Modération


Tous commentaires et propos contribuant à enrichir échanges et débats, même contradictoires, sont amicalement reçus. Ne sont pas acceptées les pollutions organisées, en particulier :

a)  Hors sujets et trolls

b)  Attentatoires à la Dignité Humaine :

.  Injures

.  Propos racistes

.  Incitations à la haine religieuse

 

Mardi 13 mai 2008



Notre président de la République a effectué une visite d’Etat, en Tunisie. C’était fin avril. Je n’en ai pas retenu grand-chose. Exercice habituel des échanges de bonnes intentions. Signatures officielles de projets, conventions et contrats, préparés depuis des mois…

 
Préalablement, notre fanfare médiatique nous a servi, à coups de grosse caisse et de trombones, sa volée de canards sauvages : “droits de l’homme”, “union méditerranéenne”, “gloire au génie de notre président ”…

 
Gloire, bien sûr, à l’ineffable “civilisation occidentale”, répandant ses bienfaits sur des contrées attardées, peuplées de bons sauvages… Car, même si nos hôtes ne sont plus porteurs d’os de tibia en guise de barrette, ce n’est pas la cravate ou la paire d’adidas qui en font des êtres supérieurs à l’occidental !...

 
Alors, à coups redoublés, stimulée par les “communicants élyséens”, autres cruches vides, la grosse caisse s’est activée… Jusque dans le discours présidentiel.

 
Devant une assemblée de 500 hommes d’affaires, tunisiens et français, notre président de la république a, donc, lu son discours (1). Du moins, celui qu’on lui a préparé.

 


Souhaitant concurrencer l’Asie, il a dressé l’éloge de “l’intégration” et de la “complémentarité” des pays de ce continent. Alors qu’autour de la Méditerranée, ce serait plutôt “l’exclusion et l’opposition” qui domineraient les relations entre voisins.

 
Jusque là, son “porte-plume” tient la route. Mais, le dérapage surgit. Ah ! Le verglas ne pardonne pas !... Le verglas de la morgue, de l’arrogance, du racisme… En plein dedans !...

 
Ecoutons le :

 

« … Vous avez une main-d’œuvre qui ne demande qu’à être formée

Nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation

Ensemble, avec “votremain-d’œuvre, avec “nosécoles, “nosuniversités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier… » (2)

 
Le style pompier, ampoulé, de son "porte-plume" est difficilement supportable. Il provoque même l’hilarité des pays étrangers où il vient s’étaler, en forme de bouse imbécile. Ainsi, lors du dernier voyage officiel en Grande-Bretagne. Ridiculisant notre pays

 
Mais, le racisme, l’ignorance, la bêtise, qu’il concentre sont renversants … C’est compulsif. Pas moyen d’y échapper. Identique au venin du cobra cracheur : à chaque fois qu’il peut, il s’étale.

 
Nous avions eu, déjà, dans le fameux discours de Dakar (3), censé s’adresser à la jeunesse africaine (4), des propos bourrés de clichés racistes. Stéréotypes d’un autre siècle. A tel point qu’on se demandait où se trouvait la modernité, par rapport à l’archaïsme supposé être la tare de l’Afrique… (5)

 
En Tunisie, les mêmes clichés ont été resservis. Sous un habillage différent. Avec un niveau d’ignorance identique. Crasse… Le goudron de l’obscurantisme…

 
Visiblement, les représentations diplomatiques françaises (6), sources en informations des “cruches communicantes élyséennes", ignorent que le Maghreb est couvert d’excellentes universités, écoles de gestion ou écoles d’ingénieurs.

 
Visiblement, ces mêmes représentations méconnaissent que les pays maghrébins regorgent de talents, extrêmement bien formés dans toutes les disciplines, parlant plusieurs langues. La plupart ayant élargi les formations reçues dans leurs pays, par des diplômes complémentaires sur d’autres continents.

 
Visiblement, ils ignorent que beaucoup, ne trouvant pas d’emplois dans leurs pays, occupent des fonctions importantes en Occident ou ailleurs, dans tous les secteurs. Y compris les plus pointus : médecine, aéronautique, finance, recherche, etc.

 
J’en connais qui ont des entreprises dans les pays occidentaux les plus compétitifs, ou encore qui conseillent, à Londres, la réorganisation financière des plus grandes banques d’investissement mondiales. Ou, d’autres encore qui procèdent au “rating” (évaluation) des plus importantes sociétés cotées sur les bourses mondiales. Beaucoup sont “superformés”, et à la pointe des connaissances. Parmi eux, de nombreuses femmes. Contrairement aux clichés, véhiculés par les veaux racistes.

 
Le Maghreb est probablement, une des régions du monde qui a le plus fort taux de cadres formés, multilingues. Par leur ouverture intellectuelle, du fait de leurs vécus dans des milieux culturels différents, de leurs maîtrises linguistiques, de leurs niveaux de spécialisation, et, surtout, de motivation, je les trouve, dans beaucoup de disciplines, supérieurs à leurs homologues européens.

 
S’ils ne trouvent pas de travail dans leur pays, ce n’est dû qu’à l’incapacité des castes locales au pouvoir incapables de se défaire d’un modèle néocolonial, acceptant l’asservissement. Aucun contrat d’achat à l’étranger, par exemple, ne donne lieu, à des constructions locales intégrées dans un Maghreb fédéré par une union économique. Lorsqu’on achète des dizaines d’Airbus, on le fait à l’échelon d’un “Maghreb Uni”, permettant un montage local. Ainsi que l’imposent l’Inde, le Brésil ou la Chine.

 
En fait, ce que souhaitent les puissances occidentales, c’est un bassin de main-d’œuvre bon marché permettant de casser les revendications sociales dans leurs propres pays, et un bassin de consommateurs captifs assurant un écoulement, à prix exorbitants, des produits et services exportés (7). En aucun cas, ne sont encouragées les intégrations industrielles et économiques dans un partenariat égalitaire.

 
Ce modèle néocolonial tel qu’il est entretenu par les pays occidentaux, avec la complicité d’une élite locale corrompue, disparaîtra un jour. Se révèlera, dans ce basculement, l’extraordinaire réservoir de connaissances et de compétences, actuellement dispersées dans une diaspora, dont l'éloignement arrange les dictatures locales…

 
Alors, quand j’entends de la bouche de notre président un tel niveau de stupidité, d’obscurantisme, de prétentions idiotes, m’efforçant de rester poli, je me pose la question : comment son “porte-plume” peut-il être aussi “nul” ?...

 
On dit de notre président qu’il est “intelligent”, habile tacticien et homme d’appareil politique retors et implacable. Pour arriver à prendre la tête d’un parti politique et se faire élire à la présidence d’un pays, on lui doit le crédit de ces “qualités”. Par contre, sorti des schémas scolaires, son inculture et son analphabétisme en géopolitique, en histoire, en géographie, le rendent totalement ignare en politique étrangère. Il en est réduit, en conséquence, à lire les discours qu’on lui prépare.

 
Cela n’est pas un mal. Tout s’apprend. Il suffit de se former. A bonne école. Et, non pas en s’entourant de “nuls”… Où serait donc “l’intelligence”, si un président de la république française est incapable de sélectionner, sa “main-d’œuvre”, son “porte-plume” ?...

 
Apparatchik”, spécialisé dans les combines de partis politiques et d’élections, un homme politique, devenu président, se doit de se révéler un “leader”.

 
Le “leader”, à l’exemple d’un capitaine de voilier de course, est celui qui s’entoure de compétences. Supérieures aux siennes. A lui, de garder le cap et de fédérer les talents.

 
A défaut : “nul” on est, “nul” on reste.

 
Et, le chavirage est au détour de la vague…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)  Jarry, Emmanuel, Sarkozy veut unir main-d’œuvre du Sud et “intelligence” du Nord, Reuters, mardi 29 avril, 17h18.
(2)  Les notations en “gras” sont de moi…
(3)  Smith, Etienne, L’Afrique de Monsieur Sarkozy, 7 août 2007, in Mouvements, http://www.mouvements.info/spip.php?article143
(4)  Discours prononcé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 26 juillet 2007.
(5)  Mbembe, Achille, Le Président français, l’âme africaine et le continent immobile, 8 août 2007, in Mouvements, http://www.mouvements.info/spip.php?article144
(6)  Le Ministère des Affaires Etrangères et les représentations diplomatiques (que d’incompétence prétentieuse y rencontre-t-on…), de notre pays : voilà un dinosaure qui a un besoin urgent de réformes en profondeur !... Extraordinaire gisement d’économies substantielles à transférer (en milliards d’euros), en faveur des systèmes de santé, d’éducation et de retraites. Mais, on n’en parle jamais (tous partis politiques confondus), tellement les “fromages” à se répartir y sont délectables …
(7)  Quand je pense qu’à chaque pot de yaourt acheté et produit localement, le consommateur Maghrébin paye des royalties à des groupes occidentaux (donc, une sortie en devises) !... Comme si le Maghreb n’était pas en mesure de fabriquer un yaourt, sous sa propre marque… De même, pour ces multiples boissons bourrées de sucre et de gaz carbonique… La liste n’en finirait pas. Un véritable racket accepté par les “élites” locales, contre grasses rémunérations et autres avantages.

 

Idéogramme chinois : traduction de “Sarko”, Say Ghou. Métaphore et surnom empreints d’humour, aussi, qu’on pourrait traduire, pour en conserver la saveur, par “Pitbull”…

 

 

 

 

par Georges Stanechy publié dans : Géopolitique et Prospective
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Mardi 13 mai 2008


Mes pensées pour les victimes et leurs familles …


Et, mes amitiés à tous.












par Georges Stanechy publié dans : Cartes Postales
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Mardi 6 mai 2008


Dans la discrétion, elle est partie. Le 19 avril 2008. Il y a quelques jours. Germaine Tillion allait fêter ses 101 ans, le 30 mai prochain. S’éteignant, comme une bougie. Dans les bruits de fond de “l’actualité”. Peu a été dit, dans les “médias dominants”, sur cette femme extraordinaire.

 


 
Mes pensées allaient vers elle, le tympan percé des couinements des thuriféraires et laudateurs de la théocratie tibétaine, psalmodiant leurs louanges au féodal Dalaï Lama. Toute la France laïque. Celle que j’avais vue, pourchassant la moindre porteuse de voile, lors de l’hystérie collective sur le port des signes religieux. A présent, courbée en deux de dévotion pour un hiérarque religieux, en soutane safran…

 

Tous ces puritains du “droit de l’hommisme”, silencieux quant aux crimes contre l’humanité se déroulant au même instant en Palestine, en Irak ou ailleurs. Des enfants, par dizaines. Dont les funérailles, sont censurées par nos médias. Prier à leur mémoire, exige de franchir ce mur de la honte qu’est la censure médiatique française, occidentale en général, et s’informer sur des médias étrangers. 

 

Tous ces prêcheurs de la bonne parole “démocratique”, oublieux de toutes les dictatures africaines soutenus par notre pays, dans le pillage des ressources de leurs pays, au détriment des populations. Crevant de faim sur des richesses colossales, volées à longueur de siècles, par notre pays. Encore plus aujourd’hui qu’hier…

 

Censure… Amnésie… Géométrie variable de la bonne conscience…

 

Mes pensées allaient vers elle regardant, médusé, la conférence de propagande de notre président de la République. Ce parterre de journalistes, “les meilleurs” nous–a-t-on martelé, les jours précédents, afin de nous convaincre de leur conscience professionnelle. Et, tétaniser notre esprit critique. Chut ! L’oracle va parler, obséquieusement interrogé par les “grands prêtres”…

 

A tour de rôle, récitant leurs questions “téléphonées”, “siphonnées”… Préalablement, concoctées par les communicants. Ces vases creux, transférant leurs vides. D’un réceptacle à l’autre. L’essentiel étant que le vide circule. Occupant l’espace et le temps. Illusion de l’action et de la gestion d’une collectivité. Pompe à vide. Pour ne pas dire autre chose. Pas un mot sur ces crimes, non plus.

 

Censure… Servilité… Hypocrisie permanente de la bonne conscience…

 

Germaine Tillion, nous laisse orphelins. Exemple de ce qu’est une exigence morale, une éthique authentiquement vécue et défendue. Rien à voir avec cette hypocrisie générale, cette malhonnêteté intellectuelle, submergeant notre pays. Véritable glue, paralysant intelligence et courage.

 

Couverte des plus hautes décorations, elle ne recherchait pas les honneurs. Un exemple de modestie, dans la ténacité, pour la défense de la dignité humaine. Comme Denise Masson, elle souhaitait la “fraternité” dans nos collectivités. Rêvant même de voir, dans notre devise nationale, la “fraternité“ inscrite avant la liberté et l’égalité.

 

Ethnologue de formation, elle avait travaillé, avant la dernière guerre mondiale, dans les montagnes algériennes des Aurès. Découvrant l’horreur de la misère coloniale. La “clochardisation” d’un peuple, ainsi qu’elle appelait ce phénomène sociologique.

 

En France, au moment de la signature de l’armistice avec l’Allemagne, elle participe à l’organisation d’un des premiers réseaux de résistance : le réseau du Musée de l’Homme. Arrêtée en 1942, par les allemands et, considérée comme terroriste, elle sera déportée en Allemagne, après un an de détention en France. Au camp de Ravensbrück, spécialisé dans l’internement des femmes et des enfants. Destinée à la mort. Elle en réchappera. Mais, pas sa mère, internée dans le même camp.

 

Elle avait été dénoncée, ainsi que les principaux membres de son réseau (1), par un prêtre qui avait gagné sa confiance, Robert Alesch (2). Pour ce prêtre, les nazis étaient les plus forts à l’époque. Ils représentaient, en conséquence, la légitimité. Et, puis, le gouvernement français, n’avait-il pas signé un accord d’armistice, une multitude de conventions de coopération dans tous les domaines ?... Pour lui, ils personnifiaient la civilisation. Les résistants n’étant que des terroristes. Les occupants allemands le payaient grassement, ce qui confortait sa bonne conscience. Les consciences s’achètent, comme des patates. De tous temps…

 

Mais, pas toutes. En Algérie, dès le début de la guerre d’indépendance, en 1954, Germaine Tillion ne cessera de dénoncer la torture, les exactions des forces armées françaises. Voyant horrifiée son pays commettre les mêmes crimes contre l’humanité et la dignité humaine, que l’occupant allemand, qu’elle avait combattu en France. Son pacifisme lui interdisait d’admettre la logique de la violence, dans sa folie “jusqu’au boutiste”.

 

Je me souviens d’un témoignage, dans un documentaire, d’une grande résistante algérienne. Je n’arrive pas à retrouver son nom. Qu’elle me pardonne. Faisant état de son incompréhension, face à Germaine Tillion lui demandant d’arrêter la lutte armée. Sortant des séances de tortures infligées par les militaires français, accablée de souffrances et d’humiliations, elle n’en était que plus déterminée. Interaction infernale. Franchi ce seuil de la déraison qu’est l’aveuglement du racisme et du colonialisme, rien ne peut arrêter la logique du sadisme et de la mort. Le règne de Thanatos.

 

Racisme dont elle appréhendait la résurgence dans notre pays. Gangrenant ses esprits, son opinion publique et ses institutions. Le considérant comme le fléau du siècle. Anti-arabe, islamophobe, antinoir, antichinois…  Anti- “L’Autre”. Le culte de la peur… Instrument de gouvernement principal des oligarchies régnantes.

 

Tout aussi pervers, et vigoureusement entretenu par la nomenklatura et son appareil de propagande, ce racisme qu’est le culte de l’exclusion contre les pauvres, les démunis, les sans logis, les sans travail, les “sans papiers”. Les diabolisant au point de dresser les citoyens en situation de précarité, non pas contre la ploutocratie qui les exploite dans le cynisme le plus insolent, mais contre plus pauvres et précaires qu’eux (3).

 

Germaine Tillion, néanmoins, luttait pour croire en l’humanité. Une des très rares héroïnes, si ce n’est la seule, de la dernière guerre à ne pas détourner son regard des crimes, des tortures, commis en Palestine par l’occupant. Ou encore, en Irak. Les dénonçant sans cesse. En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak. “Il faut condamner la torture non pas à cause d’hier, par vengeance, mais à cause  de demain”, disait-elle. (4)

 

Elle n’avait pas l’hypocrisie chevillée au corps de nos intellectuels médiatiques. Bien sûr, elle était occultée par ces mêmes médias…

 

Censure…

 

L’avez-vous remarqué ?... L’hypocrisie, le cynisme de la nomenklatura. Jusque dans les hommages rendus lors de ses obsèques. Seul son rôle pendant l’occupation allemande a été évoqué. Ses faits de résistance. A peine son rôle actif dans la défense des “sans papiers”, qui étaient avant tout, pour elle, des êtres humains. Méritant respect, dignité.

 

Le reste : silence absolu. Rien, sur ses dénonciations, en tant que sociologue-ethnologue, sur les terribles conditions imposées par la colonisation sur les populations algériennes. Rien, sur son action contre la torture et les crimes commis par les forces d’occupation en Algérie. Rien sur ses dénonciations répétées des crimes commis par la “Communauté Internationale” en Palestine et en Irak.

 

Censure…

 

Elle n’a pas eu le temps de voir nos parlementaires, tous unis, dans la promotion abjecte de la censure. Portant de 60 à 75 ans, la non accessibilité des chercheurs à nos archives. Dans un texte de loi adopté le 29 avril 2008 (5). Allant jusqu’à créer, suprême innovation, des archives “incommunicables” !... Dix jours après sa mort…

 

Bien sûr, ce que souhaitent cacher aux yeux de l’opinion, rendre inaccessible, les castes au pouvoir (car tous les partis l’ont voté avec empressement), ce sont, tout particulièrement, ces archives de la guerre d’Algérie et des décolonisations. Périodes noires, où toutes les horreurs ont été commises pour l’enrichissement fabuleux d’une poignée. Tous ces politiciens et milieux impliqués dans ces horreurs,  se couvrant, pour mieux donner des leçons aux autres...

 

Censure…

 

Doucement, la France sombre dans le négationnisme colonial… Progressivement, dans l’amnésie entretenue par une “république” aussi indigne que décadente. Submergée, par le silence de l’oubli. Où seuls subsistent, signes de survie intellectuelle affaiblie, les couinements sélectifs de sa bonne conscience…

 

Germaine, vous allez nous manquer dans ce royaume…

 

Royaume déserté par le courage, la justice et la compassion…

 

Où les couinements sont rois…

 



 

 

 

 

 

 

 

 

(1)  Dix ont été condamnés à mort, dont sept seront fusillés par les allemands.
(2)  L’abbé Robert Alesch, prêtre catholique, ordonné en 1933, a été fusillé en 1949, à l’âge de 43 ans. Collaborateur des services secrets allemands, il vivait confortablement de la rémunération mensuelle, équivalente à celle d’un officier supérieur, qui lui était accordée par l’occupant. Il recevait, en plus, une prime par résistant livré. Ce qui l’incitait à encourager, ceux qui avaient sa confiance, à s’engager dans la résistance. Pour pouvoir les dénoncer ensuite, et encaisser les primes. Menant double vie, dans un luxueux appartement d’un quartier chic parisien, avec ses deux maîtresses, il fut un des plus efficaces chasseurs de primes de
s forces d’occupation.
(3)  Voir, à titre d’illustration de ce phénomène, le déchaînement raciste dans certains commentaires du remarquable blog de Thierry Pelletier, “La France de Toutenbas”, prenant courageusement la défense des “sans papiers” expulsés sans considération humaine. Des précaires et exploités, s’en prenant à plus pauvres qu’eux. La déchéance absolue d’un peuple…
(4)  Tillion, Germaine, A la recherche du Vrai et du Juste – A propos rompus avec le siècle, Editions du Seuil, 2001, p. 396.
(5)  « Le gouvernement crée une catégorie d’archives “incommunicables” », Le Monde, 30 avril 2008.

 

 

 

par Georges Stanechy publié dans : Artistes et Ecrivains
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Vendredi 2 mai 2008




Sami Al Hajj, journaliste – cameraman d’Al Jazeera, vient d’être libéré par les USA après une détention de 6 ans et demi, dans le centre de torture de Guantanamo.

Il n’a jamais été jugé. Il a encore moins été inculpé d’un quelconque délit ou crime. Il ne sait pas pourquoi il a été enlevé par les services spéciaux US, alors qu’il exerçait son travail au Pakistan. Pas plus, les raisons de sa libération.

 

 


 

 

Bien sûr, il n’a jamais entendu parler de Reporters Sans Frontières, ni de Bob Ménard. Cette officine est inconnue de lui. C’est grâce à la pression constante de son employeur Al Jazeera et d’une mobilisation internationale qu’il doit d'être en vie.

 

C’est un avion militaire US qui l’a ramené dans son pays, le Soudan. Sur une civière. Il a été immédiatement hospitalisé. Son frère a été choqué de voir son état. Il avait 32 ans, lors de son enlèvement, il en paraît aujourd’hui 80, a-t-il dit.

 

D’autres ont été libérés avec lui. Menottés à leurs sièges, avec un bâillon sur les yeux, pendant toute la durée du voyage. Plus d'une dizaine d’heures.

 

Conscient de sa chance, d’avoir survécu, malgré son état de santé, sur son lit d’hôpital. Les premiers mots de Sami Al Hajj ont été pour ses compagnons de souffrance et d’humiliation. Il en reste encore 275 :

 

« Je suis très heureux d’être au Soudan, mais je suis très triste quand je pense au sort de nos frères qui sont encore détenus à Guantanamo. Les conditions de vie à Guantanamo sont très, très mauvaises et empirent chaque jour.

 

Notre condition d’être humain, notre dignité humaine étaient violées, et l’administration des USA est allée au-delà des valeurs humaines, au-delà des valeurs morales, de toutes les valeurs religieuses.

 

A Guantanamo, … les rats étaient traités avec plus d’humanité. Car, il y a des gens de plus d’une cinquantaine de pays qui sont complètement privés de tout droit et de considération.

 

Et on ne leur donnera même pas les droits qu’on donne aux animaux. » (1)

 

Avant de le libérer, ses tortionnaires ont fait pression pour qu’il travaille pour les services de renseignements US, et qu’il espionne Al Jazeera

 

Vous disiez : “Droits de l’Homme” ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Source Al Jazeera – English : http://english.aljazeera.net/NR/exeres/04F88FBD-BFA5-42D9-A9C4-D8E0979C79D6.htm

 

 

par Georges Stanechy publié dans : La Dignité Humaine
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Lundi 28 avril 2008



Les Droits de l’Enfant …



                    … appliqués par l’armée d’occupation

 

 

 


 

 

Le massacre quotidien des enfants Palestiniens …


Depuis début janvier, rien que dans le camp de concentration de Gaza : 58 enfants tués...

 

 

Palestine  -  Avril 2008

 

 

Crédit photo et vidéo :  AA News - Al Jazeera

Vidéo visible sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=qMwtjzLHH9o

 

 

 

 

N.B.  Entre le moment où ce post a été mis en ligne et les premières réactions des lecteurs, la vidéo mentionnée a été supprimée sur Youtube. Ainsi que le lien sur Al Jazeera. J’en laisse les références pour “mémoire”. Ce n’est pas la première fois que pareil procédé arrive. Il semble, toutefois, que ce mouvement s’amplifie.

 

Cette vidéo montrait les corps des enfants à la morgue. Le plus jeune avait 7 mois et le plus âgé 5 ans. Elle montrait la réaction des voisins et des témoins. Désespoir et colère. Elle donnait les récits des témoins, et c’est ce qui devait gêner la censure, confirmant que c’était un obus tiré d’un char sur la maison, qui avait provoqué ce massacre. Le tir s’est produit au moment où la mère et ses enfants prenaient leur petit déjeuner.

 

La thèse des troupes d’occupation étant d’affirmer que ce sont des explosifs transportés par des terroristes qui étaient responsables de la destruction de la maison.

 

A la suite de ce très révélateur acte de censure, je formulerai trois remarques :

 

i) Le poids de la censure, en Occident, devient écrasant. Seules les causes soigneusement balisées par le marketing politique sont rendues accessibles à l’opinion publique. Les autres sont hermétiquement censurées. Avec célérité, comme on vient de s’en rendre compte.

En particulier, les horreurs et crimes contre l’humanité commis quotidiennement par l’Occident, contre des populations civiles, contrairement aux diverses Conventions de Genève, au Moyen-Orient et en Palestine, tout spécialement. D’ailleurs, il suffit d’une revue de presse pour voir qu’aucun journal n’évoque ce Massacre des Innocents qui dure depuis des semaines.

Les leçons de “Liberté d’Expression” ou de “Liberté de l’Information”, données par l’Occident aux uns et aux autres ne sont que pure hypocrisie.

 

ii) Il est regrettable qu’une chaîne comme Al Jazeera, ne possède pas sa propre vidéothèque rendant accessible, en permanence, comme dans d’autres médias, les reportages de ses journalistes.

Il est vrai que la dernière visite de la Ministre des Affaires Etrangères d’Israël au Qatar (occupé militairement par les USA qui y ont leur QG militaire pour le Moyen-Orient), et à la direction générale de la chaîne, explique cette pratique. Le fait de mettre des reportages sur Youtube rend la censure beaucoup plus facile de la part des milieux sionistes. Confirmation, une fois de plus, que la censure est un des instruments privilégiés du terrorisme d’Etat.

 

iii) Rappel d’une évidence : les leçons de “Droits de l’Homme” ne s’appliquent pas aux forfaits commis par les pays occidentaux. Cette rhétorique n’est qu’un instrument de propagande destiné, par les Occidentaux, à diaboliser des adversaires ou des concurrents dans la plus totale malhonnêteté intellectuelle.


 


 


 

 

 


par Georges Stanechy publié dans : La "Communauté Internationale"
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Horizon...

Du conseil en gestion international à la création d'entreprises et au développement... Un regard sur la régression du respect de la dignité humaine, des libertés et du partage. Une espérance solidaire avec ceux qui ne l'acceptent pas. A contre-courant...



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