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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
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un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 13:46

 

 

"En pénétrant sous le morceau de plafond en délabrement de ta mosquée, autrefois sainte et pour les prosternations, que je foulais à présent en homme qui simplement veut voir, je sentis une brusque chaleur dans ma poitrine, un mouvement de mon cœur."

Michel Vieuchange à Smara – Sahara Marocain (1)

 

 

                                                

 

 

C’était la “Guerre Froide”.

 

Et, je survolais le désert…

 

Dans un petit bimoteur à hélice, un Piper Navajo.

 

Fasciné.

 

Pas une trace de végétation. Quelques bouquets d’épineux parfois, autour d’une trace d’eau, un puits, peut-être. D’immenses étendues de pierres, de rochers, alternant avec drapés et crêtes de dunes.

 

Gigantesques, dessinant des courbes majestueuses dans la violence de l’aridité, des méandres, de ce qui avait dû être des fleuves glissant vers la mer au cours des millénaires, au travers de végétations luxuriantes peuplées d’oiseaux, gazelles, singes et lions. A présent à sec, tel un paysage envoyé d’une des sondes de la planète Mars.

 

800px-Near_Ouarzazate-Marocco-.JPG

 

Partis d’Anfa, nous avions fait escale à Goulimine, Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, nous dirigeant vers Smara.

 

Bien sûr, je pensais à St-Ex et ses copains de l’aéropostale, traçant les premières routes aériennes vers Dakar, dans la même région, puis franchissant l’horizon de l’Atlantique, vers Rio et la Cordillère des Andes.

 

Aux commandes, hors pair, un américain passionné de pilotage. Il avait traversé le Groenland, survécu à tempêtes et crashs. Un joyeux drille. Astrophysicien diplômé de l’Université de Cornell, c’était un spécialiste des quasars. En année sabbatique, pour sortir la tête de ses galaxies, il louait ses services. Ne parlant pas un mot de français, qu’il considérait comme une langue morte. C’était son humour… En représailles, je le traitais d’extraterrestre analphabète. On s’aimait bien.

 

Tout jeune, j’accompagnais dans ce voyage, quatre ou cinq vieux briscards, baroudeurs des TP en “conditions extrêmes”. De ceux capables de vous construire une route, un aérodrome, entre la poire et le fromage, dans n’importe quel continent, sous une pluie tropicale, dans des vents de sable, ou une grêle d’obus. Ils avaient pour unique credo : vitesse d’exécution. Problème, j’exagère à peine : ils n’avaient aucune notion des coûts de revient.

 

J’étais là pour rappeler, discrètement, ces nécessités. Dérisoires, face aux impératifs du Temps. Autant dire que j’étais un végétarien égaré chez des cannibales. Ils me détestaient. L’empêcheur de tourner en rond. Mais, je les comprenais. Ils n’étaient pas maîtres du “coût final”… J’admirais leur courage, leur ardeur à la tâche. De grands professionnels.

 

Ce sont eux qui ont “animé” les travaux de construction de l’aérodrome d’Atar, en Mauritanie. Autre désert. J’avais été envoyé aux USA pour finaliser un achat d’engins de TP destinés à ces travaux, parmi les plus gros sur le marché. En particulier, des D9.  Le plus difficile avait été de trouver un bateau qui veuille bien faire escale au port mauritanien de Nouadhibou, pour livrer ce matériel qui devait, ensuite, emprunter la voie ferrée jusqu’à Choum, puis de là, par un épique cheminement terrestre arriver au chantier.

 

Le port n’étant pas équipé, à cette période, de moyens de levage assez puissants pour décharger ces engins, ce fut la tournée des armateurs de New York. Trouvant, enfin, un bateau qui accepte un détour vers la Mauritanie, équipé de ses propres grues pour déposer les engins sur le quai. La routine.

 

 

Le losange et la baguette de pain

 

Cette expérience a été l’occasion de mes premiers pas en géopolitique.

 

Pas la poudre aux yeux, qu’on enseigne, ou les “cartes” biseautées de la désinformation qu’on affiche dans les médias. Observant, sur le terrain, dans les coulisses, les jeux et enjeux, entre grandes et moins grandes puissances. Le plus souvent, stupides, cruels. Pour une poignée de dollars, d’orgueil, d’obscurantisme, d’infantilisme…

 

Pourquoi cette irruption d’aérodromes, à construire, rénover, allonger, renforcer, doubler, dans le désert, aussi soudaine qu’une crise d’urticaire ?...

 

Une guerre venait d’éclater.

 

Fratricide.

 

L’Algérie, alliée à la Lybie, attaquait le Maroc. Par surprise. Instrumentalisées, dans cette partie de bras de fer obsessionnellement imbécile, entre deux nomenklaturas planétaires idéologiquement antagonistes : Ouest et Est…

 

L’Espagne, Franco agonisant, venait de “rétrocéder” le Sahara Marocain qu’elle occupait, malgré une longue résistance armée du Maroc qui a duré de 1884 à 1937. A l’exemple d’autres pays colonisateurs, ignorant pendant des années les injonctions de l’ONU. Du temps où l’ONU avait encore un semblant de respectabilité. Notamment sa résolution 2072, du 16 décembre 1965, lui imposant de prendre les mesures :

« … immédiates et nécessaires pour la libération des territoires sous administration coloniale de Sidi Ifni et du Sahara Occidental… ».

 

Immédiates et nécessaires…

 

Car, France et Espagne avait découpé le Maroc comme une baguette de pain. En 1900, puis 1904. Du nord au sud.

 

En tranches alternées : une tranche du nord pour l’Espagne correspondant aux provinces du Rif, une tranche au centre pour la France accaparant les meilleurs terres agricoles et les mines, la suivante pour l’Espagne avec la portion du Sahara dit Occidental ou en espagnol Rio de Oro, plus au sud, la dernière tranche du Sahara Marocain pour la France qu’elle a érigée, par la suite, en Etat indépendant : la Mauritanie.

 

Et, encore avait-il fallu calmer l’Allemagne qui estimait que le Maroc lui revenait en tant que colonie, dans son intégralité !... La Conférence d’Algésiras en 1906 avait calmé son empereur, avec le renfort des Anglais qui commençaient à s’inquiéter des appétits germaniques. Il en était reparti avec des lots de consolation : Togo, Cameroun, Tanganyika, une partie du Congo, etc. Des trocs de prédateurs, suivant l’usage des mœurs diplomatiques entre « grandes puissances ».

 

Almoravid Empire

 

L'Empire Almohade

 

Le Maroc présentait, en effet, une réalité plus qu'enviable pour les puissances coloniales par sa situation géographique, sa civilisation et ses traditions, ses richesses agricoles, halieutiques et minières, son potentiel. Depuis des siècles, sous l’appellation d’Empire Chérifien, avec son administration directe, ou autonome selon un système d’allégeance renforcé par des liens matrimoniaux, il s’étendait de la Méditerranée au fleuve Sénégal et même au-delà, dont une partie du Mali actuel. Toutes ses prestigieuses dynasties n’ont-elles pas le Sahara pour berceau ?...

 

Son voisin, l’Algérie, avant la colonisation française, vivait depuis le début du XVI° siècle sous suzeraineté de l’Empire Ottoman. Cette prospère province ne s’étendait pas au Sahara qu’on lui connaît à présent. Les cartes historiques établies lors de la plus grande extension de l’Empire Ottoman (1683-1699) en attestent. Les Ottomans ne s’intéressaient qu’aux riches régions agricoles et commerçantes, réservoirs de soldats ou de contributeurs fiscaux fiables.

 

C’est la colonisation française qui a apporté le Sahara actuel à l’Algérie, en dépouillant les parties sahariennes de ses voisins, Maroc et Tunisie (les champs pétroliers d’Hassi Messaoud devraient être Tunisiens), y rajoutant les immenses territoires indépendants des ethnies Touaregs. En fait, authentiques détenteurs des richesses pétrolières et gazières de la région dont ils sont spoliés et oubliés (2).

 

Traçant ainsi, il suffit de regarder une carte, un colossal “losange” à son avantage, dans ce que la France pensait être des départements et territoires français pour l’éternité… Pourquoi se gêner quand on est en position de force ?...

 

Un exemple : le 15 mars 1900, partie d’Aïn Salah une colonne française de 1500 hommes, avec deux canons, massacrèrent, dans une orgie sanguinaire, les populations marocaines des oasis de Touat (entre 500 et 600 personnes) avant de rattacher ces régions à l’Algérie : Gourara, Tidikelt, Sbaa, plus tard Tindouf. (3)

 

Autre exemple : la France s’emparant des mines de fer du Sahara Marocain de Zouerate, M’Haoudat, El Rhein, F’derik, qu’elle rattacha à la Mauritanie. Regardez le tracé de la frontière entre Sahara Marocain et Mauritanie : de rectiligne, en escalier, il évolue en demi-cercle pour englober les bassins miniers…

 

Le Sahara dans son ensemble, de l’Atlantique à la Mer Rouge, représente 10 millions de KM2. Seuls deux endroits font l’objet d’une campagne médiatico-politique “d’indépendance”, de la part de certains lobbies. Bizarre. Le Darfour, au Soudan, mais là c’est plus que facile à comprendre puisqu’il s’agit, pour les pays occidentaux, de s'approprier les immenses gisements d’uranium. Mais, le Sahara Marocain ?...

 

Je cherche à comprendre…

 

A ce moment là, il convient pour les “zélotes de l’Indépendance” d’être cohérents et de lutter pour “la libération” de toutes les ethnies du Sahara dans une balkanisation, une libanisation, ou une fédération, de ces populations en redessinant Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Soudan, Lybie, Egypte, etc. A commencer par le Sahara Algérien…

 

Pourquoi pas ?... On pourrait, par exemple, définir un pays en regroupant les populations parlant la langue mère de tous les dialectes Touaregs : le Tamacheq. Les Kel Ahaggar, les Kel Ajjar d’Algérie ont plus de points communs avec les Kel Aïr ou les Kel Gress du Niger, ou encore les Kel Achar ou les Iullemmeden du Mali qu’avec les paysans de la Mitidja ou les montagnards de Kabylie…

 

Subitement, là : silence !...

 

Alors que le Sahara Marocain fait l’objet d’un acharnement curieux de la part de l’Algérie (la Lybie a fini par quitter la partie …), ni gaz, ni pétrole, même réduit à sa portion congrue par la colonisation européenne dont elle a bénéficié des “plus gros morceaux”…

 

carte-ottoman empire

 

Empire Ottoman à son apogée

 

Et pourtant c’est un tas de ruines que, de mauvaise grâce, les espagnols rétrocédaient au Maroc… Pas de quoi être envieux !...

 

Quand les espagnols sont arrivés, le Sahara Marocain vivait en équilibre harmonieux avec ses voisins, dans des échanges commerciaux par les grandes routes caravanières, allant des villes impériales marocaines et des riches régions agricoles du Souss Massa jusqu’aux fleuves africains. Une zone tribale certes, mais prospère et vitale pour le commerce entre Afrique méditerranéenne et sub-saharienne.

 

Le colonisateur espagnol n’était pas intéressé par ce commerce séculaire entre pays dont il n’avait aucun contrôle. Trop aride pour y fonder une colonie de peuplement s’appropriant les meilleures terres, aucune richesse minière facilement exploitable, nous n’étions pas au Pérou, il en a tout simplement fait une plateforme de contrebande. Pour écouler les produits de son industrie à travers l’Afrique. Tout, jusqu’aux casseroles et, plus tard, la bassine en plastique. “Tout”, sauf, les armes, évidemment.

 

Cassant l’essor économique de la région en bouleversant les circuits d’échanges, la précipitant dans la paupérisation, car ses marchandises n’acquittaient aucun droit de douane, ni taxe. De plus, à des prix de dumping, cette contrebande tuait dans l’œuf toute émergence d’une petite et moyenne industrie locale dans les pays inondés de ses produits auxquels, s’ajoutaient ceux du colonisateur français ou anglais.

 

C’était une chasse gardée de l’armée espagnole, qui y entretenait le minimum d’infrastructures. Vivant confortablement, du moins sa hiérarchie, je parle évidemment des galonnés vivant dans les dorures des palais madrilènes, avec leurs copains industriels, soutenus par leurs politiciens et médias ripoux. Nullement gênée d’installer la misère, jouissant du partage de la contrebande entre commerçants des Iles Canaries et chefs de tribus "au service de l’Espagne", chargés du transport.

 

Un pays laissé à l’abandon, pratiquement sans route, ni écoles, universités, hôpitaux, dispensaires, centres de formation. Ils n’avaient même pas formé un télégraphiste ou un mécanicien. Rien. Du pur bénéfice pour les “patrons” de ce système mafieux.

 

Evidemment, la « rétrocession du Sahara » au Maroc perturbait un fructueux trafic …

 

 

Du sang dans le sable

 

Soudain, au moment où le Maroc, mobilisant ses meilleurs cadres, ingénieurs et techniciens, s’employait à redresser la situation désastreuse laissée par le colonisateur, apparurent des colonnes infernales, surgissant, déferlant, avec une puissance de feu inimaginable. Semant la mort et la désolation.

 

Visiblement, une action longuement, minutieusement préparée. Des colonnes de centaines de pickups Toyota 4x4 tout terrain, militarisés, dotés d’un équipement ultramoderne, télécommunications, mitrailleuses de gros calibre, mortiers lourds, missiles antiaériens, missiles antichars.

 

Maîtriser pareil équipement suppose une longue formation, une coordination de grande fiabilité, une organisation logistique de haut niveau : approvisionnement en continu de munitions, pièces détachées et pneumatiques, eau, carburant, etc. En cumul, des milliers d’heures d’entraînement. En matériel, des dizaines de millions de dollars.

 

La planification opérationnelle d’actions d’un tel niveau d’intensité, repérages, choix des objectifs, agencement des moyens, implantation des dépôts-relais, demande des mois de conception et d’études. Lancer une telle guerre dans le désert représente au minimum : cinq années de méticuleuses préparations. Seules des armées professionnelles, adossées à des budgets considérables, peuvent maîtriser cet ensemble de paramètres.

 

Officiellement, ce n’était pas une guerre. Dans ce désert de cailloux et de sable, c’était le “mouvement de libération” d’une population se soulevant contre une invasion marocaine… Version des médias et politiciens aux poches bourrées de pétrodollars. Dans le jargon des traîneurs de sabre, on appelle cela une guerre “proxy” : par procuration, sous un masque, le pyromane se déguisant en pompier...

 

J’ai des souvenirs qui me hantent.

 

Comme cette équipe d’entretien d’une route ensablée par les vents entre Tan-Tan et Tarfaya, pourtant partie sud du Maroc non contestée par les voisins, dont on n’a plus retrouvé trace. Sauf des camions brûlés, criblés de balles et une niveleuse, la cabine du conducteur, déchiquetée, maculée de sang. Les trous dans les tôles épaisses montrant qu’on avait tiré sur un engin civil avec une arme de guerre lourde de type mitrailleuse. Les commandos algéro-libyens avaient emmenés avec eux, mêmes les corps des tués. Repartis, leur forfait accompli de l’autre côté de la frontière. Qui était vivant ou mort ?...

 

Il se trouve que le DRH de cette entreprise marocaine était Algérien. Les familles venant lui réclamer le corps de leurs parents, ou des nouvelles, je voyais dans son regard qu’il pleurait de rage silencieuse devant cette tragédie enfantée par des politiciens voyous.

 

Car, des Algériens travaillaient en paix au Maroc. Occupant souvent des postes de responsabilité, mariés avec des marocaines pour certains. Alors que tous les Marocains venaient d’être expulsés d’Algérie pour cause de « solidarité dans la lutte pour l’indépendance du Sahara », son gouvernement fermant hermétiquement la frontière. Obligeant ainsi des familles, pour se réunir, à transiter par la France ou l’Espagne…

 

Un autre souvenir : Bir Anzaran.

 

Pas une ville, au Maroc, qui n’ait une avenue ou une place portant ce nom. Chargé d’émotion, de respect, de symbole. Dont on ne parle jamais, parce qu’il est inscrit dans le cœur de chacun.

 

A une centaine de km de Dakhla. Un matin du 14 novembre 1979, plusieurs colonnes composées de centaines de véhicules, on en a dénombré 500, encerclent la petite garnison. A 6 combattants en moyenne par pickup cela représente 3000 hommes. La garnison s’est battue pendant des heures, sans possibilité de renfort. A court de munition et au corps-à-corps, le chef de la garnison, avant de détruire sa radio et ses codes, a demandé aux mirages de l’Armée de l’Air Marocaine de bombarder ses retranchements plutôt que de se rendre.

 

L’héroïsme de ces hommes a marqué un coup d’arrêt à ces agressions d’envergure. Et, accéléré la réactivité du pays soumis à des attaques aussi cruelles qu’injustes.

 

C’était oublier que le Maroc, s’il bénéficie d’excellents agriculteurs, artisans et maçons, possède parmi les meilleurs officiers et hommes de troupes, ingénieurs et cadres. Au moment de l’attaque de son territoire, le Maroc était un des Etats qui avait le budget de défense parmi les plus faibles par rapport à son PIB.

 

Il fallut acheter du matériel militaire qu’il n’avait pas, du moins en quantité suffisante pour faire front à l’énormité de l’assaut qui lui était livré, notamment des hélicoptères, blindés, missiles et toute la quincaillerie qui va avec. Première conséquence néfaste imposée par toute guerre : investir dans l’armement ce qu’on devrait affecter au développement.

 

Mettre rapidement un terme aux ballades sanguinaires des colonnes infernales, se déplaçant impunément à travers sable et rocaille, était tout aussi urgent. Elles avaient même occupé pendant une journée la ville de Tan-Tan, bombardé Laâyoune avec du calibre 120mm…

 

La solution était simple, personne ne l’a soufflée, ni proposée au Maroc. Connue dans l’histoire musulmane, elle se trouve dans la célèbre bataille dite du Fossé, en 627, lorsque la communauté refugiée autour du Prophète dans l’oasis de Médine était menacée d’extermination par l’arrivée imminente d’une armée Mecquoise de plus de 10.000 hommes dotée d'une puissante cavalerie : on construisit un fossé avec un remblai, là où il n’y avait pas de rempart.

 

Le Maroc édifia donc un “mur”, de terre, de pierre et de sable. Seule différence, avec l’époque médinoise, c’est qu’on l’équipa d’électronique de détection, radars et autres appareillages extrêmement coûteux.

 

Si mes souvenirs sont bons, la “facture électronique” était de 200 millions de dollars. Qui alla dans les caisses de l’américain Westinghouse. En actualisant, en dollars constants, cela fait très, très cher. C’est l’Arabie Saoudite qui paya, dit-on. Exact et faux, à la fois. Peut-être a-t-elle sorti le chéquier, car il fallait faire vite. Mais, dans ce jeu de poker, tout se paye, tôt ou tard, sous une forme ou une autre…

 

En fait, ce sont 6 murs que le Maroc construisit entre 1982 et 1987. Le temps qu’ils deviennent opérationnels, pour parer à toute attaque surprise de grande envergure, tout particulièrement les regroupements nocturnes de colonnes de véhicules, la France prêta quelques avions d’observation non armés.

 

Séjournant à Dakar, je voyais décoller les Breguet Atlantic de l’Aéronavale française, en début de soirée, pour patrouiller la nuit au-dessus du Sahara Marocain, surveillant d’éventuelles colonnes motorisées se dirigeant vers leurs points de rassemblement. Spécialisés dans la lutte anti-sous-marine, leurs moyens de détection leur permettaient de repérer les émissions infrarouges émises par les pickups armés. Alertant leurs contacts. Les régiments mécanisés marocains, extrêmement efficaces et bien équipés à leur tour, se chargeant de l’accueil au sol. Avec du lait et des dattes…

 

Paysage-du-Sahara-Marocain.jpg

 

Raminagrobis, la Belette et le Lapin

 

Nous approchions de Smara. Subitement silencieux. Nous étions prévenus des risques de missiles antiaériens SAM 7 utilisés par les commandos algériens. Plusieurs avions, dont des mirages avaient été abattus. Pour neutraliser les leurres destinés à détourner les missiles, ils tiraient des  salves de SAM 7 !... C’était faire étalage de gros moyens, la Caverne d’Ali Baba…

 

Le pilote devait éviter une approche à basse altitude, se positionner à la verticale de la piste, à environ 1000 mètres d’altitude, et descendre en spirale, pratiquement directement sur le tarmac. Du sport.

 

Une piste chaotique, à construire, à rallonger. A chaque extrémité, enterré jusqu’à la tourelle, je remarquais un char AMX 13 en veille. Smara et ses environs étaient harcelés en permanence, les routes coupées.

 

Nous avons attendu l’obscurité, pour décoller tous feux éteints et respecter la même procédure en spirale. Ascensionnelle, cette fois. Avant d’embarquer, j’ai vu les soldats de l’armée marocaine dans la pénombre, à pied, silencieux, se glisser en patrouille, prendre position à l’extérieur de l’agglomération, pour élargir, pendant la nuit, le périmètre de sécurité. Comme si c’était hier. J’ai une pensée pour ces hommes.

 

Smara, autrefois prestigieuse ville sainte. Cheik Ma El Aïnain, représentant du souverain Hassan Ier, en avait fait un carrefour d’échanges et un centre spirituel renommés sur la route des caravanes, avec ses confréries religieuses, sa mosquée, ses écoles, sa bibliothèque. Homme de paix, mais d’honneur, ce fut un des plus farouches résistants aux soldats espagnols. (4)

 

Smara, après un demi-siècle d’occupation espagnole, réduite à une bourgade aux rues de poussières de sable et d’oubli… Symbole de ces colonisations prédatrices, suivies  de ces guerres montées de toutes pièces qui font la joie des marchands de canons, le jeu des anciennes puissances coloniales.

 

Les armements coûtent une fortune à des Etats qui ont d’autres priorités que s’armer à l’infini. Les “aides généreuses”, tout autant. Elles ont un coût invisible et, encore plus, dévastateur.

 

Comment résister à des investissements dans des privatisations sans avoir à les brader pour "renvoyer l’ascenseur", lorsqu’on vous a “rendu service” ?... Comment ne pas brader ses matières premières pour entrer dans les bonnes grâces de celui dont on recherche le soutien diplomatique ?... Comment refuser des importations sans transferts technologiques, clés en main, pour plaire et complaire aux faux amis de" La Communauté Internationale", ou de l'Empire ?...

 

De concessions amicales, en abandons progressifs de souveraineté, en commençant par la souveraineté économique, technologique, on entrave sa prospérité, son développement et son accès au Savoir. N’oublions pas que l’accès au Savoir et aux sciences de l’avenir est devenu un objectif militaire pour lequel, aujourd’hui, on assassine des chercheurs en pleine rue.

 

Les campagnes actuelles d’agitation, de déstabilisation, organisées dans le Sahara Marocain, soutenues par une campagne de diffamation inacceptable par son niveau de bassesse, particulièrement en Espagne et dans les couloirs de l’UE, à l’égard du Maroc, reformant les anciens clivages de la "Guerre Froide", pourquoi ?...

 

Croire que financer par des monceaux de dollars une stratégie de la tension avec le voisin, voire un conflit armé, va détourner l’attention, le ressentiment de sa propre population devant les échecs répétés d'une politique économique et sociale, le niveau de corruption intolérable, et les montées de chômage insupportables pour les familles ?...

 

Il ne s’agit pas de faire l’apologie, ou la critique, de tel régime contre tel autre, car avant de critiquer un régime quel qu'il soit, il convient toujours de balayer soigneusement devant sa propre porte. Mais, de faire preuve de responsabilité face aux souhaits des peuples qui veulent la paix et l’emploi. Ce qui était compréhensible de stupidité pendant la Guerre Froide est devenu à présent criminel contre les peuples du Maghreb.

 

Tous les peuples, qui le composent, souhaitent l’édification d’un Grand Maghreb. Une union économique, et ultérieurement politique, de communauté de destin, à l’exemple de ce qui se passe ailleurs, en Amérique latine en ce moment, capable d’affirmer son indépendance économique et ses choix politiques qui ne sont pas ceux des "grandes puissances" en pleine décadence économique et morale.

 

On sait que l’Europe, l’Empire, s’opposeront, par tous les moyens à l’édification d’un Maghreb uni, d’un Grand Maghreb. N’acceptant jamais, qu’un ensemble solidaire et fédéré d’une population de 100 millions d’habitants, aux immenses richesses et talents, émerge en Méditerranée.

 

Suscitant tensions, guerres civiles et fratricides, pour maintenir sa partition. A l’exemple de ce qu’ils ne cessent de travailler : l’éclatement, la pulvérisation en multitudes ethniques, de l’Irak, Afghanistan, Pakistan, Iran. Et, sur d’autres continents, comme en Amérique latine.

 

Le sachant, pourquoi tomber dans le piège du culte de la désunion et du conflit se demande-t-on ?... Ouvrant la voie aux arbitrages et sollicitudes qui ne sont que de la servitude imposée. Plaçant peuples et richesses dans la main des prédateurs.

 

Oubliant la sagesse des fables de nos ancêtres, avertissant du danger des conflits entre ceux qui devraient s’entendre, mise en scène par Jean de La Fontaine dans la dispute entre la belette et le lapin sollicitant l’arbitrage, le soutien, du chat, Raminagrobis ou Grippeminaud :

 

« … Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud, le bon apôtre,
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre
. »

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)  Penseur, poète, explorateur, frère des Hommes. Il effectuera un voyage extraordinaire, dans le sud du Maroc, en 1930 : 1400 km, partant de Tiznit pour arriver à Smara. Mourant, à 26 ans, d’une dysenterie, à Agadir, au retour de son périple le 30 novembre 1930, http://www.moncelon.com/vieuchange.htm.

(2)  Et, même, persécutés, massacrés, humiliés. Notamment au Mali et au Niger. Cas de tortures et de viols, avec comme en Palestine déshabillage public des hommes, à Ménaka, Tessalit, Aguelhok, Kidal, etc.

(3)  Mohamed Cherkaoui, “Morocco and the Sahara : Social Bonds and Geopolitical Issues”, The Bardwell Press, 2007, http://www.bardwellpress.co.uk/pdf/Sahara_2nd_Sample.pdf

(4)  Mohamed Cherkaoui, Op. Cit.

 

 

 

 

 

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commentaires

Nado 31/12/2010 22:19



george


moi non plus ,la vérité ne se dégage pas de la polémique ,mais des oeuvres qu'on a faites...


cordialement



Georges Stanechy 31/12/2010 21:48



 


 


 


Bonsoir Nado


 


Je n'aime pas les polémiques stériles. Je me limiterai, donc, aux "faits" :


 


i)  Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...


 


ii)  Je ne suis ni Marocain ni Maghrébin, même si je me sens de tout coeur frère des uns et des autres.


 


iii)  Je souhaite que pour l'année 2011, les Maghrébins travaillent ensemble sur ce qui les 'rassemble", dans la paix et la fraternité.


 


Cordialement


 


 



nado 31/12/2010 19:30



bonsoir george


 


je lu entièrement votre article basé plus sur la fiction forte intéressante ,j'ai compris parfaitement votre sens de raisonnement et j'adhère totalement ,néanmoins par ma humble contribution j'ai
voulu apporter de l'eau dans le moulin.


concernant l'Algérie ,nous payons notre soutien indescriptible aux frères palestiniens  . l'état palestiniens a été proclamé au grand dam d'Israël le mois de novembre 1988 a Alger ,ce fut
aussi le debout de la décennie noir en Algérie...


pourquoi l'Algérie et non pas le Maroc ou la Tunisie?la gué guerre existe ailleurs dans d'autres site ,je ne veut surtout pas ouvrir  la parenthèse ici avec nos frères marocains
,Elhamdoullah jusqu'à présent le peuple est vigilant .


on accuse l'Algérie d'être derrière le malheur du Maghreb,le Maroc est un pays démocratique  plus évolué ainsi de suite ...je regrette l'Algérie n'a jamais agressé un pays frère tout au
contraire fraichement sortie  d'une longue  bataille meurtrière et cruelle contre le colon pour notre liberté ,on a été agressé dans nos chaires alors qu'on a pas encore fini d'enterrer
nos morts ...ce fut en 1962 , ce n'est un marocain qui me va contre dire ,n'est ce pas!et on nous remet une autres en 1975! voila la vérité ,cette sale mania qui fait que a chaque fois qu'un pays
se libère de ses oppresseurs  le Maroc comme un  vautour tourne autour des cadavres et voila pourquoi nous sommes a coté de nos frères sahraoui ,ils ont le droit d'exister et de décider
de leur sort ainsi soit l'indépendance ou rejoindre le Maroc ,seul un referendum sous l'égide de l'onu est acceptable.pourquoi la Maroc a peur de cette solution?


Pays démocratique! Qui le dit  ? mes chers frères marocains ,nous sommes tous au même pied d'estrade .la France et ses amis juives veulent protéger leur Bifteck  au Maroc et se débarré
de votre voisin qui a leurs yeux n'arrange pas leurs intérêts  dans la région  ,voila pourquoi vous êtes si beau et nous les affreux .


ma main dans la main voila la bonne résolutions pour sortir le Maghreb de son impasse  sinon personne ne sortira vainqueur sauf l'occident.  


 


amicalement   


 



Georges Stanechy 31/12/2010 17:11



 


 


Bonsoir Nado


 


Merci de votre commentaire, qui a pu être repris à partir de la boîte "contact".


 


Fort intéressant, votre rappel historique. Dommage qu'il s'arrête au XIII° siècle (1269)...


 


Très révélateur de cette "machine maladive", pour reprendre votre expression que j'aime bien, d'une partie des Maghrébins, qui est :
la "division".


 


Au lieu de travailler sur « ce qui rassemble », ils ne cessent de justifier l'état actuel du Maghreb, incapables de
travailler sur l’édification d'une Union, économique d’abord, institutionnelle ensuite, comme le font en ce moment les pays d'Amérique latine. Aux frontières quasiment verrouillées, dans une
course à l’armement irresponsable, au regard et au détriment des besoins ou priorités des générations actuelles et futures.


 


Se disputant, s'arrachant, l'Histoire comme des chiffonniers le feraient d'une vieille couverture, dans l’insulte, les coups, et
l’anathème...


 


Ce dont j’ai été et suis témoin, que j’expose brièvement dans cet article (je pourrais écrire plusieurs centaines de pages avec chiffres et
photos, si j’en avais le temps), ce ne sont pas des réminiscences historiques, mais des "faits" : je ne l’accepte pas.


 


En homme de paix, luttant contre l’injustice, je ne tolère pas : des agressions armées, diplomatiques, médiatiques, entre voisins.
Voisins et frères qui doivent s’entendre au plus vite, dans la compréhension et la solidarité.


 


Assister à la délectation des anciennes puissances coloniales et des vendeurs d’armes, qui engrangent contrats mirobolants et commissions dans
les paradis fiscaux. Dans la joie de voir que la devise « diviser pour régner » fonctionne à merveille…  


 


Cela m’est insupportable. Si vous, vous en êtes satisfaite : grand bien vous fasse !


 


Il faut que cela cesse.


 


Prendre conscience que l’état actuel de division du Maghreb lui coûte chaque année, au minimum, entre 2 et 5 % de croissance de son
PNB. Avec ses richesses et ses talents cumulés, il pourrait être un « dragon » de la méditerranée, une locomotive de son développement. Un Japon, un Brésil du continent
Africain...


 


Prendre conscience que la prospérité est non seulement un devoir de justice à l’égard des populations, mais un incomparable instrument
de souveraineté et d’indépendance à l’encontre des colonisations prédatrices, apparentes ou déguisées.


 


Visiblement, vous n’avez pas lu mon article.


 


Ou, je n’ai probablement pas su me faire comprendre. En ce cas, je m’en excuse et vous souhaite une excellente année.


 


 



nado 31/12/2010 16:18



 


 


BONSOIR
Nado



Bonsoir a tous et je profite de la même occasion de saluer mon amie noor .


 


On lisant cet article il ne m’a pas apparu étrangère quant à la manière des « marocains »une fois à la coutume s’approprient l’histoire
commune des maghrébins, une obsession instruite dès leur première a Age de par la machine maladive du makhzen.


 


Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu."


L'avènement de l'Islam au VIIème siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb. En l'an 681, avec l'arrivée de
Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une
grande partie de la péninsule ibérique.

Au III ème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une
conquête spirituelle sans précédent.


 


La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous
connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.
Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rustumides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. La
civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe aux XIIe siècles).


 


C'est en 1035 que les Almoravides sont (une dynastie berbère, originaire de l'Adrar actuellement sud de l’Algérie) ont entré dans
l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie.


Apres viennent ensuite la dynastie Almohades, vous voyez bien histoire du Maghreb n’a pas commencer ici comme le veulent les marocains
avec les Almohades qui d’ailleurs sont une dynastie maghrébine non pas spécifiquement au Maroc, chaque maghrébin a le droit de s’identifier a cet histoire.
"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades"

C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque
mouvementée, où l'on assiste à la fin de la grande épopée almoravide. A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjà de forces redoutables.

Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au
Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades.

Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire
de l'Algérie. Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître.

Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte controverse sur le terrain de la théologie alors que
les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat. Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté.

L'Algérie va prendre place dans l'histoire grâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma en Algérie d’origine berbère. Grand Chef
guerrier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord. De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna
l'arpentage de l'Ifroquiya (l’Afrique du nord) et du Maghreb, ici la notion du Maroc n’existe pas en encore.

On mesura depuis la Cyrénaïque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les
rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier.

Ce fut là une grande innovation. Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident.
Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le pouvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commençait son déclin.

Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les
Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Mérinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide. C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et
sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269. À l’en-cas il est fait motion d’un royaume chérifien mais bien d’un empire d’où l’Algérie avait de même sa grande part d’histoire .le dogme si cher au
Makhzen, c’est la France qui « inventa » l'Algérie...


 


De madracen roi de la Numidie datant du IIIe siècle av. J.-C. son gigantesque dôme cerclé de colonnes surmontées de chapiteaux de style
dorique existe encore dans la région de Batna en Algérie est le plus ancien mausolée royal antique d'Afrique du nord jusqu'au 2 aout 1830 date de la colonisation, le Maghreb tout entier a subit
une succession d’évènement ni l’Algérie ni le Maroc ne détiennent à eux seule cette très riche histoire qui est la nôtre celle des maghrébins authentique berbère .par conséquence ,le faite de de
se autoproclamé légitime ,chaque pays a le droit de revendiquer la part de l’autres ainsi les algériens sont en droit de réclamer Marrakech …pourquoi on a pas le droit ! N’est-il pas vrai que le
roi abdel moumen roi des almohades est berbère et alors les algériens ne le sont pas ?

Je vous souhaite une très bonne année, paix en Palestine inchallah


 





 


 



nado 31/12/2010 14:01



bonjour


effectivement over blog ne supporte pas les commentaires  préalablement mise en page  sur le word un vrai casse tête lorsqu'il s'agit de long commentaire qu'il nous oblige une
préparation de texte avant la  publication sur un blog.


 



Georges Stanechy 31/12/2010 10:46



 


@ nado


 


Reçu deux commentaires [2h49 & 4h15] avec la mention par le serveur : "pas de texte". En conséquence, il ne peut s'afficher.


 


Il doit s'agir d'un problème, déjà vécu avec d'autres lecteurs, provoqué par une opération "copier-coller" à partir d'une page de traitement de texte comportant un "bug". Vous pouvez le reprendre
à partir d'une autre page, ou l'envoyer directement à l'adresse "contact" en bas de page. En ce cas, il sera repris et affiché.


 


Cordialement


 


 



Georges Stanechy 16/12/2010 16:03



 


@ Thirga


 


Procédé vieux comme le monde : quand on n'apprécie pas le "message", on coupe la tête du "messager"... Les tyrans de Syracuse étaient réputés pour cette pratique.


 


Ceci étant, c'est un peu maigre, ou primitif, comme argumentation...


 


 


 


 



thirga 16/12/2010 15:27



Dites plutôt mirages destructeurs et mythes géopolitiques. Pour un valet du Roi, c'est une réussite! Bizarre que vos écrits ignore A/Krim El-Khetabi...



Noor 06/12/2010 18:07



Bonsoir Rita,


 


Je viens de relire ton com. Je ne suis pas d'accord avec toi quand tu simplifies la situation qui se passe en Irak et en Afghanistan, relis bien les articles de Georges sur le sujet, une guerre
s'est bien avec deux armées !elle est  où l'armée l'Irak/Afghanistan? Ca voudrait dire aussi que tu oublies aisément les réels responsables. Brefs, je te mettrais le lien demain je n'ai plus
le temps de le faire maintenant. rajoute à cette tuerie entre musulamans l'Afpak, c'est de leur fautes d'ailleurs faillait pas qu'ils soient musulmans !!!



Noor 06/12/2010 11:06



Bonjours Georges, et à vous tous,


Cher Abdelkader, si tu ne peux venir je viendrai à toi en espérant que je ferais mieux que l'été dernier! Rien ni personne ne pourra vous enlever à vous Algériens à vous marocains cet acceuil si
chaleureux qui nous manque cruellement ici, à Paris.



ritapitton 06/12/2010 09:29



Bonjour Georges , bonjour à tous,


Comme vous je rêve d'un grand Maghreb qui investirait dans le développement et pas dans l'armement pour se faire la guerre .


Eh oui ça me fait mal de voir les musulmans se battre entre eux J'ai vu avec désespoir ce que la guerre entre musulmans peut faire en Irak , en Afghanistan , au Maghreb etc


Et tout ça au profit des prédateurs !!Grrrrrrrrr


Amitiés Rita



Georges Stanechy 05/12/2010 18:06



 


 


 


Cher Abdelkader


 


Je n’ai pas considéré la "vivacité" de votre commentaire comme une : "algarade". Mais, comme l’expression d’une "émotion" face à l’évidence d’un immense gâchis, humain, matériel,
« historique », montré crûment, trop crûment peut-être, dans mon article…


 


Les faits, les rappels historiques, sont souvent cruels, par rapport à une réalité que l’irresponsabilité des dirigeants, à qui nos collectivités confient leur destin, nous impose par leurs
actes, dissimulés dans leurs propagandes.


 


Entre deux personnes, des échanges d’opinions, d’idées, d’expériences, peuvent conduire à l’incompréhension. Momentanée. Jamais au conflit, si elles sont ouvertes à « l’Autre ». C’est
votre cas et, aussi, le mien. C’est donc à une accolade fraternelle que nous a convié ce débat !...


 


Combien vous avez raison d’éviter les villes de nos continents, noyées de pluie et de froid !


 


Débordantes d’agitations, de pressions, de frénésies, marchandes ou mercantiles : préparez les « Fêtes » nous clame-t-on ! Comme si une « fête » était exclusivement
liée à la "consommation", cette addiction destinée à calmer fugitivement notre stress de citadin…


 


Passez l’hiver dans ce beau désert, paradis de la nature dans sa splendeur et sa sérénité !...


 


Nous ne manquerons pas un jour, Inch Allah, de venir visiter votre palmeraie d’Hassi F’hel pour contempler un coucher de soleil, en prenant un bon thé avec vous…


 


Amicalement


 



Georges Stanechy 05/12/2010 17:52



 


Bonsoir Noor


 


Merci de ton amical et positif commentaire !


 


Amicalement


 


 


 



Abdelkader DEHBI 05/12/2010 13:57



Cher Georges,


je prends acte de vos éclaircissements, en vous priant de pardonner ma petite algarade qui est partie toute seule après la lecture de l'article....


Chère Noor,


Vous avez tout résumé par vos deux vivats.... Le Grand Maghreb est hélas depuis plus de 35 ans, devenu l'ôtage de la stupide compétition "politicarde" algéro-marocaine autour de la question du
Sahara Occidental.


Je vous promets de vous faire signe si d'aventure j'allais à Paris, mais sûrement pas avant mars-avril parce que je suis arrivé à un âge vérérable où l'on préfère de loin, passer l'hiver sous le
soleil chaleureux des ergs et des reggs silencieux, que dans les crépuscules glacés des grandes avenues grouillantes, fussent-elles parisiennee...Notre ami Georges qui semble connaître ces
contrées, doit dûrement être de mon avis....


Amitiés à toute la famille de "A contre-courant" que je me ferais un plaisir d'accueillir, en groupe ou individuellement, à Hassi-F'Hel - à 110 kms au Sud de Ghardaïa, en direction de El Meniaâ
(ex El Goléa) - dans ma petite palmeraie.



Noor 04/12/2010 11:10



Bonjour Georges, et merci


Salam Abdelkader en espérant te  voir et t'entendre me raconter ta vie de résistant.


A  bientôt sur Paris inshaAllah!! Vivre l'Algérie!!! vive le Maroc!!



Georges Stanechy 03/12/2010 22:38



 


Cher Abdelkader


 


Merci de votre message, que j'ai réussi à récupérer sur la boîte mail et à publier sous votre nom. Nous avons pu ainsi contourner ce détestable problème technique de "texte vide", que nous ne
sommes pas encore arrivés à identifier !...


 


De deux choses l'une : soit vous m'avez mal lu, soit je me suis mal exprimé. J'opte pour la deuxième hypothèse. Alors, je souhaite être clair :


 


i) A aucun moment, je n'ai confondu, et ne saurais confondre, "peuple" et "gouvernement".


Je me permets de vous renvoyer à mon message précédent, n° 3, adressé à mon ami Chahid, où j'écris que je souhaite au Peuple Algérien, paix et prospérité dans la concorde avec ses voisins, "...
Peuple pour lequel on ne peut éprouver qu’estime et affection". D'autant plus, que j'ai des amis Algériens que j'ai toujours considérés avec fraternité, tout autant que mes amis
Marocains. Je suis convaincu que les deux peuples, avec les autres que vous mentionnez, ont pour communauté de destin d'être unis.


 


ii) Je suis un militant de la Paix, car j'ai trop vu et vois trop de souffrances causées par les guerres et violences stupides. Je pensais l'avoir exprimé dans mon article : la guerre du Sahara
Marocain est une guerre "fratricide" entretenue par les "grandes puissances". Au début dans le cadre de la Guerre Froide, à présent, sous une forme plus larvée, pour empêcher
l'édification du Grand Maghreb. Je dénonce d'ailleurs, dans mon message précédent, le "double jeu" de la France à ce sujet : "Diviser pour régner".


 


iii) Il se trouve que j'ai été témoin, direct, sur le terrain, catastrophé, de l'agression qu'a subie le Maroc à la suite de la "rétrocession" de son Sahara sous administration espagnole. Pour
moi, ce n'était pas le "peuple algérien" qui agressait le Maroc, mais une junte de généraux algériens "déglingués". Pour le plus grand bénéfice des marchands de canon.


 


Je sais que mon "témoignage" peut choquer, et passer pour partisan, parce qu'il ne correspond pas au matraquage de la propagande, du temps dela Guerre froide. S'il est partisan ou partial, il
n'est que celui d'un appel pour la Paix, la Compassion et l'Union. Je ne suis porteur d'aucun dogmatisme, ni d'idéologie.


 


iv) Les opérations de déstabilisation entreprises actuellement, par le gouvernement algérien avec notamment la "droite" espagnole, contre le Maroc, accompagnées d'incroyables campagnes
médiatiques diffamatoires, sont inadmissibles. Et, j'insiste : "imbéciles" et "criminelles" à l'encontre des deux peuples : Algérien et Marocain.


Car, c'est exactement ce que souhaitent, je l'écris dans mon article qu'il convient de lire jusqu'au bout, les puissances occidentales (la Guerre Froide étant terminée) pour que le Grand
Maghreb ne puisse pas se construire. Contribuant non seulement à susciter la haine, mais à freiner le développement de la région, obligée d'acheter des armes au lieu d'investir dans la
croissance...


 


v) La seule explication plausible pour tomber dans ce piège, en entretenant une "stratégie de la tension" est le souhait du gouvernement algérien de créer une diversion devant le mécontentement
de la population et devant la perspective alléchante (par ses commissions) d'avoir à gonfler encore les budgets militaires. Il faut que cela cesse, en instaurant la paix, l'amitié et la
solidarité.


 


vi) Je souhaite que l'Algérie réussisse, comme les Turcs viennent enfin d'y arriver, à être gouvernée par la "société civile" : les militaires ayant pour rôle non pas de gouverner, mais d'assurer
la paix.


 


vii) Et, pour terminer, je souhaite, ainsi que je l'ai écrit dans mon article, l'édification du Grand Maghreb, dans l'indépendance économique, technologique et politique, à l'égard des puissances
étrangères occidentales, ou pas. Comme la Turquie, le Brésil, le Venezuela, la Bolivie, etc., en donnent l'exemple...


 


Indépendance, en premier lieu, vis-à-vis des "intérêts" défendus par les gouvernements français successifs (de "droite" ou de "gauche"), qui ne sont pas pour autant les intérêts du "Peuple
Français"...


 


Amicalement


 


 


 


 


 


 


 


 



Abdelkébir DEHBI 03/12/2010 21:37



 


Cher Georges,


Je suis un citoyen algérien né au Maroc qui s’est toujours senti maghrébin dans la pleine acception du terme. Un algérien qui n’a jamais éprouvé le moindre aucun complexe à rendre haut et fort,
un juste hommage de reconnaissance au Peuple marocain frère, pour son aide inconditionnelle à la Révolution algérienne et au peuple algérien, entre 1954 et 1962, date de l’accession de mon pays à
l’indépendance.


 


Je fais partie d’un vaste mouvement d’opinion de « ras-le bol » – superbement ignoré du reste par les médias en Algérie et ailleurs – et existant certainement de l’autre coté de la frontière
entre nos deux pays dont les peuples souhaitent vivement qu’une solution politique juste soit trouvée pour le règlement définitif de ce véritable cancer qu’est le conflit du Sahara Occidental ;
un conflit datant depuis 35 ans et dont les conséquences catastrophiques essentielles peuvent se résumer en deux points :
1. – l’instauration entre nos deux peuples frères, d’un véritable glacis criminel que même le colonialisme n’avait pas réussi à instaurer ;
2. – la ruine de tous les efforts tendant à réaliser le rêve de nombreuses générations, celui de la constitution – ou reconstitution – d’un Grand Maghreb englobant d’Ouest en Est, la Mauritanie,
le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye.


 


Bien entendu, ce sont d’abord les dirigeants successifs de nos deux pays – l’Algérie et le Maroc – qui portent l’essentiel des responsabilités humaines, politiques et historiques de cette
situation tragique.


 


Mais cela n’exonère en rien, les responsabilités morales des pays occidentaux dans leur ensemble – et la France en particulier – qui ont déployé d’immenses moyens diplomatiques et matériels pour
saboter systématiquement toutes les volontés sincères des hommes politiques maghrébins à chaque étape qui pouvait paraître décisive pour amorcer la formation de ce Grand Maghreb. Et cela, depuis
la 1ère Conférence sur le Grand Maghreb, organisée à Tanger en 1958, en pleine Guerre de Libération de l’Algérie.


 


Et cet article semble procéder en droite ligne de cette détestable politique occidentale du « diviser pour régner » si chère aux anciennes puissances coloniales, même des décennies après la
décolonisation. Comme par une espèce d’« hystérésis », ce phénomène mémoriel connu dans l’étude du champ magnétique….
Fort de mes positions publiques connues depuis près de 20 ans de citoyen algérien militant des Droits de l’Homme, hostile à la junte militaire des « éradicateurs » criminels, qui ont foulé aux
pieds la volonté du peuple algérien en Janvier 1992 en s’emparant de la réalité du pouvoir, je me fais un devoir de vous dire combien je trouve en effet cet article injuste, pour ne pas dire
tendancieux, à l’égard de l’Algérie et de son peuple, profondément maghrébin, que vous feignez confondre avec ses dirigeants illégitimes actuels qui n’ont rien à envier à tant d’autres dirigeants
illégitimes de par le monde….


 


Il y a un « Maghreb des peuples », celui de l’unité, de la fraternité et de la solidarité ; comme il y un « Maghreb des gouvernants », celui des régimes félons et corrompus qui jouent contre les
intérêts de leurs propres peuples en recherchant la protection de puissances étrangères, à seule fin de rester au pouvoir.


 


C’est cela la terrible réalité.


 


 


 


 



Georges Stanechy 03/12/2010 13:47



 


Cher Abdelkader


 


L'administrateur du blog signale un commentaire sans texte venant de votre part. Il est donc impubliable


 


Apparemment, le problème technique perdure. ce que je regrette. Est-il possible de l'envoyer par un autre moyen ?...


 


Je vous suggère de l'envoyer sur mon mail en bas de page, je le recopierai et le publierai sous votre nom, afin de contourner cette difficulté technique.


 


Amicalement


 


 



Georges Stanechy 03/12/2010 13:39



 


Bonjour Cher Chahid


 


D’après un adage cynique : « Les peuples méritent leurs dirigeants ». En tout cas, pas le peuple Algérien qui, après des décennies d’une terrible colonisation, a traversé
avec héroïsme les horreurs d’une guerre de libération. Mais, comme souvent dans les mouvements révolutionnaires ou de libération, ses idéaux ont été détournés par ceux qui avaient entre leurs
mains les forces armées.


 


Avec ses immenses richesses, il méritait et il mérite, la prospérité et une intégration harmonieuse, solidaire avec ses voisins. Nous le souhaitons à ce Peuple pour lequel on ne peut éprouver
qu’estime et affection.


 


Comme tu le soulignes avec justesse, il doit se débarrasser de la dictature militaire qui non seulement l’opprime, entrave son développement, mais compromet le développement de toute la région.
Région, dont on estime qu’elle perd annuellement entre 2 et 3 % de progression du PIB du fait de l’absence d’un Grand Maghreb multipliant échanges et projets entre pays membres.


 


Le Maroc a évité la dictature militaire, en échappant de justesse à des coups d’Etat organisés par des généraux, avec le soutien de puissances étrangères (sinon, ils n’auraient pas bougé le petit
doigt…). Ce fut une des "barakas" du Maroc… L’Algérie n’a pas eu cette chance. A l’abri d’une image de « république populaire et socialiste » (anesthésiant toutes les “gauches”
européennes…), et de l’ambiance de la Guerre Froide, cette dictature de généraux s’est enracinée.


 


Il faut espérer pour l’Algérie une évolution semblable à celle de la Turquie. Après la révolution kémaliste, ce pays avait sombré dans une féroce dictature militaire sous couvert de laïcité et
autres mises en scène, en cheville avec les marchands de canon (surarmement démentiel…) et l’OTAN. Progressivement, avec les pires difficultés, la société civile a réussi à s’imposer. Et, encore
récemment, y-a-t-il eu des tentatives de certains milieux de l’armée pour revenir à ce qui a été pour eux une période faste…


 


La France porte une écrasante responsabilité sur ce plan. Alors que l’Algérie allait connaître une évolution semblable à celle de la Turquie, le processus des élections libres a été écrasé au
prétexte de "lutte contre l’islamisme et le terrorisme". Et, l’engrenage d’une des plus sanglantes et cyniques répressions s’est déclenché suivant les mécanismes parfaitement décrits par
Lounis Aggoun que je
cite dans mon précédent billet.


 


Moins pessimiste que toi, ou plus utopiste, je pense que vont se lever un jour, en Algérie et dans d’autres pays du Maghreb, une génération de leaders, civils ou militaires, à
la  Chavez, Moralès ou Erdogan, capables de faire évoluer les situations les plus bloquées.


 


Notons, au passage,  le double jeu de la France (avec ses copains de l’Empire) qui, d’un côté soutient le Maroc dans ses droits légitimes sur son Sahara, et de l’autre, la
dictature des généraux qui n’ont de cesse de l’attaquer…


 


Parfait exemple du : « Diviser pour régner ».


 


Amitiés


 


 



Noor 03/12/2010 13:38



Bonjours Georges,


J'enrage quand je lis  "Il est question avant tout de l'émancipation de la société algérienne qui est en retard par rapport aux voisins"!!


Société algérienne en retard sur les marocains basée sur un classement universitaire laissez moi rire...Monsieur Slimani et de quelle émancipation parlez vous?!  Emancipation pffff des
mini-jupes et de l'euro OUI.


L'émancipation est tellement  flagrante et approuvée au Maroc que chaque marocains(es) que vous croissez dans la rue, ne parle que de l'Europe et cherche par n'importe quel moyen de
fuir cette société marocaine si émancipée.



Chahid Slimani 02/12/2010 19:25



Bonsoir cher Georges


 


Voilà, tout est dit !


 


Le vrai drame de cette région qu’on appelle le Maghreb commence avec ce passage cinglant « investir dans l’armement
ce qu’on devrait affecter au développement », le reste est alors 30 années de gaspillage et de « conneries » d’un côté et de l’autre.


 


Le fantôme de Boumediene  qui a ruiné la région par manque de vision à long
terme et qui voulait disait-il « mettre un caillou dans les souliers du
Maroc pour le faire saigner et l’empêcher d’avancer », continue de hanter les esprits et flatter les penchants expansionnistes des
généraux algériens, parmi les plus corrompus de la planète. Mais je crois que c’est aux algériens de livrer leur « vraie bataille » avec leurs généraux, car au Maroc, comme tout le
monde sait, ce sont les civils qui dirigent les militaires, je crois que l’actuel roi a terminé le « processus » de « démilitarisation » de la société marocaine, en nommant un
civil à la tête des renseignements militaires et un autre à la tête de la Fédération de football, tout un symbole d’ailleurs.


 


Il est question avant tout de l’émancipation de la société civile algérienne qui est en retard par rapport aux
voisins.


 


Un indice révélateur parmi d’autres évidemment: l’Algérie est plus riche que le Maroc mais sa première université est
classée 3509e au niveau mondial alors que Cadi Ayyad University de Marrakech est classée 1359e, tout un fossé par rapport au contexte régional bien sûr.


 


Et pour ce qui est du Maroc, tu as raison cher Georges « Les “aides généreuses”, tout autant. Elles ont un coût
invisible et, encore plus, dévastateur. ». Mais quelle autre option pour le Maroc ? Tout l’argent et le « génie » algériens sont consacrés à un seul objectif sacré  « mettre chaque fois un caillou dans les souliers du Maroc » ! C’est le noyau autour duquel se forment les gouvernements et les élites algériens.
 


 


Je suis pessimiste quant à l’avenir de la région. Les généraux algériens sont de mauvais perdants, il faut s’attendre au
pire.


 


Maintenant, les impérialistes, les fascistes et criminels de guerre du parti populaire espagnol donnent des leçons au
Maghrébins. Une mascarade.


 


Amitiés