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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 15:25

 

 

"Se déclarer l'ennemi des peuples, c'est une faute qui ne se réparera jamais".
Talleyrand   (*)

 

 

 

 

 

Les négociations sur le nucléaire de l’Iran se poursuivent…

 

Tout le monde sachant que l’Iran n’est nullement intéressé par la fabrication d’une bombe nucléaire. Prétexte à diabolisation et au démantèlement de ses réalisations scientifiques, avec ses considérables potentiels, dans une multitude de domaines.

 

D’autant que l’Iran la considère comme un arsenal aussi stupide dans son utilisation stratégique que dépassée techniquement. La "bombe atomique" relève de la "bombarde" moyenâgeuse qui explosait deux fois sur trois au nez de ses propres artilleurs…

 

Travaillant, investissant, au contraire, sur d’autres projets de renforcement de sa défense nationale, avec ses excellentes équipes de recherche et développement. Où, paradoxe amusant aux antipodes des clichés  de nos propagandistes amphétaminés, "les femmes" ingénieurs figurent en majorité. Dans la mise au point d'armements fondés sur les technologies électromagnétiques ou laser. Ou encore sur l’intégration des nanotechnologies, domaine dans lequel l'Iran est classé au 8° rang mondial par le nombre de dépôts de brevets…

 

Face à cette négociation délirante, où les enjeux ne sont pas ceux énoncés, le plus intéressant est de relever l’évolution des strates du "front atlantiste" dans les coulisses : lobbies, sponsors, marchands de canons, financiers, industriels, pétroliers et chimistes, paniers de crabes des corporations de "renseignements & mercenaires" associées aux cartels internationaux de la drogue qui alimentent en continu leurs "trésors de guerre", et autres vautours de tous plumages...

 

De la "fusion" initiale, laissant croire à un bloc occidental immuable, apparait lentement,  une "fissure". S’élargissant inexorablement, pour former deux clans dont l’antagonisme ne peut que se renforcer, se radicaliser.

 

L’un, crispé sur une vision idéologique d’un pouvoir prédateur, colonial, sans partage, des richesses de la planète, défiant aussi bien le droit international que la Charte de l’ONU, ou même celle de l’OMC.

 

Obsédé, dans une fureur paranoïaque, par la destruction de l’Iran. Multipliant pour "chauffer", conditionner, son opinion publique, d’incessantes provocations : campagnes de propagande hallucinantes, sanctions, menaces...

 

Aussi bien contre ce pays que contre ceux qui souhaiteraient, Etats, entreprises, particuliers, commercer de bonne foi avec lui.

 

Le "fanatisme suicidaire"…

 

Négociation Nucléaire : Fusion ou Fissure ?...

L’autre, dans un contexte de nécessité de compenser l’effondrement des balances commerciales, désireux de s’ouvrir au marché Iranien. Eminente, incontournable, puissance régionale pacifique mais, aussi, clé du développement de l'ensemble de la région, notamment de l’Asie centrale.

 

Frustré de voir les Iraniens, avec leurs partenaires, Russes, Chinois et Indiens, bénéficier durablement, en petit comité, de l'interminable liste des projets de grands travaux et équipements d’infrastructure, colossaux investissements industriels, agricoles, touristiques, et gigantesques marchés de grande consommation.

 

Le "pragmatisme émergent"…

 

Négociation Nucléaire : Fusion ou Fissure ?...

 

Quel clan va l’emporter ?...

 

Un grille-pain écologique à manivelle, à tout gagnant pour avoir indiqué la bonne réponse !...

 

 

 

 

 

 

(*)  Jean Orieux, "Talleyrand", Flammarion, 1970, p. 508.

Caricatures du talentueux  Li Feng du China Daily

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:13

 

 

 « La liberté de la presse n’existe jamais, dans aucun pays. »
Alberto Moravia (1)

 

 

 

 

 

« Moche et minable ! »…

Exclamation de la journaliste Michèle Cotta, à la fin de la conférence de presse du 14 janvier dernier du président Hollande, qu’elle commentait sur une de nos chaînes TV publiques. Croyant le son coupé. Une "gaffe", a-t-on dit (2)…

Faut-il donc une gaffe pour entendre un commentaire "objectif" d’un journaliste politique, tant la liberté de la presse est inexistante dans notre pays ?... Certains journalistes anglophones, allant jusqu’à traiter nos dignitaires des médias, devant leur obséquieuse servilité, de : « … bouffeurs d’huîtres poudrés […] menteurs et faiseurs d’opinion » (3). Oubliant qu’eux-mêmes ne valent pas davantage face à leur propre caste politique…

 

Car, dès la fin de cette représentation théâtrale, ce n’étaient que chants de louange à l’annonce du nouveau "programme politique" d’un président "de gauche". En réalité, soumission totale à la prédation de la finance et de la spéculation internationales. Sur fond de prétendues réformes, véhiculées et promues, en France, par le "grand patronat", dont le MEDEF est une des vitrines. Par sa rapacité, un des plus archaïques et "barbares" du monde occidental. Pour reprendre le terme de Jean-Pierre Le Goff de "barbarie douce" infligée au pays, via "la modernisation aveugle des entreprises et de l’école". (5)

 

Signe évident, la bénédiction fut rendue publique via les diffuseurs de leurs encycliques : The Wall Street Journal à New York (4), et The Economist à Londres. "Tournant libéral", célébré inévitablement par les tuteurs de la France que sont Berlin et Bruxelles… (6)
 

Notre président se révélant "social-démocrate" après avoir été élu pour juguler la mafia bancaire, et marquer un coup d'arrêt au pillage du pays par nos oligarques et leurs seconds couteaux. En clair : trahissant son électorat pour passer à l’ennemi. Illustration du conte d’Andersen "Les habits neufs de l’Empereur" : le Roi est  nu !

 

Le masque tombe. Plutôt, modernité oblige : le casque tombe…

 

Notre monarque élu se faisant "surprendre", en effet, coursant la courtisane, non plus à cheval comme dans l’Ancien Régime mais, à scooter. Son garde du corps chargé de porter les croissants… Dans l’hilarité générale, répercutée par les médias internationaux.

 

Rien que la scène de ménage au palais de l’Elysée, la veille de la publication des photos de la chevauchée en scooter, coûterait au patrimoine du Mobilier National en termes de dégâts par une Pompadour enragée ( vases de Sèvres en mille morceaux, horloges, fauteuils et guéridons détruits, etc.) un montant évalué, selon des "sources bien informées", ou des "rumeurs infondées", à environ 3 millions d’euros… (7)

 

Information démentie par le Mobilier National, évidemment. Avec des circonvolutions dignes des plus éminents spécialistes de la casuistique : "Le Mobilier National dément tout vandalisme du bureau présidentiel". Des "vandales" pourraient-ils s’introduire dans le palais présidentiel ?... "Quand même ! ", aboierait notre furibard ministre de l'Intérieur, confondant à son habitude vocifération et autorité... Les contribuables, en ces temps de restrictions budgétaires, n’en attendaient pas moins pour se rassurer. (8)

 

Steve Bell, un des talentueux caricaturistes britanniques, s’inspirant du tableau Olympia de Manet, a parfaitement croqué dans The Guardian le ridicule de la pantalonnade présidentielle. Et, la crudité de l’imposture de celui qui se voulait un "Président Exemplaire". Portraituré, jeu de miroirs, en "courtisane" offerte au plus offrant ... (9)

Le Casque Tombe…

Car, à défaut « d’exemplaire », le voilà flamberge au vent : « social-démocrate » !… 

 

Ce qui ne veut absolument rien dire, si ce n’est de rendre béats d’admiration les porte-paroles de ses sponsors. Impressionnés par le culot d’un président capable de prendre publiquement ses concitoyens pour des imbéciles, en les enfumant avec des slogans de camelot. Où est le "social" ?... Où est le "démocrate" ?...

 

Anonnant son discours, copié-collé des diktats de l’oligarchie dont il n’est en fin de compte que l’attaché de presse. Avec autant de conviction qu’un lutteur de sumo dansant Le Lac des Cygnes en tutu et entrechats…

 

« Le pacte de responsabilité »…

 

Sous cet emballage publicitaire, se dissimule grossièrement l’acte d’allégeance d’un gouvernement à des intérêts qui ne sont pas ceux voulus par la Nation. Ni ceux, bien au contraire, indispensables à son devenir. Uniquement un formatage imposé par une ploutocratie mondialisée qui accapare à son seul profit l’essentiel de la richesse et du patrimoine de nos sociétés.

 

L’ONG Oxfam emploie le qualificatif « obscène » dans un rapport publié en janvier 2014, Working for the Few  [Travailler pour une Poignée], sur la concentration vertigineuse de cette spoliation : Les 85 personnes les plus riches de la planète possèdent l’équivalent des ressources de 3,5 milliards des plus pauvres. Autrement dit : la moitié de la population mondiale… (10) En Europe même, La Croix Rouge s’alarme dans un rapport d’octobre 2013, de constater que 43 millions de personnes souffrent de malnutrition…

 

Sans entrer  dans le détail des mesures économiques et sociales annoncées par le bonimenteur « social-démocrate », relevons deux évidences :

 

i)  Les orientations économiques et sociales de notre pays ne donnent lieu à aucun débat public. Rien qu’un matraquage de propagande sur des « réformes » présentées comme « incontournables » et « sans alternatives ». Slogan récurrent des oligarchies financières, appliqué avec sauvagerie par Thatcher en Grande-Bretagne : « TINA », "There Is No Alternatives"…
 

Seuls des anathèmes contre "L'Etat", avec ses services publics, transformé en ennemi et donc à "démanteler", servent de bruits de fond alimentés par des propagandistes patentés sur l’impérieuse nécessité "d’aller vite"… (11)

Sont systématiquement occultés par l’appareil de désinformation, et donc de censure : études, rapports, colloques, compétences de nombreux chercheurs et acteurs de la vie économique, forts de leurs investigations et de leur expérience, qui contestent et alertent sur le caractère suicidaire pour notre pays du "modèle" économique et social qui l'accable. 

 

ii)  D’une présidence à l’autre, d’un gouvernement à l’autre, dans l’illusion fugitive d’une alternance, nous assistons à l’instauration continue et implacable du même projet politique : la casse du "Contrat Social" qui, nous liant les uns aux autres dans la solidarité, constituait le socle de notre collectivité. (12)


Quels que soient partis au pouvoir, s’affichent volontés identiques de dislocation du fragile système de redistribution de la "richesse nationale", sous forme de services publics dits de base (santé, éducation, énergie, transport, etc.) et d’actions sociales de solidarité collective (retraites, logements, lutte contre la précarité et la pauvreté, etc.).

 

La paupérisation voulue, planifiée, à l’échelon de la sphère dite occidentale pour le bénéfice d’une poignée. Pour la voracité d’une caste. Avec dans son sillage, courtisanes et courtisans, pour se régaler de ses miettes… Ce qu’en termes savants, on appelle : « la déflation ». (13)

 

Rappelons qu’à l’échelon de la Chine, la France n’est qu’une petite sous-préfecture de, même pas, 70 millions d’habitants. Figurant néanmoins parmi les 8 pays les plus riches de la planète, avec 300 000 millionnaires en euros et la femme la plus riche du monde…

 

Que « libéraux » ou « sociaux-démocrates » veulent nous faire croire en faillite, incapable d’assurer son "endettement". Qui, en réalité, n’en est pas un du fait qu’il ne représente que les contributions fiscales dues, et jamais payées, à la collectivité par les grandes fortunes, et les grands groupes industriels et financiers !...

 

Obstinément, notre nomenklatura se refuse d’aborder les véritables réformes pouvant relancer notre économie, mettre un terme à l’appauvrissement continu de la population, créer des emplois et "partager la prospérité". Par cupidité, suivant une politique concertée à l’échelon de l’Europe et des castes dirigeantes des pays "développés" (notamment : Amérique du nord, Japon, Corée du sud, Australie, Nouvelle-Zélande).

 

Oligarchies, aveuglément inconscientes de la réalité économique et sociale de la planète, ainsi qu’en a témoigné le "World Economic Forum" de Davos qui s’est achevé ce week-end. De l’avis même d’analystes économiques un tant soit peu lucides. Patrick L. Young, expert en "global financial markets" n’hésite pas à les considérer comme « dangereusement déconnectées »… (14)

 

En fait, les non-dits du discours présidentiel les rappellent. En dépit du silence imposé par la propagande,  ces réformes essentielles sont connues, recensées, étudiées, depuis longtemps. Nous renvoyons aux travaux des spécialistes et praticiens qui ont abondamment travaillé sur les dysfonctionnements et distorsions du « capitalisme sauvage » actuel, sous prétexte de « mondialisation ».

 

Elaborant des modèles substitutifs aux modèles fiscaux et économiques moribonds, ou définissant des priorités économiques "rationnelles" et non pas "suicidaires" pour nos collectivités. Parmi d’autres, en France : Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, qui a été ostracisé, bâillonné, par le monde de la finance et de l’affairisme, et notre caste politique corrompue.

La hausse vertigineuse du chômage "officiel" ("réel" = minimum le double) en Europe depuis 2008

La hausse vertigineuse du chômage "officiel" ("réel" = minimum le double) en Europe depuis 2008

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Très succinctement nous citerons quatre "réformes oubliées", inextricablement liées par leur interaction et dans leur synergie, parmi les plus urgentes à mettre en place si nous avions des "responsables politiques", aussi honnêtes que courageux, au service de la Nation :

 

 

1.  La relance du pouvoir d’achat

 

« L’offre crée la demande » est le mot-clé du discours présidentiel.

 

D’une totale malhonnêteté, sachant que "la demande" en France, autrement dit "le pouvoir d’achat", s’effondre (à l’exemple de la Grèce, de l’Espagne, etc.) du fait qu’elle est délibérément sacrifiée par l’oligarchie : augmentation du chômage par la désindustrialisation-délocalisation en augmentation quasi-exponentielle depuis 2008, blocage des salaires et des retraites, diminution des prestations sociales, etc.

 

Sans compter la spoliation de l’épargne de ceux, la majorité de la population, qui n’ont pas accès aux astuces et mécanismes de la lucrative spéculation. Spécialement la spéculation boursière, unanimement condamnée par tout économiste sérieux (Maurice Allais préconisait, dès 1991, l’interdiction de la "cotation boursière continue" qu’il traitait d’aberration économique).

Spoliation symbolisée par les taux ridicules du Livret A et autres épargnes populaires, phagocytés par le système bancaire qui y pompe des "ressources" à bas prix, et écrase en retour cette même majorité aux revenus modestes de taux usuraires inconnus des grandes entreprises et fortunes (cf. : taux des découverts, frais bancaires et agios mirobolants, etc.). C’est la tonte systématique du troupeau de moutons enfermé dans son enclos…

 

Cynisme assumé avec pour objectif non avoué d’arriver rapidement à une baisse des salaires, comme en Grèce et ailleurs. Goldman Sachs, qui dirige d’une main de fer les économies européennes, conseille au gouvernement français de programmer une baisse des salaires de 30% (oui : "trente"…). (15)

 

« L’offre » en trompe-l’œil n’a donc pas pour objectif de « créer » ou de « stimuler » la demande intérieure, mais de servir de paravent aux « cadeaux fiscaux » à destination des grands groupes exportateurs, principalement pour accroître leurs gains sur les marchés à l’exportation, et aux spéculateurs fortunés. Il ne s’agit donc que « d’offre à l’exportation ».

 

D’autant que la baisse des charges sociales par exemple, nécessaire en priorité pour les PME-PMI (de loin, les plus grands créateurs d'emplois), va inévitablement être compensée par une augmentation de la TVA, sabrant davantage le pouvoir d'achat. Au lieu d’une évidente contrepartie dans une augmentation des rentrées fiscales en provenance des grandes fortunes et des grands groupes, soigneusement préservés jusqu’à présent du devoir de solidarité fiscale et d’égalité devant l’impôt par le pouvoir politique…

 

Alors que, si nous étions maîtres de notre monnaie et non pas enserrés dans l’Euro, une simple dévaluation (l’horreur pour les grandes fortunes !) aurait suffit à provoquer une relance de « l’offre à l’exportation », tout en sauvegardant le bon fonctionnement du marché intérieur, en préservant le pouvoir d’achat.

 

Ajoutons que ces grands groupes exportateurs et spéculateurs-rentiers sont ceux qui créent le moins d’emplois en France, tout en payant le moins d’impôts et taxes par rapport à leurs chiffres d’affaires et leurs bénéfices ou revenus réels. L’essentiel de leurs marges et profits étant dissimulés dans les paradis fiscaux.

 

Cas d’école : je vends mon "fil à couper le beurre électronique", dont le coût de revient est de 100 €, à une filiale de commercialisation à 102 € dans un  paradis fiscal ou assimilé [zones offshores défiscalisées, etc.]. Me permettant de larmoyer sur la faiblesse des marges en France (2 %, sniff…) et supplier les gouvernements successifs d’alléger la fiscalité qui m’étouffe…

 

En occultant le fait que je revends ce produit, à partir de cette plateforme internationale, à 250 € sur le marché Indien, à 300 € sur le marché Brésilien, etc. La marge réelle étant stockée dans le paradis fiscal dont les comptes bancaires effectifs sont, généralement, en Suisse ou aux Pays-Bas…

 

Précisons : sans avoir l’obligation de faire transiter mon produit par cet écran fiscal. A l’exemple de la banane grassement subventionnée par l’UE, dont la minuscule île de Jersey est le plus grand importateur et réexportateur du monde. Sans voir jamais transiter un seul containeur de ce fruit exotique. Le monde merveilleux des jeux d’écritures…

 

En résumé, le déterminant économique à protéger, stimuler, n’est pas « l’offre », argument fallacieux, mais : « la demande intérieure ». Dans un système équitable de "partage de la prospérité".

 

 

2.  La réforme fiscale
 

"Partager la prospérité" constitue le mécanisme fondamental d’une économie saine et compétitive. La récession s’incrustant dès lors que la richesse nationale est confisquée par une minorité, rouage dévastateur de la spirale du « sous-développement ».

 

L’Europe se "tiers-mondise" lentement mais sûrement, avec l'extension de la pauvreté, de la malnutrition ; la réapparition de maladies liées à la misère dues à l’impossibilité pour les plus démunis, souvent ravagés par l’alcoolisme ou la drogue "béquilles du désespoir", d’accéder aux soins gratuits et à des logements décents. Ainsi la progression actuelle de la tuberculose dans les quartiers pauvres des villes en Grande-Bretagne.

 

"Partager" ?... Inacceptable ! Cela exigerait de remettre en cause un sujet tabou : « l’injustice fiscale », qui ronge et tue notre pays. Le "Travail" est écrasé d’impôts et de taxes, jusqu’au stade ultime de la consommation où il est laminé par une TVA confiscatoire pour les faibles revenus : 20 % en moyenne, avec des projets avancés pour la porter, comme en Grèce qui sert de laboratoire, à 30 %, voire 35 %...

 

Considéré comme une matière première ou un "intrant" quelconques, reprenant le concept des anglophones : "commodity". Commodity s’assimilant à "calamity" dans la mentalité des oligarques : « Comment se passer du "Travail" ?... Ah ! Si tout pouvait être robotisé !… ».

 

Alors que" l’économie-casino", la "rente-spéculation", la concentration accélérée des grands patrimoines, sont, en comparaison des revenus du "Travail" quasiment exemptés de solidarité fiscale. Si ce n’est à titre symbolique. Les "barons-affairistes" allant jusqu’à faire entretenir leurs chateaux et demeures seigneuriales par la collectivité, en tant des que « patrimoine historique ». Tout en rackettant les services publics privatisés : eau, électricité, télécoms, infrastructures autoroutières, portuaires, etc. Grâce aux politiciens intronisés, avec leur soutien financier, et cornaqués pour protéger et élargir leurs intérêts.

 

Thomas Piketty, un de nos plus actifs  chercheurs  en "économie-fiscalité", lance un avertissement. Totalement inaudible pour notre "parti unique à deux casquettes" :
« Cette tendance est tout simplement incompatible avec nos sociétés démocratiques. Car cette concentration du pouvoir économique équivaut à une concentration de la capacité d’influence sur les processus de lobbying politique et cela remet en cause les valeurs des sociétés démocratiques. » (16)

 

La "réforme fiscale", toujours bloquée mais inévitable à terme (certains pessimistes assurent qu’il faudra une "guerre mondiale" pour remettre les compteurs à zéro….), doit rétablir la "justice fiscale". Dont les incitations et avantages serviraient de moteur à l’investissement productif et non pas spéculatif. Depuis la remise à plat des droits de succession sur les grands patrimoines jusqu’à la restructuration de l’impôt sur les bénéfices des grands groupes (ajusté sur la création d’emplois) et sur les revenus de la spéculation.

 

Incitation fiscale à la création d’emplois à "valeur ajoutée", est-il nécessaire de préciser. Et non pas à la multiplication d’emplois précaires à faibles revenus, les "working poors", [les travailleurs pauvres], permettant aux statistiques officielles et aux analystes boursiers véreux de claironner des "amorces de reprise", comme aux Etats-Unis, qui assurent en fait les marges des "annexes du chômage" ou du servage : fast-foods, grande distribution, sociétés de nettoyage, etc.

 

Ceux qui sont intéressés par ce domaine quasiment jamais traité en profondeur, ou sérieusement, dans nos médias et débats peuvent consulter quelques uns des passionnants travaux de Thomas Piketty et son équipe :

=>  Le capital au 21e siècle (Seuil, 2013)
=>  A Theory of Optimal Inheritance Taxation (Econometrica, 2013)
=>  Pour une révolution fiscale (Seuil/La République des idées)
=>  Les Hauts revenus en France au XXe siècle  (Grasset, 2001)

 

La confortable idéologie oligarchique  :  l'esclavage   -   Dessin de Pawel Kuczynski

La confortable idéologie oligarchique : l'esclavage - Dessin de Pawel Kuczynski

3.  La sortie de l’Euro

 

L’Union Européenne, avec sa monnaie unique, ravage l’industrie et l’emploi dans notre pays. Le fait de ne pas être maître de notre monnaie dans une "union" où les règlementations fiscales, économiques et sociales, ne sont pas normalisées d’un pays à l’autre, c’est la substance de notre Contrat Social qui est détruite. Tout en bénéficiant à notre ploutocratie et au commerce extérieur allemand.

 

Dans l’impossibilité de procéder à une dévaluation de notre monnaie, mesure classique de relance d’un commerce extérieur, nous sommes contraints de procéder à une « dévaluation interne ».

 

Sous ce terme, les scribes du FMI, chargés de mettre en forme théorique la rapacité des oligarchies, imposent la « dynamique d’ajustement ». Ne pouvant, en effet, procéder à une "dévaluation monétaire", il ne reste à nos pays que la « dévaluation interne ». Avec pour instruments premiers recommandés par le FMI : le licenciement et la baisse des salaires.

 

La « dévaluation interne » ainsi préconisée se révèle un véritable "déchiqueteur" d'emplois, de diffuseur de misère et de désespoir pour nos populations. Pour mesurer l’étendue de la perversité de ce système, son coût humain intolérable et stupide, dans la glaciale indifférence des bonnes consciences, je recommande la lecture du rapport du FMI d’octobre 2013, téléchargeable en français, intitulé :
"Perspectives de l’économie mondiale : Transitions et tensions"

 

Tout particulièrement le chapitre 1, "Perspectives et enjeux mondiaux", à partir de la page 46 et l’encadré 1.3. :
"Rééquilibrages extérieurs dans la zone euro"

 

Florilège :

=> « Les coûts unitaires de main-d’œuvre ont considérablement diminué dans les pays déficitaires ayant entamé un processus d’ajustement, avec des ajustements plus poussés observés dans des pays comme la Grèce et l’Irlande et obtenus grâce à des gains de productivité (les licenciements ayant été généralement supérieurs à la perte de production) et des baisses de salaires (graphique 1.3.2). »,  p. 48

=>  «  En Grèce, à défaut de reprise de la production, les ajustements prennent la forme de baisses de salaires et de licenciements (graphique 1.3.2, plages 7 et 8). Globalement, aucun gain de production n’a été mesuré, sauf en Irlande, ce qui témoigne notamment d’un effondrement généralisé de la demande intérieure dans la zone euro, et les niveaux de l’emploi sont plus bas qu’avant la crise, dans le secteur des biens échangeables comme dans celui des biens non échangeables. »,  pp. 48-49
=>  « … les marges des exportateurs (prix à l’exportation rapportés aux coûts unitaires de main-d’œuvre) ont augmenté depuis la crise. », p. 49

 

Ainsi les tontons-flingueurs du FMI, tout en se félicitant de la féroce réalisation de la « dévaluation interne » sous forme de licenciements et de baisses des salaires, « supérieurs à la perte de production », admettent que malgré « l’augmentation des marges des exportateurs », les pays qui se livrent à ce massacre ne voient pas pour autant la crise s’estomper : effondrement continu du marché intérieur, niveaux d’emplois encore plus faibles qu’avant la crise.

 

Effectivement déflation, récession, et autres concepts de « destruction créatrice » (très en vogue cette année à Davos) à la Schumpeter, mènent droit dans le mur. Se pose en conséquence, tant que les pays européens ne sont pas en mesure de s’aligner sur un système de gouvernance identique, avec des règlementations fiscales, sociales et économiques, similaires, l’urgente nécessité de sortir de l’Euro.

 

Pour ne pas faire long sur un sujet aussi déformé, diabolisé même, par l’appareil de propagande européiste dominant dans notre pays, je conseille la lecture d’une des meilleurs études, des plus claires, sur l’impact désastreux de l’Euro pour notre pays et les bienfaits quasi immédiats qu’il obtiendrait en recouvrant sa souveraineté monétaire. Remarquable synthèse (88 pages) avec trois scenarii, réalisée par la Fondation Res Publica, sous la direction de l’économiste Jacques Sapir (17) :

"Les scenarii de dissolution de l’Euro"

 

Soulignons que cette approche positive ne représente pas pour notre pays un repli sur soi, dans un protectionnisme paranoïaque. Mais, en concertation avec les autres pays européens, la préparation d’un nouveau modèle d’union fondée sur l’harmonisation de nos sociétés et de leurs économies. Au service des populations, et non pas au seul bénéfice des lobbies et groupements d’intérêts privés plus ou moins occultes, par une bureaucratie se croyant au-dessus des peuples et de leurs suffrages.

 

Cette refondation de l’Union Européenne suppose, en préalable, de réfléchir sur un Contrat Social Européen : vers quel modèle de société voulons-nous évoluer ?... Voulons-nous régresser, comme actuellement vers un modèle oligarchique s’apparentant à la jungle du chacun pour soi, et gloire au plus fort, dans l’abrutissement collectif ?...

 

Ou, vers une société solidaire, où santé, éducation, culture et "bien vivre" seraient des objectifs matériels à partager entre tous, dans le respect de chacun ?... Quitte à chacun à gérer individuellement, librement, son destin ou son accomplissement spirituels…

 

 

4.  Lutte contre la gabegie et la corruption des marchés publics

Brièvement, mais autre réforme tout aussi indispensable : le contrôle effectif, précis, transparent, des marchés publics, concessions de services publics et privatisations des biens collectifs à des intérêts privés.


La « diminution des dépenses publiques » passe en priorité par cette étape. Avant de sabrer dans des postes de fonctionnement ou d’investissement publics. Ce sont des milliards d’euros que l’Etat est en mesure d’économiser chaque année sur ce plan. Ou, dans l’autre sens, des milliards d’euros d'amélioration des recettes publiques.

 

Vaste domaine de réflexion et d’action que l’oligarchie évite soigneusement d’aborder, encore plus de mettre en chantier. Pourtant, exemples, faits, sont multiples. Une vraie galaxie.

 

Beaucoup sont accessibles. Dans un billet, j’ai évoqué l’incapacité de l’Etat à évaluer le coût réel de construction des centrales nucléaires, de leur entretien et de leur démantèlement programmé. Des dizaines de milliards d’euros, avec leurs colossaux travaux de génie civil ou de chaudronnerie, qui échappent au contrôle citoyen. Dans la plus épaisse des opacités… (18)

 

Que dire, autre exemple, de nos « fournitures aux armées » qui sont depuis des siècles la source d’enrichissement individuel  la plus rapide et faramineuse, outre les ventes d’armement à l’exportation, incrustée dans nos institutions ?... Pas simplement sous Louis XIV ou Napoléon. Il en est de même aujourd’hui. Au point que nous payons appareils et engins de combat, à performances équivalentes deux ou trois fois leur prix du marché international. Et, la "différence" n’a rien à voir avec les coûts salariaux…

 

Mais, il y a aussi la myriade des "petits" contrats de la "république des copains" au niveau local, régional. C’est l’intégralité des mécanismes et procédures de contrôle de l’Etat sur la bonne utilisation des finances publiques qui doit être rénovée. Certainement par une réactivation, un élargissement, un renforcement, des Cours Régionales des Comptes, ou organismes semblables, qui ont été vidées, à dessein, de leur contenu et de leurs moyens matériels et disciplinaires.

 

Pour le moment, les faits sont là : la France, par l’absence de contrôle réel et efficace de ses marchés publics (le rapport annuel de la Cour des Comptes étant une caricature de contrôle), demeure un des pays les plus corrompus du monde.

 

Il est vrai que dans notre pays, il est plus facile d’organiser la chasse collective à l’humoriste qu’au corrupteur et au corrompu.

 

Toutefois, malgré slogans, propagandes, censures et faux-semblants, que cette "Noblesse d’Etat" (19) et clans d’oligarques, horde de menteurs et prévaricateurs aussi irresponsables que cupides, sous casquette de "droite" ou de "gauche", sachent que leurs concitoyens ne sont pas dupes de leur cynique prédation.

 

Et, qu’en signe de lucide considération, en mémoire de l’éradication des Libertés Publiques qu’ils imposent avec leurs tribunaux et leurs médias, en dérision de l’obscurantisme qu’ils rêvent d’instaurer dès l’école ou le biberon, mais aussi en prémonition du retour de bâton qui les attend immanquablement au détour du long cheminement de l’Histoire, ils leur offrent comme support de méditation : une pharaonique "Quenelle" !...

 

Celle proposée, avec élégance et raffinement, par la Princesse Neferetiabet de la V° Dynastie d’Egypte, 2560 - 2590 ans avant notre ère… (20)

 

Neferetiabet - V° Dynastie - 2.560 - 2.590 avant notre ère

Neferetiabet - V° Dynastie - 2.560 - 2.590 avant notre ère

 

 

 

 

(1)  in "Vita Di Moravia", Alain Elkann, Christian Bourgeois Editeur, 1991.
(2)  Vidéo. "Moche et minable", la gaffe de la journaliste Michèle Cotta après la conférence de presse de François Hollande, Le HuffPost, 15 juin 2014,     http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/15/michele-cotta-gaffe-francois-hollande-moche-et-minable_n_4599929.html
(3)  Les journalistes politiques français sont-ils des « bouffeurs d’huîtres poudrés, Libération, 16 janvier 2014, http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/16/les-journalistes-politiques-francais-sont-ils-des-bouffeurs-d-huitres-poudres_973306
(4)  Hollande Courts Business With Economic Revival Plan – French president Pitches Tax and Spending Cuts While Sidestepping Focus on Private Life, Stacy Meichtry & William Horobin, 14 janvier 2014,
http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702304049704579320463225234676
(5)  Jean-Pierre Le Goff, "La Barbarie Douce – La Modernisation aveugle des entreprises et de l’école", La Découverte, 1999.
(6)  Conférence de presse de Hollande : Berlin, Bruxelles et The Economist plébiscitent le tournant libéral de la France, Gregory Raymond Publication, Le HuffPost, 15 janvier 2014,
http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/15/conference-hollande-social-liberal-france-allemande-the-economist_n_4601545.html
(7) A voir, entre autres, avant qu’ils ne soient emportés par les bourrasques de la censure :
=> lintern@ute.com, 21 janvier 2014, http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/dispute-trierweiler-hollande-les-murs-ont-tremble-a-l-elysee-0114.shtml
Ou encore :

=> media libre, 22 janvier 2014,
http://www.medialibre.eu/france/rixe-a-lelysee-censure-mediatique-degats-considerables-et-hospitalisation-forcee/14467

Ainsi que :
=> économie matin.fr, 22 janvier 2014 :

http://www.economiematin.fr/ecoquick/item/8232-hollande-trierweiler-elysee-dispute-degats-mobilier-national
Et, un site au nom savoureux :
=> je suis stupide j’ai voté Hollande, 21 janvier 2014,
http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/rixe-a-lelysee-une-victime-a-lhopital-et-3-millions-e-de-degats/

(8)  Trierweiler : Le Mobilier National dément tout vandalisme du bureau présidentiel, Claire Bommelaer, Le Figaro, 22 janvier 2014,
http://www.lefigaro.fr/culture/2014/01/22/03004-20140122ARTFIG00216-trierweiler-le-mobilier-national-dement-tout-vandalisme-du-bureau-presidentiel.php
(9)  Steve Bell, The Guardian, 15 janvier 2014,
http://www.theguardian.com/commentisfree/cartoon/2014/jan/15/francois-hollande-france-privacy-cartoon-bell
(10)  Obscene wealth : World’s 85 richest have same wealth as 3.5 billion poorest – Oxfam, RT, 20 janvier 2014,
http://rt.com/news/wealthy-rich-85-billion-879/
Et :
http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp-working-for-few-political-capture-economic-inequality-200114-summ-en.pdf
(11)  En France, un des exemples les plus hallucinants de ce pilonnage de désinformation, prônant le « capitalisme sauvage » jusqu’à l’hébétude, peut-être vérifié tous les matins sur la chaîne radio-TV  "BFM Business". Clonage des "Crazy Business Evangelists" sur les TV américaines à la Fox News, Bloomberg, NBC, CNN, etc.
(12) Crise : De La Dette Publique ou du Contra Social ?..., Georges Stanechy, 9 juin 2010,
http://stanechy.over-blog.com/article-crise-de-la-dette-publique-ou-du-contrat-51967860.html
(13)  Jacques Sapir, Le Pésident - Le "contrat de responsabilité" - Et la déflation, 15 janvier 2014,
http://russeurope.hypotheses.org/1914
(14)  Patrick L. Young, Davos Groupthink Dangerously Out of Touch, RT, 27 janvier 2014,
http://rt.com/op-edge/davos-forum-out-of-touch-237/
(15)  Goldman Sachs conseille à la France de baisser les salaries de 30%, Le Parisien, 30 janvier 2013,
http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php
(16)  http://blogs.mediapart.fr/blog/journal-cesar/201113/le-capital-au-xxie-siecle-selon-thomas-piketty
(17)  Les scenarii de dissolution de l’Euro, Fondation Res Publica, Jacques Sapir – Philippe Murer – Cédric Durand, septembre 2013, 88 pages, téléchargeable pdf,
http://www.fondation-res-publica.org/etude-euro/#.UuGEy_tKHDc
(18)  EPR : En Pleurer de Rage ou En Pouffer de Rire ?..., Georges Stanechy, 2 décembre 2011,
http://stanechy.over-blog.com/article-epr-en-pleurer-de-rage-ou-en-pouffer-de-91000716.html
(19)  Pierre Bourdieu, La Noblesse d’Etat, Collection « Le sens commun », Editions de Minuit, 1989.
(20)  Merci à Truth pour le lien :
http://blogradiofranceirib.wordpress.com/2013/12/29/dieudonne-nicolas-anelka-un-homme-un-vrai-et-le-terrorisme-intellectuel/,
 et l’identification de ce personnage historique dans son commentaire du 18 janvier 2014 :
http://stanechy.over-blog.com/2014/01/dieudonn%C3%A9-en-5-minutes.html

 

 


 


 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 23:29

 

 

 

« Il faudrait être bien peu français pour ne pas souffrir horriblement de tous les maux et de toute l’humiliation qu’éprouve notre malheureux pays. »

Talleyrand (1)

 

 

 

 

 

En France, à l’ère des nouvelles technologies, nous pourchassons, diabolisons, en place publique, philosophes et humoristes. Avec autant d’acharnement qu’en mettaient les Inquisiteurs du Moyen-Age ou les "bien-pensants" de l’Ancien Régime.

France : Cartographie du Fanatisme…

Nous assistons à une hallucinante chasse à l’homme, un lynchage à la Ku Klux Klan, une mise en scène histrionique où des prêcheurs hystériques singent ces bourreaux de la Place de Grève qui rouaient vif, à coups de barres de fer, le condamné livré à la vindicte de la foule…

.

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Cet homme est un humoriste : Dieudonné

Ses accusateurs, politiciens et médias déchaînés, comme dans la plus perverse des tyrannies, postillonnant leur haine à son encontre sous forme des pires calomnies : "raciste", "antisémite" !...

 

Ce qu’il n’est pas, évidemment.

 

Mais, tel le Bouffon des Cours féodales, qui avait souvent plus de noblesse, d’intelligence et de talent que la caste régnante, il met à nu la veulerie, le mensonge, la cruauté et l’imposture d’un système qu’il résume dans un geste devenu, à présent, un emblème :

« La Quenelle » !

 

Le pouvoir admet toutes les manifestations et défilés de protestation à son encontre. Il s’en fiche, car il détient la "force légitime" même si son régime devient "illégitime" à force de mentir à ses concitoyens ou électeurs, et de les spolier.

 

Sauf une, celle qui le tue : le ridicule.

France : Cartographie du Fanatisme…

"La Quenelle", ce symbole "anti-système", "anti-establishment" comme le qualifient les anglophones qui en rient, notre nomenklatura en a peur. Il fait tâche d’huile. Plus : une trainée de poudre.

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Tous les milieux l’adoptent, le font circuler, l'échangent, sur les réseaux sociaux. Dans l’esprit : « Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles ! ».

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Prise de conscience collective inacceptable, pour les castes au pouvoir. Alors, pour le disqualifier, elles le transforment en "geste nazi" …

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A se pincer pour y croire…

Jusqu’à inculper des lycéens pour « apologie de  crime contre l’humanité » pour avoir reproduit ce geste dans un des couloirs de leur lycée  (2) :

« Deux adolescents de 17 ans ont été placés en garde à vue lundi soir pendant plusieurs heures au commissariat de Montgeron (Essonne) pour s'être photographiés en train de faire le "salut de la quenelle" dans un couloir de leur lycée. Le parquet d'Evry a retenu l'infraction "d'apologie de crime contre l'humanité" et ouvert une enquête… »

 

Pauvre France… En 2014…

 

L’hystérie collective de notre nomenklatura est révélatrice. Permettant plusieurs constats.

 

i)  Le premier constat : celui d'identifier la parfaite superposition au millimètre, dans une rigoureuse cartographie du fanatisme, de la nébuleuse qui s’acharne contre Dieudonné, avec celle qui s’enflamme, se surexcite, à intervalles réguliers, dans les plus frénétiques et sanguinaires aventures coloniales de ce XXI° siècle.

 

Tous les mêmes : médias, évangélistes de la haine, des bombardements et de la guerre, partisans de l’hyperviolence et du chaos. Animateurs vibrionnants, et infatigables, des campagnes de propagande islamophobes, propagateurs délirants de la destruction d'une multitude de pays avec des centaines de milliers de morts et des destructions colossales : Irak, Afghanistan, Liban, Soudan, Somalie, Pakistan, Lybie, Syrie, etc. La Palestine et Gaza étant le défouloir permanent de leur sadisme prédateur...

 

En fait, dans le système idéologique et donc politique qui est imposé à nos sociétés, ce sont ces apologistes des crimes contre l’humanité qui, au nom des "Droits de l’Homme", plastronnent dans l’arrogance. Dans l’impunité. Dieudonné servant de bouc émissaire aux ravages et aux orgies sanguinaires dont ils sont les promoteurs zélés.

Syrie : le chaos promu par nos prêcheurs des "Droits de l'Homme". La ville de Deir Ezzor

Syrie : le chaos promu par nos prêcheurs des "Droits de l'Homme". La ville de Deir Ezzor

ii)  Le deuxième constat : celui de voir s’ériger dans notre pays en "norme", sous une énorme pression venue et organisée de l’étranger, le « délit d’opinion ». Qui est la négation absolue de toute "Liberté" et du principe primordial, fondamental, de toute "Démocratie". Puisqu’il ne s’agit, rien de moins, que d’annihiler tout esprit critique, droit d’expression, d’information et de réunion. C’est en cela que chaque citoyen doit se dresser pour refuser une telle régression, une telle répression.

 

Répression utilisant entre autres moyens, au delà d’un terrorisme intellectuel fondé sur une propagande mensongère et culpabilisante, une loi dite "Gayssot" (député communiste...). Dont tout citoyen informé sait pertinemment qu’elle est rigoureusement anticonstitutionnelle au regard de la Constitution de notre pays, et en opposition absolue avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Parmi les nombreux commentaires de juristes qualifiés, relisons ceux célèbres de Maître Vergès, lors du procès du philosophe Roger Garaudy. (3)

 

iii)  Le troisième constat : celui de voir des notables locaux, maires, et autres professionnels vivant grassement de la politique, "se coucher" devant cette attaque délibérée, planifiée, contre nos "Libertés Publiques", pour interdire les spectacles de Dieudonné.

 

Notons que les plus empressés, complaisants, obséquieux, rampants, tartufes, dans cette abjecte mascarade, sont ceux qui ont le plus de casseroles, et même de condamnations, attachées à leurs basques : emplois fictifs, détournements de fonds publics, et autres entourloupes dans les marchés publics. Les premiers à pactiser avec le diable pour enfermer leurs concitoyens dans la servitude, dès les premiers courants d'air, en dignes « collabos » dont l’Histoire, à commencer par celle de notre pays, est remplie de si lamentables exemples...

 

Finalement, n’est-il pas compréhensible que les Français démontrent à cette caste politicienne, imbibée de combines et de compromissions, dont l’étoffe n’est pas supérieure à celle de la bande à Lafont de la deuxième guerre mondiale, leur immense mépris par une "Quenelle" ?...

 

iv)  Le quatrième constat : celui sidérant de subir en France, où la laïcité fait Loi, le sionisme en  religion d’Etat. Aussi rigoureuse dans sa vulgate inlassablement répétée, ses sempiternelles cérémonies et commémorations, ses immuables dogmes. Avec sous la moindre contestation, le déferlement de son Inquisition et ses procès en sorcellerie pour hérésie et blasphème, orchestrés par son appareil médiatique. Dans une démence, une transe, moyenâgeuses…

 

Alors que le sionisme n’est pas une religion. Contrairement au Judaïsme, fondement des deux religions monothéistes : Christianisme et Islam. Le sionisme n’est qu’une des nombreuses idéologies issues du XIX° siècle. Lancée, par l’austro-hongrois Theodor Herzl, au congrès de Bâle en 1897.

 

Ecoutons Gilad Atzmon (4), juif pratiquant, écrivain et célèbre joueur de saxophone, que nous aimons et honorons comme Ilan Pappé et tant d’autres de ces juifs résistant au délire sanguinaire du sionisme actuel.

 

Militaire lors de l’invasion du Liban en 1982 sous les ordres de Sharon, il s’est révolté contre les atrocités commises. S’exilant à Londres. S’insurgeant contre ce radicalisme religieux qu’est le sionisme. Le premier au Moyen-Orient contemporain, provoquant en réaction tous les autres. Radicalisme consistant pour une idéologie à instrumentaliser une religion à des fins politiques et économiques, au profit d’une caste.

 

Gilad Atzmon soutient Dieudonné et partage sa critique du communautarisme, y compris celui dominant dans la société française du sionisme. Il commence sa vidéo par une magistrale "Quenelle" en solidarité avec lui. Condamnant le fanatisme de la nomenklatura de notre pays. Plus spécialement, la lâcheté et l’ignominie de la « gauche française » qui ne cesse de trahir les idéaux et valeurs qu’elle se devrait de défendre, de promouvoir. De Liberté, de Solidarité et de Paix entre les citoyens de chaque pays et entre les peuples.

 

Position d’Humanisme et de Courage…

 

Ou encore, Jacob Cohen.

 

A ne pas confondre avec Patrick Cohen, militant et virulent propagandiste du sionisme sévissant dans nos médias. Véritable Torquemada, avec ses "listes noires" des personnalités ou d'intellectuels à interdire de parole. Les qualifiant de "cerveaux malades" pour s'opposer à cette idélologie.

 

Jacob Cohen, juif français, est un de leurs adversaires les plus courageux. Bien sûr, lui aussi est boycotté par les médias de notre pays.

 

Tout comme les israéliens Gilad Atzmon et Ilan Pappé qui se sont exilés en Grande-Bretagne, il appartient à cette partie de la communauté juive qui ne se laisse pas intimider par le "radicalisme sioniste" et son hyperviolence. Notamment en Palestine.

 

Il est bon de se rappeler quelques unes des plus illustres figures, passées ou présentes de ce mouvement de résistance occulté par les médias occidentaux : Edgar Morin en France, Harold Pinter en Grande-Bretagne, Alberto Moravia en Italie, Arthur Miller, Isaac Assimov ou Noam Chomsky aux Etats-Unis.

 

Ecoutons Jacob Cohen, condamner ce fanatisme et son instrumentalisation des institutions de la France :

 

Tous les prochains spectacles de Dieudonné en Suisse affichent, déjà, salle comble. Il est attendu  avec impatience dans le monde entier par le public francophone : expatriés, étudiants, cadres locaux parlant français, etc. En Russie : Moscou et Saint-Pétersbourg. En Chine : Shanghai et Pékin. En Amérique du sud : Buenos Aires, Rio, Sao Paulo. Et même : à Santiago du Chili.

 

N’en déplaise au ramassis de fanatiques qui souhaite sa destruction, Dieudonné est devenu pour notre pays un symbole de la « Liberté d’Expression ». Tous ceux qui soutiennent cette Liberté, fondement de la Dignité Humaine, sont, solidairement, "fusionnellement", avec lui.

 

Et, dans le pire des cas, il sera reçu à bras ouverts, aux côtés d’Edward Snowden, en tant que réfugié politique en Russie…

 

 

 

 

 

 

1.  Talleyrand, Jean Orieux, Flammarion, 1970, p. 559.

2.   « Quenelle : deux lycéens en garde à vue pour "apologie de crime contre l’humanité" », Le Parisien, 7 janvier 2014, http://www.leparisien.fr/essonne-91/quenelle-deux-lyceens-en-garde-a-vue-pour-apologie-de-crime-contre-l-humanite-07-01-2014-3470857.php

3.  Jacques Vergès, plaidoirie reproduite dans "Le procès de la liberté", R. Garaudy et J. Vergès, Editions Vent du large, Paris, 1998, pages 109 à 131

http://rogergaraudy.blogspot.fr/2011/01/la-plaidoirie-de-me-verges-au-proces.html

4.  Gilad Atzmon : Le Jazz et Le Juste, 8 février 2008, http://stanechy.over-blog.com/article-16427694.html

 

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 01:24

 

 

"... Tu verras grimacer tout ce faux monde de faiseurs effrontés, de politiciens traîtres, d'agioteurs, de cabotins et de filles, toutes ces cupidités féroces, qui te volent non seulement tes écus, mais jusqu'à ta virilité, jusqu'à ta nationalité, jusqu'à ton amour de la Patrie.

L'heure est sombre. Il faut lutter - ou tomber."

 

Octave Mirbeau (1)

 

 

 

Bref rappel aux "casseurs" actuels de La Liberté en France, tout particulièrement d'expression, de réunion et d'information, sous forme de quelques articles de la (2) :

 

 

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

 

 

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

 

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

 

 

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

 

 

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

 

 

En foi de quoi, je dis à ces "casseurs" :

 

 

" Vous Nous Pompez l'Air !..."

 

 

 

1.  Extrait de l’affiche de lancement des Grimaces, juillet 1883.
2.  http://www.un.org/fr/documents/udhr/

 

 

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:45

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Mes meilleurs Vœux à Tous

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et

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Mes Amitiés à Chacun !...

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Published by Georges Stanechy - dans Cartes Postales
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:30

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"Tu ne suivras pas la multitude pour faire le mal"
Exode, 23, 2

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Noël avec Mandela en Palestine…

Noël 2013. Clochettes et carillons...

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En cette célébration de la Naissance de Jésus en Palestine (je parle sous le contrôle du Père Noël...), une pensée pour les enfants enfermés dans le camp de concentration de Gaza, étouffés par un blocus inhumain de cruauté imposé par l’Occident.

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Aussi illégal au regard du Droit International qu'en infraction de toutes les résolutions de l'ONU, dont les plus anciennes non appliquées à ce jour remontent à 1967 !...

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Le plus grand de la longue histoire de l’humanité : 1,7 millions de personnes.

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Depuis 2007…

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Sans eau potable, ni électricité, ni chauffage. Ecoles et hôpitaux détruits. Stations d’épuration d’eau réduites en gravats…

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Avec interdiction d'importer matériaux de construction, outillages et pièces de rechange pour empêcher réparations et réfections.

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L’impossibilité d’assurer un minimum d'hygiène, le fait de forcer des populations civiles de vivre dans un cloaque à ciel ouvert, sans médicaments et dans la malnutrition, sous des conditions météorologiques très dures notamment en hiver avec le froid et la pluie, et même la neige, représentent, en fait, une guerre bactériologique.

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Pratique occulte, d’un sadisme pervers, d'une minutieuse organisation, avec pour finalité de provoquer le maximum de maladies infantiles et de décès.

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Un génocide qui ne dit pas son nom. Sous nos fenêtres, au bord de la méditerranée.

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Carnages quotidiens, jusqu'à tuer pour passer le temps ceux qui essaient de cultiver un arpent de terre ou pécher quelques poissons sur un rafiot.

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Et, désespoir.

Noël avec Mandela en Palestine…

Génocide confirmé par le professeur israélien Ilan Pappé, lui-même.

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Historien renommé, humaniste éminent, contraint d'abandonner tous ses postes et responsabilités universitaires en Israël pour s'exiler en Grande-Bretagne où il enseigne, depuis 2007, à l'Université d'Exeter. Assurant, aussi, la Direction du Centre Européen d'Etudes sur la Palestine.
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Ses critiques courageuses contre les dérives sanguinaires, délirantes, du régime sioniste actuel, dans un pays que la propagande nous présente en "paradis de la démocratie", mettaient sa vie et celle de ses proches en danger permanent.

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En novembre dernier, dans une déposition devant le Tribunal International sur les Crimes de Guerre commis en Palestine (que nos médias n'ont surtout pas évoqué...), siégeant à Kuala Lumpur (Malaisie), Ilan Pappé a déclaré (1) :

"Un génocide est en cours à Gaza.

Les conditions de vie inhumaines dans une des zones du monde les plus denses et un des espaces humains les plus pauvres de l'hémisphère nord, détruit les personnes...

Le gouvernement israélien, et particulièrement l'armée, considèrent [Gaza] comme une prison enfermant la plus dangereuses communauté de détenus, qui sont à éliminer d'une manière ou d'une autre."

Noël avec Mandela en Palestine…

Beaucoup dans le monde sont révoltés par un tel niveau d'abjection, en dépit du silence de nos médias et de nos castes au pouvoir.

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Tout particulièrement en France où la censure, sur les spoliations et atrocités infligées quotidiennement à l'encontre des Palestiniens, se révèle la plus "hermétique" de tous les pays occidentaux. Les citoyens Américains et Britanniques, par exemple, arrivant à trouver et diffuser des informations que le public français ignore totalement.

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Le coordinateur pour les affaires humanitaires de l’ONU (UN Humanitarian Coordinator for the Occupied Palestinian Territory), James Rawley, s’en scandalise. (2)

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Robert Turner, directeur des opérations de secours humanitaires de l’ONU à Gaza et dans les territoires Palestiniens (director of operations in Gaza at UN Relief and Works Agency for Palestine Refugees [UNRWA]), en est écœuré… (3)

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Pensée à partager, évidemment, avec les autres enfants des autres territoires occupés, mitraillés, bombardés, "dronés", tous les jours, par les armées occidentales et leurs mercenaires, dans les autres territoires Palestiniens, en Syrie, en Irak, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et ailleurs…

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Mandela ne cessait de le répéter, mais tous ces chefs d’Etat et de gouvernements qui se sont bousculés à son enterrement pour se faire prendre en photo, entre deux éclats de rire ou simulacres de piété, n’en ont que faire :

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« Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens »

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Noël avec Mandela en Palestine…

Malgré le mutisme irresponsable de ces roitelets et de leurs courtisans, le déni imposé par leurs usines à propagandes et désinformations.

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En dépit des législations liberticides, transformant méthodiquement la "liberté d'expression" en "délit d'opinion". Institutionnalisant un "terrorisme intellectuel" comparable à l'Inquisition moyenâgeuse. Traquant tout ce qui s'apparenterait à une esquisse d'hérésie à l'égard du dogme de ce qui est devenu la religion officielle de notre "République laïque" :
"Tout ce qui se passe en Palestine est normal, car légitime"...
.

Sous les clameurs incessantes des diabolisants anathèmes : "brun-rouge !", "nazi !". Pour blasphème à l'égard du "credo" imposé, dès lors que l'on dénonce le fanatisme des injustices, atteintes à la dignité humaine, et atrocités à l'encontre d'innocents, ravageant le peuple Palestinien. Dans l'impunité.

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Oui, nous le savons…

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Comme nous savons que l'Histoire n’oubliera pas ces crimes. Pas plus que ceux qui les ont conçus, planifiés, exécutés.

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Avec leurs complices. (4)

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1. “A genocide is taking place in Gaza. The inhuman living conditions in the most dense area in the world, and one of the poorest human spaces in the northern hemisphere, disables the people... . The [Israeli] leadership, and particularly the army, see it as a prison with the most dangerous community of inmates, which has to be eliminated one way or another.”

Cité par Dylan Murphy, Gazans crushed under Israeli-Egyptian blockade, 19 décembre 2013, http://www.presstv.ir/detail/2013/12/17/340518/israeliegyptian-siege-crushing-gazans/

2. Gaza situation worse than before : UN, Fri Nov 22, 2013, http://www.presstv.ir/detail/2013/11/22/335983/gaza-situation-worse-than-before-un/
3. Gaza situation, Op. Cit.

4. Nous devons nous interroger sur le degré d'implication de nos gouvernements dans ce blocus, véritable goulag martyrisant un peuple qui ne nous a rien fait, et n'est donc pas notre ennemi. Quand on sait que le chef d'état-major particulier (depuis le 5 mars 2010) de deux de nos présidents de la République, Sarkozy et Hollande, le général Benoît Puga se fait gloire d'avoir contribué au blocus de Gaza...

Dans sa biographie sur Wikipédia (au 24-12-2013), il est en effet textuellement énoncé :

"En 2009, le général Puga est venu personnellement inspecter le chantier de construction du mur de séparation en acier entre l'Égypte et la bande de Gaza".

Ce général et ses commanditaires, chefs d'Etat, affichant ainsi leur mépris des Conventions de Genève, dont la France est signataire, sur la protection impérative, primordiale, des populations et infrastructures civiles dans tout conflit...

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:00

 

 

 

" Notre but suprême, bien faire la guerre pour qu'on nous donne le droit de participer aux conférences de paix..."

Gilles Deleuze (*)

 

 

 

 

 

Passionnant de complexité !...

 

L’accord provisoire sur le "Nucléaire Iranien", conclu à Genève le 24 novembre dernier, pour une durée de six mois dans l’attente d’une négociation pouvant mener à un accord définitif, en présente toutes les composantes.

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

Signé, après les inévitables gesticulations et psychodrames pour entretenir la tension, entre les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU plus l'Allemagne (pourquoi ce pays, et pas les puissances nucléaires que sont l'Inde ou le Pakistan, par exemple ?...), d’un côté, et l'Iran de l'autre, pose en fait plus de questions, ou révèle plus d’ambiguïtés, qu’il n’apporte de solutions au "problème". Vrai ou faux problème…

Rituel théâtral et mécanismes interactifs, habituels des négociations. Plus particulièrement internationales. Avec leurs variations pouvant conduire à des résultats diamétralement opposés, selon un curseur évoluant entre deux bornes :

i)  « Gagnant-gagnant » : "je gagne si tu gagnes aussi". Le "Win-Win" des anglophones. Impliquant un strict pied d'égalité entre les partenaires, dans un respect mutuel, partageant un objectif commun. C’est le contexte idéal pour parvenir à un accord durable, pas simplement fondé sur de bonnes intentions, mais sur des éléments tangibles d’intérêts convergents.

ii)  « Gagnant-perdant » : "je gagne si tu perds". Qui est le propre des accords « imposés », dont la durabilité est aléatoire, ou provisoire, du fait qu'il s'inscrit dans un rapport de force. Donc, de domination. Fondée sur l’illusion que ce rapport de force ne changera pas. Ce qui, dans un contexte historique ou de longue durée, n’existe jamais.

 

A Genève, où se situe le curseur ?...

 

L'hérétique

 

Que valent un accord, un contrat, une convention, un traité ?...

 

« Ce que valent ses signataires », répond la sagesse des nations ....

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

L’évolution des partenaires dans le temps introduit, toutefois, un facteur d’incertitude ou de dysfonctionnement. Classique exemple : celui considéré comme de "bonne foi" peut subitement, ou progressivement, changer selon ses intérêts du moment, ou à long terme.

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Un des exemples historiques les plus frappants est celui de l’Allemagne signataire avec les "grandes puissances" de l’époque, du Traité de Londres, dit des XXIV articles, le 19 avril 1839, garantissant la neutralité de la Belgique : Empire Autrichien, Empire Russe, Royaume-Uni, Royaume des Pays-Bas, Prusse et France.

L’état-major allemand, dans sa minutieuse préparation de l’attaque contre la France de ce qui allait devenir la Première Guerre Mondiale, considérait ce traité international comme un « chiffon de papier ». Voulant prendre ses troupes à revers et par surprise, formidablement aidé par l'incurie des services de renseignement français incapables de voir et recenser l'édification des lignes de chemin de fer et entrepôts de matériel vers et le long de la frontière de la Belgique. Ce sont les termes employés par le chancelier Bethmann Hollweg dans son entretien avec l’ambassadeur du Royaume-Uni, Edward Goschen, la veille de la déclaration de guerre, le 4 juillet 1914…

 

Ou encore, les traités avec les peuples soumis aux invasions coloniales : rompus dès le lendemain de leur signature par les colonisateurs. Les amérindiens, en Amérique du sud ou du nord. Ou, la nation Kanak, dans le Pacifique. Parmi des milliers d’autres, tout au long des siècles.

 

L’Histoire se construit, en grande partie, sur cet amas de "chiffons de papier". En ce cas, l’accord de Genève entre-t-il dans cette catégorie ?...

 

A partir du moment où l’Iran est comparé à un "dangereux hérétique" par ses interlocuteurs, cette "négociation" ne s’apparente-t-elle pas davantage à un Tribunal Inquisitorial qu’à une réunion de partenaires se concertant sur un projet constructif ?...

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Dans tous les cas, il ne pouvait échapper à cette "confrontation". Les uns le disant "épuisé" par les sanctions, et même avec délectation : "à genoux". D’autres, qu’en cas de refus de "négocier", il encourrait d’autres sanctions encore plus féroces, y compris militaires. Puisqu’on ne cesse de répéter que « toutes les options sont sur la table »…

 

Se renforcent, à ce stade de la négociation, deux éléments d’analyse :

=>  Une posture : nous sommes bien dans un contexte de "rapport de force", sanctions et menaces ; de "procès d’intention" sans commencement de preuve. A aucun moment dans un rapport de confiance : l’Iran étant diabolisé en permanence en menteur et de mauvaise foi. Le curseur désigne clairement la borne « gagnant-perdant » : l’Iran a tort et doit perdre.

=>  Une fissure : le bloc des interlocuteurs de l’Iran tend à se lézarder. Apparaissent ainsi deux "sous-blocs" : les membres du Conseil de Sécurité affiliés à l’OTAN d’un côté. Et les autres : Chine et Russie, foncièrement hostiles à toute mesure de nature militaire.

 

Dans ces conditions, l’Iran avait-il une "marge de manœuvre" ?... Apparemment limitée. Sans issue, "désespérée", affirmaient des commentateurs. D’où une multitude d’interprétations divergentes quant aux résultats, ou aux conséquences, de cet accord.

 

Certains affirmant que l’Iran avait abdiqué de sa souveraineté, se livrant pieds et poing liés à ceux qui vont le dépecer, comme ils l’ont fait de l’Irak ou de la Libye (1). D’autres célébrant une victoire pour l’Iran, identifiant jusqu’à 12 retombées bénéfiques pour le pays (2).

 

La majorité des commentateurs se montrant plus sceptiques, ou prudents. S’interrogeant sur la réalité du changement diplomatique du gouvernement des Etats-Unis, prisonnier des lobbies bellicistes (3). Ou, s’inquiétant de la fragilité de cet accord intérimaire (4).

 

En fait, le texte actuel, dans sa formulation, son interprétation, n’a aucune importance. Le thème de cette conférence n’est qu’un "trompe-l’œil". L’essentiel, comme souvent dans une négociation aux centaines de ramifications apparentes et dissimulées, résidant dans le « jeu des acteurs »

 

Le trompe-l’œil

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

Les négociateurs Iraniens, soutenus par la remarquable équipe diplomatique de la Russie, ont su exploiter avec habileté le cadre d’expression qui leur était offert. Prenant soin de ne pas se focaliser sur une apparente absence de "liberté" ou "marge de manœuvre" de négociation, mise en scène dans une agressive campagne de propagande, ils ont efficacement travaillé dans une autre direction.

Instruits par plus de 30 ans d’hostilité à leur encontre, ils savent que ce n’est pas de la "non prolifération nucléaire militaire", dont souhaitent s’assurer les membres de l’OTAN. Pas plus que de "la sécurité" dans la région qu’ils transforment en champs de ruines depuis des décennies, Les armes nucléaires sont inexistantes en Iran, mais omniprésentes au Moyen-Orient.

 

Tout le monde le sait : arsenaux israéliens, bases turques et jordaniennes, bâtiments et sous-marins de l’OTAN dans le Golfe Persique, la Mer Rouge, le long des côtes méditerranéennes.

 

Aucun élément concret dans l’amorce de fabrication d’une bombe atomique n’a pu être produit au Conseil de Sécurité, par l'IAEA. Même dans les rapports tendancieux signés du responsable de cette organisation, le japonais Yukiya Amano, comme l’ont souligné maintes fois les représentants de la Russie et de la Chine.

 

Derrière ce prétexte, l’objectif ultime est clair : le renoncement de l’Iran à sa souveraineté. La fin de son indépendance : de sa diplomatie, de ses forces armées, de ses avancées scientifiques et technologiques, de ses choix de développement et de croissance. De sa culture, aussi, aux multiples composantes ethniques, philosophiques, artistiques ; un des plus somptueux et anciens creusets de civilisations de l’Humanité. (5)

 

Sa reddition. (6)

 

Le retour au "statu quo ante", celui de l’âge d’or du pillage du pays par les occidentaux sous le règne de leurs polichinelles : le Shah, son atroce régime policier, et son entourage ultra-corrompu, civil et militaire. Prédation de ses immenses ressources en gaz, pétrole et uranium. "Privatisation-spoliation" de ses services publics transformés en rentes de situation pour les "milieux" financiers internationaux.

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

Plonger l’Iran dans le sous-développement économique, social et technologique. Le réduire en simple "bassin de consommateurs captifs". Comme l’Egypte, l’Irak, la Libye et tant d’autres pays.

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En conséquence, quoi qu’il fasse, dise, promette, accepte, souscrive, il sera toujours considéré comme "coupable". Si, pour reprendre l’expression de certains sociologues des systèmes d'organisation, il ne bénéficie dans cette "négociation" que d’une "liberté limitée", ses accusateurs occidentaux ne fonctionnent que sur une "rationalité limitée". (7)

La "rationalité limitée"

 

Structurée par une idéologie prédatrice, néocoloniale, d’une férocité proportionnelle à la résilience de l’Iran, la "rationalité" des négociateurs occidentaux dans cette négociation, s’en trouve plus que "limitée". Chine et Russie souhaitant, pour leur part, un terme à ce blocage de la part des membres de l’OTAN, tout en sachant que leur aveuglement rend cette sortie de "crise artificielle" quasiment impossible.

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

Le fait d’accepter ce dialogue de sourds, cette démonstration du "deux poids-deux mesures", est-il pour l’Iran une démonstration de faiblesse, un abandon de sa stratégie d’indépendance ?... Les commentateurs qui en ont véhiculé le cliché ont eu tort, ou ont sciemment induit en erreur leurs paroissiens. Ce fut, au contraire : un coup de maître !

Pratiquer "la politique de la chaise vide" aurait constitué une erreur grossière que les talentueux diplomates Iraniens ont, évidemment, évité. Mieux : ils se sont investis à fond dans l'occupation de la scène !

 

Car, une négociation même dans une apparente "liberté limitée", loin d’être un affaiblissement stratégique permet, en entrant dans le « système d’acteurs », d’identifier les « logiques d’action », de contourner la "rationalité limitée" des opposants. Pour reprendre les termes des chercheurs sur ces mécanismes et leurs dérivés relevant de la "sociologie de la traduction". (8)

 

Et, en fin de compte, de retourner la situation à son avantage.

 

Talleyrand avait, bien avant ces sociologues de la négociation, découvert ces principes, portant leur application au plus haut point. Il a sauvé la France anéantie, au Congrès de Vienne (septembre 1814 – juin 1815), à la suite des désastres Napoléoniens. Les alliés voulant l’exclure du Congrès selon l’adage : « Malheur aux vaincus ! ». Il s’y est imposé, incrusté, et a renversé la tendance violemment antifrançaise œuvrant à sa partition et son écrasement. Face à une "rationalité limitée", il a su admirablement manœuvrer malgré une "liberté limitée"…

 

Dans une négociation de type « gagnant-perdant », les "réseaux d’acteurs" se trouvent engagés dans une remise en cause du « vrai ». Sachant que le « vrai » est défini par le plus fort ou le vainqueur, suivant les contextes. Les enjeux se situent dans ce système de régulation, de normes et de règles, imposées. Dans ce cadre d’analyse, la « vérité », proclamée par le plus fort, est relative à l’importance du nombre de ceux qui affichent leur croyance en cette "révélation", ou "théorie"…

 

Les Iraniens ont éminemment réussi à modifier cet équilibre, élargissant lézardes, fissures et fossés dans ce groupe. Non seulement à l’intérieur du bloc des négociateurs, mais même entre membres de l’OTAN. Et, encore plus déterminant : aux yeux des gouvernements du reste de la planète…

 

La bonne foi de l’Iran ne fait plus de doute. Apparaît ainsi, en plein en lumière, l’aventurisme belliciste des membres de l’OTAN, sans foi ni loi.

 

Alors, qu’importe de savoir si les Iraniens ont échangé des "perles pour des bonbons" (pearls vs candies), comme le prétendent les Cassandre !... La réussite de cette "négociation" n'est pas fondée sur des "pourcentages", des "milliards" en US $ ou en € bloqués, en ou calculs d’arrière-boutique, d’autant plus pour une durée de six mois :
« ... tu n’enrichis pas ton uranium au-delà de 5%, je te restitue 7 milliards de dollars d’avoirs gelés dans mes banques, etc. ».

 

Mais, sur des "logiques d’action" parfaitement maîtrisées. Sur ce qui ne se voit pas, mais se révèle performant à terme.

 

L’aveuglement

 

Paradoxe : dès la signature de l’accord, les membres de l’OTAN multiplient les menaces de sanctions économiques et de bombardements, alors que l’Iran en respecte les termes, ouvrant toutes les portes de ses installations nucléaires aux inspections de l’IAEA, et à présent de ses mines d’uranium.

 

Les déclarations publiques des représentants élus des Etats-Unis, récusant la validité de cette négociation, hystérisant sur la nécessité de bombarder l’Iran, se sont multipliées. Parmi les plus notables, celle de Michele Bachmann, du parti républicain.

 

Ou encore, celle d’un autre parlementaire républicain, Duncan Hunter, membre de la Commission des Forces Armées, recommandant le bombardement nucléaire des installations de l’Iran au nom de "la non prolifération nucléaire préventive" !… Allant jusqu’à souhaiter une opération sous forme de campagne de bombardement aérien massif [massive aerial bombing campaign]. (9)

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

L’oligarchie de la France n’échappe pas à ce conditionnement : sa diplomatie est inexistante. Jusqu’à ses services de renseignement entièrement formatés par les idéologues de l’OTAN. Un très récent éclairage de ce délire collectif nous est donné par une émission de la chaîne gouvernementale Public Sénat, intitulée Bibliothèque Médicis, en date du 29 novembre 2013, sur le thème : "Le renseignement et l’espionnage". (10)

Réunissant des "spécialistes" du renseignement et de l'action clandestine, professionnels, et aussi parlementaires chargés d’en assurer "le suivi" au nom de notre Parlement, il est amusant de voir tout ce beau monde se lamenter sur les insuffisances de nos moyens par rapport à la NSA… Nullement inquiets de l’atteinte aux libertés publiques, mais désolés de n’avoir, pour reprendre leurs expressions, qu’un "tuyau d’arrosage au lieu d’un pipeline"…

 

Bien sûr, ces "génies du renseignement" chargés d’éclairer nos gouvernants sur nos intérêts géopolitiques ne voient comme principaux dangers pour notre pays que le "terrorisme islamique", notamment "l’islam du radicalisme chiite" (minute 17, seconde 14) et, inévitablement : "l’Iran", nommément désigné comme "ennemi" (minute 41, seconde 22).

 

Quant aux agressions, ravages, actions terroristes, carnages et chaos répandus de concert avec nos "alliés" par nos armes, nos armées, nos "services spéciaux", nos mercenaires, dans les pays musulmans qui ne demandent qu’à vivre en paix, visiblement ces "tontons flingueurs" ne sont au courant de rien !... Le "Trou Noir"...

 

Un tel concentré de fanatisme "tranquille", d’imbécillité grotesque, d'analphabétisme culturel comparable aux Croisades du X° siècle, est devenu la norme dans notre nomenklatura, reproduisant en copié-collé les diktats obsessionnels des néoconservateurs américains. Autrement dit "l’extrême-droite" des Etats-Unis, délirante d’islamophobie et d’hyperviolence. Relayés, en France comme chez les autres membres de l’OTAN, par une puissante mécanique souterraine de bielles et pistons ; de nos médias à nos appareils politiques, de nos sociétés d’édition à nos ministères...

 

 

L’apocalypse

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

Face à cet aveuglement des membres de l’OTAN, et au regard de la bonne foi de l’Iran, les gouvernements du reste de la planète, qui représentent qu’on le veuille ou non la véritable "Communauté Internationale" commencent de plus en plus à être excédés par cette attitude obstinément belliqueuse.

En fait :

i)   Ce sont eux, membres de l'OTAN et supplétifs, et non pas l’Iran, qui menacent la sécurité de la région en refusant la "dénucléarisation" du Moyen-Orient
ii)   Ce sont eux, et non l’Iran, qui ne respectent pas le droit international. Edictant, unilatéralement des sanctions économiques, illégales, en infraction de la charte de l’ONU et de l’OMC

iii)   Ce sont eux, et non l’Iran, qui s’opposent à la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Se réjouissant de lui avoir occasionné par ces sanctions économiques un "manque à gagner" évalué à 120 milliards de dollars, non compris le gel de ses avoirs dans divers pays. Oubliant stupidement, que l’impact de ce manque à gagner se répercute, avec autant de force, dans les propres économies des autres pays. A commencer par ceux de l'OTAN...

 

Mais ces gouvernements pourront-ils résister aux pressions de l’OTAN ?... Oui, dès lors que leurs entrepreneurs et hommes d’affaires, du moins ceux plus préoccupés par des perspectives saines et sûres d’investissement à long terme que par l’affairisme aléatoire, vont taper du poing sur la table.

 

Ils ont commencé à le faire, britanniques et allemands en tête. Entraînant du même coup une partie des milieux d’affaires américains. Les lignes bougent. Autre béante fissure dans le bloc de l’OTAN ouverte par l’accord sur le nucléaire, s’élargissant tous les jours…

 

Il est vrai que l’Iran, un des rares pays dans le monde à n’avoir aucune dette mais de multiples avoirs dans de multiples pays, négocie actuellement un programme d’échanges "avoirs contre biens, services, et projets d’investissements" estimé à 30 milliards de dollars (évidemment, sans dollars…) : avec la Chine… De quoi susciter des envies.

 

La diplomatie et le rayonnement de l’Iran sont, à l’issue de cette négociation : à leur zénith. Même dans les pétromonarchies du Qatar, des Emirats Arabes Unis, d’Oman, peu désireux de lier leur sort à celui de l’Arabie Saoudite. Où les visites de ces derniers jours, au plus haut niveau gouvernemental, ont révélé dans les déclarations officielles que tous souhaitaient un Iran "fort et prospère". Autre brèche, dont les craquements sont retentissants dans le Golfe…

 

Inexorablement, charnière entre Proche-Orient et Asie-Centrale, l’Iran avec ses élites scientifiques, ses immenses ressources naturelles, son marché de 80 millions de personnes, représente une des locomotives du futur "marché commun" en cours d’édification au cœur d’une des régions les plus prometteuses en terme de développement dans le monde.

 

La 21° réunion de l’ECO (Economic Cooperation Organization) tenue à Téhéran, du 24 au 26 novembre dernier, en est l’illustration. Regroupant, autour de l’Iran, les responsables des économies des pays allant de la Turquie au Pakistan : Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Afghanistan. Ce sont de gigantesques marchés d’infrastructures ferroviaires, routières, d’échanges en énergie, en recherches et technologies, en agriculture et tourisme, en enseignement et santé, qui s’ouvrent pour ces pays et leurs partenaires…

 

Bénéficiant du statut d’observateur auprès du BRICS et, surtout, du SCO (The Shanghai Cooperation Organisation), l’Iran, partenaire respecté, est appelé à intégrer inéluctablement ces deux puissantes organisations interétatiques…

 

L’Histoire poursuit sa marche…

 

Iran : "grande puissance régionale".

 

N’en déplaise aux "va-t-en-guerre". Face à l’évidence, s’ils s’obstinent dans le déni, ne leur reste plus "sur la table" qu’une option :

 

L’Apocalypse

Accord Nucléaire : "Chiffon de Papier"  ?...

 

 

1.  Cf. : Ismael Hossein-Zadeh, Did Iran Have to Give Up So Much To Get So Little ?, CounterPunch, 6-8 décembre 2013,
http://www.counterpunch.org/2013/12/06/did-iran-have-to-give-up-so-much-to-get-so-little/

Ou encore :
Thierry Meyssan, "L’abdication de l’Iran", Réseau Voltaire, 2 décembre 2013,
http://www.voltairenet.org/article181267.html

2.  Mahmoud Reza Golshanpazhooh, "12 Positive Outcomes of Geneva Nuclear Deal for Iran", FNA, 30 novembre 2013,
http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13920909000126

3.  Sasan Fayazmanesh, "Is Obama’s Policy of Tough Diplomacy Really Withering Away ? ", CounterPunch, 29 novembre 2013,
http://www.counterpunch.org/2013/11/29/is-obamas-policy-of-tough-diplomacy-withering-away/

4.  Gareth Porter, "Tehran accord design to fail ? ", Asia Times, 26 novembre 2013,
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-02-261113.html

5.  Parmi quelques sites sur le patrimoine historique et culturel de l’Iran :
=>  http://guidecultureldeliran.over-blog.com/
=>  http://www.achemenet.com/
=>  http://www.sasanika.org/
=>  http://archnet.org/library/images/
Avec l’incontournable ouvrage, véritable encyclopédie de 512 pages et plus de 1300 photographies, cartes, et dessins, de Patrick Ringgenberg : Guide Culturel de l’Iran, édition 2006, distribué par la Librairie Bernard Letu, 2, rue Calvin, 1204, Genève (arts@letubooks.com).
6.  Nucléaire Iranien : Prétexte et Préméditation, 12 août 2012,
http://stanechy.over-blog.com/article-nucleaire-iranien-pretexte-premeditation-109034509.html
7.  Cf. sur ce thème les travaux de :
=>  Herreros G., Les nouvelles approches sociologiques des organisations, Seuil, 1996

=>  Latour B., La science en action, La Découverte, 1989
8.  Herreros et Latour, Op. Cit.
9.  Congressman : US should nuke Iran nuclear facilities if needed, PressTV, 4 décembre 2013,
http://www.presstv.ir/detail/2013/12/04/338255/congressman-us-should-nuke-iran/

10.  http://www.publicsenat.fr/vod/bibliotheque-medicis/le-renseignement-et-l-espionnage/jean-louis-carrere,bernard-squarcini,jean-jacques-urvoas,mohamed-m/142304

 

(*)  Gille Deleuze, Préface de l’édition italienne (1987) de Mille PlateauxCapitalisme et Schizophrénie, coécrit avec Félix Guattari

(**)  Caricatures du Brésilien Carlos Latuff
La désopilante caricature du japonais Yukiya Amano (responsable de l'IAEA) en forme de crayon est une réalisation de l'artiste Iranien Sajjad Jafari

(***)  Image du porte-avions extraite du rapport du capitaine de l’US Navy Henry J. Hendrix : At What Cost a Carrier ? ["A quel coût un porte-avions ?"], Disruptive Defense Paper, Center for A New American Security, Mars 2013.
Imparable et brillante démonstration par un spécialiste de l’aéronavale qu’à l’ère des missiles, en cas de conflit régional ou mondial, un porte-avions n’est qu’un tas de ferraille flottant…

 

 

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 05:00

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Le socle majoritaire de ma voix unique en a tremblé d’hésitations !...

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Quelle est la personnalité qui a marqué l’année 2013 ?... Pour qui voter dans ce délicat exercice de fin d’année ?...

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Choix difficile, tant femmes et hommes étaient nombreux à se révéler éligibles. En France, comme dans les autres pays et continents. Ce qui donne beaucoup d’espoir pour l’avenir. Prouvant que l’humanité n’est pas résignée à subir lubies, pulsions, bellicistes et spoliatrices, d'une caste s'arrogeant tous les droits...

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Poutine, en premier lieu. Evidemment.

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Qui, souverain de force sereine, a évité à la planète deux guerres régionales. Et, probables guerres mondiales par le jeu d'alliances plus ou moins officiellement imbriquées. L’attentat de Sarajevo avait provoqué l’immense carnage de la première guerre mondiale dans un diabolique jeu de dominos. Cette fois-ci, l’apocalypse aurait eu pour détonateurs les bombardements "OTANesques" de la Syrie et de l’Iran.

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Mais, après délibérations mouvementées, ma voix unique a estimé qu’il était "hors concours".

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Le Président Poutine n’est pas "l’homme de l’année" 2013, mais "l’homme de la décennie". La première décennie de ce siècle. Immense stature d’Homme d’Etat, considérable par son rôle positif, constructif, pour son propre pays et pour la paix dans le monde. A tel point qu’après plus de 10 ans d’exercice du pouvoir, son peuple lui accorde sa confiance avec plus de 60 %... (1) Ses pairs occidentaux en sont verts de rage !

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D’où les interminables coassements de la diabolisation médiatique…

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Finalement, à l’unanimité de mon unique voix ce sont "trois" personnalités qui ont été élues, à égalité : ex aequo !… Cette année, donc, j’écris le titre avec un « S » : "Personnalités" de l’Année.

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Trois hommes, jeunes, américains, luttant pour un Idéal. De Liberté, de Paix, de Justice. Pour leur pays et le reste du monde. Devenus des symboles. Représentant cette "Amérique" que l’on aime. Celle du Peace and Love

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A l’opposé de ces milliardaires aussi haineux que mafieux, boursouflés d’arrogance, qui ont fait main basse sur les institutions représentatives des Etats-Unis. Transformant ce grand pays en Etat policier, pour y imposer leurs ravages dans l’impunité. Celui de l’injustice sociale et économique à l’encontre de leurs concitoyens et l’hyperviolence coloniale en dehors de ses frontières. Dans le culte méprisant de l’écrasement des plus faibles.

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Magnifiques exemples : tous trois luttant au péril de leur vie, de leur intégrité physique, dans les pires persécutions. Un trait commun : tous les trois rompus, par leur formation et leur métier, aux technologies du traitement numérique d’informations et des données informatiques, notamment via Internet.

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Utilisant leur expertise pour défendre la liberté et la diversité d'accès à la connaissance, "l’esprit critique" fondement de toute pratique authentiquement démocratique, la dénonciation des mensonges et crimes des castes au pouvoir en Occident.

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Saluons leur sacrifice et leur courage :

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Personnalités de l'Année 2013...

Bradley Manning, militaire de 26 ans, condamné le 21 août 2013 à 35 ans de prison.

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Pour avoir dénoncé les crimes de guerre de l’armée des Etats-Unis en Irak. En divulguant informations et vidéos occultées par le haut commandement. Tout particulièrement, le mitraillage par un hélicoptère de civils, le 12 juillet 2007 à Bagdad, terrible vidéo diffusée sur Internet : 18 morts dont deux journalistes de l’agence Reuters. (2)

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Incarcéré, avec le "statut" de Maximum Custody Detainee, dans des conditions innommables d’isolement carcéral maximum. Assimilable, de fait, à un contexte de torture psychologique quotidienne. (3)

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La résistance de Bradley Manning rappelle que nombreux sont les militaires américains refusant de servir dans des guerres d’invasion et de destruction de pays qui n'ont rien à voir avec la "défense nationale" pour laquelle ils se sont engagés et ont été formés. Pour mémoire, saluons au passage l’impressionnant esprit chevaleresque du lieutenant Ehren Watada, 28 ans au moment des faits, refusant "au nom de sa conscience" de participer à une "guerre injuste" en Irak. (4)

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Personnalités de l'Année 2013...

Aaron Swartz, génie de l’informatique et d’Internet, retrouvé pendu chez lui, le 11 janvier 2013. Il avait 26 ans. Famille et proches restent persuadés qu’il a été assassiné. Trop gênant par son militantisme remarquablement organisé et efficace, son exceptionnel charisme fédérant dans sa lutte, progressivement, toute sa génération. (5)

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Mort, d’avoir combattu sans relâche les lois liberticides que les politiciens corrompus de son pays empilent méthodiquement pour étouffer, à part leur propagande, la liberté de diffusion d’une information diversifiée ou indépendante de leurs médias asservis, et l’accès au savoir non formaté par leur domesticité. Implacable édification d’un des Etats policiers les plus féroces du monde.

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Assassiné, pour s’être insurgé contre les manipulations particulièrement destructrices, mortifères même, des services spéciaux, sur le réseau Internet. Multipliant dans l’inconscience la plus totale, en véritables apprentis-sorciers, des "virus" aux conséquences incalculables pour l’humanité. Ne serait-ce que par leur effet boomerang. Notamment ceux destinés à entraver le fonctionnement des centrales nucléaires.

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Pendu, pour s’être révolté contre les « kill lists ». Ces listes de condamnations à mort de tous ceux nationaux et non nationaux qui, sans procès ni jugement, sont désignés aux tueurs officiels, sous l’étiquette "forces spéciales" ou "drones", par le pouvoir en place. Liste d’assassinats dont, probablement, Aaron Swartz a été l’un des inscrits prioritaires à éliminer…

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Personnalités de l'Année 2013...

Edward Snowden, 30 ans. Celui des trois qui a eu, dans son acte de résistance, le plus de chance. Vivant et en liberté ! Même si c’est en exil. Nous avons pu suivre son odyssée, pour échapper à la torture et certainement à la mort, durant une partie de l’été. Réfugié à Hong-Kong en juin, il a pu être "exfiltré" et obtenir l’asile politique le 31 juillet 2013 en Russie.

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Spécialiste de haut niveau, placé au cœur du système nerveux de l’appareil d’espionnage, et plus spécialement d’écoute : CIA et NSA. Il en est sorti en courant, atterré devant ce monde de termitière que nous construisent nos nomenklaturas.

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Révélant à quel point l’Etat policier, d’une paranoïa sans limite, s’enracine dans nos sociétés dites « démocratiques ». Structure totalitaire engloutissant, dans des systèmes délirants, des milliards qui sont autant d’argent détourné, au détriment des budgets prioritaires que sont la santé, l’éducation, et la solidarité économique : retraites, aides aux précaires et démunis.

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Décortiquant les multiples intégrations de relations et d’échanges entre services secrets occidentaux. Donnant l’exacte mesure de la totale inexistence de notre souveraineté nationale…

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L’avez-vous remarqué ?...

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Ces trois héros et martyrs de La Liberté pour l’année 2013, nos grandes industries médiatiques, producteurs en continu du "boudin de la désinformation", ne prennent jamais leur défense ; encore moins l’engeance crapoteuse des miteux spadassins de la calomnie. Ces « dissidents » ne sont peut-être pas suffisamment "attractifs" pour ces adorateurs des "pétromonarques", leurs Veaux d’Or à deux pattes ?…

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L’action déterminante de nos trois combattants est une victoire pour nous tous. Permettant, comme dans le gag de "l’arroseur arrosé", de mettre à nu l’abyssale stupidité d’un Etat policier, hébété d’espionite congénitale, rêvant de pouvoir tout écouter et tout voir.

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Des milliards d’écoutes quotidiennes… Jusqu’au jour où, rattrapé par sa boule de neige mégalomaniaque, dévalant la pente de son imbécillité, c’est lui qui se trouve, avec son tas d’astuces et d’arnaques, de gabegies et de corruptions, découvert et sous les projecteurs…

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Comme l’exprime la jubilatoire caricature de la talentueuse dessinatrice Chinoise Pang Li :

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Personnalités de l'Année 2013...

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1. Alexandre Latsa, 2013, l’année Poutine ?, RT, 27 novembre 2013, http://fr.ria.ru/blogs/20131127/199881303.html

2. Cf. détails et vidéo :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_a%C3%A9rien_du_12_juillet_2007_%C3%A0_Bagdad)

3. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/04/21/wikileaks-bradley-manning-le-detenu-qui-embarrasse-les-etats-unis_1510832_3222.html

4. Ehren Watada : l’honneur d’une armée, 7 février 2007,

http://stanechy.over-blog.com/article-5556615.html

5. Aaron Swartz : Requiem pour un Mozart, 18 janvier 2013, http://stanechy.over-blog.com/article-aaron-swartz-requiem-pour-un-mozart-114505381.html

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Caricature de Pang Li – China Daily

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:57

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« Il vaut mieux être aimé par les gens bien et haï par les mauvais. »
Confucius (1)

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Pop !... Pop !... Pop !...

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Surgissant, bondissant, se densifiant, tels des popcorns dans une casserole…

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D’un journal, d’une TV, d’une radio, à l’autre, proliféraient articles et chroniques sur le même thème, avec expressions et arguments identiques. Jusqu’à des "livres"... Dans tous les pays de l’OTAN et leurs larbins…

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Du copié-collé, à peine maquillé.

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S’acharnant, fait curieux, sur une seule et même personne : l’épouse du président Syrien, Asma al-Assad (2).

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De février à mars 2012, ce fut la crue, un torrent de boues.

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Cuistots et marmitons de la propagande s’activant autour de leurs chaudrons. Depuis les grandes chaînes du fast-food de la désinformation et de l’intox. Grands quotidiens, du soir et du matin, se copiant les uns les autres. Chaînes TV et radios, publiques et privées, dont les plus excitées dans cette furie : FoxNews, ABC, CNN, BBC, France Télévisions, et autres réseaux à la Murdoch. Jusqu’aux plus minables gargotes, bouis-bouis du fanatisme imbécile. Touillant leurs infâmes bouillies…

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La diabolisation dans toute sa frénésie…

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Pourquoi revenir sur ce pitoyable spectacle de la servilité la plus cynique ?...

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Pour mesurer à la veille du prochain, "éventuel" devrait-on préciser, sommet de Genève sur la Syrie [reporté une fois de plus, du 12 décembre prochain au 22 janvier 2014...], le délirant niveau de désinformation formatant nos opinions publiques.
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Intoxication méthodique, depuis des mois au service de l’aventure néocoloniale dans la région. Dont l’oligarchie de la France, ignorant les priorités de ses propres concitoyens, a été un des principaux meneurs. Voulant sans doute ressusciter son "empire" disparu, source d’enrichissement facile pour la caste au pouvoir. Ou, appliquer à la lettre les instructions reçues de ses maîtres ?...

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Et, jauger l’ampleur de l’échec. Double échec, à vrai dire.

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La Syrie ne sera pas conquise, et d’un.

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Et, de deux : malgré ses énormes moyens, la propagande, circonscrite à un Occident analphabète de l’Histoire de la région, n’aura eu aucune incidence. Au contraire : nos médias, confits dans leur viscérale malhonnêteté, en sortent encore plus stupides qu’avant, aux yeux du reste du monde. Mais, n’est-ce pas leur "raison d’être" ?...

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Le message du “Parrain”

Syrie : Un Homme d'Etat...

Le lancement d’une campagne diffamatoire à l’encontre de l’épouse du président Syrien est un phénomène intéressant à examiner, tant il est révélateur des dysfonctionnements d’une stratégie coloniale, enivrée de "haute technologie" mais fondée sur un cadre mental, historique et géopolitique du XIX° siècle.

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Il témoigne, tout d’abord, de "l’énervement" du club ou du "gang" de l’OTAN selon l'angle d'analyse, s’autoproclamant à son habitude "communauté internationale", face à la surprenante capacité de résistance de la Syrie plongée dans une "guerre civile" artificiellement entretenue depuis de nombreux mois. Les hordes de mercenaires malgré leur colossale capacité de destruction et de terreur n’arrivent pas à faire plier le pays.

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De plus, l’insondable trésor de guerre "saoudo-qatari" se révèle, quelle qu'en soit la spirale inflationniste, incapable d’accroître le nombre des défections au plus haut niveau de l’Etat Syrien, de son administration et de ses forces armées. Mis à part le pourcentage incompressible de "collabos" corrompus, lot habituel de tout projet d’invasion ou d’occupation dans n’importe quel pays à toute époque, entretenus à grands frais dans les palaces londoniens, parisiens ou genevois. (3) L’essentiel de l’appareil d’Etat se montre particulièrement solide compte tenu de l’hyper-violence qu’il subit quotidiennement

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Cette campagne illustre, ensuite, la volonté de l’OTAN d’élargir, d’intensifier, les moyens d’intimidation et de terreur pour déstabiliser l’Etat Syrien. Diaboliser le président Bachar al-Assad se révélait sans effet.

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Même déclarer, répéter, marteler, qu’il n’avait "pas le droit de vivre sur Terre", sous-entendu "mais en Enfer". Menace de mort, d’exécution, expressément formulée par des membres de gouvernement occidentaux. Sans pitié, et encore moins sans jugement. Avec la probabilité d'une fin soigneusement mise en scène par son humiliation et son atrocité.

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A la Kadhafi. Le faire trembler.

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Mais, comme on découvrait au fil des mois qu’il ne tremblait pas, passer à un niveau supérieur de menaces devenait urgent et nécessaire pour les "stratèges" occidentaux. Le message prit la forme de celui du Parrain dans les confréries de gangsters, d’ordinaire efficace pour faire craquer les plus résistants à son emprise (4) :
« Si tu ne cèdes pas immédiatement, ton conjoint et tes enfants seront considérés comme nos ennemis. Au même titre que toi. En conséquence… ».

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La diabolisation de l’épouse du président de la Syrie, transformée en « femme de tyran sanguinaire » et donc « complice », trainée dans la fange de tous les médias de l’OTAN, devenait le vecteur de cette intimidation. Avec en visées collatérales, une menace directe aux plus proches du chef de l’Etat, pour susciter la peur et encourager les défections…

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Le président Bachar al-Assad portraituré en Néron assoiffé de sang, il convenait que la mère de ses enfants, étiquetée à présent "épouse d'un monstre", soit peinturlurée par la propagande en Agrippine, Messaline, ou Poppée. Sadiques assoiffées de violences et de richesses. Vautrées, à longueur de journée, dans le luxe et le stupre. Ou encore en simili Cléopâtre, aussi inconsciente que stupide, fofolle au train de vie fastueux, obsédée de dépenses somptuaires, et autres comportements déjantés ou pervers… (5)

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Contraire aux faits, aux évidences ?... Aucun problème !

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L’important, au royaume des cyniques et des vendus, n’est-il pas d’intoxiquer l’opinion avec le plus primaire des slogans de la désinformation : « plus c’est fort, plus c’est vrai » ?... Pas de demi-mesure. Quand on a eu l’impudence criminelle de présenter à la tribune de l’ONU un mini flacon de talc pour une "arme de destruction massive", afin de raser un pays avec plus d’un million de morts sous ce prétexte… A quoi bon se gêner dans une campagne de diffamation ?...

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Car nous sommes, effectivement, à "l’extrême opposé" de la réalité.

Syrie : Un Homme d'Etat...

Asma al-Assad est née en août 1975, à Londres, de parents Syriens originaires de Homs. Son père honorablement connu, Fawaz Akhras, y exerce la profession de cardiologue. Sa mère, Sahar Otri, étant une ancienne diplomate. Rappelons, au passage, que la Syrie est un des pays dans le monde qui a le plus de femmes diplomates, nombreuses avec rang d’ambassadeur.

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Elle y a effectué toutes ses études jusqu’en 1996, diplômée du King’s College en sciences informatiques et littérature française.

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Possédant la nationalité britannique, maîtrisant plusieurs langues, dès la fin de son cursus universitaire elle a travaillé à la City. Successivement dans deux banques d’investissements : Deutsche Bank Group et J.P. Morgan. Chez cette dernière, elle s’était spécialisée dans les entreprises du secteur de la pharmacie et des biotechnologies.

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Bachar al-Assad effectuait alors, à Londres, ses études de docteur en ophtalmologie. L’un comme l’autre loin de la jungle politique, encore moins courtisane, à laquelle ils étaient réfractaires. Mais, Le Destin joue des tours… Ils vécurent ce que les jeunes gens vivent : se rencontrèrent, s’aimèrent, et se marièrent. Fondant leur foyer en 2000, animé à présent de trois enfants.

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Innovant : le “blasphème rétroactif”

Syrie : Un Homme d'Etat...

Quittant un brillant avenir professionnel, Asma al-Assad s’installa donc en Syrie, où leur couple est devenu très populaire. Pour deux raisons essentielles.

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La première : de confession Sunnite, elle épousait un Alawite (ou Nusayrî), mouvement religieux rattaché au chiisme. Prouvant que les différences confessionnelles ne génèrent pas l’exclusion.

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Cette image de tolérance, du "vivre ensemble" sereins et heureux, livrait une preuve dévastatrice à l’encontre des campagnes de désinformation sur la soi-disant haine actuelle entre chiites et sunnites, mise en scène avec la faribole de "l’arc chiite contre l’arc sunnite".

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Mensonges forgés dans les services d’action psychologique financés par l’OTAN et les saoudiens, appliquant le principe inusable : « diviser pour régner ». La Syrie étant connue, jusqu’à la "guerre civile" importée par les occidentaux, pour la parfaite cohabitation entre religions ou croyances diverses.

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La deuxième : un couple au style de vie simple, aucun faste, fondé sur le travail, le sens des responsabilités, l’empathie à l’égard de leurs proches, de leurs concitoyens et des plus humbles. Issue d’une éducation de parents aimants, porteurs des valeurs cardinales que sont "discrétion" et "probité", Asma al-Assad immunisée contre les paillettes du « paraître » s’est dépensée sans compter pour des œuvres caritatives, notamment les orphelinats de toutes les confessions.

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Son dynamisme et son sens de l’organisation, joints à une culture de niveau exceptionnel, l’ont amenée à vouloir structurer les actions de mise en valeur du patrimoine archéologique et historique de la Syrie. Carrefour de civilisations depuis des siècles : un des plus riches du monde. Initiant un immense travail de fond pour développer les musées du pays. Interrompu par les actions armées et les pillages des mercenaires de l’OTAN.

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Donnant la priorité, ces derniers mois, aux actions de soutien aux souffrances de la population, plongée dans des conditions sanitaires et alimentaires d’une extrême dureté.

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Tous ceux qui l’ont approchée, travaillé à ses côtés, à Londres ou en Syrie, partagent le même sentiment, la même admiration : sa gentillesse, sa courtoisie, sa capacité de travail, son dévouement, sa sobre élégance, en font une personne rayonnante de "noblesse". Celle de l’âme. Qui ne relève en rien des hasards ou des privilèges de la naissance, comme le rappelait Talleyrand :

« L’élégance et la simplicité réunies sont pour toute chose et toute personne le caractère distinctif de la noblesse. » (6)

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La célèbre journaliste américaine Joan Juliet Buck partagea cette profonde estime pour une personnalité d’une aussi rare qualité. Elle demanda à rencontrer Asma al-Assad et fut reçue dans la famille présidentielle, avec le sens de l’hospitalité que l’Orient réserve à ses hôtes.

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Accueillie comme une sœur, partageant les occupations quotidiennes de l’épouse du président, entre ses occupations familiales et ses engagements professionnels très prenants. Publiant, admirative, un article dans le magasine Vogue en mars 2011, intitulé :

« Une Rose dans le Désert ». (7)

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Mais, un an plus tard, cet article devenait gênant, incompatible, au moment du lancement de la campagne internationale de diffamation contre Asma al-Assad. La Sainte Inquisition lança immédiatement ses bourreaux pour « brûler » l’article, jugé "blasphématoire" et "hérétique". Et, terroriser son auteur afin de bien faire comprendre aux milieux médiatiques quelle était la ligne éditoriale, "la vérité révélée" à respecter scrupuleusement.

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Ce fut un déchainement, alimenté par les journaux de l’extrême-droite américaine. Les adeptes forcenés de la destruction de la Somalie, du Soudan, de l’Irak, de l'Afghanistan, du Pakistan, de la Libye, de Gaza, de la Syrie, de l'Iran, de la Corée du nord, de Cuba, du Venezuela... Interminable liste. Bref, des bombardements sauvages, tous azimuts, pour "la défense des droits de l’homme" évidemment. En tête de meute, toujours les mêmes : New York Times, Washington Post, The Atlantic, etc.

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Sous cette pression, d’une hystérie dans la chasse aux sorcières rappelant les plus sombres années du Maccarthysme, Vogue vira du jour au lendemain Joan Juliet Buck. Après plus de 30 ans de collaboration (dont 7 ans à la tête de l’édition française), allant jusqu’à faire disparaître l’article de son site Web !

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Il a été "restauré" par un autre site, Gawker.com, qui l’a remis en ligne en septembre 2013. Précipitez-vous pour le lire, avant sa prochaine censure ou disparition. Et, faites-en copie : il devient un objet de collection ! (8)

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La journaliste « excommuniée » du jour au lendemain vit toutes les portes de son imposant carnet d’adresse se fermer précipitamment, perdit tous ses contrats, même en "free lance", y compris ceux qu’elle avait dans le monde du cinéma et du théâtre où il lui arrivait de participer à des rôles. Devenue pire qu’une pestiférée…

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Venait d’être ainsi inventé le « blasphème à postériori » !

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Les omnipotents cercles bellicistes américains lui reprochaient d’avoir écrit, un an auparavant, un article trop élogieux, ou trop proche de la réalité, sur la Syrie et le couple présidentiel… Avec, dans cet article, des mots ou qualificatifs considérés comme inacceptables, insoutenables, impardonnables :

« La Syrie est connue pour être le pays le plus sûr du Moyen-Orient […] C’est un pays laïc où les femmes ont la même rémunération que les hommes […], un endroit sans bombes, sans désordre, sans kidnappings… »

Syria is known as the safest country in the Middle East […] It’s a secular country where women earn as much as men […], a place without bombings, unrest, or kidnappings…”

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Joan Juliet Buck, rejetée de tous, tournée en dérision par tous, accepta de demander pardon, de faire pénitence, de se rétracter. Tel Galilée, pieds nus, la corde au coup, face au Tribunal de l’Inquisition. Elle dut réécrire le contraire de ce qu’elle avait écrit un an plus tôt, faire le tour des plateaux radios et TV.

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Jusqu’à déclarer combien pour elle il avait « horrible » de côtoyer les Assad, que son plus grand regret était d’avoir laissé Vogue intituler le portrait d’Asma al-Assad "Une Rose dans le Désert", etc. (9) :

Buck said it was “horrifying” to have been near the Assads. Her biggest regret : that Vogue chose to call her profile “A Rose in the Desert.”

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Jusqu’à conclure dans un article pour l’hebdomadaire Newsweek, qu’en fait Asma al-Assad était (10) :
« The "First Lady of Hell" » : « La Première Dame de l’Enfer »…

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Sidérant, n’est-ce pas ?...

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Il ne s’agit que d’un exemple, car en Europe, et tout particulièrement en France, nous soutenons la comparaison quant à la veulerie.

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Entre deux prosternations devant les lobbies, nos ronds-de-cuir de la bureaucratique Union Européenne ont trouvé le temps d’édicter des « sanctions » à titre personnel à l’encontre de madame Asma al-Assad. Avec gel de ses avoirs, même si elle n’en a aucun (ce qui est le cas). Et surtout : interdite de séjour en Europe, malgré sa nationalité britannique. Même une simple escale. La Grande-Bretagne, où résident encore ses parents, lui laissant toutefois sa porte ouverte...

Et ce terrorisme bien pensant se poursuit, de plus belle en Occident.

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Ces jours-ci, les Belles Consciences s’en prennent à Mère Agnès-Marie de La Croix, cette religieuse chrétienne internationalement connue pour sa lutte infatigable en faveur des Syriens dans leur malheur. Fustigeant sans peur le mensonge des médias occidentaux qui occultent cette guerre coloniale, d’une atrocité sans pareille.

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Ce qui ne lui est pas pardonné, se retrouvant taxée d’être « pro Assad » dans une massive campagne de diffamation sur tous les réseaux sociaux et internet. Elle est donc interdite de participation à la réunion pour la paix prévue prochainement à Londres, Stop The War, par les milieux dits de « gauche » (Liberal, en anglais). Hypocrisie dénoncée avec une saine virulence par le chroniqueur Niel Clark, les traitant de "Faucons gauchistes", ou en traduction moins littérale de "Gauche va-t-en-guerre" [Liberal Hawks]… (11)

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Démocratie ?... Liberté d’expression ?...

"Condamnation de la complicité criminelle des dirigeants occidentaux contre son pays par l'archevèque de la ville de Hassaké-Nisibi, délivrée par l'armée nationale du siège des bandes de mercenaires, tortionnaires, violeurs et pillards, armées par l'OTAN."

 

L’émergence d’un Homme d’Etat

 

L’écrasante censure que nous subissons en Occident, dans un contexte de terrorisme intellectuel, n’arrive pas à tout endiguer. Les informations par recoupement et diffusion arrivent à circuler. Dans tous les cas, en dehors de l’Occident, elles restent facilement accessibles. Ce qui représente la majorité de notre planète, en âge de se documenter et d’exercer son esprit critique.

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Ce qui explique que le Président Bachar al-Assad, aux côtés de sa courageuse épouse, sorte grandi sous les menaces, les diffamations et les agressions permanentes d’un Occident délirant d’arrogance et de violence. Contre sa personne et sa Nation.

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Son prestige, sa stature, sous l’épreuve, n’ont jamais été aussi élevés. Il est comparé aux plus illustres de ces hommes qui se révèlent dans l’adversité la plus noire. Tant dans son pays que dans la région, et sur d’autres continents. Les "pétromonarques" moyenâgeux et corrompus qui l’encerclent et financent les horreurs que subit son peuple, s’en trouvent du coup démasqués : un ramassis de voyous.

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Je vous invite à lire attentivement, chaque mot est porteur de sens profond, le portrait du président Bachar al-Assad, d’une remarquable finesse et pertinence d’observation dressé par un des rares analystes fiables de la géopolitique de la région, Hédi Dhoukar, le 2 octobre dernier (12) :

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« … La tragédie syrienne a d'abord révélé un héros arabe comme les Occidentaux les redoutent.

Bachar el-Assad est en effet de la trempe d'un Mossadegh ou d'un Bourguiba : acquis aux valeurs du monde moderne, il est ferme dans la défense des intérêts et des valeurs de sa patrie et de sa culture.

Rationnel, et ne s'emportant jamais, on ne lui connaît pas de faux pas tout au long de cette épreuve, ni le moindre geste ou mot déplacés.

Sa fidélité aux alliances et à la Cause Palestinienne ainsi que sa patience sont venues prouver que les victoires sont longues à mûrir, se cultivent comme les plantes et sont le fruit d'une vision globale.

Différent des potentats arabes, il se détourne de la rhétorique et de ses discours verbeux, méprise les richesses, révère le destin historique de son pays et ne craint pas la mort. »

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Ecoutons l’extrait d’une de ses récentes conférences de presse évoquant les pressions que la Syrie endure depuis des décennies. Notamment, celles de la France :

Contraste impressionnant…

 

Entre ces politiciens, sous nos latitudes, ânonnant discours, singeant postures, imposés par leurs maîtres étrangers, dans l’humiliation de leur Nation et le piétinement de son Histoire…

 

Et, ceux qui se dressent, calmes mais inflexibles, face aux sanglantes tragédies infligées à leur peuple par des ennemis multipliant massacres et destructions, pour défendre sa souveraineté, sa dignité et son avenir.

 

Entre un pitre et un "Homme d’Etat".

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1. " Moi, Confucius ", José Frèches, XO Editions, 2013, p. 288.

2. J’adopte ici la transcription anglophone.

3. Les "primes de défection" (de trahison ou de désertion, suivant les points de vue) proposées actuellement sur le "marché syrien" sont en moyenne (exprimées en US $ Millions), pour un gouverneur de province ou un ambassadeur : 30, un général : 50, un ministre : 100.

4. Rappelons que les premiers bombardements de l’OTAN en Libye ont visé la résidence de Kadhafi, dont tout le monde savait qu’il l’avait quittée depuis longtemps pour rejoindre une base militaire. Tuant ses deux plus jeunes enfants : 2 et 8 ans…

5. Cf. dans ce genre, les livres de Diane Ducret "Femmes de dictateur", Editions Perrin (2 volumes)…

6. " Talleyrand ", Jean Orieux, Flammarion, 1970, p. 786.

7. Joan Juliet Buck, A Rose in the Desert, Vogue, Mars 2011, mis en ligne en septembre 2013 par Gawker.com avec le lien http://gawker.com/asma-al-assad-a-rose-in-the-desert-1265002284

8. http://gawker.com/asma-al-assad-a-rose-in-the-desert-1265002284

9. Paul Farhi, Vogue’s flattering article on Syria’s first Lady is scrubbed from Web, 25 avril 2012, http://articles.washingtonpost.com/2012-04-25/lifestyle/35454509_1_asma-al-assad-bashar-al-assad-syrian-opposition-groups

10. Newsweek-The Daily Beast, “Syria’s Fake First Family” [La Fausse Famille Présidentielle de Syrie], 30 juillet 2012.

11. Neil Clark, Mother Agnes and the "Liberal" hawks out to silence her, RT, 20 novembre 2013, http://rt.com/op-edge/mother-agnes-liberal-interventionists-026/

12. Hédi Dhoukar, 2 octobre 2013, http://hedidh.blogspot.fr/2013/10/arret-du-blog.html

 

 

 

Dessin : "Perception de la diplomatie française dans le monde", par le talentueux caricaturiste Iranien Peyman Alishahi

 

Lien de la vidéo de l'extrait de la conférence de presse du Président Syrien sur Youtube (A voir avant éventuelle ou probable censure ...) :
http://www.youtube.com/watch?v=ECeD_IY5nwE&hd=1

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:52

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« Nous marchons vers un monde inconnu sans boussole et sans pilote, il n’y a qu’une chose qui soit certaine, c’est que tout finira par un naufrage. »

Talleyrand (1)

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Révolte en Bretagne.

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La mise en application d’une nouvelle « taxe » provoque la colère d’une région entière. Mettant en lumière l’incurie de nos gouvernements et l’irresponsabilité de nos « élus », censés représenter et défendre les intérêts de notre "collectivité". Votée à l’unanimité de tous les partis politiques, sous le précédent gouvernement.

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"Collectivité" ? Oui, car on n’ose plus employer les termes de "peuple" ou "nation" pour ne pas être accusé de "populisme", de "souverainisme", voire de se retrouver peinturluré en "rouge-brun", par le terrorisme inquisitorial des fanatiques, radicaux imbéciles, dévots illuminés, ou mercenaires, de la « mondialisation »…

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Soulèvement rappelant les lointaines Jacqueries de l’Ancien Régime par son rejet de l’injustice fiscale induisant la paupérisation croissante de ceux qui vivent non pas de spéculations ou de rentes de situation, aristocratiques, politiciennes ou mafieuses, mais de leur simple labeur. Sur fond de corruption et de gabegie d’un Etat en pleine régression, déliquescence.

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Injustice fiscale et paupérisation

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Taxe, s’appliquant aux transporteurs routiers mais payée "in fine" par leurs clients contraints d’expédier leurs productions ou fabrications locales vers des marchés éloignés. Tel qu’il est stipulé dans l’article 7 de la "Loi portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transports" examinée par le Sénat, dans son rapport n° 334 du 5 février 2013 (2) :
« Cette taxe sera répercutée par les transporteurs sur les bénéficiaires de la circulation des marchandises. »

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Retenons le terme, au passage : "Bénéficiaires"…

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Pudiquement intitulée « éco-taxe » au motif d’avantager, pour des raisons de protection de l’environnement, les transports moins polluants : ferroviaires, fluviaux, etc. Elle incarne à la perfection les dérives et distorsions du système fiscal qui ronge le pays par sa violence à l’encontre des plus précaires. Les Bretons en ont explosé de désespoir et de rage, ressortant les "bonnets rouges" de leur grande révolte de 1675 sous Louis XIV, pressurant alors le pays pour financer sa guerre en Hollande. Evidemment, férocement réprimée par la soldatesque du Roi Soleil…

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Conséquence directe de la cupidité de l’oligarchie au pouvoir, méritant d’être coiffés de "bonnets d’âne" pour leur analphabétisme des conditions réelles du pays. De « la France d’en bas », comme disait un de nos marquis enrubanné de privilèges jusqu’à ses talonnettes…

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Eco-Taxe : Bonnets Rouges et Bonnets d’Âne…

Les rouages de l’injustice et de sa violence démontrent l’abyssal fossé entre une "démocratie vertueuse" que le système de désinformation nous vend dans les JT, en France comme dans les autres pays européens, et la réalité d’une "autocratie" exercée par la nomenklatura. Consternés, les observateurs les plus neutres n’ont pu que constater le broyage du bon sens et de la légitimité citoyenne, par le cynisme de la classe politique en cheville avec des intérêts privés (3) :

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i) Répression

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L’autocratie ne peut tolérer l’expression populaire surtout lorsqu’elle dénonce l’injustice du système, économique, social, ou politique dans son ensemble, qui l’accable. Première et immédiate réponse : la répression. Ne pas comprendre, ne pas écouter, ne pas dialoguer : cogner !

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Ce qu’on a vu en Grèce, en Espagne ou ailleurs, pour nous limiter à l’Europe, est plus que révélateur de la détermination des castes au pouvoir. La France n’y échappe pas. Les Bretons, diabolisés par les médias de la propagande, ont vu ainsi débouler des centaines de CRS. Dans un sauvage déferlement de violence, avec des blessés graves parmi les manifestants armés de leur seule détresse, dont un a eu la main arrachée le 21 octobre dernier.
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ii) Domination des lobbies

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Région enclavée, la Bretagne souffre de son éloignement des grands marchés de consommation français et européens. De plus, ses productions sont soumises à un dumping implacable des producteurs hollandais, danois et surtout allemands, notamment dans la « filière » porc et poulet.

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Obligeant à un nivellement par le bas, dans un premier effet, sous forme d’affaissement de la qualité. Au point d’en arriver, sous la pression de la grande distribution, à la "non qualité", dont on a vu les souterraines ramifications lors de l’affaire des "lasagnes à la viande de cheval". Puis, dans un effet collatéral, provoquant la disparition progressive des entreprises familiales incapables de lutter contre les groupes européens de l’agro-industrie employant une main d’œuvre, venant de pays "émergents", dans un contexte proche du servage moyenâgeux.

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L’éco-taxe pénalise les éleveurs, mais aussi les producteurs de primeurs qui vont voir leurs produits plus taxés à 300 km de Rungis que ceux parcourant des milliers de kilomètres, arrivant par avion à Roissy, ou par bateau transitant via les ports d’Anvers, Rotterdam ou Amsterdam et les réseaux autoroutiers européens.

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En effet, sous la pression des lobbies, l’écotaxe ne sera pas payée sur les portions d’autoroutes privatisées. Encore mieux, et suprême raffinement : la taxe n’est pas proportionnelle au kilométrage parcouru, pénalisant ainsi les petits trajets. Astuces servant sur un plateau d’argent des "bonus" mirobolants aux transports à longue distance et, en conséquence, aux grandes sociétés du transport international…

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Mais aussi, tout aussi habilement, aux sociétés d’autoroute. Comme le reconnaît "naïvement", ou avec un cynique fatalisme, le Sénat dans son rapport (4) :

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« [Cette taxe] entraînera un report de trafic vers le réseau concédé (autoroutes) générant une augmentation des recettes des péages comprises entre 250 et 400 millions d’euros.
[…] Lors de son audition par la commission du développement durable et en réponse à une question de votre rapporteur, Frédéric Cuvilier, ministre délégué chargé des transports, a indiqué que "les concessionnaires d’autoroutes bénéficieront, je le crains, d’un effet d’a
ubaine"… ».

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On comprend mieux pourquoi le chef de file du consortium (70% des parts) d’Ecomouv’, gestionnaire désigné de l’éco-taxe, soit le géant européen des autoroutes, de nationalité italienne : "Autostrade per l’Italia"… (5)

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Ah !... Cette tendresse infinie de nos parlementaires pour les lobbies et multinationales…

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iii) Abandon de souveraineté

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Ces concessions répétées, multiformes, dépouillent l’Etat, autrement dit notre "Bien Collectif", de sa souveraineté et de ses ressources. Gravissime régression, avec l’éco-taxe réapparaît le vieux système féodal de la « ferme des impôts ». (6) Comme sous l’Ancien Régime, où les impôts étaient levés par des particuliers, des « fermiers généraux » (Fouquet en reste l’archétype), cette taxe sera collectée par un consortium privé : Ecomouv’.

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« L’Etat aurait pu faire le choix de recourir à un partenaire privé pour la conception et la maintenance du dispositif de collecte. La particularité du contrat "éco-taxe" réside dans le fait qu’Ecomouv’ assure également l’exploitation, c’est-à-dire qu’il a un rôle central dans la collecte de la taxe. »

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C’est en ces termes (7) que le Sénat entérine l’abandon de souveraineté de la France en matière d’impôts, ouvrant la voie à des démantèlements ultérieurs qui vont probablement s’accélérer avec le temps…

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Certains commentateurs, plus ou moins bien intentionnés, rétorquent que la TVA est actuellement collectée par les entreprises. Dans ces conditions, pourquoi ne pas confier l’éco-taxe à un consortium privé ?...

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C’est oublier, ou occulter le fait, que les entreprises collectant la TVA ne retiennent pas 23% de rémunération, pharaonique commission, sur les encaissements reçus, comme s’apprête à le faire Ecomouv’… (8)

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iv) Pillage de la collectivité

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Dans ce même rapport, le Sénat admet que l’éco-taxe, sur une base annuelle, est (9) :
« … incontestablement coûteuse à recouvrer puisqu’à peu près 280 millions d’euros sur un total de 1 200 millions, soit environ 23%, sont consacrés à la rémunération du prestataire privé. »
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Paradoxe, alors que la propagande ultralibérale ne cesse de prêcher la disparition des fonctions de gestion de la Collectivité qu’assure l’Etat dans la braderie des privatisations, sous prétexte que "Le Privé" gère mieux que lui, le Sénat rappelle :
« A titre de comparaison, ce pourcentage [des coûts de recouvrement] ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu. »

Qui représente, avec un niveau de complexité vu le nombre de contribuables concernés autrement plus élevé, un montant de 71 903 millions d’euros au titre du Budget 2013

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On l’oublie, mais l’Etat se montre, bien souvent, largement plus compétitif que Le Privé, lorsqu’on veut bien quitter les fumées de "l’idéologie" pour scruter les "faits"…

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Comment justifier pareilles aberrations ?... Nos parlementaires, loin de s’en offusquer, se portent au secours du prestataire (10)... Tout juste s’ils ne nous feraient pas pleurer sur son misérable sort :

« Au titre de l’investissement, il a dû engager près de 550 millions d’euros . »

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Et, argument ultime, dans une cascade de formules rhétoriques aussi creuses que stupides :
« Au total, votre rapporteur estime que, au regard des exigences exposées par l’Etat et par les règles communautaires et des contraintes technologique du système, le coût global du contrat de partenariat, ne semble pas surestimé. »

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Ainsi le Sénat, froidement, délivrant sa bénédiction, couvre les pires atteintes aux intérêts de l’Etat, et de ses citoyens. Dans le contentement de soi, tel un paon déployant son plumage d’incompétence et de crétinisme…

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Les Bretons ont raison, il convient de remettre à plat cette usine à gaz...

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Tout simplement, parce qu’il s’agit d’une « arnaque ».

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Le rendement de cette taxe est quasiment nul par rapport à son coût direct. Et indirect, par ses ravages, comme les Bretons ont le courage de le rappeler. Il ne représente avec une recette de seulement 1200 millions d’euros annuels que le bénéfice d’une seule de nos banques que les contribuables renflouent à intervalles réguliers. Exemple : le Crédit Agricole affiche un bénéfice de 750 millions pour les 3 premiers trimestres 2013…

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« Arnaque », en premier lieu, au détriment de l’Etat en le spoliant. En second, du citoyen, qui va devoir acquitter une taxe en tant que consommateur. Puisque le citoyen est ravalé, dans notre modèle social actuel, au niveau de simple consommateur sur lequel les prédateurs tondent la laine à longueur d’année…

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Oui. Une « arnaque ». Connaissez-vous un projet d’investissement dans une activité industrielle, agricole ou de services, dont l’investissement est récupéré en moins de deux ans ?

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Le Sénat nous dit que le consortium a investi près de 550 millions d’euros. Et, qu’il va encaisser 280 millions de recettes par an. En deux ans, il aura donc engrangé 560 millions d’euros. Déjà un bonus de 10 millions d’euros au bout de deux ans, après avoir ramassé toutes ses billes. Qui dit mieux ?

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Personne. Parce que cela n’existe que dans la sphère de la spéculation.

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De plus, le contrat signé entre l’Etat et le consortium est fixé pour une durée de 159 mois, soit 13 ans et 3 mois. Ce qui veut dire, qu’après deux ans de récupération de l’investissement initial, le reste va être uniquement du "bénéfice", mis à part de faibles coûts de maintenance et de salaire des employés, la plupart détachés du consortium, "pour une poignée de pois chiches" (200 à Metz et 100 à Paris). Que du "gras" le restant du contrat, pour reprendre le jargon du milieu. Qui dit mieux ?

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Personne. Parce que cela n’existe que dans la sphère de la spéculation.

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Quant au prétexte de l’harmonisation fiscale avec les autres pays de l’Union Européenne… De quoi rire, quand on sait qu’à ce jour aucune normalisation fiscale n’a vu l’esquisse d’une perspective, que ce soit dans le domaine de l’impôt sur les sociétés, sur le revenu, sur les successions, etc.

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Il y aurait, à présent, formation d'une commission d’enquête devant le scandale de pareilles combines au plus haut niveau de l’appareil politique…

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Mais, comme l’objectait un "présentateur-prêcheur" du Capitalisme Sauvage ("A bas l’Etat !", s’égosille-t-il tous les matins avec ses compères) sur une chaîne TV "spécialisée dans l’économie" :
"Pourquoi enquêter sur la passation de ce marché entre l’Etat et le consortium privé, alors que le Sénat l’a bien spécifié : R.A.S. ?..."

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v) Trahison des “dignitaires écologistes”

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Tout aussi affligeant est de constater la complicité des "dignitaires écologistes", toutes tendances réunies. Habituellement dispersés, atomisés, en une multitude de chapelles, défendant avec acharnement le territoire de leurs paroisses les uns à l’encontre des autres. Egos en cartouchière, englués dans des guérillas personnelles. Les voilà, subitement, participant en chœur à la farce de l’éco-taxe…

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Alors qu’ils bénéficient d’accès à des informations, à des moyens d’investigation, que les militants de base de la cause écologique n’ont pas, comment ont-ils pu prêter la main à pareilles manipulations, gabegies et autres embrouilles, au seul bénéfice de multinationales ?...

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Par cette véritable trahison, "dignitaires" et "dirigeants" amplifient deux phénomènes pervers pour la cause de l’écologie et l'avenir de notre pays :

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=> C’est instaurer, développer, une perte de crédibilité dans l’opinion. Rien d’étonnant à leurs microscopiques résultats lors d’élections municipales ou nationales. Infligeant un recul de la cause, de la prise de conscience, car trop focalisés sur des mesures de pénalisation. L’écologie doit se développer, avant tout, par des mesures d’incitation, d’aide, d’encouragement, et non pas par des mesures fiscales discriminatoires et pénalisantes, surtout pour l'outil de travail des plus précaires.

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Est alors brandi l’éternel slogan : « pollueur = payeur » !... Evidemment, les entreprises aux comportements irresponsables sont à sanctionner ; celles qui font travailler leur personnel dans des conditions dangereuses, polluent rivages, rivières, nappes phréatiques, et autre dégâts.

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Encore faut-il être cohérent.

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Avant d’en arriver à l’éco-taxe pour diminuer le gaz carbonique et protéger nos poumons, qu’en est-il des 60.000 français qui meurent chaque année de tabagisme, non compris les multiples pathologies cancéreuses liées son fléau ?... Le tout à la charge de la collectivité, notamment de la Sécurité Sociale ?... La peau d’un français vaut-elle moins que celle d’un bébé phoque ou d’un gorille, ou l’essieu d’un camion ?...

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- Quelles actions sont engagés par les "dignitaires écologistes" pour forcer les cigarettiers à retirer des cigarettes les produits chimiques destinés à entretenir l’addiction, par exemple ?...

- Quelles actions sont engagées par les dignitaires écologistes pour faire payer le « polluer-tueur » (600.000 personnes tous les 10 ans), en l’occurrence : un taux d’imposition de 75 % des bénéfices reversés à la Sécurité Sociale, autre exemple ?...

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Mais, hypocrite silence face à cette colossale calamité …

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=> Tout aussi pervers, par cette complicité, les privilégiés de l’évasion ou de l’exemption fiscale (multinationales, sociétés du CAC 40 [les recettes de l’impôt sur les sociétés représentent environ le 1/3 de celles de la TVA, et seulement 2/3 de celui sur les revenus], grandes fortunes) qui ne paient pas les impôts qu’ils devraient, exultent, en profitent. Ce sont des milliards, chaque année, qui échappent aux recettes de l’Etat, spoliant notre pays, notre collectivité.

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S’abritant derrière ce "ras le bol fiscal" des catégories sociales accablées d’impôts et de charges, auxquels s’ajoutent des taux bancaires usuraires (PME-PMI, artisans commerçants, petits producteurs agricoles, professions libérales, auto-employeurs, etc.), les grands profiteurs des "niches" et de l’ingénierie fiscales manipulent ce mécontentement, dans l’impudence, pour réclamer une "pause fiscale". Eux, qui ne paient pas d’impôts en rapport avec leurs revenus et leurs richesses !...

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Par l’application stupide de l’éco-taxe, les "dignitaires écologistes", une fois encore, se rendent solidaires de la cupidité et de la voracité des prédateurs.

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Des recettes fiscales dans un pays aussi riche que la France, au 5° rang dans le monde par son PIB, peuvent se trouver ailleurs que dans la pénalisation des plus précaires et des consommateurs pris en otage. Comme en témoigne la progression de la richesse personnelle des 500 plus grandes "fortunes professionnelles" (non compris le patrimoine personnel) en 2012 : + 25 %...

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« Le montant total de la fortune professionnelle des 500 plus riches s’élève à 330 milliards d’euros, une hausse de + 25 % par rapport à 2012. Ce groupe, qui représente un cent-millième de la population française, détient environ 10 % du patrimoine financier total du pays. Mais les inégalités sont fortes entre les super riches : les 10 premiers concentrent 40 % de la fortune des 500 plus riches…
Visiblement, ni la crise ni la politique fiscale n’entament la progression des grandes fo
rtunes. » (11)

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Ces "dignitaires écologistes", sont-ils crétins ou malhonnêtes ?... Ou, les deux à la fois ?...

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Pathétique théâtre de marionnettes…

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Pour m’oxygéner, je vais de ce pas m’acheter un bonnet rouge.

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1. "Talleyrand", Jean Orieux, Flammarion, 1970, p. 734.
2. Rapport du Sénat, au nom de la Commission des Finances, n° 334, enregistré à la présidence du Sénat le 5 février 2013, présenté par Mme Marie-Hélène Des Egaulx – Sénateur, téléchargeable : http://www.senat.fr/rap/a12-334/a12-3341.pdf, p. 11.
3. Jacques Sapir, "Bonnets rouges et papier timbré", RussEurope, 27 octobre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1643
4. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 28.

5. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 20.

6. Jacques Sapir, "Quelle réforme pour l’écotaxe ? ", RussEurope, 2 novembre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1656
7. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 22.

8. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 29.

9. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 29.

10. Rapport du Sénat, n° 334, Op. Cit., p. 30.

11. Les 10 plus grandes fortunes de France, Observatoire des inégalités, 11 juillet 2013, http://www.inegalites.fr/spip.php?article269

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Caricature de Teddijo

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Published by Georges Stanechy - dans Economie et Ploutocratie
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