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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 00:15

 

 

 

 

Il est mort, le poète …

 

Je n’aime pas les nécrologies. Bien sûr, je ne parle pas des exercices de complaisance que l’hypocrisie mondaine ou médiatique nous inflige à intervalles réguliers. Mais, de celles des êtres que nous aimons.

 

C’est admettre une perte, un départ irrévocable. Mais, on se doit, parfois, de s’y soumettre. Marquer notre respect, notre affection. Pour que la Terre des Hommes ne se sente dépeuplée…

 

Un des plus grands poètes contemporains nous a quittés. Le 9 août 2008, à 67 ans. Pour moi, sa disparition est un des évènements marquants de cet été. Malgré sa tristesse.

 

Il est arabe, Palestinien. Il était…

 

Mahmoud Darwich

Mahmoud Darwich : Tu as Volé les Vignes de mes Pères…


Une trentaine de volumes, traduits dans près de quarante langues.

 

Mondialement connu et célébré (1). Sauf en Occident, à part un cercle restreint.

 

Quoi de plus normal ?...

 

Censure, désinformation font bien leur travail. Il appartient à un peuple spolié, massacré, torturé, affamé, emprisonné, humilié, enseveli vivant dans l’oubli, par l’Occident, déguisé en “Communauté Internationale”. Depuis 60 ans.

 

Occulter…

 

Somme toute, il a eu la chance de vivre jusqu’à cet âge. Beaucoup de poètes, romanciers, artistes Palestiniens, ont été assassinés par les escadrons de la mort occidentaux. Systématiquement, au cours des décennies. Souvent, avec leurs enfants. Traqués, même en dehors de la Palestine. Mitraillés, mutilés par des colis piégés (2), bombardés, explosés dans leur véhicule familial. Les instruments de terreur habituels…

 

Réduire au silence …

 

Espérons qu’un jour, en Occident, la censure officiant dans les maisons d’édition, encore plus implacable qu’une censure publique car privatisée, laisse publier une anthologie des œuvres de tous ces artistes Palestiniens assassinés pour avoir eu le tort de vouloir témoigner, pacifiquement, par leur art, pour la liberté de leur peuple.

 

On le sait. Un des premiers objectifs des colonisateurs est d’éradiquer les intellectuels osant braver la loi du plus fort, et prétendre “résister”. Ecrire, chanter, vivre cette résistance. Plus grave : cultiver, entretenir la mémoire de leur nation.

 

Les occidentaux ne se sont-ils pas acharnés à pister, repérer, confisquer, détruire les archives, notamment officielles de l’Empire Ottoman dont la Palestine était alors une province autonome, parmi les plus prospères et les plus riches sur le plan agricole ?... Celles qui établissaient les cadastres, les registres de la Conservation Foncière des différentes régions de la Palestine, avec les références des propriétaires, l’historique des transactions... L’histoire d’une nation, au quotidien.

 

Effacer la mémoire d’un peuple. Rendre inaccessible les archives, étouffer la parole, détruire la transmission écrite et orale des fibres et des vibrations de son âme…

 

Mahmoud Darwich a connu le nettoyage ethnique de 1948, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens. La spoliation de leurs terres et de leurs maisons. Officiellement recensés par l’ONU : 750.000. En réalité, plus du double.

 

Ne fallait-il pas affirmer (3) que la Palestine était une terre vide d’habitants, à part quelques bergers nomades ?...

 

Son village natal en Galilée, Barweh, a été rasé jusqu’au sol, cette année-là. Plus de 400 subissant le même sort. Un autre a été reconstruit depuis, par des colons. Venus d’Europe. Avec un autre nom. Avec des bulldozers, des explosifs. Jusqu’à défoncer le cimetière. Pour construire dessus.

 

Effacer. Toujours et encore …

 

Ne fallait-il pas soutenir que la Palestine était une terre stérile avant l’arrivée “civilisatrice” des colons européens ?...

 

Il a connu la sauvagerie et la prison des colons. Cinq fois. Dont une fois, pendant trois ans. Une dizaine d’années en prison, en tout. Il n’a, pourtant, jamais tenu une arme de sa vie. Motif ?... Avoir écrit des poèmes contre la spoliation de sa terre natale, l’oppression de son peuple et le saccage de sa culture.

 

Déjà à 12 ans, un de ses poèmes mettant en scène un jeune Palestinien retrouvant sa maison occupée par un colon, cultivant la terre de ses ancêtres, lui avait attiré la haine de la police politique de l’occupant. Elle l’avait menacé, s’il continuait à écrire, de s’en prendre non seulement à lui, mais aussi à sa famille. A commencer par son père. Censure, menace, chantage, racisme, haine, violence, dès l’enfance, il avait tout expérimenté de la barbarie coloniale.

 

Il est vrai que l’oppression coloniale ne connaît pas de limites, quant à l’âge de ses victimes. Ni dans les moyens. Cette année, dans son hystérie prédatrice, ne va-t-elle pas jusqu’à interdire la publication, en langue arabe, des ouvrages hautement subversifs tels que “Pinocchio” ou “Harry Potter” ?… (4)

 

Mais, les colons occidentaux ne prétendent-ils pas représenter la “démocratie” dans le monde ?...

 

Mahmoud Darwich sera enterré à Ramallah, où il vécut ces dernières années. Il aurait tant aimé être enterré dans le cimetière de ses ancêtres.  Même mort, l’occupant n’en veut pas. Choc de deux cultures ?... Hospitalité orientale contre exclusion occidentale ?... Le partage du pain contre le saccage du bulldozer ?... De toute façon, son village, avec sa petite mosquée et son cimetière, n’existe plus…

 

Il a pleuré la souffrance et l’exil. La Terre perdue. La Mère disparue.

 

 

L’olivier, symbole de l’Histoire et de la prospérité de la Palestine, si souvent chanté par Mahmoud Darwich

 

 

Ecoutons-le, même si la traduction ne restitue pas la splendide musicalité de la langue arabe, langue par essence des poètes :

 

Tu as volé les vignes de mes pères

Et la terre que je cultivais.

 

Moi et mes enfants, ensemble.

 

Tu nous as tout pris, hormis

Pour la survie de mes petits-fils

Les rochers que voici.

 

Mais ton “gouvernement” va les saisir aussi

... à ce que l’on dit !

 

Ou encore :

 

Je viens de là-bas et j’ai des souvenirs…

 

Je suis né comme tout mortel, avec une mère

Une maison avec beaucoup de fenêtres

Des frères, des amis,

Et, une cellule de prison, avec une fenêtre ouverte sur le froid.

 

La vague est mienne, emportée par les goélands,

Ma vision est l’horizon

Avec un simple brin d’herbe.

 

La lune est mienne, au lointain extrême des mots,

Tout comme le don des oiseaux

Et l’immortel olivier.

 

J’ai parcouru cette terre avant que les épées

Ne transforment son corps vivant en une pierre nue.

 

Je viens de là-bas. Pour ma mère, je suis le ciel,

Quand le ciel pleure pour sa mère.

Et, je pleure pour me faire entendre d’un nuage qui en revient.

 

J’ai appris tous les mots en usage dans le tribunal du sang,

Afin d’en briser les décisions.

 

J’ai appris tous les mots et je les ai brisés,

Afin d’en écrire un seul :

 

“Patrie” …

 

 

Dès le jour de ses obsèques, les cloportes se sont mis au travail…

 

Grouillant, s’appliquant, méticuleusement, à transformer, déformer, dévaloriser, caricaturer l’immense engagement de l’artiste et de l’homme pour la cause de son peuple et celle de la dignité humaine (5).

 

Dans l’abjection intellectuelle la plus cynique.

 

Bien sûr, Mahmoud Darwich  ne voulait pas être considéré uniquement comme un “artiste militant”. Il se voulait avant tout poète. Mais, les bouffons veulent sa peau, une deuxième fois. Réduire sa poésie à un exercice mondain, élégiaque. D’où seraient bannies toutes références à la Palestine et son martyre.

 

Sécrétant, sous leurs plumes, dans leurs propos, l’ignominie.

 

Lui, qui n’a jamais cessé de célébrer, de chanter le souvenir de sa nation… En arriver à lire :

“… ce qui manquera à jamais, c’est sa voix, ce grain unique assorti d’un regard porteur d’une vision”.

 

Quelle “vision” ?... Comme s’il s’agissait d’un Lamartine cultivant ses vapeurs romantiques.

 

Lui, qui a connu la prison, l’exil, les menaces de mort pour ses écrits… Lire :

“… il s’était exilé en 1970, vivant dans plusieurs villes étrangères, notamment à Paris (”J’habite dans une valise” disait-il alors) ne retournant dans son pays qu’un quart de siècle plus tard… ”.

 

Il “s’était exilé”… Volontairement, par plaisir ou par fantaisie, sans doute ?...

 

Lui, ardent militant, longtemps membre du parti communiste Palestinien, ne cessant de dénoncer l’injustice, la colonisation et la complicité criminelle de la “Communauté Internationale”… Lire :

“… Il s’était retrouvé un peu malgré lui à se faire le porte-voix de la cause palestinienne, notoriété et prestige obligent … Rien ne l’exaspérait que d’être réduit et enfermé dans l’appellation de “poète officiel de son peuple” ou de ”poète de la résistance…”.

 

Oser écrire : “… un peu malgré lui à se faire le porte-voix de la cause palestinienne”…

 

Un de ses plus beaux poèmes est consacré à l’enfant Palestinien, tué par un sniper : Muhammad al Durrah. Nous avons tous vu cette tragique photo. Cet enfant blotti contre le dos de son père, les deux accroupis sous la fusillade, contre un mur. Terrorisés. Avec la main et le bras de son père pour seules protections. Sans armes, donc sans danger pour la soldatesque. Enfant assassiné de sang froid. Oui, car impossible de rater sa cible avec un fusil à lunette.

 

A la suite de ce crime, contrant la propagande occidentale des Palestiniens et Arabes traités en peuples “n’aimant pas la vie”, il prononça la célèbre formule : “ Bien sûr que nous aimons la vie, encore faut-il qu’on nous la laisse vivre !”.

 

Lui, qui est entré en conflit avec Arafat prêt, sous la pression occidentale lors des “Accords d’Oslo”, à abandonner l’application des résolutions de l’ONU censées protéger, même si elles n’ont jamais encore été appliquées, les quelques droits à l’existence du peuple Palestinien. Lire :

“… Ces dernières années, il avait pris ses distances, réservant ses ultimes lances à Yasser Arafat auquel il consacra des tribunes implacables…”

 

“… Il avait pris ses distances…”. Comme s’il avait abandonné une cause perdue, comme s’il s’était soumis à l’occupant.

 

Au mois de mai dernier, malade, il avait envoyé une lettre aux participants du Festival Palestinien de Littérature, rappelant :

“… combien il est difficile d’être Palestinien, et pour un Palestinien d’être un écrivain et un poète… Comment peut-il parvenir à la liberté d’écriture dans de telles conditions d’esclavagisme ?... Comment peut-il préserver le travail des mots qu’exige toute Littérature dans un contexte aussi sauvage ?...”

 

Lui, qui, nourri de toute la grande tradition de la poésie arabe, composante essentielle de sa civilisation, a vu ses poèmes mis en musique et repris dans toutes les rues arabes… Lire :

“… Il se réclamait d’une tradition lyrique et humaniste qui puise son inspiration dans un imaginaire arabe bien antérieur à la naissance de l’Islam…”

 

L’éternel et inusable cliché de l’islamophobie. Pour un islamophobe, le monde arabe ne connaît depuis l’apparition de l’Islam aucune littérature, poésie, art, imagination, créativité… (6). Qu’attendre de plus de ces fanatiques ?...

 

Les pulsions irrépressibles de la salissure.

 

A vomir.

 

Mais, qu’importe les cloportes …

 

Ils ne pourront rien devant cette évidence gravée dans les marbres de l’Histoire :

 

“… Tu as volé les vignes de mes pères…”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Voir le site en anglais : http://www.mahmouddarwish.com/english/index.htm

(2) Un exemple parmi des dizaines : le chercheur universitaire Anis Savigh, a perdu la vue et les doigts, à la suite d’un attentat sous forme d’une lettre piégée expédiée par les services secrets sionistes. Il avait “osé” prendre la direction du Palestinian Research Center

(3)  Ce qui permet d’affirmer, encore à ce jour, à un Jean-François Khan par exemple, que “… la Palestine n’a jamais existé…”, dans une récente émission de TV ARTE sur la Georgie…

(4) “Pinocchio” et “Harry Potter” en langue arabe interdits en Israël, Benjamin Barthe, Le Monde, 12 août 2008.

(5) Un des sommets de cette pratique, dans la presse francophone (la presse étrangère occidentale n’est pas en reste…), est atteint dans l’article de Pierre Assouline dans le quotidien Le Monde, du 9 août 2008, qui est une reprise de l’article de son blog : Pour saluer Mahmoud Darwich (http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/08/09/pour-saluer-mahmoud-darwich/). Des lecteurs (voir les commentaires dans son blog de Laurent, Benoît, D. Ni., Louis-James, etc.) n’ont pas manqué de réagir devant ce concentré de bassesse.

(6)  Les citations, relatives au « portrait » de Mahmoud Darwich, sont extraites de l’article cité de Pierre Assouline.

 

 

 

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commentaires

Clovis Simard 01/08/2012 13:38


Blog(fermaton.over-blog.com),No-7. -CASINOS-PSYCHOHISTOIRE.  Du hasard ?

Nadine 10/09/2008 12:54

Bonjour Georges,"J'aurais pu ne pas être moi,J'aurais pu ne pas être ici"(Mahmoud Darwich)Hommage dans un encart du Courrier de l'Atlas de septembre avec une pensée pour Youssef Chahine.

Georges Stanechy 30/08/2008 20:45

Bonsoir Charlotte !Merci du lien, à retenir et à diffuser effectivement.Merci aussi du cadeau, l'intégralité du magnifique poème de Darwich dont je n'ai cité qu'une partie dans mon texte.Bien à toi

charlotte 29/08/2008 23:17

Un petit cadeau pour toi Georges et pour tes lecteurs.
Inscris !Je suis ArabeLe numéro de ma carte : cinquante milleNombre d’enfants : huitEt le neuvième... arrivera après l’été !Et te voilà furieux !
Inscris !Je suis ArabeJe travaille à la carrière avec mes compagnons de peineEt j’ai huit bambinsLeur galette de painLes vêtements, leur cahier d’écolierJe les tire des rochers...Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porteJe ne me fais pas tout petit au porche de ton palaisEt te voilà furieux !
Inscris !Je suis ArabeSans nom de famille - je suis mon prénom« Patient infiniment » dans un pays où tousVivent sur les braises de la ColèreMes racines...Avant la naissance du temps elles prirent piedAvant l’effusion de la duréeAvant le cyprès et l’olivier...avant l’éclosion de l’herbeMon père... est d’une famille de laboureursN’a rien avec messieurs les notablesMon grand-père était paysan - êtreSans valeur - ni ascendance.Ma maison, une hutte de gardienEn troncs et en roseauxVoilà qui je suis - cela te plaît-il ?Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

Inscris !Je suis ArabeMes cheveux... couleur du charbonMes yeux... couleur de caféSignes particuliers :Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serréEt ma paume est dure comme une pierre...elle écorche celui qui la serreLa nourriture que je préfère c’estL’huile d’olive et le thym
Mon adresse :Je suis d’un village isolé...Où les rues n’ont plus de nomsEt tous les hommes... à la carrière comme au champAiment bien le communismeInscris !Je suis ArabeEt te voilà furieux !
InscrisQue je suis ArabeQue tu as rafflé les vignes de mes pèresEt la terre que je cultivaisMoi et mes enfants ensembleTu nous as tout pris hormisPour la survie de mes petits-filsLes rochers que voiciMais votre gouvernement va les saisir aussi...à ce que l’on dit !
DONC
Inscris !En tête du premier feuilletQue je n’ai pas de haine pour les hommesQue je n’assaille personne mais queSi j’ai faimJe mange la chair de mon UsurpateurGare ! Gare ! GareÀ ma fureur !
Poésie extraite du site : http://mahmoud-darwich.chez-alice.f... Bises

charlotte 29/08/2008 12:19

Bonjour Georges, très heureuse de te retrouver sur nos "ondes", je n'avais pas trop aimé ton "à peut-être" qui risquait de nous priver de tes magnifiques textes. Merci de cet hommage à ce merveilleux poëte. Voici un lien http://battuta.over-blog.com/article-21884253.htmlque je te suggère de visiter. L'auteur vit et travaille à Ramallah, ses textes courts te plairont j'en suis certaine.Je t'embrasse Chahid également nous manque (il a pris de longues vacances!)

Georges Stanechy 28/08/2008 23:23

Chère Aline, BonsoirLe niveau de la propagande de nos gouvernements, en France et dans les autres pays occidentaux, atteint des sommets, dans le mensonge et la désinformation, inquiétants.Comme je le rappelle dans différents textes, en revenant de l'étranger on en est encore plus frappé. L'Occident est en train de s'enfermer dans une bulle qui le conduit à ignorer le reste du monde, notamment dans son évolution. Grave pour les prises de décision et la préparation de nos sociétés aux lendemains qui arrivent à grande vitesse !....Cette inconscience sidère les pays non occidentaux qui considèrent nos sociétés complètement "malades"...  A part, bien sûr, les ploutocraties locales et autres dictatures qui ne doivent leur survie qu'à la soldatesque occidentale.Cette propagande, en plein délire par rapport à une réalité géopolitique incontournable, va s'intensifier face aux échecs répétés de l'Occident. Raison de plus d'entraver la folie de nos élites.Comme je le disais, à un ami lecteur n'hésitons pas sans nous décourager, comme Sisyphe, à rouler notre rocher...Avec mes amitiés

Aline-Mariali 27/08/2008 19:18

Cher Georges, bonsoir, Merci de nous revenir avec un magnifique texte célébrant un poète exceptionnel, dont je ne suis pas encore parvenue à faire le deuil de sa mort. Il est un de ces hommes-phares dont l’âme et l’esprit continueront d’emplir notre monde par-delà sa trop courte vie.
Nous avons plus que jamais besoin d’une pensée « à contre-courant » des mensonges et de la désinformation officielles. C’est pourquoi, comme le disait si justement Orwell, «en ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».
Amitiés