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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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.  Injures

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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 22:10

 

 

Les hurlements du vent ne font pas trembler la Montagne
Proverbe Chinois

 

 


Silence

 

Silence des médias occidentaux, presse, radio, TV, chroniqueurs obsédés de buzz, praticiens patentés du "bashing" capables de s’emparer du moindre prétexte dès qu’il s’agit de diaboliser Russie, Chine, Cuba, Venezuela et autres boucs émissaires désignés à la vindicte d’une opinion publique droguée de désinformation… Censure privatisée, parfaitement rodée.

 

Parfois, dans la presse européenne ou nord-américaine, quelques maigres entrefilets, comme à regret, de reprises de communiqués d’agence de presse, lénifiants, noyés dans la masse de ce qu’on n’a pas le temps de lire. Alors que les médias du reste du monde n’ont cessé d’en faire leurs titres et articles ces jours derniers, particulièrement en Asie.

 

L’évènement qui s’est produit le dimanche 4 décembre 2011 présente, pourtant, des implications immédiates et une portée géopolitique d'une colossale importance. Composant un cocktail qui devrait passionner “journalistes d’investigation” et “experts médiatiques de politique étrangère”, esprits curieux et friands d’actualités, amateurs de jeux vidéo, lecteurs de BD et de romans d’espionnage assaisonnés aux missions ou exploits “impossibles”.

 

Coup de théâtre fusionnant tous les ingrédients des hautes technologies : aéronautique futuriste, guerres secrètes entre services spéciaux ou renseignements militaires, CyberWars ou conflits mêlant télécommunications cryptées et informatique bardée de codes et pare-feux, ruses minutieusement architecturées face aux foucades de l’arrogance stupide…

 

Silence, expression d’un déni.

 

Celui d’un désastre militaire et technologique majeur, immense, ravageur, pour les USA, dans leur prétention hégémonique à dominer le monde. Aux conséquences multiples.

 

Ce désastre vient de leur être infligé par l’Iran.

 

Ses spécialistes en CyberWars, en « guerre électronique »,  se sont emparés d’un exemplaire de son drone technologiquement le plus sophistiqué. Avion sans pilote à bord, radioguidé au moyen d’un système satellitaire, qui avait décollé d’Afghanistan. Le faisant atterrir en douceur, après en avoir neutralisé les systèmes de sécurité, avec une parfaite maîtrise, sur une de leurs bases aériennes.

 

L’appareil avait pénétré l’espace aérien iranien, se croyant indétectable pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de 225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi Khorasan.

 

Kāshmar, à 926 km de Téhéran, célèbre pour la beauté veloutée de ses tapis laine et soie à l'extraordinaire finesse des motifs rehaussés, dans leur brillance, d’un subtil équilibre de couleurs et nuances. Amateurs et collectionneurs de tapis persans, notamment dans les pays de l’Eurasie, en raffolent. A 220 km de la frontière afghane dans le nord-est du pays, près du magnifique désert de Loot, un des plus beaux de la planète. La proximité de l’air chaud lui permet de cultiver une quarantaine de variété de raisins, avec une des plus savoureuses productions mondiales de safran (1). Réputée, aussi, pour la qualité de deux universités : Payame Nur University, spécialisée dans l’enseignement à distance, et Azad University.

 

Le drone n’était pas là pour photographier universités, hôpitaux, stations d’épuration d’eau et centrales électriques de la ville. Photos et plans sont disponibles au public. Les Iraniens savent que ces infrastructures civiles figurent parmi les cibles prioritaires, malgré l’interdiction internationale des Conventions de Genève, en cas de bombardements par “La Communauté Internationale”. Comme ce fut le cas en Palestine-Gaza, Irak, Afghanistan, Liban, ou en Libye récemment réduite en cendres. (2)

 

Pas davantage pour inventorier les sites touristiques de la région…

 

Pang-Li-ChinaDaily-05122011.jpg 

Rires en Chine sur la diabolisation obsessionnelle de l’Iran par les occidentaux

 

 

Le Chihuahua

 

Il ne le savait pas, impatiemment attendu ce jour-là. Une réception spéciale lui était réservée, s’agissant d’un drone d’exception. De loin, beaucoup plus perfectionné que les “drones-tueurs”, armés de missiles, spécialisés dans les massacres quotidiens de civils en Afghanistan ou au Pakistan, aux noms sanguinairement évocateurs : “Reaper” (La Faucheuse), “Predator”... (3)

 

Non. C’était la superstar de l’arsenal US qui franchissait la frontière iranienne, un « drone espion » : le RQ-170 Sentinel. La crème de la crème, en termes de haute technologie aéronautique et militaire, un concentré de tout le savoir et de la technicité la plus secrète, même auprès de ses alliés et vassaux, du complexe militaro-industriel US.

 

Peu d’exemplaires construits. Si précieux que seule la CIA en détient l’exclusivité : mise au point, programmes des missions, pilotage, exploitation des informations recueillies. Son pilotage s’effectue à partir de la base de Tonopah dans le Nevada, via des relais satellite. Les RQ-170 Sentinel chargés d’espionner Iran, Pakistan et Chine, limitrophes de l’Afghanistan, sont dans leur majorité physiquement positionnés et gérés par la CIA, depuis 2008, sur la base aérienne de Shindand, avec leurs équipes de maintenance, même s’ils sont pilotés à partir des USA.

 

Située à 1.500 mètres d’altitude dans la province de Hérat à l’ouest de l’Afghanistan, face à l’Iran, la “Shindand Air Base” est destinée, chez les stratèges US, à servir de plateforme logistique dans l’éventualité, souhaitée par tous les traîneurs de sabre à Washington, d’une invasion de ce pays. Car, rien ne justifie une telle démesure de moyens face à une guérilla de résistance nationale, faiblement armée, en Afghanistan. Cette gigantesque base vient de faire l’objet d’un triplement de son infrastructure et pistes en 2011, et une nouvelle piste va encore être rajoutée début 2012. La longueur de ses pistes permet de recevoir les avions de transport géants C-17 Globemaster III. (4)

 

Le RQ-170 Sentinel, drone à long rayon d’action capable de voler à 15 000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26 mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Equipé d’un réacteur General Electric TF34 connu pour sa robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son “design”, son “avionique”, pour reprendre le jargon du métier, sont dérivés du fameux bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son qualificatif de “furtif” selon l’expression technique, “stealth” en anglais. (5)

 

RQ170122011.jpg

Cette merveille aéronautique a ainsi une “signature”, une identification ou un repérage, parmi les plus faibles : acoustique, infrarouge, visuelle et radar. Quasiment, impossible à détecter, passant inaperçu. Quand il l’est, c’est trop tard, ayant disparu ou déjà frappé. En raison de deux caractéristiques :

=> Son aérodynamisme en forme d’aile-volante en matériaux composites, au profilage offrant peu de prise aux ondes radars adverses

=> Son revêtement spécial, sa “peau” (wing skins) comme disent les spécialistes, dont la composition multicouche est ultrasecrète, absorbant tous types d’ondes de détection radar. 

 

Il embarque le nec plus ultra de ce que science et technique ont pu rendre opérationnel sur le plan de la détection, de la surveillance, du radioguidage, et des transmissions cryptées : interception de communications, prélèvement par capteurs (sniffers) d’émanations chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et souterrains, etc.

 

L’ensemble de cet appareillage est si sophistiqué et sensible qu’il est nécessaire d’abriter ce drone, en dehors de ses missions, dans un hangar climatisé.

 

Pareil « trésor volant » évolue, évidemment, dans un environnement sécurisé à l’extrême. Quatre systèmes de sécurité le rendent quasiment invulnérable :

i)   Systèmes antibrouillages (“anti jam”) et de guerre électronique les plus récents et les plus puissants

ii)  Doublement systématique des éléments essentiels de sa motorisation et de son pilotage, avec basculement immédiat de l’un à l’autre dès l’amorce d’une panne improbable

iii)  En cas de perte de contact avec son pilote à terre, procédure de mise en pilotage automatique avec programmation de son ordinateur de bord en guidage autonome lui permettant de retourner à sa base initiale, dans une sorte de « retour au pigeonnier »

iv)  En cas de défaillance du pilotage automatique, ou du système de « retour au pigeonnier », phase terminale par destruction automatique, ou plutôt pulvérisation en vol, pour qu’il n’y ait aucune possibilité de récupérer une quelconque pièce ou trace éventuelles à récupérer par des mains autres que celles des agents de la CIA.

 

Dans leur mégalomanie coutumière, les experts militaires et du renseignement US l’avaient surnommé “The Beast of Kandahar”, où il fut exhibé et filmé en vidéo au décollage en 2007 pour la première fois. La Bête, le Monstre… Mais encore, en argot anglais, The Beast c’est le flic méchant, à la matraque facile, la brute, la terreur légitimée par l’insigne et la loi du plus fort…

 

Les ingénieurs Iraniens ont apprivoisé, domestiqué, The Beast.

 

Le transformant en Chihuahua docile, couettes enrubannées au vent, allant sagement se coucher selon leurs instructions, et dans la soumission, sur le coussinet qu’ils lui avaient assigné. A son insu, coupant ses relations satellitaires, se substituant au pilote du Nevada, gérant tous les recoins de son ordinateur de bord, son cerveau, le manipulant de brillante façon au point de le faire atterrir, sur ce qu’il croyait être sa niche ou son “pigeonnier” d’origine : la “Shindand Air Base”. Intact.

 

Saluons, sportivement, ce fantastique et historique exploit.

 

drone-2011-official-picture.n.jpg

Spy drone Iran Dec 2011


RQ-170-Iran-December-2011.jpg

 

Présentation du RQ-170 Sentinel intact par l’Iran. La grille qu’on aperçoit est l’entrée du réacteur, situé au milieu de “l’aile volante”, conçue pour éviter “l’ingestion d’oiseaux”.

 

 

Un cadeau impérial

 

Mais, allons au-delà.

 

Conséquences, perspectives, bouleversements, impacts, s’amoncèlent : juridiques, économiques, technologiques, militaires, géopolitiques. Un regard sur les plus déterminants s’impose pour qui veut comprendre l’ampleur de l’évènement. Reste deux attitudes : soit examiner d’un œil clinique et logique les faits, soit en nier l’évidence, l’importance, en se réfugiant dans une idéologie sclérosante.

 

Essayons la première voie, en retenant brièvement quelques dimensions :

 

i)  Droit International et Bellicisme

« Acte hostile », gravissime, dénoncent les Iraniens, en saisissant les instances de l’ONU. Sachant qu’ils n’obtiendront rien. Mais, ils ont raison sur le fond, en droit international, et pour le principe : une fois de plus, tendre à l’ONU le miroir de ses postures hypocrites, son double jeu et son incurie. Imaginons qu’un drone russe ou chinois ait pénétré de 225 km à l’intérieur des frontières des USA… Dans l’hystérie médiatique, ce ne seraient que cris, résolutions, sanctions, en cascade, de “La Communauté Internationale”.

 

Plus révélateur est le comportement de la nomenklatura US. Lundi dernier sur CNN, l’ancien vice-président Dick Cheney, le second de Bush, reprochait à Obama de ne pas avoir immédiatement donné l’ordre de bombarder l’endroit où avait été vu pour la dernière fois le drone capturé par les Iraniens :

« La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne ». (6)

 

Non seulement, aucune volonté de s’excuser ou de regretter un tel « acte hostile », mais, au contraire, il paraît naturel de passer aussitôt, jouant les outragés, à un « acte de guerre ».

 

Position partagée par les politiciens du Congrès US. Notamment, chez les candidats "républicains" aux primaires présidentielles en cours dans une surenchère délirante : tels, l'ancien président de la Chambre des Représentants Newt Gingrich, (7), ou encore Rick Santorum, qui ne cessent de préconiser l’assassinat des dirigeants de l’Iran ainsi que celui de ses scientifiques. Exigeant, outre ses centres de recherche atomique, le bombardement de ses productions de pétrole et de gaz, ses infrastructures portuaires, etc.

 

Un tel degré d’inconscience, d’irrationalité, de fanatisme, à ce niveau de responsabilité, démontre combien la caste dirigeante américaine est gangrénée par un ramassis de milliardaires-voyous, analphabètes de la situation du monde. Etalage d’arrogance, de mépris des peuples, de la vie humaine et des principes élémentaires du respect du Droit à l’Autodétermination. Véritables gangsters psychopathes de la violence, substituant l’Assassinat, le Bellicisme, au Droit International.

 

Face au désastre militaire et technologique que représente la saisie intacte du RQ-170 Sentinel par les Iraniens, leur fureur aveugle ne semble pas se calmer…

 

ii)  Science et Technologie

Le Président Ahmadinejad, ingénieur de formation, s’en délecte dans l’ironie. Synthétisant, dans un entretien avec une télévision latino-américaine, un des aspects majeurs de cette opération, évoquant un “cadeau” :

« Les américains ont peut être décidé de nous offrir cet avion espion … »

 

Assurément, “cadeau”  est bien le terme. Impérial. Au minimum, d’une valeur de 50 milliards de dollars. Et, je pèse mes chiffres !... Ce n’est pas simplement le prix de l’appareil et de son équipement. C’est aussi celui de la masse des brevets, fournis gratuitement à l’Iran.

 

Celui de l’ensemble, de l’aboutissement sur plusieurs décennies, des programmes, budgets, financements, centaines de milliers d’heures de recherches, d’essais, de mises au point, de savoir-faire (know how), dans une multitude de disciplines et de techniques : aéronautique, motorisation, matériaux composites, réseau de fibres optiques embarqués, logiciels de bord, interfaces satellitaires, radars, télécoms et radioguidages, optiques et systèmes électro-optiques, photos, système d’imagerie hyperspectrale, systèmes de piratages téléphoniques et informatiques, d’écoutes, prélèvements chimiques-bactériologiques, sondes ou sniffers de particules radioactives, etc.

 

L’équivalent d’une visite guidée, portes ouvertes, par le Pentagone, au cœur de l’arsenal et du "secret défense" de son industrie de l’armement. Le complexe militaro-industriel US soudainement nu comme un ver, sous les projecteurs. Tous les systèmes de navigation, de radar, de furtivité, de mesures et de contremesures électroniques, intégrés aux appareils les plus perfectionnés des forces aériennes US et occidentales, offerts aux patientes investigations des spécialistes Iraniens.

 

Non seulement le fameux bombardier B-2, mais aussi le chasseur de dernière génération F-35, qualifié de “furtif”, qui a le même fabricant que le drone espion : Lockheed Martin. Chasseur polyvalent (Multirole Joint Strike Fighter) qui équipe progressivement l’aviation, la marine, le corps des marines (modèle spécial à décollage vertical), des USA, ainsi que la Royal Navy britannique. Prochainement une vingtaine pour Israël, livrables à partir de 2018, avec une option sur 55 supplémentaires. Sous la pression du lobby sioniste, le Congrès US a bloqué la vente du F-35 à l’Arabie saoudite qui devra se contenter du F-15 de conception ancienne, et de plus, dans une version bridée...  

 

Paradoxe, l’Iran bénéficie dès aujourd’hui des technologies les plus secrètes et précieuses de l’aéronautique US que l’Arabie saoudite, un des plus fidèles alliés des USA, n’obtiendra jamais, et qu’Israël ne pourra utiliser que dans sept ans !  “Cadeau”, faisant apparaître ridicule, dérisoire, caduc, l’embargo obsessionnel des occidentaux sur le transfert de technologie à l’Iran …

 

Mais, rien n’y fait. L'arrogance indécrottable des responsables US et de leurs « experts militaires » demeure. Exemple : un analyste du Teal Group (expertise en aéronautique et spatial), Richard Aboulafia, minimise le cataclysme dans une métaphore méprisante :

« D’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une Ferrari dans une culture du char à bœuf ». (8)

 

Fanatisés, conditionnés, niant les faits, abrutis d’idéologie coloniale, la nomenklatura US ne peut fantasmer l’Iran qu’en désert technologique, peuplés de sauvages, incapables de décoder, adapter, tirer le moindre enseignement de la saisie d’un appareil de haute technologique que ses ingénieurs ont fait atterrir comme une fleur sur leur territoire. L’arrogance n’est-elle pas une manifestation imbécile, une pathologie déconnectant de la réalité, précipitant droit dans le mur ?… Symptôme du pathétique suicide intellectuel d’une oligarchie.

 

Luo-Jie---China-Daily---09112011.jpg

 

Rires en Chine sur les menaces des va-t-en-guerre contre l’Iran
L’Oncle Sam tient dans ses bras le rapport de l’IAEA
sous le regard impatient de Netanyahou

 

Le Lièvre et la Tortue

 

Certes, sur le papier le rapport de forces théorique entre l’Empire et l’Iran reste inchangé. Une vague de bombes atomiques peut réduire en poussière l’Iran, en quelques secondes. Toutefois, utiliser la force atomique, contre un Etat qui n’attaque personne, n’occupe aucun pays dans la violence ni la spoliation, serait pour l’Empire se mettre au ban de la planète entière. Même, sous prétexte de guerre préventive fondée sur des mensonges. D’où l’intensité de la “guerre secrète” imposée à l’Iran.

 

Comme dans la fable du "Lièvre et la Tortue", rattrapant dans beaucoup de domaines le retard accumulé sous la dictature du Shah inféodée aux industries de l’armement occidentale, pour préserver son indépendance l’Iran a édifié une performante industrie de la défense et du renseignement. Adossée à une infrastructure scientifique et technique de premier plan, aux nombreuses universités, multiples centres de recherches et milliers d’ingénieurs (ce qui va exiger des services occidentaux beaucoup d’assassinats pour les exterminer jusqu’aux derniers…).

 

Ce coup terrible, envoyé en pleine figure de l’appareil militaire américain et occidental dans son ensemble, est révélateur. L’opération réussie d’arraisonnement du drone espion, préparée de longue date, méticuleusement mise au point, en est une éclatante démonstration.

 

L’Iran, sur les 10 dernières années, a abattu, neutralisé, de nombreux drones franchissant ses frontières. La plupart ont été récupérés sous forme de débris et reconstitués, certains en bon état. D’autres ont été complètement perdus, dont deux abattus au-dessus des eaux territoriales du Golfe Persique. Les autorités iraniennes vont prochainement organiser une exposition, destinée dans un premier temps aux ambassadeurs et aux professionnels de l’information, pour présenter le drone espion arraisonné, encadré de 7 autres drones en bon état : 4 israéliens (violation des frontières est) et 3 américains (violation des frontières sud et ouest).

 

A partir de cette mine d’informations, les Iraniens avaient organisé des équipes multidisciplinaires de recherche et développement afin de pénétrer tous les secrets du fonctionnement de ces aéronefs sophistiqués. D’autres équipes, se relayant nuit et jour, se sont spécialisées, par type de drone, dans un véritable travail de fourmi : suivre  toutes leurs évolutions, en Iran, en Afghanistan. Et, même au Pakistan, où une de leurs équipes était présente en permanence.

 

Le drone a un grand défaut : il est excessivement bavard, une pie jacassant sans interruption. Ne pouvant cesser de communiquer avec son pilote au sol pour savoir où se diriger, envoyant un flot continu d’images, d’informations et prélèvements divers. Une masse de communications faciles à enregistrer, même en langage codé. Ce bavardage continu facilite grandement l’apprentissage de son langage. Rien de plus facile : quel que soit son niveau de cryptage, un langage codé « se casse ». Les Iraniens comptent parmi eux les meilleurs mathématiciens et logiciens du monde (dont de nombreuses femmes…), jonglant avec les algorithmes et les supercalculateurs avec autant de facilité qu’un joueur de frisbee. (9)

 

Dernière étape, à partir du décryptage, décortiquer le fonctionnement de son cerveau. Qui n’a rien à voir, pour le moment, avec la complexité du cerveau humain. Un simple logiciel de bord qui, par définition, livre celui utilisé au sol. Avec leurs différents modes d’échanges d’instruction via les satellites. C’est ainsi que la “feuille de route” du RQ-170 Sentinel destiné à violer les frontières de l’Iran pour l’espionner, était connue de la défense iranienne dès son décollage…

 

S’amusant à pénétrer les ordinateurs de la “Creech Air Force Base” dans le Nevada et y infecter de quelques virus retors, pendant plusieurs semaines à l’insu des spécialistes US, l’ensemble de leur flotte de drones. Générant de multiples incidents, jusqu’à provoquer l’écrasement d’un drone de type Reaper aux Seychelles cette semaine. (10)

 

S’il est possible de disposer de tous les codes sources pour arraisonner des drones adverses, en gérant leurs liaisons terrestres et satellitaires parmi les plus fortement protégées, il faut savoir que la maîtrise d’algorithmes et de logique est encore plus simple dans le contrôle des stations de radars, avions, bateaux, chars d’assaut, missiles. Jusqu’aux relations satellitaires coordonnant les troupes au sol…

 

Constat implacable : les forces armées iraniennes, sur le plan opérationnel de la « guerre électronique », ont atteint l’excellence. Faisant au moins jeu égal, si ce n’est plus, avec leurs adversaires potentiels. Ceux qui prétendent l’envahir auront en face d’eux non pas un pays sans "défense électronique" comme la Palestine, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Libye, qu’ils sont habitués à écraser dans la facilité et l’impunité, après avoir “aveuglé” leurs défenses aériennes quand ils en ont, mais des forces comparables aux leurs… (11)

 

The Beast, emblématique d’une géopolitique mégalomaniaque de l’absurde, subitement devenue l’ombre d’elle-même.

 

Préfigurant le sort d’un Empire décadent…

 


 

 


 

(1)  Safran qu’on retrouve sur nos tables, du fait d’un embargo hypocrite profitant surtout aux intermédiaires véreux, dans un conditionnement "espagnol", "turc", ou autres appellations d’origines non contrôlées…

(2)  Cf. in Justice ou Injustice internationale, Daniel Lagot, Edditions L’Harmattan, 2009, Les Conventions de Genève, art. 85.5, énoncent parmi les crimes de guerre :

- « soumettre la population ou des personnes civiles à une attaque »

- « lancer une attaque indiscriminée atteignant la population civile ou des biens de caractère civil, en sachant qu’elle causera des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens civils, “excessifs par rapport à l’avantage militaire et concret attendu” ».

(3)  Ces “drones-tueurs” sont responsables des plus grands massacres actuels de civils en Afghanistan et au Pakistan, sous prétexte de tuer des “commandants Talibans ou membres d’Al Qaïda”. Comme lors de la guerre du Vietnam, à l’exemple des luttes des puissances coloniales contre une révolte face à leurs prédations, tout chef de village est assimilé à un rebelle, un insurgé, un terroriste, ou un Taliban. En conséquence : tué avec sa famille, quand ce n’est pas avec l’ensemble de son village. Dans la stratégie de lutte contre une résistance nationale, le premier objectif étant de déstructurer une société en éradiquant un quelconque “leadership”.

(4)  L’USAF y a affecté le 838th Air Expeditionary Advisory Group, cohabitant avec les services spécialisés de la CIA.

(5)  Le coût “officiel” de chaque B-2 avec ses pièces détachées et sa maintenance, est évalué à 2,13 milliards de dollars ("B-2 Bomber: Cost and Operational Issues Letter Report, 14 August 1997, GAO/NSIAD-97-181." United States General Accounting Office).

Attaquant toujours de nuit, les B-2 ont été le fer de lance de l’écrasement de l’Irak sous les bombes en 2003, au cours duquel ils ont lancé plus de « 1,5 millions de pounds » (1 pound = 0,45359237 kg) de bombes de tous calibres. Jusqu’à une tonne par bombe.

Trois d’entre eux, furent les premiers appareils de l’OTAN, à pénétrer dans l’espace aérien Libyen pour y bombarder des aérodromes en mars 2011, déversant une quarantaine de bombes.

Dans les deux cas, pour « renverser » un dictateur… Ils ont été aussi utilisés au Kosovo et en Afghanistan, pour annoncer l’arrivée de « la démocratie »…

(6)  "The right response to that would have been to go in immediately after it had gone down and destroy it," […] "You can do that from the air. You can do that with a quick air strike.”, http://rt.com/news/iran-obama-drone-request-713/ 

(7)  Inconnu de l’opinion publique internationale jusqu’à sa récente et délirante déclaration qualifiant les Palestiniens de « Peuple inventé et terroriste »…
(8) "From a secrecy standpoint, it's like dropping a Ferrari into an ox-cart technology culture", http://www.defensenews.com/story.php?i=8517205&c=AIR&s=TOP

(9)  La Chine possède le deuxième plus puissant supercalculateur du monde, et le plus rapide, avec son Nebulae Dawning de 1,2 pétaflop et 55 680 cœurs Intel…

(10)  http://rt.com/usa/news/seychelles-drone-us-iran-711/ 

(11)  Avec d’autant plus de facilité quand ils leur ont vendu le matériel de défense antiaérienne dont ils connaissent toutes les caractéristiques, emplacements, systèmes de surveillance et de communication, disposant de tous les codes sources qu’ils peuvent neutraliser en un claquement de doigt. Exemple : les missiles antiaériens “crotale” livrés par la France à la Lybie (9 unités d’acquisition & 27 unités de tir) n’ont abattu aucun avion ni hélicoptère …

 

 

Caricatures talentueuses de Pang Li et Luo Jie du ChinaDaily Europe

 

 

 


 

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commentaires

Georges Stanechy 26/12/2011 09:56


 


Bonjour Catherine


 


Merci du lien !


 


Amitiés


 


 

Catherine 25/12/2011 00:00


Une initiative intelligente, qui devrait circuler au maximum sous-titrée en français :


http://www.informationclearinghouse.info/article30062.htm

Chahid Slimani 22/12/2011 23:04


suite et fin


 


Et vous voulez que je m’attarde sur  la rhétorique d’un fanatique religieux
comme Ahmadinajad ! 


 


« faire payer cher, très cher, à leurs agresseurs et leurs « complices » ce qu’on voudrait leur
infliger. »


 


Je vois bien un missile iranien tomber sur New York ! 


Le misérable citoyen saoudien par contre recevoir un vrai sur sa tête !


La belle civilisation d’Iran réduite en cendres et Khamenei invité chez les Talibans ! Retour à la case
départ…


 


Khamenei et ses autres mollahs devront sagement rendre l’Iraq aux Iraquiens, la Syrie aux Syriens et le Liban aux
Libanais. La confession des uns et des autres rester chez soi. La décision de la « résistance » ou de la « soumission » passer par les urnes. Aussi simple que cette solution
il n’y a pas !


 


Amitiés

Chahid Slimani 22/12/2011 22:04


suite …


 


« … un plan sioniste s’intégrant dans une logique de l’Empire : morceler et s’approprier le Moyen-Orient en
micro-Etats “ethnico-confessionnels”, sous tutelle israélienne. »


 


Regardons la réalité en face, les israéliens ne veulent que la Palestine et ils n’arriveront jamais, personne ne pourra
renchérir sur la résistance du palestinien, ni Hassan Nasrallah ni Ahmadinajad, c’est insulter 60 années de sacrifices du peuple palestinien.


Les américains ne veulent que le pétrole, personne ne pourra dire aux pays du Golfe quel allié choisir, entre eux et les
américains c’est une vieille histoire d’amour !   


 


Les « micro-Etats ethnico-confessionnels » ! Mais que proposent les mollahs pour désamorcer cette
bombe ? Plus d’obsession confessionnelle. Au nom de quoi réagissent les Nouri Maliki, les Bachar, les Nasrallah et les autres ?


 


Quel rapport entre le « sunnite » Hariri, le « sunnite » Ghennouchi et le « sunnite »
Darwich ? Aucun. Chacun son « Dieu » et sa « bien aimée » !


 


Quel rapport entre les autres dirigeants « chiites » ? Ils sont tous semblables à faire allégeance à Ali
Khamenei… même le grand poète Mozafer Alnawab a fini par céder à ses vieux démons en saluant le courage et la « démocratie » de Nouri Maliki !!!  Même As'ad Abu Khalil (Angry Arab) pourtant un « universitaire » parle désormais au nom de Khamenei !!!


 


Quel rapport entre toutes ces personnes ? Je vous laisse deviner !


 


Nous dénonçons cette mentalité de clan chez les sionistes mais on la salue chez les autres !


 


Que propose le printemps arabe aux « chiites » ?


 


Tourner la page, construire une société bâtie sur la résistance des urnes, respecter les minorités et aller dignement
vers la Renaissance sans aucun « Clergé »…


 


Et vous voulez que je m’attarde sur  la rhétorique d’un fanatique religieux
comme Ahmadinajad ! 


 


« faire payer cher, très cher, à leurs agresseurs et leurs « complices » ce qu’on voudrait leur
infliger. »


 


Je vois bien un missile iranien tomber sur New York ! 


Le misérable citoyen saoudien par contre recevoir un vrai sur sa tête !

Chahid Slimani 22/12/2011 22:03


Bonjour chère Catherine, bonjour cher Georges


 


Entre l’empire et la « peau des peuples » du Moyen-Orient , il y a toujours un « intermédiaire »
idiot et fanatique, un funeste cheval de Troie, parfois actif, parfois passif  : le dirigeant arabe ou iranien… 


 


Rappelons que les dirigeants que j’ai cités sont tous des criminels, bon débarras, et personne n’oserait jamais livrer
un Nacer, un Darwich, un Arafat ou un Merzouki…


 


Ni les Arabes ni les Iraniens n’ont eu le régime qu’ils méritaient. Ne pas brûler les étapes et brûler la « peau de
ces peuples », consiste à livrer ces régimes à leurs mentors. L’empire a donné, l’empire reprend.


 


Il faut côtoyer les peuples arabe et iranien dans leur vie misérable de tous les jours pour comprendre qu’ils sont
asservis  d’abord par leur « culture », « castes », « religions » etc. l’empire ne fait que s’inviter chez les
misérables !


 


Qui oserait parler au nom de ces peuples ? Qu’en savons-nous ? 


 


La dignité n’a rien à voir là-dedans. Qui est plus « digne » que l’autre, pour parler de
« dignité » ? L’Européen qui croupit sous l’intimidation quotidienne des bases militaires américaines, de la culture et de la consommation made in usa ? Le Chinois privé de
voix, privé d’information ? Le Russe privé d’élections libres qui nage dans la « Vodka » ? L’Américain abêti et  « messianisé » ? L’Iranien ou le Saoudien
emballé dans du tissu noir au nom de la religion ?


 


Ni soumission, ni affrontement, ni « danse du ventre », ni turban. C’est la rue qui doit trancher. La rue
arabe a décidé d’un printemps, la rue iranienne devra en décider aussi.


 


Pourquoi ne pas donner sa chance à la « résistance des urnes » ? Gagner du temps et gagner en vies
humaines ?


 


Pourquoi tant d’incompréhension et de doute autour du printemps arabe ?


 


Le printemps arabe n’est qu’un train comme les autres, il y a de tout, le vagabond, le cadre, l’espion, le fugitif, du
blé, du bétail… mais chacun connait sa station avec précision. Pourquoi encourager les citoyens « chiites » ordinaires ou les condamner à rester sur le quai attendre des bombes made in
usa ?

Georges Stanechy 22/12/2011 19:42


 


Cher Chahid (Suite et Fin !)


 


Les Chinois n’ont rien à voir avec ce délire de nos castes au pouvoir, de vouloir uniquement imposer, pressurer, racketter, le "Travail", mais
surtout ne pas toucher au "Capital" et encore moins à la "Spéculation". Ils s’en fichent. Rien que leur marché intérieur, et celui de leurs voisins, suffit à leur assurer une croissance
exponentielle pour ce siècle et le siècle prochain…


 


Amitiés


 





 

Georges Stanechy 22/12/2011 19:35


 


Cher Chahid (Suite...)


 


Tous les dirigeants actuels ( à commencer par Khamenei et Ahmadinejad ) ont combattu en première ligne, dans les tranchées, les marais
du Chatt-el-Arab, d’une guerre dont nous avons
peine à imaginer le niveau de violence. Dans un embargo total.


 


Des milliards de dollars de dégâts, toute leur industrie pétrolière et gazière réduite en cendres. Plus de 300 milliards de dollars de
l’époque. Ils se sont jurés d’édifier une des meilleures industries d’armement du monde. Et, y sont arrivés.


 


Alors, se poser la question de savoir s’ils sont « en mesure aujourd’hui
de faire face à ce qui se prépare » n’a pour eux aucune importance. Ils sont tout simplement prêts à défendre leur pays, leur
indépendance, et faire payer cher, très cher, à leurs agresseurs et leurs « complices » ce qu’on voudrait leur infliger.


 


Contrairement à Kadhafi ou Saddam, les Iraniens sont totalement autonomes en termes d’armement ayant édifié une industrie de haut niveau,
fabriquant leurs radars, missiles, avions, hélicoptères et chars de combat, frégates, vedettes et sous-marins. Avec un environnement électronique dont on vient d’avoir un aperçu. De plus, leurs
généraux et officiers supérieurs n’émargent pas depuis des années sur les livres de paye des services secrets occidentaux… Incorruptibles, et les occidentaux n’y sont pas habitués…


 


Des durs à cuire, des lions, rien à voir avec les rejetons dégénérés de l’ancienne nomenklatura du Shah réfugiée en Occident jouant, dans la
propagande occidentale, aux martyrs de la lutte pour la démocratie et autres mystifications… Ou encore, avec les milliardaires corrompus du Congrès US ou parlementaires occidentaux vendus, depuis
des lustres, aux lobbies coloniaux… Encore moins, aux galonnés du Pentagone, confits de crétinisme, qui n’ont connu de la guerre que celles infligées à des peuples sans défense réelle…


 


Où est le crime des Iraniens ? Vouloir vivre en paix et exploiter leurs ressources naturelles, dans l’indépendance, selon le “régime”
qui, pour le moment, leur convient ?... Et, qui est actuellement, de loin, mille fois plus démocratique que celui des pays du Golfe, de l’Arabie saoudite, de la Jordanie, des Philippines, de
la Colombie, de la Côte d’Ivoire et de bien d’autres pays protégés de l’Empire…


 


Ils savent que l’Empire veut les réduire en esclavage et ne le veulent pas. N’est-ce pas leur droit ? « Changer de régime »,
changer de modèle de chemise, de taille de barbe, faire la danse du ventre ?


 


Plus ils en feront, plus il leur en sera exigé. Comme pour Saddam, comme pour Kadhafi. Tous leurs gestes de bonne volonté (restitutions des
commandos ou espions britanniques, français, US, etc.) n’ont entraîné aucune réciprocité, au contraire une recrudescence de la diabolisation. En fait, ils n’ont pas des « responsables »
comme interlocuteurs, mais des psychopathes de l’hyperviolence en face d’eux qui ne souhaitent que leur destruction.


 


Au Moyen-Orient, ce ne sont pas Chinois ou Russes qui prônent une guerre via “Arabes” ou “Perses” interposés (vieille rengaine de la Guerre
Froide…) contre l’Occident, mais un plan sioniste s’intégrant dans une logique de l’Empire : morceler et s’approprier le Moyen-Orient en micro-Etats “ethnico-confessionnels”, sous tutelle
israélienne.


 


Plan géostratégique exposé, détaillé, en particulier, par Oded Yinon dans la revue
Kivunim (Orientations) publiée par l’Organisation Sioniste Mondiale à Jérusalem, le 14 février 1982. Trente ans déjà, j’ai eu l’occasion d’en
rappeler quelques passages prémonitoires :


« L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques
ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats ».


 


L’Iran étant le dernier bastion avec le Pakistan à pulvériser dans la prédation, avant de s’attaquer frontalement à la Russie et à la Chine,
si ces deux Etats ne prêtent pas allégeance à l'Empire.


 


La « Crise », dans tout cela ? Nous avons échangé à propos de John Rawls. Tu sais ce que j’en pense : un mythe ! Créé
par nos ploutocraties pour ne pas redistribuer la richesse nationale, préférant précipiter nos sociétés dans la récession plutôt que de respecter le "Contrat Social" qui nous lie les uns aux
autres dans la solidarité. La "Dette Publique" des pays riches n’étant que la part de l’impôt non acquitté par ceux qui le devraient…


 


Les Chinois n’ont rien à voir avec ce délire de nos castes au pouvoir, de vouloir uniquement imposer, pressurer, racketter, le "Travail", mais
surtout ne pas toucher au "Capital" et encore moins à la "Spéculation". Ils s&rsquo

Georges Stanechy 22/12/2011 19:28


 


Cher Chahid, Bonsoir


 


C’est tout le dilemme, magistralement mis en scène par Jean de la Fontaine dans sa fable Le Loup et Le Chien !…


 


Faut-il accepter notre servitude, notre spoliation, notre exploitation, dans la perte de notre identité et le mépris de notre maître ?...
Oui, pourquoi ne pas « collaborer » ? S’agenouiller devant La Loi du Plus Fort ne présente, apparemment, que des avantages !


 


Mahmoud Darwich l’aurait-il accepté qu’il aurait eu une fin de carrière à la Vargas LLosa, croulant sous les honneurs et les récompenses.
Chanter les mérites de l’Occident Civilisateur et célébrer la gloire du Libéralisme Economique, cumuler Prix Nobel et autres colifichets grassement rémunérateurs,
empiler Doctorats Honoris Causa et faire le tour du monde, hébergé dans les palaces, pour prêcher la bonne parole ! Oui, pourquoi pas ?...


 


Mais, il a choisi de partager le destin des enfants de son Peuple, de sa Nation, que les négationnistes disent être “inventés”, réduits à
jeter des cailloux sur les chars d’assaut du colonisateur… Et, en mourir de chagrin… A-t-il eu tort ou raison ? L’Histoire tranchera. Son Peuple et sa Nation en décideront. N’a-t-il pas
écrit :


« Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance
» ?...


 


Si je cite Darwich, c’est qu’il éclaire l’erreur fondamentale commise par les médiatiques « experts » occidentaux sur l’Iran :
assimiler ce pays à l’Irak ou à la Libye, et vouloir en faire une Arabie saoudite bis… C’est oublier des faits déterminants.


 


L’Iran n’est pas gouverné par une famille (à la Saddam ou à la Kadhafi), ou un clan familial (les Saoud d’Arabie ou Hachémites de Jordanie).
C’est une « Nation », composée de gens exceptionnellement courageux et intelligents, héritiers d’une civilisation de plus de 2000 ans. Débats et luttes internes y sont vifs, mais la
solidarité nationale et l’indépendance nationales y sont primordiales. Quelques points systématiquement « oubliés »…


 


Tous les dirigeants actuels ont fait partie de la jeunesse, pendant les années 70, qui a lutté contre une des plus sanguinaires et abjectes
dictatures que la planète ait connue : celle du Shah, installée et protégée par les occidentaux. Nullement gênés à l’époque, dans leurs chatouilleux scrupules « démocratiques »,
par le fait d’imposer un atroce “régime” policier… Beaucoup de ces jeunes sont morts sous la torture de la SAVAK, bastonnades ou balles de la police, formés par les spécialistes
occidentaux.


 


Ces jeunes ont vécu et partagé le même combat pour la liberté, leur Printemps, galvanisés par l’exemple de la Résistance Palestinienne, une
trentaine d’années avant le Printemps “arabe” actuel. Contemporains des combats des jeunesses d’Amérique latine broyées dans les geôles des tortionnaires des régimes militaires soutenus, eux
aussi, par l’Occident…


 


Ce n’étaient pas des “fils à papa” choyés, financés, parachutés par les services spéciaux jouant en Occident aux « opposants ».
Mais, des jeunes sortis du peuple, courageux et talentueux. Tous les dirigeants, partis, syndicats, « opposants » au régime du Shah avaient été éradiqués, sous l’accusation de
“communistes” à l’époque de la Guerre Froide. Ces jeunes se sont regroupés autour de leurs religieux, seule structure organisée survivante des massacres. A l’exemple de beaucoup de pays ou de
collectivités, dans d’autres civilisations, lors de périodes de grande détresse collective.


 


Car, au moment de réussir leur révolution, les occidentaux ont voulu faire le coup de l’après-Moubarak ou l’après-Kadhafi : changer le
dictateur afin d’anesthésier les aspirations populaires, et le remplacer par un régime militaire camouflé par un rideau de civils corrompus par des années de collaboration avec l’ancien régime.
Nouvelles luttes pour neutraliser ces « collabos », généraux et ministres, qui se prêtaient à cette mascarade.


 


C’est alors que les occidentaux sont passés à leur plan B, organisant, finançant, armant la guerre de l’Irak contre l’Iran. L’Irak attaqua
l’Iran par surprise le 22 septembre 1980, ouvrant une guerre que les Iraniens appellent, à juste raison, la « Guerre Imposée » (جنگ  تحمیلی    , Jang-e-tahmili )…


 


Huit ans de guerre : plus d’un million de morts du côté iranien, des centaines de milliers de blessés, amputés, d’aveugles victimes des
gaz toxiques vendus par les occidentaux à l’Irak (tous remarquablement pris en charge par un service médico-social exemplaire, dont devraient s’inspirer USA & GB pour leurs vétérans…).


 

Catherine 22/12/2011 17:44


Cher Chahid Slimani

Je ne sais pas ce que M. Stanechy va vous répondre et je devrais fermer mon clapet. Mais les femmes, vous savez...

Bref, on ne peut qu’être d’accord avec vous : la priorité des priorités, c’est d’empêcher le plus de gens possible de mourir. Bien d’accord aussi que, pendant qu’ici nous comptons les points en
croyant bêtement que ça ne nous arrivera jamais, les Iraniens font face et de très près à leur destruction possible, comme d’autres peuples avant eux.

Ce avec quoi on ne peut pas être d’accord, c’est ce que vous préconisez, à savoir que s’ils veulent Saddam, qu’on leur donne Saddam, s’ils veulent Kadhafi, qu’on leur donne Kadhafi, s’ils veulent
Assad, qu’on leur donne Assad, et si les mollah leur déplaisent, qu’on les vire, mais que les peuples survivent.

Il vous faut encore découvrir, je crois,  que ce n’est ni Saddam, ni Kadhafi, ni Assad, ni Ahmadinejad qu’« ils » veulent, mais bel et bien la peau de leurs peuples. Il vous faut encore
découvrir que les dirigeants honnis par la bien-pensance occidentale, qu’ils soient des saints ou des criminels, ne sont que des leurres, et qu’abandonner quoi ou qui que ce soit aux pégreleux
oligarques supranationaux est le pire des calculs à faire, celui qu’ont fait, justement, pour leur malheur et celui de leurs peuples, Saddam et Kadhafi (et bien d’autres ailleurs
avant eux). La vérité est qu’il ne faut rien céder. RIEN. Ni là, ni ici, ni ailleurs.

Vous rappelez-vous de ce que disait Saint-Just dans les mêmes circonstances : « La République n’a rien à échanger avec ses ennemis, que du plomb. » ? C’est ce qu’ont l’air de penser avec raison -
et avec réalisme - les Iraniens. Qu’ils le fassent de façon habile et intelligente au lieu de foncer bille en tête contre plus puissant qu’eux : tant mieux et pourvu que ça marche. Mais je trouve
abominable de se crêper le chignon entre nationaux pendant qu’on vous envahit ou d’abandonner quiconque, même criminel, aux chiens, dans l’espoir illusoire de sauver le reste. Quand « la patrie
est en danger », on serre les rangs derrière celui qui tient la barre, sans s’occuper de savoir s’il est ceci ou cela, et si on a des choses à lui reprocher, on s’explique après. Quand le danger
venu de l’extérieur est passé. J’ai bien peur qu’il n’y ait pas d’alternative.

Chahid Slimani 21/12/2011 21:26


Bonjour cher Georges


 


Ne crois-tu pas que le scénario iraquien est en train de se répéter ?


 


Avant de pulvériser l’armée de Saddam, les américains l’ont sacrée « quatrième armée de la planète », du coup
l’opinion publique occidentale et internationale pouvait croire à un affrontement à armes égales, le reste n’est alors que « dommages collatéraux » !


 


Il me semble que l’Iran est en train de morde à l’hameçon et les autres consciemment ou inconsciemment
applaudir !


 


Seuls deux pays sont en mesure de contrer la puissance militaire de l’empire : la Chine et la Russie et les deux
resteront gentiment et indifféremment immobiles le jour où les américains et les israéliens décideront de frapper l’Iran.


Comme pour l’Iraq, la Palestine, l’Afghanistan etc. ils se contenteront de « nous condamnons cette violence
inutile »… le résultat après quelques mois : une autre civilisation décimée, un autre million de vies humaines sous terre …


 


Pour contrer le déferlement militaire sioniste et américain, je crois qu’il n’y a pas plus sage ou « rusé »
que le politique, un changement de régime en Iran entre autres, serait une option moins coûteuse en vies humaines, parce que c’est de « vies humaines » qu’il est question, pas
d’idéologie.


  


Pourquoi c’est toujours l’ « arabe », le « persan » etc. qui doit être incité à verser son
sang, pendant que le russe et le chinois sous-traitent la guerre et se contentent de vendre des armes pour remplir leurs caisses ?


 


Crois-tu cher Georges que la « technologie iranienne » est en mesure aujourd’hui de faire face à ce qui se
prépare ? Peut-on dire à un homme qui va à une mort certaine « tu es un brave type » ?


 


Pour éviter un crime contre l’humanité il suffit de jouer le jeu de l’empire et ses sbires, ils veulent Kadhafi, livrons
leur Kadhafi et ses tanks russes, ils veulent Bachar, livrons leur Bachar et son armée du « mahdi »… les mollahs iraniens pourtant l’ont bien joué il y a quelques années en livrant
Saddam à la potence un jour de fête pour les sunnites, le résultat : un « printemps arabe » qui ne veut plus entendre parler de « mollahs »…une autre réponse tragique
certes du berger à la bergère…


 


La solution est dans la crise, la crise économique. Que nous proposent les vaillants chinois ? Quitte ou
double ?


 


Amitiés  


   

Georges Stanechy 21/12/2011 18:53


 


 


Cher Hédi, Bonsoir


 


Je partage votre sentiment sur cette faillite de nos « élites » en Occident, et la déliquescence de nos institutions favorisant leur
cooptation. En dehors du système de désinformation et d’abrutissement dans lequel nous sommes immergés en permanence, notre “conditionnement” d’éducation contribue avec zèle et efficacité dans la
production de cette  « pathologie raciste "supérioriste" », pour reprendre votre si pertinente expression.


 


Un exemple. J’ai sous les yeux un livre intitulé : « Les livres d’astronomie qui ont changé la vision de l’Univers »
(Jean-Jacques Samuelli & Jean-Claude Boudenot - Editions Ellipses-2010). Typique de la quasi-totalité de nos ouvrages académiques, dans la quasi-totalité de toutes nos disciplines : la
connaissance, le savoir, ne commencent qu’avec le monde gréco-latin…


 


A croire ce livre, avant Hipparque et Ptolémée, et son Almageste, c’était le vide sidéral. Alors qu’il y a eu des milliers d’écrits,
de recherches, sur des centaines d’années auparavant chez les Sumériens, les Indiens, les Chinois, les Amérindiens, etc.


 


Je crois que l’analphabétisme de l’Occident, quant aux autres civilisations et au reste de la planète, est l’effet, parmi ses virus mortels,
de cet « européocentrisme » dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser. Cette ignorance crasse, cultivée avec soin, constituant le terreau idéal de la mégalomanie maladive de nos
« élites » imbéciles.


 


En parlant de « retour à l’envoyeur », il existe un programme militaire, sur lequel travaillent les ingénieurs Iraniens, qui m’amuse
beaucoup.


 


Celui de s’emparer du « cerveau » (plus petit qu’une cervelle d’oiseau quoi qu’on en dise…) des missiles de croisière que chaque
membre de la "coalition occidentale" va vouloir envoyer sur l’Iran afin de satisfaire leurs lobbies militaro-industriels, et remplir les comptes des uns et des autres dans les paradis
fiscaux.


 


Ce sont des salves de plusieurs centaines de missiles qui vont pleuvoir dans les premières heures d’une attaque.


 


Les Iraniens travaillent pour s’en emparer électroniquement, dès l’approche de leur espace aérien, et les détourner sur les bases de leurs
ennemis les plus proches de leurs frontières. D’une pierre, deux coups. D’abord se préserver, ensuite économiser missiles et bombes en les faisant se faire écrabouiller par leurs propres
moyens !


 


L’arroseur arrosé !… 


 


Espérons que La Paix, qui ne tient que par quelques bouts d’élastiques, puisse durer et nous éviter de vérifier pareille dramatique
et, néanmoins, cocasse éventualité…


 


Amitiés


 





 

Georges Stanechy 21/12/2011 18:34


 


Bonsoir Catherine


 


Merci pour ces liens qui complètent et illustrent ce billet !


 


Avons-nous évolué depuis le Moyen-Age ?...


 


Ou, aurions-nous régressé, tout en nous projetant par une accélération High Tech dans ces univers futuristes décrits par ces BD et
romans « gothiques » qui ne cessent d’envahir les linéaires de nos librairies ?... Civilisation hantée par des Humains robotisés, asservis, exploités, par une caste s’arrogeant
tous les droits, pour s’être emparée et monopoliser le feu de la violence, dont celui de faire une guerre universelle aux peuples et nations qui refuseraient ses prétentions
hégémoniques ?...


 


Ne sommes-nous pas entrés de plein pied dans cet obscurantisme mégalomaniaque d’un Empire, où vont se succéder sur fond de révoltes internes
et sociales réprimées par des milices policières surarmées, des guerres de domination hyperviolente, où la Dignité Humaine n’a aucune place, rencontrant une héroïque résistance des peuples
refusant leur mise en esclavage ?...


 


L’être Humain aura de plus en plus à se déterminer, en tant qu’ "être pensant", par sa capacité de résistance, dans la solidarité avec
ceux qui refusent pareil naufrage du destin de l’Humanité.


 


Amicalement


 



Hédi 20/12/2011 19:34


Bonsoir cher Georges,


On vous lit toujours avec délectation. Plutôt que "cadeau", tombé du ciel qui plus est, je dirais "une divine récompense " car, que s'est-il passé ? Le RQ 170 Sentinel est un condensé de
technologies reposant pour l'essentiel et pour le substantiel sur les algorythmes. Et qui a inventé ces algorythmes sinon un certain savant persan appelé al-Khawarizmi dont les algorithmes ne
sont que son nom… latinisé ? Donc, retour à l'envoyeur, à l'origine, à la source. Il y a une justice! Quel beau détour! J'ai beaucoup suivi sur le web cette affaire et j'ai relevé que ceux qui
s'étonnent ou mettent en doute les capacités de l'Iran dans le domaine de la cybernetique ignorent apparemment que l'Iran actuel est le berceau des algorythmes, mais aussi, avec l'Inde, un
pionnier de l'observation et de la science spatiales. L'ignorance va de pair avec l'arrogance et les deux sont les traits principaux de la brute. La bête.


C'est une logique implacable : l'ennemi le plus redoutable est toujours l'ennemi intérieur. La pathologie raciste "supérioriste"  conduit les oligarchies dirigeantes à sélectionner les
élites sur des critères qui ne reposent plus sur l'intelligence et l'excellence, mais à partir de l'adhésion à une vision du monde, sur l'absence de scrupules, sur la corruptibilité : cela donne
l'actuel  Congrès des Etats-Unis (un asile d'aliénés), ou les équipes Sarkozy, Cameroun et compagnie qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. La sélection des élites occidentale
rejette les meilleurs et favorise les pires.  Leonid Brejnev avait dit à Nasser, lors d'une visite en Égypte : quand on jette de l'or et du fumier dans un tonneau rempli d'eau, c'est le
fumier qui surnage.


Amitiés

Catherine 20/12/2011 16:02


J'en ai oublié un !


"Chutzpah", dit Tom Burghardt. En effet...


http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28269

Catherine 20/12/2011 15:50


C'est Le Roman de Renart, cette histoire ! En somme, on n'a pas vraiment évolué depuis le Moyen Age. Fasse le ciel que les Iraniens gardent toujours une idée d'avance, sans quoi leur
sort sera aussi vilain que celui de leurs voisins irakiens.


Ce que vous dites des va-t-en guerre US - pire qu'inconscience : autisme - est encore inférieur, si possible, à la réalité. Il en pleut des preuves tous les jours. Celle-ci par exemple :
http://www.informationclearinghouse.info/article30034.htm


Nation de monstres malades fabriqués.


"Keep the good work".


 


 

Georges Stanechy 19/12/2011 17:20


 


 


Chère Aline, Bonsoir


 


C’est vrai, qu’il est stupéfiant de voir un Obama, une caste politique US, "penser", agir de la sorte, face à l’Iran. Dans un analphabétisme
géographique, historique, géopolitique, culturel, d’un niveau sidérant…


 


Alors que les USA possèdent parmi les meilleures universités du monde, équipées de bibliothèques et de chercheurs parmi les plus pointus sur
cette région et les enjeux qui s’y développent.


 


Mais Edward Saïd a très bien décortiqué le phénomène : la nomenklatura n’accepte que ce qu’elle veut entendre… S’isolant dans une bulle
idéologique concoctée par des apprentis sorciers de la violence, du racisme et de la prédation coloniale.


 


Evidemment, à l’échelle des vassaux et auxiliaires des USA, il en est de même. Je pense à la Grande-Bretagne ou à la France… Le plus terrible
est de les voir redoubler de zèle dans la surenchère et la haine aveugles pour complaire à leur maître… Alors que la France a un rôle extraordinaire à jouer, de modérateur, de promoteur de
dialogue et d’apaisement face à l’absurde blocage d’une situation pouvant déclencher une guerre mondiale…


 


Mais, vous verrez, il va se passer pour l’Iran ce qui s’est passé pour la Chine ou le Vietnam. Le jour, où les USA ont retourné leur veste, ce
sont eux qui ont raflé la mise, en devenant leurs premiers partenaires industriels, commerciaux et financiers. Leurs vassaux se contentant des strapontins.


 


Pour l’Iran, nous assisterons à un renversement de situation identique.


 


Et, la France se retrouvera minable, dans ses petits souliers de soubrette ignare, cirant dans le couloir les souliers de l’Oncle Sam…


 


Amitiés


 





 

Georges Stanechy 19/12/2011 17:18


 


 


Bonsoir Mimi


 


Merci de l’amical salut !


 


Amicalement


 





 

Georges Stanechy 19/12/2011 17:17


 


Bonsoir Magneticpole


 


L’Iran est signataire d’une multitude d’accords de coopération avec une multitude d’Etats, dans une multitude de domaines : diplomatiques
(exemple : "épineuse" délimitation des eaux territoriales de la Mer Caspienne et de son exploitation), économiques (commerce, investissement, etc.), militaires, douaniers et policiers (dont
une vigoureuse lutte antidrogue à l’encontre du centre mondial de fabrication d’opium qu’est l’Afghanistan sous gestion de l'OTAN...), sanitaires, scientifiques (l’Iran est un des pionniers
mondiaux des nanotechnologies…), culturels (nombreux échanges d’étudiants doctorants et post-doctorants avec l’Inde, la Chine, la Malaisie, etc.), etc.


 


L’Asie et l’Amérique latine étant les deux sphères de ces relations en plein développement, ainsi qu’en témoignent les statistiques de son
commerce extérieur, notamment ceux de ses produits non pétroliers.


 


Contrairement à l’image formatée par notre appareil de propagande, l’Iran est loin d’être un Etat « isolé », même si la
nomenklatura de l’Occident souhaite lui fermer ses portes.


 


Que l’Iran échange de la coopération militaire avec des partenaires, rien de plus normal. Dans tous les cas de figure, son appareil militaire
et de renseignement est mille fois plus indépendant que celui de notre propre pays entièrement inféodé, depuis sa "pensée stratégique" (lamentable de nullité …) jusqu’à l’exécution des missions
qu’on lui ordonne d’effectuer (casser des infrastructures civiles dans défense…), à l’axe Washington/Tel-Aviv…


 


Et, pour se vouloir lucide et fair-play, nous nous devons de rendre à César ce qui est à César en saluant l’extraordinaire performance
militaire réalisée par l’Iran sur son territoire. Qui plus est, sans mort d’homme !...


 


Bien à vous


 





 

magneticpole 19/12/2011 07:58


Votre article est bon mais fait l'impasse (manque d'infos ?) sur le rôle de l'assistance militaire russe et chinoise , il ne faut pas ignorer cette question, comme au paksitan ou des morceaux de
l'hélicoptère ultrasecret qui s'est crashé, le drone capturé sera certainement un moyen de coopération avec ces pays. Maintenant il est vrai qu'il n'y aucune preuve d'accord et meme de
préparation à sa capture, enquete en cours.

mimi 18/12/2011 20:42


toujours a la hauteur.. MERCI

Aline 18/12/2011 19:17


Cher Georges, bonsoir,


Votre analyse est éclairante. Cette histoire a en effet quelque chose de surréaliste. On ne rêve pas, on se pince.Voilà une puissance impériale tellement ignorante de l’histoire des civilisations
qu’elle ne fait visiblement pas de différence entre les Perses, les Arabes ou les Turcs.  Pour elle, les Perses, c’est juste une peuplade retardée de chameliers et de mollahs enturbannés,
située  un peu plus au nord par rapport aux barils de pétrole habillés d’une Gandoura d’Arabie Saoudite. Alors pourquoi se gêner pour espionner le  territoire de ces indigènes ! Quand
cet Etat est pris la main dans le pot de confiture, non seulement il ne présente pas d’excuses d’avoir violé le territoire d’un Etat souverain et d’avoir commis délibérément un acte de guerre,
mais il a le sidéral culot et l’inconscience de demander qu’on lui rende l’aéronef. On se croirait dans une cour de récréation : « Rends moi mes billes », dirait   le costaud mauvais
perdant.



J’imagine quel serait l’éclat de rire de Sun Tzu.  Les Perses, plus discrets, se sont contentés de juger cette demande de « bizarrement ridicule ». Pour  le
pays  qui a donné son essor au jeu d’échecs  depuis treize siècles, même s’il n’en est pas l’inventeur, il s’agit là d’un coup  qui,  s’il ne met pas directement  la
technologie états-unienne échec et mat, change complètement la configuration de l’échiquier. L’attaquant arrogant est maintenant sur la défensive, sa ligne de pions  est
désarticulée   et c’est une situation à laquelle il n’est pas du tout préparé. Alors qu’il ne connaît  qu’une seule stratégie  - le tapis de bombes, comme au Vietnam, en Irak,
en Afghanistan et partout où il passe -  le jeu tout en finesse imposé par les Iraniens l’a si gravement déstabilisé qu’il formule des demandes absurdes. Nous allons voir dans les jours qui
viennent comment les Perses vont   exploiter cet avantage.



Une question angoissante se pose : quelle est la potion stupidifiante qu’on a fait boire à ce pauvre Obama pour qu’il ait osé s’abaisser à formuler une demande aussi grotesque.


Amitiés