stations de carburant pour avions, hélicoptères et véhicules. Détruisant au passage camions et dépôts de munitions. Les soldats de la garnison paniqués ont passé le reste de la nuit, avec leurs lunettes de vision nocturne, à se mitrailler entre eux au milieu des incendies et des fumées de carburants…

 

J’espère qu’un jour le cinéma Afghan réalisera un film sur l’exploit de ses Résistants.

 

iv)  Attaquer une Nation qui n’attaque personne  

Une Nation attaquée sur son territoire, injustement, illégalement au regard du droit international, dès lors qu’elle a les moyens de se défendre, est imbattable. Ainsi que le rappellent deux des principes de Sun Tzu :

« Celui qui occupe le terrain le premier et attend l’ennemi est en position de force ». (VI-1-169)

« Un terrain sur lequel l’armée ne peut survivre qu’en se battant avec l’énergie du désespoir est dit “mortel” [pour l’assaillant ou l’envahisseur] ». (XI-10-225)

 

v)  Se croire invulnérable

« Un terrain où l’on accède par un goulot, d’où l’on sort par des voies tortueuses, et permettant à une force ennemie réduite de frapper la mienne plus importante est appelé “encerclé” ». (XI-9-225) 

 

La flotte de l’OTAN jouant à L’Invincible Armada, s’entassant dans dans la nasse qu'est le Golfe Persique après avoir franchi le Détroit d’Ormuz, loin d’être une démonstration de force, est une démonstration d’imbécillité.

 

vi)  Ne pas anticiper l’évolution d’un contexte

« De même que l’eau n’a pas de forme stable, il n’existe pas dans la guerre de conditions permanentes ».  (VI-29-177)

 

Un contexte peut évoluer très vite. Une guerre dite “régionale” devenir une guerre “mondiale”.

 

Exemple. Lors de la Guerre de Corée (1950-1953), les occidentaux, munis d’un mandat de l’ONU (la Russie boycottant le Conseil de Sécurité du fait de leur refus d’y admettre la Chine Continentale – seule l’ile de Taïwan était considérée comme étant la Chine), pensaient occuper la Corée du nord jusqu’à la frontière chinoise. Et même, au-delà...

Mandat de l’ONU ou pas, menacés de la bombe atomique par le général Mc Arthur, les Chinois qui n’avaient aucun moyen (ni aviation, ni matériel lourd, ni bombe atomique) au sortir de la guerre contre le Japon et la lutte contre les occidentaux, sous forme d’une guerre civile, derrière Tchang Kaï-chek (réfugié à Taïwan après sa défaite), ont envoyé au combat 250000 hommes pour faire entendre raison à l’Occident…

 

 

Ainsi, vous voulez une guerre ?... Y tenant, absolument !

 

Vous croyant dans un restaurant, confortablement installés, serviette nouée autour du cou, cigare dans vos pochettes en soie assorties à la couleur de vos chaussettes… Vous avez même choisi dans le menu :

« Régionale » !...

 

« Régionale », dites-vous ?... Pourquoi pas ?... Ça fleure bon le terroir…

 

Comme vous l’annoncerait Sun Tzu :

« Vous allez être servis !... »

 

 

 

 

 

 

(1)  "Topless Kate pics leave Irish Daily Star editor job hunting", RT, 18 septembre 2012, http://rt.com/art-and-culture/news/editor-kate-topless-photos-395/
(2)  Voir les interorgaions alarmantes de quelques éminents chercheurs : http://video2.ted.com/talk/podcast/2011G/None/PavanSukhdev_2011G-480p-fr.mp4, ou encore : http://www.ted.com/talks/lang/en/johan_rockstrom_let_the_environment_guide_our_development.html
(3)  “LOI no 92-1336 du 16 décembre 1992 relative à l'entrée en vigueur du nouveau code pénal et à la modification de certaines dispositions de droit pénal et de procédure pénale rendue nécessaire par cette entrée en vigueur”,

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000177662&categorieLien=id
(4)  "Véronique Genest se déclare « islamophobe » ", Voici, 18 septembre 2012, http://www.voici.fr/news-people/actu-people/veronique-genest-se-declare-islamophobe-465850
(5)  Le sujet a maintes fois été abordé dans ce blog. Voir, en particulier :

=>  L’islamophobie : le Cancer de l’Europe (11/02/2007)
=>  L’infanticide, “preuve extrême de la violence du judéo-christianisme” ? (05/09/2010)
=>  Charlie Hebdo : Pétard Mouillé (10/11/2011)
(6)  Rodney Shakespeare est un économiste-chercheur-enseignant en « Binary Economics », immense domaine d’études sur une refonte du système économique actuel. A l’état embryonnaire en France, du fait du barrage médiatique et académique sur ce type de réflexion…

Admirable humaniste, il est un ardent défenseur de “La Dignité Humaine”. A ce titre, parmi toutes ses activités et responsabilités :
=> cofondateur du Global Justice Movement (www.globaljusticemovement.net)
=> membre du Christian Council for Monetary Justice (http://www.ccmj.org/members/)
=> président du Comité contre l’usage de la torture au Bahreïn (Chair of the Committee Against Torture in Bahrain)
(7)  Rodney Shakespeare, "Zionists, US launch all-out war on Islam", Press TV, 18 septembre 2012, http://www.presstv.ir/detail/2012/09/17/262075/uszionists-escalate-onslaught-on-islam/

(8)  “The world’s policeman must not retreat from the world’s most dangerous region; indeed America should do more”, The Economist, 15 septembre 2012, http://www.economist.com/node/21562914

(9)  Spengler (David Paul Goldman), “All-out Middle East war as good as it gets”, Asia Times, 18 septembre 2012, http://www.atimes.com/atimes/Front_Page/NI18Aa01.html

(10) “US will strike in early 2013 – Former American ambassador to Israel”, RT, 17 septembre 2012, http://rt.com/usa/news/us-iran-2013-israel-361/

(11)  Sun Tzu, “L’Art de la Guerre”, préface et introduction par Samuel Griffith, éditions Flammarion, Collection Champs-essais, 2008. 

(12)  Comme pour Homère, des historiens discutent encore pour savoir si le personnage a existé, si le Traité et ses 13 chapitres représentent une compilation de plusieurs auteurs, etc. Je m’en tiens au plus simple, laissant à Samuel Griffith le soin de présenter les différentes hypothèses, Op. Cit.

(13)  Samuel Griffith, Op. Cit., p. 13.

(14)  Les citations renvoient à l’ouvrage de Samuel Griffith (Op. Cit.) : le chiffre romain au chapitre, le chiffre suivant au paragraphe, le dernier à la page.

(15)  “US lost eight jets in worst air loss in one day since Vietnam war”, RT, 17 septembre 2012, http://rt.com/usa/news/us-jets-attack-taliban-343/

 

 

 

 Illustrations de Carlos Latuff. Les caricatures du talentueux Brésilien, publiées dans de nombreux pays, sont visibles sur son site : http://latuffcartoons.wordpress.com/

 

 

 

 

 

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commentaires

Georges Stanechy 26/09/2012 17:05


 


 


 


Cher Abdelkader


 


Nous sommes nombreux à nous interroger, comme toi, sur ce phénomène. Ne serait-ce qu’en Europe. Je le mesure dans des échanges avec amis et
relations de plusieurs pays européens… Seulement, ces interrogations ou remises en cause sont actuellement, totalement étouffées, occultées, rendues invisibles par le système institutionnel en
place. Avec, bien sûr, son "système d’information politique".


 


C’est dans cette direction qu’il faut regarder et travailler. Mais, comment réformer ?


 


Car, il est incontestable qu’une "ploutocratie" a pris le contrôle absolu de nos institutions, dans chacune de nos nations. Ploutocratie
dont l’enrichissement initial, globalement, a pris racine dans le pillage colonial (outre la France, britannique, hollandais, espagnol, belge, etc.). Lâchant un tant soit peu du lest au lendemain
de la deuxième guerre mondiale, dans des concessions sociales : "Etat Providence", "Welfare
State". Suite aux promesses de "l’effort de guerre" consenties aux citoyens, combattants et résistants, concernés.


 


Mais, dès la disparition des grands intellectuels contestataires issus de cette période (Sartre en France, Russell en Grande-Bretagne, etc.) et, surtout, dès l’écroulement du contre-modèle ou de
l’utopie marxiste représentés par l’URSS, son triomphalisme ne connaît aucune limite.


 


Toutefois, les "colonies" se faisant à présent plutôt rares et « l’argent facile » moins évident, cette oligarchie renforce sa
frénétique voracité d’accaparement dans le pillage des richesses de nos propres Nations !...


 


Pillages nationaux dans nos riches pays via, essentiellement, une fiscalité abusive de privilèges pour cette caste et confiscatoire au
détriment du Peuple.


 


Elargissant son emprise au niveau supranational pour mieux en coordonner, en bétonner dirais-je (le volet répressif et policier ["lois
antiterroristes", et bla-bla…] devenant inévitablement de plus en plus nécessaire), l’ampleur et la fiabilité des mécanismes d’appropriation exclusive (UE, OTAN, etc.).


 


Quelle que soit la dénomination du parti, efficacement, obséquieusement, servie par un personnel politique, luxueusement ou généreusement,
entretenu. Après avoir été soigneusement coopté. Et, comme tu as raison de le rappeler, souvent depuis de longues années, dans ce qu’il convient d’appeler de véritables
« viviers ».


 


Notons une particularité emblématique de la France, sur laquelle une étude sociologique approfondie serait plus qu’intéressante à
mener !...


 


En effet, sa nomenklatura au pouvoir (politiciens de métier et piliers médiatiques), derrière laquelle se dissimule et agit la ploutocratie,
est dans sa quasi-totalité composée de descendants de familles d’ex « colons » d’Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie…). Expliquant en grande partie, son inébranlable acharnement
"anti-arabe" et plus généralement "islamophobe" (même dissimulé sous divers artifices cosmétiques…).


 


Implacable force, aveugle, cynique. Structurant sa politique étrangère, justifiant ses "alliances complices" allant jusqu’aux "Crimes contre
l'Humanité" et la violation permanente des Conventions de Genève pour la protection des populations civiles, multipliant ses « croisades » et prédations actuelles, au Moyen-Orient tout
particulièrement.


 


On en arrive ainsi à un blocage institutionnel où, grosso modo, 10 % d’une population contrôle
80 % du reste, plongé dans une lutte pour la survie (entre marteau et enclume du chômage et du surendettement) dans l’anesthésie d’une propagande style "lavage de cerveau". Infernal modèle,
contre lequel s’insurge un noyau de 10% d’irréductibles, réduits au silence par l’appareil de désinformation, dispersés, atomisés, attachés à un idéal de liberté et de démocratie dont l’esprit a
été assassiné avec Jaurès…


 


Faudra-t-il une autre guerre mondiale, encore plus destructrice et horrible que la précédente, pour redistribuer, enfin, les
cartes ?...


 


Amitiés


 



abdelkader.dehbi.elctron-libre.over-blog.com 26/09/2012 10:40


Quand j'évoque certains noms parmi les monuments de l'humanité tels que
Pasteur ou Kant, Vinci ou Shakespeare, Edison ou Marie-Curie, Einstein ou Hugo…etc. en me disant qu'ils appartiennent tous à ce qu'on appelle l'Occident, je me prends à m'interroger : comment se
fait-il que l'élite intellectuelle ce même Occident, aujourd'hui silencieuse et nécrosée, soit à ce point lobotomisée, castrée, comme anesthésiée, envoûtée, et totalement indifférente à son
propre devenir et au devenir de ses concitoyens, que des aventuriers politiques sans foi ni loi – précisément choisi pour cette "qualité" d'ailleurs – sont en train de jouer sur un coup de dés,
après qu'ils aient extorqué le plus "démocratiquement" du monde leur statut de représentants de leurs peuples, alors qu'en réalité, ils ne sont que de piètres satrapes, de longue date "dénichés"
et avancés sur les échiquiers de leurs pays respectifs par les chasseurs de têtes de l'Empire. Beaucoup plus en raison de leur degré de servilité, de compromission ou de vénalité,  qu'en raison de leur virilité, de leur intégrité ou de leur patriotisme.


 

Georges Stanechy 24/09/2012 14:16


 


Bonjour Yelrah


 


Merci pour ce lien, illustrant la farce de « l’arroseur arrosé » !...


 


Amicalement


 



yelrah 24/09/2012 13:41


Une petite perle relevé par S.Fontenelle.


http://www.bakchich.info/medias/2012/09/20/quand-charlie-hebdo-fait-de-lhumour-61700


 

Georges Stanechy 24/09/2012 12:36


 


Bonjour Rita


 


C’est tout le “tragique” d’une guerre civile instrumentalisée par des “intérêts étrangers” que tu pointes du doigt.


 


Ces intérêts trouvent toujours des « collabos » pour les servir. Qui espèrent, ainsi, armés et financés par ceux qu’ils pensent
être les plus forts, au moment des enjeux, en retirer de multiples bénéfices. Même si ce ne sont que des miettes au regard du total, souvent colossal, des richesses et ressources spoliées par les
dits “intérêts étrangers”.


 


On l’a vu dernièrement en Côte d’Ivoire, au richissime Zaïre ou Congo (démocratique, populaire et bla-bla…) et ailleurs.


 


L’histoire de la Chine, avec ses guerres civiles fratricides financées et armées pendant des décennies par l’Occident, est un exemple à
méditer.


 


Tchang Kaï-chek avait reçu d’énormes capitaux pour armer ses divisions, tous les matériels, équipements, munitions et techniques militaires
de l’époque avec les meilleurs instructeurs, afin de soumettre la Chine au bon vouloir des intérêts occidentaux. Il a été vaincu par une armée populaire, coupée de tout soutien financier
international, largement moins équipée que ses milices, et a dû se réfugier à Taïwan.


 


L’histoire du monde arabo-musulman me fait beaucoup penser à celle de la Chine des guerres civiles, chefs de guerre et spoliations
étrangères. Techniques, propagandes, méthodes et finalités sont exactement les mêmes. Mises à part l’introduction des nouvelles technologies.  


 


Je reste optimiste, même s’il faut laisser le temps au Temps… Certain que les Tchang Kaï-chek arabo-musulmans actuels,
« collabos » des intérêts occidentaux, et non pas défenseur ou promoteur de ceux de leurs propres Peuples et Nations, connaîtront le même sort.


 


La prédation est un « état transitoire » de rapports de force, mais en aucun cas, qu’on le veuille ou non, « le
devenir » d’une organisation humaine fondée sur le respect de la Dignité Humaine et de la Justice.


 


Amicalement


 





 



Rita Pitton 24/09/2012 12:05


 


Bonjour Georges,


 


Je suis dépitée par la guerre des musulmans entre eux quand ils devraient créer au contraire le pan -arabisme comme le voulait Nasser et Saddam Hussein. Car on le constate actuellement ce n’est
pas les blancs qui les tuent : Ils tombent par milliers sous leurs propres balles !!! On a bien vu ça en Libye et maintenant s'est en Syrie. A la grande joie des sionistes bien sûr !! Voir ces
mêmes islamistes qui ont aidé les sionistes à éliminer criminellement Kadhafi, attaqués par un film US islamophobe et enragés, c'est un bon retour de bâton. Le boomerang mérité.


 


Cette division des musulmans facilitera l'attaque sioniste contre l'Iran que Netanyahu veut absolument piller et soumettre. Car les salafistes et les wahhabites soutiendront les
américano/sionistes et seront ensuite dominés par Israël. Le Coran ??? On va le brûler je pense. Tout ça pour dire que les radicaux sont des couillons. Car la division musulmane sert Israël.
Point barre. Attendons de voir la suite et prions pour la justice et la paix !! 2013 ???????? 13 c'est le chiffre du Mauvais. Amitiés. Rita l'Universelle.


 


 

Georges Stanechy 23/09/2012 21:54


 


 


Cher Hédi,


 


Heureux de vous retrouver, dans cette "rentrée" mouvementée !


 


Je partage votre analyse. Il est effectivement plus qu’inquiétant de voir l’Occident s’emmurer dans une sphère
mentale, mégalomaniaque et hyperviolente, qui le coupe du monde réel. Incapable d’évoluer.


 


A tel point qu’il est sidérant d’y rencontrer, subir, des pseudos « élites », mais véritables
« nomenklaturas », complètement analphabètes de la réalité humaine du reste de la planète. Vue, à part des clichés culturels ou historiques d’une grossière primitivité, uniquement en
termes “économiques”. Et encore, économiques sous l’angle de la prédation…


 


Je retiens, tout particulièrement, un terme de votre analyse :


« ... pensée anéantie par le silence et l'oubli institutionnels ».


 


Oubli, méticuleusement cultivé, entretenu, par politiciens et médias (sans oublier l’édition et le cinéma…). Cette lobotomie atteint à
présent, dans une société prétendue "de l’information", une dimension cataclysmique au niveau de l’inconscient collectif.


 


Pour prendre un exemple. Quand on voit l’hystérie de la nomenklatura des USA (France, Grande-Bretagne ou Allemagne partageant la même
pathologie, pour ne parler que des principaux) à l’encontre de l’Iran : pays exceptionnel par la dimension, la richesse de sa civilisation millénaire, de sa culture. Depuis l’architecture
jusqu’à l’art de ses jardins, ou de sa poésie et de sa spiritualité. Henri Corbin, dont vous mentionnez l’importance, Charles-Henri de Fouchécour,
ou Patrick Ringgenberg en témoignent de façon impressionnante.


 


Les USA ont la chance, pourtant, d’avoir parmi les meilleurs « iranistes » du monde. Je pense à
Richard Nelson
Frye, fondateur du "Centre des Etudes du Moyen-Orient" à Harvard, et créateur du premier programme d’études iraniennes aux
USA… Très âgé, à présent, extrêmement respecté en Iran, amoureux fou du pays, il a exprimé le souhait d’être enterré à Ispahan.


 


Ville où sont déjà enterrés deux autres spécialistes américains de l’Iran, Arthur Upham Pope et son
épouse Phyllis Ackerman (fondateurs de l’"Asia Institute" de Shiraz), où ils résidèrent jusqu’à leur
mort. Les Iraniens leur ont construit un magnifique mausolée dans le plus beau parc de la ville, qui porte d’ailleurs le nom de "Parc du Professeur
Pope".


 


Les travaux de ces éminents chercheurs et amis de l’Iran, de leurs étudiants ou disciples, sont inconnus de la
caste au pouvoir américaine. Rêvant uniquement d’écraser le pays sous les bombes, pour en pomper gratuitement gaz et pétrole. Comme au temps de la sanguinaire dictature du Shah qu’ils avaient
imposée après le coup d'Etat organisé contre le premier ministre d’alors, Mossadegh, régulièrement élu.


 


Oui. L’anéantissement de la pensée…


 


Amitiés


 



Dhoukar Hédi 23/09/2012 12:17


Cher Georges,


Content de vous retrouver en forme après les vacances.


Un des problèmes que pose l'Occident réside dans son rapport au savoir. La connaissance est recherchée, non dans le but de s'intégrer à l'univers, de comprendre ce qu'il comporte et de s'y
adapter au mieux— ce qui est l'approche de la sagesse qui ne perd jamais de vue le global au profit du particulier—, mais à instrumentaliser le savoir —tout savoir— dans le but de soumettre et de
dominer, la nature comme les hommes. À partir de là, il y a une malformation générale à la base, qui est structurelle. Tout ceux qui tentent de  redresser cette malformation, comme  les
René Guénon, Henri Corbin, ou les Hannah arendt et Simon Weil, pour ne citer que quelques uns, voient leur pensée anéantie par le silence et l'oubli instituitionnels. Pour les Occidentaux, le
savoir doit servir à faire la guerre conçue comme un état naturel depuis au moins les guerres de religion et avant que l'Occident ne déborde sur la planète entière. C'est-à-dire, qu'au départ,
cette agressivité est un phénomène intérieur également structurel, lié à la structure féodale d'origine. Le racisme viendra ensuite la propulser vers l'extérieur sous la forme du colonialisme et
de l'impérialisme. Je me suis souvent interrogé sur la signification du terme dialectal tunisien : gouerra, pour désigner les étrangers européens. Il semble découler d'une déformation du
mot guerriers. Depuis les Croisades, les équipées de Charles Quint et de ses mercenaires, jusqu'à la colonisation, la rive sud de la Méditerranée n'a connu les Européens que sous cet
aspect guerrier.


Alors, Sun Tzu, comment pourrait-il être compris avec une telle déformation à la base ? De travers! Sa pensée est telle, en effet, que, prise au premier degré, et sortie de son contexte —qui
traite uniquement de l'art de la guerre—,  pourrait presque tout justifier. Sa profondeur exige des exégètes pour la mettre à la portée du commun. Et encore! Car l'essentiel de cette pensée
réside dans le fait qu'elle est un TOUT dont les parties s'alimentent les unes les autres. Elle a un aspect organique tel que l'on ne peut pas faire fonctionner l'estomac avant la bouche —c'est
une image bien entendu. Or, le problème de l'approche occidentale au savoir repose sur la différenciation, la partiellisation, la spécialisation, la compartimentation au sein de chaque science,
et dans l'existence de frontières étanches séparant les différents savoirs. Tout cela finit par faire perdre de vue l'ensemble. Or, sans vision d'ensemble, on est myope. La multiplication des
"think thank"  est significative de la volonté de rechercher une telle vision d'ensemble. Mais celle-ci, à son tour, est tributaire de l'argent et des lobbies, et donc faussée à la base. On
retrouve toujours  la déformation àl'origine. Demander à un occidental de comprendre Sun Tzu équivaudrait à obtenir d'un corps solide le comportement d'un corps liquide, et vice versa.


Avec mes salutations amicales


Hédi