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Liberté ...

   
 

 

 

 


 
Le Québécois
chante la lutte des Peuples
contre la Prédation
 
 

Horizon...


Du conseil international en gestion stratégique et en développement d'économies émergentes...
Au regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage.
Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas.
A contre-courant...

 

 

 

Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Avertissement

Liberté d’expression et abus de procédure

 

Devant la multiplication actuelle des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir au Moyen-Orient, tout particulièrement, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN),

modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre – art.12, s’appliquant à des « abus » éventuels,

spécifie

dans son alinéa 4 :

« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2

un contenu ou une activité

comme étant illicite

dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion,

alors qu'elle sait cette information inexacte,

est puni

d'une peine d'un an d'emprisonnement

et

de 15 000 Euros d'amende»

 

 

1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:30

 

 

 

Engendré par les castes au pouvoir dans nos pays : un monde de violences et de chaos dans La Prédation...

 

Prédation oligarchique, à l'encontre de leurs propres nations : "travailler plus, pour gagner moins", slogan dissimulant leurs spoliations...

 

Prédation coloniale, à l'encontre des autres nations dès qu'elles possèdent la moindre ressource à piller : "changer les régimes, pour imposer la démocratie", étendard justifiant leurs dévastations...

 

Plus que jamais, face à cette férocité, cet obscurantisme, instaurés dans La Bonne Conscience de La Loi du Plus Fort, nous avons besoin de femmes et d’hommes de cœur, d’honnêteté et de courage. Qui entretiennent l’espoir en l’Humanité et notre foi en l'Avenir.


Heureusement, il en existe beaucoup !...

 

Même si nos médias de "La Désinformation" ne mettent en lumière, ou ne célèbrent, que les corrompus, les menteurs et les cyniques.

 

Comme chacun, tout au long de cette Année 2016, j’ai suivi la lutte, les gigantesques efforts, pour La Paix, La Fraternité, La Compassion, d’une femme contre les entreprises de destruction organisées et les ravages infligés par nos pays, membres de l’OTAN, en Syrie.

 

C'est avec admiration et affection que j'ai choisi  " Personnalité de l’Année 2016 " :

 

Agnès  Mariam  de  la  Croix

 

Mère Supérieure du Monastère Saint-Jacques le Mutilé

à Qara - Province de Homs

 

Cette femme valeureuse succède à une autre personnalité, dans le palmarès de ce blog, désignée pour l’Année 2015 : Madame Asma al-Assad.

 

Toutes deux partageant un extraordinaire, inépuisable, dévouement pour atténuer les souffrances de la Syrie et jeter les fondements de sa Renaissance. Ces femmes d’Orient sont un exemple d’humanisme, de générosité, et de dignité pour leurs consœurs (pathétiques Femen présentées, sous nos latitudes, en "modèle de lutte pour La Liberté"...), et frères, d’Occident…

 

Elles partagent, aussi, le sort réservé par notre "Industrie de la Propagande" à celles et ceux qui ne courbent pas l’échine devant nos délires coloniaux : la calomnie, la diffamation, la diabolisation.

 

Ou, plus subtilement : le silence.

 

Jamais nous ne verrons ces personnalités "médiatisées" dans notre presse, sur nos plateaux ou studios des radios et TV. Agnès Mariam de la Croix, qui s’exprime en plusieurs langues, a même été exclue, déclarée "indésirable", à des réunions publiques sur la Syrie. Chez nous, et chez nos voisins : en Grande-Bretagne, plus particulièrement.

 

Ces deux femmes, l'une chrétienne et l'autre musulmane, vivant en Syrie, côtoyant quotidiennement le sort de tous les Syriens, toutes religions ou croyances confondues, ont le tort d'énoncer "les faits", rappeler les contextes, témoigner de "La Réalité".

 

Ridiculisant affabulations, contrevérités, simulacres, dissimulations, impostures, de nos gouvernants et de leurs médias ; unis dans le crime contre une nation pacifique, et une méthodique tromperie à l'égard de leurs propres opinions publiques.

 

Agnès Mariam de la Croix n’a cessé, dès l’origine du chaos organisé en Syrie, d’alerter, de dénoncer, les manœuvres des pays de l’OTAN financées par les "pétro-monarques" du Golfe Persique, pour détruire le pays.

 

Il ne lui est pas pardonné de remettre en cause le mensonge, le cynisme, de nos médias, colossale machine de propagande gérée par les services secrets occidentaux, couvrant les massacres, atrocités, destructions et pillages, planifiés par nos gouvernements. Sous le diktat, et dans la complicité, d'authentiques criminels de guerre dont les intérêts ne sont pas ceux de nos pays.

 

Encore moins, ceux nécessaires au développement "durable" et à la "protection" de notre planète... Nos mêmes oligarques, multipliant colloques, sommets et déclarations à répétition la main sur le cœur, dans leurs appels à la lutte contre "le réchauffement climatique" et la "préservation de la biodiversité" n'hésitent pas à réduire en cendres, dans les feux de l'Apocalypse, des pays entiers...

 

Pour eux, broyer par milliers des êtres humains, tués, amputés, blessés, traumatisés, a moins d'importance que de financer des tunnels sous nos autoroutes pour permettre le déplacement des grenouilles, si "précieuses" pour notre écosystème, lors de leur période de reproduction.

 

Le Diable doit s'en tordre de rire...

 

Rassurer, abriter, nourrir, soigner, vêtir, sont les immenses travaux d'Hercule auxquels elle se consacre, tous les jours, avec des syriennes et syriens de toutes confessions. De cette effroyable épreuve, la Syrie en sortira encore plus renforcée et unie que jamais elle ne le fut au cours des siècles de sa douloureuse et magnifique Histoire. Chacun en est foncièrement convaincu dans la région, et c'est ce que nos oligarques ne veulent pas...

 

Dans une émouvante conférence, intitulée "Remodelage du Moyen-Orient : Présent et Avenir des Chrétiens d’Orient", Agnès Mariam de la Croix instruisait le procès des agissements d'assassins, de massacreurs, de nos nomenklaturas (1) :

 

« Sa déconstruction méthodique, implacable, du discours dominant, ses preuves de la collusion de nos pays (stupéfiantes photos d'un des leaders de l'extrême-droite américaine, John McCain, en conférence avec le futur "calife" !…), en premier lieu de nos services secrets et « d’action psychologique », sont imparables. En effet, via leurs services secrets les principaux pays de l’OTAN et assimilés (USA, UK, RFA, France, Israël, etc.) soutiennent, chacun, leurs armées privées.

 

Vieille pratique internationale, déjà mise en œuvre lors du pillage de la Chine pendant plus d’un siècle (1840-1940) par les pays occidentaux. A l’époque, chacun soutenant, armant, finançant, gérant - quitte à l’abandonner selon les intérêts du moment - son propre " chef de guerre " et sa milice… »
 

 

Son monastère, évidemment, a été entièrement ravagé par les "Egorgeurs de l'OTAN" ...

 

 

 

 

 

1.   Georges Stanechy, Syrie : Témoignage sur le Chaos Organisé par les Pays de l’OTAN, 10 juillet 2015,
http://stanechy.over-blog.com/2015/07/syrie-temoignage-sur-le-chaos-organise-par-les-pays-de-l-otan.html

24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:44

 

 

"Nous vivons au temps des imposteurs.
La vie humaine et la dignité de l'homme n'ont peut-être jamais eu aussi peu de prix…

C'est de notre civilisation, de notre culture commune, de l'héritage commun de la Grèce, transmis et revivifié par les Arabes, qu'il s'agit, en fin de compte.

Il n'y a pas opposition entre l'Europe et l'Orient, mais filiation complémentaire."

 

Vincent Monteil

 

 

 

 

Bientôt  Décembre…

Ce n’est plus le temps des cerises, mais celui des chocolats et marrons glacés…

 

La secte des gourmands, dont je suis un membre hyperactif, ne s’en plaindra pas.

 

C’est le mois, aussi, des choix, désignations, médiatiques ou pas, ça et là, des « personnalités de l’année »… Croquante et craquante tradition à laquelle ce blog n’échappe pas.

 

 

Le Dentifrice "Nouveau"...

 

Sélection peu évidente dès que l’on souhaite sortir du formatage des opinions publiques : « people » du cinéma - de la mode - de la chanson - ou des fonds de poubelle de la "Téléréalité", politiciens - histrions, "managers" d'entreprises sortis de la cuisse de Jupiter, chefs cuisiniers aux dizaines de fourneaux et de filiales, stars du foot ou du tennis…

 

Figures imposées par l’industrie du divertissement, de la "politique spectacle", ou du marketing des tendances et incitations d’achat.

 

Ou, du bourrage de crâne de la propagande…

 

Tel celui, pour rester dans le divertissement, de ce politicien inconnu il y a peu de temps qui a fait "la une" durant tout cet été de plus d’une cinquantaine de magasines, de dizaines de chroniques dithyrambiques en rafale sur radios et chaînes TV. Ses sponsors, si j’ai bien compris, essayant de "le placer - gagnant" pour la prochaine course présidentielle française du mois de mai 2017…

 

Matraquage publicitaire analogue au lancement d’une "nouvelle" lessive ou d’un "nouveau" dentifrice, qui lavent "plus blanc" que les précédents. Macron, je crois qu’il s’appelle : « Macron – le nouveau dentifrice qui rend les dents de requin encore plus blanches… ».

 

Pourquoi pas ?...

 

En parcourant le trombinoscope des personnes les plus " présentes " ou " visibles " cette année, j’ai été intrigué avec mes amis par l’omniprésence médiatique de certaines d’entre elles. D’un profil plus qu’inquiétant, se spécialisant dans la dénonciation, la calomnie, l’instigation au mépris, à la méfiance si ce n’est la peur, à l’égard d’une catégorie de citoyens.

 

Jusqu’à l’incitation à la haine, religieuse ou ethnique. Quand ce n’est pas les deux à la fois.

 

Dans l’impunité.

 

Progressivement s’impose dans notre société, notre "république", une résurrection, une prolifération, de cette sinistre figure de l’antiquité grecque : le Sycophante

 

Terme devenu désuet, peut-être. Mais, incarnant une réalité qui traverse toutes les époques sous une forme ou une autre.

Cinq siècles avant notre ère, dans le système juridique athénien, ce personnage était un procureur improvisé, le « ministère public » tel que nous le concevons n’existait pas encore ; chaque citoyen pouvant accuser un autre, ou un groupe d’entre eux, par "civisme".

 

Comme toute utopie, le déraillement devint inéluctable. L’accusateur percevant une partie de l’amende infligée à la partie perdante, des petits malins en firent un « job lucratif », allant jusqu’à s’enrichir en pratiquant "la délation" comme profession.

 

 

D'Aristophane à Musset...

 

Ce n’était plus pour protéger le Bien Public, la Collectivité, de crimes ou d’atteintes à ses intérêts, mais dans une fourberie parfaitement assumée, pour l’enrichissement personnel. Ou, encore, pour le bénéfice d’une catégorie de personnes, dissimulée derrière le dénonciateur.

 

La perversion du système fut condamnée par les plus grands auteurs de l’époque, dans leurs œuvres : Aristophane, Démosthène, Platon, entre autres.

 

Les gouvernements athéniens essayèrent d’enrayer cette dérive, en condamnant à de fortes amendes ceux qui élaboraient diffamations et accusations infondées. Rien n’y fit…

 

Notre époque, notre société, n’y échappent pas. Ils pullulent même, comme l’écrivait, déjà, Alfred de Musset en 1836  (1) :

« … ces sycophantes modernes qu'on appelle des pamphlétaires, et à qui on devrait défendre, par simple mesure de salubrité publique, de dépecer et de philosophailler ».

 

Les Sycophantes, depuis l’âge des cavernes, se délectent, se démènent, à semer la zizanie. Dressant les uns contre les autres. Loin de la préoccupation du « mieux vivre ensemble ».

 

A l’intérieur d’un groupe, d’une collectivité, d’une société. Si une tribune leur est proposée, ou offerte, ils pousseront le zèle jusqu’à miner, ronger, les relations entre peuples et nations, si ce n’est leur existence même. Par esprit partisan, ou obscurantisme névrotique, dans le meilleur des cas, parce qu’ils croient en ce qu’ils disent. Dans le pire, parce qu’ils ont fondu leur conscience dans l’hypocrisie et le mensonge. Ils ont vendu leur âme au Diable ; ou, ils ont prostitué leur talent…

 

Avec les « Nouvelles Technologies de la Désinformation et de la Propagande » (NTDP), leur présence autant que leur influence occupent une place dominante dans nos pays. En France, autant que chez nos voisins. Davantage, devrait-on dire…

 

Grouillant, de nos jours, sur leur terreau favori : l’islamophobie. Caisse de résonance de ce Racisme d’Etat, devenu un fanatisme obligé avec pour finalité : justifier les prédations coloniales et multiples crimes et ravages au Moyen-Orient plus particulièrement. Afghanistan, Irak, Yémen, Libye, Syrie étant de tragiques exemples, sous nos yeux.

 

Plusieurs lecteurs en ont formulé la suggestion : pourquoi ne pas donner un coup de projecteur sur ce personnage, le "Sycophante", avant de livrer notre choix sur la "Personnalité de l’Année" ?... Le plus actif, le plus haineux, le plus excluant, le plus "Sème La Peur", le plus vibrionnant d’entre eux ?...

 

Après sondage (sachant qu’un "sondage" a pour vocation de se tromper systématiquement…) auprès d’un échantillon de sympathisants de ce blog, avec une confortable avance sur son concurrent immédiat (dit "Patrick Liste Noire", dans le milieu de La Désinformation…) est nommé…

Sycophante  de l’Année 2016 :

 

Eric   Zemmour

 

 

 

Les Prêcheurs de Chaos

 

Eric Zemmour, champion de la « Sycophanterie 2016 », par son extrémisme de l’amalgame, allant jusqu’à déclarer la guerre aux prénoms qu’il estime ne pas être « en adéquation avec l’Histoire de France » !... De quoi jeter l’effroi dans les familles qui pouponnent des Enzo, Kevin ou Tina

 

Prônant la guerre civile, dans ses virulentes diatribes sur une hallucinante « dé-islamisation », la guerre de reconquête. "Reconquérir" nos territoires "colonisés", "perdus" : les banlieues des grandes villes de notre pays… Pourtant peuplées de français ; comme vous, lui et moi…

 

Faisant référence à "La Bataille d’Alger" de 1957, l’armée française y quadrillant le centre historique d’Alger où était concentrée la population musulmane, la Casbah, fouillant maison par maison, pour faire la chasse aux résistants et militants de l’indépendance de l’Algérie… (2)

 

A l’exemple de cet épisode de la lutte d’un peuple pour sa libération, inversant le sens de l’Histoire, Eric Zemmour, dans ses élans guerriers, soutient le projet d’invasion de nos banlieues par l’armée de notre pays. Le plan existerait nous assure-t-il, avec pour nom de code « Ronces », mis au point avec les conseils des "spécialistes de l’armée israélienne", qui en aurait longuement rodé l’efficacité, notamment à Gaza

 

Gaza... Symbole mondial en ce XXI° siècle de l’abjection et de l’oppression coloniales ; de l’apartheid, du racisme génocidaire, et du "crime contre l’Humanité" au quotidien

 

En faire l’apologie… Sans honte… Dans la complicité et le soutien de nos gouvernements, nomenklaturas et médias…

 

Nos Sycophantes, il est vrai, squattant actuellement (mais, provisoirement…) le haut du pavé de nos médias, ont en commun, tous sans exception, un foncier, viscéral, identique, « négationnisme » : celui de La Dignité Humaine. Qui trouve son exutoire dans la négation de l’identité et de la dignité du Peuple Palestinien. (3)

 

Histoire Tribale

 

Né en France d’une famille venue d’Algérie, il se dit ‘‘juif d’origine berbère’’. (4) Cela aurait dû lui donner une ouverture à la tolérance… Les Berbères étant une mouvance de peuples au travers des siècles et des mixages dans toute l’Afrique du Nord, du Nil à l’Atlantique, sans oublier sa partie Saharienne. (5)

 

D’autant que les Zemmour sont une confédération, une mosaïque de tribus berbères aux extraordinaires pérégrinations ; des montagnes et déserts, vallées et plateaux d’Algérie et du Maroc, jusqu’aux plaines atlantiques. Arabes ‘‘berbérisés’’, berbères arabisés, ou zénètes. Aux multiples dialectes et coutumes. Tribus, tour à tour, christianisées, judaïsées ou islamisées, suivant époques ou choix du moment…

 

Au Maroc, certaines tribus berbères Zemmour de confession juive « ont gardé un souvenir très net de leur conversion » à l’Islam. (6)

 

Ainsi les Aït-Baboute, des Bni-Hakem, descendants de trois lettrés juifs qui furent convertis par Sidi-Mohammed-Ben-Mbarek, patron des Zaër, vénéré pour sa sagesse et sa sainteté. Ils restèrent près de lui et fondèrent les trois douars Aït- Baboute : les Aït-Slimane, les Aït-Ikko-ou-Hajjou, les Aït-Brahim. « Depuis, chaque année, en Octobre et en Mars, les Aït-Baboute vont en pèlerinage faire leurs dévotions sur le tombeau de leur patron, aujourd'hui en pays Bou-Hassoussene . » (7)

 

En Algérie, les berbères qui restèrent de confession juive purent bénéficier du Décret Crémieux du 24 octobre 1870 (la République venait d’être proclamée le 4 septembre 1870, suite au désastre des armées de Napoléon III face à la Prusse) accordant la nationalité française aux ‘‘indigènes’’ d’Algérie.

 

Mais, dans une politique discriminatoire implacablement imposée : uniquement de cette religion. A part quelques rares notables triés sur le volet, les musulmans n’y ayant pas droit ; considérés par les autorités coloniales, dans ces ‘‘départements français’’, en ‘‘non êtres’’, en ‘‘zombies’’…

 

Accédant ainsi aux postes d’encadrement de l’administration, des entreprises, des professions libérales, de l’enseignement supérieur, etc. Même pour devenir concessionnaire de voiture ou importateur, il était impératif d’avoir la nationalité française…

 

‘‘L’inconscient collectif’’ colonial, difficile de s’en affranchir…

Ne pas s’étonner, en conséquence, de voir nos Sycophantes prêcher le chaos et la mise en état de siège de nos banlieues, pour délit d’être ‘‘musulmanes’’.

 

Tout en jouant les bons apôtres, en revendiquant l’accueil des migrants par milliers, déferlant depuis ces derniers mois en Europe, venus d’on ne sait où, quand ce n’est pas des pays mis à feu et à sang par notre violence armée. Avec une impudence dans le cynisme à couper le souffle, tel cet autre Sycophante, surnommé ‘‘Jakou l’Imprécateur’’ dans les ateliers de notre Industrie de la Propagande… (8)

Finalement... En prenant du recul, ou de la hauteur…

 

Cultivant avec autant de soin ses rosiers que son sens du paradoxe, ma grand-mère a raison de dire …

 

Tapotant sa tempe d’un index compatissant, sorti de sa mitaine :

« Ces Sycophantes, fanatiques pleurnichards, nous pompent l’Air !... »

 

 

 

 

 

1.    Alfred de Musset, Confessions d’un Enfant du Siècle, Gallimard.

2.   Voir le film, La Bataille d'Alger, tiré de ce tragique et atroce épisode de la guerre d’indépendance de l’Algérie, chef-d’œuvre du cinéaste italien Gillo Pontecorvo ; couvert de prix internationaux (entre autres : Lion d’Or au Festival de Venise en 1966) et considéré parmi les 50 meilleurs films de l’histoire du cinéma :
https://www.youtube.com/watch?v=J_4BoN1R4YQvhttps://www.youtube.com/watch?v=J_4BoN1R4YQ

3.   Aline de Diéguez, Chroniques de la Palestine Occupée – l’Enfer du Peuple Palestinien, automne 2016, http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/palestine/lucifer/lucifer.html

4.   Cf. : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Zemmour

5.  Georges Stanechy, Sahara : Mirages Géopolitiques et Mythes Destructeurs…, 2 décembre 2010,
http://stanechy.over-blog.com/article-sahara-mirages-geopolitiques-et-mythes-d-62193469.html

6.   Marcel Lesne, Les Zemmour – Essai d’histoire tribale, Revue de l’Occident Musulman et de la Méditerranée, Année 1966, Volume 2, numéro 1, pp. 111-154,
http://www.persee.fr/doc/remmm_0035-1474_1966_num_2_1_932

7.   Marcel Lesne, Op. Cit.

8.   https://www.youtube.com/watch?v=kpZTDUsMeWs

 

 


 

19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:30

 

 

 

« Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

Thucydide 

 

 


 

Le vacarme des élections présidentielles américaines a occulté un évènement majeur, quant aux évolutions géopolitiques en cours : Le Forum de Valdaï. Tenu à Sotchi, du 24 au 27 octobre 2016. Silence sur cette importante manifestation renforcé par notre Industrie de la Désinformation, tous médias confondus ; dans une stricte discipline "OTANesque", contribuant avec zèle à son étouffement.

 

Nos rares chroniqueurs (chez nous et nos voisins : britanniques, hollandais, etc.) s'aventurant à la commenter se montrant, lamentablement, incapables d'en restituer l'ampleur de la réflexion et de l’impact. Se limitant, dans une allégeance obligée à l'égard de la doctrine russophobe imposée en "credo" obligatoire, à ressasser clichés et argumentaires de la propagande "atlantiste", courbant l’échine en courtisans aussi menteurs que cyniques : "bombardements des hôpitaux" d'Alep par les "méchants russes", etc.

 

Rappelons que le " Forum de Valdaï ", plus précisément, Le Club de Discussion Valdaï (en russe : Международный дискуссионный клуб «Валдай») est un forum international annuel qui rassemble des "experts", responsables politiques et chefs d’entreprise, russes mais aussi étrangers, pour débattre de la Fédération de Russie ; de son rôle, et perspectives d’avenir, dans le monde.

 

Cercle de réflexion créé en 2004 dans la ville du même nom, s’inspirant en fait du célèbre Forum de Davos, il fut dès l’origine rapidement noyauté, avec de gros moyens, par les milieux d’affaires russes « atlantistes » pour promouvoir leurs objectifs, soutenus par les mêmes castes de l’Occident.

 

Mélange de "collabos" et "d’affairistes" (les Russes les qualifient de « cinquième colonne » quand ils se montrent courtois, et de « prostitués » quand ils se veulent sans langue de bois) nostalgiques de l’ère corrompue d’Eltsine ; aux enrichissements aussi faciles qu’exponentiels, via les mécanismes " bidons " des "privatisations", notamment.

 

Rêvant, dans l’abandon absolu et assumé de la souveraineté de cette Nation millénaire, d’une Russie adepte des mesures les plus « urgentes et libérales » du "capitalisme sauvage", reprenant servilement les thèses de l’idéologie occidentale jusqu’aux plus ringardes avec, en perspective quasi immédiate, « l’intégration dans l’OTAN ». (1)

 

C’était sans compter avec le bloc de la majorité des responsables du pays, avec à leur tête : Poutine !…

 

Loin d’entraver travaux et manœuvres de cette puissante oligarchie, ils ont eu l’habileté d’aller confronter leurs idées, constats, faits, réflexions et souhaits, au sein même de ce Forum annuel. Retournant ainsi l’énergie de leurs adversaires (Poutine est un champion de Judo…) pour mieux marquer leur différence et la diffuser.

 

Et, effectivement, ce Forum ne présente de l’intérêt que par les remarquables interventions du Président Poutine, sans oublier son exceptionnel ministre des Affaires Etrangères Lavrov...

 

Le reste produit par ce Think Tank (pour reprendre l'expression en usage dans le milieu) - publications, articles et autres "travaux" - étant, à l'exemple de ses homologues internationaux, d'une platitude somnifère, quand ce n'est pas d'une abyssale médiocrité. (2)

Forum de Valdaï et Mondialisation Déjantée...

Au-delà du discours de cet Homme d’Etat - nous ne sommes pas dans le culte de la personnalité – l'intérêt primordial est d’y retrouver à l’échelon d’une "grande puissance", chef de file de ce mouvement, une implacable critique de la "mondialisation". Dénonçant ses multiples dérives : économiques, sociales, environnementales, diplomatiques avec leurs conséquences, ou ravages, militaires.

 

Aux antipodes de sa fervente et permanente déification par oligarques, nomenklaturas, et domesticités de la mouvance académique ou médiatique, de tous poils et de tous pays.

 

Mais, aussi, de voir se dessiner orientations, évolutions, progressives, inexorables, contours de ce monde multipolaire auquel aspire l’ensemble des nations sur cette planète. Prémisses d’une mutation, en écho au "Brexit", et aux récentes bourrasques de l’élection présidentielle américaine.

 

Deux vidéos, liés à ce dernier Forum, sont à voir pour faire le point sur l’évolution actuelle.

 

La première, une pertinente analyse de Mikhail Khazine sur la récente intervention de Poutine. Mettant en lumière les rouages et enjeux des transformations en cours, apparentes ou souterraines, tant au sein du gouvernement ou du pouvoir actuel, qu’entre les différentes puissances en concurrence, si ce n’est en conflit, dans leurs rapports avec la Russie.

 

Ce spécialiste en économie et en prospective, représente un des plus actifs et brillants opposants au bloc "atlantiste" dans son pays, qui détient ou contrôle (ou s'efforce de contrôler...) encore des pans entiers de l’économie russe, jusqu’au plus haut niveau. (3)

 

A remarquer, ou à retenir : ses critiques de l’ordre mondial actuel, ne se limitent pas au seul domaine de l’économie et de ses dégâts collatéraux sur le plan social.

 

Il appartient à une nouvelle vague de responsables, décideurs, vecteurs de changement, qui pense que Renaissance ou Progrès de nos sociétés sont indissociables d’une lutte contre les effets pervers générés par une "Mondialisation Déjantée". Plus particulièrement, l'abrutissement culturel et intellectuel des populations. Entre autres pratiques ou politiques (4) :

  Consumérisme addictif sous l'emprise d'un matraquage publicitaire, formatage obsessionnel 7/7 jours - 24/24 heures

  Industrie du Divertissement Débilitant

  Destruction des systèmes éducatifs (maîtrise de sa langue maternelle, méthodes de pensée et Histoire, en premier lieu)

◊  Négation ou dérision des valeurs familiales

 Éradication de la réflexion ou de la transcendance spirituelle

  Encouragement aux drogues et stupéfiants (légalisation de la narco-dépendance pour renforcer le crétinisme et annihiler tout esprit critique citoyen)

 Développement de la précarité et de la pauvreté, etc.

Pour lui, et sa génération, l’avenir de la Russie ne se trouve pas dans une inféodation à l’Occident et ses "valeurs" aussi fausses que fantasmées, mais dans un partenariat au développement de l’Asie (Est et Ouest), avec La Route de la Soie pour colonne vertébrale. Il est un des cofondateurs, en 2003, du Mouvement International Eurasiatique qui a des antennes dans une quarantaine de pays.

 

Ne pas percevoir cette dimension, rend impossible la compréhension de la "confrontation-révolution" naissante, ou en cours, tant en Russie que dans le reste du monde…

La deuxième vidéo contient le discours du président Poutine, au cours de ce 13° Forum annuel, s’adressant à une assemblée plénière dont la réflexion se voulait ambitieuse :

« Une philosophie du développement international pour un nouveau monde »…

 

Effort de prospective demandé aux intervenants, agencé autour de thèmes, d’interrogations, dans des sessions organisées à cet effet, tels que : l’avenir de la démocratie, l’alternative de l’économie mondiale entre recherche d’une nouvelle mondialisation ou d’un nouveau protectionnisme, ou encore : la technologie peut-elle révolutionner le monde ?…

 

Ambitions, objectifs, un peu disproportionnés par rapport au niveau général du panel… Mais, comme au tir à l’arc : tirer au-dessus de la cible…

 

Le plus intéressant de ces sujets de réflexion, de loin, portant sur l’avenir de la région actuellement ravagée par luttes d’influence entre blocs antagonistes et chaos organisés dans la prédation :

«  Du Moyen-Orient à l’Asie Centrale : arc d’instabilité ou espace d’actions communes ou de partenariat ?... »

 

A écouter, regarder, méditer, pour comprendre l’architecture irréversible de la géopolitique de la Russie, en partenariat principalement avec la Chine, qui va marquer les décennies à venir.

 

L’ampleur de cette approche, focalisée sur la rénovation du monde d’aujourd’hui et de demain, est à comparer avec celle de nos minables oligarques se débattant entre "burkini" sur les plages, porc obligatoire à la cantine...

 

Et, valises de billets destinées à financer leur "politique spectacle"…

 

 

1.   Georges Stanechy, Russie : Le Putsch des “Atlantistes”…, 17 octobre 2010,  http://stanechy.over-blog.com/article-russie-le-putsch-des-atlantistes-59074347.html

2.   Cf. : http://valdaiclub.com/

3.   Le puissant Ministre de l’Economie de la Fédération de la Russie, Aleksey Ulyukayev, un des piliers du bloc "atlantiste", vient d’être pris en flagrant délit de corruption (15/11/2016), après un an de surveillance, et mis en prison en attendant son procès.
Notons, parmi les pays les plus actifs contre la corruption, Russie et Chine qui depuis quelques années n’hésitent pas à "remonter aux plus hauts niveaux"…
Sachant, comme l’Histoire le leur a déjà appris, que la corruption des élites est une des armes favorites de leurs ennemis pour provoquer déstabilisation et effondrement des structures de leurs pays.

4.   Georges Stanechy, Economie Internationale : Décapage Neuronal..., 14 décembre 2014,
http://stanechy.over-blog.com/2014/12/economie-internationale-decapage-neuronal.html

 

 

 

 

 

Published by Georges Stanechy - dans Géopolitique et Prospective Russie Economie et Ploutocratie
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:30

 

 

 

« Dans la vie, les hommes les plus forts sont ceux qui comprennent la signification du mot patience…

Je ne suis pas aussi fort que je pourrais l'être, mais j'ai longtemps connu et pratiqué la patience. »

Tokugawa Ieyasu  (1)

 

 

 

 

Je lui souhaite "Bonne Chance" !...

 

Il en faudra beaucoup à Donald Trump, "notre" nouveau Président (2), dès sa prise de fonction le 20 janvier prochain.

 

Toutes les oligarchies étaient contre lui. Dans son propre pays, et celles de ses colonies. A commencer par la France.

 

Lui préférant Hillary Clinton. A qui, il est vrai, beaucoup doivent promotion, carrière, fortune, contrat ou, même, installation au pouvoir. Pourtant surnommée, par tous ceux qui ont observé, étudié ses actions, ambitions, idées et "programmes" : "La Reine du Chaos".

 

Titre de l'ouvrage de l'américaine Diana Johnstone, (3) indispensable à la connaissance d'une politicienne belliciste, aussi dénuée de scrupule que de la moindre compassion pour les populations des pays qu'elle a accablés de violences, de destructions et de massacres. Effrayante par son hystérique propagation des "sanctions", "guerres préventives", et "milices mercenaires" affublées de tous les noms que le marketing politique peut inventer. Mais, évidemment, adorée par les fabricants de canons, leurs financiers et autres spécialistes de la prédation.

 

Donald Trump est un "grossier personnage", sans éducation, ni distinction, ne cessent de s'offusquer médias et nomenklaturas !...

 

Sans comparaison aucune, effectivement, avec le charisme raffiné d'un Obama ou d'une Clinton, capables en un geste élégant, trait de plume, ou appui d'un bouton, de raser pays entiers, villes et villages, fêtes de mariage ou cérémonies d'enterrement... Carnages de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, avec le sourire et les "Droits de l'Homme" en écharpe ou en cravate...

 

Trump, "la brute misogyne", qui a dénoncé publiquement Obama et Hillary comme "créateurs" de Daesh, n'a pas de sang d'innocents sur les mains, ni sur sa conscience. C'est peut-être en raison de "ce manque" que ses adversaires oligarques répétaient qu'il n'avait aucune expérience des "responsabilités politiques" et, en conséquence, aucune "qualification" pour devenir président...

 

Tout aussi lamentable : pendant la campagne électorale, ce "balourd", n'est pas arrivé à la cheville de l'habileté de la Clinton !... Comme l'ont révélé les centaines de mails diffusés par WikiLeaks : éliminer son concurrent des primaires, Sanders, en trafiquant les votes ; et en truquant les débats aux question/réponses préparées à l'avance avec la complicité des "journalistes"... Trump, lui, tel un "catcheur" a terrassé ses adversaires à bras-le-corps, et non par des entourloupes de coulisses.

 

On comprend l'implacable réquisitoire auquel s'est livré Donald Trump le 13 octobre 2016, trois semaines avant le vote dans une réunion publique à West Palm Beach en Floride, contre cette oligarchie et ses médias, pourris jusqu'à la moelle selon ses propres termes. Ce discours, non encore sous-titré en français, restera dans les annales historiques comme l'acte d'accusation le plus virulent jamais lancé contre une oligarchie. Même Cicéron n'a pas fait mieux.

 

Je partage l'analyse du commentateur Canadien Richard Le Hir (4) :

"Trump se montre sous un jour que non seulement on ne lui connaissait pas, mais qu’on n’aurait jamais pu soupçonner.

Il faut particulièrement écouter les 20 premières et les 7 dernières minutes de son discours lorsqu’il parle de la démocratie bafouée, des intérêts particuliers, du peuple (We the people) dépouillé de sa souveraineté, des méfaits de la mondialisation et de l’inspiration satanique de ses promoteurs, tout en affichant un nationalisme et un patriotisme puissant et sans équivoque.

Contre toute attente, il a choisi d’incarner le Pays profond contre l’État profond."

 

Ecoutez-le, car c'est un grand moment d'Histoire, non seulement pour son pays, les Etats-Unis, mais aussi pour les pays qui lui sont soumis :

Discours d'anthologie de Donald Trump contre la corruption abyssale de l'oligarchie US et de ses médias - 13 octobre 2016

Immédiatement, se pose la question :  "l'Etat profond" laissera-t-il Donald Trump gouverner ?... (5)

 

Le Parti Républicain auquel il s'est affilié détient la majorité du Congrès : Chambre des Représentants et Sénat. Toutefois, les "requins" qui en maîtrisent rouages et combines, autrement dit "l'establishment", sont contre ses idées et sa politique. Eux, leur gagne-pain, outre la spoliation de leur propre peuple, ce sont les "sanctions", et les "guerres" officielles ou occultes. En fait, polichinelles au service de leurs sponsors dissimulés, ils vivent du racket des peuples et nations.

 

Déjà, les agitateurs sont lâchés dans les rues des principales villes du pays, protestant contre un élu qui n'a pas encore commencé de gouverner : New York, Chicago, Seattle, Austin, San Francisco, Phoenix, Los Angeles... (6)

 

De gros intérêts, colossaux, divergents, opposés, sont en jeu... Faire face à ces conflits, les champs de bataille du Business l'ont blindé.

 

Reste, de loin, son principal adversaire : Le Temps. Comment "réindustrialiser", ou commencer à "réindustrialiser", un pays, comme il en a le souhait, en 4 ans ?...  Lutter contre la "désertification industrielle", organisée par la Finance Spéculative, méthodiquement appliquée depuis des décennies, ne peut se réaliser en un claquement de doigt. Dans un pays surendetté, aux immenses gaspillages et ramifications de corruption. Alors que "l'attente" du peuple américain est plus que forte.

 

Sans anticiper sur les immenses obstacles et dangers qui l'attendent, retenons les points forts de cette personnalité, qu'on le veuille ou non, "hors du commun" :

=>  La stature d'un homme qui n'est pas celle d'un politicien, "élevé" dans un vivier à marionnettes, coopté par les magouilleurs d'un parti politique. Il a la ténacité d'un homme de conviction et de courage, renforcée par ses talents d'orateur. En comparaison, nos candidats aux prochaines élections, primaires ou autres, semblent ridiculement minables...

=>  Le pragmatisme d'un homme d'affaires qui a connu des hauts et des bas, ancré dans le "win-win", le "gagnant-gagnant" : "je ne gagne pas si tu perds, je gagne avec toi". Toute une perspective, une méthode, une "raison d'être" que des mandarins, vivant d'intrigues, de  favoritismes et de machinations politiciennes, ne peuvent concevoir.

=>  Le sens des responsabilités d'un homme qui a bâti son groupe et sa fortune, en dehors de l'Etat, sur le développement de projets aux multiples investissements et créations d'emplois.

 

Un bémol à tout cela : les concessions qu'il a été obligé d'accorder au "Lobby Belliciste" s'acharnant sur le pillage et le morcellement du Moyen-Orient, pour éviter l'éclatement du Parti Républicain, et la fronde des "gros requins", à quelques semaines de l'élection présidentielle, sur deux points essentiels :

i)   La remise en cause de l'accord International signé avec l'Iran sur le nucléaire militaire,

ii)  La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, contraire aux résolutions de l'ONU, sur fond de déclarations outrageusement "islamophobes".


D'après certains, ces compromis ne seraient qu'un repli tactique, le "sacrifice" d'une pièce au cours d'une partie d'échecs, lui permettant de terminer sa course vers la victoire. Les plus optimistes, dont je suis, pensent qu'à l'exemple d'un Thomas Becket, la fin tragique en moins, il n'hésitera pas à s'opposer à ses "anciens amis" si la paix dans le monde et l'intérêt de son pays l'exigent... Surtout, s'il comprend qu'il a été floué par ceux qui ont voulu escroquer sa bonne foi.

 

Personnage imprévisible ?... Oui. Des surprises nous attendent, j'en suis persuadé.

 

La meilleure serait que Donald Trump se révèle en Homme d'Etat, à l'égal d'un Poutine, remettant son pays sur les rails du Renouveau et de la Dignité...

 

Ma photo préférée du Couple Présidentiel...

Ma photo préférée du Couple Présidentiel...

1.   Tokugawa Ieyasu ( 徳川家康 ) - 31 janvier 1543 / 1er juin 1616 - Daimyo puis Shogun du Japon.  Le dernier des trois unificateurs du Japon de l'époque Sengoku, après Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi.

2.  Georges Stanechy, Donald Trump : Notre Président ..., 20 mars 2016,
http://stanechy.over-blog.com/2016/03/donald-trump-notre-president.html

3.   Diana Johnstone, La Reine du Chaos, Les Editions Delga, 2016,
http://editionsdelga.fr/portfolio/diana-johnstone/

4.   Richard Le Hir Le pays profond c. l'Etat profond, 9 novembre 2016,  http://reseauinternational.net/le-pays-profond-c-letat-profond/ & http://vigile.quebec/Le-pays-profond-c-l-Etat-profond.

5.   Georges Stanechy, Donald vs Hillary : L'Enjeu Souterrrain..., 3 aoüt 2016,
http://stanechy.over-blog.com/2016/08/donald-vs-hillary-l-enjeu-souterrain.html

6.  Trump's victory leads to protests - students walkouts across America, PressTV, 10 novembre 2016,
http://www.presstv.ir/Detail/2016/11/10/492938/Trumps-victory-protests-student-walkouts

 

 

 

Published by Georges Stanechy - dans Géopolitique et Prospective
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 09:30

 

 

 

« La majorité des hommes politiques, à en croire les éléments dont nous disposons, ne s'intéressent pas à la vérité mais au pouvoir et au maintien de ce pouvoir.

Pour maintenir ce pouvoir il est essentiel que les gens demeurent dans l'ignorance, qu'ils vivent dans l'ignorance de la vérité, jusqu'à la vérité de leur propre vie.
Ce qui nous entoure est donc un vaste tissu de mensonges, dont nous nous nourrissons. »

 

Harold Pinter (1)

 

 

 

 

 

Un peu d’activité ludique…

 

Je vous emmène pour une séance de surf.

 

Où ?...

 

Dans l’antre du Diable !... Du moins, tel qu'il est formaté par notre industrie de la désinformation : en Corée du Nord !...

 

Sur la superbe côte ensoleillée de Majon, dans sa partie "Est". Près du chef lieu de la province de "Hamgyong du Sud", et deuxième ville du pays par le nombre d'habitants (environ 1 million) : Hamhung ; important centre universitaire (facultés de médecine - écoles d'ingénieurs), et industriel (chimie - textiles).

 

Majon est une des récentes destinations prisées des surfeurs de toutes nationalités qui viennent pratiquer leur discipline, en compagnie des sportifs et sportives du pays. En recherche permanente de nouveaux "spots" ; lieux d'harmonie, de fusion, entre splendeurs des paysages côtiers et force sereine des mers ou océans. Où, pour les grands solistes, au sommet d'une vague géante, effort, technique, risque, se transcendent en "art". Dans les rires et les chansons...

Sourire, grâce, et joie de vivre à Majon

Sourire, grâce, et joie de vivre à Majon

Paranoïa "Occidentale"

 

Il existe même une école internationale de surf à Majon. Notre lumineuse championne, Sarah Hébert, y est une des marraines bienveillantes ou "sirènes protectrices". De quoi susciter de ferventes vocations... Même si rouleaux et vagues n'ont pas la taille ni la puissance de celles de l'archipel Hawaïen ; ou de la "passe Saint Vincent" qu'affectionne Sarah, dans l'île de Tenia en Nouvelle-Calédonie.

    
Des surfeurs viennent aussi des Etats-Unis ou d'Australie. Nullement intimidés par la propagande belliciste et obsessionnelle de l'oligarchie de leurs pays à l'encontre de la Corée du Nord.

 

Comme toujours et partout, "pays réel" ou "pays d'en bas" ont une génération d'avance sur nos politiciens aussi cyniques que corrompus, flanqués de leurs médias putassiers. Donnant l'exemple du dialogue, de la confiance, de l'apaisement, de l'échange, du partage,  dans la connaissance, la "reconnaissance" ou le respect, de "l'Autre". Voie royale vers La Paix, si vitale pour l'avenir de notre planète ; ce microscopique grain de sable tournoyant dans l'immensité des 3000 milliards de galaxies que les astronomes évaluent avec autant de difficulté que de stupeur.

 

Certaines de leurs vidéos diffusées sur Youtube ont fait scandale, tant elles allaient à l'encontre de la désinformation indécrottable de nos médias "atlantistes" !... Citons, parmi d'autres, celles du célèbre "surfeur-voyageur" Louis, dont je livre un extrait (6° journée de son séjour - "Day 6") :

De quoi avec peur, pourtant. Mettre sa tête entre les mâchoires d'un crocodile. Depuis des décennies, nos castes au pouvoir ne cessent de nous bourrer le crâne : la Corée du Nord est un "danger", une "menace", pour l'Humanité !...

 

Mais la peur, il y a longtemps que ces sportifs la maîtrisent. Cohabitant avec les océans, les courants, les marées, et les vents...

 

Principe essentiel enseigné par leur partenaire intransigeante, La Nature : ne jamais s'accommoder du "mensonge" ; ni à soi-même, ni autour de soi. Franchir le mur des apparences, ou des fausses évidences, en exerçant son "esprit critique" permet de dompter toute crainte, neutraliser toute erreur d'appréciation. Même logique : évaluer une situation, ou une gigantesque déferlante que l'on doit gravir, pour en parcourir le rouleau se fracassant dans un rugissement ; en équilibre, à toute vitesse, le plus longtemps possible... 

 

Alors, mensonges et diabolisations sur ce pays, nos surfeurs ne s'en préoccupent pas plus que de leur première paire de tongs.
 

La Coré du Nord : " un enfer sur terre ! ", trompettent nos médias. Un goulag, dernière enclave de "l'horreur communiste", dans lequel une population est enfermée à longueur d'année, dans la misère et la famine. Des Guantanamo et des Abu Ghraïb plein les rues. Avec pour obligation de ne pas s'instruire, communiquer, se divertir, se cultiver. Surtout : ne pas rire, encore moins, s'aimer.

 

Il est vrai que nous sommes loin du mythe paradisiaque de "La Démocratie", telle qu'elle est fantasmée sous nos latitudes.

 

Les Coréens du Nord vivent sous le régime du "parti unique" !... N'ayant pas encore mis au point, "à la mode de chez nous", le régime du "parti unique à deux casquettes" : Droite et Gauche. Notre oligarchie pratiquant "l'alternance" de son personnel politique, qu'elle coopte avec soin. Faisant entériner son choix dans un simulacre d'élections dites "au suffrage universel".

 

Pire : leur propagande est encore nationalisée !... Alors que chez nous, elle est "privatisée" depuis longtemps ; nos médias, édition - presse - radio - TV, répartis entre quelques milliardaires s'engraissant sans fin sur les marchés, prébendes, et privilèges que leur accorde "l'Etat".

 

Que dire du retard qu'ils ont accumulé par rapport à notre radieux "Libéralisme Economique" !... Ils vivent encore au Moyen-Age ! Pratiquant une politique du "plein emploi", "zéro chômage" !.. Encore plus catastrophique : ils en sont réduits à vivre avec des soins médicaux gratuits, des enseignements, primaire, secondaire, universitaire, gratuits... Oui : Gratuits !... Le comble du diabolique : des retraites et des logements "décents" pour leurs "Anciens", avec le culte collectif du respect et de la reconnaissance qui leur sont dus par les jeunes générations !...

 

De véritables fous furieux !... De haut niveau, en plus... Leur pays se retrouve, sans n'avoir rien demandé, membre du club très fermé des maîtres de l'aérospatial et de l'atome.

 

Les "Pôvres", comme disent les boulistes entre deux pastis les soirs d'été...

 

Pourquoi cet acharnement à l'encontre de ce pays ?... Cette paranoïa occidentale ou "OTANesque" ?... Ces menaces permanentes, ces "sanctions" à répétition ?... Parce que les Coréens du Nord se livrent à des essais de bombes et missiles à "têtes nucléaires", faisant comprendre qu'ils n'hésiteront pas à en faire usage contre leurs agresseurs ?...

 

Pourquoi s'étonner s'ils restent durablement marqués par la guerre de Corée (1950 - 1953) ?... Au cours de laquelle leur pays a reçu environ 4 fois plus (x 3,7)  de bombes (600.000 tonnes), par l'aviation "coalisée" (16 pays, dont la France...), que le Japon pendant la seconde guerre mondiale.

 

Rien que  de juin à fin octobre 1950, les B-29 déversèrent 3,2 millions de litres de napalm... (2) Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais les documents officiels dans leur glaciale compilation. Tout ce qui prétendait à la verticale avait été méthodiquement aplati et carbonisé...  Déjà que les Japonais, à la suite de la longue occupation (1905 - 1945) de la Corée, leur avait tout pillé, jusqu'aux clous de la moindre planche...

 

Difficile de croire que ce pays de 25 millions d'habitants, dans sa volonté de se défendre, représente un "danger planétaire" face à des puissances étrangères qui pataugent dans le sang des massacres, tortures et abjections, les cendres des multiples dévastations qu'ils planifient, organisent et gèrent, depuis la seconde guerre mondiale. Nous en sommes témoins, tous les jours, et ne pouvons pas dire que "nous ne savons pas" : de l'Afghanistan à la Syrie, de la Somalie au Yémen, en passant par l'Irak ou la Libye. Et, ailleurs : Afrique, Amérique latine...

 

Pourquoi cette permanence de "crises" et de "tensions" avec la Corée du Nord ?... Qui n'agresse, n'envahit, ne détruit, aucun pays. Ni de près, ni de loin. N'aspirant qu'à vivre tranquillement à l'intérieur de ses frontières, en attendant la "réunification" avec ses frères de la Corée du Sud. Dont ils sont artificiellement séparés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

 

Artifice entretenu pendant la Guerre Froide, et depuis...

Même les Papys Nord-Coréens se mettent au surf...

Même les Papys Nord-Coréens se mettent au surf...

Parlons "Réunification" et non plus "Sanction"

 

Des prêcheurs hallucinés, administrant les pays de l'OTAN et leurs satellites pour le compte de la ploutocratie régnante, ont unilatéralement décrété que la Corée du Nord constituait, avec quelques autres pays, "l'Axe du Mal" sur notre pacifique planète. Cette diabolisation nous est donc imposée comme une "Vérité" révélée, sans cesse rappelée, renforcée, par des campagnes de conditionnement ou, pour être précis, de "fanatisation" des opinions publiques à l'encontre de ce pays.

 

Remettre en question ce formatage est considéré comme un "blasphème", voire une hérésie !... Rares sont les reportages ou ouvrages présentant, chez nous, une "approche objective", ou "raisonnée", sur ce pays. Quelques exceptions toutefois, ou quelques pépites, parviennent à franchir ce filtre ou ce barrage de "l'Inquisition"...

 

Ainsi un ouvrage récent, dont je recommande la lecture pour ne pas mourir idiot quant à la Corée du Nord, écrit par un cadre dirigeant de nationalité suisse Felix Abt. Livrant un témoignage exceptionnel, décrassé du préjugé idéologique occidental, sur ses sept années passées en Corée du Nord, au plus haut niveau des responsabilités dans le domaine de l'entreprise et de l'investissement. Il y a travaillé pour le compte du géant helvético-suédois dont le siège est à Zurich, ABB, puis y a créé une industrie pharmaceutique avec des capitaux locaux, et a même fondé une Business School dans la capitale.

 

Publié en anglais en 2014, sous le titre "A Capitalist in North Korea : My Seven Years in the Hermit Kingdom" non traduit en français (il ne  le sera probablement jamais, vu le "noyautage" du monde de l'édition), il montre combien ce pays est agréable à vivre, dans un incroyable dynamisme économique et à la pointe des technologies, y compris Internet (leurs hackers sont redoutables) ; malgré les multiples entraves imposées par les "sanctions" économiques et son infernal matraquage médiatique en Occident. (3)

 

Dans un billet du mois de mai 2013,  lors d'une de ces séances d'hystérie collective dans nos médias, j'avais déjà proposé une "réflexion blasphématoire", à contre-courant du tsunami de notre industrie de la désinformation, fondée sur un rappel du contexte historique, intitulé : Corée : Lecture d'une "Crise" (4). 

 

Sans ces références à l'Histoire, impossible de comprendre les tensions générées par la partition de la Corée en deux entités, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, contre la volonté des populations. Encore moins, identifier, dans le brouillard de notre propagande, les objectifs et finalités des Etats-Unis, véritable instigateur de la "guerre de Corée" ; dans l'entretien permanent d'une situation conflictuelle afin de maintenir l'hégémonie "atlantiste" ou "occidentale" dans cette partie du monde. Dont l'enjeu ultime est le "contrôle", pour ne pas dire la "mainmise", sur la Chine frontalière.

 

Sans revenir sur ces éléments d'information, il est indispensable de rappeler quelques points clés pour décoder la réactivation actuelle de la campagne de propagande contre la Corée du Nord, et sa résistance inébranlable, des éructations de la campagne présidentielle américaine à la logorrhée des médias européens :

 

1.  La Corée du Nord ne peut oublier que ce sont les Etats-Unis qui ont lancé en 1950 l'invasion de leur pays, en l'imposant aux généraux Sud-Coréens de l'époque malgré l'opposition de leurs propres troupes, et non pas le contraire ; comme le "lavage de cerveaux" occidental le fait croire, jusque dans nos livres scolaires.

S'imaginant "invincibles" du fait de leur gigantesque arsenal militaire accumulé à la suite de la guerre du Pacifique et de leur domination nucléaire (la Chine ne procèdera à son premier essai nucléaire que le 16 octobre 1964), ils pensaient réaliser l'annexion de la Corée du Nord, et même une partie de la Mandchourie Chinoise (au sous-sol d'une grande richesse) en quelques semaines.

Certains de la paralysie de la Chine et de l'URSS, connaissant la faiblesse militaire et économique de ces pays voisins, épuisés, ravagés, à la fin de la deuxième guerre mondiale. Et, bien sûr, rassurés par le complet dénuement de la Corée du Nord en phase de difficile reconstruction, incapable de résister à une "guerre éclair"... [cf. Corée : Lecture d'une "Crise"  (4)]

 

2.  La Corée du Nord ne peut oublier que les occidentaux ont instrumentalisé l'ONU pour justifier cette guerre, en profitant de "l'exclusion" de la Chine du Conseil de Sécurité de l'époque (représentée par l'île de Taïwan, considérée comme "l'authentique Chine"...), et du boycott de l'URSS, de ce même Conseil, en solidarité avec Pékin.

Sans opposition au Conseil de Sécurité, après avoir bloqué le processus électoral devant réunifier les deux Corées, les Etats-Unis ont pu faire passer les résolutions qu'ils souhaitaient pour envahir la Corée du Nord.

Notamment, la "Résolution 84 du 7 juillet 1950" organisant une force de l’ONU - 16 pays, dont la France (qui participa pour obtenir le soutien US dans sa guerre d'Indochine en pleine déroute) - sous commandement américain. Ce fut la première instrumentalisation de l’ONU pour légitimer les guerres coloniales, "nouvelle manière". Inaugurant, ainsi, une longue liste.

 

3.  La Corée du Nord ne peut oublier qu'en dépit de l'énorme écart en termes matériels (forces aériennes et navales, plus particulièrement), logistiques et technologiques, les Etats-Unis avec leurs supplétifs "coalisés", reçurent en Corée un colossal "coup de pied au derrière". Préfigurant celui qu'ils devaient recevoir 20 ans plus tard au Viêt Nam.

Dans son histoire, la Corée a résisté à plus de 2000 invasions étrangères (5) ; même la France en 1866 s'y est cassée les dents, avec un corps expéditionnaire et une dizaine de navires...

En conséquence : les aboiements constants des néoconservateurs américains, et autres pitbulls associés, ne les impressionnent pas.

Encore moins les "sanctions" dites "économiques" ; jusqu'à bloquer stupidement des appels d'offre internationaux s'appliquant, par exemple, à des stations d'épuration d'eau et des systèmes d'assainissement urbains ou d'égout, comme le rappelle Felix Abt. (6)

 

4.  La Corée du Nord ne peut oublier que l'opposant le plus acharné à sa réunification avec la Corée du Sud, outre les Etats-Unis, est l'ennemi historique : l'oligarchie du Japon. Depuis l'époque des samouraïs, la péninsule Coréenne a été considérée par la caste dirigeante japonaise comme le tremplin de son expansion sur le continent asiatique.

Un des grands héros célébré dans les deux Corées est l'amiral Yi Sun-Sin qui a écrasé à plusieurs reprises les armadas d'invasion du Japon dans la deuxième partie du XVI° siècle. Un film sur les exploits de ce personnage impressionnant de courage et d'envergure, intitulé "L'Amiral" a connu un prodigieux succès en Corée et en Asie.

On sait combien l'acharnement du Japon contre la Corée, depuis 1894 jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale, a été terrifiant de barbarie. Les plaies ne sont pas encore cicatrisées...
Jamais le Japon ne supportera qu'un pays de 75 millions d'habitants (Corée du Nord = 25 + Corée du Sud = 50) , à l'extraordinaire dynamisme économique et scientifique, rivalise avec lui sous ses fenêtres...

 

5.  La Corée du Nord sait que ce n'est pas son arsenal nucléaire qui est au centre de l'obsession, de l'hostilité, de la préoccupation, "atlantistes". Celui d'Israël ou d'Inde, non signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, ne pose aucun problèmes aux occidentaux.

Mais, son système économique et social, fondé sur "la solidarité" et le "partage de la richesse nationale" ; et, sa capacité à le défendre.  A l'exemple de celui de Cuba, pourtant non "puissance nucléaire", victime d'implacables mesures d'embargo et de sanctions économiques, depuis une cinquantaine d'années.

L'oligarchie mondialiste, adepte de l'enrichissement exclusif du 1 % de sa caste, ne pouvant le tolérer...

Soleil couchant sur la côte de Majon

Soleil couchant sur la côte de Majon

Compte tenu de ce contexte, la résolution pacifique de la "Crise" dans la péninsule Coréenne exige une volonté politique internationale d'une totale honnêteté et une inflexible détermination. Ce qui paraît difficile à réunir de la part de puissances en déclin s'accrochant à leurs rêves d'hégémonie mondiale... Sinon, rien de plus facile :

 

=>  Changer de langage et d'attitude : arrêter "sanctions" et "menaces", pour travailler dans l'apaisement, et la confiance réciproque, sur ce qui rassemble et non ce qui sépare. Les populations du nord et du sud de la Corée n'aspirent qu'à leur "Réunification" ; comme y sont arrivés l'Allemagne Est et Ouest, ou le Viêt Nam Nord et Sud.

 

=>  Obtenir le soutien de ses voisins frontaliers (terrestres ou maritimes) immédiats : Chine, Russie et Japon,  garantissant la paix et la sécurité de la péninsule Coréenne, avec sa dénucléarisation ; la Corée du Nord y étant disposée sous cette condition.

 

=>  Obtenir la "non-interférence", ou la "non-ingérence", des pays qui n'ont "géographiquement" rien à voir avec cette région si ce n'est entretenir des relations de coopération économique ou culturelle.

Autrement dit : les pays de l'OTAN et affiliés, Etats-Unis et Europe plus spécialement, doivent sortir de ce cadre. Pour être clair ou réaliste : imagine-t-on des pays asiatiques, situés à des milliers de km, se mêler de l'organisation et des relations entre pays européens ?...

 

=>  Programmer avec soin une "Réunification" graduelle, transitant dans un premier temps par un système fédéral : le problème le plus délicat étant de fusionner deux systèmes économiques et sociaux totalement opposés.

L'un au Nord, fondé sur une "solidarité sociale" ; l'autre au Sud, architecturé sur un Capitalisme Sauvage le plus débridé, avec ses effets collatéraux servant de soupape : drogue, prostitution, délinquance, sur fond de violences sociales sous les formes bien connues, dans nos propres pays, de précarité et de pauvreté en croissance exponentielle, etc.

A la suite de quoi : on ne parlerait plus de "Crise" en Corée...

 

 

La Corée du Nord, "danger planétaire" ?... Envahir la Corée du Nord ?... La bombarder, la "nucléariser", la carboniser à nouveau, comme le proposent Hillary Clinton et sa clique de généraux déjantés ?...

 

En écho à ces incantations des adorateurs de la folie meurtrière, si vibrants d'émotion et de rage contenue face au cynisme sauvage de nos nomenklaturas dans la destruction de l'Irak, retentissent les mots d'Harold Pinter (7) :

 

« Comme le sait ici tout un chacun, l'argument avancé pour justifier l'invasion de l'Irak était que Saddam Hussein détenait un arsenal extrêmement dangereux d'armes de destruction massive, dont certaines pouvaient être déchargées en 45 minutes, provoquant un effroyable carnage.

On nous assurait que c'était vrai.

Ce n'était pas vrai.

On nous disait que l'Irak entretenait des relations avec Al Qaïda et avait donc sa part de responsabilité dans l'atrocité du 11 septembre 2001 à New York.

On nous assurait que c'était vrai.

Ce n'était pas vrai.

On nous disait que l'Irak menaçait la sécurité du monde.

On nous assurait que c'était vrai.

Ce n'était pas vrai. »

 

Et, écrite avant la dévastation de la Libye et de la Syrie, décédé entretemps, sa lucide, courageuse, et glaçante conclusion :

 

« L'invasion de l'Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d'État patenté, témoignant d'un absolu mépris pour la notion de droit international.

Une redoutable affirmation de la force militaire responsable de la mort et de la mutilation de milliers et de milliers d'innocents.

 

« Nous avons apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables tueries commises au hasard, la misère, l'humiliation et la mort et nous appelons cela "apporter la liberté et la démocratie" au Moyen-Orient. »

 

 

La Corée du Nord a raison.

 

Forte de sa maîtrise technologique : surfer sur l'océan de l'arrogance imbécile des psychopathes qui nous gouvernent, et qui veulent la détruire ...

 

 

 

 

 

1.   Harold Pinter, Discours de réception du Prix Nobel de Littérature 2005,
http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2005/pinter-lecture-f.html

N.B.  Je recommande la lecture de son discours, ou sa "conférence" pour reprendre le terme officiel, retransmis par vidéo, sans oublier son œuvre. Très affaibli par la maladie qui devait l’emporter trois ans plus tard, il n’avait pu se déplacer à Stockholm.
Il avait choisi pour thème : « Art, Vérité & Politique ». En fait, la trame de son œuvre théâtrale. Et, de sa vie tout simplement.
Car, devenu célèbre, il n’hésita pas à s’engager avec fougue, en tant que "Citoyen du Monde" pour soutenir La Paix, combattre l’Injustice et les souffrances humaines. Un des derniers grands "intellectuels" britanniques, Harold Pinter milita avec détermination contre l’invasion occidentale en Irak, sur fond de mensonges et de cyniques campagnes de propagande et, systématiquement, contre les impitoyables menées impérialistes en Amérique Latine (Nicaragua, notamment) et ailleurs. Juif, il n'hésitait pas à condamner la barbarie sioniste.

L’oligarchie "atlantiste" de son pays le détestait…

Pour plus de détails sur son parcours, cf. le billet : Georges Stanechy, Harold Pinter : The Go-Between…, 12 février 2009,
http://stanechy.over-blog.com/article-27844632.html

2.  Bruce Cumings, Mémoires de feu en Corée du Nord, le Monde Diplomatique, décembre 2004.

3.   Felix Abt, A Capitalist in North Korea : My Seven Years in the Hermit Kingdom, (téléchargeable en e.book), Tuttle, 2014.

4.   Georges Stanechy, Corée : Lecture d'une "Crise", 5 mai 2013,
http://stanechy.over-blog.com/cor%C3%A9e-lecture-d-une-%E2%80%9Ccrise%E2%80%9D%E2%80%A6

5.  Voir le film coréen, à la mise en scène extraordinaire de qualité, avec pour thème la résistance à une des multiples invasions des Jurchens (qui s'appelèrent Mandchous par la suite) en provenance de Mandchourie : "War of The Arrows" (La Guerre des Flèches). Le héros, incarnant cette résistance, est un "tireur à l'arc d'élite" coréen.

6.  Felix Abt, Op. Cit.

7.  Harold Pinter, Op. Cit.

 

5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:45

 

 

 

« Ils doivent être fous. Ils ont agi comme s’ils n’avaient ni cervelle ni cœur …
Ils doivent être assoiffés de sang.

Ces gens écrivent dans les journaux et racontent leur propre version de l’histoire.
Les Apaches n’ont personne pour raconter la leur. »

Eskiminzin  (1)

 

 

 

"The resolution of the Syrian crisis will only be possible through war" : la solution de "la crise" en Syrie ne sera possible qu'à l'issue d'une guerre...
 

Je partage cette conclusion, ou prémonition, formulée par Semen Bagdasarov, directeur du  "Center for Middle Eastern and Central Asian Studies" ; lors des dernières négociations Lavrov-Kerry à Genève. (2)

 

Des heures de discussions sur l’organisation d’une période de trêve en Syrie, entre le représentant du gouvernement légitime et celui d’une myriade de milices mercenaires déguisées en "rebelles" ou "opposants au régime".

 

Qui n'a même pas tenu une journée...
 

Chacun de nous savait qu’aucun accord n’était possible. Tout autant que les négociateurs eux-mêmes. Malheureusement pour la Nation Syrienne...

 

 

La Praxis du Prédateur

 

Deux évidences :

 

i)   A aucun moment les USA et l’OTAN n’allaient abandonner sur le terrain les mercenaires qu’ils recrutent, entraînent, arment, équipent, soignent, et financent (directement, ou indirectement, en puisant dans les caisses de leurs colonies du Golfe). Depuis plus de 5 ans…

 

Notre ancien ministre des Affaires Etrangères (1984 - 1993), Roland Dumas, confirme que dès 2009 des responsables britanniques  lui avaient annoncé "l’invasion de la Syrie". Le sollicitant de participer à cette opération d’envergure pour le "Bloc Occidental".

 

Avec de gros moyens : financiers, militaires, logistiques, sur fond de "sanctions économiques" pour ceux qui s'y opposeraient et d'une colossale campagne de désinformation couvrant des dizaines de pays.

En comparaison, la destruction de la Libye représenterait des manœuvres militaires de dimensions modestes... (3)

ii)   Non pas par scrupules quant au respect de contrats avec des voyous et des tueurs venus de tous les horizons. Selon une récente étude effectuée par le centre de recherche allemand Center for German Studies "Firil", il y en aurait eu, depuis le début de "l'invasion" : 360.000 issus de 93 pays.

La majorité en provenance d'Europe et d'Amérique : 215.000. L'Arabie Saoudite en fournissant 25.000. A ce jour 90.000 auraient été tués, et autant blessés plus ou moins grièvement ; avec évacuation et traitement dans les Etats limitrophes de la Syrie, y compris en Israël. (4)

 

Encore moins, par scrupules quant au respect d’engagements à l’égard d’une "coalition" de pays asservis pour lesquels la caste dirigeante des USA n'éprouve que le plus complet mépris ; la France, dans le même sac que les satrapes corrompus du Golfe...

 

Mais, tout simplement, par stricte application d’une géopolitique idéologiquement coloniale qui est de démanteler et contrôler tous les Etats de la région, en pillant leurs immenses ressources énergétiques (s’arrogeant, de fait, un rôle dominant sur ce marché à l'encontre, plus particulièrement, de la Russie et de la Chine) et les maintenant dans le sous-développement.

 

Le tristement célèbre "plan" Oded Yinon, dès 1982 - 34 ans déjà… , annonçait la volonté des occidentaux de dépecer, entre autres pays du Moyen-Orient, la Syrie. Le démembrement de l’Irak et de la Syrie étant considéré comme des priorités. Opération minutieusement exposée dans l’ouvrage : A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties (ISBN 0-937694-56-8). (5)

 

Alors, pourquoi ce cirque diplomatique ?...

 

Ce théâtre d’ombres et d’illusions sert de couverture, ou de démonstration, à l’intention des deux principales "opinions publiques" de cette planète. L’une, dite « occidentale », regroupant les pays membres de l’OTAN et ses satellites, sous tutelle des USA ; l’autre, plus ou moins indépendante par rapport à cette emprise, dont Russie et Chine en tant que promoteurs d’un « monde multipolaire ».

 

Les USA, menant une coalition de vassaux et semi-colonies, imposant en Syrie une sauvage stratégie de conquête et d’annihilation d’un peuple et de son pays. Simulant une ferme volonté de paix, tout en en diabolisant les pays qui refusent de se soumettre à leur volonté d’hégémonie.

 

Le gouvernement de la Syrie, représenté par la Russie, démontrant sa volonté de conciliation tout en forçant les pays de l’OTAN à reconnaître leur entreprise criminelle, par l’aveuglant dévoilement  de leur assistance et protection aux pires terroristes et assassins sur le territoire syrien. Incapables, notamment, d'indiquer les emplacements des soi-disant "rebelles modérés" qu’il conviendrait de ménager…

 

C’est "la logique du prédateur". Sa praxis. Dont l’Histoire aux multiples aventures et guerres coloniales a exposé, au cours des siècles, les implacables rouages et mécanismes broyant des millions de vies… (6)

 

Tout est formaté au service de son objectif ultime. De l’idéologie se voulant "rationnelle", à ses actions froidement criminelles justifiées par son inébranlable "Bonne Conscience", des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Dans le temps, il s'agissait d'apporter le Christianisme ou la Civilisation à des sauvages vivant dans l'obscurantisme de la barbarie, ou risquant de sombrer, lors de la Guerre Froide, dans le "communisme"... (7)

 

Dans le cas syrien : qui n’est pas de « renverser le régime de Bachar el-Assad » afin d’instaurer "la démocratie" ; mais d’installer une administration de "collabos", déguisés en « opposants modérés », gérant la partition et la spoliation des ressources du pays sur instruction de leur maître : les USA.

 

"Le prédateur" n’a qu’un seul credo : "La Loi du Plus Fort". Méthodiquement, cyniquement, il poussera son avantage jusqu’à l’extrême, ne connaissant aucune limite à ses exigences tant qu’il sait que sa domination ne peut être remise en cause par "la force".
 

Certains pays y sont arrivés, dans d'épouvantables violences et dévastations. Le cas le plus emblématique, au XX° siècle, a été le Viêt Nam qui au terme d’une lutte de 20 ans a réussi à mettre en fuite les USA, ses alliés et ses "collabos". Dans un pitoyable sauve-qui-peut, le 30 avril 1975, dont les photos on fait le tour du monde.

 

Enseignement incontournable de l’Histoire impériale, coloniale, spoliatrice, ou autre : à défaut de recevoir une vigoureuse raclée, "le prédateur" considérera tout accord ou traité comme un « chiffon de papier »…

Fuite de Saigon par les occupants US (toit de l'ambassade) et leurs "collabos-opposants modérés" - 30 avril 1975 -

Fuite de Saigon par les occupants US (toit de l'ambassade) et leurs "collabos-opposants modérés" - 30 avril 1975 -

 

Chiffon de papier

 

Je n’ai pas cru un dixième de seconde à la fable, circulant abondamment dans les médias, sur de supposées « divergences » entre la présidence américaine et la hiérarchie militaire qui ne lui obéirait pas. Scénario à grosses ficelles rappelant les romans ou films policiers, avec la paire du méchant qui cogne le "présumé coupable", et du bon qui lui offre des cigarettes… Même objectif : le faire "craquer".

 

Les pouvoirs civils et militaires, aux USA comme en Europe, cooptés par l’Etat profond et à son service zélé, agissent en parfaite coordination. Dans une répartition des rôles rigoureusement définie : "le gentil" donneur de leçon de morale paravent de sa fourberie (8) ; "le traîneur de sabre", qui menace ou tue sans prévenir. A l'exemple du massacre aérien - une heure durant - des troupes gouvernementales syriennes à Deir Ezzor ; au lendemain des dernières négociations sur la trêve

 

Dans une guerre de conquête lancée contre des nations estimées plus faibles que lui, face à une forte résistance le prédateur n’hésitera pas à multiplier négociations, signatures, accords, traités, de cessez-le-feu, de trêve, ou de "paix". Qu’il s’empressera de renier, sous le moindre prétexte. Rejetant systématiquement la responsabilité sur son opposant. Alors qu’en réalité, l’état de faiblesse militaire et économique de la partie adverse ne lui permet pas, en aurait-elle la volonté, de se livrer à pareille pratique.

 

Les invasions et conquêtes coloniales des puissances européennes, qui ont marqué les siècles passés sur tous les continents et océans, en sont jalonnées ; plus particulièrement : Espagne, France, Grande-Bretagne, Hollande (Indonésie), Italie (Ethiopie - Somalie), Portugal, etc.

 

Dès le XIX° siècle, les Etats-Unis ont pris le relais de cette féroce expansion. Dans l’hyper-violence d’impitoyables massacres, dissimulée par une cynique propagande, tant à l’égard de son opinion publique qu’à celle des pays partenaires ou étrangers. Autorités civiles et militaires en parfaite interaction, sur fond de rituelles "grandes déclarations" la main sur le cœur et postures diplomatiques "Humanitaires". Massacrer, occuper, piller, en défendant énergiquement "La Civilisation".

 

Les traités ne sont que des pauses pour mieux relancer actions ou pressions, guerrières ou financières, brigandages ou destructions, afin de briser toute résistance à sa domination. Jusqu’à l’acceptation de l’intégralité de ses exigences et volontés.

A commencer par l’invasion des terres de l’Amérique du nord : perpétuelle violation des traités et accords signés avec les nations et peuples amérindiens ou indiens dits "peaux-rouges". Les Guerres Indiennes, socle de massacres sur lequel se sont édifiés les Etats-Unis, ont duré plus d'un siècle - de 1778 à 1890 - constituant un effrayant et dramatique témoignage d’accusation sur la barbarie humaine.

 

Conséquence de cette invasion, rien que sur le territoire actuel des USA : plus de "6 millions de morts" au sein de ces nations, pire : une dizaine de millions… Dont la civilisation a pratiquement été éradiquée, alors qu’elle a tant à nous apprendre sur la relation de l’Homme avec la Nature et le Cosmos. (9)

 

D’après historiens et démographes, la population de ces peuples est estimée entre 9 et 11,5 millions au début du XVI° siècle. En 1890, les indiens d’Amérique du  nord n'étaient plus que 250.000 environ, la plupart malades, souffrant de malnutrition et de désespoir ; déportés, enfermés, dans des "Réserves" loin de leurs terres ancestrales. (10)

 

Howard Zinn, a été un des rares historiens américains à avoir le courage de dénoncer le machiavélisme, la cruauté, des gouvernements américains successifs, organisant, gérant, impitoyablement ce génocide, rappelant qu’ils ont « signé plus de quatre cents traités avec les Amérindiens et tous violés, sans exception. » (11)

 

Oui… Rien qu’avec les Nations Indiennes : 400 Traités et Accords, systématiquement violés par les Etats-Unis !…

 

Rien de surprenant de voir les Etats-Unisau Moyen-Orient, par l’entremise de son "51° Etat", Israël, violer en permanence les "accords de paix" avec la Nation Palestinienne ; tout en ignorant les résolutions de l’ONU sur la protection de son peuple et son territoire, ses poètes et sa longue civilisation. Depuis des décennies…

 

D’Accords de Camp David en Accords d’Oslo, négociations et traités ne représentent qu’une mascarade pour anesthésier les opinions. Permettant au prédateur d’étendre méthodiquement ses "colonies" en Palestine, tout en réduisant en cendres, à intervalles réguliers, dans l'impunité et une abjecte monstruosité, les moindres efforts du peuple spolié pour sortir de son état de détresse…

 

 Le spoliateur ne lâchera pas sa proie. Pas encore. Mais, inéluctablement…

Débâcle de Saigon - 30 avril 1975 - l'US Navy jettant par-dessus bord ses hélicoptères pour embarquer davantage de fuyards

Débâcle de Saigon - 30 avril 1975 - l'US Navy jettant par-dessus bord ses hélicoptères pour embarquer davantage de fuyards

Tigre de papier

 

On n’en parle jamais dans nos livres d’histoire, mais même la Chine a enduré les "négociations", multiples exigences et spoliations, imposées par la « Coalition » des grandes puissances de l’époque, pendant un siècle (1840-1940) : un “Traité” suivant l’autre pour mieux piller et asservir la Chine. Jusqu’au jour où elle a pu y mettre fin "par la force", mettant en fuite leur marionnette Tchang Kaï-chek, le 8 décembre 1949, se réfugiant sur l’île de Taïwan (ex-Formose) ; annexée et occupée par le Japon de 1895 à 1945…(12)

 

Pas de quoi s’étonner de voir qu’un an après la signature de l’accord sur le fumeux dossier nucléaire iranien, les Etats-Unis n’ait pas encore levé "les sanctions" comme tous les signataires s’y étaient engagés à compter du 1er janvier de cette année ; l’Iran ayant respecté à la lettre ses propres engagements.  

 

Bloquant ainsi tous les grands projets économiques ou d’investissements en perspective avec, notamment, l’Europe (Chine, Russie, Inde, Corée du sud, Japon, profitant de l'opportunité). Entravant non seulement, les intérêts de ses partenaires européens, mais allant jusqu’à leur infliger des "pénalités" à effet rétroactif pour non respect d'un embargo unilatéralement imposé.

 

Les oligarques français se taisent et rasent les murs, dans une obséquieuse servilité. En premier : tous les Young Leaders, cinquième colonne de notre servitude atlantiste, qui truffent notre gouvernement et notre « haute administration »… Les allemands, en visite actuellement à Téhéran se sont laissés allés à quelques grognements d’impatience. Les responsables des 160 entreprises, en délégation avec leur ministre de l'économie et Vice Chancelier, commencent à s’impatienter des délires des néoconservateurs US. (13)

 

En France, on n'ose même pas...

 

Il est vrai que pour les milliardaires qui gouvernent les USA, depuis l’origine, "partenaires" ou "alliés" étrangers ne sont tout au plus que des larbins…

 

Souvenons-nous, malgré le silence hermétique de nos historiens, même le silence "académique" s’achète…

 

A peine leur indépendance obtenue (3 septembre 1783), avec l’aide considérable pour l’époque de notre armée de terre, de notre marine, de notre diplomatie, de nos services de renseignement, sans oublier de "nos finances" alors mal en point, les Etats-Unis, profitant de la période révolutionnaire en France, refusèrent de rembourser leur dette !... Prétextant qu’elle ne concernait que la "France royale" et non pas la "France républicaine"… Même les invalides (certains y laissèrent un bras, une jambe, ou un œil...) et vétérans français ne reçurent pas leurs pensions promises pour partager les combats des indépendantistes, malgré une délégation auprès de Thomas Jefferson…

 

Le Directoire, précédant le Consulat et l'Empire, insistant lourdement, dénonçant un peu trop bruyamment ce comportement, la réaction fut immédiate :

« Le Congrès américain abrogea tous les traités bilatéraux signés au préalable avec la France. Le président John Adams refusa d'engager son pays dans une guerre formelle.

Cependant, par mesure de rétorsion, et avec l'autorisation du Congrès, il instaura un embargo sur les produits français, chargea le docteur Edward Stevens de soutenir la révolution haïtienne contre la présence coloniale française et ordonna à la marine américaine de capturer les navires français. » (14)

 

Les Etats-Unis se livrèrent ainsi à une "guerre non déclarée" à l’encontre de la France, de 1798 à 1800 : appelée pudiquement "Quasi-Guerre" - "Quasi-War" dans les ouvrages en anglais. La France y perdit une centaine de bâtiments de guerre, un millier de canons de marine, et quelques uns de ses meilleurs officiers et marins, qui lui firent grand défaut lors des combats navals de la période napoléonienne…

 

Et ce ne fut pas "une guerre en dentelles"…

 

La corvette Le Berceau que commandait un de nos plus vaillants officiers de marine, le capitaine Senez, fut obligée de se rendre après avoir été démâtée, dans l’impossibilité de manœuvrer, après un violent combat naval provoqué par une frégate américaine Le Boston ; bâtiment plus gros et plus puissamment armé (en portée et calibre). Fait prisonnier le capitaine Senez, à son retour de captivité livra un témoignage accablant : contrairement aux usages de la guerre navale, il vit ses bagages et effets personnels pillés, et tous les marins français "mis au fer" (en clair : "enchaïnés") après avoir été régulièrement "maltraités" (en clair : "tabassés"). (15)

 

Ce survol de l’Histoire donne la lucidité suffisante pour comprendre que les Etats-Unis au Moyen-Orient comme ailleurs et de tout temps, plus spécialement en Syrie actuellement, ne respectent rien, et ne respecteront rien. Dans leur vision, leur projet, leurs valeurs : tout n’est que « chiffon de papier ».

 

Ils veulent la guerre. Une guerre régionale. Ils l’auront. Tout le monde s’y prépare. Mais, il est affligeant de voir nos forces armées, inféodées à des va-t-en-guerre hallucinés, semer le chaos dans des pays qui ne nous ont rien fait.

 

Outre l'aspect matériel, le coût humain sera gigantesque, pas seulement pour les populations locales... Il sera difficile d'en limiter les effets à la seule région. La diplomatie de la Russie parle des "conséquences tectoniques" qu’elle va entraîner. Entre autres, la disparition des entités nées de la dissolution de l’Empire Ottoman : monarchies du Golfe et entités coloniales artificielles …

 

Mais, peut-être est-ce le dernier sacrifice que cette région martyrisée depuis des décennies doit consentir ?... Sachant que ce n’est, comme les Vietnamiens ont pu le réaliser, qu’en jetant par-dessus bord agresseurs, occupants et collabos que "La Renaissance" de cette région pourra enfin éclore. Dans la paix et le développement concerté, entre pays voisins et frères.

 

 Le "prédateur" oublie toujours qu'au fil du temps sa politique du "Chiffon de papier", le réduit en "Tigre de papier"…

 

Mao Tsé-toung le prophétisait, en 1956…

 

La Chine sortait épuisée d’une longue occupation occidentale, puis japonaise, suivie d’une guerre civile entretenue par les Etats-Unis. Ces conflits provoquant la mort de plus de 30 millions de personnes et d’immenses destructions ; épuisement accentué par les mesures d’embargo et de sanction prises par les membres de l’OTAN et ses soubrettes, dès la naissance de la République chinoise en 1949.

Mao considérait l’impérialisme américain comme un « Tigre de papier » (16) :

 

« Aujourd'hui, les Etats-Unis sont puissants, mais à envisager les choses dans un cadre plus large, dans leur ensemble et à longue échéance, du fait qu'ils sont impopulaires, que leur politique est détestée et qu'ils oppriment et exploitent le peuple, "le tigre est voué à la mort".

 

Par conséquent, il n'a rien de terrible, et on peut le mépriser. »

 

Panique à Saïgon - 30 avril 1975 - Explications fraternelles entre "occupants" et "collabos-opposants modérés" lors du sauve-qui-peut. Préfigurant les scènes à venir au Moyen-Orient...

Panique à Saïgon - 30 avril 1975 - Explications fraternelles entre "occupants" et "collabos-opposants modérés" lors du sauve-qui-peut. Préfigurant les scènes à venir au Moyen-Orient...

 

 

 

1.  Jean-Louis Rieupeyrout, Histoire des Apaches – La fantastique épopée du peuple de Géronimo – 1520-1981, Albin Michel, 1987, p. 177.
2.   Pentagon 'Succeeded in Ruining' Lavrov-Kerry Deal on Syria, 20 septembre 2016,
https://sputniknews.com/politics/20160920/1045493789/pentagon-russia-us-deal.html

3.   Entretien avec Roland Dumas sur la crise syrienne et la politique étrangère de la France,
par Observatoire Des Mensonges d’Etat, lundi 24 février 2014,
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/entretien-avec-roland-dumas-sur-la-148405
4.   Report: 360,000 Foreign Nationals from Tens of States Fighting Alongside Terrorists in Syria, Fars News, 9 août 2016,
http://en.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13950519000699
5.   Georges Stanechy, Calife ?... Moi : Archevêque !, 30 septembre 2014,
http://stanechy.over-blog.com/2014/09/calife-moi-archeveque.html
6.   Lire et relire l’ouvrage fondamental écrit par l’universitaire français Olivier Le Cour Grandmaison pour prendre conscience de ce pan de l’Histoire humaine, complètement occulté dans nos enseignements, réflexions et analyses : Coloniser - Exterminer – Sur la guerre et l’Etat Colonial, Fayard, 2004.
7.   Georges Stanechy, Et, Un Tonneau d'Oreilles !... Un !..., 6 septembre 2007,
http://stanechy.over-blog.com/article-12203963.html
8.   Leaked Tapes Reveal Secretary of State John Kerry Still Wants War Against Syria - Des enregistrements révèlent que le Ministre des Affaires Etrangères John Kerry souhaite la guerre contre la Syrie - 1er octobre 2016,
https://sputniknews.com/middleeast/20161001/1045910436/john-kerry-war-syria-assad.html
9.   David Roberts, Nous étions libres comme le vent, De Cochise à Géronimo – Une histoire des Guerres Apaches, Albin Michel, Collection “Terre Indienne”, 1993.
10.   Georges Stanechy, Geronimo…, 8 mai 2011, http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html
11.   Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours, Agone, 2002, p. 592.
12.   Ce chef de guerre ultra-corrompu, malgré l'appui  du colossal arsenal des USA accumulé dans le Pacifique par les USA à l'issue de la 2° guerre mondiale, était l'objet de la détestation du peuple chinois. Vaincu, il a pu s'enfuir sur les bâtiments de l'US Navy avec sa bande, ses milices et "...
tous les trésors artistiques de la Chine ancienne. Ils font aujourd'hui la fierté du musée national de Taïpeh, la capitale de l'île."
https://www.herodote.net/8_decembre_1949-evenement-19491208.php
Qu'on se rassure : la Chine les récupérera lors de la future et inévitable réunification avec Taïwan.
13.   Germany to press US to effectively lift Iran sanctions : Vice chancellor, 3 octobre 2016,
http://www.presstv.ir/Detail/2016/10/03/487449/Iran-Germany-Gabriel-US-sanctions
14.   https://fr.wikipedia.org/wiki/Quasi-guerre
15.   http://penelope.uchicago.edu/Thayer/F/Journals/Revue_Historique/85/2/La_guerre_francoamericaine*.html
16.   http://classiques.chez-alice.fr/mao/imperialismeus.html

 

 

 

16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:15

 

 

 

"Le ministre Jacquinot déclarait à la tribune des Nations Unies que l'indépendance, c'est l'indépendance.
Nous nous apercevons aujourd'hui que ce n'est pas vrai.
C'est un piège à cons qu'il nous a tendu."

Daniel Kemajou - 29 octobre 1959. (1)

 

 

 

 

 

Le "niveau de vie" de ce pays devrait être supérieur à celui de la Norvège, avec ses 5,5 millions d'habitants...

 

Producteur de pétrole comme le scandinave, le Gabon atteint, à peine, les 2 millions d'habitants pour une superficie représentant la moitié de celle de la France. (2) De plus, gratifié de fantastiques ressources naturelles que la Norvège, pour rester dans la comparaison, ne détient pas.

Gabon : Jusqu’à Quand le Pillage ?...

"Main Invisible" du Marché ou de la Prédation ?...

 

Richesses dont on a du mal à cerner les contours de leurs colossales amplitudes. Statistiques "incontestables", aux chiffres vérifiés et validés sur fondement de plusieurs sources elles-mêmes "fiables", étant impossibles à obtenir pour ce qui est du commerce extérieur des pays africains dès qu'ils sont vendeurs d'hydrocarbures et de productions minières. Pratique similaire, ne l'oublions pas, dans d'autres pays d'Amérique latine ou d'Asie (Birmanie-Myanmar, Philippines ou Thaïlande, par exemple).

 

Comme pour les statistiques "officielles" du chômage, ou de l'inflation, sous nos latitudes tempérées ; systématiquement "bidonnées", minorées, dans tous les cas "taillées sur mesure" à la demande des gouvernements.

 

C'est ainsi qu'on arrive, sans rire, à affirmer que l'inflation est "voisine de zéro". La chorale de nos "experts en économie" l'affirmant à longueur d'année, la main sur le cœur. En contradiction flagrante avec les constatations, et expérimentations, quotidiennes du porte-monnaie de n'importe quel consommateur, même le plus analphabète en économie... Jusqu'à la baguette de pain, ou le pot de yaourt, dont on diminue le poids pour ne pas augmenter le prix unitaire !...

 

Le Gabon, n'échappe donc pas au "régime statistique" des autres pays africains : une grande partie des produits de son sous-sol  étant "cédée" hors comptabilisations douanières, et autres organismes censés en contrôler les "flux" ; dans le bourdonnement continu, mais discret, des domiciliations bancaires des paradis fiscaux...

 

Tout comme la majeure partie du continent africain, le Gabon est immensément riche de ses ressources naturelles. En tête de liste : les hydrocarbures. Depuis des décennies, le Gabon est considéré comme un des principaux producteurs de pétrole du continent. Mais, les Gabonais, pas plus que les autres non "initiés" aux modes de pompage et circuits spoliateurs, ne connaîtront jamais la somme, ou le détail, de l'exploitation des richesses pétrolières de leur nation...

 

Pas davantage pour ce qui est des autres productions de son sous-sol, minières plus particulièrement. (3) Citons le manganèse dont il est le troisième exportateur mondial après l'Australie et l'Afrique du sud, d'après les "statistiques officielles" !... (4)

 

Ajoutons dans le panier : l'uranium, dont on nous dit que l'exploitation est arrêtée depuis le début des années 2000. La première tonne d'uranium a été extraite en 1961. La COMUF, filiale d'AREVA, exploitant la mine ne faisait bénéficer ses salariés "d’aucune des mesures de protections reconnues nécessaires par la filière nucléaire"... (5) Des centaines meurent, actuellement, de maladies du travail dans l'indifférence... L'exploitation devrait reprendre, sur d'autres sites, d'après les rumeurs...

 

Sans oublier l'or de Bakoumba. Ou encore, le fer des mines de Bélinga dont les réserves sont évaluées à un milliard de tonnes... Et tous ces minerais rares, d'autant plus recherchés par les nouvelles technologies industrielles : le niobium de Lambaréné, le molybdène de Mouila, aux réserves estimées à 100 millions de tonnes. Richesses à ne plus savoir qu'en faire !...

 

Et, il n'y a pas que le sous-sol...

 

Le premier employeur du Gabon est la filière d'exploitation du bois. La forêt recouvre 85% de la superficie du pays, avec des essences de bois précieux très demandées telles que l'okoumé. Le Gabon est un des premiers exploitants forestiers et exportateurs de bois dans le monde. Additionnons à la liste : caoutchouc, café, cacao... Pays aux multiples fleuves, rivières et cours d'eau ; gigantesque château d'eau douce, au potentiel agricole faramineux...

 

Mentionnons une richesse sous-exploitée, car pillée dans le silence complice de ses gouvernants. Cas de beaucoup de pays africains dotés d'une zone côtière : la ressource halieutique.

 

Leurs eaux territoriales sont riches, très riches, en poissons, du fait des courants marins longeant leurs côtes ; qu'ils sont pour le moment incapables de faire respecter par les flottes de pêche européennes et asiatiques (Japon et Corée, surtout), ne serait-ce qu'en exigeant droits de pêche et respect de quotas (imposant le "repos biologique" pour assurer le renouvellement de la ressource). Ou, d'investir dans une flotte de pêche avec la valorisation industrielle et commerciale du produit : conserveries, unités de congélation, etc. Le Gabon, gros consommateur de poissons, n'assure qu'un tiers de sa consommation...

 

"Pauvre Norvège", se dit-on, en comparaison de cet amas de ressources naturelles.

 

Le rapprochement s'effondre brutalement, toutefois, dès que l'on compare les niveaux de vie des deux pays.

 

Même pas 2 millions d'habitants... Et, la majorité de la population du Gabon vit dans la pauvreté... Des études "indépendantes" font état de 83 %...

 

Dans un pays aux infrastructures et services quasi illusoires, hors exploitation des ressources destinées à l'exportation : routes et voies de communication délabrées ou inexistantes, accès à l'eau potable limité à une partie de la population, services de santé et d'éducation déficients, services sociaux défaillants pour des catégories sociales précarisées (personnes âgées, handicapées, notamment), chômage exponentiel sans protection sociale (1/3 de la population), diplômés sans emploi ni perspective d'avenir (la majorité des postes d'encadrement étant squattée par des "expatriés" européens aux salaires et avantages exorbitants), etc.

 

Pourtant nous sommes au royaume du "Libéralisme Economique Absolu", tant célébré et invoqué par nos "charlots-économistes" qui ne cessent d'en prêcher les mérites : "pas de dépenses publiques", pas d'impôts sur les fortunes et hauts revenus, pas d'impôts sur les grandes entreprises exportatrices, pas de droits de douane, privatisation de tous les services publics (entièrement aux mains de groupes privés français) !...  Le rêve pour ces adorateurs de La Main Invisible du Marché dont ils souhaitent l'instauration en France, sous l'appellation de "réformes structurelles". (6)

 

Qu'importe désastres et ravages, économiques et sociaux, qu'on peut recenser partout, en appliquant les mesures préconisées par les dévots du "Libéralisme Débridé" ; le Gabon, par sa catastrophique situation sociale, constituant un aveuglant exemple !...

 

Attention ! Il est, de plus en plus, interdit d'en faire le constat, de le mentionner, de vouloir en discuter, pire : de prétendre le remettre en cause, sous peine de délit de "blasphème" !...  Les économistes de nos nomenklaturas viennent récemment d'en énoncer le principe canonique, de droit divin, dans un livre : "Le négationnisme économique, et comment s'en débarrasser".  (7)

 

Nous voilà sommés par l'Inquisition, contrôlant la circulation des idées et des opinions, de nous taire pour ne pas être déclarés : "hérétiques" !... (8)

 

En fait, le Gabon est la parfaite incarnation de ce que nos oligarchies rêvent d'imposer sur la planète : "tout pour le 1%" ! L'immense richesse nationale du pays spoliée par une infime poignée de clans familiaux de l'ancienne puissance coloniale, adossés aux politiciens maffieux, en cheville avec leurs richissimes "fondés de pouvoir" locaux dissimulés dans les mascarades électorales, n'est que la concrétisation d'un modèle économique ardemment souhaité.

Gabon : Jusqu’à Quand le Pillage ?...

Elections nationales familiales…

 

En ce début du mois de septembre, excédés par cette situation sociale d'une violence extrême par son injustice, les Gabonais viennent de se révolter à l'occasion des résultats des élections présidentielles du samedi 27 août 2016.

 

Toutes les villes du pays ont été touchées par cette flambée de rage ; vite contenue et réprimée par des forces de police, soigneusement entraînées et généreusement équipées par la caste au pouvoir (9). La réélection d'Ali Bongo, fils du précédent président Omar Bongo, la famille Bongo "régnant" sans discontinuer depuis 1967 (un demi siècle...), étant contestée par son "adversaire".

 

Les élections auraient été grossièrement "truquées", au préjudice de son opposant nous enfument nos médias. Mais, s'arrêter à ce niveau d'analyse serait accréditer une possibilité, ou un contexte, d'alternance politique, tout à fait illusoire. Le dit "opposant" d'Ali Bongo, Jean Pïng, n'est autre que son beau-frère ; marié à une des filles d'Omar Bongo, dont il a eu deux filles, et dont il fut un des ministres pendant 18 ans. Ce ne sont pas des élections "nationales", mais bien des élections "familiales".

 

Les Gabonais en ont ras-le-bol de cette farce. Pas de libertés publiques  - d'expression, d'opinion, de réunion, etc. -  à la limite ; ils s'accomoderaient de la dictature de ce "régime familial". Car, ils se fichent de cette mascarade démocratique, souhaitant avant tout, non pas des isoloirs avec des bulletins de vote "bidons", mais des emplois, des services publics, des écoles, des dispensaires et centres de soins, des routes, des logements, de l'eau potable dans les habitations, par une équitable redistribution de la richesse nationale.

 

"Changement de régime" ?... Ils n'y croient pas : les gouvernements de la France ou des pays européens tiennent dans la plus haute considération des "régimes moyenâgeux", et sanguinaires, tels que ceux de l'Arabie Saoudite ou des pays du Golfe. Alors, la famille Bongo et sa sympathique corruption ... (10)

 

"Néocolonialisme" ?... Tout a été dit sur ce fléau qui accable l'Afrique, tout particulièrement. Les anciennes puissances coloniales continuent de gérer les pays dont elles pillent les ressources, via des "marionnettes élues"... Les gouvernements britanniques - j'ai eu l'occasion d'évoquer le cas tragique du Kenya - avec autant de férocité que les gouvernements français. Au Gabon, comme ailleurs. (11)

 

En France, nombreux sont ceux qui se sont élevés contre ces systèmes de corruption et de gabegie institutionnalisés. Sources d'enrichissements personnels scandaleux. Via les caisses de nos partis politiques ; ou directement, dans les poches de nos "capitaines d'industrie" et nos responsables politiques, sous les paradis fiscaux. Et, même militaires : nos forces armées se comportant en milices au service d'intérêts, groupes privés en symbiose avec des dictatures, qui ne sont pas ceux de notre pays.

 

Car, la France aurait tout intérêt, au lieu de piller l'Afrique, à voir se développer dans un partenariat solidaire un espace de prospérité. Aux deux avantages essentiels :

- créer des emplois en fixant les "populations actives" dans ces pays, "l'émigration" n'étant plus la seule opportunité d'avenir ou d'espoir ;

- accroître, par le pouvoir d'achat ainsi généré, de fructueux échanges avec nos entreprises industrielles, commerciales ou de services, non liées aux circuits maffieux de la corruption tels que : ventes d'armes, privatisations/spoliations, monopoles de la distribution (supermarchés) et des concessions (automobiles), gestion des services publics (réseaux d'électricité, d'eau et d'assainissement, de transport maritime et aérien, etc.).

 

Rappelons le travail de René Dumont, dont le célèbre ouvrage "L'Afrique Noire est mal partie", publié en 1962, prévenait déjà des dangers du développement des grandes cultures intensives à l'exportation (café, cacao, coton, thé, etc.), sur les terres accaparées dans la violence et la corruption par les grands groupes internationaux ou les grandes fortunes locales ; au détriment des cultures vivrières, donc du "marché domestique", et des paysans plongés dans les ravages du déracinement et de l'exode rural. (12)

 

Surtout l'oeuvre exceptionnelle de François-Xavier Verschave qui a dénoncé avec tant de force, de talent, et d'abnégation, tous les excès du néocolonialisme en forgeant le fameux concept de "Françafrique". Il est l'auteur, entre autres publications, de deux ouvrages incontournables pour comprendre les rouages de la prédation en Afrique : "La Françafrique - Le plus long scandale de la République" (13) et "Noir Silence" (14). Son action se poursuit grâce à l'association Survie, dont il fut un des membres fondateurs.

 

Jusqu'à quand le pillage ?... Le Gabon, pourra-t-il se défaire de l'emprise de l'oligarchie de l'ancienne puissance coloniale ?...

 

"Avec le temps", comme le chante le poète...

 

Restons lucides : la France, dans un rigoureux système féodal, est elle-même vassalisée aux USA, sa propre caste au pouvoir aux ordres de son suzerain...

 

Cet empilement de contraintes, de verrouillages, ne pourrait se dénouer, ou s'écrouler, qu'à la faveur d'un séisme majeur, d'un choc tectonique comme il en existe en géopolitique. Des "pays-continents" tels que l'Inde ou la Chine n'ont pu éjecter définitivement les puissances coloniales, qui les vampirisaient, qu'à la faveur de leur épuisement dans la dernière guerre mondiale.

 

La libération irréversible de l'Afrique, qui sera le continent-phare du XXII° siècle, aura pour probable déclencheur l'onde de choc d'un embrasement en Mer de Chine ou au Moyen-Orient.

 

Si ce n'est dans les deux...

 

 

 

 

 

1.  Député du Cameroun.
Cité (p. 323) dans un ouvrage collectif, dont je recommande vivement la lecture à tous ceux qui s'intéressent à l'Afrique - à travers les luttes d'indépendance du voisin du Gabon, le Cameroun - son présent, son avenir, sa problématique du développement, ou du pillage imposé par l'ancienne puissance coloniale.
Rigoureusement référencé, documenté, illustré, avec des analyses d'un niveau rare qui n'empêchent pas l'émotion ; ou la colère, quand on pense aux horreurs et aux crimes (toute la palette des "crimes de guerre", entre autres) que la France - des Lumières, de la Démocratie, des Droits de l'Homme, et blabla - a perpétrés, et entretient, sur ce continent. Pour le bénéfice exclusif, dans une hallucinante prédation, d'une poignée de nos oligarques et de leur domesticité, médiatique notamment.
J'aurai l'occasion de revenir sur cet ouvrage fondamental pour déconstruire la colossale désinformation dont nous sommes asphyxiés et les mécanismes de la spoliation coloniale qui ronge l'Afrique.

Publié aux éditions La Découverte en janvier 2016 (742 pages) :

Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa
KAMERUN - Une Guerre Cachée aux Origines de la Françafrique - 1948 -1971

2.   https://www.populationdata.net/pays/gabon/

3.   Ressources naturelles : l'opacité gabonaise - Le Gabon a été exclu de 'l'Initiative Pour la Transparence des Industries Extractives", Survie.org, 10 avril 2013,
http://survie.org/billets-d-afrique/2013/223-avril-2013/article/ressources-naturelles-l-opacite-4439

4.  https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_du_Gabon#Mangan.C3.A8se

5.   Triste Anniversaire, Survie.org, 17 février 2016,
http://survie.org/billets-d-afrique/2016/254-fevrier-2016/article/triste-anniversaire-5080

6.  Exemple récent de la logorrhée incantatoire sur le "trop de dépenses publiques" ou les "réformes structurelles" :
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-marc-touati-22-banques-centrales-que-faudrait-il-reellement-faire-pour-relancer-la-croissance-1209-856915.html

7.   Pierre Cahuc et Daniel Zylberberg, "Le négationnisme économique et comment s'en débarrasser", Flammarion, Septembre 2016.

8.   Henri Sterdyniak, "Négationnisme économique" : ce pamphlet est ignoble. C'est un appel direct à l'épuration, L'Obs, 10 septembre 2016,
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1558440-negationnisme-economique-ce-pamphlet-est-ignoble-c-est-un-appel-direct-a-l-epuration.html

9.  Gabon : Retour sur le chaos post-électoral dans une ville de province (Lambaréné), France 24, 8 septembre 2016,
http://observers.france24.com/fr/20160908-gabon-lambarene-retour-chaos-post-electoral-province-ali-bongo-jean-ping?ref=tw_i

10.  Thomas Bart, Ali Bongo sur la sellette, Survie.org, 7 janvier 2015,
http://survie.org/billets-d-afrique/2015/242-janvier-2015/article/gabon-ali-bongo-sur-la-sellette-4852

11.  Mawuna Koutonin, France Forces Africa to Pay for Colonialism, BS News, 23 novembre 2015,
http://bsnews.info/france-forces-africa-to-pay-for-colonialism/

12.  René Dumont, L'Afrique Noire est mal partie, première parution 1962, réédité en 2012 aux éditions du Seuil, collection Esprit.
N.B. : Au cours d'un de mes séjours professionnels en Afrique, je fus stupéfait de découvrir que parmi les meilleures et rares terres fertiles du Burkina Faso (ex Haute-Volta) figurait la culture intensive du "haricot vert", expédié par frêt aérien en Europe !... Les marges, pour les petits malins exploitant la filière, étant si considérables que ce légume vendu en "primeur" avait le privilège de voyager en avion...

13.  François-Xavier Verschave, Françafrique - Le plus long scandale de la République, éditions Stock, 1998.

14.  François-Xavier Verschave, Noir Silence, éditions Les Arènes, 2000.

 

 

Published by Georges Stanechy - dans Afrique Géopolitique et Prospective Economie et Ploutocratie
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 20:00

 

 

 

« Les ministres par lesquels la France a le déplaisir d’être gouvernée ressemblent à des collégiens qui jouent à saute-mouton ; ils passent les uns par-dessus les autres avec tant de rapidité et si fréquemment que je n’ai le temps ni de regarder leur visage ni de demander comment ils s’appellent. »
Maxime du Camp  (1)

 

 

 

Paul Gauguin et le Cocokini ...

Hurlements continus

...

En écho les uns des autres

...

Tels des loups prenant à témoin la lune

...

Nos politiciens, tous partis confondus, et leurs seconds couteaux

...

Se bousculant sur les estrades des médias : journalistes, philosophes, sociologues et autres charlatans de la désinformation

...

Tous hurlant : "Burkini" !...

Clameur assourdissante : la France, notre République, nos Valeurs sont en danger !...

 

Par une tenue de bain portée par une poignée de mères de famille accompagnant leurs enfants sur quelques plages. Considérée comme un signe de ralliement d'une secte, d'une idéologie, mortelles pour nos sociétés. A l'exemple de la croix gammée portée en brassard par les sinistres nazis...

 

Dans la stupeur et, dans le meilleur des cas, l'hilarité des autres pays ; y compris européens dont certains n'ont pourtant, en ce domaine, rien à envier à notre pays en termes d'hystérie médiatique.

 

Effarés du niveau de paranoïa islamophobe généré par notre appareil de propagande. Au service d'un Racisme d'Etat, imposé par l'oligarchie prédatrice imposant la colonisation et le pillage du Moyen-Orient. Sur fond de délires "Bibliques", "Démocratisateurs" ou "Droits de l'Hommiste"...

Paul Gauguin et le Cocokini ...

Allant jusqu'à envoyer quatre (oui : 4 !...) policiers harceler une femme seule qui dormait sur une plage. Même pas en "burkini"

...

Elle portait un foulard !

...

L'obligeant, devant la foule des vacanciers, à se dénuder la tête et les bras sous la menace d'un interpellation avec conduite forcée dans un commissariat

...

Cette scène photographiée a fait le tour du WEB couvrant de ridicule notre pays ; d'autant que l'arrogante logorrhée de ses "élites" ne cessant, à longueur d'année, de s'autoproclamer porteuses des "Lumières" exaspère nos voisins et partenaires... (2)

Bien sûr. Chacun de nous le sait. Notre nomenklatura, cette caste qui prétend nous gouverner, n'a rien à proposer pour l'amélioration du bien-être de ses concitoyens, de son niveau de vie, de son "art de vivre", de son mieux "vivre ensemble"...

 

Une juste redistribution de la richesse nationale dans un pays qui figure parmi les plus riches du monde pour ce qui est du PNB ?...

Par un système de santé et de soins de qualité, accessible à tous ?...

Par un système d'éducation assurant les meilleures chances à chacun ?...

Par un effort permanent de réforme de nos mécanismes économiques et fiscaux pour tendre vers la création d'un emploi, et d'un revenu décent, pour tous ?...

Par une lutte contre la corruption et la gabegie qui minent nos institutions "démocratiques", aux milliards qui partent en fumée : via les marchés publics aux marges et finalités incontrôlées, les ventes d'armes, les "rentes de situation" des privatisations imposées dans notre pays comme dans les pays dont nous maîtrisons les polichinelles au pouvoir, la protection des paradis fiscaux et de l'hyper mafieux "marché de l'Art" ?... (3)

 

Non ! Surtout pas ! 

 

Le "vivre ensemble", chez ces gens-là, c'est instaurer le culte de "La Peur" !

Paul Gauguin et le Cocokini ...

La peur de "l'Autre", de celui qui est différent par rapport à une "identité" fantasmée ou, plutôt, "formatée". Incitant à la haine, religieuse, raciale ; l'important étant de diviser la société pour mieux la régenter. Quitte à la plonger dans la guerre civile.

 

Pour tétaniser le citoyen, paralyser son esprit critique, l'empêcher de remettre en cause l'injustice économique et sociale qui lui est infligée ; l'immergeant progressivement, mais implacablement, dans la précarité et la paupérisation au bénéfice du 1% de la ploutocratie régnante.

 

Au point de ne jamais protester contre ces multiples guerres coloniales auxquelles participent, sans états d'âme, nos forces armées ; sur injonction des représentants locaux d'un lointain suzerain... Alors que leur vocation est d'assurer notre "défense nationale". Guerres engagées, menées, sans restrictions budgétaires (les caisses de l'Etat n'étant jamais "vides" pour financer ces aventures sanguinaires), sans son consentement, son approbation, dans un référendum. Répandant la mort et la désolation dans des pays qui ne menacent pas le nôtre.

 

Citoyen tellement anesthésié de propagande, qu'il en vient à voter systématiquement pour les mêmes, aussi menteurs qu'incompétents dans le cynisme imbécile d'une caste qui se croit irremplaçable... (4)

 

Voir tous ces arnaqueurs politiciens réduire les "Valeurs de la République" à une tenue de bain me rappelait l'incessante lutte de Paul Gauguin contre le curé et le gendarme ; sur son île de Hiva Oa, dans l'archipel des Marquises au milieu de l'Océan Pacifique... Où a vécu et est enterrré, aussi, Jacques Brel.

Paul Gauguin et le Cocokini ...

Ces deux autorités, religieuse et militaire, ne cessaient de le harceler, le persécuter, parce qu'il adorait se baigner nu, suivant la tradition ancestrale polynésienne (son tableau ci-contre est intitulé "Près de la mer") ; notamment avec sa compagne Vaheo.

Qui, aux yeux de ces éminences civilisatrices, représentait l'horreur si ce n'était le "diable" : un "blanc" qui vivait avec une "indigène", autrement dit une "sauvage" !...

Procès à n'en plus finir, diffamations, intimidations...

 

Jusqu'à le faire passer pour fou !...

 

Les "Valeurs de la République" et de la "Civilisation" exigeaient, alors, d'être "entièrement vêtus" pour toute baignade en public...

 

Ce fut, pendant des siècles, au milieu de génocides indescriptibles d'horreurs (y compris dans le Pacifique), une lutte permanente pratiquée par toutes les puissances coloniales, sur tous les continents : Amérique, Asie, Afrique, Pacifique... Les corps, notamment des femmes dites "indigènes", devaient être "cachés"...

 

Car, l'Histoire le rappelle en permanence : l'assujettisement de "l'Autre" passe par celui de "Sa Femme"...

Mon tableau préféré de Paul Gauguin, au Musée Pouchkine de Moscou : "Aha Oe Feii"

Mon tableau préféré de Paul Gauguin, au Musée Pouchkine de Moscou : "Aha Oe Feii"

Paul Gauguin résista tant qu'il put à cette terrible pression, répression. Il parvint à peindre quelques unes de ses plus belles oeuvres dans ce qui était à la fois un paradis naturel, et un enfer carcéral...

 

Se baigner nu dans ce "cocokini", suivant une amusante appellation du fait qu'il suffit d'avoir une noix de coco sous le bras pour se sentir vêtu, risque, dans l'inversion actuelle de nos "Valeurs Républicaines", de poser un grave problème de conscience à notre vigilante oligarchie ; soucieuse de la pureté de nos actes et de nos pensées...

 

Afin de ne pas être assimilé à une dangereuse secte portant atteinte aux fondements de notre "Civilisation", va--t-on être obligé de veiller à ce qu'aucun grain de sable ne dissimule une partie de nos corps, et de celui de nos femmes ?...

Paul Gauguin et le Cocokini ...

 

 

 

1.   Maxime du Camp, Souvenirs d’un demi-siècle, Hachette, tome II, p. 348.

2.   http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/nice-l-interpellation-d-une-femme-voilee-suscite-une-vague-d-indignation-7784570127

3.  Une des dimensions essentielles, bien que soigneusement occultée, du pillage des patrimoines historiques de l'Afghanistan, de l'Irak et de la Syrie...

4.  Cf. l'emblématique prestation politicienne d'une représentante éminente de cette caste : http://reseauinternational.net/quand-nkm-polytechnicienne-ex-ministre-se-retrouve-au-fond-de-la-classe-avec-un-bonnet-dane/

27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:30

 

 

 

« Un pays dont les forces armées ne peuvent survivre qu’en se battant avec l’énergie du désespoir est dit “mortel” pour l’envahisseur . »

Sun Tzu - XI-10-225 (1)

 

 

 

Est-ce le commencement de la fin ?...

 

Du moins de la bataille d’Alep. Le contrôle total de cette ville, par leurs mercenaires, étant un objectif majeur des membres de l’OTAN ; sa perte : inconcevable pour eux.

 

 

Attaquer une Nation qui n’attaque personne  

 

Se ruant depuis la Turquie, encadrées par les forces spéciales de l'OTAN, les milices occidentales avaient pu s’emparer à la suite d'un assaut massif, et par surprise, de tous les "quartiers Est", dès le début de la « guerre civile ».

 

Mais, depuis six ans maintenant, les "quartiers Ouest" résistent aux assauts répétés des « égorgeurs » (2) qui reçoivent leur approvisionnement régulier, en hommes et matériels, de la Turquie frontalière. Malgré les bombardements aveugles auxquels ils se livrent avec leurs mortiers, pour faire plier la population et leurs défenseurs. Ecoles, hôpitaux, marchés, administrations, stations d'épuration, transformateurs électriques, casernes de pompiers, étant leurs cibles privilégiées.

Syrienne d'Alep préparant sa mitrailleuse contre les "égorgeurs de l'OTAN"...

Syrienne d'Alep préparant sa mitrailleuse contre les "égorgeurs de l'OTAN"...

Rappelons-le : la ville d’Alep, siège de la province du même nom, était un fleuron de la Syrie. Depuis des siècles : haut lieu historique, culturel, spirituel, touristique, mais aussi économique. Avant le chaos organisé par l’OTAN,  peuplée de 2 millions d’habitants, Alep était une splendide réussite, dans le pays et au-delà, en termes de dynamisme de développement, avec de très nombreuses usines au matériel ultramoderne.

 

Toutes ces usines, quasiment, ont été démantelées. Tout ce qui était transportable a été expédié par camion en Turquie : machines, équipement électrique, bureautique, etc. Ce qui explique que la destruction et le pillage planifiés d'Alep avait pour premier objectif les quartiers industriels, essentiellement implantés à l’Est de la ville. Le visionnage des vidéos sur les combats dans la zone industrielle démontre le degré d’intensité de la razzia : les locaux industriels sont tous vides !... (3)

Depuis la mi-juillet  2016, un peu plus d’un mois à présent, les forces gouvernementales ont encerclé les "quartiers Est" pour couper l’approvisionnement des mercenaires, déjà fortement perturbé par les bombardements aériens, et faciliter ainsi la reprise de ces quartiers, immeuble par immeuble.

 

L’OTAN ne pouvait ne pas réagir : briser cet encerclement est devenu une priorité.

 

D’où cette partie d’échec entre la CPO (Coalition des Prédateurs Occidentaux) et le gouvernement Syrien avec ses alliés. Son déroulé, avec les derniers évènements à la frontière Turque, est intéressant à suivre…

 

 

Echec et Mat pour les égorgeurs de l'OTAN

 

Résumons les principales séquences, concomitantes ou successives, de cette dantesque confrontation :

 

1.  La CPO devait négocier une trêve afin de reconstituer les stocks d’armes, munitions, renforts, de ses mercenaires. Sur tous les fronts, y compris au sud, via la Jordanie sur les axes Palmyre et Deir-Ezzor. En vue de préparer une puissante contre-attaque sur Alep, ravitailler et renforcer les terroristes, en délivrant les conseillers des forces spéciales de l’OTAN assurant leur encadrement, pris au piège.

2.  Contrairement à des analyses superficielles, s’étonnant de la "naïveté" ou de la "passivité" des Russes notamment, le gouvernement Syrien et ses alliés avaient tout intérêt à implanter cette trêve et la faire durer !... Sachant qu’elle allait être utilisée en ce sens par les stratèges de la cohorte des envahisseurs…

 

Deux raisons évidentes :

i)  Démontrer, sous les vociférations et coups tordus de la propagande occidentale, sa bonne foi et sa volonté d’apaisement dans ce conflit ; tout en ravitaillant les populations civiles otages de cette dramatique situation.
ii)  En bonne tactique : « faire sortir le loup du bois ». Autrement dit : attirer sur le territoire Syrien, en les vidant le plus possible, les « réserves » de la CPO en moyens humains et matériels ;  en transit ou en formation dans ses camps d’entrainement et centres logistiques, en Jordanie et en Turquie. Pour mieux les écraser...

 

3.  "Trêve acceptée" ne signifiait pas "inaction", du côté du gouvernement Syrien et de ses alliés. Au contraire, elle a été l’occasion de redoubler d’efforts. Comme la partie adverse : reconstituer les effectifs et les moyens matériels.

 

Surtout, établir une cartographie précise, méticuleuse, grâce aux puissants outils du renseignement de l’armées russe, de l’implantation des centres de stockage, dépôts de munitions, postes de commandement, nouveau véhicules et engins blindés, nouveaux effectifs, opérée durant la trêve, par la CPO. Sur l’ensemble du territoire Syrien.

 

Outre le travail des satellites d’observation, et drones, est intervenu le nouvel avion russe de reconnaissance radiotechnique et optoélectronique, époustouflante démonstration de maîtrise technologique : le Tu-214R.

Capable, entre autres performances, de repérer les caches et bunkers souterrains, avec dimensions et profondeurs ; et des cibles au sol situées latéralement par rapport à la trajectoire de vol jusqu’à 400 km de distance… (4)

La dernière "merveille" technologique russe en Syrie : le TU 214R

La dernière "merveille" technologique russe en Syrie : le TU 214R

4.  Identifier le mode opératoire de la contre-attaque de la CPO pour briser l’encerclement de ses mercenaires à Alep.

Les écoutes et décryptages ont été fondamentaux pour repérer les centres de commandement et de coordination, connaître les axes d’attaques et de diversion.

 

Stratégie classique : la CPO avait prévu de disperser, ou fragmenter, les forces armées syriennes avec leur aviation de soutien et de bombardement en l’obligeant à réagir à deux fortes attaques de diversion lancées dans le sud et l'est du pays. L’une, vers Palmyre (récemment libérée de l’occupation terroriste) ; l’autre, vers la ville de Deir Ezzor (défendue avec héroïsme par les troupes gouvernementales encerclées depuis de nombreux mois  par les mercenaires). Effectifs, matériels et munitions, provenant de Jordanie.


Il était impératif d’agir le plus vite possible, avant le déclenchement de ces attaques subsidiaires, pour concentrer l’essentiel des moyens sur Alep et ses environs. La Russie, en collaboration avec l’Iran, opta pour une opération « coup de poing », envoyant ses bombardiers lourds neutraliser les moyens humains et matériels destinés à ces attaques de diversion.

 

L’utilisation de la base aérienne de Hamadan, en Iran, permit de multiplier les rotations du fait de sa proximité de la Syrie (700 km au lieu de plus de 2000 km…), d’augmenter la charge de bombes (par allègement du carburant), de 4-5 tonnes par avion à 15-20 tonnes suivant le type de bombes. Ont été employées les plus puissantes, en capacité de pénétration et de déflagration, pour détruire les infrastructures souterraines.

 

Opération réussie : en une semaine, sous l’effet de ce colossal "coup de marteau", les attaques de diversion ont été écrasées dans l’œuf !…

5.  Préparer "l’accueil de l’attaque" sur Alep planifiée par les "troupes fraîches" des mercenaires, venant secourir leurs collègues encerclés... Plus de 10.000.

 

La meilleure tactique et d’en anticiper l’axe principal en l’offrant à l’envahisseur… Pour canaliser "la horde des égorgeurs", les Syriens et leurs alliés ont ainsi tendu un piège dans lequel la CPO a foncé tête baissée : ils ont dégarni d’immenses terrains militaires (Académie de l’Air, Ecole d’artillerie, etc.), en simulant une faible défense de ces installations. L’objectif étant, par cet "effet aspirateur", de concentrer les terroristes dans des zones non habitées par des civils.

 

L’atout des forces gouvernementales syriennes est d’avoir, en face d’elles, des mercenaires d'un médiocre niveau :

i)  Faible niveau d'encadrement, beaucoup de chefs mercenaires ont été tués ou blessés au combat. Notamment les meilleurs, ex-officiers des régiments d'élite de la Garde Républicaine de Saddam Hussein libérés des prisons US en Irak, contre leur engagement dans les milices du "Califat OTANesque". (5) La "guerre d’usure" est valable dans les deux sens…

 

ii)  Faible niveau de ces nouvelles recrues, en termes de formation, trop hâtive pour des éléments au QI insignifiant, de potentiel et d’expérience. A part jouer les Rambo en tirant n’importe où et n’importe comment (énorme gaspillage en munitions…). Ce qui n’enlève rien de leur pouvoir de nuisance et volonté mortifère…

 

iii)  Faible niveau de motivation : étrangères à la Syrie, ces nouvelles recrues ne se battent pour aucune cause si ce n’est, comme tout mercenaire, pour une poignée de dollars. S’ils en sortent vivants...

Connaissant aujourd'hui, contrairement à leurs prédécesseurs dans l'invasion de la Syrie, l'engagement aussi implacable que ravageur des forces aériennes Russes, en soutien des forces armées du gouvernement légitime.

Autant dire que leur niveau d'enthousiasme et de courage combatifs est proportionnel à l'absorption quotidienne de leur pilule de « captagon ». (6)

 

Des vidéos, teintées d'humour malgré le tragique, circulent sur le Net, illustrant leur style "cow-boy de saloon"…

Exemple :

Les mercenaires de l'OTAN sous "captagon" (nom commercial de l'amphétamine : "fénéthylline")

6.   Le piège a parfaitement fonctionné. Les nouveaux matériels (véhicules blindés ou véhicules légers équipés de canons à tir rapide), munitions et provisions (10.000 mercenaires à nourrir quotidiennement...), entreposés pendant la trêve dans des dépôts et centres de regroupement, dans la province d'Alep, ont été pulvérisés par les bombardements de l’aviation  russe et syrienne. Y compris les postes de commandement et de communication.

Tous les convois vers Alep ont été écrasés sous les bombes, ou réduits à l’état de ferraille (certains par d’audacieuses actions de commandos syriens sur les arrières de l’ennemi).

Tous les accès, d’entrée ou de sortie, sur Alep sont verrouillés par l’armée syrienne.

 

La colonne vertébrale des milices de la CPO est brisée : matériellement et psychologiquement. L’opération "dératisation" des quartiers infestés par les terroristes a commencé, implacablement. Même la nuit, les miliciens ne peuvent dormir. L’armée syrienne déployant ses tireurs d’élite, au matériel sophistiqué (ils dorment à l’arrière durant la journée) avec appareils de visée nocturne, prenant le relais des combattants de jour : 24h/24 -7j/7…

 

Les égorgeurs de l’OTAN sont "Echec et Mat".

7.  A Genève, face à la Russie, la CPO est en panique. Son représentant, Kerry, dans ses petits souliers

Préoccupée moins par le sort de la piétaille qui lui sert de chair à canon que pour sauver les officiers des forces spéciales des membres de l’OTAN pris au piège dans Alep.

 

N’ayant plus de "réserve immédiate", elle jette dans la bataille les miliciens les mieux équipés, encadrés et expérimentés proches d’Alep, positionnés sur la frontière turque, notamment à Jarablus et ses environs.

 

D’où ce montage, dans un mouvement tactique dit du « roque » pour rester dans la métaphore du jeu d’échecs, avec les Turcs. Chassant, sans combat, les milices de Daesh de Jarablus et ses environs, pour y substituer des recrues en cours de formation en Turquie sous le label FSA (Armée Syrienne Libre…). Les Turcs en profitant pour limiter les ambitions territoriales kurdes en Syrie, pour ne pas faire tache d’huile sur son propre territoire.
 

Trois points à retenir de l’évolution en cours :

 

i)   Les contingents de Daesh se font laminer à l’approche d’Alep. C’est donc peine perdue pour la CPO qui ne peut faire basculer le rapport de force : « game over »…

 

ii)  Comme dans toute bonne négociation, Russes et Iraniens actuellement les meilleurs diplomates connaissent et appliquent ce principe, il convient de "sauver la face" de l’adversaire pour mieux l’apaiser. En laissant, plus particulièrement, les conseillers de l’OTAN (dont des français) être discrètement exfiltrés.

 

iii)  Les Turcs ne vont pas bouger de la zone frontalière, et, inéluctablement, retourneront dans leurs casernes.

Le moindre de leurs mouvements, en direction d’Alep, serait la porte ouverte à un élargissement d’une ampleur considérable du conflit : en 48h ils se retrouveraient face à des régiments d’élite des forces iraniennes. L’Iran sait que si la Syrie s’effondre, ce sera son tour prochain d’être attaqué…

8.  Suite et fin …
 

Le processus de résolution du chaos, instauré en Syrie par les Occidentaux, est en marche. Il connaîtra probablement d’autres soubresauts, mais il est irréversible. Trois vecteurs en sont porteurs :

 

i)   Accélération de l’émergence d’un monde multipolaire

 

Une certitude : le monde multipolaire, souhaité par tous les pays de la planète, émerge progressivement, trop lentement peut-être, mais avec force. La mainmise des Occidentaux sur le Moyen-Orient, son pillage des ressources énergétiques de la région, le niveau hallucinant de violences qu’ils lui infligent dans la bonne conscience hypocrite de l’instauration de la "Démocratie et des Droits de l’Homme", ne sont plus tolérables.

 

C’est inadmissible. Et, tout sera fait pour y mettre un terme.

 

Certes, les Occidentaux vont s’efforcer, s’acharner, pour prolonger le chaos en Syrie, même s’ils savent qu’ils n’ont plus la maîtrise de la situation comme, encore pour quelques temps, en Lybie, en Afghanistan ou en Somalie.

 

Apparemment, l’oligarchie militaro-industrielle des USA ne se souvient pas du Vietnam, et de la pathétique fuite des forces d'occupation américaines avec leurs collabos, lors de la chute de Saigon, le 30 avril 1975... Si Hillary Clinton devient président des USA, il est à prévoir une montée en tension paroxystique. La Syrie et ses alliés s’y préparent. : "les hurlements du vent ne font pas trembler la montagne", comme disent nos amis Chinois.

 

Signe fort : la Chine vient de signer des accords de coopération avec les forces armées syriennes. Dans un premier temps, pour contribuer à la formation et l’équipement, compte tenu de l’urgence et l’immensité des besoins, dans le domaine médical et des soins spécialisés pour les dizaines de milliers de blessés, handicapés et traumatisés. Notre presse de la propagande s’en étrangle de dépit ridicule (« …l’armée pro-Assad… »). (7)

 

 

ii)  Naufrage du fanatisme néocolonial

 

Hors les frontières de leurs propres pays, les Occidentaux se croient exonérés des règles du Droit International (même embryonnaire), de la Justice et de l’Ethique. Ce culte de l’irresponsabilité et de la sauvagerie bien pensantes trouve inexorablement ses limites. Même si, actuellement,  les nomenklaturas en Occident, corsetées dans leur "habitus" raciste, n’en acceptent pas l’évidence.

 

Le Moyen-Orient vit ce que des pays comme la Chine ont subi pendant des décennies : un climat de guerre civile artificiellement entretenu par les « grandes puissances » du moment, avec leurs "seigneurs de la guerre", leurs milices, leurs trafiquants d’armes, aussi corrompus que sanguinaires. Chacune instrumentalisant sa marionnette, au gré des alliances fugitives forgées dans les fourberies opportunistes.

 

Mais tôt ou tard, les prédateurs occidentaux devront quitter la région. Pour n’y revenir que dans un "rapport d’égal à égal".

 

 

iii)  Renaissance annoncée

 

Hormis les satrapies vermoules du Golfe Persique, à l’exemple des autres pays du Moyen-Orient, plus que d’autres certainement, la Syrie est en ruine.  

Comme l’était la Chine en 1949, après un siècle de chaos entretenu par l’Occident, quand elle a pu enfin réaliser son union et s’ériger en république indépendante.

Comme l’était le Vietnam, au lendemain de 30 ans de luttes anticoloniales.

 

Magnifique exemple de résistance, la Syrie représente pour la région, au-delà de la bataille d’Alep, le Stalingrad sur lequel se brise la voracité prédatrice de l’Occident. En cendres, mais elle renaîtra de ses cendres encore plus forte et plus belle qu’elle ne l’a été.

 

Son peuple, dans toutes ses composantes ethniques et religieuses, solidaire, uni ; autour de son président et de son épouse, plus populaires que jamais, incarnant le courage inébranlable et la sereine dignité de la Nation Syrienne.

Madame Asmaa Assad recevant mères et épouses des militaires tués au combat

Madame Asmaa Assad recevant mères et épouses des militaires tués au combat

 

 

 

1.   Cf. : Sun Tzu, “L’Art de la Guerre”, préface et introduction par Samuel Griffith, éditions Flammarion, Collection Champs-essais, 2008.
Le chiffre romain s’applique au chapitre, le chiffre suivant au paragraphe, le dernier à la page.
2.   Georges Stanechy, Syrie : Panique chez les Egorgeurs de l’OTAN, 12 octobre 2015,
http://stanechy.over-blog.com/2015/10/syrie-panique-chez-les-egorgeurs-de-l-otan.html
3.   Exemple : Syria : S.A.A Storming In Two Factories In Aleppo Industrial Area (Les Forces Armées Syriennes à l’assaut de deux usines dans la zone industrielle d’Alep), 12 juillet 2016, YouTube,
https://www.youtube.com/watch?v=v4CrA4G0Ids
4.   Les USA redoutent le nouvel avion russe TU-214R en Syrie, 18 février 2016,
https://fr.sputniknews.com/international/201602181021871183-usa-avion-russe-syrie/
5.   Georges Stanechy, Calife ?... Moi : Archevêque !, 30 septembre 2014,
http://stanechy.over-blog.com/2014/09/calife-moi-archeveque.html
6.  Lise Loumé, Qu’est-ce que le captagon, la drogue des djihadistes ?, Science et Avenir - Santé, 17 novembre 2015,
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/20151116.OBS9569/qu-est-ce-que-le-captagon-la-drogue-des-djihadistes.html
7.  Syrie : la Chine va former l'armée pro-Assad, Le Figaro, 25 août 2016,
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/25/97001-20160825FILWWW00142-syrie-la-chine-va-former-des-membres-de-l-armee.php



 

3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 21:30

 

 

"Ce qui fait dire et qui demeure sous-jacent au discours est tout aussi indispensable à l'interprétation des faits observés que ce qui est dit." 

Henri Laborit (1)
 

 

 

 

Mieux que les JO de Rio : la course à la présidence de Donald et Hillary !... A présent, candidats officiels des deux partis dominants, le départ vient d’être donné. Arrivée prévue : début novembre prochain.

 


Féroce compétition

 

Entre fausses promesses, invectives, coups bas (2) et autres calomnies réciproques, il ne faut pas s’attendre à un niveau de débats et de réflexions permettant d’entrevoir ce qui attend en premier lieu le peuple américain et, en second, le reste de la planète.

Donald vs Hillary : L’Enjeu Souterrain…

Quelle différence entre les deux, quant au programme électoral de ces membres éminents de la richissime oligarchie dite du "1 %" ?...

 

Dans le domaine économique et social : infime. Quasi inexistante.

 

En fait, c’est leur dernière préoccupation, malgré la paupérisation continue de la majorité de la population (3). Si ce n’est d’endormir l’opinion publique, comme nos dirigeants en Europe pour se faire élire, avec "l'engagement" ou le "serment" d'aller chercher la croissance "avec les dents", de "créer des milliers d'emplois". Où, quand , comment ?...

 

Loin du New Deal de Franklin Roosevelt qui, pour lutter contre les ravages de la Grande Dépression, mit en œuvre, entre 1933 et 1938, d’innnovantes et courageuses réformes pour lutter contre la pauvreté, le chômage, les millions de faillites des petites et moyennes entreprises, la misère des agriculteurs et ouvriers agricoles. Y compris ces européens venus pour trouver le paradis, jusqu'en Californie, survivant dans le cauchemar de la malnutrition et du dénuement...

Le "rêve" américain...

Le "rêve" américain...

Les grands auteurs américains de l’époque dénoncèrent dans de bouleversants romans ou pièces de théâtre, souvent repris au cinéma, ces drames et aliénations sociales broyant la vie et la dignité d’êtres humains vivant dans une des sociétés les plus riches de la planète. Dont les plus connus, sur les étagères de nos bibliothèques : John Steinbeck (Les Raisins de la Colère, Des Souris et des Hommes), Erskine Caldwell (Le Petit Arpent du Bon Dieu, La Route du Tabac), John Dos Passos (lire ou relire sa trilogie "USA" écrite entre 1933 et 1936, dénonçant les assassinats et tortures, avec émasculation, des leaders ou syndicalistes ouvriers ou agricoles par les milices patronales…), etc.

 

Cette sinistre décennie marquée par le Krach Boursier de 1929, ouvrit la voie à  une refonte du système bancaire et financier, afin de juguler les manoeuvres prédatrices de ce milieu mafieux par essence et destination… Régulation d'un système méthodiquement "détricotée" au fil des ans depuis, pour arriver à l'arnaque colossale de 2008...

 

Impensable à notre époque, où City et Wall Street régentent nos sociétés !...

 

Reste la politique extérieure, ou de "domination impériale". De fugitives "nuances" semblent apparaître entre les deux compétiteurs…

 

La Reine du Chaos (4), on le sait, ne rêve que plaies et bosses dans une hystérique promotion de la "démocratie" et des "droits de l'Homme", sous forme de massacres, bombardements et destructions de pays entiers. Précédés, accompagnés ou suivis de cascades de "sanctions". Son unique langage vis-à-vis des autres nations qui n’auront qu’à s’agenouiller devant la puissance de droit divin que représentent à ses yeux, et ceux de ses sponsors, les USA ; s'ils ne veulent pas vivre dans le Chaos…

 

Moins guerrier dans ses propos, en dépit du racisme assumé de son appartenance à la caste dominante, face à la paranoïa sanguinaire de sa concurrente, Donald Trump passerait presque pour un pacifiste.

 

Restons lucides : nous sommes aux antipodes de Gandhi !...

 

Cette différence de tonalité dans les discours de politique étrangère ne représente aucunement l’amorce d’une prise de conscience, par la coterie au pouvoir, de l’impérieuse nécessité d’entretenir un climat de paix et de confiance mutuelle entre nations pour s’atteler ensemble aux enjeux, problèmes de développement, mais aussi de préservation, pour ne pas dire de survie, de notre planète.

 

Ce nest que le lointain écho d’une lutte acharnée, impitoyable, souterraine, invisible aux yeux de l’électorat, entre deux groupes de pression, deux lobbies… Un combat de Titans !... Convoitant "le pouvoir" ?... L’expression, simpliste, est vide de sens. Quel "pouvoir" ?...

 


"It’s just Business"…

 

Dissimulés derrière le rideau de fumée du "Libéralisme Economique", activé par  les prêcheurs  ou théoriciens de la miraculeuse et irremplaçable Economie de Marché ne cessant de préconiser la régression de l’Etat à un simple rôle de police dans nos sociétés humaines, deux groupes de pression se livrent une guerre implacable pour s’emparer des : "Marchés Publics" !

 

Source d'enrichissement vertigneux et fulgurant des membres de l'oligarchie. Davantage que la prétendue liberté d'entreprendre dans la pseudo "libre concurrence", la spoliation économique des nations asservies et colonisées, ou encore, la spéculation sur fond de "délits d’initiés" impunis et permanents.

 

L’Etat, par l’octroi de ses marchés, est la vache à lait du 1% oligarchique. Dans le silence des paradis fiscaux…

 

Comme toute oligarchie, celle des USA est fractionnée en clans rivaux, se déchiquetant pour avoir la plus grande part du gâteau. Empoignade acharnée, brutale, vicieuse, de deux « hordes »…

 

La première, la plus connue et la plus puissante ou dominante actuellement, est représentée par Hillary, candidate du parti Démocrate :  le complexe militaro-industriel, dont le président des USA Eisenhower avait annoncé les dangers pour le pays, dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961. Inquiétude prémonitoire :
« Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l'acquisition d'une influence illégitime, qu'elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d'un développement désastreux d'un pouvoir usurpé existe et persistera. » (5) 

 

Depuis plusieurs décennies, un demi-siècle déjà, adossé aux multinationales et établissements financiers de Wall Street, formatant l’opinion publique avec son colossal appareil de propagande « médiatique » des grandes chaînes TV-radios-cinémas, groupes de presse et d’édition, il s’arroge, effectivement, l’essentiel des « Marchés Publics ».

La "Horde Militaro-Industrielle" ou le Fascisme Messianique des USA

Marchés et contrats liés à la « Défense Nationale », dans des simulacres d’appels d’offres, sans contrôle des marges, avec des budgets en dépassements illimités, et des délais jamais respectés.

 

Tel le programme de l’avion furtif F-35, « l’avion de chasse le plus cher de l’histoire militaire » (US $ 200 millions pièce !...) célèbre, avant sa sortie difficile en 2016, pour ses retards de mise au point et ses médiocres performances. (6) Ou encore,  le porte-avions géant Gerald Ford qui a accumulé de multiples différés de livraison (prévue en 2011 et incertaine en 2016…) atteignant le prix record de 15 milliards de dollars l’unité… (7)

 

Chaque année ce sont plus de mille milliards de dollars jetés tous azimuts dans des puits sans fond : plans et achats d'armement, expéditions militaires, au service des pétroliers et de leurs satellites (chimie, pharmacie, etc.). Pour le plus grand profit d’un cénacle de privilégiés parmi les plus corrompus du monde.

 

Chez les Républicains, "le complexe militaro-industriel" avait joué la carte Ted Cruz. Un « déjanté », fou furieux tout aussi paranoïaque que La Reine du Chaos, qui passe son temps au Congrès à concocter des "sanctions" et échaffauder les "plans de bombardements" de toute une série de pays : quand ce n’est pas contre l’Iran, c’est contre la Russie ou la Chine, ou encore le Vénézuela ou la Bolivie…

 

Mais Ted Cruz a été balayé par Donald Trump. D’entrée de jeu, la "horde militaro-industrielle" perd 50% de sa mise !... D’où sa rage pour faire plier et éliminer Donald Trump.

 

Elle a raison de s’inquiéter : Donald Trump ne partage pas les intérêts de ce gang. C’est un des rois du béton, un milliardaire de la construction d’ensembles immobiliers et de génie civil, qui représente ceux d’un secteur d’activité oublié par l’Etat fédéral : le BTP. Qui ne ramasse que les miettes du gâteau des Marchés Publics goulûment avalés annuellement, sous son nez, par la maffia militaro-industrielle.

 

C’est un ras-le-bol massif qui s’exprime dans ses discours : dénonçant l’argent gaspillé dans des aventures, guerres, occupations, et gesticulations militaires sans fins ni résultats. Ce n’est pas l’expression d’un souhait de "Paix Mondialisée" : désirs irrépressibles d’embrassades avec les Russes, d’accolades ferventes avec les Chinois ?... Pas davantage, l’éruption spontanée d’une éthique de la « zénitude » :  préparer des lendemains qui chantent pour les humains, les bébés phoques et les petits oiseaux ?…

 

Ce serait se tromper de contexte.

 

Tout simplement : c’est la colère du portefeuille. La révolte du Business ; du moins celui laissé sur le bas-côté de la prospérité et du profit facile.

 

Stigmatisant ainsi la construction et l'entretien permanent de plus de 800 bases US dans des pays étrangers ; alors qu’aux USA les infrastructures (ports, digues, routes, ponts, barrages, etc.) , écoles et hôpitaux publics, sont dans un état de délabrement avancé. Donald Trump n’a cessé de citer les rapports alarmants des spécialistes faisant état de la dangerosité de 60% des ponts du pays, en raison de leur manque d’entretien, de réfection ou de rénovation…

 

Ce sont des centaines d’entreprises de BTP, certaines rayonnant sur plusieurs Etats, avec des dizaines de milliers de sous-traitants aux centaines de milliers d’emplois (aux qualifications nettement supérieures à celles des "serveurs temporaires" des fast foods dont le recrutement fausse les statistiques du chômage US) qui se retrouvent les carnets de commande à moitié, ou aux 3/4, vides et sans perspectives.

 

Avec de nombreuses banques régionales en sous-activité, qui d’ordinaire alimentent en crédits ces entreprises et les  populations locales, excédées de voir leur Business stagner ; quand il ne se fait pas racketter par les requins de Wall Street et leurs spéculations financières induisant des crises récurrentes.

 

Cette exaspération est largement soutenue par une presse régionale très bien implantée, moins connue que les grands médias de New York ou Washington, dont l’impact est démultiplié par de nombreuses stations locales de TV-radios indépendantes.

 

Donald Trump incarne, malgré lui, un courant qui le dépasse : la "horde militaro-industrielle" est allée trop loin dans sa spoliation de la richesse nationale.

 

Qui va l’emporter dans cette lutte ?... L’équipe Hillary ou  l’équipe Donald ?... Plus passionant à suivre que les JO !...

 

C’est "l’Argent" qui mène le monde chante Liza Minelli dans son célèbre et délirant duo avec Joel Grey, dans le film Cabaret de Bob Fosse : « Money, money, money… » (8)

 

Si pour un fois, une fois seulement, l’argent pouvait ouvrir la voie à La Paix…

 

 

 

 

  1. Eloge de la fuite, Henri Laborit, p. 69, http://www.telecharger-ebook-gratuit.com/livres/43290-henri-laborit-eloge-de-la-fuite.html
  2. Nouvelle photo de Mélania Trump nue publiée, Le Figaro, 1er août 2016,
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/01/97001-20160801FILWWW00079-nouvelle-photo-de-melania-trump-nue-publiee.php
  3. L’état réel des USA en une seule image, Wikistrike, 18 septembre 2015,
    http://www.wikistrike.com/2015/09/l-etat-reel-des-usa-en-1-seule-image.html
  4. Hillary Clinton - La Reine du Chaos, livre de Diana Johnstone, traduit en français et publié aux éditions Delga, 2016, http://editionsdelga.fr/portfolio/diana-johnstone/
  5. https://en.wikisource.org/wiki/Eisenhower%27s_farewell_address_(press_copy)
  6. L’avion de chasse F-35 multiplie les déboires, Les Echos, 4 février 2016,
    http://www.lesechos.fr/04/02/2016/lesechos.fr/021672086086_l-avion-de-chasse-f-35-multiplie-les-deboires.htm
  7. Les nouveaux porte-avions de l’US Navy sous le feu des critiques, Duncan Macrae, Air&Cosmos, 9 mars 2015, http://www.air-cosmos.com/les-nouveaux-porte-avions-de-l-us-navy-sous-le-feu-des-critiques-29946
  8. Film de 1973 aux 8 Oscars : mise en scène, actrice principale, second rôle masculin, décors, photographie, montage, son et musique.
Published by Georges Stanechy - dans Géopolitique et Prospective Economie et Ploutocratie