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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:25

 

 

« Dis-moi comment tu traites La Femme, et je te dirai qui tu es. »

Marek Halter  (1)

 

 

 

En ce 8 mars, « Journée de La Femme », ou plus précisément « Journée des Nations Unies pour les Droits de La Femme et la Paix Internationale », ayons une pensée pour une femme dont on n’évoque jamais le sort dans les médias de l’Empire : Aafia Siddiqui.

 

aafia-siddiqui-608.jpg

 

Quelques courageux s’y sont essayés, en dehors des véhicules traditionnels de l’appareil de désinformation. Notamment, dans les médias indépendants anglophones (2) et francophones (3). Il est vrai que le Pakistan, c’est loin.

 

Oui, Aafia Siddiqui est Pakistanaise. Diplômée en neurosciences d’une des plus prestigieuses universités des USA, le MIT (Massachussetts Institute of Technology). Elle s’était spécialisée dans les modes d’apprentissage des enfants et sur les thérapies de la dyslexie. 

 

Mariée, mère de trois enfants : deux garçons et une fille. Partageant son temps entre ses consultations, car elle était médecin avant tout, ses recherches, son enseignement. Musulmane pratiquante, elle trouvait le temps d’animer des actions caritatives, collectant des fonds, organisant des secours, pour les démunis et les exclus de la société.

 

 

Le mensonge des escadrons de la mort 

 

Jusqu’au jour où son destin bascula. Comme souvent quand il vole en éclats, ce fut dans l’horreur. Enlevée à Islamabad, avec ses trois enfants. En mars 2003. On perd sa trace, totalement.

 

A l’exemple de ces dizaines de Pakistanais, enlevés, disparus, dont on ne connaît pas le sort. Rappelant les pratiques en usage en Amérique latine lors de l’Opération Condor où les opposants, au Chili ou en Argentine notamment, étaient victimes de ces actions secrètes organisées par les “escadrons de la mort”, émanation des services spéciaux occidentaux.

 

Puis, par un prisonnier de nationalité britannique libéré, on apprend sa présence dans le camp US d’internement et de torture de Bagram, en Afghanistan. Sous le numéro : 650. Elle y aurait subi de multiples tortures, physiques, psychologiques, et viols. Pendant 5 ans.

 

Pour couvrir cette abjection, les autorités d’occupation inventent un scénario à la hauteur de leur intelligence de soudards : “grotesque”.

 

Ils prétendent ainsi qu’Aafia Siddiqui aurait été arrêtée dans la ville afghane de Ghazni, transportant dans “son sac” des produits chimiques, des plans pour faire des bombes et une liste de cibles aux USA (entre autres : Wall Street et le Pont de Brooklyn…). Tout juste, si elle n’affichait pas tout cet attirail sur une pancarte accrochée à son dos…

 

Diabolisée, considérée comme une militante d’Al Qaïda, surnommée par les organes de propagande Lady Al Qaïda, diffamée y compris sur sa vie privée, peinturlurée en pétroleuse des armes à feu et des bombes…

 

Suite à cette arrestation, elle est interrogée par une dizaine d’hommes de l’armée et des services spéciaux US. Au cours de cette cordiale entrevue, elle aurait tenté de s’emparer d’un fusil (que faisait un fusil dans une salle d’interrogatoire ?...) tirant sans blesser qui que ce soit. C’est elle qui est blessée par balle à l’estomac.

 

Transférée aux USA, elle est jugée finalement le 23 septembre 2010 à New York. Dans sa condamnation, le juge Richard Berman, ne retient aucun motif relevant du scénario terroriste à l'encontre de cibles aux USA, ni de collusion avec Al Qaïda et autres réseaux armés. Du fait de l’absence de preuves crédibles.

 

Elle est donc condamnée à 86 ans de prison pour avoir menacé et tiré, sans les blesser, sur ses interrogateurs US. Constituant le seul acte de “terrorisme” à sa charge. Ce qu’elle a toujours nié, disant ne pas savoir utiliser une arme.

 

Mais, six militaires ont témoigné contre elle… L’accusation, par la voix de l’Assistant US Attorney (équivalent d’un substitut du procureur) Christopher La Vigne, souhaitant une condamnation à perpétuité, ne cessant de clamer : « Cet acte, ce crime était horrible par son intention », (“This act, this crime was horrific in its intent”)… (4)

 

Relevez avec soin le mot : « intention ». Le support, la légitimation de toute Inquisition : l’intention.

 

Parodie de Justice qui choque les citoyens américains eux-mêmes, du moins ceux qui se soucient des Libertés Publiques et de la Dignité Humaine. (5)

 

Avec dignité, devant les protestations de la salle d’audience à l’énoncé du jugement, Aafia Siddiqui a demandé à l’assistance de pardonner au Juge et au Jury, faisant référence au Prophète qui n’avait jamais pratiqué la revanche personnelle. Affirmant qu’elle ne voulait pas faire appel, sachant que ce serait une procédure inutile.

 

Elle est, à présent, enfermée dans des quartiers de haute sécurité à la prison de Forth Worth, au Texas, comme une redoutable criminelle. Aucun contact avec l’extérieur. Sans voir ses enfants, bien entendu.

 

 

Le silence des Belles Ames 

 

Notons qu’après plusieurs années de détention, séparés de leur mère, deux de ses enfants ont été rendus à la famille. Le troisième serait mort au moment de l’enlèvement. Ahmed l’ainé, qui avait 12 ans lors de l’enlèvement et souffre de graves troubles psychologiques, se souvient de son petit frère, Souleiman, âgé de 6 mois, gisant sur le sol dans une mare de sang. Dans son procès, Aafia Siddiqui a pu faire allusion au fait qu’ils auraient été torturés sous ses yeux.

 

Pourquoi cet acharnement ?...

 

Ces personnalités scientifiques, avec leur formation et leur expérience de niveau international, sont très surveillées par les services spéciaux. Elles forment une élite, un leadership potentiel, constituant, dans leur vision paranoïaque, un danger pour les intérêts de l’Empire et les dictatures corrompues qui contribuent à leur protection.

 

Son simple mode de vie était vécu come une provocation. Elle n’intégrait pas le circuit de la corruption. Au contraire, son comportement citoyen, son éthique, représentaient un véritable blasphème pour l’oligarchie et ses « escadrons de la mort ». Ce déni devenant un délit d’intention, une hérésie, pour atteinte aux intérêts de l’Empire.

 

D’autant plus qu’elle était une femme musulmane, ne correspondant pas aux canons de la propagande islamophobe ne cessant de les dépeindre en “femme-esclave” qu’il convient de libérer. Son dynamisme, son indépendance d’esprit, son rôle actif dans la collectivité, son influence, son rayonnement, gênaient les spécialistes de la désinformation.

 

Pour eux, il devenait indispensable de la diaboliser comme une sorcière au Moyen-Age, la brûler en place publique après torture et faux procès. Ces personnes qui veulent donner du sens à leur société, à leur collectivité, on les assassine ou on les brise. Elle est tombée dans la deuxième catégorie. Elle est brisée.

 

Pour l’Empire, c’est un exemple destiné à bien faire comprendre que même dans son comportement on se doit de se plier à ses volontés, ses normes, ses représentations, surtout dans les pays colonisés sous dictature. L’Empire ne pratique pas la “guerre contre La Terreur”. Il instaure la terreur.

 

Mais, Aafia Siddiqui n’est pas oubliée. Heureusement, blogs, sites, se sont constitués à travers le monde. Tout un maillage de solidarité, grâce à Internet. Des bénévoles voulant défendre la Dignité Humaine (6), ainsi que sa famille qui se mobilise tenant un site officiel, malgré menaces et piratages, animé par ses sœurs tout particulièrement (7).

 

Elle est devenue au Pakistan et en Asie un symbole de l’acharnement de l’Occident dans le déni du respect élémentaire de La Dignité Humaine, de la Justice, à l’égard des populations qu’il domine militairement.

 

Bien sûr, Les Belles Ames se taisent, chez nous. La cause n’est pas « vendable »…

 

Les associations et ONG ayant pignon sur rue, si promptes à s’enflammer pour le moindre “dissident”, craignent de perdre sponsors et subventions, provenant de multiples canaux. Plus souterrains et occultes que transparents. Leur hantise : voir le robinet soudainement se fermer !… Adieu voyages, congrès et autres prétextes à fréquenter palaces, plateaux TV et « grands » de ce monde !…

 

C’est le culte du Totem : la langue de bois.

 

Contemplez dans ce texte en français celui, en acajou massif, d’Amnesty International, véritable chef d’œuvre du genre (8)…

 

Elle a eu 39 ans, le 2 mars dernier.

 

Aafia Siddiqui, ton supplice incarne toute l’injustice et la violence de cet Empire malade, profondément malade, qui dans sa mégalomanie prétend donner des leçons d’humanité à la planète. Il t’a emmurée vivante, comme au Moyen-Age on jetait dans les oubliettes après la torture. Probablement, pour que tu n’entendes pas les voix de ceux qui partagent ta souffrance et exigent ta libération.

 

Mais, au-delà des murs, grilles et portes blindées, nous savons que tu ressens les vibrations de cette multitude de pensées, de tendresses, de prières, veillant sur toi…

 

 

 

 


 

 

(1)  Marek Halter, Cf. Personnalité de l’Année 2010, sur ce blog.

(2) Victoria Brittain, The Siddiqui Case – A New Turn as Lawyers Release Explosive, Secretly Recorded Tape, A CounterPunch Special Report, 14 février 2011,  http://www.counterpunch.org/brittain02142011.html 

(3)  Pascal Sacre, Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion, Le Grand Soir, 17 octobre 2010, http://www.legrandsoir.info/Le-traitement-mediatique-et-politique-des-prisonniers-d-opinion.html

(4)  Patricia Hurtado et Bob Van Voris, Pakistani Woman Gets 86 Years for Attacking Americans, Businessweek, September 23, 2010, http://www.businessweek.com/news/2010-09-23/pakistani-woman-gets-86-years-for-attacking-americans.html
(5)  Stephen Lendman, Aafia Siddiqui : Vicimized by American Injustice, http://wondersofpakistan.wordpress.com/2010/02/10/aafia-siddiqui-victimized-by-american-injustice/

(6)  Exemple : http://www.justiceforaafia.org/

(7)  Site officiel animé par sa famille : http://www.freeaafia.org/

(8)   Amnesty International, Etats-Unis - Amnesty International assistera à titre d'observateur au procès d'Aafia Siddiqui, Déclaration publique, Index AI : AMR 51/004/20010, 19 janvier 2010, http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR51/004/2010/en/7a8ad8a4-90b5-4567-9e42-e9ee86838918/amr510042010fr.html

 

 


 

                                       

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commentaires

Georges Stanechy 11/03/2011 17:50



 


 


Chère Aline, Bonsoir,


 


Aafia Siddiqui, par son martyr et la parodie de justice conduisant à sa
condamnation, est devenue une héroïne au Pakistan. Pas une semaine ne passe sans qu’il n’y ait de manifestations dans toutes les villes du pays, réclamant son retour au Pakistan et clamant le
mépris de son Peuple pour les gouvernements de l’Empire. Mais, aussi, dans le reste de l’Asie et dans les pays où les communautés pakistanaises en exil sont importantes. En Grande-Bretagne,
notamment.


 


Cette affaire avait été soigneusement étouffée par les médias en Occident. A commencer par ceux de France. Mais, progressivement ces atrocités
commencent à être connues.


 


Imaginons que la Chine ait enlevé une péruvienne, la faisant transiter par un centre de tortures pendant plus de cinq ans, dans un pays voisin
la Bolivie par exemple, puis la transporte à Pékin pour la juger  et la condamner à 86 ans de prison pour s’être emparée d’un fusil sans tuer ni blesser qui que ce soit…


 


Ce seraient en Occident, à longueur de journée, rugissements, crises d’apoplexie, pantomimes et histrionismes de nos Belles Ames,
tartinées dans les médias, TV, radios, manifs au Trocadéro, pétitions et déclarations grandiloquentes au parlement de Bruxelles, résolutions et sanctions de l’ONU, etc.


 


Mais, là : rien. L’Empire a tous les droits. Et ses “citoyens”, le devoir d’ignorer et de se taire.


 


C’est vrai, il faudrait édifier un mémorial, livres, musées, documentaires, films, sur toutes ces femmes, massacrées par l’Empire niant leur
volonté de vivre dans La Liberté et le respect de La Dignité Humaine.


 


Ce jour viendra…


 


Amitiés


 






aline 11/03/2011 06:43



Cher Georges, bonjour,
J’avoue, à ma grande honte, que je ne connaissais pas les détails du  martyr d’Aafia Siddiqui. La lecture en est à peine soutenable.
Depuis de nombreux mois, je suis plongée dans le marécage torturant du sionisme, tellement j’ai l’impression que l’avenir du monde dépend de l’évolution de ce petit bout de terre. J’y ai
rencontré des figures de femmes si extraordinaires et lumineuses,  comme celle, entre autres, de  Dalal al Moughrabi, qu’on se sent révolté par l’indifférence d’un Occident repu pour
ces magnifiques guerrières. Cette héroïque jeune palestinienne, chef d’un audacieux commando, est morte au combat dans un accrochage avec l’armée. Son  cadavre a été torturé, frappé à coup
de pieds et traîné par les cheveux par l’actuel ministre de la guerre Ehud Barak, alors jeune capitaine.  La barbarie commence seulement…
Il faudrait, un jour, regrouper les portraits de ces femmes exceptionnelles comme Dalal ou Aafia dans un livre d’hommage.
Amitiés



Georges Stanechy 10/03/2011 19:37



 


 


Chère Catherine,


 


Merci d’avoir complété l’information à propos de la « restitution » de la petite Myriam à sa famille. Ajoutons que les deux enfants
survivants ont fait l’objet récemment d’une nouvelle tentative d’enlèvement au domicile familial, par deux hommes qui avaient réussi à s’introduire jusqu’au couloir menant à leurs chambres.
Malgré la présence de membres de la police en faction à l’extérieur du bâtiment.


 


Ce n’est que grâce au courage de la grand-mère qui les a surpris et a alerté l’entourage par ses cris. Probablement, qu’on veut faire
« disparaître » définitivement ces témoins gênants, du fait de l’ampleur que prend cette affaire au Pakistan et sur le plan international…


 


Vous avez raison de mentionner l’action des militants qui luttent avec détermination pour le respect de La Dignité Humaine, en la
personne de l’extraordinaire Cynthia McKinney.


 


Quant à notre chère Aline de Diéguez, j’ai mentionné son remarquable dernier article (Chroniques de la Palestine occupée - 19 – Le sionisme, une chutzpah cosmique) sur
lequel vous avez raison d’attirer l’attention des lecteurs, dans le commentaire précédent le vôtre, mais placé dans l’article consacré à la Femme Palestinienne :


Personnalité de l’Année 2010 : La Femme Palestinienne


 


Amicalement


 





 



Catherine 10/03/2011 17:52



Cher Monsieur Stanechy,

Je voulais parler d’Aafia Siddiqui sur mon blog à éclipses , à l’occasion de la «Journée de la Femme -ha-ha », mais comme je suis d’une lenteur d’exécution désespérante, et que j’ai fait un
détour par l’affaire Davis (qui me l’a fait découvrir) vous m’avez coiffée au poteau.
Bravo ! et surtout MERCI, car nul ne pourrait mieux dire.
Je me permettrai donc tout simplement de vous piller une fois de plus..

Circonstances dont nos vertueux médias se sont bien gardés de faire leurs choux gras :
À propos de son deuxième enfant, la petite Maryam :
« Si vous ne posez pas de questions, on vous la rendra » aurait dit l’ineffable Hamid Karzai à la famille. Ah, qu’en termes sensibles...
Quand elle l’a été, c’est par un inconnu qu’elle appelait « uncle John », lequel a disparu après l’avoir jetée devant la maison de sa tante (soeur de sa mère) le Dr. Fauzia Siddiqui. La fillette
ne parlait qu’anglais et disait s’appeler Fatima. Délicieux détail : elle portait autour du cou un collier où était inscrite l’adresse du Dr. Fauzia, « de peur qu’elle ne s’égare ». Comme on fait
aux chiens ? Comme on fait aux chiens.
Il semblerait que son code ADN corresponde à celui de son frère. C’est du moins le gouvernement pakistanais qui le dit. La famille, qui ne reconnaissait pas l’enfant, a décidé de le croire.
Selon le sénateur Talha Mehmood, elle aurait passé sept ans à Bagram «enfermée dans une pièce humide et sombre », petite soeur des enfants du franquisme, du pinochettisme, de la junte argentine
et de tant d’autres petits martyrs de la « démocratie » de par le monde.

Dans ce chapelet d’horreurs, il est quand même un peu  réconfortant de découvrir qu’il existe encore quelques humains dignes de ce nom. Petit coup de chapeau en passant à l’infatigable
Cynthia McKinney : sur le Dignity, elle était là ; sur le Mavi Marmara, elle était là (entaulée les deux fois), et elle est là aussi pour réclamer la libération d’Aafia :
http://sfbayview.com/2010/cynthia-mckinney-repatriate-dr-aafia-siddiqui/

Il faut bien se trouver des raisons de ne pas perdre entièrement courage...


P.S. "Manuel de Dieguez" : Que vos lecteurs ne ratent pas non plus, ce serait dommage, Mme Aline de Dieguez, dont le dernier papier est ici :
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/palestine/chutzpahs/chutzpah.htm


 



Georges Stanechy 09/03/2011 19:13



 


Bonsoir Naradamuni, Rita & Noor,


 


Merci beaucoup de vos contributions, citations, références et liens, qui contribuent à enrichir nos débats et réflexions.


 


Le rapprochement spirituel, entre Sri Aurobindo (plusieurs de mes ami(e)s ont séjourné à "Auroville") et Yûsuf (Joseph...) Al-Qaradâwî, est particulièrement stimulant. Me rappelant les
itinéraires spirituels de personnalités telles que René Guénon ou Frithjof Schuon...


 


 


Amicalement


 


 



Noor 09/03/2011 09:52



Bonjour Georges,


Voici une référence qui vient compléter le commentaire n°4. Facile d'accès il peut-être aussi conseillé aux non-musulmans.


Sheikh Yûsuf
Al-Qaradâwî - islamophile.org - L'islam en français


 



ritapitton 09/03/2011 09:44



Bonjour Georges, bonjour à tous,


Merci de nous rappeler en ce jour de la femme le terrible destin d'Aafia Siddiqui cette pakistanaise qui " n'intégrait pas le circuit de la corruption , qui gênait les impérialistes par son
indépendance d'esprit . Ces Impérialistes qui instaurent la terreur.


Mais ses supporters ne l'oublient pas et du fond de sa prison au Texas elle doit ressentir toutes ces ondes de soutien  et de prières qui viennent jusqu'à elle .


@Naradamuni


Merci cher ami de nous livrer cet excellent  texte de Sri Aurobindo qui nous rappelle que seul l'esprit qui n'attend obligatoirement quelque chose fait fonctionner la société des hommes .


Oui les surdoués doivent faire don ,doivent se mettre au service de qui n'est pas doué sans faire montre de supériorité .


Et le DON sert à  libérer les autres des croûtes qui rendent esclaves .


Oui Sri Aurobindo nous exhorte à passer à l'action véritable  pas à la répétition mécanique ,à l'Amour , à la Connaissance ,à la Vie et à la Joie .


A bon entendeur .......


Spirituellement   R .I .T .A


 



naradamuni 08/03/2011 20:57



Bonsoir Georges,
Réflexion...


" ... Y-eut-il un spéculateur maudit, un général maudit, un politicien maudit, un affameur maudit, un marchand maudit...etc ?
 Que non point il n’y a ; il n’y a jamais eu que des écrivains et des
penseurs maudits :

Georges Stanechy 08/03/2011 19:26



 


Bonsoir Cher Chahid


 


Les occidentaux sont prêts à sacrifier des dictateurs, ce ne sont que des pions pour eux. Mais, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir
pour maintenir et préserver les « régimes ». Relais indispensables, dans leurs entreprises de prédation et de spoliation des pays « néocolonisés »…


 


On le constate en Tunisie et en Egypte en ce moment, ce qui inquiète leurs peuples, dans la "lenteur" à mettre en place les réformes
constitutionnelles, institutionnelles, nécessaires à la rénovation des systèmes politiques et économiques.


 


On le constate dans leur soutien inconditionnel, au mépris de toutes les « valeurs démocratiques » si souvent invoquées, aux
monarchies et émirats d’opérette du Moyen-Orient, aussi sanguinaires que rétrogrades : Jordanie, Bahreïn, Koweït, Oman, et, surtout, l’Arabie saoudite.


 


Le Pakistan subit lentement, mais sûrement, le même sort que l’Irak : sa destruction, son éclatement, suivant des clivages ethniques,
claniques. Dans les ravages d’une violence terrifiante, organisée, exercée, par les principaux services spéciaux occidentaux aux énormes moyens. Se conduisant en pays conquis pour entretenir les
tueries et enlèvements au quotidien, dresser les populations, religions, les unes contre les autres, dans des attentats extrêmement meurtriers, planifiés et mis méticuleusement au point par leurs
soins.


 


Il est donc impératif pour eux d’éliminer toute "véritable élite", dont l’éthique et la volonté de préserver la nation des ingérences
étrangères, iraient à l’encontre des intérêts de l’Empire qui est, en entretenant la terreur, de "diviser pour régner". L’oligarchie locale, corrompue jusqu’à la moelle, étant soigneusement
sélectionnée pour occuper l’apparence du pouvoir politique.


 


Je connais plusieurs Pakistanais qui se sont exilés à Londres. Ils souffrent de cette situation, d’autant plus que le climat de terreur
instauré par l’Empire empêche non seulement l’accès au pouvoir et aux réformes, mais la simple expression d’une opposition à cette barbarie accablant le pays dans l'impunité…



C’est pourquoi, au-delà de son supplice personnel, Aafia Siddiqui est devenue le symbole de l’écrasement de sa nation, dans la
violence, l’humiliation, le cynisme d’un Occident rayonnant d’impunité…


 


Amitiés


 





 



Chahid Slimani 08/03/2011 17:57



Bonsoir cher Georges


 


Comme la femme palestinienne, cette femme courageuse représente le mauvais exemple d’une femme musulmane, parfaitement
« émancipée » mais au sens de  citoyenne éduquée et responsable.


 


Ailleurs on les préfère autrement…sautées à la sauce !


 


Mais l’empire n’aurait rien pu faire sans la complicité des dirigeants musulmans, un ramassis de
lèche-bottes.


 


On parle de « révolutions arabes », mais à vrai dire l’étape la plus importante serait une révolution dans les
pays musulmans.


 


Nous assistons en ce moment même à un affrontement par Fatwa et médias interposés entre les « savants »
musulmans à propos justement de ces révolutions, les wahhabis sont lâchés, ils aboient, la cible étant Youssef Al-Qardawi entre autres…


 


Al-Mu`tasim le calife abbasside n’avait-il pas mobilisé toute son armée et libéré une seule femme prisonnière des
romains qui lui a envoyé sa lettre de sa cellule gémissant « ô  Mu`tasimah (ô mon Al-Mu`tasim) »


 


Durant le génocide de Gaza, devant les caméras d’Al-Jazeera les femmes criaient « ô  Mu`tasimah», et ceux qui aboient aujourd’hui et dénigrent les jeunes colibris faisaient semblant de ne pas comprendre ! 


Amitiés



Georges Stanechy 08/03/2011 13:34



 


Cher Abdelkader,


 


Rassure-toi : la citation, de l'extrémiste sioniste Marek Halter, n'est là que pour souligner l'hypocrisie  et le cynisme de leurs slogans islamophobes !...


 


Je m'en suis expliqué dans mon commentaire n° 6
du billet, que j'avais publié en décembre dernier où je reprenais cette citation, intitulé :


Personnalité de l'Année 2010 : La Femme
Palestinienne


 


J'opposais cette attitude hypocrite dans son propos à celle du militant "juif antisioniste", grand musicien de jazz : Gilad Atzmon, dont je propose un extrait de son magnifique album,
Exile, dans le même billet.


 


Amitiés


 



Abdelkader DEHBI 08/03/2011 10:31



Merci cher Georges, de nous rappeler ce terrible "oeil de Caën" - parmi des milliers et des milliers d'autres - qui poursuivront pour l'éternité, l'oligarchie de l'Occident, en en dénonçant le
criminel cynisme et l'immonde hypocrisie.


P.S. - Je regrette seulement que le nom d'un sioniste zélé comme Marek Alter soit cité ici, alors que tout le monde sait que la religion juive pullule de textes faisant de la femme un quasi
animal social. - Il est vrai qu' "ils" pratiquent à merveille, l'art de l'esbroufe et de l'escamotage.



Georges Stanechy 07/03/2011 20:43



 


Aux Amis Lecteurs,


 


Le dernier texte du philosophe Manuel de Diéguez :


 


L'entretien secret de M. Alain Juppé avec M. Nicolas Sarkozy


 


Bonne lecture !