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Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

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Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 13:00

 

 

 

 

Pause Zen : Vers Maui...

 

Catch & Release ...

 

 

 

 

 

 

Published by Georges Stanechy - dans Cartes Postales
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:00

 

 

 

« J’ai l’impression d’être ridicule
Parmi eux complice

Parmi eux souteneur
Parmi eux égorgeur
Les mains effroyablement rouges
Du sang de leur ci-vi-li-sa-tion »

Léon-Gontran Damas  (1)

 

 

 

 

A coups de sabre, dans la même journée, les bourreaux du régime saoudien ont tranché la tête de 47 condamnés à mort.

 

Pourquoi s’en offusquer ?... Pratique favorite de notre allié et ami, dira-t-on.

Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition …

C’est ainsi que personne ne s’en est ému sous nos latitudes. Même pas nos zélés barytons et cantatrices des Droits de l’Homme. Laissant les protestations aux habitants de la région qui se sentiraient concernés…

Protestations et agitations n’ont pas manqué. Aussi bruyantes que violentes. Sur fond de gesticulations et ruptures diplomatiques musclées. Jusqu’à incendier ou bombarder des ambassades : saoudienne à Téhéran, iranienne à Sanaa au Yémen, etc. (2)
 

Nous savons que nos "démocraties" soutiennent sans faille cette tyrannie moyenâgeuse. Depuis sa création artificielle. "Ex nihilo", comme on disait dans le temps : à partir de rien… Notre propagande, devant ce qui commençait à faire désordre pour l’image de ce clan familial despotique, ne cesse donc de se répandre en doctes explications. Tentant de nous convaincre, combien ce ramassis de "princes", aussi sanguinaires que dépravés, agit selon les normes internationales en vigueur et dans la juste défense de ses légitimes intérêts.

 

Autrement dit, pour ne rien changer, voulant nous faire prendre un grille-pain à manivelle pour une imprimante laser.

 

D’après nos propagandistes, l’Arabie saoudite serait ainsi une puissance régionale en mesure de rivaliser dans une guerre à l’encontre de l’Iran... Ou encore, dans une martiale posture d’égal à égal vis-à-vis de son partenaire US, souhaitant assumer un rôle historique dans le destin, ou le "reformatage", de la région. Et, cerise sur le gateau de l'imposture : exerçant un magistère religieux sur l’ensemble des musulmans sunnites. Face aux méchants chiites, dans une guerre religieuse comparable à celle que notre continent a connue entre catholiques et protestants. Et, blablabla…

 

De quoi rire de ce charlatanisme informationnel, si le contexte n’était aussi dramatique…

Pour remettre les pendules à l’heure, et garder en mémoire que l’Arabie Saoudite n’est qu’un décor en carton-pâte animé par des polichinelles dont les ficelles sont tirées par les occidentaux, rappelons quelques points clés :

 

 

1.   Guillotiner l’Abbé Pierre ou Jaurès

Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition …

Parmi ces suppliciés, figurait un éminent religieux musulman d’obédience chiite, Nimr al-Nimr, accusé de "sédition" par les dirigeants saoudiens. Argumentaire complaisamment relayé par notre industrie de la désinformation en Occident, pour justifier cette exécution. Qui n’est, en fait, que l’assassinat d’un opposant, pacifique, non violent, mais redoutable pour les despotes en place par son influence morale et politique.

Exemple : Euronews (3). N’hésitant pas, en copié-collé de la rhétorique de l'extrême-droite US, à caricaturer, ou à noircir, cette personnalité aimée et respectée, pour son intelligence et son courage mais aussi pour sa quiétude et sa compassion, en employant tous les qualificatifs mensongers possibles. Jusqu’à le faire passer pour un fanatique agitateur à la solde de l’Iran… :
« … défendait la cause chiite… prêchant en 2011 en faveur d’une sécession de l’est de l’Arabie Saoudite et de sa fusion avec le royaume proche de Bahreïn, alors en ébullition, etc. ».

 

Ce qui est faux.

 

Dans la sphère francophone, un des rares portraits sérieusement documenté sur Nimr al-Nimr, a été esquissé par Salah Lamrani dans un article où il cite les passages essentiels de son célèbre discours du 7 octobre 2011, à la suite duquel il a été emprisonné et sauvagement torturé. (4) Si atrocement que les "autorités" ont refusé de rendre le corps à la famille. Certains "milieux bien informés" affirment qu'il serait, en fait, mort sous la torture...

 

Nimr al-Nimr était saoudien. Il n’avait même pas la double nationalité iranienne. Il n’a jamais prêché la sédition, n’a jamais prôné la séparation de sa province natale, Qatif, avec le reste du pays.

 

Rappelons que Qatif est située sur les rives du Golfe Persique, dans une province qui contient les plus grandes réserves de pétrole de l’Arabie Saoudite. Les chiites y sont persécutés par la minorité wahhabite au pouvoir (et non pas la majorité  sunnite), exclus en grande partie de tout emploi, notamment des postes de responsabilité, dans la fonction publique, les forces armées, et les sociétés pétrolières. Au point même qu’il est toujours refusé, à Qatif, la création d’une université, entre autres mesures de persécution, d’humiliation et d’oppression.

 

Nimr al-Nimr n'a, encore moins, encouragé la violence. Au contraire, sachant que le régime n'attend que ce prétexte pour déchaîner sa terreur.

 

Avec calme, une impressionnante sérénité, il dénonçait les atteintes systématiques à la dignité humaine, par ce régime policier, clan mafieux et "hyperviolent" au pouvoir, notamment l’emprisonnement arbitraire et la torture. Contre l’injustice sociale et économique. Rejoignant ces grandes figures courageuses, à l’exceptionnelle force morale, que nos sociétés de brutes génèrent, heureusement, de temps en temps : un Abbé Pierre ou un Jaurès en France, un Gandhi en Inde…

Son prestige était considérable, tant en Arabie Saoudite, que dans les autres pays du Golfe Persique et au-delà. Jusqu’au Pakistan, ou en Indonésie. Dans toutes les communautés musulmanes écrasées de spoliation, par des régimes corrompus au service de la prédation  des pays occidentaux.

 

Ce qui devenait intolérable pour les despotes saoudiens et leurs protecteurs occidentaux. Entendre les revendications présentées par Nimr al-Nimr les faisait trembler de rage :

« Nous avons trois revendications essentielles :

-  des réformes politiques dans le sens de plus de liberté et de dignité pour le peuple,

-  la libération des prisonniers politiques arrêtés pour leur simple participation à des manifestations, dont certains sont emprisonnés depuis plus de 16 ans,

-  et la fin de la répression au Bahreïn. »  (5)

 

D’autant plus qu’il les présentait non seulement au nom de la communauté chiite persécutée, mais aussi au nom de la majorité sunnite spoliée des richesses du pays par les "princes" wahhabites :

« Qui a prétendu que les chiites sont les seuls à être opprimés ?
Devrions-nous nous taire parce que nous ne sommes pas les seules victimes des arrestations et de la répression ?
Mais c’est pire encore !

En quoi cela serait-il une excuse (pour le régime) ?
Devrions-nous tolérer qu’ils arrêtent (injustement) des sunnites ? Sur quelle base ? Pourquoi arrêtent-ils ces milliers de personnes (sunnites et chiites) ?
Nous sommes tous victimes (de ce régime).

Où est l’argent, où sont les milliards ?
Le chômage, l’emprisonnement, le dénuement touchent toute la population…

Nous continuerons à réclamer les droits de tous les opprimés. » (6)

 

Que l’on comprenne bien le symbole et sa portée.

 

Que l’on mesure, par la même occasion, l’étendue du cynisme et de l’ignominie de nos gouvernements, avec leurs médias. Complices. Seuls, ceux "achetés", soudoyés, corrompus, par l'argent saoudien peuvent défendre, soutenir, promouvoir, un régime aussi abject.

 

Trancher la tête de Nimr al-Nimr c'est guillotiner l’Abbé Pierre ou Jaurès, pour "terrorisme" et "sédition"...

Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition …

2.  Une Chevauchée de Pillards

 

Les Saoud forment un clan familial, adepte de ce type de violence depuis des décennies. Ils se sont emparés de l’Arabie, qu’ils considèrent comme leur propriété familiale, par la sauvagerie. Ils la conservent par la terreur.

 

Bédouins du désert du Nejd, haut plateau quasi désertique, au centre de la péninsule arabique, hormis quelques oasis. Pendant des siècles la région était relativement prospère grâce à l'important trafic caravanier qui la traversait à longueur d’année. Le développement du transport maritime et la découverte de nouveaux continents provoquèrent, progressivement, la disparition de ce fructueux transport terrestre.

L’Histoire en témoigne… Le Prophète Mohamed (Mahomet, pour les ringards) trouva son premier CDI de l’époque dans une de ces florissantes sociétés de transport et de commerce caravaniers, dont le siège social était à La Mecque et le PDG une femme : Khadija Bint Khuwaylid… Elle devint sa  première épouse (en 595), sa première disciple dès le début de sa prédication, lui donna six enfants, et le laissa veuf après 25 ans de vie commune.

 

Pour compenser la perte de leurs ressources, les bédouins prirent pour habitude d’effecteur des raids, assortis de massacres et de pillages sur les oasis et les ports de la région. Divisés en clans rivaux, aussi mafieux que sanguinaires, ils s’entretuaient à intervalles réguliers pour la répartition des zones de pillage. L’Empire Ottoman occupa les côtes, succédant aux Portugais dans le Golfe Persique, et contint, tant bien que mal, ces pillards à l’intérieur du Nejd ; qui ne l’intéressait pas du fait de sa configuration désertique et son manque de ressources.

Le clivage, ou l’inconscient collectif, entre des bédouins incultes, vivant en vase clos, dans la frugalité et la violence du désert, et les populations côtières du Golfe Persique ouvertes au monde extérieur, aux fructueux échanges avec d’autres nations, marque fortement l’évolution historique de la péninsule arabique. Souvent d’intrépides navigateurs, leurs habitants ouvrirent des comptoirs sur toutes les côtes de l’Océan indien. Comme Oman, avec son implantation à Zanzibar ; carrefour de son commerce d’épices, le clou de girofle en particulier.

 

En 1727, les Saoud réussirent enfin à exterminer les clans rivaux et devenir seuls maîtres des lieux. Dariya, près de la capitale actuelle Riyad, devint leur fief.  Pressentant le déclin de l’empire Ottoman, les Saoud décidèrent de prendre sa place en Arabie. Cette expansion à partir du désert du Nejd ne pouvait se justifier, comme toute conquête, qu’habillée d’une idéologie.

 

Un prédicateur illuminé, ou un tartufe sans foi ni loi assurent certains, Mohammed ben Abdelwahhab, la leur fournit sur un plateau : "le retour" à une pratique "fondamentaliste" de l’Islam. Où puritanisme, rigorisme, farouche opposition à toute innovation ou réflexion, forment une bouillie similaire à celle du prêcheur dominicain  Savonarole, qui plongea Florence dans la terreur au XV° siècle…

 

Ainsi fut créé le "Wahhabisme", par une alliance officielle avec les Saoud en 1744. Secte ultraviolente, qui devint la religion officielle du régime, n’ayant qu’un lointain rapport avec l'Islam vécu par ses deux grandes obédiences : Sunnisme et Chiisme. (7)

 

Les Ottoman, en difficulté, donnant la priorité à leurs intérêts en méditerranée et sur le continent européen, allégeaient leurs garnisons dans le Golfe Persique, laissant des cités quasiment sans défense, du fait qu'ils interdisaient aux populations locales d'avoir équipement et entraînement militaires. Tendance qui s’accéléra avec leur rapide déclin au début du XX° siècle.

 

Aidés des britanniques "par l'odeur du pétrole alléchés", ce fut alors la ruée des Saoud prônant "l’union de l’Arabie", dans une sauvagerie indescriptible. Destinée à épouvanter ceux qui prétendraient résister. Des villes entières ont été pillées, les hommes massacrés, femmes et enfants emmenés en esclavage, comme à Taëf au Hedjaz en 1803.

 

Entre 1901 et 1932, outre 40.000 exécutions publiques et 350.000 amputations, cette "réunification" aurait provoqué au moins 500.000 morts ; chiffre plus que considérable, pour des régions faiblement peuplées. (8)

 

Suite à cette avalanche de sang et d’horreurs, l’union de l’Arabie est réalisée. Prenant le nom du clan Saoud, pour bien officialiser "l’acte de propriété" de la possession familiale, "l’Arabie Saoudite" est fondée le 22 septembre 1932, avec pour premier roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud ; plus connu sous le nom Ibn Saoud.

 

Irak, Syrie, Yémen, "sabrés" par les Saoud - Dessin d'Arjomandnia primé dans un concours

Irak, Syrie, Yémen, "sabrés" par les Saoud - Dessin d'Arjomandnia primé dans un concours

3.  La Caverne d'Ali Baba des Ferrailleurs

 

Au XX° siècle, on assistait donc à la création d’une féroce féodalité architecturée sur un clan familial et une théocratie. Constituée dans la terreur et la spoliation des ressources du pays,  au seul profit d’une famille. Sur fond d’effondrement de l’Empire Ottoman, dépecé par les puissances victorieuses de la 1ere guerre mondiale ; les Turcs ayant eu la malencontreuse idée de s’allier aux Allemands.

 

Ce fut le Traité de Sèvres du 10 août 1920, révisé par le Traité de Lausanne du 24 juillet 1923. La Grande-Bretagne prenait l’Irak et ses champs de pétrole, la Jordanie et la Palestine. Les autres champs pétrolifères du Golfe Persique, sous l’administration directe des compagnies pétrolières anglo-américaines, étaient érigés en protectorats de micro-Etats artificiellement créés, dont "l’indépendance théorique" fut tardive : Koweït (19 juin 1961), Bahreïn (15 août 1971), Qatar (3 septembre 1971), Emirats Arabes Unis (2 décembre 1971).

 

Pas de pétrole pour la France, les britanniques s’y opposant habilement, mais un lot de consolation : la "Grande Syrie" dont la province la plus riche, à l’époque, était le Liban !… De quoi satisfaire l’ego déjanté de nos traîneurs de sabre se prenant pour des Templiers, au temps des Croisades...

 

Dans ce contexte, le Régime Saoudien ne pouvait monopoliser à son seul avantage les colossales richesses pétrolières de la région dont il s’était emparé par la force. Une telle aberration historique et géopolitique n'avait de chance de survie que si elle s’intégrait dans un rapport mafieux multinational.

 

Tout comme le "silence", une "protection" s’achète. D’ordinaire, quelle que soit la nature du "trafic", spoliation criminelle, ou source de revenu facile, une mafia locale ou internationale l’assure. L'essentiel étant que tout le monde y trouve son compte.

 

Grosso modo, le modèle économique ou le "business plan" mafieux s’appliquant à "une boutique" ou à un "business" (suivant les cas : armes, drogue, voitures volées, discothèque, contrebande, prostitution, blanchiment d’argent, évasion fiscale, exploitations minières clandestines, et autres "fontaines à cash"…) repose sur une répartition égale des revenus. En trois volets : 1/3 pour les poches du tenancier de la boutique, 1/3 pour le fonctionnement de la boutique et 1/3 pour les protecteurs de la boutique.

 

Les rapports internationaux, les occupations de pays par des puissances étrangères, sont régis par cette règle. Souvent, si ce n'est "toujours", avec l’aide d’authentiques mafieux.

 

Un exemple ?...

 

Lisez le livre passionnant (20 ans de recherches…) de David Kaplan et Alec Dubro, "Yakuza – La Mafia Japonaise" : l’occupation américaine au Japon et en Corée du Sud s’est réalisée en étroite collaboration avec les mafias locales. Dont les représentants sont au pouvoir... Tout particulièrement, dans le cadre de la Guerre Froide, pour briser grèves, revendications sociales et exigences d'élections libres (non truquées…), etc. (9)

 

Cette "protection" fut instaurée le 14 février 1945, sous forme d’un accord entre les USA et les Saoud, connu sous le nom de Pacte du Quincy. La Grande-Bretagne, affaiblie par la deuxième guerre mondiale, empêtrée dans les problèmes de liquidation de son Empire, avec le soulèvement de l’Inde, leur avait passé la main sur l’Arabie Saoudite.

 

Officiellement, il s’agissait de l’échange d’une protection militaire des occidentaux, et plus particulièrement des USA, contre un "accès" aux immenses ressources pétrolières  du pays.

 

En fait, cette "protection-racket" avait des ramifications, un engrenage, une finalité, beaucoup plus complexes et profonds, en termes géopolitiques pour la région que le simple prétexte énoncé. L’observation des évolutions socio-économiques, depuis la signature de cet accord, en éclaire les composantes réelles. Car, la stratégie des occidentaux était rigoureusement circonscrite.

Une comparaison, pour comprendre les subtilités de cette mécanique…

 

A la suite de leur échec pour s’emparer de la Corée du nord, au lendemain de la 2eme guerre mondiale, les USA avaient décidé d’ériger la Corée du sud en vitrine du merveilleux "Libéralisme Economique". Face, non seulement, à la Corée du nord, mais surtout à la Chine de Mao. Les Philippines, par exemple, trop éloignées du balcon chinois, n’ont pas eu ce privilège et sont restés plongées dans la misère, en dépit de ce même "Libéralisme Economique" qui en assure la gestion depuis des siècles…

 

La Corée du sud (aujourd’hui 50 millions d’habitants), entièrement détruite à la fin de la guerre dite "de Corée" en 1953, sans aucune ressource au départ, devint en peu de temps, grâce à des investissements massifs, un géant, un "dragon", de la croissance économique. Rien à voir avec la vulgate destinée aux imbéciles heureux croyant en la miraculeuse "main invisible du marché et de l’esprit d’entreprise"…

 

D’abord dans l’industrie lourde : sidérurgie, construction automobile, énormes chantiers navals (1er rang mondial pour la construction navale), tout particulièrement. Ensuite, dans les nouvelles technologies : électronique grand public, informatique, télécommunications, etc.
 

Pas question d’appliquer ce modèle pour le Moyen-Orient !...

 

Au contraire, l’objectif premier était qu'aucune puissance industrielle, économique, technologique, et donc militaire, ne puisse émerger ; et, affirmer potentiellement la moindre velléité d’indépendance par rapport au projet colonial occidental. Les énormes flux financiers, générés par l’exploitation du sous-sol de l’Arabie, ne devaient surtout pas être réinvestis dans la région.

 

En conséquence, le Pacte du Quincy s’articulait sur l’instauration d’un modèle de « Non Développement » au Moyen-Orient.

 

Amplifié par d'incessantes opérations de "déstabilisation", de guerres suscitées, civiles ou entre voisins, voire de "chaos" entretenus. Un des effets collatéraux majeur, et voulu, étant d'en "casser" la croissance démographique. Le tout camouflé, ou justifié, sur le plan idéologique, par une propagande systématique, méthodique, permanente, centrée sur « l’islamophobie ».

 

De fait, en contrepartie de la protection militaire des USA et de leur suzeraineté sur l’Arabie Saoudite, les engagements réciproques deviennent évidents. Une dizaine peuvent être recensés, parmi les fondamentaux :
 

i)  Mise à disposition de l’intégralité des ressources en hydrocarbures du pays au profit des compagnies pétrolières américaines, et accessoirement d’autres intervenants agréés par les USA : quantités à extraire, à stocker, à commercialiser (ventes obligatoirement en dollars); fixation des cours selon les intérêts stratégiques occidentaux (variable d’ajustement pour contrer ceux de la Russie ou de la Chine, etc.).

ii)  Affectation des recettes du pétrole, en priorité, dans le circuit financier occidental (pétrodollars) : investissements, selon les exigences du moment, sur les marchés boursiers, Bons du Trésor, placements immobiliers, marchés de l’Art et du Luxe, en général.

iii)  Limitation des investissements dans le pays aux infrastructures d’extraction, de transport et d’expédition des hydrocarbures ; de leur gestion et de leur maintenance. Industries locales strictement limitées aux productions agro-alimentaires.

iv)  Interdiction de tout investissement dans les pays de la région pouvant contribuer à la création d’une industrie "lourde" ("industrialisante", dans le jargon économiste) ou de transformation, au développement d’activités de recherches ou industrielles dans les hautes technologies.

Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition …

v) Les USA, et leurs auxiliaires, s’interdisent toute immixtion dans les affaires intérieures du régime. Acceptant ainsi un totalitarisme officiel : aucun système électoral, ni parti politique, ni presse indépendante, ni liberté d’opinion et d’expression.

vi)  Les USA, et leurs auxiliaires, déterminent la politique et les relations extérieures de l’Arabie Saoudite, tant commerciales que diplomatiques.

vii)  Hors "police politique ou religieuse" intérieure, tous les services spéciaux, ainsi que les forces armées dans leur ensemble avec leurs budgets, sont supervisés et encadrés par les USA.

viii)  L’Arabie Saoudite met à la disposition des services spéciaux des USA, sur simple notification, les fonds nécessaires à toutes opérations spéciales dans la région.

ix)  L’Arabie Saoudite s’engage à participer, sous forme financière principalement, aux opérations de déstabilisation ou de renversement des « régimes » dans la région, décidées par les USA et leurs auxiliaires.

x)  Les achats annuels de la défense nationale de l’Arabie Saoudite sous forme d’armes et d’équipements, terrestres, maritimes et aéronautiques, seront effectués selon les programmes élaborés par les USA, y compris les quotas alloués à leurs auxiliaires. Avec interdiction de la création d’une industrie autonome, ou nationale, d’armement.

 

Mission accomplie...

 

Les Saoud ont financé avec application, détermination, tous les "chaos" possibles dans les pays musulmans ; jusqu'au Pakistan et en Indonésie.

 

Leur servilité à l'égard de l'Occident, tout spécialement de l'extrême-droite américaine raciste et colonialiste, et leur capacité de nuisance ont parfaitemment réussi : en termes de puissance industrielle, technologique et commerciale, exception faite de l'Iran, le Moyen-Orient n'arrive pas à la cheville de la Corée du sud...

 

Pour compenser cette réalité, reste le "shopping" des gadgets militaires !...

 

Le Régime Saoudien empile donc les armements par milliards de dollars, à ne plus savoir qu’en faire. Une fois le suzerain rassasié, ce sont ses auxiliaires qui viennent faire la queue pour recevoir leur obole, sous forme de contrats d’armement  en milliards de dollars (avec pour objectif primordial : les royales "commissions" dans les paradis fiscaux pour nos marchands de canon, financiers et politiciens...), ajustée selon les injonctions du maître.

 

D’après les chiffres officiels, l’Arabie Saoudite dépense annuellement entre 80 et 100 milliards de dollars en contrats d’armement. Pour ce pays de 30 millions d'habitants, cela représente le budget annuel de la Russie. Ou, plus des 2/3 du budget militaire de la Chine (216,4 $ US milliards en 2014) avec ses 1,4 milliards d’habitants. En pourcentage du PIB par habitant, il représente le plus important du monde : 10,4 %, contre 2,06 % pour la Chine (source SIPRI).

 

Quand on sait que ce régime, détesté de son peuple, à l'exemple des autres pétromonarchies, ne fait appel, à part les hommes de son clan, qu’à des mercenaires pour tous les postes de responsabilité de ses forces armées, y compris les pilotes de ses avions de combat…

 

Les Saoud, une force militaire, une "grande puissance" régionale, le "leadership" du Moyen-Orient ?...

 

N'importe quoi.

Des sybarites avachis sur un tas de ferraille.

KSA - Kingdom of Saudi Arabia - Le Régime Saoudien face à l'Iran...

KSA - Kingdom of Saudi Arabia - Le Régime Saoudien face à l'Iran...

4.  La Tartuferie Fanatisée

 

Détestés de leur peuple, les Saoud sont tout autant méprisés par l’ensemble des musulmans dans le monde, arabes et non arabes, Sunnites et Chiites. Sans exception.

 

Le wahhabisme, qu’ils ont imposé en tant que religion officielle de l’Arabie Saoudite n’est qu’une dérive sectaire, obscurantiste, de l’Islam. Tout musulman "authentique" la rejette sans hésitation.

 

La propagande internationale qu’ils financent, et les prêcheurs qu'ils achètent, en déversant des dizaines de millions de dollars, veulent faire croire qu’ils représentent le Sunnisme ; la majorité des musulmans dont ils assureraient la protection et l’autorité religieuse, le magistère. Le chercheur britannique Charles Allen estime que les Saoud ont investi, depuis 1979, plus de 70 milliards de dollars dans la diffusion de cette arnaque. (10)

 

Opération de désinformation similaire à celle constatée, à plus petite échelle, pour le bouddhisme : médias et officines de Relations Publiques s’acharnant à nous présenter le Dalaï-lama en "pape" de cette religion. Alors qu’il n'est reconnu que par, tout au plus, un minuscule 1% des bouddhistes de la planète...

 

Les musulmans rejettent la tartuferie fanatisée de cette « petite caste aux dents longues, avide et vorace », pour paraphraser Frantz Fanon (11), aux portefeuilles boursiers équivalents aux PNB de dizaines de pays, aux multiples résidences en forme de palais, se vautrant dans les plus grands yachts du monde.

 

Deux fourberies, tragiques, colossales, perverses, ne leur sont pas, et ne leur seront jamais, pardonnées par les croyants musulmans, et même par les non musulmans :

 

=>   La Destruction des Lieux Saints de l’Islam

 

S’autoproclamant "Gardiens des Lieux Saints de l’Islam", les Saoud n’ont cessé au contraire de les détruire et supprimer depuis des années. A croire qu'ils agissent docilement sur injonction des pires paranoïaques "islamophobes" de l'extrême-droite US, et occidentale en général, tellement le niveau de dévastation est sidérant...

 

Entre 1985 et 2014, plus de 98% des sites et vestiges historiques, remontant à la fondation de l’Islam et de ce fait appartenant au patrimoine de  l’Humanité, ont été rasés !... (12)

 

Dans le silence de "La Communauté Internationale"... L'UNESCO, luxueuse organisation de l'ONU habituellement si vigilante sur la préservation des patrimoines culturels sur la planète, garde son bec hermétiquement clos...

 

Ces centaines de destructions de sites liés à "l’Islam précoce" sont accomplies au nom de la "pureté" de la religion. (13) En fait, pour de sordides opérations immobilières de luxe, permettant de mirobolantes plus-values pour leurs promoteurs.

 

Un ravage dans les villes saintes de La Mecque et de Médine : mosquées des premiers temps de l’Islam, tombes ou mausolées des disciples et compagnons du Prophète, cimetières des premières communautés musulmanes, maisons natales des proches du Prophète, etc.

 

Quelques exemples : la maison historique de l’oncle du Prophète, appelé Hamza (au rôle fondamental lors des premiers temps difficiles de l’Islam), a été passée au bulldozer pour construire un hôtel. Un autre hôtel (Hilton) a été construit sur l‘emplacement de la maison du premier, et vénéré, calife Abou Bakr. La maison de la première épouse du Prophète que j'ai évoquée, Khadija, a été détruite pour y construire des toilettes publiques… (14)

 

Liste interminable...

 

Atterrant. Dans cette folie destructrice, figurent en "projet" tous les vestiges et lieux liés au Prophète lui-même...

 

Le site le plus saint de l’Islam, la Kaaba, est à présent surplombé d’un des ensembles de gratte-ciels les plus hauts du monde, dont le Mecca Royal Clock Tower (601 mètres de haut). Avec 5 étages de galeries marchandes, hôtels et résidences de grand luxe, garages, parkings, etc.
 

Illustration des délires du "puritanisme religieux"…

 

Ou, de la tartuferie en béton d’une bande de voyous.

 

Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition …

=>  L’incitation à la guerre religieuse entre Sunnites et Chiites

 

Comment considérer une seule seconde que ces Saoud soient des musulmans ?...

 

M. Jarman l’a courageusement (son livre édité n’a trouvé en France aucune librairie pour le proposer à la vente…) écrit  (15) :

 « Les wahhabites sont à la fois une dynastie théocratique et une secte politico-religieuse. Pour eux « la raison d’État » l’emporte sur le Livre d’Allah et la Tradition de Son Prophète, cela quel que soit le nombre et l’herméneutique des versets dénigrant leur comportement, le nombre et le degré de fiabilité des hadiths les contredisant ».

 

Non seulement ils trahissent, détruisent, les fondements de la religion, mais ils se positionnent au cœur, par leur capacité de financement, d’une opération de manipulation d’ampleur considérable. Au coût humain et psychologique effroyable.

 

 Un des axes majeurs de la propagande occidentale pour assurer sa mainmise coloniale sur le Moyen-Orient est, dans une stratégie plus globale du « chaos » organisé et entretenu avec changement de régime, la création artificielle d’un conflit entre Sunnites et Chiites. Leurs services spéciaux faisant sauter des mosquées ou lieux de pèlerinage, fréquentés par l’une et l’autre obédience, pour attiser des conflits interreligieux. Comme on le constate en Irak et en Syrie. Collatéralement, les différentes communautés chrétiennes sont elles-mêmes l’enjeu de ces opérations spéciales et criminelles.

 

Or, sunnites et chiites se rejoignent dans le respect des croyances de chacun, comme le font protestants et catholiques sur d’autres continents. Tous, rejetant cette propagande mensongère, organisée par les occidentaux, assortie de tueries et de massacres par leurs commandos, et financée par les Saoud.

 

Retenons deux témoignages, sur des milliers. Qui, bien entendu, ne sont jamais portés à la connaissance des opinions publiques occidentales.

 

En premier, écoutons, avec respect et émotion, les propos du saoudien Chiite Nimr al-Nimr avant sa décapitation, s’adressant aux Saoud (16) :
 « Nous ne voyons aucun problème entre les sunnites ou les chiites, entre les différents pays sunnites et l’Iran.

Le seul problème c’est vous, et vous vous moquez du monde [en instrumentalisant cette prétendue rivalité sectaire].
Il n’y a pas de problèmes entre les sunnites et les chiites, ce ne sont que des mensonges et des falsifications dont vous vous servez pour tromper les ignorants d’entre vos partisans et les brutes qui se prétendent ‘salafistes’ :

- les ‘salafistes’ de Nayef,

- les ‘salafistes’ des Saoud, qui n’accordent aucune considération à la religion,

- le ‘salafisme’ qui se base sur le meurtre, le viol de l’honneur, la trahison, le collaborationnisme avec les Etats-Unis, tel est leur ‘salafisme’.

Tels sont les Saoud. »

 

Le deuxième, une des grandes autorités religieuses Sunnite, mondialement connu (vivant actuellement en Malaisie, auteur de nombreux ouvrages il participe à des conférences dans de multiples pays), Imran Nazar Hosein.

 

Cette sommité de l’Islam, qui n’hésite pas à dénoncer le manque de courage des  "notables musulmans" en Occident tétanisés de peur face aux campagnes islamophobes, a toujours dénoncé la manipulation d’un conflit entre Chiites et Sunnites, et œuvré en permanence pour un renforcement de leur solidarité face à l’obscurantisme de la secte wahhabite.

 

Dans une vidéo (minute 6.23), il le déclare avec force en parlant des Saoud (17) :
« Ils sont des traîtres.

Ils sont des traîtres envers l’Islam.

Je suis impatient de voir le jour où ils retourneront à la poubelle (garbage bin) d’où ils n’auraient jamais dû sortir. »

 

 

Le "Régime Saoudien" ?... Une kleptocratie en décomposition.


Mais, "avant de regarder la paille dans l’œil du voisin"…

 

Somme toute : ce régime, aussi sanguinaire que dépravé, n’est-il pas, en miroir, dans un "qui se ressemble s’assemble", le reflet de nos propres oligarchies prédatrices et liberticides en Occident ?...

Une rue de nos riches pays occidentaux en Janvier 2016 (parmi d'autres : Londres)

Une rue de nos riches pays occidentaux en Janvier 2016 (parmi d'autres : Londres)

1.  Léon-Gontran Damas, "Pigments", Présence Africaine, 1962, pp. 39-40
2.  En bombardant l’ambassade d’Iran à Sanaa (capitale du Yémen), les avions de la "coalition saoudienne" (les pilotes sont tous des mercenaires), qui dévastent le Yémen depuis près de 10 mois, ont pratiqué la même méthode que l’OTAN bombardant l’ambassade de Chine à Belgrade ; lors du chaos organisé pour provoquer l’éclatement de la Yougoslavie…
3.  Chiites et Sunnite, iraniens et Saoudiens : la fracture, Euronews, 5 janvier 2016,
https://fr.news.yahoo.com/video/chiites-et-sunnites-iraniens-et-185455606.html
4.  Salah Lamrani, Exécution de Nimr al-Nimr, Arabie Saoudite et Iran : conflits religieux ou politiques ?, 4 janvier 2016,
http://sayed7asan.blogspot.fr/2016/01/execution-dun-clerc-chiite-en-arabie.html
5.  Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
6.  Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
7.  Pour ceux qui voudraient franchir le barrage de la désinformation ambiante répandue par les charlatans de "l’arc chiite contre l’arc sunnite", et comprendre ce qu’est le Chiisme (des abrutis, autoproclamés "islamologues" dans nos médias, vont jusqu'à prétendre que "le Chiisme n'a rien à voir avec l'Islam"...), je recommande la lecture de l’ouvrage fondamental du philosophe Henry Corbin (il l'a étudié pendant 40 ans...) publiée en 4 volumes :
En Islam Iranien: aspects spirituels et philosophiques, Gallimard, 1978, 2e édition.
8.  Laurent Murawiec, L’Arabie saoudite : un businesse familial, L’Histoire, n° 286, avril 2004, pp. 18-19.
9.  David Kaplan & Alec Dubro, Yakuza – La Mafia Japonaise, Editions Philippe Picquier, 2002.

11.  Pierre Bouvier, Aimé Césaire & Frantz Fanon - Portraits de Décolonisés, Editions Les Belles Lettres, 2010, p. 180.
12.  Carla Power, Saudi Arabia Bulldozes over its Heritage, Time, 14 novembre 2014,
http://time.com/3584585/saudi-arabia-bulldozes-over-its-heritage/

13.  Destruction de sites liés à l’Islam précoce, https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_sites_li%C3%A9s_%C3%A0_l'Islam_pr%C3%A9coce
14.  Ziauddin Sardar, The Destruction of Mecca, The New York Times, 30 septembre 2014,
http://www.nytimes.com/2014/10/01/opinion/the-destruction-of-mecca.html?_r=0

15.  M. Jarman, La vérité sur les salafites depuis Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb à Nâsir ad-Dîn al-Albânî, Conseil Islamique de France C.I.S, (122 pages), téléchargeable gratuitement en format pdf :
https://ecolehanafite.files.wordpress.com/2015/02/at-tawhid-net-la-verite_sur_les_salafites-derniere-version.pdf
16.  Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
17.  Imran Hosein, vidéo / Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=eulfGcEeS_4, mn 6.23

 

 

 

 

 

5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 18:23

 

 

 

 

 

 

Un éclat de rire, en forme de premier billet de l'année !...

 

Pour conjurer la tristesse de voir mon pays, écrasé par l'humiliante servitude de son oligarchie corrompue de rapacité, sombrer dans le ridicule...

 

Le symbole de notre Nation n'étant plus la royale Fleur de Lys, ou l'Aigle impérial. Encore moins, Gavroche sur les barricades. Non.

 

Mais, à présent : un "Flan". Personnification de la fonction présidentielle.

 

"Flanby"...

 

Pour l'anecdote, s'agissant d'un "flan", son nom ne prend pas de "m". Il fut inspiré, dit-on, par le mot anglophone, illustrant notre obséquieuse vassalité au Congrès US : "flabby".

 

Oui. Représentant l'implacable réalité de l'imbécile arrogance de notre caste au pouvoir.

 

"Flabby", en français : "flasque"...

Sereine Dégustation d'un Flanby...

Géniale caricature de Stoll

 

 

Prochain billet :

"Régime Saoudien : Kleptocratie en Décomposition"...

 

 

 

 

 

 

 

1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 04:00

 

 

 

"C'est en raison de ceux qui sont sans espoir que l'espérance nous est donnée."

Walter Benjamin

 

 

 

 

 

Mes Meilleurs Vœux à Tous

 

et

 

Mes Amitiés à Chacun !...

 

 

Bonne  Année  2016 !...

 

 

 

 

Illustration de l'artiste Iranien Mahmood Nazari

 

 

 

 

 

Published by Georges Stanechy - dans Cartes Postales
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 04:00

 

 

 

« Ne nous décourageons pas, même en une époque aussi décevante.

Il faut continuer à dénoncer et combattre l’injustice.

Le monde ne guérira pas tout seul. »

Eric Hobsbawn

 

 

 

Noël…

 

En cette célébration de la naissance de Jésus, devenue la "Fête des Enfants"…

 

Sans se vouloir rabat-joie formulons, comme chaque année dans ce blog, au moins une pensée pour tous ces innocents, naissant, grandissant, survivant, blessés, traumatisés, quand ils ne sont pas tués, brûlés vifs ou enterrés vivants sous les bombes, des pays en guerre.

 

Sous nos yeux.

 

Au Moyen-Orient, tout particulièrement.

 

Premières victimes de la folie sanguinaire de nos dirigeants, délirants de rêves coloniaux, d’hégémonie impériale. Psychopathes en col blanc et cravate bleue (couleur photogénique à la TV…), "tueurs en série", cyniques adeptes des crimes de masse et des "destructions massives" au nom de La Bonne Conscience. N’ayant de cesse de raser des pays entiers dans les massacres, ruines et pillages.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

« Aimez votre Prochain ! », ne cessait de prêcher Jésus. « Soyez solidaires, dans la charité, le don de soi et le respect mutuel ! »...

En Occident, nos oligarchies, fascisées, racistes, fanatisées, spoliatrices, demeurent réfractaires à ce discours.

 

Qu’importe !...

 

Massacreurs et prédateurs, des Peuples et Nations qui souhaitent vivres libres du choix de leurs destins et maîtres de leurs ressources, ne triompheront pas. Ne nous décourageons pas, souhaitons, avec eux, La Paix sur notre planète. Même si son cheminement est aussi laborieux qu'hasardeux...

 

La roue tourne, et l’Orient nous montre la voie, nous donne l’exemple.

 

Une magnifique illustration : à Damas.

 

Sous les bombes et attentats aveugles des mercenaires de l’OTAN, le Président de la Syrie et son épouse viennent assister, en ce mois de décembre, aux préparatifs de la messe de la Nativité dans l’église orthodoxe Notre-Dame de Damas.

 

Cet acte est d'autant plus chargé de sens, ou de force symbolique, que le hasard des calendriers, chrétien et musulman, fait coïncider, cette année, la célébration de la Naissance de Jésus et du Prophète Mohamed ("Mahomet" pour les ringards) quasiment le même jour. Le "Mouloud" étant célébré le 24 décembre au Maghreb (le 23, en Syrie comme en France), et la Noël le 25 décembre dans la chrétienté. Rappelons que Jésus, Aïssa en arabe, est honoré chez les musulmans comme un des grands prophètes de "La Révélation". Et sa mère, Marie, comme une sainte dont une sourate du Coran porte le nom (sourate 19, intitulée "Maryam", aux 98 versets).

 

Regardez ces photos et les vidéos qui les accompagnent, prises à partir de téléphones portables… Elles ont fait le tour du monde, reprises par agences de presse et médias. Sauf, bien sûr, dans les pays de l'OTAN : occultées, censurées, pour ne pas être en ligne avec la désinformation imposée. Hormis quelques médias "alternatifs" ou de "réinformation" ; entre autres : Réseau International et Chaos Contrôlé.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

En jeans, venu rendre visite à leurs concitoyens chrétiens avec simplicité et déférence, le couple présidentiel accueilli avec joie et affection par les membres de cette paroisse. Dans les vidéos, on peut entendre les vivats de l'assistance et de la chorale.

 

Notons-le, encore une fois, en dépit du matraquage de notre propagande. Jamais le couple présidentiel syrien n’a été aussi admiré et aimé de ses concitoyens. Tous les observateurs en témoignent dont, quelques jours à peine, le géopolitologue écossais Steven MacMillan.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

Intolérable pour nos castes au pouvoir en Occident, détestées, méprisées, dans le détournement, la captation de nos institutions et de notre richesse nationale, qui ne peuvent supporter ce couple s’opposant à leurs voracités mégalomaniaques de pillage, d’asservissement, de destruction, de souffrance et de mort.

 

Couple emblématique, porteur, incarnation, inébranlable, de ces "Valeurs Universelles" que les spoliateurs occidentaux veulent détruire, dans la région : liberté, droit des peuples à décider de leur propre destin, tolérance, cohabitation respectueuse entre les croyances.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

Et au-delà : la spiritualité, et le sens à donner à notre vie.

 

Car, un être humain ne se réduit pas à un "consommateur" hébété, transformé en mouton ; si ce n’est en serf ou, bientôt, en "robot-humanoïde" inculte de désinformation et abruti de divertissements débiles.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

Madame Asma al-Assad, musulmane sunnite, aux côtés de son mari, musulman chiite de rite alaouite, assis au milieu des chrétiens ; sereins, écoutant la chorale chanter un hymne à La Paix "entre les Hommes de Bonne Volonté", pour reprendre l’expression des Evangiles.

Noël : Paix en Syrie et sur La Terre…

L’Espérance est une Force.

 

Invincible, face aux fanatismes mortifères.

 

 

 

 

 

-   Dessin de l’artiste Iranien : Effat Amjadi

-   Source :  Bashar al Assad à l’Eglise Notre Dame de Damas, 18 décembre 2015,
http://dimpenews.com/2015/12/18/bashar-al-assad-a-l%CE%84eglise-notre-dame-de-damas/

-   Merci à Aline de Diéguez pour le lien.

 

 

15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 20:00

 

 

« Je sais qu’on n’y gagne rien à prouver à des gens qui se sont trompés qu’on ne s’est pas trompé comme eux.

La raison est inutile avant l’évènement, et odieuse après. »

Rivarol

 

 

 

L’année dernière dans ce blog, la personnalité 2014 élue était Vladimir Poutine.

Personnalité de l’Année 2015…

Cette année, encore plus que la précédente, le rôle de cet "Homme d’Etat" remarquable, a été si capital dans la préservation de la paix dans le monde, son évolution géopolitique inéluctable vers l’édification d’une "multipolarité", malgré toutes les provocations à son encontre et à celle de son pays, que le choix devrait lui revenir !...

Mais, pour préserver le "principe démocratique" de ne pas élire deux fois de suite la même personnalité, nous plaçons "Hors Concours" cet homme éminent qui marquera l’Histoire. Ce sera donc, à défaut, une autre personnalité.

Mais aussi méritante qu’exceptionnelle sur d’autres plans, bien que moins connue de l’opinion publique internationale, surtout française.

Une femme.

 

Pour laquelle j’éprouve une profonde admiration. Et, je n’ai pas pour habitude de gaspiller mon admiration…

La personnalité de l’Année 2015 élue, à l’unanimité de mon unique voix, dans une assourdissante "standing ovation" de mes deux mains et deux pieds, est :

Madame Asma al-Assad

Oui, l’épouse du président de la Syrie : Bachar al-Assad.

Personnalité de l’Année 2015…

Evidemment. Vociférations des tâcherons fanatisés du "lavage de cerveaux" : « Sacrilège !... Blasphème !... »

 

Dans la propagande occidentale, celle de l’oligarchie de notre pays étant l’une des plus acharnées, le président syrien Bachar al-Assad est diabolisé en épouvantail : un dictateur sans foi ni loi. Au point de lui dénier « le droit de vivre sur cette terre »…

 

Car seuls, dans la région, "ont le droit de vivre" et prospérer les tyrans des pétromonarchies intronisés par nos castes au pouvoir. Normal, nos oligarques y confortent, moyennant et monnayant "leur protection" comme dans les films de gangsters, l’inépuisable fontaine de jouvence de leurs niveaux de vie et richesses personnelles. Et, l’avenir de leurs progénitures…

 

L’épouse du président syrien n’a pas été épargnée par ce déluge de délires. Au contraire. Elle a été la première visée.

Je séjournais à Londres, quand avait commencé une campagne de diffamation contre elle, dans les journaux britanniques. Jusque dans un quotidien, parmi les plus modérés dans l’hystérie atlantiste, The Guardian. La faisant passer pour une Messaline, mégalomane et dépensière. Ivre de luxe, de faste et d’argent jeté par les fenêtres.

 

Aux antipodes de ce qu’elle est, dans la vie courante.

 

A l’opposé des courtisanes, corrompues et putassières qui, en Europe, se marchant sur les escarpins, encombrent couloirs, moquettes, canapés et strapontins ministériels de nos royautés d’opérette, républiques et autres démocraties moralisatrices, agonisant sous les Lois et Décrets d’Exception, au nom de la protection des Droits de l’Homme… Réduites, dans la suppression de leurs Libertés Publiques, à de pitoyables colonies bananières à la botte des milliardaires dépravés et sanguinaires du Congrès des USA, de l’Arabie Saoudite et du Qatar.

Personnalité de l’Année 2015…

Les clichés de cette campagne apparurent simultanément, tels des popcorns sautant dans une casserole, dans tous les pays de l’OTAN. De février à mars 2012, ce fut la crue, un torrent de boues.
 

J’avais réagi dans un billet du 20 novembre 2013, sur ce formatage de l’opinion publique. (1)

 

Vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais c’est à ce moment-là que furent édités à grands roulements de tambour dans chaque pays membre, sous la signature de journaleux autoproclamés "historiens-biographes" par nos médias, des livres sur les "femmes de dictateurs"... Tous écrits par des femmes du "terroir", (française en France, britannique en Grande-Bretagne, danoise au Danemark, etc.) pour donner crédibilité, peut-être, ou consistance, à la bouillie concoctée dans les chaudrons de la propagande.

 

Asma al-Assad, en un tour de main de ces cuistots de la désinformation, se retrouvant avec son époux, par assimilation ou amalgame, carbonisée dans un tourne broche à la Jérôme Bosch, en horrible créature sortant de l’Enfer de ce peintre néerlandais du XVI° siècle aussi génial qu’halluciné. Associée, entre autres à : Hitler !…

 

Pas de demi-mesure…

 

Un exemple ?... La célèbre journaliste américaine Joan Juliet Buck allant jusqu’à conclure un article dans l’hebdomadaire Newsweek, en juillet 2012, qu’en fait Asma al-Assad était bien (2) :
« The "First Lady of Hell" » : « La Première Dame de l’Enfer »…

 

Alors qu’un an auparavant, reçue comme une sœur au sein même de la famille présidentielle, pendant une longue période, avec le sens de l’hospitalité que l’Orient réserve à ses hôtes, cette journaliste avait écrit un article particulièrement admiratif à l’égard d’Asma al-Assad. Publié dans le magasine Vogue, de mars 2011, intitulé :

« Une Rose dans le Désert ». (3)

 

Mais, entretemps, la roue avait tourné : le saccage de la Syrie avait été décidé. Joan Juliet Buck, contrainte de renier ce qu’elle avait déclaré un an avant, dans une humiliante soumission. Et Vogue, après avoir licencié sa collaboratrice depuis de nombreuses années, obligé d’effacer cet article de son site !… (4)

De l’éloge à la calomnie : admirons la souplesse d’échine de ces professionnels de l’information…

Liberté d’Opinion...  Liberté d’Expression…

Personnalité de l’Année 2015…

Les "observateurs éveillés" comprirent alors, au vu de ces torchons de calomnies, que le "top chrono" de la destruction de la Syrie venait d’être donné.

 

La Lybie enfin plongée dans le chaos après l’Irak et la partition du Soudan, le plan  Oded Yinon énonçant son démembrement dès 1982 démarrait officiellement.

 

Avec pour première cible, son symbole le plus aimé et respecté : l’épouse du président de la Syrie.

Personnalité de l’Année 2015…

C’était aussi un signe, une menace, cyniquement adressés au président Syrien : il ne serait pas épargné ; ni lui, ni sa femme, ni ses enfants. Lui promettant à mots "à la Fabius", ou en langage mafieux, à peine couverts, le même sort sadique infligé à Kadhafi et sa famille.

 

Dès le début des agressions armées contre le pays, la propagande entretenait la rumeur que le président et son épouse s’étaient réfugiés à Moscou, afin de provoquer la panique dans le pays. Ce qui était faux. Les Syriens le savaient. Ils restaient avec leurs trois enfants, unis, solidaires : au milieu du peuple. Sous les bombes des millices et mercenaires de l'OTAN.

Personnalité de l’Année 2015…

Nos propagandistes ont pour fonction de présenter les désirs, ou les délires, de nos oligarchies pour la réalité. Qui n’est pas celle des nations qu’elles saccagent, pillent et souhaitent asservir.

Menaces, intimidations, n’ont aucune prise sur des personnalités de la trempe d’Asma El Assad.

 

C’est ignorer, en premier lieu, sa solide éducation familiale. Son brillant parcours professionnel, aussi, qui n’est pas celui d’une gratteuse de guitare sans voix, avant de devenir l’épouse d’un homme qui n’était qu’un étudiant en ophtalmologie quand elle l’a connu à Londres.

 

Londres, sa ville de naissance. Elle y travaillait dans la banque d’investissements internationaux, après avoir terminé ses études en sciences informatiques et littérature française.  Se spécialisant dans les entreprises du secteur de la pharmacie et des biotechnologies.

Personnalité de l’Année 2015…

Ses parents, sa famille, sont originaires de Homs. Dans les ravages actuels, une des villes martyrs de la Syrie.

 

De confession sunnite, son mari est un Alawite (ou Nusayrî), mouvement religieux rattaché au chiisme. Preuve vivante que la propagande sur la haine entre sunnites et chiites est totalement fausse. Mais argument inépuisable des idéologues de la prédation occidentale au Moyen-Orient, pour y instaurer le chaos et le piller dans "La Bonne Conscience". (5)

 

Comme tous les patriotes syriens, elle fait front et se dépense sans compter.

 

Pour donner l’exemple de la solidarité, et entretenir l’espoir. Réconfortant les orphelins et les veuves, ou les mères éplorées de soldats, de cadres, ingénieurs, enseignants, personnels qualifiés du pays, particulièrement visés par les tueurs occidentaux…

Personnalité de l’Année 2015…

Les dévastations infligées par les pays occidentaux ont provoqué jusqu’à présent 300.000 morts, des milliers d’orphelins et de veuves. Des blessés et traumatisés par centaines de milliers, au minimum : un million. Plus de 10 millions de personnes déplacées ou sans abris…

 

Pillage des ressources pétrolières… Pillages des usines, des milliers ont été démontées et expédiées par camions en pièces détachées pour être vendues en Turquie… Pillage des inestimables trésors historiques…

 

Destructions, ruines, déprédations, tueries… Immenses, colossales…

 

Et, ce n’est pas terminé…

Le Stalingrad Syrien : Deir er-Zour

Le Stalingrad Syrien : Deir er-Zour

La grande préoccupation d'Asma al-Assad est celle de la scolarisation des enfants, dont tout est fait pour que plusieurs générations ne puissent pas être instruites. Les enfants étant une des cibles privilégiées des guerres coloniales occidentales, afin d’annihiler les résistances des pays à spolier.

 

Les pays de  l’OTAN, sans mandat de l’ONU, ni accord ou invitation du gouvernement légitime, bombardent actuellement le pays, venant soutenir leurs mercenaires en débandade. Aveuglés par leur mégalomanie de vouloir s’emparer de toutes les ressources et du potentiel de la région, des pipelines ou gazoducs actuels et futurs, des espaces aériens, des voies navigables, et des domaines côtiers. Piller, démembrer sont leurs obsessions.

 

Ils n’y arriveront pas. Tous les rêves coloniaux se briseront en ce siècle.

 

La Syrie résiste et résistera. Symbole de résistance, elle est devenue le Stalingrad du Moyen-Orient face aux prédateurs occidentaux.

 

Homs, Alep, Deir er-Zour, en sont de terribles et inoubliables témoignages. La garnison de l’académie et base aérienne de Kweres  a résisté pendant près de trois ans, à un siège des mercenaires de l’OTAN. Venant de se libérer victorieusement, ces jours derniers.

 

L’espoir est là, plus que présent.

 

La Syrie sera reconstruite, encore plus belle. Les vestiges innombrables, héritages de toutes les religions et civilisations qui l’ont forgée, seront restaurés.

 

 

Personnalité de l’Année 2015…

Pour terminer ce billet, je me permettrai un mot en hommage à cette personnalité exceptionnelle, magnifique symbole, elle aussi, de cette résistance :

 

« Madame,

 

« Vous êtes si lumineuse de générosité, que votre bonté, votre douceur, votre courage, foudroient, même rendus aveugles de leurs carnages impunis pour ne pas le percevoir, les immondes salopards, criminels aussi cyniques que cruels, hypocrites prêcheurs du "Développement Durable" et de "La Démocratie" pour la planète, qui, dans leur délire de dévastation et de prédation de votre Pays, vous calomnient et souhaitent votre disparition… 

 

« Ils le savent. Ils en ragent.

 

« Face à leur entreprise diabolique, à l’exemple des autres femmes de votre Nation, Vous êtes un des plus solides remparts de l’éternelle Syrie. »

Personnalité de l’Année 2015…

1.  Georges Stanechy, Syrie : Un Homme d’Etat, 20 novembre 2013, http://stanechy.over-blog.com/2013/11/syrie-un-homme-d-etat.html

2. Newsweek-The Daily Beast, “Syria’s Fake First Family” [La Fausse Famille Présidentielle de Syrie], 30 juillet 2012.

3. Joan Juliet Buck, A Rose in the Desert, Vogue, Mars 2011. Récupéré après son effacement du site Web de Vogue et mis en ligne, en septembre 2013, par Gawker.com avec le lien http://gawker.com/asma-al-assad-a-rose-in-the-desert-1265002284

4. Paul Farhi, Vogue’s flattering article on Syria’s first Lady is scrubbed from Web, 25 avril 2012, http://articles.washingtonpost.com/2012-04-25/lifestyle/35454509_1_asma-al-assad-bashar-al-assad-syrian-opposition-groups

5.  Parmi les plus zélés joueurs de castagnettes de cette désinformation, en France, citons les "islamologues" de service : Gilles Kepel, Antoine Sfeir, et tutti quanti

28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:45

 

 

 

« Il nous faut apprendre à peser la pieuvre qui s'appelle la "vassalité d'une nation" ; et, pour cela, situer ses tentacules dans le contexte géopolitique de l'asservissement continu de l'Europe depuis 1945. »

Manuel de Diéguez  (1)

 

 

 

 

Notre Nation, comme tant d’autres, vient de subir une série d’attentats aveugles contre la population civile.

Partageons notre compassion à l’égard des parents et proches de ces victimes. Dans la dignité et le recueillement.

 

Propagande et Démagogie : du Grotesque à l’Ignoble

 

Mais aussi dans le refus, tout aussi déterminé, de l’hystérie de la propagande et de la démagogie manipulant l’émotion collective, orchestrée par notre oligarchie et sa domesticité, politicienne, médiatique ; panier de crabes de courtisans et courtisanes.

 

Sans oublier les polichinelles de tous poils, bonimenteurs, et autres charlatans, chargés de "vendre" la rhétorique de la caste au pouvoir : "experts du monde arabe" qui n’ont jamais "vécu" dans le monde arabe, "islamologues" dont aucun n’est musulman (je cherche en vain des "christianologues"…), "experts en terrorisme" pitoyables porte-voix des officines des services spéciaux.

 

Se multipliant comme champignons après l’orage. Non pas sous les arbres, dans notre société de la désinformation, mais sur les plateaux, studios,  de radios et TV, ou dans les chroniques de la presse officielle moribonde. Jusqu’à la saturation, la nausée, dans l’enfumage de l’omniscience et de l’omniprésence de ces pantins de la désinformation.

 

Du "Grotesque" (2) des "experts" autoproclamés en "stratégies militaires" ou en "sécurité intérieure", dont la multiplication des apparitions audiovisuelles (35 apparitions recensées dans les médias en 5 jours pour deux d’entre eux…) a été qualifiée de « grande vadrouille médiatique », dans une judicieuse et ironique allusion à nos deux célèbres comiques Louis de Funès et Bourvil. (3)

 

A "l’Ignoble" de ces philosophes ou intellectuels d’ascendance maghrébine ou musulmane, dont le brevet d’"experts" du monde arabe et musulman, délivré par notre "industrie du lavage de cerveaux", n’a pour seul fondement que leur servile alignement sur la doctrine des pays membres de l’OTAN : féroce colonialisme anti-arabe et hallucinant fanatisme islamophobe. Ce déluge d’obscurantisme réactivé dans le présent contexte par ces "intellectuels" a été heureusement dénoncé, avec courage et pertinence, par beaucoup de nos concitoyens.

 

Percutant exemple : la réponse de Pierre Tevanian aux assertions de l’un d’entre eux, sur la cynique imposture duquel j’avais déjà attiré l’attention dans un texte du 5 septembre 2010 (4). Cinglante « Lettre ouverte à mon collègue Abdennour Bidar, marchand de fascisme à visage spirituel », datée du 20 novembre dernier. (5) 

Extrait :

 « Vous parlez de cancer mais de quel "scanner" vous servez vous pour mesurer la propagation de la tumeur maligne ?

Quel "logiciel politique" mobilisez-vous pour avoir recours à ce type de sauts rhétoriques, de registre apocalyptique, de métaphores biologistes ?

La réponse, vous la connaissez aussi bien que moi, car nous avons fait les mêmes études et vous l’avez comme moi apprise en histoire et en philosophie politique : c’est le registre de l’extrême droite raciste et fasciste.

Il n’y a pas de "cancer civilisationnel " chez les musulmans, Monsieur Bidar. Pas plus que n’existait, en 1986, ce "sida mental" que Louis Pauwels, déjà dans "Le Figaro", diagnostiquait dans la jeunesse française.

Et je ne sais pas si vous êtes le ver ou le fruit, Monsieur Bidar, mais je dis que ce que vous faites là, dans ce contexte de crise, de chocs, de peurs exacerbées, est proprement ignoble. »

 

Dévoiler, démonter, déconstruire la manipulation de ces prétendus "experts" est un devoir citoyen. D’autant plus urgent que la désinformation anxiogène atteint des niveaux extrêmement dangereux. Tant pour l’avenir de notre pays, en diabolisant une partie de sa population. Que pour celui de la planète avec les risques de conflit mondial, généralisé à toutes les nations par le jeu des alliances, qu’il dissimule…

 

Car s’entendre dire sans broncher, dans le mensonge le plus cynique, "La  France est en guerre" et, de ce fait, "l’Union Sacrée s'impose", serait souscrire aux pires aveuglements des va-t-en-guerre dans l’anesthésie permanente de notre "esprit critique" et la suppression de nos "Libertés", d’opinion, d’expression, de réunion…

 

La voie ouverte à toutes les formes de Totalitarisme et d’Etat policier.

Faisons comprendre à cette nomenklatura que pour nous, "citoyens", tout en étant solidaires des familles endeuillées, il est hors de question d’être dupes de leur comédie.

"Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus"…

Relookage du Pillage Colonial

 

"En guerre" ?... Contre qui ?... Contre quoi ?...

 

Guerre, dans "l’Union Sacrée"…

Contre l’injustice sociale et économique avec son impact dramatique du chômage de masse, de l’extension permanente de la précarité, de la paupérisation ; notre pays étant le plus grand consommateur mondial d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ?... Au nom d’une idéologie du "Libéralisme" de droit divin qui, le masque étant levé, n’est qu’un capitalisme sauvage au service d’une minorité de privilégiés "mondialistes", contraignant au servage la majorité de la population…

 

Guerre, dans la "Solidarité Nationale"…

 

Contre le récurrent "tsunami sanitaire", aux gigantesques ravages dans l’addiction ; chaque année notre pays enregistrant : 60.000 morts d’alcoolisme + 60.000 morts de tabagisme ; soit une moyenne annuelle de 120.000 morts ?… En dix ans : 1.200.000 morts… Non compris les "dégâts collatéraux" (cancers, démences précoces, maladies cadiovasculaires, violences, accidents de la route, etc.) …

 

Pour le plus grand profit de groupes et d’actionnaires, "alcooliers" et "cigarettiers" en tête de liste, engrangeant des profits mirobolants dans des paradis fiscaux, sans quasiment payer d’impôts si ce n’est sous forme symbolique d’une poignée d’Euros ?...

 

Laissant à la charge de notre collectivité le poids financier de ce désastre permanent. Camouflé, par une ingénieuse fourberie culpabilisante pour chaque français, sous la forme du "Trou de la Sécu"… Sans parler des empoisonneurs et trafiquants sur la santé publique de l’agro-industrie… Les "pollueurs", en matière de santé, n’étant jamais les "payeurs".

 

Guerre… Contre des "terroristes" infiltrés dans la population qui "en veulent à Nos Valeurs" de paradisiaque démocratie… Jamais arrêtés, lors de leurs crimes, pour ensuite être jugés, dans la clarté d’un procès public permettant de connaître leurs motivations, leurs formations, et surtout leurs commanditaires ?...

 

Qui se révèlent, comme dans les derniers attentats, être des gamins, petits voyous errant dans la petite délinquance, entre drogue et prostitution (y compris masculine)… Sans aucune éducation de base, ni scolaire, ni politique, ni religieuse… Sans maturité, ni envergure intellectuelle… Incapables  de concevoir, d’organiser, d’exécuter, une opération commando portant sur 6 objectifs éloignés, en une demi-heure. (6)

 

Même, "la féroce kamikaze" qui se serait faite exploser, puis qui ne s’est pas faite exploser, ne portant aucune ceinture d’explosifs… Et tout à l’avenant d’un feuilleton en chewing-gum, étiré dans tous les sens par les médias haletants, se prenant les pieds dans le tapis de leurs versions à épisodes… Jeune femme, dont on apprend qu’elle était connue dans son quartier pour être une "droguée-déjantée", sous mélange de shit-vodka. Gentille demi-folle, dansant, ivre, dans les rues, avec un chapeau de paille, il y a peu… (7)

Pathétiques couvertures, manipulées, broyées, pour des actes qui les dépassent de loin. Très loin.

 

Suffisantes, toutefois, pour diaboliser à répétition les musulmans de France et d’ailleurs. Au point que certains fanatiques du colonialisme européen au Moyen-Orient préconisent dans des médias internationaux, avec la fierté de La Bonne Conscience, d’appliquer à l’encontre de la communauté musulmane française (oui : en France !...) les mêmes techniques de "l’hyperviolence" répressive et d’apartheid imposées, infligées quotidiennement, aux Palestiniens… Dans le défi ou, plutôt, le mépris à l’égard de la France jugée, par ces fous furieux, ne pas avoir "les tripes" pour instaurer une telle politique (8) :

“ France simply doesn’t have the stomach for it. ”

 

Guerre… Contre un "Califat" en Syrie ?... Dont on sait depuis le début de sa sortie de la lampe d’Aladin qu’il est totalement "bidon" ; création des services secrets des pays de l’OTAN qui en assurent l’armement et la logistique, adossée aux ressources financières de l’Arabie saoudite et du Qatar. Dans une opération planifiée depuis des décennies avec pour finalité la prédation et le démembrement de la Syrie (puis, ultérieurement de l’Iran…). (9)

 

Comment prétendre détruire ce "Califat",  Daesh-ISIS ou Etat Islamique suivant le packaging de la propagande, multinationale conçue pour assurer la terreur, dont nous avons été, jusqu’à présent, parmi les plus actifs soutiens, politiquement et militairement ?...

 

Ce qu’a fait ressortir, cartes et photos aériennes ou satellitaires à l’appui, le Président de la Russie lors du sommet du G20 tenu la semaine dernière en Turquie. Mentionnant l’aide constante en faveur de ce "Califat" en provenance de 40 Etats, dont plusieurs membres du G20. (10)

 

Parmi ces impressionnants clichés aériens : les immenses colonnes de camions-citernes évacuant, via la Turquie, le pétrole pillé à la Syrie. Véritable fourmilière en mouvement, 24h/24h, 7 jours/7. Depuis des mois. Avec la complicité de la "Communauté Internationale"…

 

En 5 jours, l’aviation russe en a détruit plus de mille. (11) Sans compter, les dépôts et aires de stockage du butin de ces pillards.

 

Ce qui, évidemment, a fortement déplu aux membres de l’OTAN. Ce colossal trafic représente de gros intérêts, partagés entre les oligarchies civiles et militaires. Pas seulement turques… Au minimum, entre 1,5 et 3 millions de dollars par jour. Nets de tous impôts et taxes. Du pur bénéfice s’agissant d’un "vol en bande organisée", au détriment de la Syrie et de son peuple...

Au-delà de l’impact dévastateur de ces bombardements dans les portefeuilles des oligarques occidentaux, le plus préoccupant est de faire apparaître, malgré l’hermétique omerta imposée par notre appareil de désinformation, le partenariat entre l’OTAN et les milices de mercenaires, sous déguisements "djihadistes", ravageant la Syrie depuis plus de 4 ans.

 

Ils avaient bien essayé de dissuader la Russie d’intervenir en Syrie, à la demande du gouvernement Syrien. Leurs bombardements ininterrompus et redoutablement efficaces depuis fin septembre 2015, contre les infrastructures des protégés des occidentaux, devenaient difficilement tolérables. La panique s’emparant même de ces bandes d’égorgeurs.

Ils ont, en conséquence, fait exploser en vol, le 31 octobre 2015, au-dessus du Sinaï, un avion civil avec ses 224 vacanciers Russes retournant dans leur pays, après avoir passé des vacances à Sharm El Sheikh.

 

Le mode opératoire ultrasophistiqué de cet attentat a été reconstitué : rien à voir avec le bobard médiatique de la canette de soda bourrée d’explosif sous un siège de passager… Hors de portée d’une horde de coupeurs de têtes. Seuls des Etats, aux moyens technologiques avancés et maîtrisés, en sont capables. Les Russes, leurs services de renseignement étant excellents, le savent et en ont identifié les commenditaires. Ils en ont pris acte. Laissant, en stratèges accomplis, le temps au temps pour élaborer la réponse appropriée…

 

Dans cette attente, et faire comprendre qu’ils n’étaient nullement impressionnés, les Russes ont déployé leurs bombardiers à long rayon d’action, accompagnés d’une salve de missiles de croisière tirés depuis la Mer Caspienne et la Méditerranée, à partir de bâtiments de surface et de sous-marins. Un déluge s’abattant sur les milices de l’OTAN...

 

Ce retour de bâton a été ressenti comme une magistrale paire de claques par les "traîneurs de sabre" de l’OTAN. Intervient alors, dans cette partie d’échecs, la provocation suivant un plan soigneusement préparé de l’embuscade du chasseur bombardier russe ; abattu par l’aviation turque, le mardi 24 novembre 2015. Par traîtrise.

 

Précisons que le SU-24 est un "bombardier tactique" et non pas un chasseur de combat. Ses cibles sont au sol, n’étant ni conçu, ni armé, pour un duel aérien. Il retournait, sans escorte d'avions de chasse, à sa base après avoir terminé sa mission de bombardement d’installations du "Califat", non loin de la frontière turque. Sans sommation, un chasseur turc a tiré un missile air-air, en se positionnant dans l'axe de l’arrière de l’appareil ; parfait "angle mort" pour rester invisible.

 

Cette grossière provocation n’a pu être exécutée qu’après l’aval de l’OTAN, si ce n'est à son instigation. D'autant que les hiérarques de l'OTAN et de l'UE ont immédiatement  formé bloc derrière la Turquie. Invoquant la "légitime défense de son intégrité territoriale". Obama ayant donné le ton :

"La Turquie, comme tout pays, a le droit de défendre son terrritoire et son espace aérien." (Turkey, like every country, has a right to defend its territory and its airspace).

 

Sans le moindre témoignage de condoléance ou de regret à l'égard d'un des deux pilotes de l'appareil ; sur lequel les mercenaires du "Califat" ont tiré, alors qu'il descendait en parachute, pour l'achever au sol à coups de crosse et de pied. "Crime de Guerre", au regard des Conventions de Genève.

 

Ce que Lavrov, le ministre des Affaires Extérieures de la Russie, n'a pas manqué de faire remarquer.

 

Le prétexte du "viol de l’espace aérien" de la Turquie, par cet avion russe, a fait réagir l’état-major des forces armées de la Grèce. Rappelant qu’en 2014, les avions turcs avaient violé l’espace aérien du pays 2.244 fois (contre 613 fois en 2013) ; de janvier à octobre 2015 : 1.233 fois ; de janvier à juillet 2015, la marine de guerre turque a violé 175 fois les eaux territoriales grecques…

Que dire des occidentaux qui, ces 18 derniers mois, ont procédé à plus de 6.000 sorties aériennes (même l'armée de l'air australienne...) sur le territoire souverain de la Syrie sans aucune autorisation de son gouvernement ; pour renforcer la logistique du "Califat", entraver les contre-offensives de l’armée régulière syrienne, et détruire des infrastructures civiles (centrales électriques, stations d'épuration d'eau, etc.) ?...

 

Que dire du territoire Palestinien de Gaza, considéré, par les occidentaux comme un champ de tirs et de bombardements, en permanence, libre d'accès ?...

 

Restons lucides.

 

Cette criminelle agression à l'encontre de l'aviation russe, véritable "acte de guerre",  présente, au-delà de la traîtrise et du tragique, le mérite de la clarté. Elle confirme ce que nous savons depuis plusieurs mois : nos oligarchies européennes "associées" (pour ne pas dire "vendues") aux tyrannies moyenâgeuses, corrompues, de l'Arabie Saoudite et du Qatar, tout particulièrement en France, soutiennent le "Califat" et le chaos en Syrie.

 

Adeptes de la prédation coloniale et va-t-en-guerre sont au pouvoir dans nos "démocraties"…

Bombardement du pillage pétrolier par l'aviation russe

Le Budget Pharaonique des Va-t-en-guerre

 

Toutefois, gouverner dans la prédation et le mensonge, exige un verrouillage de l’information par le biais de la censure, de l’abrutissement et de la propagande médiatiques. Opération de plus en plus difficile face aux moyens d’information variés, et en croissance exponentielle, dont disposent les opinions publiques via Internet.

 

Reste l’arme absolue de nos oligarchies : le "Gouvernement par La Peur".

 

Peur, emballée dans de faux débats : mariage de la carpe et du lapin, crèche de Noël dans les mairies, etc. L’essentiel, pour nos oligarques, étant de préserver leurs éléphantesques privilèges. Cette pratique, à présent devenue une norme chez nos politiciens de profession, ne peut avoir d’efficacité qu’en étant entretenue en permanence. D’où une ambiance anxiogène revêtant toutes les formes.

 

Pour en renforcer l’emprise, les hauts gradés de nos forces armées y concourent avec zèle.

 

J’ai repris le slogan de l’un d’entre eux pour titre de ce billet : "Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus". De quoi avoir peur, paniquer, le soir à la chandelle, dans les chaumières les plus reculées de nos montagnes !...

 

Je tiens cette formule d’un général, Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre et professeur à Sciences-Po. Ses couinements répétés dans les médias officiels, un raz de marrée, durant des semaines, se sont amplifiés depuis les derniers attentats. (12)

 

Infailliblement, sans recoupements, analyses, comparaisons, mises en perspective, des journalistes recueillant religieusement pareils propos. Les resservant, tels quels, à l’opinion publique. Ce qui s’appelle du "formatage de propagande". Non pas du "traitement de l’information".

 

A en croire cette désinformation anxiogène, l’armée française du fait des coupes budgétaires continues, serait "incapable d’assurer les missions qui lui sont confiées" (13)… Rendez-vous compte ! Nous n’avons que 3.500 militaires pour assurer l’ordre dans les pays du Sahel, zone grande comme l’Europe !…

 

En forçant à peine le trait de ces  " chargés de communication apocalyptique ", on imagine, au rythme de la diminution des budgets de la défense, nos soldats contraints bientôt de partir au combat, suivant la mode Taliban, à mobylette, tongs aux pieds et kalachnikov cabossée, achetée sur le marché d’occasion, sous le bras…

 

Evidemment, il s’agit d’une pure désinformation. Occultant cyniquement deux évidences :

 

i)  La réalité incontournable des chiffres 

 

A plusieurs reprises, j’ai évoqué dans ce blog la désinformation systématique, par notre nomenklatura, sur notre budget de la défense nationale. Qui, loin d’être diminué, se porte à merveille : "en pleine floraison". (14)

 

Les comparaisons d’une année sur l’autre et entre pays, ou continents, sont facilement accessibles sur la base de données du remarquable Stockholm Peace Research Institute (SIPRI). Bien sûr, il ne peut avoir connaissance de tous les fonds secrets et budgets occultes que les Etats gèrent en dehors de leurs concitoyens, électeurs ou opinions publiques (certains fondés sur le trafic international de drogue…).

 

Cet organisme de recherches compile, en conséquence, tous les budgets militaires "officiels" de la planète, en monnaies locales et en dollars pour faciliter les analyses. Tout citoyen ou chercheur peut télécharger gratuitement ces informations. Mais, apparemment, les journalistes n’y parviennent pas, encore moins les généraux-anciens directeurs de l’Ecole de Guerre…

 

Contrairement aux mensonges diffusés, le budget militaire de la France est colossal. Un des premiers dans le monde, en valeur absolue et par rapport à son PIB. N’ayant subi aucune diminution, loin de là.

 

Quelques chiffres extraits des dernières compilations "2014" du SIPRI (15) :

 

=>  Exprimé en milliards de dollars US, le budget de la Défense de la France est le premier d’Europe (62,289), devançant celui de la Grande-Bretagne (60,482), supérieur de 30% à celui de l’Allemagne (46,455).

 

=>  Exprimé en pourcentage du PIB, France et Grande-Bretagne sont à égalité (2,2 %), dépassant celui de la Chine (2,06 %), atteignant presque le double de celui de l’Allemagne (1,2 %).

 

=>  Il représente 73,74 % du budget de la défense de la Russie dont le territoire aux immenses ressources minières, gazières et pétrolières, couvre 37 fois la superficie de la France.

 

=>  Par rapport à celui de la Chine, avec ses 1,4 milliards d’habitants « à protéger », il atteint 28,78 % (216,371). Tout en étant supérieur de 24,67 % au budget militaire d’un pays comme l’Inde (49,96).

 

=>  Notons que les budgets militaires cumulés de la France, Grande-Bretagne et Allemagne (169,226) représentent 2 fois celui de la Russie (84,462) ; pour une population équivalente (146 millions d’habitants), mais avec un territoire à couvrir 30 fois inférieur en superficie.

 

=>  La France (excepté les cas pathologiques des USA et pétromonarchies) est même en tête du classement mondial des dépenses militaires par habitant, exprimées en dollars US : 964 !... Devant ses principaux partenaires : Grande-Bretagne (952), Russie (593), Allemagne (562), ou Chine (155)...

 

Le plantureux budget de la Défense de notre pays présente aussi le privilège supplémentaire, à part son extension permanente, celui de ne pas être soumis à l'exigence de produire des "recettes" pour "l'équilibrer". Obligation imposée, dans nos "démocraties", à tous les budgets censés redistribuer la richesse nationale. Tout particulièrement, ceux destinés à assurer à ses habitants des soins de santé de qualité, le revenu d'une retraite décente, ou la protection solidaire en cas de perte d'emploi...

ii)  La sclérose de l’idéologie coloniale

 

La lecture de ces chiffres met en lumière, en ces temps de « crise économique », le niveau d’hypocrisie et de cynisme de la désinformation systématique concernant notre budget de la Défense. A cela s’ajoute, le plus accablant, la vision géopolitique et stratégique de notre caste politico-militaire.

 

L’inévitable copié-collé des diktats du Congrès américain (clichés russophobes justifiant l’annulation de la vente des Mistral, etc.), étant moins préoccupant que la logorrhée colonialiste sur les "forces de projection" nécessaires à nos interventions permanentes au Moyen-Orient et en Afrique.

Symptôme de la sclérose, ou de l’indécrottable, idéologie coloniale de nos oligarchies civiles et militaires. Invoquant notre devoir de "civiliser les barbares" dans des pays lointains. En fait, pour s’emparer de leurs richesses. Cette idéologie, justifiant toutes les aventures et prédations coloniales, a provoqué sur notre territoire national les pires désastres militaires : en 1870, en 1914 et en 1940. Face à un adversaire qui ne perdait ni son argent, ni son énergie ou sa créativité, dans l’assouvissement de sa mégalomanie coloniale.

 

Rejetant la vision d’un De Gaulle d’une France "forte et indépendante", notre caste au pouvoir, tous partis confondus, se satisfait confortablement de la vassalité de notre pays. Ne cessant de la renforcer, au fil des jours. Au service des intérêts exclusifs des Etats-Unis.

 

Lesquels décident avec qui nous devons commercer, chez qui nous devons investir, comment, combien. Selon le bon plaisir de notre suzerain. Jusqu’à exiger, unilatéralement, des indemnités et des pénalités si nous n'obéissons pas à leurs directives. Sans provoquer d’états d’âme, ni "coups de gueule", chez nos valeureux généraux quant à l’abandon de notre "souveraineté nationale"…

 

Terrible régression, ou lamentable analphabétisme, au vu de l’évolution actuelle de la planète. La vision du monde de notre oligarchie, tout spécialement celle de l’Afrique, s’est arrêtée à la Conférence de Berlin de 1884-1885 ; où les puissances coloniales de l’époque se répartissaient, dans un marchandage pointilleux, populations et ressources, des territoires dont ils s’emparaient.

 

Aujourd’hui encore, nous passons notre temps à faire et à défaire gouvernements et dirigeants qui ne répondent pas aux intérêts de notre oligarchie. Voire à les assassiner, comme l’exceptionnel Thomas Sankara. Mais, ne trouvons-nous pas naturel de disposer du droit de décider « qui mérite de vivre sur terre » ?...

 

Faisant de notre armée non pas une Défense Nationale, garante de la souveraineté de notre Nation, mais une milice au service de groupes financiers, pétroliers ou miniers. Sans oublier ceux spécialisés dans la spoliation, et l’enrichissement aussi facile que pharamineux d’une poignée de gros actionnaires, des privatisations des services publics de ces pays, toujours les mêmes d’un pays africain à l’autre : télécommunications, distributions d’eau et d’énergie, transports maritimes, grande distribution, etc.

 

Le France n’a rien à faire en Afrique, ou au Moyen-Orient, avec des soldats. Ces pays ne nous sont pas hostiles, ne nous menacent pas, et sont en mesure de résoudre eux-mêmes leurs problèmes. L’éradication du "terrorisme", authentique ou fabriqué, a pour fondement le respect des nations et des peuples, de leurs identités, de leurs ressources, de leurs indépendances, de leurs traditions et croyances.

 

Tous les pays où nous envoyons nos forces armées sont des pays immensément riches de leurs ressources naturelles, mais immensément pillés. S’ils ne l’étaient pas, leur niveau de vie serait celui de la Norvège. Alors que le partage du développement permettrait de constituer un marché à fort pouvoir d'achat, d’échanges de biens et de services, dans une prospérité commune.

 

A l’exemple de la Chine qui investit plus de 250 milliards de dollars dans le développement de l’Asie centrale renforçant sa présence commerciale ; depuis les trains à grande vitesse jusqu’à des centrales électriques à énergie solaire ou éolienne. (16) Pourquoi ne pas faire pareil, en Afrique ou au Moyen-Orient ? Pourquoi semer le chaos en nous engluant dans une politique, qui nous est imposée par notre suzerain, à l’opposé de nos valeurs et de nos intérêts ?...

 

Qu’on envoie, donc, nos généraux en Suisse, pour un stage de longue durée, afin qu’ils apprennent ce qu’est une "défense nationale". Son budget de la Défense représente 0,8 % du PNB.

 

Surtout, quand ils ont le culot d'affirmer que "les Français devront consentir à des sacrifices"… Déjà plongés dans la précarité, le chômage, avec une paupérisation croissante sous l’effet d’une TVA confiscatoire sur leurs achats de 20 %, s'ajoutant à la diminution de leurs salaires et de leurs retraites...

 

Lesquels ?... Le général Vincent Desportes en précise, froidement, l’étendue (17) :

 

« D’abord, dans le domaine des libertés individuelles. On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du contrôle aux frontières ou de la politique envers les communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire.

Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’armée, qui avait déjà été sur-déployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande. »

 

 

En résumé : perpétuer à l’intérieur de nos "démocraties" les injustices sociales et économiques, dans un climat de guerre civile en dressant une partie de la population contre l’autre. Avec la suppression des Libertés Publiques, afin d’empêcher toutes contestations sociales ou politiques. A l’extérieur, dans une politique aveugle de destructions, dévastations, chaos et pillage colonial. Le tout, dans la désinformation et la fanatisation des opinions publiques.

 

En route pour le Totalitarisme, ou pour la Guerre ?... Les deux, mon général…

 

Comment ne pas penser à la magistrale analyse d’Henri Guillemin sur les causes de la première guerre mondiale, démontrant la volonté, cachée ou « non-dite », des castes dirigeantes européennes, de jeter leurs populations dans l’enfer de la Guerre ?... Afin d’éviter la remise en cause inéluctable de l’ordre social par la paysannerie et le prolétariat, excédés de leur marginalisation dans le partage de la richesse nationale de leurs pays…

 

Je vous en livre un extrait (18) :

 

 

1.  Manuel de Diéguez, Copernic et les Mistral – Les étapes de la satellisation atlantiste de l’Europe, 13 novembre 2015,
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/mistral2.htm

2.  Un "expert militaire" allant jusqu’à affirmer, jetant l'huile sur le feu du pseudo Choc de Civilisations, que les Russes faisaient bénir leurs avions par un pope avant d’aller bombarder leurs objectifs en Syrie …

3.  Denis Souchon, La Grande Vadrouille médiatique de deux « experts » ès attentats, ACRIMED, 23 novembre 2015,
http://www.acrimed.org/La-grande-vadrouille-mediatique-de-deux-experts-es-attentats?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

4.  Georges Stanechy, L’infanticide, preuve extrême de la logique de violence du judéo-christianisme ?..., 5 septembre 2010,
http://stanechy.over-blog.com/article-l-infanticide-preuve-extreme-de-la-logiq-56545002.html

5.  Pierre Tevanian,  Le Ver et le Fruit - Lettre ouverte à mon collègue Abdennour Bidar, marchand de fascisme à visage spirituel, 20 novembre 2015, Les Mots Sont Importants.Net,
http://lmsi.net/Le-ver-et-le-fruit

6.  Jacques Tillier, Des tueurs fanatisés, camés, bordéliques et passablement abrutis, 21 novembre 2015,
http://www.bvoltaire.fr/jacquestillier/tueurs-fanatises-cames-bordeliques-passablement-abrutis,220940

7.  Isabelle Rey-Lefebvre & autres, Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab, Le Monde, 21 novembre 2015,
http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/21/hasna-ait-boulahcen-entre-vodka-et-niqab_4814800_4809495.html

8.  David P. Goldman, Why France will do nothing about the Paris Massacre, Asia Times, 15 novembre 2015,
http://atimes.com/2015/11/why-france-will-do-nothing-about-the-paris-massacre/

9.  Georges Stanechy, Calife ?... Moi : Archevêque !, 30 septembre 2014,
http://stanechy.over-blog.com/2014/09/calife-moi-archeveque.html

10.  Putin : ISIS financed from 40 countries, including G20 members, RT News, 16 novembre 2015,
https://www.rt.com/news/322305-isis-financed-40-countries/

11.  Russian airstrikes destroy 472 terrorist targets in Syria in 48 hours, 1000 oil tankers in 5 days, RT News, 23 novembre 2015,
https://www.rt.com/news/323065-syria-airstrikes-terrorists-russia/

12.  Exemples de la servile démultiplication médiatique de ce type de désinformation :

=>  Eléonore de Vulpillières, Général Desportes : " l’armée française n’a pas les moyens des missions qu’on lui confie ", Le Figaro, 13 juillet 2015,
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/13/31003-20150713ARTFIG00278-general-desportes-l-armee-francaise-n-a-pas-les-moyens-des-missions-qu-on-lui-confie.php

=>  Jacques Hubert-Rodier & Anne Bauer, Général Desportes : " Au rythme actuel, l’armée française sera bientôt épuisée ", Les Echos, 26 octobre 2015,
http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/021431526984-general-desportes-au-rythme-actuel-larmee-francaise-sera-bientot-epuisee-1169319.php

=>  Hervé Brusini, " Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus ", dénonce le Général Vincent Desportes, France TV Info, 11 novembre 2015,

http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/les-francais-croient-etre-proteges-ils-ne-le-sont-plus-denonce-le-general-vincent-desportes_1168967.html

=>  Céline Roudin, Général Vincent Desportes : " Les Français devront consentir à certains sacrifices ", La Croix, 16 novembre 2015,
http://www.la-croix.com/Actualite/France/General-Vincent-Desportes-Les-Francais-devront-consentir-a-certains-sacrifices-2015-11-16-1380783?ref=yfp

13.  Le Figaro, 13 juillet 2015, Op. Cit.

14.  Georges Stanechy :
=>  Livre Blanc de la Défense ou Chèque en Blanc ?..., 23 janvier 2008,
http://stanechy.over-blog.com/article-15910705.html
=>  Budget de la Défense : Pleine Floraison, 22 avril 2015,
http://stanechy.over-blog.com/2014/04/budget-de-la-defense-pleine-floraison.html

15.  Stockholm Peace Research Institute (SIPRI) : http://www.sipri.org/

16.  Pepe Escobar, Will Chess, Not Battleship, Be the Game of the Future in Eurasia ?, CounterPunch, 27 novembre 2015,
http://www.counterpunch.org/2015/11/27/will-chess-not-battleship-be-the-game-of-the-future-in-eurasia/

17.  La Croix, 16 novembre 2015, Op. Cit.

18.  Extrait d’une série de 13 vidéos sur le contexte et le déclenchement de la première guerre mondiale. A regarder pour ceux qui souhaitent aller au-delà de la "bouillie historique" qui nous est servie quotidiennement, à la louche…
Cette analyse préfigure celle, aussi édifiante que passionnante, de l’historienne Annie Lacroix-Riz dans son exceptionnel travail de recherches sur la deuxième guerre mondiale.

 

30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 17:30

 

 

 

" Il ne suffit pas de respecter les croyances des autres, il faut essayer de devenir digne de leur respect
Nous qui nous enorgueillissons si facilement d’être « tolérants », aspirons-nous à la position d’être à notre tour « tolérés » ? ".
Isabelle Stengers  (1)

 

 

 

Siddhārtha Gautama…

 

Comblé, par le Destin, de tous les bienfaits.

 

Tout ce dont rêve le commun des mortels : Amour, Beauté, Force, Intelligence, Pouvoir, Richesse, Savoir …

Il était prince. Il allait devenir roi.

 

Dans les années 623 – 543, avant notre ère, dans le nord-est de l’Inde. Plus précisément dans la région dite du Terraï, qui est la plaine du Népal. Riche région agricole au pied de la chaîne de l’Himalaya.

Un siècle et demi avant Socrate (470 – 400), disent les uns. Ce qui est fâcheux pour les "européocentristes", chatouilleux du nombril, indécrottablement persuadés que la Pensée, la Philosophie au sens de Sagesse (et non pas du "prêt-à-penser idéologique" actuel), la Théorie des Idées sur le Bien et le Beau, seraient exclusivement nées en Grèce…

Alors on s’arrange un peu avec l’Histoire, comme toujours.

 

Les plus récents spécialistes situent, à présent, sa mort entre 411 et 400 avant notre ère… Ainsi, après une vie de 80 ans, approximativement la même année, ou période, que Socrate. Ouf, pas d’antériorité : l’honneur est sauf !... Platon (428 – 348) n’étant encore qu’un ado en sac à dos et rollers de l’époque, joint au bec, tirant les nattes de ses copines…

 

Car, Siddhārtha Gautama est à l’origine  d’une des grandes religions ou philosophies de notre planète : le Bouddhisme.

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Marié à seize ans à une des filles du monarque d'un royaume voisin, la magnifique princesse Yashodhara, qui lui donna un fils Rahula. Une vie de luxe, de volupté, d’initiation à son métier de roi et de chef de guerre ; pratiquant les arts martiaux, il était réputé pour son adresse au tir à l’arc.

 

Subitement à 29 ans, il quitte tout. S’enfuyant de son palais sur son cheval après avoir découvert "La Souffrance". Celle de son peuple, en premier lieu. Mais aussi la finitude, comme disent les "psys", de l’être humain ; souvent dans la décrépitude avant de trouver la mort.

Ce fut « La Grande Renonciation ».

 

Il devint un ascète, étudiant avec des maîtres. A 35 ans, il atteint l’éveil ou l’illumination, devenant ainsi "l’éveillé" : le Bouddha.

 

Commença alors une quarantaine d’années de prédication, d’incessantes pérégrinations, avec la mise en forme progressive de son enseignement fondé sur la pratique de la méditation. Créant des communautés de moines et de nonnes, son épouse l’ayant rejoint pour devenir, dit-on, une de ses plus ferventes disciples dans l’ascèse.

 

La suite est connue. Son expansion en Asie, se greffant sur des pratiques locales, pour parvenir à des identités multiples : le Bouddhisme Zen, au Japon, par exemple.

 

 

Un radicalisme sauvage

 

Personnage fascinant que ce "prince-ascète", au courage éthique « exceptionnel ». Son message limpide au départ est difficile à retrouver sous les foisonnants rites, interprétations des différentes écoles avec leurs branches et sous-branches, légendes et folklores, accumulés au fil des siècles, tels un mille-feuille. Jusqu’à la représentation du Bouddha sous forme d’un personnage obèse et béat, dans certains pays ou temples. Lui, sportif de haut niveau, rompu aux arts martiaux, méditant émacié adepte du jeûne…
 

Evolution, distorsion, parasitage, inévitables, sous la patine ou la corrosion du Temps…

 

Pas de quoi s’étonner, alors, du caricatural Dalaï-lama. Flanqué de son bondissant chargé de communication en France, Matthieu Ricard, courant d’un plateau TV à un autre, entre deux mondanités (2), jaillissant des BMW de luxe en tongs et toge safranée. Pour nous vendre, à demi-mot, de "l’antichinoiserie primaire" concoctée par nos officines de propagande.

 

Notre industrie de la désinformation s’acharnant, sans répit, à travestir le Dalaï-lama en pape du bouddhisme mondial. Alors que son autorité ne s’étend pas au-delà d’une infime partie de la communauté Tibétaine, qui reconnaît d’autres chefs ou responsables religieux. Oubliant de dire que les grandes communautés bouddhistes d’Inde, du Sri Lanka, de Thaïlande ou de Birmanie, notamment, le considèrent, tout au plus, en pathétique polichinelle manipulé par l’Occident. (3)

 

Une fois évacués poussières, colifichets, chapeaux, trompettes et breloques, se superposant de siècle en siècle, l’enseignement originel du bouddhisme paraît étonnamment contemporain. Particulièrement, le volet saisissant de sa dénonciation des « poisons pour l'esprit », rongeant, gangrénant, les individus autant que les sociétés. Qui, à l'exemple des poissons, pourrissent en premier de la tête : "élites" achetées, oligarchies vendues... Trois poisons mortels "pour l'esprit" et, en conséquence, pour les "corps sociaux" :

=>   L'avidité ou la rapacité, insatiables (Tṛṣna)

=>   L'aversion ou la haine, dans le mépris (Dveṣa)

=>   L'ignorance ou l’égarement, incarné dans le fanatisme (Moha)

 

Mais, comment se peut-il que les plus beaux enseignements adressés à la communauté des Hommes, de plus confortés par l’exemple et le Bouddha en est un des plus splendides, prônant l’élévation de l’esprit, le retour à des valeurs humaines fondamentales, à l’opposé de la sauvagerie, soient détournés ?...

 

Instrumentalisés par des idéologies forgées par des intérêts aux antipodes des préceptes de base, caricaturés dans ce qu’on appelle aujourd’hui les « radicalismes ». Radicalismes infligeant les plus atroces souffrances à des millions d’êtres humains au nom de leur édification, de leur bonheur… Ou, plus primairement, ou primatement, pour son confort personnel, dans le rejet viscéral, voire l'éradication, de l'Autre...

 

Le Bouddhisme, malgré son puissant, formidable, appel à la sérénité, la quiétude, la paix intérieure partagée avec l’Autre ou le Prochain, n’échappe pas à cette lèpre qui a infesté, et infeste encore, d’autres religions ou croyances…

 

« L’Islamisme Radical » occupe la une des médias de notre propagande, comme s'il s'agissait de l'unique "radicalisme" religieux que la courte Histoire de l'Humanité aurait connu. Oubliant les ravages du « Christianisme Radical » dans l’Inquisition, les Croisades. Plus tard avec, indistinctement, la bénédiction catholique ou protestante, la violente colonisation de peuples, nations et continents durant des siècles.

 

« L’Athéisme Radical », l’athéisme étant une croyance et un système philosophique à l'égal d'un autre, a perpétré parmi les plus abjectes barbaries à l’encontre de la Dignité Humaine, sous l’emprise du nazisme et du stalinisme, tout particulièrement.

 

Dans son émanation actuelle "new look" dite du « Libéralisme Radical », il provoque implacablement sous une rhétorique séculière, pour ne pas dire sous un "laïcardisme" affligeant d'hypocrisie imbécile, prétendant apporter la "démocratie" et les "droits de l’homme" au genre humain, des millions de morts, d’immenses dévastations, détruisant des pays entiers ; comme on le constate en Afghanistan, en Libye et dans les pays du Moyen-Orient. Sans compter la mise en servage cynique de ses propres populations, dans la précarité et le chômage massif... Jusqu’à prostituer ses propres enfants

 

Le judaïsme, composante de la sphère judéo-chrétienne, souffre tout autant de son propre radicalisme. Ce « Judaïsme Radical », prenant la forme d’une idéologie coloniale dont la férocité ne cesse de s’accentuer, de se "radicaliser", avec le temps : "le sionisme", aussi sanguinaire que prédateur. (4)

 

Le Bouddhisme, emporté lui aussi dans ces dérives délirantes, sévit actuellement, dans l’horreur, caricaturé par un « Bouddhisme Radical », en Birmanie. Dans le silence de la Communauté Internationale. Ce qui n’a rien de surprenant. Par contre, dans le silence inadmissible, de lâcheté et de bigoterie, de La Sereine Conscience des responsables et animateurs de la communauté bouddhiste, tant en France qu’à l’étranger…

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Cruelle Imposture ou Imposture de la Cruauté ?...

 

La population de la Birmanie (52 millions d’habitants), qui s’est renommée Myanmar récemment, est à majorité bouddhiste (80% d’après des statistiques officielles). Gouvernement et clergé bouddhiste ne cessent de s’acharner sur la minorité musulmane qui ne représente que 3% à 4% de la population, suivant les recensements. Déniant même la nationalité du pays aux membres birmans de cette confession.

 

Si ce n’était que de la "discrimination religieuse", ce ne serait pas grave dirions-nous ; nous, qui avons vécu d’atroces guerres de religion dans notre Europe... Le Temps arrangera les choses…

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Sauf que se multiplient, dans l’impunité, nationale et internationale, des massacres épouvantables (exercice favori des bouddhistes birmans : brûler vifs les musulmans dans leurs habitations), viols, tortures à mort... Et, autres variantes sadiques…

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Les obligeant à fuir dans les pays limitrophes. A pied ou en barque, si on leur laisse le temps de migrer, en Thaïlande proche, pour beaucoup d’entre eux. Dans ces pays d’accueil, les sévices étant relayés par des trafiquants d’êtres humains, et souvent par les armées « nationales » en cheville avec eux.

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Une des pratiques privilégiées de ces "glorieuses" forces armées : remorquer les barques surchargées de réfugiés, après viol préalable des femmes et jeunes filles dûment sélectionnées, et les lâcher en plein océan, sans vivres ni eau potable ; prenant soin d’enlever rames, voiles ou moteurs, suivant les cas. Condamnés à une mort lente. Très lente. A moins de choisir le suicide, et de plonger dans la houle...

Leur tort : être musulmans.

 

Le Bouddha en aurait été horrifié. Même le "faux-pape du bouddhisme mondialisé", le Dalaï-lama ne cesse de le marteler :
"Nous avons le devoir de prendre soin de tous les êtres vivants et de notre planète", avec "compassion" et dans "l'harmonie entre les différentes traditions religieuses et philosophiques". (5)

 

Cette minorité est dénommée "Rohingya". Musulmans, mais birmans depuis au moins le 16° siècle pour la plupart. Les autorités du pays en ont, apparemment, planifié l’exclusion, le déplacement, la disparition. Les poussant à l’exil, dans le meilleur des cas, dans une orgie de terreur. Ainsi, dans leur propre pays, plus de 100.000 d’entre eux ont été enfermés dans des camps de réfugiés. L’aide internationale qui commence à leur être adressée, notamment par des pays musulmans, étant ponctionnée au passage, dans la corruption la plus effrénée par les organisateurs de ces chasses à l’Homme…

 

Pour déclencher et entretenir ce "nettoyage ethnique" ou "religieux", la population de confession bouddhiste est fanatisée par un prêcheur halluciné, Ashin Wirathu. Par son hystérique culte de la violence, il rappelle le "frère dominicain" Savonarole qui instaura une dictature théocratique à Florence, au 15° siècle.

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Ses discours de haine sont relayés par le puissant clergé du pays, moines et nonnes, et leur diffusion démultipliée par les "réseaux sociaux" dans les villes… Véritable star dans son pays, bénéficiant d’une impunité absolue, disposant de moyens financiers et médiatiques considérables ; avec, évidemment, l’appui, la complicité du gouvernement local. Le silence de l’ONU, des pays occidentaux, toujours prêts à défendre la veuve et l’orphelin partout dans le monde, est bizarrement : sidéral…

Rien de nouveau. Nous savons tous ce qu’il en est de "La Communauté Internationale"…

Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

Beaucoup plus révélateur : l’attitude de la grande icône birmane des Droits de l’Homme, de la Non Violence, se réclamant de Gandhi, de la Démocratie, chouchou de nos médias et politiciens en Occident ; croulant sous les récompenses et labels de "bonne élève" de l'idéologie mondialiste, prix Nobel de la Paix 1991, Prix Sakharov décerné en grande pompe, en 2013, par le Parlement européen, etc. : Aung San Suu Kyi.

Non seulement, elle reste de marbre, au nom de la Raison d’Etat. Mais, pire : elle nie les évidences. Alors qu'elle est membre du Parlement de son pays, depuis le 9 juillet 2012...
Son indifférence devant cet atroce "nettoyage religieux", dans une barbarie indescriptible, démontre un niveau d’insensibilité, de cruauté, implacable.

Le masque est tombé. L’imposture, dévoilée.

 

Amusant, si le contexte n’était pas aussi tragique, de voir certains de nos médias, surtout dans la sphère anglo-saxonne, atterrés par l’impassibilité méprisante de cette cantatrice des "Droits de l’Homme" face aux sadiques persécutions infligées à une minorité de ses concitoyens. En France, nos médias, dans un obséquieux respect de l'icône tant célébrée par eux, préférant ne rien savoir : le confort de l’analphabétisme "informationnel"… (6)

Pourtant, tout observateur un tant soit peu lucide avait, depuis longtemps, déconstruit l’arnaque de la désinformation.

 

Pour ma part, j’ai toujours considéré Aung San Suu Kyi comme l’alter ego, le clone, de la pakistanaise Benazir Bhutto. (7) Seule différence : elle n’a pas encore réellement exercé tous les pouvoirs régaliens de sa défunte consœur. De la même trempe : grandes féodales, milliardaires, uniquement attachées à leur statut, à la richesse de leur clan et aux privilèges de leur caste. Dont le premier est celui de la prédation perpétuelle et impunie de leur nation.

 

Notre industrie de la désinformation occulte minutieusement que nous sommes en présence de la fille d’un des généraux, Aung San, se disputant le pouvoir dès la fin de l’occupation japonaise de la deuxième guerre mondiale, et la préparation de l’indépendance avec le colonisateur britannique, en deux clans antagonistes.

 

Effet collatéral du démarrage de La Guerre Froide : ceux en faveur du clan occidental et ceux proches de la sphère soviétique de l’époque. Transitait, alors, par la Birmanie toute l’aide occidentale en faveur du chef de guerre chinois, le "généralissime" Tchang Kaï-chek, connu pour sa corruption et sa mégalomanie. Il convenait, en effet, d’entraver le succès grandissant des communistes Chinois regroupés autour de Mao. Tout, ou n’importe quoi, sauf "Les Rouges" !...

 

Le clan pro-occidental perdit cette manche. Son père, favorable au clan occidental, fut assassiné dans un règlement de compte entre bandes rivales de la haute hiérarchie militaire, le 19 juillet 1947. Mais sa famille fut épargnée, physiquement et "patrimonialement"…

Car, " … chez ces gens-là, Monsieur… ", on est toujours le cousin du beau-frère ou la grand-mère de l’oncle, tellement attachements, solidarités et obligations, par mariage sont entremêlés. La Birmanie est un Etat féodal où tout ce beau monde, au sein de l’oligarchie, entretient une filiation, même avec son rival ou son ennemi. Tous ces généraux partageant de solides liens familiaux entre eux et avec les grands propriétaires terriens et fortunes commerçantes, immensément riches de la misère du peuple.

 

Aung San Suu Kyi put ainsi accomplir toutes les études et voyages qu’elle souhaitait. Ceux d’une fille de milliardaire, choyée par la classe dirigeante de son pays : Inde, Grande-Bretagne, Etats-Unis, etc.

 

Son premier emploi, en 1967, fut d’être recrutée en tant que "secrétaire-assistante" du "Comité des questions administratives et budgétaires" de la gigantesque usine à gaz bureaucratique qu’est l’ONU. Vous en connaissez beaucoup qui peuvent entrer dans ce type d’organisation internationale, à New York, sans expérience professionnelle, les deux doigts dans le nez ?...

 

Partenariat "Bouddhisme Radical" et "Evangélisme Radical"

 

Les généraux au pouvoir instaurèrent une dictature inflexible et corrompue au dernier degré, se répartissant les richesses colossales du pays entre chefs de clans. Pillées par ces rapaces, elles ne figurent pas, pour leur plus grande partie, dans les statistiques économiques officielles. Donnant ainsi un PIB ridiculement faible. Transitant, en contrebande sous la protection de l’armée, par les voisins Bengladesh et surtout Thaïlande ; en étroite collaboration avec les généraux de ces pays.  

 

Citons les ressources agricoles, cultivées sur les terres fertiles détenues en quasi-totalité par l’oligarchie, les paysans étant considérés en simples serfs : riz, canne à sucre, arachide, maïs, tabac, coton, blé, millet. Sans oublier les 75% de la production mondiale du bois précieux qu’est le teck.

 

C‘est aussi, le "cinéma d’action" hollywoodien n’a cessé de l’évoquer, un des plus grands producteurs de drogue de la planète, avec l’Afghanistan, aux incommensurables revenus : opium, héroïne, amphétamines, etc.

 

Un des plus importants producteurs de pétrole et de gaz de la région, y compris en mer. Là encore, production vendue pour l’essentiel en contrebande aux pays voisins. Même l’énergie électrique est l’objet d’une prospère contrebande, issue des inépuisables ressources hydrauliques de ce pays tropical-montagneux (le Hkakabo Razi est le plus haut sommet d’Asie du sud-est : 5881 mètres), hors plaines côtières et fluviales.

 

Plus encore, un patrimoine minier d’une qualité exceptionnelle. En tête de liste : une des plus belles extractions de pierres précieuses, par leur degré de pureté : jade, saphir et rubis (90 % de la production mondiale).

 

Cette oligarchie de tous les trafics aurait été laissée tranquille, par "La Communauté Internationale", si elle n’avait présenté deux défauts impardonnables :

=>  Refuser de partager plus généreusement le gâteau avec les prédateurs occidentaux, en cédant l’administration directe du pays à la mafia mondialiste et, en conséquence, en acceptant la fonction de "fondé de pouvoir" de ses intérêts selon les modèles saoudien ou colombien 
=>  Fait aggravant : refuser de s’engager avec les occidentaux dans des opérations antichinoises d’envergure (implantations de stations d’écoutes et d’espionnage, de base militaires avec stockage de matériel et munitions, etc.). En application de la stratégie belliciste occidentale d’encerclement de la Chine, avec qui la Birmanie partage une longue frontière.

 

Sa mise au ban de "La Communauté Internationale" fur alors organisée : sanctions, entraves dans ses trafics (jusqu’aux ventes de rubis…), etc. Tout cela, évidemment, sous couvert de la "Démocratie" et des "Droits de l’Homme".

 

Pour lâcher du lest, les généraux, amateurs en la matière, voulurent organiser des élections générales. Face à leur parti politique bidon, ils trouvèrent qui ?... Aung San Suu Kyi, à la tête d’un groupement de partis, solidement financé et encadré par les occidentaux : "Ligue Nationale pour La Démocratie"…

Le 27 mai 1990, les généraux se réveillèrent sous l’effet de la claque : ne réunissant que 21 % des voix, contre 59 % à la Ligue… Annulant les élections, à la fureur des occidentaux. Manière, pour ces généraux mafieux, de vouloir faire monter les enchères et baisser les prétentions de la mafia mondialiste. Les occidentaux redoublèrent leurs rugissements pro-démocratiques…

 

Notons au passage que deux ans plus tard, le 11 janvier 1992,  lorsque les généraux algériens ont annulé les premières élections libres qu’ils perdirent, inaugurant une longue et sanglante guerre civile, "La Communauté Internationale" est restée paisiblement silencieuse… Mieux, elle les couvrit de sa propagande.

 

Comme pour les "terroristes" : les "bons" généraux ne sont pas à confondre avec les "méchants"…

Tapant du poing sur la table de leur coup d’Etat, nos généraux birmans jugèrent qu’Aung San Suu Kyi devenait un peu trop turbulente, en cheval de Troie des intérêts occidentaux et de son clan. Ils la placèrent en résidence surveillée dans une de ses confortables villas familiales, entourée de sa domesticité et de ses proches. En attendant des jours meilleurs. La traitant toujours avec les plus grands égards.

 

Evidence de cette collusion de classe (les leaders opposants trop "remuants", issus du peuple, étant liquidés sans hésitation) ou de caste. Cette bouddhiste au grand cœur "non violent" n’a-t-elle pas déclaré, récemment, à la BBC :

« J’aime beaucoup l’armée »… (8)

Cette grande dame de "La Démocratie" est au moins porteuse d’une Valeur : la reconnaissance du ventre.

 

Une dizaine d’années plus tard, tout s’est arrangé en famille. Les généraux ont compris que "La Démocratie" c’est avant tout exécuter les consignes de l’Occident, en les légalisant par des simulacres d’élections où seuls ne peuvent se présenter que ceux cooptés par l’oligarchie.

 

Ils firent une place autour du gâteau birman à Aung San Suu Kyi (membre du parlement depuis 2012) et ses affidés. Devenue, entretemps, hyperactive dans le business des mines de cuivre, fermant les yeux sur l'écrasement et le "déplacement"  manu militari des membres de l’ethnie Kachin, spoliés et outragés du saccage environnemental sur leurs terres de ses associés-exploitants…

 

Mais on vous le certifie, dans les chants d’allégresse : la Birmanie est devenu un paradis des Droits de l’Homme. "La Démocratie", comme Zorro, est arrivée…

 

Emerge alors, dans ce jeu de dupes à l’encontre du peuple birman, lentement mais sûrement, un volet important de ces consignes ou ordres à exécuter : la persécution des musulmans, leur éradication religieuse ou culturelle, voire physique. Exigence délirante des "ultras" américains qui ne conçoivent qu’un monde judéo-chrétien sous la coupe d’un "Evangélisme Radical".

 

Ces "fous de Dieu", descendants de ces évangélistes qui massacraient les amérindiens d’Amérique du nord la Bible à la main, le fusil dans l’autre. Les pourchassant, massacrant, en gibier à abattre ; comme Geronimo en fut témoin, sa femme et ses trois enfants en furent les victimes éviscérées. Enfermant dans le désespoir, la maladie ou la malnutrition, les rares survivants… (9)

 

Islamophobie obsessionnelle devenue un des objectifs majeurs à l’échelle de la planète pour ces fanatiques, tout spécialement en Asie. Architecturée sur une stratégie, aux moyens illimités, méthodiquement planifiée à l’encontre des minorités musulmanes du sud de la Thaïlande, du sud des Philippines, et évidemment de la Birmanie.

 

Cet "Evangélisme Radical", pour arriver à ses fins n’hésitant pas à passer des accords de partenariat avec le "Bouddhisme Radical" pour les éliminer.

 

Le Bouddhisme étant jugé inoffensif à leur domination idéologique et géopolitique. Dès lors qu’il se limite à un folklore spirituel destiné à soulager les bobos des "bobos". Ou à singer les bonobos : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. Seulement, avec ou sans moquette fumante : planer…

 

Partenariat entre deux radicalismes symbolisé, le 1er juillet 2015, par ce partage du gâteau d’anniversaire du 80e anniversaire du Dalaï-lama dans le ranch, au Texas, de George W. Bush, toujours aussi fier de sa "mission accomplie"… (10)

 

A qui Dieu avait demandé de réduire en cendres l’Irak… (11)

 

 

Le DalaÏ-lama fêtant ses 80 ans dans le ranch texan de George W. Bush - 1er juillet 2015

Le DalaÏ-lama fêtant ses 80 ans dans le ranch texan de George W. Bush - 1er juillet 2015

1.  Isabelle Stengers, « Résister ?  Un devoir ! », Politis, n° 579, 1999, pp. 34-35.
Cité dans l’ouvrage passionnant de Tobie Nathan : « Nous ne sommes pas seuls au monde – Les enjeux de l’ethnopsychiatrie », Points-Essais, collection « Les Empêcheurs de penser en rond », Le Seuil, 2001, p. 88.
2.  Pathétique exemple de ce cirque mondain, ou d’opération de propagande antichinoise, animée par le Dalaï-lama : la séance d’échange d’écharpes blanches (le "kata", symbole de bienvenue) avec le couple Sarkozy, alors président, escorté des courtisans et courtisanes :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-dalai-lama-rencontre-carla-bruni-sarkozy-et-bernard-kouchner_553111.html
http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/06/01003-20081206ARTFIG00696-premiere-rencontre-entre-sarkozy-et-le-dalai-lama-.php

3.  Le clan familial, aristocratique et tribal (ils ont tous la nationalité américaine…), du Dalaï-lama entretient des rapports « fusionnels » avec la CIA, depuis les années 1950 ; du temps de La Guerre Froide contre le Bloc communiste soviétique et chinois.
Le frère ainé du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, animant une officine de la CIA chargée de la propagande antichinoise, avec le Tibet pour vecteur, pompeusement intitulée « Société Américaine pour une Asie Libre »…
Le second frère ainé du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, était le baroudeur de la famille. Participant, dès 1951, à des opérations de renseignement, d’assassinat et de sabotage, dans des raids de commandos parachutés au Tibet et ensuite exfiltrés. Entraînés, financés, armés, et encadrés, évidemment, par la CIA.

Tous les efforts occidentaux (les britanniques y prenant une part active…) pour organiser une Révolution Colorée "Safran", connurent l’échec : l’immense majorité des Tibétains vomissant ces aristocrates corrompus qui avaient maintenu leur région, des décennies durant, dans une féodalité moyenâgeuse ; immergeant leur peuple dans l’extrême pauvreté, la misère du servage et l’ignorance.
Les méticuleux travaux des chercheurs Ginsburg et Mathos décortiquent dans le détail tous ces faits, jamais rapportés dans nos médias. En particulier, leur incontournable ouvrage de référence sur le sujet, mondialement connu, intitulé (et non traduit en français, sauf erreur de ma part…) :

"Communist China and Tibet : The First Dozen Years"
Edition Martinus Jihoff / The Hague – première edition 1964

4.  Rappelons que le sionisme est une idéologie politique d’essence coloniale fondée par des juifs, d’Europe centrale essentiellement, au congrès de Bâle en 1897. Le principal organisateur en était Theodor Herzl, né à Budapest en Hongrie ; pays, alors, membre de l’Empire Austro-hongrois.

5.  "Le dalaï-lama rencontre Carla Bruni-Sarkozy et Bernard Kouchner", L'Express, 22-08-2008, (en présence du gratin mondain, entre autres : Alain Juppé, Juliette Binoche, Line Renaud, Inès de la Fressange, Jean-Claude Carrière, etc.).

6.  Quelques réactions internationales :

=>  " Suu Kyi Remains Silent as Burma Burns " , The Irrawaddy, (quotidien Birman), 5 janvier 2013

=>  " L'auréole ternie d'Aung San Suu Kyi ", Le Temps, (quotidien Suisse),  26 mars 2013

=>   David Blair, " How can Aung San Suu Kyi – a Nobel Peace Prize winner – fail to condemn anti-Muslim violence ? ", The Daily Telegraph (britannique),‎ 24 octobre 2013

=>  " Aung San Suu Kyi is turning a blind eye to human rights in the name of politics ", The Guardian (britannique),‎ 26 novembre 2013.

7.  Georges Stanechy, "Benazir Bhutto : Aveuglement et Tragédie", 3 janvier 2008, http://stanechy.over-blog.com/article-15243458.html

8.   Bruno Philip, "Aung San Suu Kyi ménage ses anciens geôliers", Le Monde, 28 mars 2013,
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/03/28/aung-san-suu-kyi-menage-ses-anciens-geoliers_3149273_3216.html

9.  Georges Stanechy, "Geronimo…", 8 mai 2011,
http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

10.  Le Dalaï-lama fête son 80e anniversaire avec George W. Bush au Texas, alterinfo.net, 9 juillet 2015,
http://www.tibetdoc.eu/spip/spip.php?article305

11.  Extraits de presse :
=>  "Et Dieu parla à Bush…", TF1 - News, 7 octobre 2005,
http://lci.tf1.fr/monde/2005-10/dieu-parla-bush-4901754.html

=>  "George Bush parle avec Dieu", Courrier International, 7 octobre 2005,
http://www.courrierinternational.com/breve/2005/10/07/george-w-bush-parle-avec-dieu
=>  "Bush poussé par une mission divine ? ", Nouvel Observateur, 8 octobre 2005,
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20051007.OBS1422/bush-poussepar-une-mission-divine.html

 

 

 

12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:30

 

 

 

Pour une poignée de dollars…

 

Fuyant la Syrie où ils s’étaient incrustés. Chancres, métastases d’un chaos ne cessant de se répandre.

 

Un des plus beaux pays du monde, aux multiples vestiges historiques. Héritages des civilisations fusionnant le long des siècles et millénaires dans ce creuset de la pensée, de l’art et de la spiritualité.

 

Des rats abandonnant le naufrage colonial de l’Occident dans la région, tel un navire coulant à grande vitesse… Courant, éperdus de frayeur, de leurs jambes et de leurs Toyota rutilantes, loin de leurs camps, abris bétonnés, salles de torture et postes de tir, de leur encadrement et commandement des "forces spéciales" des pays de l’OTAN.

 

Sous le pilonnage assourdissant des bombes et missiles, de haute précision, des forces armées russes. Largués, de nuit, par des avions silencieux et invisibles à plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus angoissant, ces missiles de croisière supersoniques dont on ne perçoit le bruit du propulseur qu’après son explosion… Trop tard…

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Mensonge et Barbarie pour Valeurs

 

Pour ces voyous, cela ne faisait pas partie du contrat initial : on leur avait assuré non seulement l’impunité, mais la protection : pas de bombardement aérien. L'aviation militaire syrienne serait neutralisée par une "zone d'exclusion aérienne", à l'exemple de la Libye.

Ils y avaient cru : les avions occidentaux se baladent librement dans l'espace aérien de la Syrie pour les ravitailler en armes, en argent, en médicament et autres fournitures. Leurs bombardements ne sont destinés qu’aux positions et infrastructures, civiles ou militaires, du gouvernement légitime du pays.

 

Dans ces conditions idéales de protection, terroriser et assassiner des gens sans défense, dynamiter, démolir au canon, mitrailler, des immeubles d’habitation, centrales électriques, écoles et universités, ports et aéroports, hôpitaux, ponts et bâtiments administratifs, stations d’épuration d’eau et puits : pas de problème. C’est même une pratique jouissive.

 

Mais risquer sa peau sous des bombes et missiles, d'une stupéfiante exactitude dans la frappe de leurs cibles, pour une poignée de dollars : rien ne va plus. Le salut, dans ce contexte, est dans la fuite ! D’autant qu’être un mercenaire, ou un tueur patenté, n’est pas défendre une cause nationale ou patriotique, encore moins un idéal de justice ou de liberté.

 

Plus de cinq mille  de ces rats, en une semaine, se précipitant vers leurs bases de départ limitrophes, en Turquie et en Jordanie. Ou encore vers le sud-Soudan et la Libye ; ceux-là bénéficiant du privilège d’être exfiltrés par avion… Et, ce n’est qu’un commencement…

 

Tous. Oui : tous. Assassins, trafiquants, voleurs, violeurs et autres psychopathes que l’Occident avait recrutés, résidus de leurs prisons après les avoir "retournés". Avec pour carotte à leur liberté : un emploi de mercenaire bien payé, facile et sans danger…

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Ratissant large, les services spéciaux des membres de l’OTAN fébriles de zèle, s’ingéniant à trouver les pires ramassis de voyous, de "culs-de-basse-fosse" comme on disait dans le temps. Non seulement d’Europe centrale ou du sud, de Scandinavie ou du Royaume-Uni, mais encore de tout le bassin méditerranéen, et au-delà ; certains même d’Australie…

 

Quoi de plus facile, en effet, que de casser un pays en mille morceaux ?...

 

Avec de confortables primes en dollars convertibles, payées sur les caisses inépuisables du Qatar et de l’Arabie Saoudite… Avec, à la clé : liberté, impunité absolue, de tuer, torturer, assouvir toutes les perversions et sadismes que l’homme peut engendrer dans son délire criminel.

 

Aussi "musulmans" que moi un martien aux pieds palmés. Chargés d’animer cette fiction, mise en scène, sous l’appellation de "Califat", dont même le premier imbécile venu ne peut croire. Pour les armer, les financer, les entraîner, en toute bonne conscience, les "démocraties occidentales" transitant par des soi-disant "opposants au régime syrien", eux aussi bardés d’armes jusqu’aux oreilles. Multipliant les milices, aux appellations aussi nombreuses que les châteaux fantoches du bordelais recyclant du vin italien, espagnol, ou roumain…

 

Chaque groupuscule, avec son chef de guerre, encadré par les "forces spéciales" et "services secrets" de l’OTAN. Les uns par les USA et leurs seconds couteaux des colonies Turque ou Jordanienne ; les autres par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Chaque "démocratie", dans la totale désinformation de son opinion publique ou de ses électeurs, gérant sa succursale du crime et du pillage. Schéma analogue, classique et éternel du cynisme colonial, à celui que la Chine, entre autres pays, a enduré pendant un siècle (1840-1940)…

 

Comment s’y reconnaître parmi ces "combattants terroristes" ?...  Impressionnant de dons divinatoires, nos états-majors et traîneurs de sabre y parviennent au premier coup d’œil sur leurs cartes et photos aériennes. Désignant à nos valeureux aviateurs les cibles à bombarder : les "mauvais terroristes", afin de préserver les "bons terroristes", étiquetés "AOG-OGS" - Appellation d’Origine Garantie - Opposants au Gouvernement Syrien.

 

 

Colonialisme Radical pour Religion

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

"Apporter la démocratie et les droits de l’homme" ?…

Prétexte pour apitoyer les chaumières et "la ménagère de moins de cinquante ans", pour reprendre l’expression des experts en marketing télévisuel…

.

Il faudrait être le dernier des abrutis pour y croire une seule seconde…

Alors que l’Occident, politiciens et badernes militaires sans foi ni loi, s’acoquine avec  les régimes les plus abjects de tyrannie et de corruption que sont ceux du Qatar et d’Arabie Saoudite, tout particulièrement. Unanimement vomis dans tout le monde musulman, pas seulement arabe : jusqu'en Malaisie et en Indonésie... Le film controversé sorti le 16 septembre dernier sur les écrans français, du marocain Nabil Ayouch, Much Loved, en livre une féroce charge…

 

Alors que l’Occident ferme les yeux depuis des décennies sur les massacres et horreurs commis en Palestine et Gaza. Où l’on tire impunément, aujourd’hui même, à bout portant sur femmes et enfants, dans la spoliation de leur terre, de leur identité et de leur histoire…

Evidemment, pour justifier l’horreur et le chaos créés et entretenus par nos pays occidentaux au Moyen-Orient, la propagande, qui ne connaît aucune restriction budgétaire en ces temps de crise économique, bat son plein. Le "Colonialisme Radical", Religion de nos oligarques dévots de laïcité, doit impérativement transformer ces pays soumis à nos délires de prédation en annexes de l’Enfer ; aux yeux d’une opinion rendue analphabète par l’industrie de la désinformation et de l’abrutissement public.

 

Au siècle précédent, Jules Ferry personnifiant le plus pathétique exemple de ce fanatisme dans la Bonne Conscience, les pires massacres et exactions à la source de notre "Empire" étaient légitimés par la nécessité de "civiliser les peuples inférieurs". Jusqu’à les caricaturer en Cannibales, comme lors de la conquête et de l’annexion de la Kanaky, dénommée Nouvelle-Calédonie. Les autres pays concurrents au nôtre, dans la spoliation coloniale de l’époque, soutenant la même rhétorique et pratiquant les mêmes abjections : Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, etc.

 

Provoquer l’adhésion de l’opinion publique à nos visées coloniales, impose l’entretien permanent d’un violent ressentiment, d’un viscéral écœurement, à l’encontre de populations à soumettre : sus aux cannibales !  Non : avec un argumentaire modernisé dans un nouvel emballage…

 

Aujourd’hui, à écouter nos propagandistes, ce serait le fanatisme d’une religion qui serait à la source du chaos dans cette région et, selon leur stratégie anxiogène, bientôt dans nos villes et villages… Impliquant de ce fait, et dans l’urgence, l’absolue nécessité d’intervenir militairement.

 

A les croire, les "djihadistes" se multiplieraient dans nos pays. Le plus frappant, dans ce délire du mensonge et de l’hypocrisie, c’est le "vecteur Sexe" en plein développement. "Très porteur", prétendent ces spécialistes de la désinformation, dans nos sociétés "pipolisées" qui, dans leurs médias lubriques, n’évoquent obsessionnellement que cela.

 

L’enlèvement d’adolescents ou le détournement après endoctrinement, surtout des jeunes filles transformées en "esclaves sexuelles", mais aussi de femmes, les témoignages "bidonnés" abondent : presse, radios, chaînes TV, édition… Les livres sur ce thème, dans les rayonnages des libraires de la grande distribution, s’empilent à longueur de semaines…

 

Véritables contes de fées ou de sorcières, avec pour héroïnes malheureuses des jeunes filles en fugue, "décervelées" par une horrible religion prêchée par un tout aussi horrible barbu, se retrouvant en Syrie malgré elles et contre la volonté de leurs parents. Tel un pèlerinage diabolique. Avec autant de facilité pour s’y rendre, tranquillement et à peu de frais, que celles qui en mai 68, en plein "Flower Power- Peace and Love", se retrouvaient à Katmandou ou à Auroville, tout en planant le long des chemins en fumant de l’herbe au son des guitares et cithares…

Affligeant.

Autorisons-nous une piqûre de rappel pour ne pas rester anesthésiés face aux mensonges et fourberies dissimulant les objectifs réels de la politique coloniale, prédatrice, dévastatrice, de nos pays, européens notamment, dans cette région. Qualifiée de "Remodelage du Moyen-Orient", sous la cravache de notre suzerain les USA.

 

Opération de "remodelage" couvrant, en fait, tous les pays de confession à majorité ou à fortes communautés musulmanes : de l’Afrique du nord (y compris saharienne : Mali, Niger, etc.) à la Somalie en passant par le Soudan (dont la partition a été une réussite des opérations militaires secrètes et de notre propagande) et l’Ethiopie, jusqu’au Pakistan :

 

i)  Casser, diviser, démembrer, les pays de cette région en micro-états, pour les reconfigurer sur une base ethnique et religieuse dans le classique « diviser pour régner » afin d’annihiler toute capacité de résistance intellectuelle et spirituelle, sociale et économique, militaire et technologique, en mesure de  s’opposer ou contester les projets coloniaux des pays occidentaux.
 

ii)  "Apporter la démocratie" :  intervenir militairement pour installer des gouvernements de "collabos", corrompus et au service exclusif des intérêts prioritaires des oligarchies de l’Occident (industries de l’armement, groupes bancaires et financiers, pétroliers, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires, etc.).

 

iii)  Entraver durablement le développement de ces pays en éliminant tous les cadres, dirigeants, enseignants et chercheurs de haut niveau, dirigeants et spécialistes en charge de la gestion des infrastructures : télécommunications, centrales électriques, hôpitaux, etc. Susciter, fomenter, maintenir un climat de conflits interethniques et religieux par tous les moyens pour qu’écoles et universités soient fermées afin d’interdire l’accès à l’éducation et au savoir, déscolarisant ainsi plusieurs générations.


iv)  Piller les ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium (au Mali et au Niger, par exemple). Tout aussi important : contrôler les infrastructures d’acheminement du gaz et  du pétrole : oléoducs, pipelines, voies maritimes de transport.
 

v)  Piller, ou vandaliser, leur immense patrimoine culturel accumulé au cours des siècles : vestiges archéologiques, œuvres d’art, mosaïques, statuaires, etc. Ce qui n’est pas transportable étant livré à la démolition à l’explosif : monuments, temples, etc. Afghanistan, Irak, et Syrie ont particulièrement été ravagés par cette politique de la terre brûlée. Ce qu’Irina Bokova, Directeur Général de l’UNESCO, qualifie de « Nettoyage Culturel ».

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

La finalité de ces opérations de vandalisme organisé, outre l’enrichissement frauduleux des mafias de trafiquants en cheville avec des "collectionneurs", est d’éradiquer les racines de toute réminiscence d’une identité nationale, d’une histoire prestigieuse, d’une "estime de soi" propre à tout être humain membre d’une communauté.

Cette déshumanisation systématique permettant aux idéologues du "Colonialisme Radical" d’affirmer, par la suite, que ces terres étaient "vides" de traces de civilisation, incultes sur tous les plans. Comme ils le prétendent, depuis des décennies, pour la Palestine.

 

vi)  Déverser, de manière invisible ou homéopathique aux yeux des opinions publiques, dans les caisses de nos "Etats Profonds" (Deep States) des milliards de dollars et d’euros, à ne plus savoir qu’en faire, pour démultiplier l’enrichissement personnel, exponentiel et faramineux, de nos oligarques. 

C’est Peter Dale Scott, courageux et brillant politologue canadien, diabolisé par l’extrême-droite "OTANesque", qui a décrit ce système de gouvernement occulte échappant à tout contrôle citoyen, adepte des guerres et du chaos par lequels ses dirigeants s’enrichissent sans fin.
On lui doit ce livre essentiel pour comprendre la situation actuelle sur notre planète :
"L'Etat profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle"
(Titre original : The American Deep State: Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy)

Le général Eisenhower, président des USA (1953-1961), dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, s’était déjà inquiété de ce complexe "militaro-industriel" constituant progressivement un Etat dans l’Etat. Inquiétante prémonition d’un général et chef d’Etat :


« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

 

 Un exemple actuel, tout récent : le Trésor des USA vient de constater que 500 millions de dollars, d’un budget destiné à financer l’entrainement et l’armement d’une milice, avaient tout simplement disparus… A peine une dizaine de combattants ont pu être retrouvés. Le reste, avec armes et bagages s’est volatilisé. Les intermédiaires divers ayant pompé, le long du circuit de financement, l’essentiel. Une enquête est en cours... Les complicités étant innombrables.

 

vii)  Alimenter, exacerber, l’islamophobie des opinions publiques occidentales, pour incruster un fanatisme analogue à celui des Croisades prétendant "Libérer le Tombeau du Christ" dix siècles auparavant. Les services d’action psychologique de nos Etats organisant, créant, scénarios et rhétoriques, pour mettre en scène les pires actes criminels que la perversité humaine soit capable d’engendrer.
 

Justifiant ainsi, par ce constant lavage de cerveaux imbibés d’horreurs attribuées à la religion musulmane,  les colossales dévastations, destructions et tueries, extorsions et vols, que nos pays commettent dans cette région depuis la fin de la première guerre mondiale ; suite au partage des dépouilles de l’Empire Ottoman, entre les grandes puissances de l’époque dont la France, par les Traités de Sèvres du 10 août 1920 et de Lausanne du 24 juillet 1923.

 

A cette propagande s’ajoute, à présent, une intensification de l’hystérie russophobe. Cette couche supplémentaire dans le délire paranoïaque étant la conséquence de l’apparition musclée de l’Ours Russe dans la région, défiant l’hégémonie d’un Empire décadent…

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...
17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 12:00

 

 

 

« Quand, dans ce grand organisme qu'est l'espèce humaine, chaque groupe humain qui participe à sa constitution comprendra-t-il qu'il ne peut avoir qu'un seul but, la survie de l'ensemble et non l'établissement de sa dominance sur les autres ?

Aucun d'eux n'est représentatif à lui seul de l'espèce et ne détient à lui seul la vérité. »

Henri Laborit (1)

 

 

 

 

Enfin, se dit-on, cet  accord sur "le nucléaire iranien" est conclu !...

Accord Nucléaire Iranien : Le Reflux…

Procès en sorcellerie, ou procès d’intention, on ne savait plus comment qualifier ces négociations traînant depuis des années, serpent de mer ou escargot, déambulant, disparaissant, resurgissant, à petits pas, entre Suisse et Autriche : Genève, Lausanne, Vienne…

.

A n’en plus finir…

"Victoire diplomatique" ?... Dont le mérite serait à partager entre l’Iran et les grandes puissances ?...

 

Langue de bois.

 

Plus lucidement, je dirais : "victoire du bon sens". Parvenir à un accord dans un contexte de tensions armées et belliqueuses, même mal ficelé, débordant d’ambigüités, étant préférable à "pas d’accord du tout". (2)

 

L’essentiel de toute façon réside, tout comme pour une Loi, dans "l’esprit" d’un texte plutôt que dans sa "lettre"…

 

Comme les contrats commerciaux, traités, ou  accords, estampillés "diplomatiques" ou pas, ne valent que ceux qui les signent. Souvenons-nous des propos attribués au chancelier allemand Bethmann Hollweg, sous Guillaume II, à propos du traité de neutralité de la Belgique signé par les puissances européennes. Le considérant avec le plus complet mépris, alors que son pays en était signataire, et même un des "garants" statutaires : un « chiffon de papier ». Menant droit à la première guerre mondiale…

 

Le point focal d’une analyse sur le résultat de ces négociations doit porter, avant tout, sur "l’esprit" de l’accord signé.  A partir de là, la ligne prospective apparaît immédiatement.

 

Au départ, tout le monde savait que l’Iran n’était pas intéressé par l’arme nucléaire, et avait, en conséquence, renoncé aux recherches sur les applications militaires de la recherche atomique. Des spécialistes du renseignement l’avaient confirmé depuis plusieurs années, dans plusieurs pays occidentaux.

 

Même à la CIA, où se trouvent d’authentiques spécialistes, qui ne sont jamais entendus évidemment. Seuls ceux au service de la propagande belliciste ayant droit d’accès à une audience politique ou publique. Parmi ces experts de la région, aussi honnêtes intellectuellement que courageux, figure Flynt Leverett, qui le rappelle encore cette semaine : l’Iran n’entretient ni programmes de recherches, ni investissements, en nucléaire militaire. (3)

 

"Senior analyst" à la CIA pendant plus d’une décennie, il a été un des conseillers (peu écouté…) du ministère des affaires étrangères pour le Moyen-Orient, puis "senior director" pour les affaires du Moyen-Orient au "National Security Council". Auteur d’un livre, non encore traduit en français, Going to Tehran: Why America Must Accept the Islamic Republic of Iran ("En route pour Téhéran : Pourquoi les Etats-Unis doivent accepter la République Islamique d’Iran"), professeur de Relations Internationales à Penn State (Pennsylvania State University), il est un des plus fervents partisans de l’établissement de relations pacifiques et prospères avec cette grande nation.

Accord Nucléaire Iranien : Le Reflux…

Inutile de revenir sur les mécanismes qui ont régi jusqu’à présent "l’iranophobie", véritable "croisade contre l’Iran", dans une propagande continue, hystérique, délirante, à l’échelle planétaire, avec des milliards de dollars. Tout a déjà été dit, démonté et démontré : les occidentaux n’ont jamais toléré le renversement populaire, en 1979, de leur polichinelle, au régime sanguinaire, le Shah d’Iran. (4)

 

Il est vrai qu’il présentait la grande qualité d’acheter, à la saoudienne ou à la qatari, des armements par milliards de dollars, laissant piller les ressources pétrolières et gazières de son pays, dans l’appauvrissement et la terreur de son peuple.

 

Ce n’était qu’un prétexte pour provoquer une guerre et une destruction de l’Iran. Raser ce pays, selon la méthode appliquée dans les pays de la région : Somalie, Irak, Afghanistan, Libye, Liban, Syrie, etc.

 

Mais, l’Iran ne présente pas la même configuration géopolitique, sociale et économique, que ces pays facilement pulvérisés dans la dévastation par les pays de l’OTAN. Les stratèges du chaos découvraient au fil du temps que l’Iran, malgré un embargo instauré dès la révolution de 1979, dont la férocité s’accentuait (la plupart des dispositifs occidentaux, en dehors de toutes décisions internationales approuvées par l’ONU) proportionnellement à sa surprenante capacité de résistance, était plus qu’une grande nation.

 

En pleine mutation, émergeait une grande puissance régionale. Héritière des glorieux empires et espaces Perses, carrefour historique entre Moyen-Orient et Asie Centrale, aux fabuleuses ressources naturelles et perspectives de développement.

 

Plus de trois fois la France en superficie, aux colossales richesses énergétiques et minières, sa population a bondi de 53 millions d’habitants en 1988, fin de la terrible "guerre imposée" (1980-1988) – pour reprendre le qualificatif des Iraniens - par les occidentaux via l’Irak de Saddam Hussein, à 80 millions en 2015 (5). En route, pour les 100 millions…

 

Le plus spectaculaire est le haut niveau d’éducation de sa jeunesse et de son encadrement en général, un des taux les plus élevés dans le monde. Notamment, dans l’enseignement supérieur où - les médias occidentaux ne le mentionneront jamais - les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Tout particulièrement dans les domaines scientifiques.

 

La remarquable équipe de négociateurs iraniens est un exemple de compétence et de dignité, face à laquelle nos diplomates européens et américains, aussi incultes qu’arrogants, faisaient figure de minables. Les français en premier lieu, avec notre lamentable ministre des affaires étrangères Fabius, emblématique de stupidité… Déchéance de notre diplomatie

 

Paramètre fondamental, pour comprendre le vecteur principal des négociateurs Iraniens, l’objectif prioritaire du gouvernement est l’investissement dans l’enseignement et la recherche scientifique, garant de l’indépendance et de la souveraineté du pays : économique et militaire. Expliquant ainsi que l’Iran soit le pays le plus à la pointe dans la région : outre ses spectaculaires réalisations, et même exploits, ses publications scientifiques de grande qualité (occultées en Occident), par rapport au nombre de ses étudiants et chercheurs, témoignent d’une éminente vitalité. (6)

On comprend mieux, dans les négociations sur le nucléaire, l’inflexibilité des Iraniens pour résister à la volonté des occidentaux de lui interdire le domaine "atomique" (aérospatial et balistique, aussi), afin de le réduire au niveau de pays sous-développé en termes de recherche, d'enseignement et de culture. Le fait que le droit à cette recherche ait été reconnu à l’Iran, dans le cadre de cet accord - façon d’admettre au passage sa pleine souveraineté - représente une grande victoire sur la "mentalité coloniale" de l’Occident.

 

Conséquence, ou prise en compte du principe de réalité : l’embargo est un échec. Obsolescence d’une arme longtemps en usage dans la prédation coloniale. Malgré ses impacts, ou ses nuisances, sur le commerce extérieur de l’Iran, son économie, sa croissance, sa richesse nationale, n’ont cessé de poursuivre leur ascension. A la surprise du FMI, lui-même…

 

Structurant, rationalisant, modernisant, ses systèmes de gestion grâce à la mise en place d’une « économie de résistance » orientée prioritairement sur le "hors gaz & pétrole", le pays se trouve doté, à présent, d’une industrie diversifiée. Certains gisements de croissance étant encore quasiment inexploités. (7)

 

Non seulement, avec de grands groupes industriels et financiers locaux qui investissent jusqu'en Chine mais, encore plus important, suivant un "modèle à l’allemande", avec un maillage de PME-PMI animé par des entrepreneurs et des créateurs d’entreprises d’une impressionnante réactivité.

 

Paradoxe : dans un rythme accéléré, ne cesse de s’enraciner, s’élargir, s’étendre, ce qui disparaît dans nos pays d’Amérique du nord et d’Europe, débordante d'énergie : une moyenne bourgeoisie…

 

A l’opposé de l’effet recherché par l’Occident. Evidemment, certains enragent…

Accord Nucléaire Iranien : Le Reflux…

Quelle suite à cet accord ?...

 

Résumons-la en deux rapports de force, avec leur interaction.

 

L’un agressif, celui des pays de l’OTAN poursuivant une illusion hégémonique, unipolaire et délirante ; l’autre défensif, celui de l’Iran et de ses principaux partenaires, Russie et Chine, édifiant patiemment, méthodiquement, un monde multipolaire  :

i)   Un déchaînement, dans la diabolisation d’une propagande alimentée en milliards de dollars, des milieux de la prédation coloniale, américains et européens, avec leur "direction régionale" pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, située en Palestine, qu’est l’entité sioniste.
 

Ceux qui ne se satisfont que de destructions et de morts, pour mieux assurer leur pillage avec leur enrichissement personnel aussi fulgurant que facile : marchands de canons, groupes spéculateurs aux activités spoliatrices dans les secteurs de l’énergie et des mines, charognards spécialisés en privatisations bradées dans la corruption, etc.
 

Pour eux, seule issue admissible : la destruction du potentiel de résistance de l’Iran, son pillage et son asservissement.

 

Dans cette logique, tout sera mis en œuvre pour saboter cet accord.

 

Au-delà des gesticulations frénétiques du Congrès des USA se croyant maître du monde, suivant plusieurs méthodes et tactiques déjà rodées, ou testées, contre l'Iran. Seule différence, elles vont être amplifiées à grande échelle, avec de très, très, gros moyens.

 

Suivant plusieurs cas de figures, combinées ou pas selon les circonstances :

 

=>  Attaques surprises, directes à la Yougoslave, sans mandat de l’ONU (prétextant la non application des clauses de l’accord signé…), ou via des "proxies" ; c’est-à-dire des Etats de la région. Exemple actuel de l’Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen.

=>  Financement et encadrement de "mouvements autonomistes", fabriqués de toutes pièces, pour déstabiliser le pays, dans ses provinces/frontières Est et Ouest (Azerbaïdjan, Kurdistan, Baloutchistan, "iraniens", etc.).

=>  Financement et encadrement d’agitateurs pour provoquer des pseudos "révolutions colorés" ("apporter la démocratie" et blablabla…) afin de mettre au pouvoir des politiciens corrompus, comme ce que vient de connaître récemment l’Ukraine.

=>  Guérilla informatique et cybernétique, aux virus difficilement détectables, pour saboter réseaux électriques, réseaux ferroviaires, grandes industries, aéroports et terminaux portuaires, radars et sécurité aérienne, etc.

=>  Multiplication des attentats et bombes, par des services spéciaux, dans les édifices religieux et centres de pèlerinage (nombreux en Iran), pour provoquer des tensions confessionnelles et ethniques, comme en Irak ou en Syrie.

=>  Assassinats de responsables portant des valeurs d'indépendance ou de fierté nationales, opposés à toute servitude coloniale : "managers" d'entreprises privées ou publiques, scientifiques, artistes ou écrivains, etc. Suivant les pratiques occidentales en usage en Irak, Syrie, Libye, Palestine, etc.

 

 

ii)   Evidemment, l’Iran est prêt à toutes ces éventualités, après avoir minutieusement décortiqué, analysé, les modes opératoires, sur fond de destructions et de massacres quotidiens, des pays de l’OTAN dans la région. Il sait que l'Occident envisage de lui réserver, au minimum, le sort chaotique du Pakistan, avec guerre civile larvée dans les affrontements religieux et ethniques...

 

Accord Nucléaire Iranien : Le Reflux…

Le Chef de l’Etat, Ali Khamenei, vient de le rappeler au gouvernement dans ses félicitations à l’égard de l’équipe de négociateurs qui a brillamment représenté le pays lors des négociations :

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"Certains Etats signataires de l’accord ne sont pas dignes de confiance" - "cannot be trusted", en anglais. (8)

C’est clair. C’est, chirurgicalement, mettre en lumière "l’esprit" de cet accord. C’est, aussi, rappeler les orientations politiques et stratégiques du pays.

 

Cet "accord" représente, ne l’oublions pas, une bataille que viennent de perdre les occidentaux.  Face à l’Iran et sa talentueuse équipe de négociateurs, certes.

 

Mais, aussi, face à la constante pression de la Russie et de la Chine envers le bloc de l’OTAN à la table des négociations : en tant que membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, ils ne pouvaient plus décemment cautionner une interminable mascarade. Etant exclu que l’Iran, ayant démontré sa bonne foi depuis des années, abandonne sa souveraineté nationale pour se transformer en colonie à la botte des occidentaux, sous des prétextes infondés relevant du procès d’intention et non d’une réalité évidente ou objective.

 

Ce recul de l’Occident n’est qu’apparent. Pathologiquement sclérosé dans son délire de suprématie mégalomaniaque, il ne peut tolérer la contestation de son hégémonie par d’autres pays. La lutte va donc se poursuivre, implacablement.  

 

Il suffit de quelques coups d’épingle pour faire sauter le vernis de cet "accord sur le nucléaire iranien". Pour y découvrir sa véritable substance : une pause, dans un affrontement mortel.

S’il y a "choc de civilisations", il est bien là.

 

Non pas le "choc de civilisations" fantasmé par idéologues, politiciens, médias, confits de racisme et de bêtise. Mais, celui plus souterrainement réel, tel une tectonique des plaques, fantastique collision entre deux projets d’humanité totalement irréconciliables : les prédateurs voulant asservir peuples et nations, et les résistants déterminés à combattre cette volonté de puissance. Entre un monde unipolaire et un monde multipolaire.

L’Iran, formidable de résilience, se trouve en contact frontal avec le délire hégémonique occidental. Imperturbable, pratiquant la politique de "la caravane qui passe", son intégration dans le clan multipolaire ne cesse de s’accélérer au cœur du pôle de développement le plus actif de la planète : entre Europe et Asie Centrale. Incessamment, membre des imposantes organisations transnationales naissantes : Marché Eurasiatique, SCO, BRICS…

 

Sa prospérité ne va que se consolider. Pays non endetté, possédant des avoirs gelés par les occidentaux depuis des années dont le montant est estimé à plus de 100 milliards de dollars, récupérables début 2016. Il ne peut être que confiant pour l’avenir…

Ses ultramodernes et redoutables forces armées, adossées à une puissante industrie d’armement totalement autonome, se prépare à toutes les formes d’agression. Multipliant les accords de coopération militaire avec la Russie et la Chine, qui ont fait comprendre aux occidentaux que toute attaque nucléaire contre l’Iran ne serait pas admise…

 

C’est assister à une rapide et inéluctable évolution. Historique et géopolitique.

 

Du "point d’inflexion d’une hégémonie" de l’oligarchie de l’Occident, symptôme du coup d’arrêt à sa politique de prédation, au déclenchement de l’inexorable reflux de sa prépondérance mortifère et spoliatrice dans la région.

Le commencement de la fin de son délire…

 

 

 

 

 

 

 

1.  Henri Laborit, Eloge de la fuite, Collection Folio Essais – Gallimard, 1976, p. 73. Téléchargeable gratuitement.

2.   Le texte de l’accord, de 159 pages avec ses annexes, intitulé " Joint Comprehensive Plan of Action – Vienna – July 2015 ", est disponible en anglais sur le Web. Via le journal latino-américain "El Tiempo", par exemple :
http://www.eltiempo.com/contenido/mundo/medio-oriente/ARCHIVO/ARCHIVO-16091855-0.pdf
Notons qu’aucun média français, à ce jour, n’a été en mesure d’afficher un lien avec l’original du texte… Des nuls.

3.   http://www.democracynow.org/2015/7/14/could_historic_iran_nuclear_deal_transform

4.  Activez le lien, ci-après, sur le musée de Téhéran (Ebrat Museum) consacré à la police secrète du régime du Shah, hallucinante de sadisme et de sauvagerie, formée et encadrée par des spécialistes occidentaux : la SAVAK. Un univers de cauchemars...
http://www.payvand.com/news/12/feb/1092.html

5.  Sources statistiques : http://www.countrymeters.info/fr/Iran/

6.  Exemple : les magistrales recherches et découvertes iraniennes dans les nanotechnologies.

7.  Exemple : le secteur du tourisme en plein boom, avec une croissance attendue de près de 7% en 2015. Le patrimoine historique, architectural, la beauté des paysages, la variété de sa succulente gastronomie, et la gentillesse des habitants, attirent de forts contingents de touristes des pays de l’Est et d’Asie. L’Iran cible 20 millions de touristes en 2025 (hypothèse basse…).

8.   Some P5+1 members cannot be trusted : Ayatollah Khamenei, Press TV, mercredi 15 juillet 2014,
http://www.presstv.ir/Detail/2015/07/15/420422/Iran-Ayatollah-Khamenei-Rouhani-Nuclear-Conclusion-P51