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Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes... Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage. Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas. A contre-courant...

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Sarkozy : L’ "Aznar Nouveau" est arrivé…


Sarkozy élu… Ecoutant les dithyrambes des médias de la propagande, je pensais aux campagnes de pub accompagnant la sortie annuelle de la piquette : le « Beaujolais Nouveau »…

Faites un petit calcul : des dizaines de milliers de bouteilles distribuées sous ce nom, en quelques semaines, et vous comprendrez que cette mise sur marché excède, de très loin, les possibilités du vignoble ayant droit à l’appellation « Beaujolais ». En fait, rien de nouveau sous le soleil…

Cela évoquait l’élection d’Aznar en Espagne ou de Berlusconi en Italie. Aznar, élu le 5 mai 1996… Onze ans, déjà…  Les mêmes fondements idéologiques : racisme, culte des peurs, asservissement à l’affairisme le plus brutal (1), culte de la loi du plus fort tout en se confondant en obséquiosité et signes d’allégeance, génuflexions devrait-on dire, à l’égard de l’extrême-droite américano-israélienne… Rien de nouveau sous le soleil…
 
Aznar et Berlusconi sont passés de mode dans leurs pays. Eux et leurs entourages. Emportés par les manipulations de leurs entourloupes financières ou de leurs coups tordus fondés sur la désinformation. Il en sera de même pour Sarkozy. Nous avons du retard. Rien de nouveau sous le soleil…


Intronisation-Sarko.jpg L’intronisation de Sarkozy vue par  Steve  Bell  (2)
 
 
Triomphe de l’idéologie de l’extrême-droite, nous dit-on. Mais, nous pratiquons la monarchie élective. Nous avons donc ce que nous méritons. Notre pensée et nos valeurs politiques sont les mêmes qu’au temps du « Despotisme éclairé » ou de la « Monarchie éclairée » (3).

Ces monarques du XVIII° siècle, soucieux de leurs gloires et de leurs fortunes personnelles. Champions du « Libéralisme ». Soucieux de la richesse de leurs courtisans qu’ils comblaient d’avantages en leur laissant exploiter les biens collectifs, mines et autres monopoles (4), pour assurer le développement de l’industrie et du commerce.
Jouant les philosophes, les penseurs, les mécènes, entourés d’artistes chargés de les encenser. Sans considération pour leurs moujiks. S’ils crèvent de faim ou ne sont pas contents, ils n’ont qu’à travailler plus…
Le Libéralisme, c'était cela et rien d'autre. C’est toujours cela et rien d’autre. Rien de nouveau sous le soleil…

La seule différence c’est la couche de racisme qui s’est superposée à cette vision. A l’époque, le racisme se vivait en dehors de l’Europe : les noirs, les jaunes, les indiens et autres peuplades sauvages. Bonnes pour l’esclavage. A présent, le racisme est vécu en Europe, à l’intérieur de ses propres frontières. Servant de ciment à toutes les peurs destinées à conforter les politiciens dans leur emprise sur tous les pouvoirs.

Restons lucides. Sarkozy, qu’avait il en face ?  
Aucun « leader » de taille.
Une opposition en forme de méduse invertébrée. Une constellation de groupuscules, dite « antilibérale », et un PS essoufflé par ses luttes internes. Pour programme de la Royal : un patchwork, confectionné à la hâte, de mesures sans cohérence et sans projet porteur de sens, sans ligne directrice. Face aux peurs sciemment entretenues, le vide ne peut faire le poids.
Amen…

Voir, devant les caméras, le soir même du résultat final de l’élection présidentielle, les « éléphants » ou les « dinosaures » de ce même parti se présenter comme le « Recours », avec un culot et un cynisme sans faille... Je mesurais combien la route vers la démocratie de nos rêves, ou de nos utopies, était longue.

Rien de nouveau sous le soleil…
 
 
 
 
 
 
(1) La fortune de la famille Bolloré, qui accueille notre Président sur son jet et son yacht, s’est constituée à partir de l’exploitation des colonies de l’ex-Empire français et des néocolonies africaines actuelles. Elle s’est démultipliée grâce à l’« économie-casino » : raids boursiers, spéculations financières, rachats et fusions. Aucune création, aucune invention à la source…
(2) The Guardian – 8 mai 2007.
(3) Lire l’excellent livre de l’historien François Bluche : « Le Despotisme éclairé ».
(4) Le monopole de la poste privatisée, par exemple, a permis l’édification de fortunes personnelles colossales. Telles celles des Thurn und Taxis, entre le XVI° et le XVIII° siècle…
 
 
 
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C
C’est vrai, il n’y a aucune différence entre ces quatre caniches (Blair, Aznar, Berlusconi et Sarkozy), ni dans la forme ni dans le fond ! Je ne sais pas quel « poulailler » ou quelle caserne a produit tous ces Caudillos va-t-en-guerre. !http://chahids.over-blog.com/article-4136735-6.html#anchorComment
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G
 Vaste question !  Le problème étant qu’une majorité les a désignés pour les plus hautes responsabilités. Il faut donc accepter ce choix. Le plus intéressant est de comprendre pourquoi, et de réagir en conséquence. Rappelons qu’Aznar a conquis le pouvoir sur les ruines de la gauche espagnole qui, usée par le pouvoir, s’était disqualifiée au plus haut niveau dans la corruption et autres dérives. Malheureusement. A son tour Aznar a sombré dans les excès, et son entourage aussi, dans la corruption et les excès de la désinformation (Irak, attentat de Madrid, etc.). Zapatero, ayant rénové entre-temps l’opposition, a pu présenter une alternative crédible au peuple espagnol.Sarkozy va connaître le même parcours qu’Aznar ou Berlusconi. D’autant plus que ses sponsors sont au cœur de l’affairisme, non seulement national mais aussi international… Il est vrai, comme je le dis dans le post, qu’il n’avait « rien » de cohérent et de crédible en face de lui, lors de la campagne présidentielle, en termes de programmes et de leadership. Je ne dis pas en termes de discours…On se trouve donc, du fait de nos institutions politiques, devant ce mouvement de balancier, avec ses va et vient parfois excessifs, entre une droite plus ou moins dure idéologiquement et une gauche tout aussi flottante. Les deux menant en fait, comme on peut le constater en Grande Bretagne, la même politique : sociale, économique ou étrangère. Sur fond de "culte des peurs", propice à l'acceptation par l'opinion de tous les asservissements...Reste donc un long travail, sur plusieurs générations, d’améliorations de nos institutions politiques (quels que soient les pays dits "démocratiques") pour arriver à maîtriser :=> la liberté et la diversité d’expression (éclatement des oligopoles privés actuels),=> la répartition des gains de productivité et de la richesse nationale (et non pas : au bénéfice exclusif de la frange la plus riche de la population), => la transparence de la gestion des fonds publics (pour contrer la corruption), => la lutte contre "l'analphabétisme citoyen" (conditionnement de l'opinion publique incapable d'exercer son esprit critique et de faire la part entre l'information et la propagande), etc.Longue route…