Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes... Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage. Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas. A contre-courant...
Les immenses manifestations de soutien aux Palestiniens de Gaza, partout dans le monde, commencent à inquiéter les milieux “ziocons” (1). Même à New York, se déroulent, à présent, des manifestations dénonçant les crimes sionistes en Palestine !...
A New York ?… Du jamais vu.

Pourtant, tout avait été envisagé par les “Psy Ops”. Les spécialistes de la guerre psychologique. Ceux qui conçoivent, programment et mettent en œuvre la guerre psychologique : les Psychological Operations.
Grands spécialistes d’intox, d’hystérie collective, de diabolisation, “demonization” comme ils disent : chefs d’Etat qui ne conviennent pas à leurs employeurs, pays, opposants politiques ou écologiques.
Car, ils travaillent en permanence sur deux grands axes : paralyser toute opposition aux décisions des “ziocons” et de leurs alliés : le Big Business. Celui de la prédation : industrie de l’armement, chimie, mines, énergie pétrolière et atomique. C’est le volet “défensif” de leur job.
Et, tout aussi important, l’autre volet qui se veut “offensif” : préparer, chauffer à blanc les opinions publiques pour soutenir les guerres choisies, les bombardements massifs, les massacres de populations, décidés par leurs maîtres.
Ils sont très forts, les Psy Ops. En arriver à banaliser, dans l’opinion publique occidentale, la pire des pratiques contre Les Droits de l’Homme et La Dignité Humaine : la torture !... Jusqu’à faire admettre, à cette opinion publique, la diminution de ses propres libertés, d’expression, de réunion… Au nom de la lutte contre le terrorisme, qu’est ce qu’on ne lui fait pas avaler !... Mais, il ne faudrait pas qu'elle se réveille…
Conditionner l’information des opinions publiques et l’action de leurs gouvernements en politique étrangère est, donc, fondamental. En Occident d’abord, dans le monde ensuite. Ils ont de gros moyens. Financiers et techniques. S’appuyant sur des relais patiemment achetés, cumulés, noyautés, au fil des ans.
Tout particulièrement, les médias : radios, journaux, TV. Sans oublier d'autres relais plus camouflés : ONG, associations. Milieu de plus en plus gangrené. Qui sous des noms à belles connotations humanistes ne sont, souvent, que des instruments de propagande.
Tant et si bien qu’aux USA (2), par exemple, la diversité et la liberté d’information est analogue à celle de l’Union Soviétique dans les années soixante. Les TV, radios, journaux, malgré leur multitude, ne diffusent qu’une pensée unique, monolithique, dès qu’il s’agit de politique étrangère. L’Europe ne va guère mieux, sous une uniformisation moins voyante. Quelques espaces restent préservés. Internet, quelques temps encore.
Les Psy Ops ne sont pas arrivés à museler Internet. Mais, ils y travaillent et projettent d’y arriver. Les essais sont en cours, actuellement, en Australie.
Mensonges et petits pains industriels
C’est le traitement industriel de l’information, capable de fabriquer des mensonges à la chaîne, comme des petits pains. Dans la gêne il n’y a pas de plaisir dit-on. Alors, on ne se gêne pas. Il y avait eu le galop d’essai, cet été, dans le Caucase. Avec l’agression de l’Ossétie du sud par la Georgie. Encadrée, financée, armée par les israéliens, les USA et l’OTAN.
Vous vous souvenez ?... C’était pendant les J.O de Pékin…
La propagande occidentale, sans état d’âme, étalant cynisme et mensonges, nous bourrait le crâne. Soutenant que les méchants Russes avaient déclenché le conflit et envahi la Georgie. Alors que c’était le contraire. Chantant les louanges de la vertueuse et démocratique Georgie. Même si tout le monde savait que ce pays, protégé par l’Occident, est un des plus corrompus et violents au monde.
N’importe, tous les arguments concoctés par les Psy Ops étaient bons : faire croire que la lune est carrée, n’est-il pas la finalité d’une propagande ?…
A présent, face aux massacres des Palestiniens de Gaza, la même propagande martèle qu’Israël est agressé par le Hamas. Israël, une des armées les plus richement dotées de la planète. Forte d’un stock de plus de 200 bombes atomiques, possédant plus de missiles de toutes portées, d’avions de combat et de véhicules blindés “opérationnels” que les 27 pays européens réunis.
Agressé par des résistants armés de pétoires et de gros pétards, qu’ils envoient pour écorner les toits des maisons construites sur leurs terres. Pour crier qu’ils en ont marre de voir un Etat terroriste refusant d’appliquer une quarantaine de résolutions de l’ONU, voler leurs terres, les emprisonner sans jugement, les torturer, les assassiner. Pour enfermer les survivants dans un camp de concentration, et les affamer.
Difficile de camoufler le carnage actuel sous l’appellation de “guerre”. Comme si les habitants de Gaza avaient des canons, des chars, des avions, des hélicoptères, une défense anti-aérienne… Beaucoup de médias n’hésitent pas, cependant, dans la surenchère. Ne cessant de parler de “guerre” opposant deux armées… Dans un bel élan de conscience professionnelle.
A la longue, toutefois, ces massacres, crimes de guerre, crimes contre l’Humanité, cela devient énorme à faire avaler à l’opinion occidentale, même la plus anesthésiée. Là encore, c’est un trésor, nullement amoindri par la crise, de millions de dollars et d’euros, dépensé pour nous soutenir que la lune est carrée…
Pour justifier l’horreur actuelle, on introduit quelques variations dans la propagande, la diabolisation. “C’est la faute du Hamas…”, nous soutient-on.
Comme le disait le chanteur Michel Fugain : “Que voulez-vous, ils ont voté le Hamas…”. Sous-entendu : “Bien fait pour leurs gueules, ils n’avaient pas qu’à mal voter…”. (3)
Il me rappelait la phrase célèbre du Chef d’état-major de l’armée de l’Air israélienne, Dan Halutz, au retour d’un bombardement sur Gaza, lors d’un massacre antérieur. Alors qu’il n’était que commandant en Chef de l’armée de l’Air.
Qu’avait-il ressenti ?... Lors du largage de ses bombes et missiles sur des quartiers aussi densément peuplés, lui demandait-on :
“J’ai ressenti un légère secousse à l’aile droite”.
Oui. Que voulez-vous ?... Il faut de tout pour faire un monde.
La problématique de “l’importation”
Face au développement mondial du soutien aux Palestiniens, les spécialistes des Psy Ops passent fiévreusement au plan “B”. Bien sûr, ils vont utiliser les traditionnelles recettes : l’oubli, le dénigrement et la culpabilisation.
L’oubli : le mieux c’est de ne pas parler des massacres. La priorité : c’est la neige. Ou le pédophile du coin. Faire glisser les massacres de "la une" à "la dernière" page, radiophonique, télévisuelle ou papier. Si possible, ne plus en parler du tout. Les pressions s’exercent sur les rédactions. Cela ne devrait pas poser beaucoup de résistance. Elles sont dans leurs poches depuis longtemps.
Le dénigrement : casser les “manifs” en infiltrant des provocateurs pour briser des vitrines et renverser des voitures. Comme on l’a vu à Paris, à Nice à Oslo, à Londres. Affoler le bourgeois et provoquer une assimilation entre protester et vandaliser. Dans certains pays, on utilise même dans ce jeu les élèves des écoles de police encadrés par des moniteurs, transformés ainsi en “casseurs” le temps des manifs. Excellents travaux pratiques…
L’image est ainsi forgée : un protestataire ne peut être qu’un vandale. Et, un vandale n’est pas habilité à protester contre un massacre. On s’arrange avec les médias pour qu’ils ne photographient ou ne filment, et surtout, ne diffusent, que les images sur les “casseurs”. Surtout pas d’images sur les dizaines de milliers de manifestants se côtoyant pacifiquement.
L’objectif étant de justifier, à terme, l’interdiction de toute manifestation de soutien. Pour trouble à l’ordre public. Il ne faut surtout pas que ces manifestations s’étendent au point d’atteindre en ampleur ce qu’on a vu, pendant de nombreux mois, lors de la guerre du Vietnam. Depuis, on sait torpiller un mouvement contestataire.
La culpabilisation, sous différentes formes. La plus artisanale : quelques bouteilles incendiaires sur des synagogues, envoyées par des provocateurs dûment “briefés” et “monitorés”, pour reprendre le jargon, afin de tétaniser toute velléité de critiquer Israël. Permettant, en plus, aux politiciens de jouer les outrés. Remarquez-le, on n’en trouvera jamais les auteurs…
Le principal dans le registre de la culpabilisation, c’est le discours véhiculé par les politiciens de service sur “l’importation”. Il ne faut pas “importer” un conflit qui se déroule sur un autre continent !...
Curieux de la part de politiciens qui eux, ou elles, importent une idéologie, une politique sans problème. Celle des “ziocons”. On va jusqu’à envoyer des soldats français dans des conflits en Afghanistan, suivant les instructions des “ziocons”, à des milliers de kilomètres.
Autrement dit : importer l'idéologie et la politique des "ziocons" : Oui ! Contester cette importation : Non !
Dans cette brillante logique : Protester contre des massacres, la politique d’un Etat terroriste, tout ce qui est contraire au respect élémentaire des Droits de l'Homme, est inadmissible, à partir du moment où il s’agit d’une "importation" venant des "ziocons"… (4)
Etrangement, les politiciens s’adressent, essentiellement, aux “banlieues”… Tellement conditionnés, qu’ils en deviennent étrangers à la réalité du pays.
Car, les “banlieues” savent, depuis longtemps, faire la différence entre une idéologie coloniale, le sionisme, et une religion monothéiste dont tous les fondements sont reconnus par les deux autres, chrétienne et musulmane, le judaïsme. Plus important, ils savent que de nombreux juifs et intellectuels ne se reconnaissent pas dans ces massacres et même dans l’idéologie du sionisme.
Pour renforcer leurs effets, les politiciens sortent de leur chapeaux les épouvantails classiques : les risques du communautarisme, risques de dérapages antisémites. En clair : solidarité et liberté d’expression, trop visiblement exprimées, font désordre…
Remarquons, au passage, que chez ces gens-là, l’islamophobie est inconnue. Se voulant accusateurs à l’égard d’une partie de la population seulement. Politiciens, plus hypocrites que démocrates, ils n’hésitent pas, par petites touches successives, à faire émerger le délit favori des dictatures : “le délit d’opinion”.
Humainement ?... Leur attitude ?... Devant ces massacres de Gaza, ces crimes contre l’Humanité ?...
Rien.
Ils ne ressentent rien.
Même pas, “une secousse dans les ailes”… Il suffit de les écouter. Ils ne se mobilisent pas contre les tueries, les crimes, les horreurs, la souffrance : non !... Leur priorité : soupçonner, accuser, incriminer, diffamer, ceux qui manifestent contre le crime. Se mobilisant dans la volonté de culpabiliser ceux qui protestent contre l’horreur.
Culpabiliser la victime et culpabiliser le témoin…
Les politiciens n’ont pas encore compris que le terrorisme intellectuel qui avait cours en Occident, sur la crainte d’antisémitisme dès qu’on osait critiquer la conduite irresponsable et criminelle de l’Etat d’Israël n’avait plus cours. Le Massacre des Innocents à Gaza aura permis de tourner cette page. Celle de la lâcheté intellectuelle.
Mais, pratiquant “l’importation” du déni du crime et de l’horreur, ils refusent aux autres l’éveil, la révolte, l’insurrection des consciences.
Que voulez-vous ?...
Il faut de tout pour faire un monde.
Même, d’immondes salopards.
(1) Rappelons que le terme anglo-saxon “ziocons” est l’expression imagée résultant de la contraction entre “zionists”, désignant l’extrémisme sioniste, et “conservatives”, les membres de l’extrême-droite américaine. C’est cette coalition fanatique et belliciste qui dirige actuellement la politique étrangère américaine et européenne.
(2) Rendons, une fois encore, hommage au rôle aux USA de sites d’information courageux, authentiques “dissidents” par rapport à la censure ambiante, tels que CounterPunch. Réunissant des plumes talentueuses, y compris dans le milieu des intellectuels juifs américains.
(3) Le chanteur Michel Fugain a prononcé ces paroles, pétries d’humanité et de sensibilité, lors du JT de la mi-journée animée par Marie Drucker sur une TV française, le dimanche 11 janvier 2009…
(4) Saluons le courage polltique du sénateur de l'Essone, Jean-Luc Mélenchon, qui a participé au grand défilé de soutien aux Palestiniens de Gaza, à Paris. Retenons qu'aucun des deux principaux
partis politques, UMP (droite) et PS (gauche), n'avaient daigné envoyer une délégation de solidarité dans cette manifestation, pour protester contre les massacres...
Cartoon : Seyran Caferli – Azerbaïdjan