Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 18:19

 

 

 

« J’atteste que le système qui tend à porter la liberté à force ouverte chez les nations voisines est le plus propre à la faire haïr et à empêcher son triomphe. »

Talleyrand (1)

 

 

 

 

Soo Ae

 

Pause dans une carrière trépidante, elle est venue passer une quinzaine de jours en France. Arrivée le 5 avril dernier, certains ont eu la chance de l’apercevoir, à Paris, quartier de l’Opéra.

 

Ah !... Soo Ae...

 

Mon actrice Coréenne préférée. Chatoiement de féminité et de grâce. Braises sous la neige, qui abonde en hiver dans son pays…

 

Corée : Lecture d’une “Crise”…

Dans son impressionnante filmographie, le rôle que je préfère est celui de l’impératrice coréenne Myeongseong, qu’elle incarne dans le film, sorti en 2009, sous-titré en anglais : The Sword with No Name. (2)

 

A ma connaissance, mais je souhaite me tromper, ce film n’est pas distribué en France. Tout comme l’essentiel des productions asiatiques, non seulement coréennes, mais aussi, chinoises et japonaises. (3) Malgré l’étourdissante diversité et qualité de leurs chefs-d’œuvre, du policier au film historique en passant par la comédie. (4) Le « Festival du Film Asiatique de Deauville », créé il y a une quinzaine d’années par des cinéphiles entreprenants, ne bénéficie pas encore de la visibilité qu’il mérite. Car, à en croire l’analphabétisme médiatique, n’existerait que le cinéma Indien, avec le caricatural Bollywood. Ou encore, le Kung Fu de Hong Kong…

 

Pour en saisir le contexte, une brève digression sur cet analphabétisme soigneusement entretenu, au double engrenage :

 

=>   Un circuit de distribution “francophone”, dit “grand public” par opposition aux rares “salles d’art et d’essais”, inféodé aux monopoles américains privilégiant leurs films doublés ou sous-titrés, occultant ainsi les autres productions nationales et internationales. Le summum, révélateur de cette pathologie, étant la cérémonie des Oscars d’Hollywood. Dont on nous gave jusqu’à la nausée, alors que d’autres vitrines cinématographiques, aussi importantes, en qualité et en notoriété dans le monde, notamment en Asie ou en Amérique latine, ne sont jamais évoquées ou montrées. (5)

 

=>   Un filtrage des thèmes qui entreraient en conflit avec l’axe de la propagande occidentale, provoquant l’exclusion systématique de productions de qualité, sur le plan du savoir et de la culture.

 

Ainsi la propagande antichinoise élimine d’excellents films, qui contribueraient à une meilleure connaissance de l'Histoire de ce grand pays et à une compréhension de ses préoccupations actuelles. En cause, les thèmes tabous :

. Occupation et pillage de la Chine par les occidentaux, terrible invasion par le Japon avec son sillage de massacres, extraordinaire résistance incarnée par Mao dans l’exploit de La Longue Marche, interminables conflits civils et chaos imposés par les anciennes puissances coloniales dans le soutien aux chefs de guerre corrompus (prémonitoires de ceux organisés plus tard dans les pays arabo-musulmans et qui durent encore…) dont Tchang Kaï-chek qui se réfugiera après sa défaite à Taïwan…

 

Toutes ces œuvres, remarquables, resteront invisibles sur nos écrans : jamais doublées, rarement sous-titrées si ce n’est en anglais ou parfois en espagnol (Amérique latine), encore moins diffusées y compris sur les chaînes TV…

 

Le silence, sous nos latitudes, qui entoure le film The Sword with No Name relève de cette volonté de taire ce qui fait tâche dans la mythologie de l’Occident et de ses alliés ou satellites, praticiens rigoureux des « Droits de l’Homme et de la Démocratie »...

 

Car, ce film romantique a pour toile de fond la résistance, aux visées colonialistes du Japon sur la Corée, personnifiée par l’impératrice Myeongseong. Considérée comme une héroïne de l’indépendance et de la grandeur de la Corée, cette femme aussi belle qu’intelligente, réformatrice au grand courage, fut assassinée par les Japonais qui ne toléraient pas sa politique de coopération équilibrée avec d’autres pays étrangers, particulièrement avec la Chine et la Russie, encore moins son refus de soumission.

 

Le Japon à l’exemple des puissances occidentales de l’époque, en pleine expansion coloniale, avait décidé de s’emparer de la Corée et réussir, enfin, là où il avait toujours échoué depuis le XVI° siècle. Les mises en scène actuelles pour s’emparer d’un pays, "révolutions colorées" ou "pseudos rebelles à protéger du massacre de leurs dictateurs par l'OTAN", n’étaient pas encore à la mode ou au point. Les moyens étaient plus expéditifs…

 

Le 8 octobre 1895, l’ambassadeur, Miura Goro, à la tête d’un commando d’une cinquantaine de tueurs japonais (qu’on qualifierait aujourd’hui de "forces spéciales") s'introduisant par surprise dans la partie privée du palais impérial, grâce à la complicité de collabos dont le général U Beom-seon, massacrèrent la garde et les dames de compagnies de l’impératrice qu’ils tuèrent à coups de sabre. La traînant par les cheveux dans la cour de la résidence pour brûler son corps.

 

Elle avait 44 ans.

 

Assassinat de l’impératrice Myeongseong

Assassinat de l’impératrice Myeongseong

La grossièreté du procédé (Fi donc !) secoua quelque peu les chancelleries empanachées (un coopérant-architecte russe présent, par hasard, fut témoin de la tuerie…). Le Japon rapatria l’ambassadeur et le commando, organisa même un procès pour les juger, devant un tribunal d’Hiroshima. Qui prononça un "non lieu" au bénéfice des uns et des autres, 56 personnes, au motif classique dans ce genre de sauvageries impériales : « manque de preuves »…

 

A ce jour, les Coréens n’ont pas pardonné aux Japonais.

 

D’autant que le Japon, bénéficiant de la complicité des occidentaux qui pillaient la Chine avec lui, imposa un traité de Protectorat en 1905, promulgué sans même le soumettre au sceau impérial de l’époux survivant de l’impératrice, l’empereur Gojong. Qui avait trouvé refuge, avec le prince héritier, à l'ambassade de Russie.

 

Puis, sur sa lancée, annexant la Corée en 1910 par le traité unilatéral promulgué et connu sous le nom de Japan–Korea Annexation Treaty. Sa dynastie supprimée, transformée en simple province de son "empire" qu’il géra par un “gouverneur général” jusqu’à sa capitulation, le 15 août 1945. Oubliant que la Corée était un pays à la longue et riche histoire, se mesurant pendant des siècles, avec courage et diplomatie, à toutes les convoitises, se positionnant en grande puissance régionale entre Chine, Japon, invasions Mongoles et Mandchoues. Jamais, elle n’avait été annexée.

 

Avant ce féroce coup de force du Japon, notons que la France avait tenté une expédition coloniale contre la Corée, en octobre-novembre 1866, avec une dizaine de navires aux ordres de l’amiral Roze. Piteusement contrainte à la retraite pour avoir sous-estimé la farouche opposition armée. Obligée aussi de renoncer à toute nouvelle tentative du fait des désastres militaires des armées de Napoléon III au Mexique, peu de temps avant celui qui balaya le second Empire face à l’armée prussienne…

 

Rêver d’annexer la Corée était donc un délire historique. Le Japon préféra nier l’Histoire. S’en suivit une atroce odyssée pour la nation Coréenne.

 

De l’Annexion Japonaise au Protectorat Américain

 

Comment prétendre “rayer de la carte” une nation à l’identité aussi forte, profondément enracinée, que celle de la Corée ?... Dont l’unité nationale remonte à 918 sous la dynastie Goryeo, qui donna son nom au pays, régnant sans interruption jusqu’à la fin du XIV° siècle (1392). Maintenue avec constance par les dynasties ultérieures.

 

Ses responsables politiques destitués, son administration, son armée, sa police démantelées, ses lois abrogées : la résistance du peuple Coréen fut immédiate. Au mépris de la violente répression de l’occupation japonaise et des habituelles méthodes de la terreur coloniale : assassinats de suspects qualifiés de meneurs ou de terroristes, massacres et tortures par dizaines de milliers, humiliations permanentes et mesures d’appauvrissement systématiques de la population.

 

Un "Gouvernement Provisoire de la République de Corée" s’installa à Shanghai pour coordonner les différentes initiatives civiles et miliaires face à l’inacceptable. Des résistants se livrèrent à des actions héroïques. An Jung-geun assassina le Résident-général de Corée, Itō Hirobumi, en 1909. La mort de l’empereur Gojong déchu, en janvier 1919, probablement empoisonné par les services spéciaux japonais, provoqua d’immenses manifestations noyées dans le sang : 7000 morts d’agrès les autorités d’occupation. Provoquant la création de la première coordination de la résistance : le « Mouvement du 1er mars ».

 

La guérilla obtint même des succès importants dans les montagnes et denses forêts du nord de la péninsule, notamment lors de la bataille de Chingshanli en 1920. Obligeant les armées japonaises à abandonner certaines régions limitrophes de la Chine. En avril 1932, la résistance coréenne décapita à Shanghai l’état-major de l’armée japonaise en Chine, dans une audacieuse opération commando où s’illustra celui qui devint un des héros célèbres de la Corée : Yun Bong-gil.

 

i)  Pillage et esclavage d'une Annexion

 

Confrontée à un écrasant rapport de forces, malgré son abnégation la résistance ne pouvait avoir qu’un impact limité, le Japon intensifiant son annexion par un pillage méthodique du pays, sur fond de répression et de mise en place de « collaboration » plus ou moins forcée. Cette spoliation s’accentuant parallèlement à l’élargissement des opérations de la 2° guerre mondiale sur le continent asiatique (Mandchourie-Chine-Birmanie-Indochine, etc.) et dans le Pacifique.

 

Les meilleures terres agricoles de la Corée furent accaparées par des colons japonais, au point que, d’après les statistiques des autorités d’occupation, le ratio des propriétés détenues par les japonais atteignait en 1932 : 53%. En 1939, les capitaux enregistrés dans les industries étaient à 94% la propriété des japonais. En 1942, le capital "indigène" investi dans l’ensemble du parc industriel ne représentait plus que 1,5%. La curée, afin de ravitailler en priorité le Japon, atteignait de telles proportions que la consommation alimentaire en céréales pour les Coréens, riz principalement, était inférieure de 35% au niveau des années 1912-1916… (6)

 

Pour consolider l’annexion, les japonais planifièrent la destruction de l’identité de la nation. Seule la langue japonaise fut autorisée dans le pays.

=>   En 1937 : interdiction aux élèves et étudiants d’étudier et de parler la langue coréenne dans les établissements d’enseignement et à l’extérieur.

=>   Suppression de tous les journaux en langue coréenne.

=>   Accès à l’éducation de la majorité de la population limité à l’enseignement primaire, sauf pour une minorité issue des familles de « collabos ».

=>   Suppression des lieux de cultes traditionnels et imposition du culte japonais rendu obligatoire, le Shinto, dans des établissements construits à cet effet.

=>   Destructions des vestiges historiques et du patrimoine culturel, enlèvements des œuvres d’art expédiées au Japon. Un minimum de 75.311 pièces de grande valeur, spoliées par l'occupant, ont pu être recensées… (7)

 

L’effort de guerre obligea les autorités japonaises à réquisitionner, dans des conditions assimilables à de l’esclavage, plus de 6 millions de Coréens répartis dans toutes leurs nouvelles conquêtes (certains sous uniforme japonais), exploités jusqu'à l'épuisement dans les travaux d’infrastructure et les usines d’armement essentiellement. Jusqu'en Papouasie...

 

Rien qu’au Japon : deux millions de Coréens expédiés et usés dans l’industrie de l’armement. Lors des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki environ 100.000 Coréens, pris en otages dans les usines locales, moururent de leurs effets. (8)

 

Et, pour assurer les loisirs de leurs officiers et soldats, les stratèges japonais planifièrent l’enlèvement de plus de 200.000 femmes et jeunes filles Coréennes (le chiffre définitif établi par certains historiens serait proche des 300.000), certaines à peine pubères, pour les exploiter en tant qu’esclaves sexuelles, dans leurs bordels militaires sous l’appellation de « femmes de confort » ["comfort women"].

 

Certaines sont encore vivantes et traitées avec le plus grand respect par la nation Coréenne, qui a intenté plusieurs actions en justice pour demander réparations à leur égard. (9)

 

Yun Bong-gil - Héros de la résistance contre le Japon

Yun Bong-gil - Héros de la résistance contre le Japon

Ce rappel des faits n’a pas pour objectif de contribuer au procès du Japon. Ce serait prétendre instruire celui des autres puissances coloniales qui, la France en bonne place, en termes d’atrocités commises dans leurs opérations d’annexion et de spoliation n’ont aucune leçon à donner…

 

Mais, de comprendre la profonde, viscérale, “détestation” des Coréens à l’encontre du Japon. Du moins de son oligarchie, conquérante et sanguinaire, même s’ils éprouvent de l’empathie à l’égard du peuple lui-même (beaucoup de couples mixtes nés des épreuves de la guerre en témoignent). (10)

 

De comprendre, la crainte rétrospective du Japon face à une Corée devenant de plus en plus forte, retrouvant son prestige et son rayonnement historiques, en mesure d’exiger compensations et respect de son indépendance nationale, y compris économique…

 

Oublier ces faits et leurs conséquences, a pour finalité de fausser toute analyse géopolitique de ce que l’esbroufe médiatique, académique ou politicienne, résume sous le cliché facile : « Crise Coréenne ». Occultant un des ressorts fondamentaux, et méticuleusement dissimulé, de la mise en scène imposée à l’opinion publique internationale.

 

ii)  La dictature du Protectorat

 

La libération de la Corée se concrétisa par le nord avec l’entrée des blindés soviétiques escortant les résistants Coréens venant de Chine, et par le débarquement américain venant du sud. Les deux "alliés" se rejoignant au 38° parallèle, coupant en deux la péninsule coréenne, le 8 septembre 1945.

 

Le gouvernement provisoire Coréen constitué en exil depuis de nombreuses années fut immédiatement refusé par les américains, car jugé aligné sur les communistes. Ce qui était considéré comme l'horreur absolue, par l’appareil militaro-industriel et financier qui préparait déjà l’affrontement avec l’ennemi éternel : "le communisme". Imaginons le gouvernement provisoire organisé par de Gaulle nié sous le même prétexte, au moment de la libération de la France…

 

Refusant même des élections nationales, contrevenant ainsi aux accords de Yalta (4-11 février 1945), de peur de voir arriver une majorité communiste ou socialo-communiste. Ce qui probablement, avec des élections libres, se serait produit du fait du prestige des résistants et de leur niveau d’organisation dont des milliers combattirent avec héroïsme, aux côtés des troupes chinoises, les armées japonaises.

 

La "négation démocratique" a bel et bien pour origine, en Corée, ce qu’on ne dit jamais : la position inflexible et idéologique de l'occupant américain imposant son protectorat sans aucun mandat de l’ONU. Suivi à la virgule, par leurs satellites et vassaux. C’est l’époque où américains et affiliés refusaient de reconnaître la Chine de Mao, affirmant que la seule Chine admissible à l’ONU était celle de l’île de Taïwan et de son dictateur Tchang Kaï-chek

 

Le clivage devenait irréversible, se sclérosant en partition, entre ce qu’on appela "Corée du nord" et "Corée du sud". La République de Corée (du sud) [Republic of Korea - ROK] fut proclamée le 15 août 1948. Les Coréens du nord répondirent par la création de leur propre république, le 9 septembre 1949.

 

Cet aveuglement idéologique, confinant au fanatisme, conditionne encore toute approche de la « Crise Coréenne » : la Corée du nord étant devenue le chaudron du diable dans la propagande occidentale.

 

Notons au passage que la France se distingue, à l’heure actuelle, en étant un des deux pays de l’UE avec l’Estonie à ne pas reconnaître la Corée du nord (même Mitterrand n’osa pas…) !... (11) Alors que le principal partenaire économique européen de la Corée du nord est l’Allemagne. Et, que la Grande-Bretagne y entretient une de ses plus grandes ambassades à l’étranger. Dégât collatéral : l’enseignement du français, autrefois très prisé, a complètement disparu.

 

Il est vrai que le naufrage de notre diplomatie atteint un niveau de servilité d’une abjection sans pareille…

 

Pour lutter contre le péril communiste, l’occupant américain instaura une dictature militaro-policière en confiant les commandes de l’Etat à tous les « collabos » pro-japonais, tout particulièrement aux adeptes de l’anticommunisme endoctrinés et encadrés par les spécialistes américains.

 

Le premier "président" de la Corée du Sud fut expédié des USA “clefs en main” (recette reprise dans les récents "printemps arabes" …) dès octobre 1948, dans l’avion personnel du proconsul américain au Japon le général MacArthur. Le sinistre et féroce Syngman Rhee...

.

Loin d’être un paradis des "droits de l’homme" et de la "démocratie", ou autres stéréotypes de la propagande occidentale, ce furent pour la Corée du Sud des années d’un atroce despotisme aux ingrédients classiques : régime policier, corruption effrénée, élections truquées, chasse hystérique aux "communistes" (tout opposant étant assimilé à un "communiste" ou à un "agent" de Corée du Nord), campagnes de fanatisation, tortures et massacres de masse.

 

D’un niveau de sauvagerie inimaginable. Rappelons le tragique martyre de l’île de Jeju. En avril 1948, entre 15.000 et 60.000 victimes dans des conditions de barbarie extrême pour provoquer la terreur, 230 villages et 39.000 habitations entièrement rasés. La Corée du Sud éprouva ce que durent endurer, avec les “escadrons de la mort”, tous les pays d’Amérique latine et sur d’autres continents, dont l’Iran du Shah…

 

Il fallut de massives mobilisations nationales du peuple Coréen du sud, à mains nues, pour provoquer le départ précipité de Syngman Rhee dans un avion de la CIA, le 28 avril 1960. Cet autocrate sanguinaire ne connut pas le sort de ses congénères : pendaison de Saddam, ou viol à la baïonnette suivi de sa mise en bouillie de Kadhafi. Il coula les jours tranquilles d’un exil doré, sous les cocotiers de l’île d’Hawaï et la protection de ses maîtres…

 

Mais d’autres, lui succédèrent. D’une trempe similaire, sous couvert d’un abord plus “civilisé”.

 

Entretemps intervint, ce qu’on appelle la « Guerre de Corée »…

Vestiges des massacres de la dictature Syngman Rhee dans la Grotte de Darangshi sur l'île de Jeju

Vestiges des massacres de la dictature Syngman Rhee dans la Grotte de Darangshi sur l'île de Jeju

De la guerre au refus de la réunification par le Japon et l’Occident

 

La propagande occidentale présente une Corée du nord, son arsenal nucléaire entre les dents d’irresponsables, en proie à une folie furieuse, défiant l’humanité. Véritable danger, urgent, angoissant, terrifiant. Mettant en péril notre planète.

 

Une analyse des faits et du contexte, historiques ou actuels, provoque une déconstruction instantanée de cette désinformation délirante. D’un simple coup d’épingle, pour reprendre l’expression d’un de nos présidents de la république, cela fait :

Pschitt !...

 

Rapide survol :

 

i) Guerre de Corée : première manipulation de l’ONU par les occidentaux

Il convient de suivre la stratégie du lobby militaro-industriel américain à partir de son protectorat en Corée du sud, adossé à son colossal arsenal entièrement opérationnel, y compris nucléaire (2 bombardements atomiques à son actif…), accumulé lors de la 2° guerre mondiale. Plus particulièrement, à la suite de ses opérations amphibies et aériennes dans le Pacifique. Fruit d’une remarquable logistique au service d’une puissance navale et aérienne exceptionnelle. Sans rivale à l’époque.

 

Face à lui : des rivaux, ou adversaires potentiels, quasi-inexistants. Incapables d’initier toute guerre ou entretenir des engagements militaires de longue durée.

 

L’URSS se retrouvait en vainqueur épuisé de sa lutte contre l’Allemagne : 30 millions de morts, son parc industriel et ses infrastructures dévastés, tout était à reconstruire. Son potentiel militaire plus que limité comparé à celui de l’Occident, malgré son premier essai atomique du 29 août 1949.

Sortant en 1949 de décennies de conflits, la Chine se trouvait dans un état de délabrement encore pire. Après le pillage occidental qui avait duré un siècle, les ravages sur son sol des armées japonaises, une longue guerre civile mettant difficilement hors d’état de nuire Tchang Kaï-chek et ses protecteurs américains : exsangue, moribonde, en ruine, plus de 50 millions de morts. Aucun potentiel nucléaire, son premier essai n’aura lieu que le 16 octobre 1964.

 

Occasion rêvée pour les Etats-Unis d’attaquer, de s’emparer de la Corée du Nord, et d'élargir son "protectorat" !

 

Et, même un peu au-delà, en Mandchourie… Au sous-sol d'une infinie richesse... Les plans existaient. En projetant les forces armées sud-coréennes équipées du matériel le plus moderne, prélevé sur les arsenaux US, soutenues par une logistique aérienne et navale hors pair, contre la Corée du Nord. Bien sûr, en prenant soin de maîtriser la propagande pour faire croire à une attaque surprise du “Nord” belliqueux, contre un “Sud” pacifique et bucolique, havre de paix démocratique, justifiant une intervention des armées occidentales.

 

Vieille ficelle qui servira lors de l’attaque du Nord-Vietnam, et autres aventures coloniales. "Va-t-en guerre" et "traîneurs de sabre" sont indécrottables de cynisme stupide, malgré les déculottés qu’ils prennent régulièrement… L’essentiel étant, il est vrai, de complaire aux généreux marchands de canons.

 

Pendant des mois, des harcèlements et incursions de grande envergure se multiplièrent, à l’échelon de plusieurs milliers d’hommes, le long de la frontière entre les deux Corées. Mao et Staline adjuraient les Coréens du Nord de tout faire, malgré les agressions permanentes, pour éviter la guerre. La propagande occidentale assure du contraire, évidemment, mais les documents sont là.

 

Exemples (12) :

=>   Le 3 février 1949 : l’ambassadeur d’URSS en Corée du nord, Shtykov, alertait le Kremlin du nombre croissant des violations de frontière par les forces armées de Corée du sud, encadrées par les américains, du manque d’entraînement et d’équipement des troupes nord-coréennes, du manque d’armement moderne et même de munitions…

=>   Le 5 mars 1949, recevant le président de Corée du nord, Kim II Sung, inquiet de la préparation de l’invasion par la Corée du sud, Staline inflexible, sachant qu’il était incapable de l’aider, lui martela l'injonction :

« Le 38° parallèle doit rester en paix. C'est de la plus haute importance », [Dans les documents en anglais : "The 38th parallel must be peaceful. It is very important."].

 

Les occidentaux lancèrent la guerre en 1950, provoquant une contre-attaque des nord-coréens. Invoquant une attaque surprise de la Corée du Nord, ils manipulèrent le Conseil de Sécurité où ne figurait pas la Chine continentale, mais en lieu et place : l’île de Taïwan sous la dictature de Tchang Kaï-chek !... L’URSS boycottant, par la tactique de "la chaise vide", le Conseil de Sécurité du fait de l’attitude occidentale bloquant l’admission de la Chine “réelle”…

 

Les occidentaux eurent donc les mains libres pour formater les résolutions de leur choix et justifier l’invasion de la Corée du nord :

=>   Résolution 83, du 27 juin 1950, condamnant l’agression nord-coréenne

=>   Résolution 84, du 7 juillet 1950, organisant une force de l’ONU (16 pays, dont la France), sous commandement américain. Ce fut la première instrumentalisation de l’ONU pour légitimer les guerres coloniales, "nouvelle manière". Inaugurant, ainsi, une longue liste…

 

Sauf que les troupes de Corée du sud, n’ayant aucune envie d’envahir leurs compatriotes du nord, craquèrent devant la réaction hyper-motivée des troupes nord-coréennes, même mal équipées, au point que les américains se retrouvèrent devant le désastre militaire, malgré leurs prévisions initiales, en première ligne (comme plus tard au Vietnam...). Avec toute leur puissance militaire.

.

L’intervention de la Chine fut décisive pour sauver une Corée du nord en cours d’écrasement par les Etats-Unis et leurs affiliés. Elle envoya plus de 300.000 hommes alors qu'elle n'avait ni aviation, ni marine, ni artillerie lourde, pour soutenir les Coréens du nord et casser les prétentions hégémoniques du "Tigre de papier", parvenu à sa frontière. La menaçant même de bombardements atomiques (cause du limogeage du Général MacArthur par le président Truman)…

 

Après trois années de guerre, la Corée du Nord fut entièrement rasée, recevant plus de bombes que l’Allemagne ou le Japon pendant la deuxième guerre mondiale, mais ses envahisseurs ramenés d’où ils étaient partis. (13)

 

Retour à la case départ : au 38° parallèle… Avec plus de quatre millions de morts… (14)

 

ii)  Une vitrine en trompe-l’œil

La guerre de Corée plaçait le protectorat américain devant un double échec :

=> La Corée du nord n’avait pu être vaincue et annexée, malgré l’immensité des destructions et du coût en vie humaine.

=> Le mécontentement populaire en Corée du sud ne cessait de s’amplifier face au régime policier imposé par une occupation étrangère despotique, aux aventures militaires catastrophiques pour la péninsule coréenne.

 

Une nouvelle politique s’imposait dans les meilleurs délais, afin de regagner une crédibilité perdue. Internationalement et localement. Les Think Tanks, avec leurs fourmilières d’experts et communicants, se mirent au travail.

 

Et, le lapin sortit du chapeau : la légende des “Quatre Dragons Asiatiques” était née !

 

Créer quatre vitrines pour exposer les merveilles du miraculeux "Libéralisme Economique" sous le balcon de la Corée du nord et de la Chine : Corée du sud, Taïwan, Hong-Kong (avant d’être restitué à la Chine en tant que province administrative autonome en 1997) et Singapour. Prouver que grâce à la libre concurrence, la libre entreprise, la perfection de “l’autorégulation du Marché” animé par des génies de l’art d’entreprendre, le paradis était possible sur terre !...

 

Ce conte de fée étant relayé par une intense propagande qui a servi de grain à moudre, pendant des années, à tous les économistes et professeurs de management de pacotille vecteurs de l’enfumage idéologique en Occident. Avant que le concept courant d’air « mondialisation » n’apparaisse, comme dans les “défilés de mode”, nouvel emballage marketing de la même idéologie, et paralyse d’hébétude les esprits critiques les plus vigilants…

 

L’entourloupe, ou vitrine en trompe-l’œil, reposait sur trois systèmes interactifs, dont certains sont encore opérationnels :

 

=> Une économie dirigée et assistée

 

Sous la forme d’investissements massifs, à des taux de financement de faveur, dans des entreprises créées de toute pièce. Souvent étatiques ou semi-étatiques au départ (revendues bradées aux copains et prête-noms, dès les bénéfices durables…), certaines gérées en sous-main par l’armée comme les "chaebols" en Corée du sud. Auxquelles étaient allouées des parts de marchés internationaux dans des secteurs les plus avancés, ou sous-traitances aux marges avantageuses : depuis la construction navale ou automobile jusqu’aux produits de grande consommation fondé sur le développement de l’électronique et des nouvelles technologies.

 

Les géants sud-coréens actuels, tels que Samsung, LG ou Hyundai, n’auraient jamais pu naître sans ces interventions étatiques, planifiées, dirigistes, de type “Keynésien” comme disent les théoriciens…

 

Evidemment, dans l’arrière-cour de ces vitrines, dans des pays où le Libéralisme Economique dans son expression la plus flamboyante, Le Capitalisme Sauvage, est établi depuis le XV° siècle : le « miracle du Marché » porteur de prospérité, animé par le génie d’entreprendre, ne fonctionne pas. Les gens y sont pourtant aussi travailleurs et intelligents qu’ailleurs. Le cas des Philippines étant le plus emblématique. La Mythologie des économistes rencontre vite ses limites…

 

=> Le développement d’une société de consommation sans liberté d’expression

 

Création d’une société de grande consommation où une “liberté des mœurs” est imposée comme substitution à une authentique “liberté de pensée et d’expression”. S’assumer “consommateur”, jouisseur-individualiste : Oui ! Se revendiquer "citoyen”, solidaire de sa collectivité : Non !

 

Ainsi en Corée du sud, peut-on se livrer aux addictions en tous genres, pour peu qu’elles ne débordent pas trop sur l’espace public… La contrepartie étant l’interdiction absolue de toute critique à l’encontre du régime pseudo démocratique en place. Articulé sur une fausse alternance, avec des politiciens cooptés pour leur parfaite discipline à l’égard de la ligne idéologique du capitalisme le plus sauvage.

 

Rappelons que la Corée du sud est, jusqu'à présent, toujours administrée par les "collabos" (civils et militaires) pro-japonais et leurs descendants. La présidente actuelle Park Geun-hye est la fille de l'ancien dictateur Park Chung-hee (1962-1979), lui-même ancien officier supérieur des armées japonaises... (15)

 

Imaginons, les Laval et consorts, ou officiers français de la division allemande Charlemagne, actuellement au pouvoir en France, sans interruption depuis la deuxième guerre mondiale… Même si certains de ces « collabos » pro-allemands ont prospéré dans notre pays, à lire l’ouvrage de Frédéric Charpier récemment publié : Les Valets de la Guerre Froide – Comment la République a recyclé les collabos. (16)

 

Encore plus grave : critiquer le régime de protectorat et la présence des 40.000 soldats américains sur le sol de la Corée du sud, avec une estimation de 1.000 ogives nucléaires sous toutes formes (obus, bombes et missiles) !

 

En 2002, un soldat sud-coréen a été condamné à deux ans de prison pour avoir soutenu, devant des camarades de régiment, que la partition de la Corée était due aux seuls américains. Ce qui est l’opinion de la majorité des Coréens du sud qui n’osent pas le dire publiquement. Pas plus qu’ils n’osent dénoncer, actuellement, la politique agressive des Etats-Unis contre leurs frères du nord… (17)

 

Ajoutons que la législation anticommuniste datant de 1948 est toujours en vigueur en Corée du sud. Elargie depuis, par une série de lois “antiterroristes”… Toute sympathie exprimée à l’égard de la Corée du nord est passible de prison. Et, les services spéciaux sud-coréens surveillent avec vigilance tous les réseaux sociaux, jusqu’aux "tweets", qui exprimeraient des sentiments de cet ordre. De même, détenir un livre publié en Corée du nord est considéré comme un crime, etc.

 

=>  Etrangler économiquement la Corée du Nord

 

Pour que la vitrine du "Libéralisme Economique" apparaisse encore plus mirifique, il convenait d’entraver au maximum les progrès économiques de la Corée du nord par toute une série de mesures d’embargos (y compris sur les produits alimentaires et médicaments). D’où les sanctions en cascade, sous tous les prétextes.

 

Le pays qui a connu des inondations catastrophiques, en 1997 et 2000, s’est vu interdire par "La Communauté Internationale", toute aide alimentaire internationale afin de : « ne pas aider le régime au pouvoir ». Avec, pour amplificateur, une propagande ne cessant de se lamenter sur "la famine" qui contraindrait les Coréens du nord à se nourrir de feuilles d’arbres et de racines. Par la faute de dirigeants aussi cruels qu’imbéciles.

 

En termes de régimes politiques autocratiques, celui du Nord n’a rien à envier à celui du Sud. Et, vice-versa. Le problème n’est pas dans la diabolisation des uns et la béatification des autres. Mais, dans une évolution apaisée des relations entre tous en encourageant, par la dédramatisation des contextes et la tenue en laisse des idéologies, les avancées réellement démocratiques.

 

Ce que l’américain James Dresnok installé, avec d’autres militaires américains avant lui (Charles Jenkins, etc.), en 1962 en Corée du nord ne cesse de souhaiter.

 

Issu d’un milieu pauvre aux Etats-Unis, il avait dû quitter l’école à l’âge de 15 ans et, sans travail, s’était ensuite engagé dans l’armée américaine. Quasi-analphabète, excédé des mauvais traitements et du mépris de ses chefs, un jour il planta son fusil et posant son casque sur la crosse, il avança droit devant lui pour demander l’asile politique à la Corée du nord.

 

Après un intense effort d’adaptation à une langue et une culture nouvelles pour lui, il devint professeur d’université, se maria et eut des enfants. Son visage épanoui montre qu’il ne s’est pas nourri que de racines.

 

Et, que « l’enfer » n’est pas toujours là où les propagandistes le fantasment… (18)

L'américain James Dresnok - Installé en Corée du nord depuis 1962

L'américain James Dresnok - Installé en Corée du nord depuis 1962

iii)  “Crise” ?... Quelle “Crise” ?

 

Les dirigeants de Corée du Nord ne sont pas des fous descendus des arbres, contrairement aux clichés de la désinformation occidentale, mais des gens aussi rationnels, que les autres. Formés dans les meilleures universités du monde et parlant trois ou quatre langues étrangères. Son élite a, peut-être, tous les défauts sauf celui de ne pas être enracinée dans la « résistance », et d’être issue de la « collaboration » avec le Japon et ses successeurs. (19)

 

Les Coréens du nord veulent la paix et la réunification de leur pays, avec des élections libres. La dénucléarisation totale de la péninsule coréenne, avec le départ de toutes les troupes d’occupation. Bien sûr : l’arrêt des manœuvres permanentes le long de leurs frontières terrestres, maritimes et aériennes. Exigence élémentaire de tout pays souverain.

 

La "Crise Coréenne" n’est donc qu’une opération de propagande et de manipulation, par l’Occident, aux causes simples :

 

1. Déclencher une course aux armements pour satisfaire les industriels de l’armement et les politiciens. Occasion pour leur rapacité, d’édifier leurs fortunes via les mirobolantes commissions qu’ils s’octroient.

 

2. Permettre au Japon de se remilitariser, en supprimant les traités internationaux de l’après deuxième guerre mondiale qui en limitaient la capacité.

 

3. Bloquer toute réunification entre les deux Corée :

=>  Priorité du Japon ne souhaitant pas voir face à lui un pays de 75 millions d’habitants (Sud = 50M + Nord = 25 M) qui, dès sa réunification, présenterait une formidable puissance industrielle, technologique, militaire. Puissance sûre d’elle-même, au ressentiment à son égard difficilement gérable…

=>  Priorité des USA, sachant que le départ de leurs troupes et arsenaux serait une des premières mesures d’une Corée réellement indépendante. Mouvement auquel s’ajouterait certainement, en se libérant du « protectorat », de s’orienter vers un espace multipolaire proche de la position chinoise par rejet des prétentions impériales, passées et présentes, du Japon et des Etats-Unis sur leur pays.

 

Sans oublier l’effet collatéral pour notre pays…

 

Cette "tension internationale", artificiellement entretenue par nos propres, et prétendus, « alliés », est un révélateur supplémentaire de « crise » pour la France. Démontrant le profond délabrement de notre diplomatie et, en conséquence, de notre souveraineté nationale. Comment la France, en est-elle réduite à la remorque d’une extrême-droite américaine paranoïaque et corrompue ? Enfonçons le clou, d’une poigne ferme : une extrême-droite fanatique, belliciste, et sanguinaire.

 

Une France incapable de se démarquer d’une politique fondée sur le mensonge et la violence. Répétant, en perroquet, déclarations et autres gesticulations agressives dictées par des capitales étrangères.

 

Alors que notre planète a tant besoin de solidarité, de confiance partagée, entre chacune de ses nations pour résoudre, ensemble, tous les problèmes d’alimentation, de santé, d’éducation, d'emplois, qui se posent aussi bien pour nos générations actuelles que futures.

 

Cette disparition, annihilation, de notre capacité de compréhension et de libre arbitre, en tant qu’Etat souverain, est la voie ouverte à la disparition de notre identité nationale. Non pas pour cause de foulard ou de voile épouvantail, dont on nous intoxique, mais par acceptation d’une obséquieuse servilité de notre nomenklatura…

 

 

 

 

Corée : Lecture d’une “Crise”…

 

1. Jean Orieux, Talleyrand, Flammarion, 1970, p. 293.

2. Le titre en anglais ["L’épée sans nom"] est très éloigné de l’original plus poétique, 불꽃처럼 나비처럼, qui donnerait en anglais littéral : "Like Fireworks, Like Butterflies". Que je me hasarderais à traduire, tout aussi littéralement en français : « Feux d’Artifice et Papillons ». Métaphores représentant la personnalité des deux personnages principaux.

3. Bien qu’inférieure encore en qualité, d’autres productions asiatiques sont en train d’émerger et vont progressivement rejoindre le niveau de leurs prédécesseurs de la région : Vietnamien, Philippin, Thaïlandais et Indonésien, notamment.

4. Un exemple, dans le genre comédie satirique, le film coréen intitulé en anglais Perfect Partner sur le milieu des émissions de TV "gastronomiques" (en Corée aussi, devenues omniprésentes…). Ravages de l’ambition et du cynisme, avec coups tordus et rebondissements inattendus. Jeux d’acteurs impeccables. Un régal !

5. Vient de se terminer le prestigieux film international du cinéma à Pékin [Beijing International Film Festival]: http://www.bjiff.com/en/. Pas un seul compte rendu dans les médias occidentaux…

6. Savada, Andrea Matles, Shaw, William, "Korea Under Japanese Rule", Federal Research Division, Library of Congress, eds. (1990),
http://countrystudies.us/south-korea/7.htm

7. Cf.: http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Korea#Japanese_rule

8. Cf.: http://dartcenter.org/content/hiroshimas-survivors-0#.UXqcbEptOgs

9. Cf.: http://en.wikipedia.org/wiki/Comfort_women

10. Comme beaucoup de peuples, les Japonais ont subi, dans la souffrance et les humiliations, une oligarchie imprégnée d’un hallucinant esprit de caste, d’une extrême violence et rapacité. Que même les samouraïs d’extraction modeste devaient endurer.
Sur ce sujet, pour les cinéphiles je recommande la série japonaise culte Zatoichi de 26 films interprétés par le légendaire Shintaro Katsu, qui décrit à la perfection le Japon rural des années 1840, des petites villes et villages, soumis à une implacable féodalité doublée d’une cruelle mafia.
Ou encore, la magnifique trilogie du réalisateur Japonais Yoji Yamada avec trois inoubliables chefs d’œuvre sous-titrés en anglais : The Twilight Samurai – The Hidden Blade – Love and Honor.

11. Cf.: http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_relations_franco_-_nord-cor%C3%A9ennes

12.  Alternativeinsight, juin 2000, http://www.alternativeinsight.com/Korean_War.html

13.  La Corée du Nord a été bombardée plus de 3,7 fois que le Japon lors de la seconde guerre mondiale avec 600.000 tonnes de bombes. Dont la plupart étaient du napalm pur déversé sur les populations civiles. Exemple de statistiques : de juin à fin octobre 1950, les bombardiers américains déversèrent 3,2 millions de litres de napalm… http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cor%C3%A9e#Utilisation_massive_du_napalm

14.  Stansfield Smith, North Korea’s Justifiable Anger, [La juste colère de la Corée du nord], CounterPunch, 10 avril 2013, http://www.counterpunch.org/2013/04/10/north-koreas-justifiable-anger/

15.  A l’exemple des tyrans de l’Empire romain, assassiné par le chef de sa garde prétorienne et son meilleur ami, Kim Jae-kyu, responsable de la KCIA (Korean Central Intelligence Agency).

16.  Frédéric Charpier, Les Valets de la Guerre Froide – Comment la République a recyclé les collabos, François Bourin Editeur, 2013.

17.  Ramin Mazaheri, Is there Freedom of Speech in South Korea ? [La liberté d’expression existe-t-elle en Corée du Sud ?], 25 avril 2013, Press TV, Seoul, http://www.presstv.ir/detail/2013/04/25/300179/is-there-freedom-of-speech-in-south-korea/

18.  Nicholas Bonner et Daniel Gordon, réalisateurs britanniques, ont filmé un documentaire Crossing The Line, sorti en 2006, sur l’odyssée extraordinaire de James Dresnok qui a connu un grand succès, en 2007, au Festival du Cinéma de Berlin et a été "nominé" au Festival du Film de Sundance. Jamais diffusé en France…

19. Cf. sur le thème « de quel côté se trouvent les fous ?... » :
=>  Jerry Krtoh, The Korean Crisis : Just Who is the Mental Case ?, CounterPunch, 15 avril 2013, http://www.counterpunch.org/2013/04/15/the-korean-crisis-just-who-is-the-mental-case/
=>  Stansfield Smith, What North Koreans Think, Counterpunch, 8 avril 2013, http://www.counterpunch.org/2013/04/08/what-north-koreans-think/
=>  John Feffer, Infantalizing North Korea, Asia Times, 13 mai 2013, http://www.atimes.com/atimes/Korea/KOR-02-130513.html

.

Les caricatures sont, vous les avez certainement reconnues, de notre génial ami Brésilien : Carlos Latuff !

 

 

Partager cet article

commentaires