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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 18:23



Por qué no te callas ?


Vu le ton, avec son tutoiement, l’agressivité de la gestuelle, la traduction se rapprocherait plus de la formule : Ferme-là !... Les médias anglophones, pour la plupart, l’ont d’ailleurs traduit ainsi : Shut up !...

 

Juan-carlos-Chavez-Chile.jpg


C’est en ces termes que le roi d’Espagne, Juan Carlos, s’est adressé au Président du Venezuela, Hugo Chavez. Rouge de colère, le geste menaçant, comme s’il admonestait un écolier, à deux doigts de le gifler. Avant de se lever et de quitter la salle où étaient réunis 22 délégations de chefs d’Etats, lors du 17° sommet
(1) des Etats hispanophones d’Amérique latine, à Santiago du Chili.


Les images ont fait le tour du monde. L’apostrophe de Juan Carlos a même été adoptée, l’humour reprenant ses droits, comme sonnerie de téléphone en Espagne et en Amérique latine. Les commentaires dans la sphère hispanophone ont fait rage, avec chez les anti-Chavez, l’inévitable glorification de l'arrogance du roi d’Espagne. Mais, la majorité des latino-américains ont éprouvé une admiration renforcée pour Chavez, doublée d’un profond mépris pour un monarque représentant, avec sa suffisance raciste, l’ancienne puissance coloniale…


Au-delà de l’anecdote, ou de la qualification de cette algarade, il est intéressant de prendre un peu de recul par rapport à l’incident.  Car, il est représentatif du basculement géopolitique en cours en Amérique latine. Immense lame de fond, progressivement en train de lever, que les responsables politiques occidentaux, et leurs organes de propagande, sont incapables de prendre en compte. Nous assistons, sous les coups de boutoir symboliques d’un Chavez, à une refondation des relations entre anciennes colonies et anciennes puissances coloniales. J’y perçois trois niveaux d’exigence :


1. Exigence de l’égalité dans le respect


i) Un chef d’Etat élu mérite autant de respect qu’un monarque imposé par un dictateur


Sur la vidéo qui circule sur le web, on assiste à une demande d’explication de Chavez, au cours de laquelle il rappelle l’implication de l’Espagne pour le renverser, aux cotés des américains, et, accessoirement, le faire assassiner
(2).  Nullement intimidé par l’embarras du premier ministre Zapatero, il insiste et traite l’ancien premier ministre, Aznar, de "fasciste", pour avoir soutenu un coup d’Etat dans un pays souverain, le Venezuela. L’ambassadeur espagnol était allé jusqu’à commettre l’imprudence de se déplacer pour venir  féliciter les putchistes, dans les premières heures de ce "golpe" qui devait échouer quelques heures plus tard.


Zapatero, venant au secours de la réputation de son prédécesseur et récusant le qualificatif "fasciste", demande le respect dans l’enceinte du sommet vis-à-vis d’un élu du peuple espagnol. Surgit le plus amusant, au moment où il exige le respect, le roi d’Espagne présent, devant les représentants des anciennes colonies espagnoles, disjoncte et s’adresse avec la plus extrême grossièreté à Chavez. Lui demandant de se taire !...


Comme a répliqué Chavez, il est le représentant élu démocratiquement, à plusieurs reprises, avec plus de 63 % des voix lors du dernier vote, d'un Etat souverain. A ce titre, il a droit, et son peuple au-delà de sa propre personne, à autant de respect qu’un chef d’Etat qui n’est, après tout, qu’un monarque imposé par un dictateur : Franco. Il n’a pas l’intention de se taire, encore moins devant un roi, pour reprendre ses termes.

 

 ii) Racisme et néocolonialisme


Chavez concentre sur lui un racisme colonial dont on a du mal à mesurer l’amplitude en Europe et en France. Nos médias de propagande prenant soin de "lisser", ou d’atténuer cette attitude. Aznar, du temps où il était premier ministre espagnol, jouant sur les mots, appelait Chavez : "la oveja negra", la brebis galeuse, le mouton noir. Le mot à retenir est "noir"... 


Ce terme est permanent dans les milieux diplomatiques occidentaux et la "caste blanche" vénézuelienne : negro en espagnol, nigger ou encore black monkey, en anglais. Le nègre, le singe noir… A travers lui sont visés, consciemment ou inconsciemment, la majorité des vénézuéliens, amérindiens, souvent métissés d’anciens esclaves noirs. Ce qui est le cas de Chavez. Dont il est fier. Assumant parfaitement ses racines. Amérindiens méprisés, marginalisés, exploités par la "caste blanche", descendant des colons espagnols et européens
(3), depuis des siècles.


Ce racisme, dans son expression, va très loin. A l’ambassade américaine de Caracas, où Chavez est, bien sûr, honni, un spectacle de marionnettes avait été organisé
(4), lors d’une réception. Il y figurait sous les traits d’un "singe noir". Manque de chance ce jour là, Colin Powell de passage, noir lui-même, n’avait pas apprécié. L’ambassadeur s’était fait taper sur les doigts et avait dû présenter des excuses...


C’est dire le climat d’hystérie coloniale, pétri de racisme, qui règne dans la communauté occidentale au Venezuela, relayé, évidemment, par les organes de propagande des grands médias occidentaux. Fox, donnant la tonalité. Les autres, y compris en France, reprenant en copier-coller.


Si Aznar ne cessait de traiter Chavez de "nègre", lui le traite de "fasciste". Mais, pour de bonnes raisons : parce que le premier ministre d’une nation européenne se permet de fomenter des coups d’Etat, dans un pays souverain qu’il considère, encore, comme une colonie. En fait, Chavez a donné une excellente leçon à ces voyous qui se trompent de siècle. Nullement impressionné par ces hidalgos d’opérettes, avec leurs rubans et leurs talonnettes. Applaudi, en cela, par toute l’Amérique latine. Exception faite de la "caste blanche"…

 

2. Exigence de l’arrêt d’un pillage


Au cours de ce sommet, un des thèmes récurrents a été la prise de conscience progressive et collective du pillage auquel se livrent les grandes multinationales, qui en Amérique latine sont à teinture espagnole. Proximité linguistique oblige. Schéma que l’on retrouve sur d’autres continents : sociétés françaises en Afrique dite francophone, sociétés britanniques en Afrique dite anglophone, etc.


Pas seulement dans l’énergie. Mais, dans ce qui constitue pour elles une fabuleuse rente de situation : les "services aux collectivités". Tous les contrats arrachés lors des dictatures mises en place et protégées par l’Occident. Tout particulièrement : distribution d’eau et d’électricité, traitement des ordures ménagères, concessions de téléphone fixes et mobiles, etc.


Les multinationales, il suffit de lire leurs rapports annuels, ne s’en cachent pas, y réalisent leurs meilleures marges. Précision : ces marges confortables, elles ne les réalisent pas en Occident, mais dans les économies émergentes. La "segunda conquista", la deuxième conquête comme disent les cyniques, en parlant de l’Amérique latine…


Ajoutons que ce sont des "services publics", que les ingénieurs et managers de ces pays pourraient parfaitement gérer, avec transparence, dans le cadre de sociétés privées ou publiques nationales. Toutes les qualifications et les talents sont là. Sans avoir besoin d’une sous-traitance totale à des entreprises étrangères. Sous-traiter la construction d’un satellite de télécommunication, à la rigueur. Une régie de distribution d’eau : il faut vraiment souffrir, pour un pays, de masochisme aigu au point d’en arriver là. La Mairie de Paris envisage de reprendre la gestion de sa distribution d’eau.  Pourquoi des villes et des pays latino-américains ne seraient-ils pas en droit d’arrêter le pillage qu’ils subissent ?...


Ce sont des  bassins de consommateurs entièrement livrés à des entreprises qui les tondent comme des moutons, sans aucun contrôle d’organisme régulateur en mesure de vérifier les marges. Ce sont ces contrats léonins, octroyés lors de dictatures corrompues, que tous les pays d'Amérique latine demandent à réviser. Venezuela, Bolivie, en première ligne. Il y a de la "nationalisation" dans l’air…


Juan Carlos, en parfait représentant de commerce du capitalisme prédateur espagnol, en a eu chaud aux oreilles, pendant les journées de ce sommet. Lui et ses commanditaires sont excédés par le vent qui souffle actuellement sur l’Amérique latine : la volonté d’arrêter le pillage des multinationales. De quoi, sous la pression, disjoncter à l’idée que le pactole puisse s’évaporer…

 

3. Exigence du respect de la souveraineté des Etats par l’ancienne puissance colonisatrice

 

Chavez mène le mouvement de contestation des emprises occidentales, européennes, anciennes puissances colonisatrices, se livrant à d’incessantes manœuvres de déstabilisation politique, économique. Allant jusqu’à appuyer, organiser, collaborer à des coups d’Etat, des assassinats de dirigeants politiques.



C’est une époque révolue. Mais les puissances occidentales s’accrochent à ces anciennes pratiques. N’hésitant pas, ainsi qu’on peut le constater, dans plusieurs pays, à utiliser la force. Le respect de la souveraineté va constituer un des axes majeurs de la refondation des relations que j’évoquais. D’abord, en Amérique latine, puis par "tâches d’huile" dans les autres continents.


Dans les résolutions finales du sommet de Santiago du Chili, l’une d’entre elles est particulièrement intéressante. Elle éclaire l’incohérence et le double jeu des pays européens. Cette résolution exprime, en effet, le soutien de tous les pays hispanophones, dont l’Espagne, à l’Argentine pour la récupération des îles Malouines au large de ses côtes, toujours détenues par la Grande Bretagne. De même que L’Espagne souhaite récupérer Gibraltar, possession britannique sur son territoire.


La veille de ce sommet, le 5 novembre, le roi d’Espagne s'est rendu en visite officielle dans la ville de Ceuta. Enclave espagnole sur le territoire marocain, depuis les conquêtes coloniales du XV° siècle.


Imaginons que la reine d’Angleterre vienne en visite officielle dans la ville de Calais, qui serait encore possession britannique. Réaffirmant ainsi la souveraineté britannique sur une ville dont la France réclamerait pacifiquement la restitution. Ce serait vécu comme une provocation. Pire : une insulte. C’est ainsi que le Maroc et les marocains l’ont vécu.


Finalement, Juan Carlos est à côté de ses escarpins…


Chavez a raison, c’est une tête à claques…


Viva Chavez !

 

 

 

 

 
1)   Journée de clôture du "XVII° Cumbre Iberoamericana", le 10 novembre 2007.
2)   Tentative de coup d’Etat du 11 avril 2002, dans lequel sont impliqués, entre autres, l’Espagne avec son ex-premier ministre, Aznar, et l’ambassadeur espagnol de l’époque, Manuel Viturro.
3)   Autre exemple : Les médias, de la "caste blanche" vénézuélienne, n’arrêtent pas de traiter le Ministre de l’Education Nationale, Aristobulo Isturiz, qui est noir, de "singe noir" ou de "gorille".
4)   Nikolas Kozloff, Hugo Chavez and the Poltics of Race – The White Elite strikes back, Counterpunch.

 

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Published by Georges Stanechy - dans Amérique Latine
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commentaires

Georges Stanechy 27/06/2010 09:07



 


Bonjour Francisco Blanco


 


"Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"...


 


Votre commentaire est la parfaite illustration de l'adage.


 


Il se trouve que je connais l'Amérique Latine comme le fond de ma poche...


 


Et, que je connais encore mieux l'oligarchie européenne ou de descendance européenne, cette caste qui asservit encore ce continent au service des anciennes puissances coloniales et de l'Empire.


 


L'immense prestige de Chavez dans le continent est violemment rejeté, nié, par cette minorité raciste qui y voit une atteinte grave à ses immenses privilèges indus, injustes, inacceptables au
regard de la Justice et de la simple morale.


 


Son aveuglement, que vous restituez si bien, est tout à fait dans la norme du fanatisme colonial comme le dénonçaient et le dénoncent si fortement, avec talent et passion, des artistes
latino-américains comme Oswaldo Guyasamin ou Elena Poniatowska.


 


Mais aveuglement, fanatisme, colonialisme, racisme, ne sont viables que dans des positions de force qui ne pèsent rien face aux évolutions de l'Histoire et de l'Humanité.


 


Bien à vous.


 


 


 


 



Francisco Blanco 27/06/2010 05:21



Excusez-moi, je vis au Pérou et, pour cette raison  je suis à même de dire que cet article pro-chaviste est complètement RIDICULE.


"Les pays dÁmérique Latine" désaprouvent Chavez et ont applaudi à deux mains le Roi d´Espagne pour avoir remis à sa place à ce tyran au petit pied,


Salut.


 



Georges Stanechy 21/11/2007 10:24

  Bonjour Sarah Je vous remercie de votre gentille sollicitation, et c’est avec plaisir que j’y donnerai suite. N’ayant que peu de temps à consacrer à mon blog (un post/semaine, en ce moment), j’évite de commenter l’actualité "au fil de l’eau".  Estimant que d’autres sont mieux outillés, ou talentueux, que moi sur le plan de la "réactivité" et du suivi quotidien. Mais, les mouvements sociaux actuels sont plus que chargés de sens, et j’avais prévu un texte sur les grèves en cours pour la fin de cette semaine. Pour répondre à votre attente, le suivant sera consacré à l’université française et la profonde crise qu’elle traverse, elle aussi. On remarque d’ailleurs, au cours de l’histoire contemporaine, en France et dans d’autres pays, un parallèle entre les crises dans le monde du travail et les crises dans le monde étudiant. Lorsque les deux se rejoignent sur les barricades de la contestation, c’est que se profile une profonde remise en cause du modèle social. Je partage votre frustration sur le lamentable comportement de l’appareil médiatique, son manque d’indépendance et d’honnêteté intellectuelles. Nous sommes nombreux à en être excédés, et c’est pour cela que la communauté "internaute" ne cesse de se développer afin d’avoir accès à un minimum de débats, d’idées, dans un échange libre et constructif. Bien à vous.  

Sarah 21/11/2007 03:31

Bonsoir,commentaire n'ayant aucun rapport avec l'article, soit dit en passant très intéressant, mais à qd un (des) article (s) sur les mouvements sociaux, et notamment la mobilisation étudiante? J'aimerais bcp avoir votre avis sur  les implications de la loi Pécresse (et plus globalement votre point de vue sur l'enseignement supérieur français et son fonctionnement), mais aussi, et surtout, sur le traitement médiatique que nos journaleux nationaux, ttes tendances confondues, nous servent quotidiennement. Très peu de blogs, d' "intellectuels" ou d'honnêtes journalistes (à la limite de l'oxymore...) s'attellent à fournir des analyses pertinentes sur la question. Sans parler de la léthargie dans laquelle les universitaires semblent s'enfoncer.

Chahid 17/11/2007 22:44

Bonsoir Mme Aline,Bonsoir Georges,Je viens d’apprendre que Chavez exige désormais des excuses officielles pour éviter aux espagnols des répercussions économiques, et menace les entreprises espagnoles installées au Venezuela. Voilà ses mots : « Lorsqu'un roi et un président de gouvernement sont incapables d'écouter la vérité c'est bien le signe que se sont des menteurs et qu'ils ne respectent pas notre peuple. Si ce sont des menteurs il est certain que leurs entreprises trichent également et veulent profiter de nos ressources. C'est pourquoi j'avertis le roi d'Espagne que s'il ne me présente pas ses excuses, nous allons nous intéresser de très près aux entreprises espagnoles travaillant au Venezuela. Nous ne les lâcherons pas et leurs comptes et méthodes de travail seront étudiés à la loupe. ». Comparé à certains dirigeants arabes ou même européens, il est certain que Chavez ne touche pas de commissions de la part de ces entreprises !!!Déjà les insultes re-foisonnent, on traite Chavez de « chien » etc. Toutes ces personnes fascinées par des monarques aussi mesquins me dégoûtent. Là où il y a une monarchie, c’est qu’une partie du peuple est « malade ».P.S une vidéo où Chavez traite Bush comme il faut, loin de la langue de bois dite « diplomatique » ! http://www.youtube.com/watch?v=TI0_VzFxTzs

aline-mariali 16/11/2007 20:27

Bonsoir Georges , bonsoir Chahid,Cela semble difficile pour le monarque bourbonien de sortir d’un colonialisme viscéral marqué par l’arrogance et le mépris . Il serait judicieux de donner à Sa Majesté quelques leçons de savoir-vivre , même s’il est trop tard, hélas, pour lui apprendre le respect . Vivre parmi les courtisans vous donne de vilaines habitudes . De plus, un maître sur le déclin ne supporte pas le pouvoir émergeant d’un ancien colonisé, c’est pourquoi il se permet de le tutoyer . Aujourd’hui Chavez a un poids politique supérieur à celui de l’Espagne, c’est dur à avaler . Ah, le tutoiement condescendant des malappris ! Voyez le comportement du même tonneau de notre cher président face aux cheminots ou au pécheurs ! Vous avez raison, cher Chahid, de mettre en parallèle de cette grossièreté le comportement inqualifiable d’un président d’université qui insulte son invité. Quoi qu’on pense de ses formules malheureuses et provocatrices ou délibérément mal traduites – ou peut-être les deux - le président Ahmadinejad a donné là une leçon de civilisation et de maîtrise de soi aux arrogants yankees. A propos de colonialisme, une info surprenante trouvée sur le site en général bien informé sur le Liban http://tokborni.blogspot.com/index.html     : Communiqué de l’AFP : «Le Général Jean-Louis Georgelin, Chef d'État Major des Forces Armées françaises, a officiellement remis à son homologue algérien, le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, les plans de pose des mines placées le long des lignes “Challe” et “Morice” par l'Armée française entre 1956 et 1959», selon un communiqué de l'ambassade de France à Alger transmis à l'AFP. L’info date du 22 octobre 2007 . Il s’agit des fameuses « lignes » qui étaient censées empêcher des infiltrations de combattants à partir du Maroc et de la Tunisie.Et il a fallu attendre cinquante ans pour ça… même si Nidal donne honnêtement des informations montrant que des documents avaient déjà été fournis au début des années 2000, c’est tout de même stupéfiant . Un secret est un pouvoir et on ne le lâche pas aisément . Comment s’étonner après ça qu’Israël refuse de révéler les plans de ses champs de mine au Liban ? Rendez-vous en 2057 ?      Amicalement à vous .

Georges Stanechy 15/11/2007 22:03

  Bonsoir Chahid ! Tu as raison pour le chef du gouvernement iranien. L’humiliation, qu’a voulu lui imposer le président de l’Université de Columbia, s’est finalement retournée contre son auteur.  A commencer par le ridicule dont il s'est couvert auprès du monde académique (international et US) choqué que l’on ne puisse s’ouvrir, dans le respect, à la discussion et à l’échange d’idées suivant les traditions de l’enseignement du Savoir, depuis les temps les plus reculés. L’arrogance, le mépris sont les signes de l’affaissement d’une civilisation dans la médiocrité et la décadence. Et, la manifestation de sa peur inconsciente, face à la remise en cause de ses monopoles et privilèges.

Chahid 15/11/2007 21:07

Bonsoir GeorgesIl est écœurant de constater que les américains qui invitent leurs vassaux britanniques, espagnols, israéliens…et désormais français, à se joindre à leur compagne post-guerre froide, dite d’« exportation et d’assimilation de la tradition libérale américaine » aux militaires sud-américains --mais aussi aux militaires du monde entier-- qui dit-on «s’inscrit dans un vaste effort des Etats-Unis pour encourager l’établissement dans tous les Etats de relations plus saines entre le pouvoir civil et l’armée et par là même améliorer la sécurité collective de tout le continent » n’ont jamais cessé avec les mêmes vassaux de fomenter des coups d’Etat pour déséquilibrer toute relation sereine entre civils et militaires, l’exemple Chavez est d’ailleurs très révélateur. Juan Carlos ne pouvait supporter d’entendre l’Intifada d’un « singe noir » dont on aurait déjà signé l’arrêt de mort ! Comme disait Mahdi Elmandjra « le degré d’humiliation d’un pays ou d’une région est directement proportionnel à la compromission de ses dirigeants et au degré de léthargie et de soumission de sa population. En matière d’humiliation une bonne partie de la force de l’humiliateur se trouve dans l’impunité dont il jouit ainsi que dans le degré de résignation et de faiblesse de celui qu’il humilie ».Chavez est un président qu’on ne peut humilier ! Reste l’insulte et la grossièreté alors !Je tiens aussi à saluer la dernière prestation de Mahmoud Ahmadinejad à l'université Columbia. Ils voulaient l’humilier, il est sorti plus fort encore, par respect je retire un post où je l’ai déjà traité de « guignol ». S’il y a des « guignols » ce sont les dirigeants arabes. L’Iran est avant tout un pays souverain, avec la dernière humiliation de Ceuta, je réalise désormais que c’est le plus important. La souveraineté d’abord.Viva Chavez !Viva Ahmadinejad !